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La Déclaration finale de la COP22 et l’interview d’Abdelâdim Lhafi, Commissaire général de la COP22

L’interview d’Abdelâdim Lhafi, Commissaire général de la COP22

 

Dans un entretien vidéo réalisé mercredi 16 au soir, Abdelâdim Lhafi, Commissaire général de la COP22, a tiré le premier bilan de la COP22. Pour cet événement planétaire, le Maroc a accueilli près de 30.000 participants. Les défis restent de taille et ont été les préoccupations des toutes les prises de paroles et des négociations entre chefs d’Etat et délégations officielles. 

Egalement Haut commissaire aux Eaux et Forêts et chargé de la lutte contre la désertification, Abdelâdim Lhafi évoque aussi, selon ses dires, la plantation d’ 1,5 millions d’arbres, lancée le 12 novembre dernier.

 

 

Le Sommet de Marrakech se termine sur un succès diplomatique pour le Maroc et la confirmation de la dynamique ouverte par la ratification de l’Accord de Paris. Troisième COP de l’histoire en terme d’affluence après Paris et Copenhague, Marrakech restera surtout comme la COP de l’action.

Opinion Internationale publie la Déclaration finale des chefs d’Etat, lue ce jour par lu par M. Aziz Mekouar, Ambassadeur pour la négociation multilatérale, puis l’interview d’Abdelatim Lhafi, commissaire général de la COP22.

 

La Proclamation de Marrakech pour l’Action en faveur de notre climat et du Développement Durable 

https://www.opinion-internationale.com/wp-content/uploads/2016/11/declfinale-720x324.jpeg

 

Nous, Chefs d’États, de Gouvernements, et Délégations, rassemblés à Marrakech, en sol Africain, pour la Vingt-deuxième session de la Conférence des Parties, la douzième session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties au Protocole de Kyoto et la Première session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l’Accord de Paris, à la gracieuse invitation de Sa Majesté le Roi du Maroc, Mohammed VI, prononçons cette proclamation afin de signaler un changement vers une nouvelle ère de mise en œuvre et d’action en faveur du climat et du développement durable.

Notre climat se réchauffe à un rythme alarmant et sans précédent et nous avons le devoir urgent de répondre.

Nous nous réjouissons de l’entrée en vigueur rapide de l’Accord de Paris, adopté en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ainsi que de ses objectifs ambitieux, sa nature inclusive, et sa conformité à l’équité et au principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives, eu égard aux différentes situations nationales, et nous affirmons notre engagement pour sa mise en œuvre complète.

En effet, cette année, nous avons assisté, à un élan extraordinaire en matière de lutte contre les changements climatiques, partout dans le monde, ainsi que dans de nombreux fora multilatéraux. Cet élan est irréversible – il est guidé non seulement par les gouvernements, mais également par la science, par le monde des entreprises ainsi que par une action mondiale de tous types et à tous niveaux.

Notre tâche aujourd’hui est de perpétuer cet élan, ensemble, allant de l’avant délibérément pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et pour encourager les efforts en matière d’adaptation, favorisant et appuyant ainsi l’Agenda pour le Développement Durable de 2030 et ses Objectifs de Développement Durable.

Nous appelons à un engagement politique des plus fermes afin de lutter contre les changements climatiques, c’est une priorité urgente.

Nous appelons à une solidarité forte avec les pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques et nous tenons à souligner la nécessité d’appuyer les efforts visant à améliorer leur capacité d’adaptation, à renforcer leur résilience et à réduire leur vulnérabilité.

Nous appelons toutes les Parties à renforcer et à soutenir les efforts pour éradiquer la pauvreté, assurer la sécurité alimentaire et prendre des mesures rigoureuses pour faire face aux défis des changements climatiques dans le domaine de l’agriculture.

Nous appelons à rehausser d’urgence nos ambitions et à renforcer notre coopération afin de combler l’écart entre les trajectoires d’émissions actuelles et celles requises pour atteindre les objectifs à long-terme de limitation de la température fixés par l’Accord de Paris.

Nous appelons à une augmentation des financements, des flux et de leur accès, conjointement avec une amélioration de la capacité et de la technologie, y compris des pays développés vers les pays en développement.

Nous, les pays développés Parties, réaffirmons notre objectif de mobiliser 100 milliards de dollars américains.

Nous, à l’unanimité, appelons à davantage d’action climatique et d’appui, bien avant 2020, en prenant en compte les besoins spécifiques et les circonstances particulières des pays en développement, des pays les moins avancés ainsi que ceux particulièrement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques.

Nous qui sommes Parties au Protocole de Kyoto encourageons la ratification de l’Amendement de Doha.

Nous, collectivement, appelons tous les acteurs non-étatiques à se joindre à nous pour une action et une mobilisation immédiate et ambitieuse, s’appuyant sur leurs importantes réalisations, notant les multiples initiatives et le Partenariat de Marrakech pour l’Action Climatique Globale lui-même, lancé à Marrakech.

La transition requise de nos économies pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris fournit une opportunité positive et substantielle pour une prospérité accrue et un développement durable.

La Conférence de Marrakech marque un point d’inflexion important dans notre engagement pour rassembler la communauté internationale dans son ensemble afin de relever un des plus grands défis de notre temps.

Dorénavant, alors que nous nous tournons vers la mise en œuvre et l’action, nous renouvelons notre détermination de vouloir inspirer la solidarité, l’espoir et l’opportunité pour les générations présentes et futures.

 

 

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Fillon et Juppé, deux programmes contre l'écologie

Fillon et Juppé, deux programmes contre l'écologie | Home | Scoop.it



Que disent François Fillon et Alain Juppé sur l’environnement ? S’ils en ont peu parlé durant leur campagne, ils ont bien un programme sur le sujet. Terriblement régressif, même si Juppé... l’est un peu moins.

La primaire de la droite, à laquelle ont participé plus de 4 millions de personnes dimanche 20 novembre, et qui a vu François Fillon (44 %) se placer en tête au premier tour devant Alain Juppé (28,5 %) et Nicolas Sarkozy (20,6 %), éliminé, aura brillé par la quasi-absence de l’écologie comme thème de campagne. Ou alors sur un mode extrêmement rétrograde : le ton avait très vite été donné avec la saillie climatosceptique de Nicolas Sarkozy : « Cela fait 4,5 milliards d’années que le climat change » déclarait à la mi-septembre l’ex-président de la République. Seule à tenter de faire exister ces problématiques, Nathalie Kosciusko-Morizet termine à la quatrième place, avec seulement 2,6 % des voix.

Cela ne veut pas dire que les candidats n’ont pas de programme environnemental. Mais il est terriblement régressif.

 

Fillon : en arrière toute !

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François Fillon lors d’une réunion publique à Bordeaux, le 3 mai 2012.
  • En ce qui concerne les organismes génétiquement modifiés (OGM), le député de Paris s’était montré clair, lors d’une tribune adressée aux agriculteurs et publiée sur le site professionnel Wikiagri : « Osons relancer les recherches qui ont été interrompues au nom du principe de précaution, notamment en génétique », avant de souhaiter faire de la France le « leader en Agriculture 3.0 ».
  • Quant à l’agriculture, elle serait « au bord de ‘‘l’overdose normative’’ », pour laquelle François Fillon propose « d’abroger par ordonnances toutes les normes ajoutées aux textes européens ».
  • M. Fillon veut aussi tout simplement supprimer de la Constitution le principe de précaution où il est inscrit depuis 2005, le jugeant « dévoyé et arbitraire ».
Juppé : moins pire, mais pas franchement différent

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Alain Juppé lors d’une réunion publique à Bordeaux, le 3 mai 2012.
  • Un désaccord symptomatique de deux approches différentes sur l’écologie : là où François Fillon peine à désavouer son ancien président sur ses relents climatosceptiques, jugeant comme « une évidence » que l’homme n’est pas le seul responsable du réchauffement climatique, Alain Juppé évoque sans barguigner « les conséquences (…) désastreuses » du réchauffement climatique : « Montée des eaux, disparition d’Etats entiers, déplacements massifs de populations, conflits pour l’accès aux ressources, pics de pollution atmosphérique ‘‘jamais atteints’’ » énumère-t-il dans Cinq ans pour l’emploi, l’un des seuls livres programmatiques de la droite à évoquer le sujet.

Une semaine avant le premier tour de la primaire, l’ancien ministre éphémère de l’Environnement en 2007 avait prophétisé une remontée d’intérêt pour l’écologie : « La question environnementale sera au rendez-vous de l’élection présidentielle de 2017 ». Il était fort du soutien de quelques écologistes qui ont publiquement appelé à voter Alain Juppé dans Le Journal du Dimanche.

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Gaz à effet de serre: le Canada abandonne le charbon - Magazine GoodPlanet Info

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Le Canada va fermer ses centrales au charbon d’ici 2030 pour accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat 

 

Le Canada va fermer ses centrales électriques au charbon et affiche des objectifs ambitieux pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre en dépit d’une poursuite de l’exploitation pétrolière polluante des sables bitumineux.

Ces centrales au charbon fermeront d’ici 2030 afin d’accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, a annoncé lundi la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna.

Situées dans quatre provinces, les centrales rejettent environ 10% des émissions totales de GES au Canada et leur fermeture équivaudra à retirer 1,3 million de voitures de la circulation, a dit Mme McKenna lors d’une conférence de presse.

Mme McKenna a fixé comme nouvel objectif de réduire de 80% les émissions de GES d’ici 2050 par rapport au niveau de 2005.

Les écologistes et une partie de l’opposition reprochaient jusqu’à maintenant au gouvernement libéral de Justin Trudeau de travailler sur une base de réduction de 30% de ces émissions d’ici 2030 qu’avait fixé mi-2015 le précédent gouvernement conservateur avant la conférence de Paris sur le climat.

La province pétrolière de l’Alberta avait déjà annoncé son intention de fermer ses centrales au charbon d’ici 2030 et de réduire ainsi de 10 millions de tonnes ses émissions de GES.

La fermeture prévue des centrales dans trois autres provinces, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse, contribuera à hauteur d’au moins 5 millions de tonnes à ces réductions, a dit Mme McKenna.

Environ 80% de l’électricité produite au Canada provient actuellement d’énergies renouvelables (hydraulique, éolien, solaire) et l’objectif est de faire passer cette proportion à 90% vers 2030, a-t-elle précisé.

Les provinces pourront soit fermer complètement leurs centrales au charbon, soit avoir recours « à des technologies de capture et d’entreposage du carbone », comme la Saskatchewan le fait déjà, a indiqué Mme McKenna.

Pour la ministre de l’Environnement, le Canada accélère donc son objectif de fermer les centrales au charbon comme l’ont également annoncé « la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Danemark et l’Autriche ».

Des mesures supplémentaires seront prochainement annoncées pour les centrales au gaz naturel, a-t-elle promis.

Jean-Thomas Bernard, spécialiste de l’énergie à l’université d’Ottawa, a relativisé cette annonce en soulignant que « le charbon était relativement peu important dans le contexte canadien ».

Le plus dur pour le gouvernement de Justin Trudeau reste encore à venir, car il n’a pas fixé d’objectifs de réduction pour le secteur pétrolier, principale source de l’augmentation des émissions de GES du Canada ces dernières années.

La stratégie dévoilée par Mme McKenna passe également sous silence le débat en cours au Canada sur la construction ou non de nouveaux oléoducs pour désenclaver la production pétrolière de l’Alberta et qui contribuerait à augmenter les émissions.

Le gouvernement doit annoncer d’ici la fin de l’année sa décision finale sur deux projets majeurs d’oléoducs entre l’Alberta et la côte du Pacifique en Colombie-Britannique.

Le premier, Northern Gateway de la société Enbridge, avait été accepté par le précédent gouvernement avant d’être bloqué cet été par la justice canadienne. Le deuxième, l’oléoduc Trans Mountain de la société américaine Kinder Morgan, acheminerait le pétrole près de Vancouver pour son exportation vers l’Asie, mais fait face à une vive opposition politique dans la région.

Le président élu des Etats-Unis, qui durant sa campagne a qualifié le réchauffement climatique de « canular », a également promis son soutien à la construction de l’oléoduc Keystone XL entre l’Alberta et les raffineries américaines du golfe du Mexique que Barack Obama avait bloqué en 2015.

