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Energie : «la transition vers un nouveau modèle est devenue irréversible»

Energie : «la transition vers un nouveau modèle est devenue irréversible» | Home | Scoop.it
Alors que les Etats-Unis et la Chine ont annoncé samedi leur ratification de l'accord de Paris sur le climat au sommet du G20, Pascal Canfin, patron de l'ONG WWF France, souligne que l'essor mondial d'un système basé sur les énergies renouvelables est déjà très engagé.
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    Energie : «la transition vers un nouveau modèle est devenue irréversible»

Le climat se réchauffe à un rythme inédit, les politiques semblent l'ignorer, le blues vous gagne… «Surtout pas, regardez, il y a de l’espoir, la transition énergétique mondiale est déjà en marche !», répond en substance le WWF. D'autant que les Etats-Unis et la Chine viennent de ratifier ce samedi l'accord de Paris, signé en décembre.

Dans un rapport publié jeudi, l’ONG au panda y détaille une quinzaine de «grands signaux» prouvant que celle-ci est même «irréversible», quoique trop lente (essor des énergies renouvelables, déclin de l’industrie du charbon, engagement des villes et des entreprises…). Vendredi, elle se félicitait aussi de l’annonce de l’émission par la France d’obligations vertes souveraines. Entretien avec Pascal Canfin, directeur général du WWF France, ancien député européen (EE-LV) et ancien ministre délégué au développement de 2012 à 2014.

Parmi les «quinze signaux prouvant que la transition énergétique est en marche» recensés par le WWF, lesquels vous semblent les plus importants et à même de changer la donne ?

Difficile de choisir. Ce qui change la donne, c’est l’addition de ces signaux. Quand on voit que la consommation de charbon baisse en Chine, que les énergies renouvelables ont représenté 90 % de la nouvelle génération d’électricité en 2015, que les émissions de CO2 liées à l’énergie stagnent dans le monde ou que le prix des panneaux solaires photovoltaïques a chuté de 80 % sur les cinq dernières années, on voit clairement que nous sommes parvenus à un tournant. Et que cette transition vers un nouveau modèle énergétique mondial est devenue irréversible.

Nous montrons dans ce rapport que l’espoir est possible, qu’on entrevoit le bon chemin. Même si nous soulignons que si on n’accélère pas sur ce chemin, on ne parviendra pas à tenir l’objectif des +2°C [de hausse de la température moyenne du globe par rapport à l’ère préindustrielle, ndlr]. Le document est surtout centré sur l’électricité, mais sur la mobilité et les transports, par exemple, il reste beaucoup à faire.

Nous rappelons aussi que le nombre d’emplois dans les renouvelables ne cesse d’augmenter : il a atteint le niveau record de 8,1 millions d’emplois dans le monde en 2015. L’Organisation internationale du travail (OIT), qui représente à la fois les salariés et les patrons, a montré qu’un monde compatible avec l’accord de Paris sur le climat, qui limite la hausse des températures à +2°C, est un monde qui crée 60 millions d’emplois au niveau global, dont environ 800 000 pour la France. Contrairement à ce que certains continuent de véhiculer, il n’y a aucune opposition entre la lutte contre le chômage et la lutte contre le dérèglement climatique. Au contraire, c’est un puissant levier de création d’emplois.

 

Comment expliquez-vous que nos dirigeants ne se rendent toujours pas compte de ce changement de paradigme et de son potentiel en termes d’emplois ?

L’enjeu, c’est la bataille culturelle. Les technologies sont là, elles sont mûres, même s’il reste des améliorations à faire, par exemple sur lestockage de l’électricité d’origine renouvelable. Techniquement, une grande partie des sujets sont résolus, mais dans la tête des décideurs, ce n’est pas encore le cas. Ils imaginent que ce n’est pas compétitif, pas assez puissant, que ce n’est pas avec des éoliennes qu’on va faire rouler un TGV… Peut-être parce qu’il existe un énorme écart entre les prévisions institutionnelles de développement des énergies renouvelables et la réalité du marché. L’Agence Internationale de l’Energie (AIE), par exemple, a systématiquement sous-estimé leur déploiement et a dû revoir ses chiffres à la hausse. Nos schémas culturels et mentaux sont complètement dépassés par la réalité.

 

La Chine paraît désormais plus volontariste et innovante que l’Union Européenne…

L’environnement y est devenu une question d’instabilité politique. La première cause de mécontentement des classes moyennes urbaines chinoises est la dégradation de leur qualité de vie. C’est pour cela que la consommation de charbon y recule au profit des renouvelables, dans lesquelles le pays investit massivement. Les gouverneurs des provinces y seront aussi notés en fonction de leur capacité à améliorer le capital naturel de leur région. Imaginez qu’on confie la même mission aux préfets, en France !

 

La France est très à la traîne. Pourquoi?

La France est une exception. C’est le seul pays au monde à être autant nucléarisé, avec plus de 75% de son électricité d’origine nucléaire. A la seconde place figure la Slovénie, mais loin derrière, avec «seulement» 55% d’électricité nucléaire. Résultat, nos élites politiques et économiques, de gauche comme de droite, ont une vision du monde de l’énergie totalement dépassée. Alors que nos voisins, eux, avancent. En 2015, les énergies renouvelables ont fourni 48% de l’électricité du Portugal et plus de 32% de la consommation domestique en Allemagne. En France, nous n’atteignons même pas 15%.

 

Quel est votre regard sur le bilan du gouvernement Hollande en matière de transition énergétique?

La loi sur la transition énergétique, adoptée mi 2015, fixe des objectifs cohérents. Le seul sujet, depuis, c’est sa mise en œuvre. Tout n’est pas à jeter. Il y a des avancées. Nous soutenons Ségolène Royal quand elle décrète un moratoire sur les nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures. Et la France se positionne comme un leader de la finance verte. Regardez l’annonce de ce vendredi : la France va émettre neuf milliards d’euros d’obligations vertes sur trois ans, c’est le premier pays au monde à le faire!

Par contre, la PPE [Programmation pluriannuelle de l’énergie, qui doit traduire concrètement les objectifs de la loi, ndlr] n’avance pas, et on risque de sortir de ce quinquennat sans avoir engagé de sortie de l’exception française sur le nucléaire. Pour l’instant, ceux qui cherchent à gagner du temps dans ce domaine ont gagné, car aucun choix structurant n’a été réellement engagé. Ramener la part de l’atome dans la production d’électricité de 75% à 50%, comme le prévoit la loi, n’est pourtant que du bon sens : cela permettrait de nous rendre moins prisonniers de la monoculture dans laquelle nous enferme ce choix du tout nucléaire. Or on sait que dans tous les domaines, agricole ou autres, la monoculture rend moins résilient, plus fragile.

 

Les propos tenus sur l’énergie par les candidats à la présidentielle vous rassurent-ils?

Pas du tout. Quand j’entends Emmanuel Macron et Arnaud Montebourg à gauche, ou Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire à droite, j’entrevois une grande régression, et non pas une grande transition. Emmanuel Macron dit qu’il incarne une forme de modernité, mais sur tous les sujets environnementaux, il défend le modèle industriel du 19e et du 20e siècle! De façon générale, à part quelques-uns comme la maire de Paris Anne Hidalgo, aucun grand responsable politique ne place la transition énergétique au centre du débat.