Justin Trudeau doit arbitrer début décembre -avec les responsables des 10 provinces et des trois territoires- les mesures nécessaires à la mise ne place de la stratégie de réduction des émissions de GES comme par exemple une taxe carbone progressive, vivement critiquée.

 

© AFP

 

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Combat Monsanto - Pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre

Combat Monsanto - Pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre | Home | Scoop.it
La pyramide de l’influence - Monsanto (2016)

Lobbying, science sous influence, conflits d’intérêts au sein des institutions ou capture de la décision, ce nouveau rapport dévoile les stratégies et les réseaux d’influence de Monsanto dans le monde. Réalisé par l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory (CEO) et Combat Monsanto, le rapport « Le lobbying de Monsanto : une attaque contre notre planète et la démocratie » a été publié à l’occasion du Tribunal Monsanto à La Haye (Pays-Bas) du 14 au 16 octobre 2016.

 

Le lobbying de l’industrie se répartit principalement en trois domaines : celui ciblant directement les décideurs ; les relations publiques et la propagande envers l’opinion ; et enfin la contestation de la science.

Pour imposer les OGM ou maintenir des pesticides toxiques sur le marché, les sociétés comme Monsanto sont représentées par de nombreux cabinets de lobbying, coalitions d’entreprises par secteur (chimie, OGM, glyphosate) et disposent de "leaders d’opinion "pour vanter leurs louanges dans les médias. Pour diversifier leurs stratégies, ces entreprises rétribuent, plus ou moins discrètement, des scientifiques qui leur servent de porte-parole non-officiels ou infiltrent les groupes d’expertises (problème des conflits d’intérêts). Elles peuvent enfin compter sur les "portes-tournantes" pour recruter d’anciens hauts fonctionnaires ou dirigeants comme lobbyistes attitrés auprès d’administration dont ils connaissent les rouages et disposent du carnet d’adresse.

 

Les multinationales de l’agrobusiness mènent également des projets de greenwashing ou faussement humanitaires pour construire une image erronée auprès du public comme cette histoire du "Riz doré" génétiquement modifié ou le soutien à la Fondation Bill & Melinda Gates pour les activités de Monsanto en Afrique dans le but de faire breveter les semences et introduire les OGM.

 

« Les institutions de l’Union européenne et le gouvernement des États-Unis sollicitent souvent elles mêmes le lobbying des entreprises, leur offrant ainsi un accès privilégié aux prises de décisions » rappelle l’ONG CEO, mentionnant le rôle joué par les multinationales dans les négociations des nouveaux traités commerciaux que sont le CETA (Canada/UE), le TAFTA (USA/UE) ou le TPP (trans-Pacifique). «  Cette symbiose contre-nature permet aux entreprises de capturer les prises de décisions, ce qui a pour conséquence de nous conduire tout droit à une démocratie vidée de sa substance, mais également à la catastrophe environnementale et à de graves injustices sociales » précise l’ONG bruxelloise.

Ayant participé à la réalisation de ce rapport international, pour la publication de sa traduction française, Combat Monsanto ajoute un chapitre sur quelques-uns des acteurs français du «  lobby pro-OGM », démontrant les conflits d’intérêts dissimulés qui entourent encore trop souvent la parole d’ « experts » médiatiques ou impliqués dans les prises de décision et la gestion des risques sanitaires.

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COP22: consolider l'accord de Paris sur le climat et passer à l'action

COP22: consolider l'accord de Paris sur le climat et passer à l'action | Home | Scoop.it

Le Maroc accueille, du 7 au 18 novembre 2016, la 22e conférence sur le climat (COP22). Un an après l’accord global adopté à Paris, de nombreuses dispositions restent à préciser, voire à arbitrer. Le cap a été fixé: maintenir le réchauffement «bien en deçà des 2°». Il faut maintenant agir vite et même accélérer, car malgré les engagements pris à Paris, la barre des 2°C sera franchie dès 2030.


L’accord de Paris sur le réchauffement climatique est entré en vigueur le 4 novembre 2016.  A la veille de l’ouverture de la Conférence de Marrakech, 96 pays représentant 69% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ont ratifié l’accord. Parmi eux, les poids lourds de l’économie mondiale: Etats-Unis, Chine, Union européenne et Inde.
 
La ratification du protocole de Kyoto avait pris 8 ans. Moins d’un an aura été nécessaire pour l’accord de Paris. Cela montre une réelle prise de conscience sur les dangers du réchauffement climatique: fonte des glaciers, montée du niveau des océans, sécheresse, menace sur la sécurité alimentaire et sur la santé…

Le cap a été fixé (moins de 2°) et les grandes lignes tracées: une transition énergétique rapide vers le solaire et l’éolien, la préservation de la ressource en eau, l’adaptation de l’agriculture au réchauffement climatique notamment sur le continent africain qui accueille cette conférence.



La négociation n'est pas terminée
Durant les travaux de la COP22, qui se déroule jusqu'au 18 novembre, tous ces thèmes seront mis sur la table, avec un focus sur l'agriculture (longtemps oubliée dans le débat climatique), la sécurité alimentaire et la gestion durable et résiliente des sols.

La COP22 doit permettre de concrétiser et d’accélérer les efforts promis par les Etats en 2015 à Paris. Mais des divergences subsistent. Sur l’adaptation du secteur agricole, par exemple, les pays émergents ne veulent pas entendre parler de réduction des émissions de CO2. «Il faut éviter le piège de l’inaction. Il est urgent de définir les objectifs et les critères d’une agriculture répondant au double enjeu du changement climatique et de la sécurité alimentaire. Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre la prochaine COP et de perdre un an de travail», explique Bertrand Noiret, d’Action contre la Faim.



L'Afrique au cœur de la COP22
La COP22 doit aussi être l’occasion de préciser la montée des engagements financiers. Les pays industrialisés se sont engagés à augmenter les aides aux pays en développement jusqu'à atteindre 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Le Sénégal par exemple compte «insister sur le financement de l’adaptation au changement climatique au bénéfice des pays vulnérables», a annoncé Ousmane Fall M.Sarr, président du Comité national changements climatiques. 

Les pays africains attendent également beaucoup de l'Initiative pour les énergies renouvelables et des 10 milliards de dollars promis pour promouvoir les énergies vertes sur le continent. Des projets sont actuellement évalués.

http://geopolis.francetvinfo.fr/sites/default/files/styles/asset_image_full/public/assets/images/2016/11/Conf-rence-pr-paratoire-COP22-Marrakech-18-octobre-2016.jpg

 

Conférence préparatoire de la COP22 Marrakech (18 octobre 2016) © AFP /stringer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vérification des engagements 
Les règles de transparence seront également au cœur des discussions. Chaque pays devra fournir des informations précises sur son programme d’action. «L'enjeu le plus important à Marrakech, c'est de se mettre d'accord sur une date-butoir pour décider des règles d'application de l'accord, notamment les règles de transparence», estime Laurence Tubiana, la négociatrice française qui se prononce pour un premier bilan global dès 2018.

Trajectoire de +3°C
Les ONG, elles, font pression pour qu'un maximum de pays révisent à la hausse leurs ambitions le plus tôt possible. Dans l'accord de Paris, la première révision obligatoire est prévue en 2025, «une date bien trop tardive pour respecter les 2°C» affirme les ONG. Les différentes «parties» doivent également communiquer d'ici 2020 leur stratégie de développement «bas carbone» pour 2050.

La COP22 sera donc un révélateur de la volonté des Etats. Elle permettra de voir si les pays engagés sont prêts à agir concrètement et rapidement car il y a urgence. Si les engagements pris à Paris sont respectés, on échappera au scénario catastrophe d'une hausse des températures de 4 ou 5°C. Mais à ce jour, l'accord sur le climat met la planète sur une trajectoire de +3,2°C° à l'horizon 2050 affirment les experts.

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« Nous allons vérifier si les activités de Monsanto sont en conformité avec les règles de droit »

« Nous allons vérifier si les activités de Monsanto sont en conformité avec les règles de droit » | Home | Scoop.it

A La Haye, à quelques centaines de mètres de la Cour pénale internationale, la salle du tribunal Monsanto, samedi 15 octobre.

 

La juge Françoise Tulkens, présidente du tribunal, explique quelles pourraient être les conséquences du vrai-faux « procès » de Monsanto à La Haye.

 

La présidente du Tribunal Monsanto, Françoise Tulkens, qui auditionne des témoins à La Haye samedi 15 et dimanche 16 octobre, espère contribuer à l’évolution du droitinternational par la prise en compte des questions nouvelles, parmi lesquelles notamment l’écocide. Juge pendant quatorze ans à la Cour européenne des droits de l’homme – elle en fut même la vice-présidente –, nommée en septembre 2012 au Panel consultatif des Nations unies sur les droits de l’homme au Kosovo, Françoise Tulkens explique lecontexte juridique dans lequel intervient ce vrai-faux « procès » de Monsanto et quelles pourraient en être les conséquences.

Lire aussi :   Monsanto accusé de « crimes contre l’humanité et écocide » par un tribunal international citoyen

 

Quel est l’objet de ce Tribunal Monsanto que vous avez accepté de présider ?

Nous allons entendre des témoins durant deux jours, prendre connaissance des très nombreuses pièces au dossier, des études scientifiques notamment et nous délibérerons entre nous, les cinq juges, pour rendre une « Advisory opinion », c’est-à-dire un « Avis consultatif ». Six questions nous sont posées relatives à des droits reconnus par le droit international, comme le droit à l’alimentation, le droit à un meilleur état de santé ou encore le droit à la liberté indispensable de la recherche scientifique.

Ils sont notamment inscrits dans le Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels ainsi que dans la Convention relative aux droits de l’enfant ou encore la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. D’autres textes internationaux existent aussi, comme les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, tels qu’ils ont été approuvés par le Conseil des droits de l’homme dans une résolution en juin 2011.

image: http://s1.lemde.fr/image2x/2016/10/16/534x0/5014552_6_3b93_au-tribunal-monsanto-a-la-haye-samedi-15_c78e94cef685f184d487016ef9a9688c.jpg

Cela veut-il dire que vous avez les outils juridiques pour condamner Monsanto ?

Nous n’allons pas prononcer de jugement. Nous allons rendre un avis consultatif. Plus précisément, nous allons vérifier si les activités de Monsanto sont en conformité avec les règles de droit telles qu’elles existent dans les instruments juridiques essentiellement onusiens que j’ai évoqués. Nous ne sommes donc pas un tribunal qui condamne au pénal, ni ne juge une faute au civil.

 

Monsanto, dans une lettre ouverte, a dénoncé une « mascarade », dont « l’issue est connue d’avance ». Qu’en dites-vous ?

J’ai lu cette lettre ouverte et ce qu’elle suggère est inexact. Monsanto n’est pas condamnée d’avance puisque qu’elle ne sera pas condamnée du tout. Ce n’est pas le lieu. Il n’y aura même pas de condamnation morale car un tribunal ne fait pas de morale. C’est un tribunal pédagogique, dont j’espère qu’il aura une influence sur le droit international des droits de l’homme et permettra des ouvertures pour les victimes.

Je regrette simplement l’absence de Monsanto, même si son absence est à la fois parfaitement compréhensible et prévisible. Il est important desouligner que Monsanto a été invitée, à plusieurs reprises, à participer, et que toutes les facilités lui auraient été offertes de faire valoir son point de vue.

 

Mais, si Monsanto n’est pas vraiment jugé, quelle est la portée de ce tribunal ?

Le Tribunal est une manière pour la société civile qui en a pris l’initiative de donner la parole à des témoins, de faire comprendre au public les impacts des activités de Monsanto et d’aider à faire progresser le droit international en proposant de nouvelles idées, comme par exemple les responsabilités en matière de droits de l’homme des entreprises, ou de nouveaux concepts. C’est une pédagogie difficile mais essentielle.

Le Tribunal Russell [appelé aussi Tribunal international des crimes de guerre], constitué dans le contexte de la guerre du Vietnam en 1966, était aussi un tribunal d’opinion. C’est important de se rapporter à cette histoire-là. L’avis que nous rendrons en principe avant le 10 décembre, la Journée internationale des droits de l’homme, sera adressé à Monsanto et aux instances des Nations unies. A partir de cet avis, d’autres juridictions pourront peut-être être saisies et d’autres juges interviendront. Nous, nous aurons vu, entendu, constaté et délibéré. Et sans doute des nouvelles questions, comme celles qui concernent l’écocide, pourront être prises en compte par le droit international.

 

Qu’entendez-vous par « écocide » ?

Cette infraction n’existe pas encore et pour cela il faudrait d’abord la définir précisément. Le génocide est un crime contre l’humanité tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe de personnes en raison de leurs caractéristiques nationales, ethniques, raciales ou religieuses. L’écocide serait un « génocide » attaché à l’environnement, des atteintes à l’environnement qui altéreraient de façon grave et durable les écosystèmes dont dépend la vie des humains. La Cour pénale internationale, ici même à La Haye, vient de décider, le 15 septembre, d’inclure les préoccupations liées à l’environnement dans son champ d’investigation, cela évolue donc.

Les questions d’accès à l’eau, à une alimentation saine, sont des problèmes anciens. Ce ne sont pas des nouveautés qui trottent dans la tête d’activistes furibonds. Et ces problématiques, comme le droit à un environnement sain, risquent de devenir de plus en plus importantes avec le changement climatique. Il est de notre devoir de mettre des outils juridiques en place pour faire face à ces problèmes et le Tribunal Monsanto est une étape, un outil dans cette dynamique.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/16/nous-allons-verifier-si-les-activites-de-monsanto-sont-en-conformite-avec-les-regles-de-droit_5014553_3244.html#rXEIl5d1sPSbRUAc.99

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Encore une suite positive à la COP21

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Les 191 pays qui, en 1987, ont ratifié le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone avaient pour obligation d’éliminer la production et l’importation de près de 100 produits chimiques, les CFC (chlorofluorocarbures),

Oui mais ces produits ont été remplacés par d'autres, des hydrofluorocarbures (HFC), notamment dans les réfrigérateurs et les climatiseurs, qui sont extrêmement nocifs pour le climat.

BONNE NOUVELLE
Réunis à Kigali (Rwanda) pour le 28e sommet des parties au protocole, les représentants des pays signataires ont voté un amendement à ce Protocole, samedi 15 octobre 2016, pour l'élimination progressive des HFC.

"L'année passée à Paris (lors de la COP21), nous avions promis de protéger le monde des pires effets du changement climatique, a réagi le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement. Aujourd'hui, nous honorons cette promesse."

"Nous nous souviendrons de ce jour comme un des plus importants dans nos efforts pour sauver la seule planète dont nous disposons." selon l'Agence américaine pour la protection de l'environnement.

"C'est une grande victoire pour le climat. Nous avons fait un pas important en vue de concrétiser les promesses formulées à Paris en décembre" selon le Commissaire européen au Climat Miguel Arias Canete.

Encore un accord historique !

Vignette: L'accord a été conclu à l'issue d'une session plénière ayant duré toute la nuit. KEYSTONE/AP/STR

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Tous exposés à de plus fortes radiations. C'est ce que prépare un décret très discret

La circulaire européenne relative à la protection des populations contre les expositions aux radiations intégrera le droit français par décret en janvier 2017. L’auteur de cette tribune, dans une lettre ouverte aux ministres concernées, s’indigne que ce texte modifie « gravement » le code de la santé publique en relevant les seuils jugés tolérables par l’administration en cas d’accident comme ceux de Tchernobyl et Fukushima.

 

Jean-Marie Matagne est le président de l’Action des citoyens pour le désarmement nucléaire(ACDN). Il est également docteur en philosophie.

 

Saintes, le 29 septembre 2016

 

Madame Ségolène Royal

Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des relations internationales sur le climat

 

Madame Marisol Touraine

Ministre des Affaires sociales et de la Santé

 

Mesdames les ministres,

Honte à vous, si vous signez en l’état le « Décret n° 2017-xxxx du xx/01/2017 relatif à la protection sanitaire contre les dangers résultant de l’exposition aux rayonnements ionisants et à la sécurité des sources de rayonnements ionisants contre les actes de malveillances (sic) ».

Ce décret, qui pour répondre à une demande européenne doit être pris en janvier 2017 par le Premier ministre, « sur le rapport de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer en charge des relations internationales sur le climat », modifie le code de la santé publique. Gravement. Horriblement.

Sa longueur (84 pages), sa technicité le rendent pratiquement illisible au commun des mortels. Pour y comprendre quelque chose, il faut au moins bénéficier des lumières de la Criirad. En opacité, il ne le cède en rien à un certain projet de constitution européenne qui fut soumis naguère au peuple français et rejeté par lui. Sans doute mériterait-il de subir le même sort.

Car il édicte une flopée de normes auxquelles devront se soumettre les utilisateurs en tous genres du nucléaire, pour continuer à exercer joyeusement leur activité. Les plus sympathiques de ces normes visent à limiter — à défaut de le supprimer — l’impact maléfique du gaz radon dans certains bâtiments publics. Mais, au-delà de ces mesures censées protéger la population, le cœur du décret se cache au chapitre Ier, Section 4, intitulée : « Gestion des situations d’urgence radiologique. » L’ignoreriez-vous, Mesdames ?

Il tient en trois lignes :

« Art. R. 1333-55. – I. – Pour l’application du principe d’optimisation prévu à l’article L. 1333-3, est fixé un niveau de référence à 100 mSv [milliSievert] en dose efficace reçue pendant la durée de la situation d’urgence radiologique, comprenant tout type d’exposition. » (Projet de décret, p. 24.)

Admirons la langue de bois.

Concrètement, les « situations d’urgence radiologique » dont il s’agit ici, ce sont les effets d’un accident majeur du type Tchernobyl ou Fukushima, survenu sur un ou plusieurs réacteurs nucléaires par suite d’une défaillance humaine ou matérielle, d’un événement naturel extrême, d’un attentat ou d’un « acte de malveillance ». Ou résultant d’une explosion atomique.

Un membre de Greenpeace mesurant à l’aide d’un compteur Geiger la radioactivité, le 27 mars 2011, à Fukushima.

Ce décret nous prépare donc à la catastrophe. Comment ? En décrétant que la dose moyenne d’exposition aux radiations, jugée tolérable par l’administration pour une personne pendant les premières semaines de la « situation d’urgence », sera 100 fois plus élevée que la dose limite d’exposition annuelle (1 mSv) tolérable en temps normal. Cent fois plus, rien que ça. Que les personnes exposées ne la tolèrent pas et qu’elles en crèvent, ce n’est pas le problème de l’administration.

On aurait pourtant cru, Mesdames, que c’était le problème d’une ministre de l’Environnement et d’une ministre de la Santé. Cherchez l’erreur.

Et ce n’est pas fini. Quand la situation ne sera plus « urgente », mais que des personnes continueront à être exposées à la contamination ou à l’irradiation, la « dose de référence » dont elles profiteront à leur corps défendant (dose qui n’a rien de limitatif, précise la Criirad) restera 20 fois plus élevée que ne l’est actuellement la « dose limite » (impérative, elle).

En effet :

« Art. R. 1333-67. – Par application de l’article L. 1333-3, est fixé un niveau de référence à 20 mSv en dose efficace pour toute personne exposée à ces situations sur une année afin de définir la stratégie initiale de gestion des parcelles polluées. » (Projet de décret, p. 28)

Ainsi, les personnes qui auront eu le malheur de se trouver dans la zone initiale d’exposition et de subir 100 fois plus de rayonnements ionisants que n’en supporte un humain normalement constitué pourront continuer, si elles se trouvent sur une « parcelle polluée », à en supporter 20 fois plus pendant un an (ensuite, ce sera laissé à l’appréciation des « responsables » locaux).

Une équipe de nettoyage de la radioactivité d’un bâtiment annexe après l’accident de la centrale de Three Mile Island, aux États-Unis, en 1979.

Évidemment, les « parcelles » en question ne sont pas prévisibles et n’ont d’autre limite que les frontières françaises qui, comme on sait, sont étanches à la radioactivité.

Mais comment expliquez-vous, Mesdames, que dans la fourchette proposée par la circulaire européenne : de 20 à 100 mSv en « situation d’urgence », puis de 1 à 20 mSv pendant l’année qui suit, la France choisisse la « dose de référence » maximale ?

Ce choix est criminel. Il condamne à vivre et à mourir en zone contaminée des millions de personnes. Si vous avez à cœur de défendre l’environnement et la santé, à supposer même qu’il faille accepter la perspective inacceptable d’une catastrophe nucléaire, c’est la norme la plus basse qu’il vous fallait choisir. Seriez-vous à la solde du lobby nucléaire ?

Pour vous défaire de ce soupçon, vous avez le choix entre deux issues : récuser ce projet de décret et exiger la fermeture de tous les réacteurs qui justifient son existence, ou bien le cosigner et assumer l’accusation d’avoir préparé un crime contre l’humanité, le jour où adviendra la catastrophe qui fera prendre pour une bluette l’affaire du sang contaminé.

Au cas où vous n’obtiendriez pas que le gouvernement adopte un plan de fermeture des réacteurs, vous pourriez toujours démissionner.

Veuillez agréer, Mesdames les ministres, l’expression de ma haute considération.

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Plateau de Saclay : l’accident nucléaire trotte dans la tête des habitants

Plateau de Saclay : l’accident nucléaire trotte dans la tête des habitants | Home | Scoop.it
Le dernier réacteur en fonction au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Saclay, Orphée, doit s’arrêter en 2019.(P. Stroppa/CEA)
 
 

«C’est quelque chose qui me trotte dans la tête ». Marie-Laure habite depuis un an à Villiers-le-Bâcle. Jeudi soir, elle s’est rendue à la réunion d’information sur la prochaine distribution d’iode stable (lire ci-contre). Car, comme tous les habitants du village, ceux de Saint-Aubin, et une partie de Saclay et de Gif-sur-Yvette, elle vit à moins de 2,5 km d’installations nucléaires. « Je sais qu’il y a un risque potentiel. C’est de la vigilance, pas de la paranoïa. J’ai des proches qui résidaient ici et qui sont morts au-delà de 80 ans ! », avance Marie-Laure.

Deux sites font l’objet d’une surveillance draconienne. Le commissariat à l’énergie atomique (CEA) et les laboratoires de CIS Bio, fabriquant de médicaments radioactifs utilisés par exemple en radiothérapie.

« L’un de nos réacteurs, Osiris, est à l’arrêt depuis décembre 2015. La fin d’activité de l’autre, Orphée, destiné à la recherche, est prévue pour 2019. Les risques se réduisent », avance Michel Bédoucha, le directeur du CEA de Saclay. « Un système anti-incendie généralisé a été installé. Et, au maximum, nous ne stockons plus en même temps que 600 doses patient », rassure le responsable de CIS Bio.

 

 

« Il reste toujours un fond de méfiance »

« Les sites du plateau de Saclay ont été inspectés 32 fois en 2015. 46 événements significatifs ont été relevés. On parle là d’incident de niveau 0 ou 1 sur une échelle qui va jusqu’à 7, comme Fukushima. En France, l’alerte maximale est montée à 4, jamais au-dessus », avance Jacques Connesson, adjoint au chef de la division d’Orléans de l’autorité de sûreté nucléaire, en charge des sites de Saclay.

« C’est plus encadré qu’il y a 30 ans, c’est sûr mais il reste toujours un fond de méfiance. Personne n’a oublié les mensonges du nuage de Tchernobyl qui s’arrête à la frontière française », confie Sandrine, une habitante de Saint-Aubin.

La réunion publique se termine dans le calme. « Les gens ici sont sensibilisés. Beaucoup d’habitants du secteur travaillent au CEA (NDLR : le site emploie 7 500 personnes). Il y a aussi beaucoup de scientifiques. Au niveau de la pédagogie, c’est plus facile », assure le maire (PS) de Villiers-le-Bâcle, Patrice Gilbon.

Jacques Le Bris's insight:

Des pastilles d’iode distribuées contre le cancer de la thyroïde

(LP.)

Les 11 et 12 octobre, tous les habitants vivant dans un rayon de 2,5 km autour des sites nucléaires de Saclay vont recevoir un bon à échanger contre des boîtes d’iode stable dans l’une des sept pharmacies partenaires. 1 600 foyers sont concernés. Les lettres seront distribuées par les volontaires de défense et de protection civile de l’Essonne. Un numéro de rue et un nom lisibles sur les boîtes aux lettres sont les bienvenus pour faciliter leur travail.