 

Le rapport souligne l’engagement des villes. Est-ce désormais à cette échelle-là que la politique est la plus innovante et efficace?

Aujourd’hui, plus aucun maire de grande ville ne peut être élu si son programme n’est pas à la hauteur en matière environnementale. Ce qui fait l’élection d’un maire de grande métropole, ce sont ses propositions en matière d’amélioration de la qualité de l’air, des transports, de la qualité de vie… Ce n’est absolument pas le cas pour les élections nationales. Pour l’instant, l’environnement n’en est qu’un thème mineur, à gauche comme à droite. Nous lançons sur les réseaux sociaux une campagne d’interpellation des candidats aux primaires sur ce sujet. Nous allons par exemple leur poser cette question : savez-vous que les renouvelables ont représenté 90% de la nouvelle génération d’électricité en 2015 dans le monde?

Une des moyens de faire en sorte que les questions écologiques figurent parmi les enjeux majeurs de la campagne, c’est de les connecter aux questions de sécurité. Ce qui est insoutenable n’est pas stable, donc pas sûr. Les impacts des dérèglements climatiques sont un multiplicateur de menaces, on ne peut plus penser le monde sans intégrer cette nouvelle donne. Le cas de la Syrie est bien documenté et très révélateur : une des causes du conflit, ce sont les quatre ans de sécheresse qui ont frappé le pays entre 2006 et 2009 et ont forcé près d’un million de Syriens à se déplacer au sein du pays. Un monde à +3°C ou +4°C, c’est forcément un monde plus chaotique.

 

Quid des entreprises?

Il faut sortir du faux débat qui les opposerait aux Etats. La première condition pour qu’elles puissent vraiment se lancer dans la transition énergétique, c’est que les règles du jeu soient claires. L’une des raisons pour lesquelles la France régresse en matière d’énergies renouvelables, c’est parce que les règles du jeu n’ont pas cessé de changer. Ceci dit, le poids de certains lobbys reste important. Malgré l’effondrement de son modèle économique, qui pousse des administrateurs à démissionner et qui mécontente les syndicats en interne, EDF reste un Etat dans l’Etat. Malgré l’évidence, ses dirigeants veulent freiner la transition, un peu comme si le lobby de la poste avait voulu bloquer l’essor des mails. Ils ont fait le choix du tout nucléaire et ont du mal à se déjuger. Mais c’est au politique de montrer sa capacité à dépasser cela. Il est désespérant que le système soit bloqué par quelques personnes. L’idéal serait un responsable qui dise : «je veux un grand plan pour permettre à la France de se mettre sur la trajectoire des +2°C maximum, je le traduis partout, dans tous les secteurs, et vous verrez que ça paiera».

 

Coralie Schaub
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Energie : les dessous géopolitiques du nucléaire français

Energie : les dessous géopolitiques du nucléaire français | Home | Scoop.it

On vous parle de l’importance du nucléaire dans l’indépendance de la France. Une « souveraineté énergétique » qui est basée sur l’importation massive d’uranium d’Afrique et sur un brevet américain !
Pour le « Made in France » on a connu mieux.
Face au risque des décolonisations le pouvoir nucléaire s’est substitué au pouvoir colonial.
Ce système a été construit pour compenser la perte de ressources liées à cette émancipation. Gabon, Niger, Madagascar fournissent l’essentiel de l’uranium nécessaire aux réacteurs français. L’uranium « français » ne l’est donc pas du tout.
Cette énergie est politique. Cette énergie n’est pas « exceptionnelle » : gourmande en ressource, risquée. Depuis quelques années on assiste à l’effondrement du « système nucléaire français » : AREVA en faillite rachetée par un EDF mal en point… cette énergie n’est plus compétitive.

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Pas de trêve pour le climat

Pas de trêve pour le climat | Home | Scoop.it
Editorial. L’état d’urgence a été déclaré en Californie, où de gigantesques brasiers, attisés par cinq années d’une sécheresse exceptionnelle, ont forcé les autorités à évacuer plus de 80 000 personnes. En Louisiane, où le président Barack Obama a décrété l’état de catastrophe naturelle, au moins onze personnes sont mortes et plus de 20 000 ont dû être secourues, en raison de pluies torrentielles et d’inondations sans précédent. S’il en était encore besoin, ces désastres illustrent, dramatiquement, la réalité des dérèglements du climat, annonciateurs de crises encore plus sévères dans les décennies à venir.

Lire aussi :   Tornade de feu à 100 km de Los Angeles

Tous les indicateurs sont au rouge. Début août, l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) a confirmé que 2015 avait été l’année la plus chaude de l’histoire moderne, surpassant de 0,1 °C le record de 2014. Les températures à la surface de la Terre ont excédé de plus de 1 °C la moyenne des relevés établis depuis le début de l’ère industrielle. Et cette surchauffe ne se dément pas. Tour à tour, l’Agence spatiale américaine (NASA) et la NOAA viennent d’annoncer que le mois de juillet a lui aussi battu des records de chaleur. Il s’agit du quinzième mois le plus chaud d’affilée. L’année 2016 pourrait ainsi égaler, sinon surpasser2015.

Lire aussi :   Il fait toujours plus chaud sur la planète Terre

 

Un responsable : l’homme

Cette poussée de fièvre, qui touche la presque totalité du globe, s’accompagne de multiples bouleversements eux aussi sans équivoque : montée du niveau des mers, plus haut de 70 mm qu’il ne l’était en 1993 ; fonte accélérée des calottes polaires et des glaciers ; multiplication des cyclones tropicaux…

Le responsable de ces désordres est connu : c’est l’homme, dont les émissions de gaz à effet de serre – issus principalement de la combustion de ressources fos­siles, charbon, pétrole et gaz – ont battu elles aussi des records en 2015. Pour la première fois, la concentration annuelle moyenne de CO2 dans l’atmosphère, mesurée à la station de Mauna Loa (Hawaï), a franchi le cap symbolique de 400 parties par million (ppm).

A ce jour, 22 Etats seulement ont ratifié l’accord de Paris sur le climat, qui pèsent pour à peine plus de 1 % des émissions anthropiques

Voilà huit mois, lors de la conférence sur le climat de Paris (COP21), 195 pays ont adopté un accord, salué à juste titre comme historique. Il vise à contenir la hausse de la température « bien en deçà de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et, si possible, de la limiter à 1,5 °C. Les incendies et les inondations qui frappent aujourd’hui les Etats-Unis, comme les sécheresses qui affectent de façon récurrente l’Afrique ou les déluges qui s’abattent sur le continent asiatique, ne peuvent que rappeler la communauté internationale à son obligation de traduire ce consensus en actes.

Lire aussi :   Climat : qui a ratifié l’accord de Paris ?

On en est encore loin. A ce stade, les engagements pris par les gouvernements pour réduire leurs rejets carbonés rendent hors de portée l’objectif de conserver une planètetempérée. Ils devront être revus à la hausse, ainsi que le prévoit l’accord de ­Paris. D’ici là, il convient aussi que cet accord entre en vigueur au plus vite, ce qui exige sa ratification par au moins 55 pays totalisant au moins 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. A ce jour, 22 Etats seulement l’ont ratifié, qui pèsent pour à peine plus de 1 % des émissions anthropiques. Et l’Europe, qui se présente volontiers en championne de la lutte contre le réchauffement, affiche sa division face à cette échéance, faute de s’accorder sur la répartition de l’effort. Pas plus que le réchauffement ne connaît de trêve, l’urgence climatique ne peut connaître de répit.



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Ressources de la planète: l'humanité vivra à crédit à partir de lundi

Ressources de la planète: l'humanité vivra à crédit à partir de lundi | Home | Scoop.it

L'humanité aura consommé lundi la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an et vivra donc "à crédit" jusqu'au 31 décembre, a calculé l'ONG Global Footprint Network, relevant que ce moment survient de plus en plus tôt chaque année.

Le lundi 8 août marque pour la Terre le "jour du dépassement" ("earth overshoot day" en anglais). A partir de cette date, "nous vivons donc à crédit", écrivent Global Footprint et le WWF dans un communiqué.

Pour ses calculs, Global Footprint prend notamment en compte l'empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction et l'utilisation d'eau.

En 2015, le "jour du dépassement" était survenu le 13 août. La date "avance inexorablement depuis les années 1970", relèvent les ONG.

En 1970, il n'était survenu que le 23 décembre. Depuis, sa date n'a cessé d'avancer: 3 novembre en 1980, 13 octobre en 1990, 4 octobre en 2000, 3 septembre en 2005, 28 août en 2010.

"Pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd'hui besoin de l’équivalent de 1,6 planète" par an, relèvent Global Footprint et WWF.

"Le coût de cette surconsommation est déjà visible: pénuries d'eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces", déplorent les ONG.

"Vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n'est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment", soulignent-elles.

Les émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre, sont le plus important facteur de dépassement: elles représentent "60% de notre empreinte écologique globale", précisent le WWF et Global Footprint.

Selon le rapport annuel sur l'état du climat ("State of the Climate"), un document rendu public mardi auquel ont participé 450 scientifiques du monde entier, les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux records en 2015.

La communauté internationale s'est engagée à la Conférence de Paris sur le climat, en décembre dernier, à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de juguler le réchauffement climatique.

D'après Global Footprint, en 2030, si les émissions mondiales de CO2 ne diminuent pas, l'humanité aura englouti son "budget écologique" dès le 28 juin.

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Face à la canicule, en ville, les arbres sont la meilleure parade



Le réchauffement climatique multiplie les épisodes caniculaires, encore accentués en ville par la présence d’îlots de chaleur. De nombreuses municipalités cherchent les moyens d’atténuer ce phénomène.

Durant la canicule de l’été 2003, en banlieue parisienne les températures flirtaient en journée avec les 40 °C. Dans certaines rues de Paris, il faisait jusqu’à 8 °C de plus. Un phénomène que l’on appelle « îlot de chaleur ». Cette différence de température est provoquée par l’accumulation de chaleur dans les

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Anomalies sur les composants nucléaires fabriqués par Areva : les soupçons s'étendent

Anomalies sur les composants nucléaires fabriqués par Areva : les soupçons s'étendent | Home | Scoop.it

Le scandale suscité par la découverte, l’année dernière, d’anomalies sur la cuve de l’EPR en cours de construction à Flamanville continue de s’étendre. C’est désormais l’intégrité d’autres pièces fabriquées par Areva qui se trouve sur la sellette. Une note de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) identifie des anomalies similaires sur les générateurs de vapeur de plusieurs centrales françaises actuellement en opération. EDF, propriétaire de ces centrales, minimise les risques, mais l’ASN a demandé - comme pour l’EPR - des études complémentaires. Ces révélations viennent à nouveau mettre à mal la crédibilité de l’industrie nucléaire française, alors que des pièces fabriquées pour des centrales dans des pays étrangers pourraient également être concernées.

Le Monde fait le point sur les dernières révélations :

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a révélé, dans une note publiée jeudi 23 juin, que « certains générateurs de vapeur de réacteurs d’EDF pourraient présenter une anomalie similaire à celle de la cuve de l’EPR de Flamanville [Manche] ». Concrètement, ont été décelées des zones de concentration importante en carbone, « pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu’attendues ». Pas moins de dix-huit réacteurs sont concernés, sur les cinquante-huit du parc électronucléaire français. Or, à la différence de l’EPR normand, encore en chantier, ceux-ci sont en activité. (...)

A la suite de la découverte [des] défauts [de la cuve de l’EPR de Flamanville], l’autorité de contrôle a demandé à EDF de mener des audits sur d’autres pièces susceptibles de présenter, elles aussi, une concentration trop élevée en carbone. Il s’avère que tel est effectivement le cas du « fond primaire » – une pièce en acier forgé en forme de demi-sphère – de certains générateurs de vapeur. Ceux-ci sont, comme la cuve, « essentiels pour la sûreté », souligne l’ASN. Les fonds de ces générateurs ont été forgés, pour certains dans l’usine Areva de Chalon/Saint-Marcel (Saône-et-Loire) – comme les calottes de la cuve de l’EPR –, d’autres au Japon par la compagnie JCFC.

Lire l’intégralité de l’article sur le site du Monde.

À ce stade, l’ASN estime que la suspicion ne justifie pas une mise à l’arrêt des réacteurs (réclamée par les associations antinucléaires), mais a demandé des études approfondies à EDF, opérateur des centrales concernées.

Ces révélations interviennent quelques semaines après qu’Areva ait signalé à l’ASN de nombreuses irrégularités dans les documents de contrôle de composants nucléaires
fabriqués depuis des décennies dans ses usines. Comme pour la cuve de l’EPR, ces problèmes concernent la concentration en carbone des pièces, qui pose des questions sur leur résistance en cas d’incident.

Selon les analyses de Greenpeace, sont potentiellement concernés, outre les réacteurs nucléaires français, de nombreuses installations nucléaires situées dans des pays tiers (Royaume-Uni, Suède, Suisse, mais aussi Belgique, États-Unis, Afrique du sud, Chine...), dont les équipements ont été fabriqués par Areva.

 

OP

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Salon mondial du nucléaire : jusqu'où va aller le déni français ?

Salon mondial du nucléaire : jusqu'où va aller le déni français ? | Home | Scoop.it
Le site nucléaire de Nogent-sur-Seine, le 5 décembre 2011

 

LE PLUS. La deuxième édition du "World nuclear exhibition", salon mondial de référence en matière d'énergie nucléaire, vient de s'ouvrir au parc des expositions du Bourget. Un événement complètement déconnecté de la réalité, dénonce Corinne Lepage, eurodéputée EELV. 