Les pastilles d’iode de la précédente distribution sont périmées. Il faut ramener les vieilles boîtes aux pharmaciens. A Villiers-le-Bâcle, 54 % de la population seulement est aujourd’hui couverte. « Ce n’est pas suffisant. Il faut que tout le monde joue le jeu. C’est une question de santé », affirme l’autorité de sûreté nucléaire. Car en cas d’incident, l’iode stable sature la glande thyroïde, limitant l’absorption d’iode radioactif qui peut causer des cancers. C’est le préfet qui donne l’ordre d’avaler les comprimés en cas d’incident.

L’opération de distribution est entièrement financée par le Commissariat à l’énergie atomique et le fabricant de médicaments pour la radiothérapie et l’imagerie CIS Bio, les deux exploitants de matière nucléaire concernés.

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Il faut renouer le dialogue de part et d'autre du périphérique

La piétonnisation des berges vient d'être votée par le conseil de Paris. Nous nous félicitons de cette décision que nous avons soutenue.

Mais quelle que soit l'opinion que l'on ait de la décision parisienne -et en attendant l'évaluation de son impact- il faut constater qu'elle a propulsé avec une force exceptionnelle le sujet de la pollution de l'air dans les discussions: on en parle au comptoir des cafés, dans les médias, dans les tribunes des mairies ou de la région et même dans les débats des primaires à l'élection présidentielle.

D'un côté ou de l'autre du périphérique et d'un bord à l'autre du paysage politique, tout le monde s'accorde désormais pour reconnaître l'importance du problème et pour prétendre le régler. La question porte non plus sur l'importance de l'objectif, mais sur la meilleure manière de l'atteindre.

C'est d'ores et déjà la conséquence la plus positive de la piétonnisation des berges! Car le problème dépasse les 3,3 kilomètres de voies fermées à la circulation. Il dépasse les oppositions entre Parisiens et Banlieusards, entre automobilistes et cyclistes, entre gauche et droite,...

L'enjeu, c'est de sauver des vies! Rappelons que la pollution de l'air tue chaque année 48.000 personnes en France. C'est la troisième cause de mortalité dans le pays après le tabac et l'alcool -dix fois plus que les accidents de la route

Le chantier qui s'ouvre devant nous est immense et nous n'aurons pas trop de toutes les bonnes idées et de toutes les bonnes volontés pour le résoudre. Plusieurs élus de banlieue et de Paris ont appelé à un dialogue autour du thème des transports; nous nous joignons à eux pour demander une grande réunion régionale ou métropolitaine, un Grenelle francilien de la mobilité. Car le rôle de la société civile n'est pas seulement de critiquer ou d'applaudir, il est aussi d'encourager les débats et de les faire vivre, malgré les divergences.

Mettons sur la table les solutions portées par tous les acteurs, dans leur diversité et leurs divergences, car il n'y a pas de réponse unique: nous avons besoin d'un cocktail de solutions pour améliorer notre quotidien. Cela signifie avant toutes choses protéger notre santé, mais aussi nous éviter de perdre des heures dans les embouteillages ou dans des métros ou des RER saturés.

Outre l'amélioration des transports en communs et l'encouragement du vélo et des mobilités douces, il existe de multiples pistes, à l'heure où le monde des transports se transforme à un rythme sans précédent, entre voitures électriques, co-voiturage et voiture autonome. Mais l'innovation n'est pas seulement technologique, elle est sociale, urbaine et politique. Elle nécessite de trouver de nouvelles manières de discuter, par-delà les oppositions. Elle nécessite d'être capable d'imaginer la ville de demain pour inventer comment mieux vivre ensemble.

Il faut le courage de l'imagination et du dialogue. Il faut la volonté d'agir concrètement pour sauver des vies.

Jacques Le Bris's insight:
Olivier Blond Devenez fan

Président de Respire

Corinne Lepage Devenez fan

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

Yann Arthus-Bertrand Devenez fan

Photographe, reporter, documentariste et écologiste

Pascal Canfin Devenez fan

Directeur Général de WWF

 

Ont également signé cette tribune:

Allain Bougrain-Dubourg (LPO)
Alexis Frémeaux (MDB)
Franck Laval (Ecologie sans frontière)
Tristan Lecomte (Pur Projet)
Charles Maguin (Paris en selle)
Yves Paccalet (Philosophe)
Olivier Schneider (FUB)
François Veillerette (Générations futures)

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Le premier bateau naviguant aux énergies renouvelables va prendre le large 

Le premier bateau naviguant aux énergies renouvelables va prendre le large  | Home | Scoop.it
Energy Observer(ici le 6 septembre), le catamaran du futur construit à Saint-Malo en Bretagne, est sorti de son hangar pour recevoir les derniers coups de pinceau.
 
LOIC VENANCE / AFP
 

Le premier bateau autonome naviguant à l'aide des énergies renouvelables pourra bientôt prendre le large. Energy Observer, un catamaran du futur construit à Saint-Malo en Bretagne, est sorti de son hangar ce 9 septembre pour recevoir les derniers coups de pinceau. Il commencera au printemps prochain un tour du monde de six ans pour expérimenter de nouvelles sources d'énergie et sensibiliser au développement durable.

 

Tout le monde connaît Solar Impulse, le célèbre avion solaire. Voici venu Energy Observer : 30 mètres de long pour 25 tonnes, c'est le premier bateau entièrement autonome, propulsé aux énergies renouvelables et à l'hydrogène. Ce nouveau géant des mers pourra bientôt mettre le cap vers le large pour une expédition autour du monde au service de la transition énergétique.

 

Un aboutissement pour la trentaine d'architectes et ingénieurs, qui ont conçu ce catamaran futuriste à Saint-Malo en Bretagne. Mais aussi une seconde jeunesse pour un bateau au glorieux passé. Le navigateur Sir Peter Blake a en effet remporté grâce à lui le trophée Jules Verne en 1994.

 

Entièrement redessiné, le catamaran est aujourd'hui un vrai laboratoire flottant : 130 mètres carrés de panneaux photovoltaïques, deux éoliennes, une aile de traction et deux moteurs électriques. La magie de ce bateau innovant est de coupler différentes sources d'énergie pour sa propulsion.

L'équipage d'Energy Observer, qui sera mis à l'eau cet hiver, affrontera les brises de l'Atlantique avant de gagner le Pacifique. Au programme, une centaine d'escales entre 2017 et 2022, de Cuba à Nouméa en passant par Goa. L'occasion de sensibiliser le grand public aux solutions énergétiques de demain.

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TreeWiFi in 30 seconds

Quel est cet étrange objet installé dans les arbres d’Amsterdam aux Pays-Bas ? Serait-ce un nichoir pour les oiseaux ? Ca y ressemble, mais ce n’est pas ça. Cette boîte est unTreeWiFi ! A quoi peut-elle bien servir ? Comme son nom l’indique, c’est une borne wifi, mais pas seulement. Explications.

A l’intérieur de cette petite cabane en bois, son inventeur Joris Lam, a placé des capteurs qui mesurent la pollution de l’air. Quand elle s’illumine en vert, l’air est de bonne qualité et la borne diffuse gratuitement une connexion wifi. Génial !

Voici le concept du TreeWiFi expliqué en 30 secondes dans cette vidéo :

Le TreeWiFi a plusieurs avantages. D’abord, c’est un instrument qui mesure la qualité de l’air. Il est visible par tous les habitants qui ont enfin une indication du degré de pollution de leur quartier, comme un thermomètre indique la température. C’est une idée utile qui pourrait devenir indispensable.

 

http://positivr.fr/wp-content/uploads/2016/09/treewifi-amsterdam-mesure-air-pollution-wifi-gratuit-02-560x342.jpg

 

Crédit photo : Tree WiFi / Facebook

Comme on parle de la pluie et du beau temps, on serait aussi incité à discuter de l’air que l’on respire. En regardant la couleur du TreeWiFi  de sa fenêtre, un habitant pourrait alors se dire qu’il ne fait pas bon mettre le nez dehors !

 

http://positivr.fr/wp-content/uploads/2016/09/treewifi-amsterdam-mesure-air-pollution-wifi-gratuit-03-420x560.jpg

 

Crédit photo : Tree WiFi / Facebook

 

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La pollution tue 7 millions de personnes par an, s'affole l'ONU

La pollution tue 7 millions de personnes par an, s'affole l'ONU | Home | Scoop.it

"La pollution tue plus que le cancer ." Erik Solheim, chef du Programme de l' Organisation des Nations Unies(ONU) pour l'environnement, a lancé l'alerte mardi 30 août à Genève (Suisse). Cet ancien ministre norvégien fait de la lutte contre la pollution son cheval de bataille. Il insiste ainsi sur la conversion du charbon vers les énergies renouvelables. Car rien qu'en Europe, la pollution au charbon causerait 23 000 morts par an . De même, la pollution de l'air intérieur et extérieur tuerait 5,5 millions de personnes chaque année , dont 3 millions de personnes en Chine.

 

Allergies, maladies respiratoires, infectieuses et vectorielles

En mobilisant les différents acteurs tels que les chefs politiques et les entreprises contre la pollution, Erik Solheim rappelle que cela permettra, à plus long terme, de lutter contre le changement climatique . Or, une récente étude parue dans The Lancet montrait que l'impact de ce changement climatique sur la production agricole risquait d'entraîner 500 000 décès à l'horizon 2050 . Le réchauffement climatique pourrait également causer une augmentation du nombre de maladies respiratoires telles que l' asthme , les maladies infectieuses et vectorielles, les maladies gastro-intestinales mais également le nombre d'allergies. Il est ainsi estimé que d'ici 2050, le nombre d'Européens allergiques aux pollens d'ambroisie aura doublé .

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L’Europe trop frileuse sur la transition énergétique

L’Europe trop frileuse sur la transition énergétique | Home | Scoop.it

La Commission a présenté un ensemble législatif qui décline ses objectifs pour le climat à l’horizon 2030.

 

La Commission européenne a rendu public, mercredi 30 novembre, son « paquet énergie », une impressionnante série de propositions législatives (huit règlements et directives, plus d’un millier de pages au total) portant notamment sur l’efficacité énergétique et les performances énergétiques des bâtiments, les énergies renouvelables, les règles de gouvernance du marché européen de l’électricité. « Les propositions présentées concernent tous les secteurs de l’énergie propre, s’est félicité Maros Sefcovic, le vice-président de la Commission chargé de l’énergie. Ces mesures donneront à tous les consommateurs et à toutes les entreprises d’Europe les moyens de tirer le meilleur profit de la transition énergétique. »

Les ONG et les élus Verts au Parlement européen ne partagent pas du tout cet avis, et estiment que ce « paquet », pour roboratif qu’il soit, manque sérieusement d’ambition. A vouloir trop ménager les grands énergéticiens et des pays très jaloux de leur souveraineté énergétique – la France arc-boutée sur sa filière nucléaire, la Pologne très dépendante du charbon, entre autres –, la Commission a raté l’occasion de faire de l’Europe un leader mondial de la transition énergétique. « C’était le premier crash-test pour l’Union européenne[UE], qui a déclaré mi-novembre à la conférence climat de Marrakech qu’elle voulait reprendre le leadership sur la transition énergétique. Or on va plutôt dans le mur », a réagi Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot.

Lire aussi :   COP22 : les négociations climatiques mettent le cap sur 2018

La finalité de ce volumineux ensemble législatif est de mettre en conformité les politiques des Vingt-Huit avec les objectifs de l’accord de Paris sur le réchauffement climatique, ratifié par l’UE le 4 octobre. Les propositions du 30 novembre s’inscrivent dans le « paquet climat-énergie » adopté à l’automne 2014, articulé alors autour de trois objectifs à l’horizon 2030 : une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % par rapport au niveau de 1990, une amélioration de l’efficacité énergétique de l’UE d’au moins 27 % et un mix énergétique européen incluant au moins 27 % d’énergies renouvelables.

 

Précarité énergétique

Le « paquet » du 30 novembre a également pour objet de réduire la dépendance énergétique de l’UE, alors qu’environ 30 % de son gaz naturel vient de Russie. Et de lutter contre la précarité énergétique, de plus en plus de ménages européens n’ayant pas accès à l’énergie ou devant supporter une hausse de leur facture d’électricité de 3 % par an depuis 2008 et de 2 % pour le gaz.