Édité par Rozenn Le Carboulec 

 

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Ce 28 juin s’ouvre une grand-messe organisée par Areva et EDF et qualifiée de "l’événement mondial de référence de la filière du nucléaire civil". Il ne faut pas avoir peur, quand on est l’auteur de fiascos commerciaux et financiers de l’ampleur de ceux qu’ont produit Areva et EDF, d’oser organiser une telle manifestation. Si un prix hors catégorie devait être décerné à l’aplomb illimité, nul ne peut douter que les Laurel et Hardy du nucléaire l’obtiendraient.

 

Mais, malheureusement la situation n’est pas comique, elle est tragique pour notre pays, son image, ses finances, son industrie autre que nucléaire.

 

 

Le retard abyssal de la France 

 

Alors que partout dans le monde, les entreprises énergétiques se retirent du fissile et demain des fossiles, EDF et Areva, à l’instar des entreprises des pays à économie étatique comme la Chine, la Russie ou la Corée du Nord, continuent à parier sur le nucléaire, mieux sur le tout nucléaire !

 

Ceci explique le retard abyssal de la France en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, son incapacité à atteindre ses engagements communautaires en 2020 et l’impossibilité de mener à bien une politique énergétique à l’échelle européenne.

 

 

Une situation financière préoccupante 

 

La situation financière catastrophique dans laquelle se trouvait notre filière au début de l’année est connue et a conduit le directeur financier d’EDF à démissionner en raison de la mise en péril d’EDF si la décision de construire Hinkley Point était finalement prise. 40 milliards de dettes, 50 milliards prévus pour une opération de grand carénage dont la Cour des comptes considère qu’elle coûtera 100 milliards, 25 milliards minimum pour l’opération de Bure – probablement 35 – sans compter le coût du démantèlement remis au XXIIe siècle.

 

Les mises en demeure et mise en garde de l’autorité de sûreté nucléaire, dont les moyens ont été volontairement limités par le gouvernement, n’y changent rien. Cette situation est bien entendu très préoccupante sur le plan financier ; elle l’est tout autant sur le plan de la sûreté et encore plus sur le plan démocratique.

 

 

Nos décideurs sont désormais dans le déni

 

En effet, non contents de prendre les Français pour des imbéciles, nos décideurs sont désormais dans le déni, comme si nous étions condamnés à une forme permanente de nuage de Tchernobyl bloqué à la frontière de la part des pouvoirs publics malgré les efforts indéniables de l’Autorité de sûreté nucléaire pour essayer d’informer convenablement.

 

Les exemples sont légion. L’affirmation par la ministre de l’Écologie de l’absence d’incidence sur les centrales nucléaires des dysfonctionnements et peut-être malversations techniques constatées au Creusot a été aussi rapide qu’inexacte. Elle faisait suite aux déclarations d’EDF datées du 12 mai selon lesquelles "ni l’analyse d’Areva ni celle de nos équipes ne conduisent à identifier un quelconque réacteur du parc en fonctionnement qui devrait être mis à l’arrêt". Il n’a pas fallu attendre un mois pour qu’un réacteur de Fessenheim soit mis à l’arrêt et que l’Autorité de sûreté nucléaire annonce 80 irrégularités concernant 21 réacteurs.

 

La situation de la centrale finlandaise devient dramatique sur le plan financier. Il semblerait – mais comme par extraordinaire la presse française ne s’en est pas faite l’écho hormis la presse locale – que les pourparlers avec la partie finlandaise aient été rompus à l’initiative de la France. Certains parlent d’un risque de huit milliards d’euros ! Cette situation rend évidemment très difficile l’avenir d’Areva, puisque les 5 milliards d’euros promis par l’État, pris dans la poche des contribuables, ne suffiront certainement pas. Mais, silence et bouche cousue.

 

 

Flamanville, Fessenheim : des situations dramatiques

 

La situation de Flamanville est tout aussi obscure. En effet, Jean-Bernard Lévy a demandé que soit prolongée au 11 avril 2020 la mise en service de Flamanville III prévu pour avril 2017. Mais, compte tenu de l’aggravation de la situation de la cuve et du couvercle et au regard de la présence du carbone, il n’est pas du tout évident que l’Autorité de sûreté nucléaire donne un feu vert en 2017. On peut en revanche compter sur EDF pour faire toute la pression nécessaire pour obtenir le sésame. Et tant pis pour les risques pris en cas d’accident pour la population. De toute façon, EDF n’est pas assurée et  le contribuable  paiera…. Là aussi, le silence règne comme si la situation était sous contrôle.

 

Quant au cirque de Fessenheim, il semble parti pour durer. Les engagements à grand renfort de communication de la part de la ministre de l’Écologie sur sa volonté de prendre un décret de fermeture sont évidemment intenables, puisqu’elle a fait voter une loi qui ne lui en donne pas le pouvoir. Tout dépend du bon vouloir d’EDF, qui évidemment n’est pas pressé de déposer un dossier de demande de fermeture de Fessenheim, pariant sur le fait qu’un autre président de la République prendrait une position contraire. Donc, on amuse la galerie sur un prétendu débat sur l’indemnisation préalable d’EDF en cas de fermeture de Fessenheim pour retarder jusqu’à l’élection présidentielle toute décision.

 

Mais, il y a un grain de sable dans cette mécanique très bien huilée : l’arrêt du réacteur numéro 2, qui pourrait présenter des anomalies liées au travail réalisé au Creusot. Si le réacteur numéro 2 était effectivement défectueux, alors la fermeture au moins de ce réacteur pourrait-elle être décidée pour des risques graves. Paradoxalement, l’engagement du président de la République serait tenu grâce à des fraudes réalisées lors de la construction du réacteur.

 

 

Et que dire de la situation de Paluel ?

 

Et que dire de la situation de Paluel, où l’invraisemblable chute d’un générateur de vapeur – accident jugé impossible par EDF – pourrait rendre inutilisables les installations ? Que dire du report à 50 ans voire plus des opérations de démantèlement des centrales nucléaires pour cause de non provisionnement des sommes nécessaires à ces opérations. Rappelons à cet égard que la Commission européenne avait épinglé la France quelques semaines auparavant précisément pour n’avoir réservé que 30% des sommes nécessaires et prévues.

 

Aussi, dans un tel contexte, aller se pavaner pour vanter l’exemplarité française ne manque pas d’audace et constitue, pour tout notre système industriel, un modèle déplorable et très probablement à l’opposé de ce que nos entreprises qui, elles, connaissent le succès, voudraient donner de l’exemplarité française.

 

 

Par Corinne Lepage
Ex-ministre

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Si rien n’est fait, les océans n’auront bientôt plus l’oxygène nécessaire à la survie du monde marin

Si rien n’est fait, les océans n’auront bientôt plus l’oxygène nécessaire à la survie du monde marin | Home | Scoop.it

Conséquence directe des activités humaines, le réchauffement climatique impacte directement la quantité d’oxygène contenue dans les océans. C’est ce que montrent plusieurs études scientifiques alarmantes, que SooCurious vous présente.

L’eau froide contient plus d’oxygène dissous que l’eau chaude, ce qui implique qu’à mesure que les températures de l’eau de surface augmentent dans le monde entier, la capacité des océans à absorber de l’oxygène est sérieusement entravée.