Pour ses détracteurs, le choix de la Commission européenne de porter de 27 % à 30 % son objectif d’efficacité énergétique d’ici à 2030 et de le rendrecontraignant (par un système de suivi des Etats membres et, si nécessaire, de rappels à l’ordre) n’est pas suffisant. Bruxelles assure de son côté qu’il va permettre de doper le marché de la rénovation immobilière, alors que le chauffage des bâtiments compte pour 40 % de la consommation d’énergie dans l’UE. A en croire la Commission, l’impact de l’objectif de 30 % d’efficacité énergétique créerait 400 000 emplois supplémentaires par rapport à l’objectif de 27 %, et pourrait faire sortir de la « pauvreté » énergétique entre 500 000 et 3,2 millions de ménages.

Dans le cadre de la révision de la directive sur les énergies renouvelables, Bruxelles propose entre autres que les fournisseurs d’électricité basés sur les énergies fossiles augmentent de 1 % par an jusqu’à 2030 la part des renouvelables dans leurs livraisons d’énergie. En revanche, la priorité d’accès au réseau dont bénéficie depuis 2009 l’électricité de source renouvelable est remise en cause, la Commission proposant de ne plus appliquer cette disposition pour les nouveaux projets de raccordement ou d’exploitation de réseaux.

 

« Subventions déguisées aux énergies fossiles et fissiles »

Les ONG dénoncent également l’absence d’objectifs de renouvelables pays par pays pour la période 2020-2030, alors que le paquet climat-énergie de 2014 fixait des caps clairs, la France devant par exemple atteindre 23 % d’énergies renouvelables d’ici à 2020. Elles s’inquiètent par ailleurs de la place accordée par Bruxelles aux « mécanismes de marché ». Ce dispositif, demandé par les énergéticiens confrontés à des prix du marché particulièrement bas, consiste à rémunérer les centrales non pas pour leur production, mais pour leur capacité à produire en cas de pointes de consommation, face à une vague de froid, par exemple.

Déjà en vigueur en Allemagne et au Royaume-Uni, ce système de « subventions déguisées aux énergies fossiles et fissiles », selon Denis Voisin, s’étendra à la France en 2017 ou encore à la Pologne, sans qu’aucun critère environnemental, comme les rejets de CO2, n’encadre ces capacités de production mobilisables.

Alors que BusinessEurope, la principale association patronale européenne, a prudemment salué le « paquet énergie », certains acteurs, y compris à droite de l’échiquier européen, s’interrogent clairement sur les choix de la Commission. « Je m’inquiète du soutien apporté au charbon. Toutes les énergies fossiles ne peuvent pas être mises dans le même sac, souligne l’eurodéputée Françoise Grossetête, membre du parti Les Républicains. La Commission européenne aurait dû signer la fin du charbon et permettre le développement des centrales à gaz, c’est tout le sens de notre réforme actuelle du marché du carbone. »

 

Disparités considérables

Sur le versant de la gouvernance du marché européen de l’énergie, Bruxelles propose un système de surveillance des progrès réalisés par les Etats membres, dès 2018, avec des bilans d’étape à fournir tous les deux ans. Les capitales sont supposées envoyer leurs premiers « plans nationaux » aux instances communautaires dès 2018. La Commission promet, si les pays s’éloignent trop de l’objectif collectif à l’horizon 2030, de les rappeler à l’ordre en leur envoyant des « recommandations » de révision de leurs plans énergétiques nationaux.

Ces textes doivent encore être approuvés par le Conseil et le Parlement européens, un processus qui pourrait prendre de longs mois et ne devrait pas se conclure avant la fin 2017 ou le début 2018. Même si Bruxelles ménage les Vingt-Huit, certaines capitales risquent de renâcler, au sujet notamment de la surveillance des prix de détail que veut instaurer la Commission, constatant qu’en la matière les disparités entre Etats membres demeurent considérables, avec des dépenses énergétiques à hauteur de 4 % des dépenses des ménages à Malte contre 14 % en moyenne en Slovaquie.

A la décharge de la Commission, l’institution communautaire dispose de compétences limitées : selon le traité de l’UE, la législation européenne ne peut affecter « le droit d’un Etat membre de déterminer les conditions d’exploitation des ressources énergétiques, son choix entre différentes sources d’énergie et la structure générale de son approvisionnement énergétique ».

 

 

 

 
 
 
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It’s getting hotter

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SAVING the planet is now a matter of a few clicks—at least on a small scale. On September 22nd the UN’s Climate Change Secretariat launched Climate Neutral Now, a website that estimates an individual’s carbon footprint based on whereabouts, recycling habits, energy use and so on. Offsetting any resulting guilt is easy: the site takes donations to fund clean development projects. Your correspondent paid $24 to a facility capturing methane from pig dung to cover the carbon-dioxide emissions she had caused during the past year.

The initiative is one of many intended to spur action on greenhouse-gas emissions in the run-up to climate talks in Paris at the end of the year. Some seem quite successful: in recent weeks around 2,000 individuals and 400 organisations have committed to stop investing in firms that produce fossil fuels. More important, countries have responded to a shift in climate-change policy after the failure of negotiations in Copenhagen in 2009: rather than trying to agree on mandatory emissions reductions, they were asked to say by October 1st what they were willing to do.

America’s Clean Power Plan, announced in August, could reduce carbon-dioxide emissions from power stations by 870m tonnes by 2030—a cut of almost a third from 2005 levels and the equivalent of taking 166m cars off the road. China has promised that its emissions will peak in 2030, if not before. And on September 25th Xi Jinping, the country’s president, announced that China would launch a national carbon-trading scheme in 2017 (see article). A few days later Brazil pledged to cut greenhouse-gas emissions by 43% by 2030 compared with levels in 2005.

 

On closer scrutiny, though, some of the pledges look less impressive. America is already most of the way to reaching its new target; China will see carbon emissions fall anyway as its economy continues to shift from manufacturing to services. And when negotiators meet in Paris, they need to keep in mind that the world is already suffering from the effects of global warming. Global carbon emissions were 58% higher in 2012 than they were in 1990. The atmospheric concentration of carbon dioxide has risen from just under 340 parts per million in 1980 to 400 today (see chart).

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To stand a fair chance of keeping warming to just 2°C by the end of the century—the goal of global climate policy—cumulative carbon emissions caused by humans must be kept under 1 trillion tonnes. Estimates vary but, according to the Intergovernmental Panel on Climate Change, the total had hit 515 billion tonnes by 2011. Climate Interactive, a research outfit, reckons that if emissions continue on their present course around 140 billion tonnes of greenhouse gases will be released each year and temperatures could rise by 4.5°C by 2100. And even if countries fully honour their recent pledges, temperatures may still increase by 3.5°C by then.

The world is already 0.75°C warmer than before the Industrial Revolution. A recent study published in Science suggests that a much-debated hiatus in global warming between 1998 and 2012 in fact never happened: the cooler readings were caused by a switch to measuring ocean temperatures from buoys rather than ships. Another study, published in Climatic Change, another journal, finds that the statistical tools used to demonstrate the apparent slowdown were not up to the task. And though the science linking weather events to long-term climate change is still tentative, some researchers see the effects of climate change in the fact that July 2015 was the warmest month globally since records began. The year is likely to break records, too. This summer 47,000 people went to hospital after unusually hot days in Japan, and more than 1,000 died in both Pakistan and India during heatwaves.

Boiling the oceans

The oceans are absorbing almost all the heat added to the climate system. Summer sea-ice cover in the Arctic has declined more than 40% over the past four decades as a result. Walruses used to rest and feed on the ice; now they often do so onshore. Over 35,000 gathered recently near Point Lay in Alaska (pictured above).

Melting glacier ice, and the fact that warmer water has a larger volume, mean higher sea levels: they have already risen by roughly 20cm since 1880 and could rise another metre by 2100. That is perilous for low-lying islands and flat countries: the government of Kiribati, a cluster of tropical islands, has bought land in Fiji to move residents to in case of flooding. Giza Gaspar Martins, a diplomat from Angola who leads the world’s poorest countries in the climate talks, points out that they are particularly vulnerable to the effects of a warming planet. Money alone, he argues, will not fix their problems. Without steps to reduce emissions, he predicts, “there will be nothing left to adapt for.”

Fresh water is less dense than salt water, meaning that melting ice sheets also disrupt oceanic circulation patterns. The impact on the Atlantic’s meridional overturning circulation, which drives cold saltwater into the deep ocean while drawing warm water northward, may make Europe’s climate cooler. Changing ocean currents also seem to be shifting jet streams and altering storm patterns. Some blame the severity of California’s drought on an unusual ridge of high atmospheric pressure off its coast which appears to block winter storms from reaching the state.

For every 0.6°C rise in temperature, the atmosphere’s capacity to hold water grows by 4%, meaning storms will pour forth with greater abandon. The rains of the Indian monsoon could therefore intensify, cutting yields of cereals and pulses. Elsewhere unusual deluges are already disrupting daily life: more than 170 extreme-weather events struck America between 1980 and 2014. Winter storms are more frequent and intense now than at any time in the past six decades.

Climate change seems also to be making dry places drier, killing crops and turning forests into kindling. Forest fires in Indonesia, more likely thanks to the current El Niño weather phenomenon, could release 2 billion tonnes of carbon dioxide, about 5% of annual emissions due to human activity, says Simon Lewis of University College London. In recent months fires have swallowed more than 2.4m hectares of American forests. Alaska suffered 80% of the damage—a particular problem because the soot released in these blazes darkens the ice, making it less able to reflect solar radiation away from the Earth.

Developments in the Arctic are worrying for other reasons, too. The region is warming twice as fast as the rest of the world, a trend that could start a vicious cycle. Around 1,700 gigatonnes of carbon are held in permafrost soils as frozen organic matter. If they thaw, vast amounts of methane, which is 25 times more powerful as a global-warming gas than carbon dioxide when measured over a century, will be released. One hypothesis suggests that self-reinforcing feedback between permafrost emissions and Arctic warming caused disaster before: 55m years ago temperatures jumped by 5°C in a few thousand years.

In a recent paper in Nature Climate Change researchers from Cambridge University and the University of Colorado use standard environmental models to estimate the economic impact of carbon dioxide and methane being released from permafrost. By 2200, when these emissions are expected to peak, the cost could be 0.7% of global GDP—albeit with a very high level of uncertainty. And on September 29th Mark Carney, the governor of the Bank of England, warned that though measures to avoid catastrophic climate change are essential, not least for long-term financial stability, in the shorter term they could cause investors huge losses by making reserves of oil, coal and gas “literally unburnable”.

But there is no agreement on who should pay the bill for reducing emissions, whatever it turns out to be. Arguments already rage over how to find $100 billion annually for a climate fund from 2020 to compensate poor countries, which did little to cause global warming. Action is needed immediately, says Christiana Figueres, a Costa Rican diplomat who is overseeing the Paris talks. “We are not treading lightly enough on the planet.”

 

Correction: The original version of this article confused tonnes of carbon dioxide with tonnes of carbon and misstated the nature of the trillion-tonne limit. If there is to be a fair chance of avoiding 2°C of warming, cumulative emissions should not exceed 1 trillion tonnes of carbon; this is equivalent to 3.7 trillion tonnes of carbon dioxide. It was corrected on October 16th. Sorry.

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Un réacteur solaire compact capable de transformer le CO2 en biocarburant 

Un réacteur solaire compact capable de transformer le CO2 en biocarburant  | Home | Scoop.it

Une équipe de chercheurs allemands et finlandais vient de dévoiler un nouveau dispositif qui utilise l’énergie solaire et le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère pour produire un biocarburant de haute qualité. 

 

Enfermé dans un container maritime, ce réacteur compact baptisé Soletair est capable de convertir le CO2 ambiant en essence, diesel et kérosène. Ce projet est le résultat d’une coopération internationale établie entre l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) en Allemagne, l’Université de technologie de Lappeeranta (LUTT) en Finlande et le Centre de recherche technique de Finlande VTT.

Le système est constitué de trois composants, chacun ayant été développé par un groupe de recherche différent.

VTT s’est chargé de concevoir l’unité d’extraction directe de l’air afin de capturer le CO2 présent dans l’atmosphère. Les scientifiques de LUTT ont travaillé sur l’unité d’électrolyse qui permet de produire l’hydrogène à partir de l’eau grâce à l’énergie solaire. Les ingénieurs du KIT ont quant à eux mis au point le petit réacteur chimique qui sert à transformer l’hydrogène et le CO2 capturé en carburants liquides.

La société Ineratec, une filiale du KIT spécialisée dans la conception de micro réacteurs chimiques s’occupe de la fabrication et de la commercialisation de la solution.

« Des projets comme Soletair sont essentiels pour réussir la transition énergétique » a déclaré le Professeur Thomas Hirth, vice président du département Innovation et Affaires internationales du KIT.

« Développer l’une de ces installations pilotes prouve que les recherches du KIT peuvent franchir l’étape d’industrialisation avec succès ».

Les chercheurs comptent utiliser Soletair pour démontrer comment les énergies renouvelables peuvent aider l’industrie énergétique à se défaire des énergies fossiles. En exploitant l’énergie solaire pour convertir le dioxyde de carbone en carburant utilisable, ils espèrent pouvoir accélérer ainsi la transition vers un mix énergétique 100 % renouvelable.

Une version de démonstration du système sera présentée lors d’une conférence qui aura lieu en 2017 à la LUTT et pourrait être utilisée comme une station à essence pour véhicules à hydrogène et gaz naturel. L’équipe à l’origine du projet souhaite également profiter de cet événement pour valoriser le partenariat entre institutions et entreprises.

« Cette initiative va permettre aux entreprises de développer une expertise plurisectorielle qui facilitera la mise en place d’une intégration industrielle multidisciplinaire qu’aucune entreprise ne peut obtenir en travaillant seule. Cette collaboration renforcera le savoir-faire de l’industrie finlandaise dans de nombreux domaines» a déclaré Pekka Simell, scientifique au VTT et coordinateur du projet Soletair.

Le programme a été financé à hauteur d’un million d’euros par la Tekes, l’agence finlandaise de financement de l’innovation. 

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Le lobbying de Monsanto :
une attaque contre
notre planète
et la démocratie

Le lobbying de Monsanto :<br/>une attaque contre<br/>notre planète<br/>et la démocratie | Home | Scoop.it
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Les abeilles officiellement reconnues comme espèce en voie de disparition 

Les abeilles officiellement reconnues comme espèce en voie de disparition  | Home | Scoop.it

The United States Fish and Wildlife Service a récemment officiellement classé les abeilles comme espèce en voie de disparition, renforçant ainsi la menace qui plane sur tout le cycle de la vie, humanité comprise.

The United States Fish and Wildlife Service (USFWS) est un organisme fédéral des États-Unis dépendant du Département de l’Intérieur, et qui s’occupe de la gestion et la préservation de la faune. Le 30 septembre dernier, cet organisme a classé officiellement les abeilles comme une espèce en voie de disparition. Si les abeilles venaient à disparaître, les conséquences seraient terribles, jusqu’à menacer grandement la survie de l’humanité.

En effet, les abeilles sont des insectes pollinisateurs, ce qui signifie qu’elles permettent à 80% des espèces végétales sur terre de se reproduire. En France par exemple, « les bourdons (qui font partie d’une sous-espèce d’abeilles) lâchés dans les serres permettent aux agriculteurs cultivant tomates et melons d’assurer leur production » explique Benoît Gilles, entomologiste, au magazine Atlantico. Par effet boule de neige, une disparition des espèces végétales aurait des conséquences sur l’alimentation des animaux, et donc des humains.

Si l’utilisation globale et massive d’insecticides est souvent pointée du doigt comme cause principale de cette hécatombe chez les abeilles, elle n’est pas seule et les causes sont bien plus nombreuses que cela. On peut notamment évoquer la déforestation, la pollution de l’air, la réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, les infections parasitaires, la compétition avec des espèces invasives, le changement climatique ou encore le développement des réseaux 4G, poursuit Benoît Gilles.

En France, « les mortalités d’abeilles se sont largement aggravées depuis une vingtaine d’années. On est passé d’un taux de mortalité qui était de l’ordre de 5% par an à 30% en moyenne. L’enjeu de l’apiculture, des abeilles, dépasse le petit monde des apiculteurs et concerne toute la société » déclare Henri Clément secrétaire général de l’union nationale des apiculteurs de France, cité par RTL.




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Monsanto sur le banc des accusés

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Un "tribunal Monsanto" prendra ses quartiers à LaHaye, ce week-end. Organisé par la société civile, il entend confronter Monsanto au droit international. Petit lexique des OGM et analyse des enjeux liés à ce procès d’un nouveau genre.

Un procès un peu particulier s'est ouvert à La Haye (Pays-Bas), ce samedi. Pendant deux jours, cinq juges de renommée internationale, désormais à la retraite, vont être invités à se prononcer sur les possibles violations du droit international par la firme américaine Monsanto.

Le "géant" des semences, qui contrôle 30 % du marché mondial des OGM et affichait en 2015 un chiffre d’affaires de 15 milliards de dollars, est régulièrement pointé du doigt par les organisations écologistes pour son bilan environnemental et humain (lire encadrés). "C’est une entreprise qui affecte des millions de personnes à travers le monde, qui a mis des milliers de producteurs dans une situation intenable, mais qui ne peut toujours pas être poursuivie sur le plan international" , s’indigne la journaliste française Marie-Monique Robin, réalisatrice du film "Le monde selon Monsanto". Il y a deux ans, elle a donc décidé d’organiser un tribunal citoyen pour réunir juges, avocats, agriculteurs, chercheurs et scientifiques du monde entier autour de la question, et faire le point sur la situation.

 

Monsanto ne sera pas jugé

"Il ne s’agit pas d’un vrai tribunal , explique d’entrée de jeu l’ancienne ministre française de l’Ecologie, Corinne Lepage, qui fait partie du comité organisateur . Le tribunal Monsanto n’a aucun pouvoir légal pour juger Monsanto, mais nous avons demandé à de vrais professionnels du droit de venir jouer leur rôle pour tenter de déterminer si, oui ou non, la firme a violé les principes du droit international tels que définis par les pactes et conventions des Nations unies."

Six questions vont être posées au panel de juges. Toutes concernent l’impact des produits ou des méthodes de Monsanto sur les éléments suivants : la santé humaine, les sols et les plantes, la santé animale, la biodiversité, les producteurs et le droit à l’alimentation, et les éventuelles pressions effectuées sur les personnes et les institutions. Dans chaque cas, victimes et avocats viendront plaider leurs causes, et les scientifiques, exposer les résultats de leurs recherches. "Les victimes (de grandes entreprises telles que Monsanto) sont souvent réduites au silence ou n’ont pas la possibilité de rendre leur situation publique , estime l’ancien rapporteur des Nations unies sur le Droit à l’alimentation, Olivier De Schutter. Ce tribunal est une plateforme unique qui leur donne l’occasion de raconter leur histoire."

 

La CPI pour juger les écocides

"Monsanto a évidemment été invité à venir se défendre , insiste Corinne Lepage. Mais ils n’ont même pas répondu." Pas directement du moins, puisque l’entreprise a organisé une contre-conférence de presse et publié un communiqué officiel vers lequel ils nous ont renvoyés lorsque nous les avons contactés. " Ce ‘tribunal Monsanto’ est un simulacre de procès dans lequel les anti-Monsanto et antitechnologie agricole jouent les organisateurs, les juges et les jurés. Nous ne participerons pas" , peut-on lire dans le document qui rappelle longuement les "engagements de Monsanto en faveur d’une agriculture durable" et "l’assistance apportée aux producteurs pour s’adapter aux changements climatiques".

"Ils font mine de minimiser mais ils ont peur , réagit Marie-Monique Robin. Enormément de données pointent les effets désastreux de Monsanto sur l’agriculture, il y a beaucoup de victimes, et Monsanto fait face à un nombre croissant de procès." Et la journaliste française d’en arriver à l’objectif final du tribunal. "Nous voulons livrer une analyse juridique qui serve de base aux Etats et aux citoyens qui voudraient poursuivre Monsanto, et inscrire la notion d’écocide dans le Droit international. La question que nous posons, c’est : ‘Si la notion d’écocide existait en droit, est-ce que Monsanto pourrait être condamné ?’ Au-delà de ça, nous voulons que la Cour pénale internationale élargisse ses compétences aux crimes contre l’environnement. Et ce qui est incroyable, c’est que le mois dernier elle a justement annoncé qu’elle allait désormais se pencher sur la question."

 

(...)

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L'entêtement sur le nucléaire nous pousse à la catastrophe

L'entêtement sur le nucléaire nous pousse à la catastrophe | Home | Scoop.it

La ténacité est une qualité ; l'entêtement, un défaut qui peut conduire à la catastrophe. Celle-ci est annoncée avec les choix faits par le gouvernement -mais visiblement la droite n'en ferait pas de différents- sur le nucléaire.

 

La catastrophe annoncée est d'abord financière ; elle est ensuite économique; elle peut être enfin technologique.

Elle est d'abord financière. Au terme d'un marchandage dont le contenu nous a bien entendu été caché -certains députés européens évoquent un appui de la France au Royaume-Uni pour que celui-ci conserve, dans le cadre du Brexit, tous les avantages pour la City (ce qui serait évidemment, si c'était vrai, une trahison au regard des intérêts français et européens)- Madame May a finalement accepté de signer pour Hinkley Point, avec un certain nombre de réserves qui n'ont évidemment pas davantage été rendues publiques. Pourtant, le surcoût pour les consommateurs britanniques est astronomique (39 milliards de livres selon l'équivalent britannique de la Cour des Comptes) même si c'est en définitive le contribuable français qui prend à sa charge tout le risque lié à la construction d'un EPR que ni AREVA, ni EDF n'ont été capables jusqu'à présent de mener à terme. D'où l'attitude des syndicats d'EDF qui continuent, avec juste raison, à critiquer une décision prise en violation flagrante de toutes les obligations liées au fonctionnement normal d'un conseil d'administration et qui met en péril à terme leur entreprise. Il faut en effet rappeler que la notation d'EDF ne cesse de baisser et Standard&Poors a ramené la note de A à A- à la suite de l'annonce de la réalisation de Hinkley Point. Le cours de l'action a baissé de 80 % en quelques années et, aucune banque n'accepte de financer les EPR de telle sorte que seuls les fonds propres peuvent être utilisés. Cela signifie très clairement que les 2 milliards de recapitalisation d'EDF sont de la roupie de sansonnet à côté des sommes astronomiques que l'État français, c'est-à-dire le contribuable, va devoir sortir pour satisfaire aux besoins d'EDF : certains parlent de 40 milliards soit 20 milliards indispensables pour assurer les investissements sur les centrales françaises et 20 milliards pour Hinckley Point.... Mais, la France aura bien du mal à soutenir qu'il ne s'agit pas d'une aide d'État et ce d'autant plus que les 2 milliards de recapitalisation du mois de juillet ne semblent pas avoir été soumis à l'aval préalable de la Commission européenne. En réalité, la tragédie financière d'EDF qui s'ajoute à une tragédie économique réédite avec quelques années de retard le drame d'Aréva.

 

En effet, la tragédie économique est patente. Pour la comprendre, il suffit de comparer la politique intelligente que Madame Kocher a présenté pour Engie, qui présente de nombreux points communs avec celle choisie par EON en 2014 à celle d'EDF. La révolution énergétique qui booste le renouvelable et la décentralisation énergétique est antinomique, incompatible, avec le choix nucléaire. De même que la diligence n'a pas gagné contre la voiture, le nucléaire ne peut pas gagner contre le renouvelable. Pourtant, EDF s'entête et avec lui le gouvernement. Cet entêtement est d'autant plus redoutable que le coût du renouvelable ne cesse de baisser, que le marché de l'électricité est interconnecté et que par voie de conséquence EDF va rencontrer de plus en plus de difficultés à vendre son énergie nucléaire, et a fortiori à un prix qui équilibre a minima son coût de revient. Malgré tous les efforts faits par EDF et le gouvernement pour réduire au strict minimum les choix des Français et des collectivités locales en faveur du renouvelable et de l'autonomie énergétique, le mouvement se lance. Certes, la Programmation Pluriannuelle de l'Energie que la ministre de l'écologie vient de mettre en consultation est un modèle de communication pour tenter de dissimuler le maintien d'un choix du tout nucléaire, incompatible même avec le 50 % de nucléaire en 2025... en effet, aucune décision n'est annoncée, hormis Fessenheim, pour réduire la part du nucléaire et c'est à EDF que revient le choix... et la responsabilité de prendre cette orientation... dont chacun sait qu'il ne veut pas la prendre. Nous sommes donc en "Absurdie" puisque la politique officiellement menée en faveur des énergies renouvelables est incompatible avec la politique officieusement menée en faveur du nucléaire. Le résultat en est des textes qui restent au milieu du gué, l'absence d'une grande filière française du renouvelable et un choix énergétique qui fera à terme de notre pays un de ceux où l'énergie coûte le plus cher.