La fonte des eaux de l’Arctique réchauffe les océans via Shutterstock


Matthew Long, océanographe au Centre national pour la recherche atmosphérique et directeur de l’étude, explique que « les concentrations d’oxygène varient naturellement en fonction des variations des vents et de la température de surface ». Selon lui, il est donc difficile de savoir dans quelle mesure « attribuer la désoxygénation au changement climatique », même ses travaux concluent que « la perte d’oxygène dans l’océan est un des effets secondaires graves d’un réchauffement de l’atmosphère, et une menace majeure sur la vie marine ».

En revanche, l’étude indique que si la désoxygénation est déjà détectable dans certaines parties de l’océan Pacifique, le problème devrait se généraliser d’ici 2030 à 2040, notamment autour d’Hawaii et au large de la côte ouest du continent américain et que, d’ici 2100, la plupart des régions auront été touchées, comme les côtes ouest de l’Afrique, l’Australie et l’Asie du Sud-Est.

 

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TROMBI - Mais qui sont les sénateurs « anti-BIO » ?!

TROMBI - Mais qui sont les sénateurs « anti-BIO » ?! | Home | Scoop.it
Voici la liste des sénateurs ayant voté contre les 20% de bio dans les cantines publiques.
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En Alberta, « l’avènement d’une humanité... inhumaine »

En Alberta, « l’avènement d’une humanité... inhumaine » | Home | Scoop.it

A Fort McMurray, en Alberta, Canada, se déroule un des désastres écologiques de la planète : de monstrueux chantiers à ciel ouvert exploitent les immenses réserves de sables bitumineux. La romancière Nancy Huston, originaire de la région, s’y est rendue et témoigne. « C’est comme si je voyais l’avènement d’une humanité... inhumaine. »

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Palmarès inquiétant des villes les plus polluées de la « France toxique »

Palmarès inquiétant des villes les plus polluées de la « France toxique » | Home | Scoop.it

L'association Robins des bois publie une série de cartes recensant les pollutions dans l'hexagone et dont Le Parisien publie les principaux enseignements. Si les trois plus grandes villes du pays sont particulièrement concernées, aucune zone n'est vraiment épargnée.

36 cartes pour recenser les risques "près de chez vous". L'association Robin des bois publie ce mercredi un "Atlas de la France toxique" dont Le Parisienrévèle les grandes lignes ce mardi. Une base de données - dont la méthodologie n'est pas précisée pour l'heure - qui recèle des surprises et dresse un état des lieux assez alarmant.

 

> Lyon où le nombre de sites sensibles est le plus important

C'est à Lyon que le nombre de sites sensibles ou contaminés est le plus important selon le décompte de l'association. On en dénombre 68, dont trois sont classés Seveso, autrement dit présentant des risques d'accidents majeurs. La capitale des Gaules et de la pétrochimie, avec son laboratoire P4 Jean Mérieux qui étudie les virus mortels, surclasse Marseille, avec 50 sites pollués dont deux classés Seveso. Paris, n'héberge aucun site considéré comme dangereux, selon Robin des bois.

 

> L'air moins respirable à Marseille

La concentration de particules fines est en revanche la plus importante à Marseille (31,8 µg/m3), devant Lyon (29,5 µ/m3) et Paris (27 µ/m3), contrairement à ce qu'on pourrait croire. La cité phocéenne pâtit notamment des deux autoroutes qui desservent le centre-ville et de la présence de nombreux bateaux de croisière. D'autant que, comme le précise France 3, trois voitures sur quatre roulent au diesel à Marseille. Les trois principales villes de l'hexagone dépassent les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé.

 

> Les déchets radioactifs de Paris

Les déchets radioactifs eux, sont plus présents à Paris, bien qu'aucune centrale nucléaire ne soit installée à proximité de la capitale. Ces déchets sont stockés dans 36 sites: hôpitaux, centres de recherches, ou industries... Lyon et Marseille comptent chacune 14 sites, précise l'"Atlas de la France toxique".

Comme le précise l'association dans Le Parisien, les villes ne sont pas les seuls lieux pollués de France. Sites industriels ou Seveso, amiante, pesticides, les pollutions sont multiples et réparties sur tout le territoire.

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TreeWiFi in 30 seconds

Quel est cet étrange objet installé dans les arbres d’Amsterdam aux Pays-Bas ? Serait-ce un nichoir pour les oiseaux ? Ca y ressemble, mais ce n’est pas ça. Cette boîte est unTreeWiFi ! A quoi peut-elle bien servir ? Comme son nom l’indique, c’est une borne wifi, mais pas seulement. Explications.

A l’intérieur de cette petite cabane en bois, son inventeur Joris Lam, a placé des capteurs qui mesurent la pollution de l’air. Quand elle s’illumine en vert, l’air est de bonne qualité et la borne diffuse gratuitement une connexion wifi. Génial !

Voici le concept du TreeWiFi expliqué en 30 secondes dans cette vidéo :

Le TreeWiFi a plusieurs avantages. D’abord, c’est un instrument qui mesure la qualité de l’air. Il est visible par tous les habitants qui ont enfin une indication du degré de pollution de leur quartier, comme un thermomètre indique la température. C’est une idée utile qui pourrait devenir indispensable.

 

http://positivr.fr/wp-content/uploads/2016/09/treewifi-amsterdam-mesure-air-pollution-wifi-gratuit-02-560x342.jpg

 

Crédit photo : Tree WiFi / Facebook

Comme on parle de la pluie et du beau temps, on serait aussi incité à discuter de l’air que l’on respire. En regardant la couleur du TreeWiFi  de sa fenêtre, un habitant pourrait alors se dire qu’il ne fait pas bon mettre le nez dehors !

 

http://positivr.fr/wp-content/uploads/2016/09/treewifi-amsterdam-mesure-air-pollution-wifi-gratuit-03-420x560.jpg

 

Crédit photo : Tree WiFi / Facebook

 

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La pollution tue 7 millions de personnes par an, s'affole l'ONU

La pollution tue 7 millions de personnes par an, s'affole l'ONU | Home | Scoop.it

"La pollution tue plus que le cancer ." Erik Solheim, chef du Programme de l' Organisation des Nations Unies(ONU) pour l'environnement, a lancé l'alerte mardi 30 août à Genève (Suisse). Cet ancien ministre norvégien fait de la lutte contre la pollution son cheval de bataille. Il insiste ainsi sur la conversion du charbon vers les énergies renouvelables. Car rien qu'en Europe, la pollution au charbon causerait 23 000 morts par an . De même, la pollution de l'air intérieur et extérieur tuerait 5,5 millions de personnes chaque année , dont 3 millions de personnes en Chine.

 

Allergies, maladies respiratoires, infectieuses et vectorielles

En mobilisant les différents acteurs tels que les chefs politiques et les entreprises contre la pollution, Erik Solheim rappelle que cela permettra, à plus long terme, de lutter contre le changement climatique . Or, une récente étude parue dans The Lancet montrait que l'impact de ce changement climatique sur la production agricole risquait d'entraîner 500 000 décès à l'horizon 2050 . Le réchauffement climatique pourrait également causer une augmentation du nombre de maladies respiratoires telles que l' asthme , les maladies infectieuses et vectorielles, les maladies gastro-intestinales mais également le nombre d'allergies. Il est ainsi estimé que d'ici 2050, le nombre d'Européens allergiques aux pollens d'ambroisie aura doublé .