 

Tout ceci est grave mais l'est infiniment moins que ne le serait une catastrophe nucléaire dans notre pays. Or, même si l'autorité de sûreté nucléaire veille très sérieusement, les sources d'inquiétude sont immenses. D'une part, l'enquête diligentée à la suite des défauts constatés sur la cuve de Flamanville a mis en évidence les défauts affectant une série de réacteurs... en fonctionnement. Du coup, sept ou huit réacteurs sont à l'arrêt pour une durée indéterminée, ce qui prouve au passage que la France pourrait parfaitement fonctionner avec une petite dizaine de réacteurs en moins. Ces défauts graves viennent s'ajouter à toutes les faiblesses déjà détectées par l'Autorité de Sûreté Nucléaire, qu'elles soient systémiques comme par exemple la corrosion des enveloppes de combustible ou particulières à tel ou tel réacteur. De plus, la légèreté dont fait preuve EDF pour élaborer des scénarios d'accidents fait frémir si l'on se réfère à l'incident de Paluel, la chute d'un générateur de vapeur de plusieurs centaines de tonnes, dont l'exploitant avait refusé de faire l'analyse de risque au motif qu'il s'agissait d'un accident impossible. Le manque criant de moyens financiers d'EDF et très certainement les pressions croissantes qui vont s'exercer sur l'autorité de sûreté nucléaire pour qu'elle se montre "compréhensive" constituent un risque majeur sur la sûreté de nos installations.

 

D'une certaine manière, moins nous investissons pour le renouvelable et l'efficacité énergétique, plus nous restons dépendants du nucléaire, plus nous nous condamnons à faire fonctionner des centrales qui devraient être arrêtées, plus nous sommes en situation de risque.

En définitive, au cours de ce quinquennat, les questions fondamentales autour du nucléaire n'auront pas été réellement posées et tout aura été fait pour faire croire qu'il est possible de développer simultanément les énergies propres et le nucléaire. Le débat se sera focalisé sur Fessenheim et aura donné l'impression d'une querelle intra-majoritaire entre le parti socialiste et les Verts. Il est temps de comprendre que la réduction de la place du nucléaire n'a pas à être faite pour faire plaisir aux écologistes, comme le soutient la droite mais parce que c'est l'intérêt de la France.

Espérons que le débat présidentiel qui s'ouvre permettra, même si nous sommes déjà assurés de la parfaite entente entre Les Républicains et le Parti socialiste pour maintenir le tout nucléaire (malgré quelques nuances), de poser les vraies questions et de sortir du déni hexagonal dans lequel ils veulent nous enfermer.

 

 

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21,

ancienne ministre de l'Environnement

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Egypte : l'eau usée fait pousser la forêt dans le désert

Egypte : l'eau usée fait pousser la forêt dans le désert | Home | Scoop.it

Pays arabe le plus peuplé, l’Égypte concentre la quasi-totalité de sa population sur les rives du Nil. Ailleurs ? Le désert. En pleine sécheresse, des scientifiques ont choisi de faire pousser des forêts pour combattre l’avancée du désert. Leur recette miracle : utiliser les eaux usées semi-traitées (et aux propriétés proches des engrais) pour faire grandir la végétation à une vitesse dingue. La traversée du désert touche à sa fin.

Plus les jours passent et plus le désert égyptien gagne du terrain. Dans cette région bouffée par la sécheresse, la course contre la montre a débuté depuis bien longtemps.Et pour endiguer l’avancement du désert, la meilleure solution reste encore de planter des arbres. Mais dans l'aridité du désert, l’eau est aussi présente que l’air dans l’espace. Autant dire que le gaspillage n'est pas à l'ordre du jour, encore moins pour reverdir une zone totalement ensablée. 

 

Heureusement, les scientifiques sont là. Et en Egypte, ils ont oublié d’être idiots. L’idée est géniale et simple : utiliser les eaux usées semi-traitées, généreusement chargées en phosphates et en nitrogène, pour faire pousser la forêt. En plus de ne pas puiser dans les réserves d’eau potable, les eaux usées possèdent des propriétés similaires aux engrais. Résultat : les arbres grandissent à une allure folle et redonne de l’air à une région étouffée. 

Des eaux usées aux propriétés miraculeuses

A deux petites heures du Caire, la forêt de Sérapium prend pied dans un paysage aussi hostile qu’aride. Lancé au milieu des années 90 par le gouvernement égyptien, le programme de reforestation prévoyait alors de replanter arbres et végétation dans 36 zones du pays. A Sérapium, l’objectif est atteint et la forêt s’étend sur plus de 200 hectares. Mieux encore, la zone choisie semble être bénie des dieux : les arbres y poussent 4 fois plus vite qu’ils ne le feraient dans un climat tempéré comme celui de l'Allemagne. 

 

Explication rationnelle ou intervention divine ? Choix numéro un. Le système d’irrigation mis au point par les scientifiques est une folie. Alors que le sol désertique est tout sauf propice au développement végétal, les eaux usées issues du bassin de drainage situé dans le village voisin d’Ismailia ont permis la pousse de centaines d’arbres. Et ça n’est pas tout : l’utilisation de cette eau, partiellement traitée mais pas assez propre pour être consommée, permet aux plantes de croître comme la verdure utilisant des engrais. Les bienfaits des engrais chimiques sans les inconvénients. Moralité : là où il faudrait 60 ans à un arbre européen pour atteindre sa taille critique, l’arbre égyptien n’a besoin que de 15 ans.

Le désert égyptien, la jungle de demain ?

Cet oasis d’un genre nouveau repousse l’étendue du désert et pourrait faire bien plus encore. Face au succès du projet, l’Egypte a flairé le bon filon et espère réaliser d’importants profits économiques. Au total, 650 000 hectares de désert pourraient être convertis et servir à la production de bois. Mais pour tout ça, il faudrait avoir accès à 80 % des réserves d’eaux usées. Et c’est là que ça se gâte car le pays manque cruellement de financements pouvant permettre de bâtir les infrastructures nécessaires au transport des 7 milliards de mètres cubes d’eau concernés. Un petit coup de main les amis ? 

 

Avec 96 % de zones désertiques, l’Egypte fait partie des pays les plus secs et arides de la planète. La reforestation est donc un enjeu environnemental majeur avant d’être un pari financier. Mais entre les deux, il va sûrement falloir faire un choix. Et pas sûr que l’écologie l’emporte sur l’économie, surtout en Afrique. Wait and see… 

 

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L’atmosphère terrestre a atteint une concentration de CO2 record

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Dans quelle mesure le réchauffement climatique est-il irréversible ? (© Shinobu Sugiyama/Flickr)

 

“Keep calm and breath”! Enfin pas trop non plus, à en croire une note publiée sur le site de l’institut d’océanographie américain Scripps. Son auteur, le professeur de géochimie Ralph Keeling, affirme que pour la première fois cette année, le taux de 400 parties par million (ppm) de CO2 dans l’atmosphère, habituellement le plus haut, devrait cette fois-ci être dépassé. Il devrait, selon les estimations du centre de recherche, atteindre un taux de 401 ppm en octobre, puis de 410 ppm en novembre, et ainsi de suite. Conclusion, un retour en arrière est “quasiment impossible“, dixit l’article.

 

Le seuil des 400 ppm comme un tournant

En fait, la barrière symbolique du taux de 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère, fixée parl’Observatoire de Mauna Loa à Hawaii, a été atteint en 2013, avec des pics en été et des baisses en septembre (ce qui n’est pas le cas cette année). À titre comparatif, la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère avant la révolution industrielle (amorcée dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle) avoisinait à 280 ppm. Une situation alarmante pour le site Motherboard, qui relaye l’information :

“Il y a quelques années, les scientifiques nous ont avertis que si la concentration de carbone dans l’atmosphère venait à dépasser les 400 ppm, cela marquerait un tournant dans l’histoire de notre climat puisque nous aurions atteint un seuil susceptible de nous faire entrer dans une période noire : le réchauffement climatique deviendrait totalement irréversible.”

 

À part avoir un effet alarmiste, il est difficile d’évaluer les conséquences directes d’une telle information. Si ce n’est la poursuite des conséquences déjà observées du changement climatique : extinction des espèces, montée des océans, fonte des glaces… En plus de l’adoption urgente de l’Accord de Paris, les climatologues appellent à doubler voir à tripler les efforts pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

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ALERTE NUCLÉAIRE : L’ASN RECONNAIT POUR LA PREMIÈRE FOIS LA DANGEROSITÉ DE LA CENTRALE DE FESSENHEIM

ALERTE NUCLÉAIRE : L’ASN RECONNAIT POUR LA PREMIÈRE FOIS LA DANGEROSITÉ DE LA CENTRALE DE FESSENHEIM | Home | Scoop.it

25 SEPT. 2016 — ALERTE NUCLÉAIRE : L’ASN RECONNAIT POUR LA PREMIÈRE FOIS LA DANGEROSITÉ DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE ALSACIENNE DE FESSENHEIM.

Fessenheim, le 25 septembre 2016.

Mesdames, Messieurs député(e)s, élu(e)s de la République française.

Je vous sollicite à nouveau en riverain inquiet de la doyenne des centrales nucléaires françaises de Fessenheim. En effet, des éléments nouveaux confirment la dangerosité de la centrale nucléaire de Fessenheim.

En date du 23 septembre 2016, l’AFP dans l’affaire d’Areva au Creusot révélée au printemps 2016 avec la falsification de documents de certification sur plusieurs centaines de pièces d’équipement des centrales nucléaires en France et dans le monde, nous apprend que sur les 87 irrégularités les plus graves constatées, figure la centrale nucléaire de Fessenheim. Mais là où se singularise l’irrégularité à la CNPE de Fessenheim, c’est qu’elle compromet désormais la sûreté de l’installation nucléaire alsacienne !

En effet, l’ASN, gendarme du nucléaire français par la voix d’un de ses directeurs adjoints, Julien Collet, affirme à l’AFP le 23 septembre 2016, je cite : « La seule des 87 irrégularités qui se singularise, c’est Fessenheim, la nature de l'anomalie est susceptible de remettre en question la sûreté de l'équipement ».

Dans ces conditions, je vous demande Mesdames, Messieurs les élu(e)s, d’exiger la fermeture immédiate de la centrale nucléaire de Fessenheim au nom de la sécurité des populations riveraines et notamment de mes enfants.

Cette promesse présidentielle de 2012 de fermeture de la centrale nucléaire alsacienne doit donc être immédiatement mise en œuvre dans le cadre de la sûreté nucléaire, au nom du principe de précaution.

Les accidents nucléaires de Tchernobyl en Ukraine en 1986 et de Fukushima au Japon en 2011, ont montré le caractère irréversible sur les territoires contaminés par la radioactivité et les conséquences sanitaires graves pour les populations, notamment les femmes et les enfants.

La France ne peut plus prendre le risque de voir une région, un territoire impacté par un accident nucléaire majeur. Le préjudice environnemental, sanitaire et économique serait incommensurable et l’Histoire de France à jamais souillée par l’atome.

Avant qu’il ne soit trop tard et au nom de la République, au nom de nos enfants, au nom des générations à venir, notre responsabilité devant l’humanité doit nous conduire dans les délais les plus brefs à fermer la doyenne des centrales nucléaires hexagonales et amorcer en France la sortie du nucléaire.

Je vous remercie Mesdames, Messieurs les élu(e)s de la République pour votre engament politique au service d’une France durable et responsable.