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Des lacs bleus géants apparaissent en Antarctique et c'est une très mauvaise nouvelle

Des lacs bleus géants apparaissent en Antarctique et c'est une très mauvaise nouvelle | Home | Scoop.it

Tel le décor d'un mauvais film catastrophe, un gros iceberg pourrait bientôt se retrouver flottant à la dérive sur l'océan Atlantique.

 

Les scientifiques de la British Antarctic Survey prédisent qu’un énorme banc de glace appartenant à la barrière de Larsen, située sur la côte ouest de la péninsule Antarctique, pourrait se détacher. Le segment Larsen C, qui mesure tout de même 50 000 km² (soit deux fois la superficie de la Bretagne), est profondément fendu et se trouve proche du point de rupture.

© Giphy

Depuis mars dernier, la fente, longue de 130 kilomètres, s’est élargie de 22 kilomètres. C’est donc 10 % de la barrière qui menace de se détacher, laissant de nombreux morceaux de glace partir à la dérive. En 2002, les 3 250 km² du segment Larsen B, un bloc de glace formé il y a plus de 12 000 ans, s’étaient désagrégés.

© Giphy

Les gros morceaux de glace que l’on voit flotter sont la preuve que les choses vont mal pour les calottes glaciaires qui sont victimes du trop plein d’hydrocarbures et de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Le problème est également présent dans la partie est de l’Antarctique, portion que les scientifiques considéraient jusqu’à présent à l’abri. D’étranges lacs bleus apparaissent à la surface de la terre de Wilkes, un phénomène qui terrifie les scientifiques spécialistes du changement climatique, qui croyaient jusqu’à présent que la lourde chape de glace au centre de la calotte était stable, et se préoccupaient donc plus des côtes.

 

http://cdn.konbini.com/wp-content/blogs.dir/4/files/2016/08/lates-810x328.jpg

(© DigitalGlobe, Inc)

 

Ces lacs, qui sont des portions de glace fondue, regèlent rapidement, mais elles indiquent que des zones estimées autrefois “en sécurité” ne le sont plus.

Si la calotte glaciaire continue de fondre, le niveau mondial des océans monterait, ce qui pourrait provoquer à terme l’engloutissement d’îles du Pacifique. Kiribati et Palaos sont directement menacées.

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Les tests sur les voitures diesel révèlent « de nombreux dépassements » de seuil de pollution

Les tests sur les voitures diesel révèlent « de nombreux dépassements » de seuil de pollution | Home | Scoop.it

La commission technique indépendante sur la réalité des émissions polluantes des véhicules diesel circulant en France, mise en place par la ministre de l’environnement Ségolène Royal, a rendu son rapport final vendredi 29 juillet. Le document compile les tests effectués sur 86 véhicules.
Lire aussi : Enquête inachevée sur les véhicules diesel
Cette commission a été mise en place après l’affaire Volkswagen qui a éclaté à l’automne 2015. Le constructeur a avoué avoir installé sur des véhicules diesel un logiciel destiné à tromper les tests d’homologation en réduisant temporairement les émissions polluantes.
Les travaux de la commission, qui se sont appuyés sur des tests effectués par l’organisme UTAC-Ceram, visaient « à faire toute la transparence sur les pratiques de l’industrie automobile et à restaurer la confiance des consommateurs », selon les mots de Mme Royal.
De « nombreux dépassements » constatés
La commission Royal pointe de « nombreux dépassements » de seuil de pollution retenus lors des tests et affirme que certains véhicules présentent des « écarts importants » même en conditions d’homologation.
Elle demande de nouveaux tests « afin d’évaluer s’ils ne doivent pas faire l’objet d’un retrait de leur certificat d’homologation ».
Les premières analyses révélées en avril montraient déjà que toutes les voitures testées en conditions réelles de conduite dépassaient les normes.
Lire aussi : Diesel : aucun constructeur ne respecte les normes
D’autres constructeurs pourraient avoir recours à des logiciels « tricheurs »
Après le scandale Volkswagen, les autres constructeurs automobiles se sont défendus d’avoir recours à des logiciels tricheurs. Mais, soulignent les experts de la commission, « il n’a pas été possible d’avoir accès à l’ensemble des logiciels embarqués, et donc aucune analyse des logiciels n’a été effectuée ».
« La commission ne peut donc pas se prononcer définitivement sur la présence ou absence de logiciels “tricheurs” dans les véhicules testés. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/07/29/les-tests-sur-les-voitures-diesel-revelent-de-nombreux-depassements-de-seuil-de-pollution_4976375_1652666.html#cLUrevl2kOvWWZ1j.99

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Les mécomptes de Ségolène Royal sur l’arrêt de réacteurs nucléaires

Les mécomptes de Ségolène Royal sur l’arrêt de réacteurs nucléaires | Home | Scoop.it

La ministre de l’environnement prévoit le « non-redémarrage de deux à six réacteurs » à l’horizon 2023. Un chiffrage très éloigné des objectifs de la loi de transition énergétique.

 

On a beau faire additions, soustractions, règles de trois et preuves par neuf, il y a un problème dans les calculs du gouvernement sur le nucléaire. Interrogée par le député du Doubs Eric Alauzet (socialiste, écologiste et républicain), mercredi 6 juillet, sur les réacteurs àfermer pour réduire de 75 % à 50 % la part de l’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025, comme le prévoit la loi de transition énergétique, la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, a répondu qu’était aujourd’hui prévu « le non-redémarrage de deux à six réacteurs ». Deux à six seulement ?

Reprenons. Le parc électronucléaire français compte 58 réacteurs. A production d’électricité constante, réduire d’un tiers la part du nucléaire nécessite, pour faire simple, de fermer un tiers d’entre eux, soit une vingtaine. Et même un peu plus, les unités arrêtées les premières étant vraisemblablement de la génération la plus ancienne et la moins puissante, celle des 900 mégawatts (MW), qui pèsent moins dans la balance que les tranches plus récentes de 1 300 et 1 450 MW.

C’est ce que prévoyait l’accord de gouvernement signé entre socialistes et écologistes avant l’élection de François Hollande, qui mentionnait « la fermeture progressive de 24 réacteurs ». C’est aussi l’ordre de grandeur que retenait, au printemps 2014, le directeur de l’énergie et du climat au ministère, Laurent Michel, qui évoquait l’abandon d’« une vingtaine de réacteurs ». C’est encore l’estimation avancée dans son rapport 2016 par laCour des comptes, qui donne comme fourchette « de 17 à 20 réacteurs ». Et c’est... moins que ce qu’évalue Greenpeace, qui établit entre 27 et 31 le nombre d’unités à arrêter d’ici à 2025.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/energies/article/2016/07/08/les-mecomptes-du-gouvernement-sur-l-arret-de-reacteurs-nucleaires_4966522_1653054.html#WxiWV3kDYT4WgyBz.99

 

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Fermeture de Fessenheim: les antinucléaires s'impatientent et accusent Hollande d'avoir "menti"

Fermeture de Fessenheim: les antinucléaires s'impatientent et accusent Hollande d'avoir "menti" | Home | Scoop.it
Manifestation franco-germanique à Fessenheim à l'occasion de la commémoration de la catastrophe de Tchernobyle, le 24 avril 2016
 
"François Hollande a menti aux Français" en promettant de lancer avant la fin juin les démarches visant à fermer la centrale nucléaire de Fessenheim, a accusé vendredi un collectif antinucléaire, constatant que le dossier n'avait pas avancé à cette date.
"Force est de constater que le président de la République ne respectera pas son engagement, que François Hollande a menti aux Français", ont affirmé dans un communiqué cinq associations qui luttent pour la fermeture de la centrale alsacienne.
Ces dernières semaines, la date-butoir du 30 juin a été évoquée à plusieurs reprises par la ministre de l?Énergie Ségolène Royal, notamment dans une lettre adressée le 4 mai au PDG d'EDF pour lui demander de déposer avant cette date une "demande d'abrogation de l'autorisation d'exploiter" les deux réacteurs de Fessenheim. EDF a cependant indiqué qu'avant d'enclencher la fermeture, il souhaitait d'abord conclure un accord avec l?État sur son indemnisation.
La fermeture de Fessenheim, promise par François Hollande lors de sa campagne de 2012 et réclamée depuis des lustres par les écologistes ainsi que par l'Allemagne et la Suisse, pays voisins de la centrale, est désormais fixée à l'horizon 2018, date à laquelle EDF prévoit de mettre en service l'EPR de Flamanville (Manche).
Lors de la conférence environnementale, fin avril, le président n'a pas évoqué l'échéance de fin juin. Il a seulement indiqué que le décret entérinant cette décision serait pris "cette année", sans préciser la date de la fermeture effective.
Cependant, d'après des militants de Greenpeace qui affirment avoir échangé quelques mots avec lui lors d'une rencontre fortuite dans les rues de Paris le 7 mai - un épisode qu'ils relatent en détail sur le site de l'ONG -, le président de la République leur a affirmé que le décret de fermeture de la centrale alsacienne serait signé "en juin", en vue d'une fermeture à la "fin de l'année".
En octobre dernier, "lors d'une rencontre à Strasbourg avec un membre du cabinet de l?Élysée, il nous a été affirmé qu'avant la fin juin 2016, François Hollande prendrait une mesure qui rendrait +irréversible+ la fermeture de la centrale", affirment encore les antinucléaires dans leur communiqué.
Pour André Hatz, de l'association "Stop Fessenheim", les militants "en ont marre de cette procrastination permanente". "Maintenant, il faut que les promesses aux Français soient respectées", a-t-il dit à l'AFP.
La ministre de l'Environnement et de l'Énergie Ségolène Royal a redit le 16 juin que le processus de fermeture de Fessenheim - la doyenne des centrales nucléaires françaises, en service depuis 1977 - devait "être tenu" et lancé cette année.
Cette controverse se poursuit alors que le réacteur numéro deux de la centrale alsacienne a été mis à l'arrêt le 13 juin pour une durée indéterminée, afin de procéder à des contrôles sur un générateur de vapeur, après la découverte d'anomalies à l'usine du Creusot d'Areva.
Sur 80 irrégularités de natures très diverses identifiées dans les dossiers de fabrication d'Areva concernant des équipements de 12 centrales nucléaires en exploitation, une seule "n'est pas encore complètement caractérisée" et concerne la composition chimique de l'enveloppe en acier d'un générateur de vapeur de Fessenheim, a indiqué cette semaine Pierre Bois, le responsable en Alsace de l'Autorité de sûreté nucléaire.
"Ce réacteur ne pourra redémarrer que lorsque nous aurons la certitude que toutes les exigences en matière de sûreté sont respectées", a-t-il souligné jeudi lors d'une conférence de presse, précisant que les analyses pourraient prendre "plusieurs mois".

 

  AFP

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Le Chili produit tant d'énergie solaire qu'il la distribue gratuitement

Le Chili produit tant d'énergie solaire qu'il la distribue gratuitement | Home | Scoop.it

ENVIRONNEMENT -

Le Chili ne sait plus quoi faire de son énergie solaire. Ses 29 fermes de production ouvertes ces derniers mois moulinent tant que les excédents ne peuvent plus être écoulés. Fin mai, le pays a décidé de donner ses kilos de Watt-crête(unité de mesure de l'énergie solaire) aux concitoyens habitant le nord, car c'est dans cette région seulement que la production est excessive.

C'était déjà le cas début 2016. Pendant 113 jours, entre janvier et avril, les Chiliens n'ont pas payé leur électricité. Le gouvernement espérait que le mois de mai permette de fixer à nouveau les prix. Mais la situation économique n'a pas bougé d'un pouce. Dès lors, cette période de 113 jours laisse à penser que le record de 192 jours d'énergie gratuite enregistré l'an passé devrait être battu en 2016.

Le pays a beaucoup investi dans les énergies renouvelables pour faire face à une demande grandissante de la part de l'industrie minière qui a connu un boom ces dernières années. La croissance économique a repris de plus belle également. Le Chili a d'ailleurs 15 autres projets de construction de fermes solaires.

 

Une bonne nouvelle pour les consommateurs, mais...

Le problème, c'est que tout s'est fait trop vite. Les infrastructures n'ont pas mis en place de systèmes de raccordements entre elles. Ainsi, la surproduction de l'usine du nord ne peut être transférée à celle du centre du pays, malgré ses besoins. Conscient de ces problèmes, le gouvernement précise qu'il fera construire une ligne de transmission de 3000 kilomètres pour unir les deux réseaux, mais il faudra attendre 2017.

D'ici là, ce qui est une excellente nouvelle pour les consommateurs, l'est moins pour les entreprises. Notamment, celles qui se sont engagées dans la construction de nouvelles fermes solaires. Les banques se montrent plus frileuses pour accorder des prêts, tandis que les prix ne sont pas encore prêts de remonter.

 

Alors, le Chili essaie d'imaginer à quoi toute cette énergie pourrait bien lui servir. La meilleure des idées semble être ce projet de ligne de métro, annoncée fin mai, qui roulerait entièrement aux énergies solaire et éolienne dès 2018. D'ici là, le Chili a intérêt à s'équiper en batteries de stockage...

 

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Le patron d'Amazon a une solution un peu folle pour sauver la terre

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Au cours d'une conférence, Jeff Bezos a expliqué que les usines du futur devraient être implantées dans l'espace afin de limiter leur impact sur l'environnement terrestre.
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Watch global warming spiral out of control

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By 2100, we could see 5 degrees C of global warming. Yikes!

 

The temperature spiral that took the world by storm has an update. If you think the heat is on in our current climate, you ain’t seen nothing yet.

To recap, University of Reading climate scientist Ed Hawkins wrecked the internet a few weeks ago with a revolutionary new way to look at global temperatures. Using a circular graph of every year’s monthly temperatures and animating it, Hawkins’ image showed planetary heat spiraling closer to the 2 degrees C threshold in a way no bar or line graph could do.

 

His tweet with the original graphic has been shared 15,000 times, and it’s been dubbed the most compelling climate visualization ever made (sorry, landmarked Keeling Curve). The spiral’s popularity can be attributed in part to its hypnotic nature and the visceral way it shows the present predicament of climate change.

Hawkins’ graphic hints at the temperature spiral to come, but now a new addition brings what the future holds into stark relief.

 

 

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Le mois dernier a été le mois d'avril le plus chaud jamais enregistré sur la planète

Le mois dernier a été le mois d'avril le plus chaud jamais enregistré sur la planète | Home | Scoop.it

Le mois dernier a été le mois d'avril le plus chaud jamais enregistré sur la planète depuis le début des relevés de température en 1880, a indiqué mercredi l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Il s'agit par ailleurs du douzième mois consécutif au cours duquel un record de chaleur a été battu, soit la plus longue période dans les annales, qui est le signe d'une accélération du réchauffement planétaire, a précisé la NOAA.

Les quatre premiers mois de 2016 (janvier à avril) ont également été les plus chauds à la surface de la planète depuis 136 ans, selon la NOAA.

La température moyenne à la surface des terres et des océans a, en avril, dépassé de 1,10 degré la moyenne du 20e siècle --qui s'est établie à 13,7 degrés Celsius--, a-t-elle précisé.

Des températures inhabituellement élevées ont été relevées un peu partout sur la planète le mois dernier mais plus particulièrement en Russie et en Alaska, où le thermomètre a dépassé la moyenne de 3 degrés ou plus.

 

Des températures plus fraiches que la normale ont été enregistrées en avril dans le nord-est du Canada et le sud de l'Amérique du Sud.

 

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Exclusif : des déchets nucléaires et toxiques étaient stockés à Fort McMurray (Alberta)

Exclusif : des déchets nucléaires et toxiques étaient stockés à Fort McMurray (Alberta) | Home | Scoop.it

A quelques kilomètres au sud de la ville de Fort McMurray, en partie ravagée par les flammes, une décharge nucléaire a été installée il y a quelques années : 42 500 m3 de minerais radioactifs, notamment de l’uranium et du césium. Existe-il un danger pour l’environnement aujourd’hui ? Selon nos informations, cette décharge a bien été prise au milieu du brasier géant, incontrôlable depuis le 1er mai.

Pour comprendre les origines de cette décharge, il faut remonter à 1982, quand le Canada lance un vaste programme de prospection et de confinement des terres faiblement radioactives, sur tout son territoire, piloté par le LLRWMO (Low-Level Radioactive Waste Management Office).

Dans la région de Fort McMurray, le déversement et l’utilisation de minerais radioactifs était régulier le long de ce qu’on appelle la Northern Transportation Road, construite dans les années 1930, pour transporter de l’uranium depuis la mine de Port Radium (Territoires du Nord Ouest) jusqu‘à Fort McMurray. De là, le minerai était ensuite acheminé par train, jusqu‘à Port Hope, Ontario.

La mine a fermé en 1960. Sur toute la route, de nombreux vols et pillages de minerai ont eu lieu : c’est là que la contamination était la plus visible.

Le LLRWMO a recensé plusieurs sites radioactifs autour de Fort McMurray : des travaux ont commencé en 1992. Jusqu’en 2003, 42 500 m3 ont été envoyés dans une décharge spécialement aménagée avec une double couche d’argile, plusieurs systèmes de gestion, de protection et de surveillance, ainsi qu’une couverture en terre puis en herbe.

L’installation est surveillée annuellement par le LLRWMO.

L’existence de cette décharge est confirmée par plusieurs rapports et études, notamment L’inventaire des déchets radioactifs au Canada, publié en 2012 par le LLRWMO.

Plusieurs questions se posent aujourd’hui : la décharge a t-elle été entièrement brûlée par l’incendie ? Les flammes ont-elles pu émettre dans l’atmosphère des particules radioactives ? Quel est le risque pour l’environnement ?

Pour l’instant aucune alerte précise n’a été déclenchée.

 

 

Réponse des autorités canadiennes

Les Laboratoires Nucléaires Canadiens et notre Bureau de gestion des déchets radioactifs de faible activité sont responsables de la gestion des déchets radioactifs historiques de faible intensité qui sont situés au dépotoir de Beacon Hill à Fort McMurray. Le site est à l’extrémité nord du dépotoir de Beacon Hill, qui lui-même est au sud de la ville de Fort McMurray et à l’ouest de la route 63. Les coordonnées approximatives sont : 56 degrés 39’ 10” N 111 degrés 20’ 56” O.

  • Les LNC gèrent ces sites pour le compte d’Énergie atomique du Canada limitée, la société d’État fédérale qui est ultimement responsable de gérer de façon sécuritaire les déchets radioactifs historiques de faible intensité.
  • Ces déchets de faible intensité situé au dépotoir de Beacon Hill sont composés de résidus de minerais d’uranium mélangé à de la terre et placés dans une cellule indépendantes (i.e. en vase clos) qui est recouverte d’une importante couche de terre peu perméable, puis d’une autre importante couche de terre propre. En tout il y a au moins 45 centimètres de sols propres recouvrant les sols contaminés.
  • Selon les informations disponibles, il semble que le site ait été affecté par les feux. Ceci dit, ces derniers ne posent aucun risque immédiat pour la santé et la sécurité de la population et de l’environnement. Il n’y a également pas de préoccupations quant à l’intégrité physique de la cellule.
  • Étant donné la composition des sols contaminés, c’est-à-dire des résidus de minerais mélangés à de la terre, il n’y a pas de risque qu’ils prennent feu. C’est un peu l’équivalent d’un champ ou d’un jardin; bien qu’un feu puisse embraser les herbes qui les recouvre, la terre elle-même ne s’embrase pas.
  • Nous continuons à suivre la situation de près.

Par Renaud Gardette

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Les particuliers concernés par la grippe aviaire

Les particuliers concernés  par la grippe aviaire | Home | Scoop.it

Une basse-cour des coteaux avec filets de protection contre les oiseaux.

 

Dans le cadre de la lutte contre la grippe aviaire, les autorités publiques ont mis en place un plan de grande ampleur pour stopper la propagation et éliminer la maladie. On compte 77 foyers dans le grand sud-ouest, dont un en Haute-Garonne. Ce plan impose un vidage complet de l'ensemble de leurs animaux des élevages de canards et d'oies du Sud-ouest jusqu'au 2 mai.

 

La préfecture vient par ailleurs par une lettre envoyée dans toutes les mairies, de rappeler que certaines règles s'imposent aux détenteurs de volailles (poules, dindes, perdrix, faisans, pintades...) et que ceux-ci doivent se faire recenser auprès des mairies.

Les volailles des basses-cours doivent être enfermées dans des bâtiments ou des parcours avec filets pour qu'aucun oiseau sauvage ne puisse se poser, sans dérogation du 18 avril au 16 mai.

L'accès doit être limité aux seules personnes chargées de sa gestion, ainsi qu'un accès interdit aux animaux domestiques.

 

La Dépêche du Midi
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