Gabriel WEISSER
Eco-citoyen et riverain inquiet de la doyenne des centrales nucléaires française de Fessenheim.

Copie au public et aux médias et à Monsieur le Maire de Fessenheim, Haut-Rhin.


Lien :
http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/fessenheim-l-autorite-de-surete-nucleaire-dresse-un-constat-severe_1833763.html

http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/09/23/plusieurs-anomalies-detectees-sur-des-equipements-de-l-epr_5002708_3244.html
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/09/23/20-anomalies-detectees-sur-des-equipements-de-l-epr
http://www.dna.fr/actualite/2016/09/23/20-anomalies-detectees-sur-des-equipements-de-l-epr
https://reporterre.net/Vingt-anomalies-detectees-sur-l-EPR-de-Flamanville

 

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Via Domitia crée la première école dédiée aux énergies renouvelables

Via Domitia crée la première école dédiée aux énergies renouvelables | Home | Scoop.it
L’inauguration, le 15 septembre 2016, de Sup’EnR à Perpignan, une école d’ingénieur unique en son genre en France.
 
 
L’université de Perpignan Via Domitia vient de lancer la première école d’ingénieur spécialisée dans les énergies renouvelable en France. Objectif, répondre aux besoins des entreprises face aux enjeux de la transition énergétique. La formation se déroulera sur trois ans.

Le lancement de la première école d’ingénieur dédiée aux énergies renouvelables, le 15 septembre dernier, a créé l’engouement à Perpignan. Sup’EnR est accessible aux titulaires d’un Bac +2 qui deviendront des spécialistes en génie des procédés appliqués à l’industrie et aux bâtiments. « Les Pyrénées-Orientales sont un département où les énergies renouvelables sont extrêmement développées. Jusqu’à présent, les formations abordaient les énergies renouvelables de façon ponctuelle. Sup’EnR permettra à des élèves ingénieurs de viser des fonctions de type chef de projet ENR, développement de sites éolien, conception de système énergie renouvelable, mais aussi de l’hybridation avec les énergies fossiles… », explique Régis Olivès, directeur de l’école.

 

Une formation pluridisciplinaire

Bien que spécialisée, la formation d’Ingénieur en énergies renouvelables est extrêmement diversifiée : hydroélectricité, biomasse, éolien, biogaz, thermodynamie des machines… les connaissances techniques acquises au cours des trois années sont très variées. Cette formation est adossée à deux laboratoires, Promes (Procédé matériaux énergie solaire), branche du CNRS, et à Art-dev, spécialisé dans l’aménagement du territoire et du développement durable. Les étudiants bénéficieront d’un accès à plusieurs plateformes technologiques, pour certaines uniques au monde comme le grand four solaire d’Odeillo, ou la centrale solaire de Thémis. Chaque année, leur apprentissage sera complété de stages, aussi bien dans l’industrie, que dans des laboratoires de recherches ou encore dans des bureaux d’études, ainsi que par des séjours de 12 semaines obligatoires à l’étranger.

 

Intégrer Sup’EnR

Insa Toulouse, partenaire de l’école a procédé à la sélection de la première promotion. 32 étudiants, choisis parmi 240 candidatures, ont déjà intégré la formation, dont coût a été fixé à 800 euros par an, accessibles aux boursiers. « Nous recrutons les étudiants sur dossier et entretien, ils proviennent essentiellement de classes prépa, de BTS, d’IUT et de Licences », indique le directeur de l’école. « Même en formant 30 élèves par promotion, compte tenu des récents rapports sur le secteur des énergies renouvelables, nous serons en dessous des besoins des entreprises », assure Régis Olivès, convaincu de l’avenir prometteur du secteur, qui poursuit : « L’école est pour l’instant unique, mais cela ne va pas le rester ! »


Coralie Pierre

 

Jacques Le Bris's insight:

Selon un commentateur éclairé, il faut préciser que :

 

En fait Sup’ENR remplace désormais la formation dispensée par Polytech Montpellier Département Energétique Energies renouvelables, 1re école dédiée aux énergies renouvelables, sur le site de Tecnosud à Perpignan et ceci depuis plus de 5 ans sur la base d’une cinquantaine d’élèves par promotion.

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Energie : «la transition vers un nouveau modèle est devenue irréversible»

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Alors que les Etats-Unis et la Chine ont annoncé samedi leur ratification de l'accord de Paris sur le climat au sommet du G20, Pascal Canfin, patron de l'ONG WWF France, souligne que l'essor mondial d'un système basé sur les énergies renouvelables est déjà très engagé.
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    Energie : «la transition vers un nouveau modèle est devenue irréversible»

Le climat se réchauffe à un rythme inédit, les politiques semblent l'ignorer, le blues vous gagne… «Surtout pas, regardez, il y a de l’espoir, la transition énergétique mondiale est déjà en marche !», répond en substance le WWF. D'autant que les Etats-Unis et la Chine viennent de ratifier ce samedi l'accord de Paris, signé en décembre.

Dans un rapport publié jeudi, l’ONG au panda y détaille une quinzaine de «grands signaux» prouvant que celle-ci est même «irréversible», quoique trop lente (essor des énergies renouvelables, déclin de l’industrie du charbon, engagement des villes et des entreprises…). Vendredi, elle se félicitait aussi de l’annonce de l’émission par la France d’obligations vertes souveraines. Entretien avec Pascal Canfin, directeur général du WWF France, ancien député européen (EE-LV) et ancien ministre délégué au développement de 2012 à 2014.

Parmi les «quinze signaux prouvant que la transition énergétique est en marche» recensés par le WWF, lesquels vous semblent les plus importants et à même de changer la donne ?

Difficile de choisir. Ce qui change la donne, c’est l’addition de ces signaux. Quand on voit que la consommation de charbon baisse en Chine, que les énergies renouvelables ont représenté 90 % de la nouvelle génération d’électricité en 2015, que les émissions de CO2 liées à l’énergie stagnent dans le monde ou que le prix des panneaux solaires photovoltaïques a chuté de 80 % sur les cinq dernières années, on voit clairement que nous sommes parvenus à un tournant. Et que cette transition vers un nouveau modèle énergétique mondial est devenue irréversible.

Nous montrons dans ce rapport que l’espoir est possible, qu’on entrevoit le bon chemin. Même si nous soulignons que si on n’accélère pas sur ce chemin, on ne parviendra pas à tenir l’objectif des +2°C [de hausse de la température moyenne du globe par rapport à l’ère préindustrielle, ndlr]. Le document est surtout centré sur l’électricité, mais sur la mobilité et les transports, par exemple, il reste beaucoup à faire.

Nous rappelons aussi que le nombre d’emplois dans les renouvelables ne cesse d’augmenter : il a atteint le niveau record de 8,1 millions d’emplois dans le monde en 2015. L’Organisation internationale du travail (OIT), qui représente à la fois les salariés et les patrons, a montré qu’un monde compatible avec l’accord de Paris sur le climat, qui limite la hausse des températures à +2°C, est un monde qui crée 60 millions d’emplois au niveau global, dont environ 800 000 pour la France. Contrairement à ce que certains continuent de véhiculer, il n’y a aucune opposition entre la lutte contre le chômage et la lutte contre le dérèglement climatique. Au contraire, c’est un puissant levier de création d’emplois.

 

Comment expliquez-vous que nos dirigeants ne se rendent toujours pas compte de ce changement de paradigme et de son potentiel en termes d’emplois ?

L’enjeu, c’est la bataille culturelle. Les technologies sont là, elles sont mûres, même s’il reste des améliorations à faire, par exemple sur lestockage de l’électricité d’origine renouvelable. Techniquement, une grande partie des sujets sont résolus, mais dans la tête des décideurs, ce n’est pas encore le cas. Ils imaginent que ce n’est pas compétitif, pas assez puissant, que ce n’est pas avec des éoliennes qu’on va faire rouler un TGV… Peut-être parce qu’il existe un énorme écart entre les prévisions institutionnelles de développement des énergies renouvelables et la réalité du marché. L’Agence Internationale de l’Energie (AIE), par exemple, a systématiquement sous-estimé leur déploiement et a dû revoir ses chiffres à la hausse. Nos schémas culturels et mentaux sont complètement dépassés par la réalité.

 

La Chine paraît désormais plus volontariste et innovante que l’Union Européenne…

L’environnement y est devenu une question d’instabilité politique. La première cause de mécontentement des classes moyennes urbaines chinoises est la dégradation de leur qualité de vie. C’est pour cela que la consommation de charbon y recule au profit des renouvelables, dans lesquelles le pays investit massivement. Les gouverneurs des provinces y seront aussi notés en fonction de leur capacité à améliorer le capital naturel de leur région. Imaginez qu’on confie la même mission aux préfets, en France !

 

La France est très à la traîne. Pourquoi?

La France est une exception. C’est le seul pays au monde à être autant nucléarisé, avec plus de 75% de son électricité d’origine nucléaire. A la seconde place figure la Slovénie, mais loin derrière, avec «seulement» 55% d’électricité nucléaire. Résultat, nos élites politiques et économiques, de gauche comme de droite, ont une vision du monde de l’énergie totalement dépassée. Alors que nos voisins, eux, avancent. En 2015, les énergies renouvelables ont fourni 48% de l’électricité du Portugal et plus de 32% de la consommation domestique en Allemagne. En France, nous n’atteignons même pas 15%.

 

Quel est votre regard sur le bilan du gouvernement Hollande en matière de transition énergétique?

La loi sur la transition énergétique, adoptée mi 2015, fixe des objectifs cohérents. Le seul sujet, depuis, c’est sa mise en œuvre. Tout n’est pas à jeter. Il y a des avancées. Nous soutenons Ségolène Royal quand elle décrète un moratoire sur les nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures. Et la France se positionne comme un leader de la finance verte. Regardez l’annonce de ce vendredi : la France va émettre neuf milliards d’euros d’obligations vertes sur trois ans, c’est le premier pays au monde à le faire!

Par contre, la PPE [Programmation pluriannuelle de l’énergie, qui doit traduire concrètement les objectifs de la loi, ndlr] n’avance pas, et on risque de sortir de ce quinquennat sans avoir engagé de sortie de l’exception française sur le nucléaire. Pour l’instant, ceux qui cherchent à gagner du temps dans ce domaine ont gagné, car aucun choix structurant n’a été réellement engagé. Ramener la part de l’atome dans la production d’électricité de 75% à 50%, comme le prévoit la loi, n’est pourtant que du bon sens : cela permettrait de nous rendre moins prisonniers de la monoculture dans laquelle nous enferme ce choix du tout nucléaire. Or on sait que dans tous les domaines, agricole ou autres, la monoculture rend moins résilient, plus fragile.

 

Les propos tenus sur l’énergie par les candidats à la présidentielle vous rassurent-ils?

Pas du tout. Quand j’entends Emmanuel Macron et Arnaud Montebourg à gauche, ou Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire à droite, j’entrevois une grande régression, et non pas une grande transition. Emmanuel Macron dit qu’il incarne une forme de modernité, mais sur tous les sujets environnementaux, il défend le modèle industriel du 19e et du 20e siècle! De façon générale, à part quelques-uns comme la maire de Paris Anne Hidalgo, aucun grand responsable politique ne place la transition énergétique au centre du débat.

 

Le rapport souligne l’engagement des villes. Est-ce désormais à cette échelle-là que la politique est la plus innovante et efficace?

Aujourd’hui, plus aucun maire de grande ville ne peut être élu si son programme n’est pas à la hauteur en matière environnementale. Ce qui fait l’élection d’un maire de grande métropole, ce sont ses propositions en matière d’amélioration de la qualité de l’air, des transports, de la qualité de vie… Ce n’est absolument pas le cas pour les élections nationales. Pour l’instant, l’environnement n’en est qu’un thème mineur, à gauche comme à droite. Nous lançons sur les réseaux sociaux une campagne d’interpellation des candidats aux primaires sur ce sujet. Nous allons par exemple leur poser cette question : savez-vous que les renouvelables ont représenté 90% de la nouvelle génération d’électricité en 2015 dans le monde?

Une des moyens de faire en sorte que les questions écologiques figurent parmi les enjeux majeurs de la campagne, c’est de les connecter aux questions de sécurité. Ce qui est insoutenable n’est pas stable, donc pas sûr. Les impacts des dérèglements climatiques sont un multiplicateur de menaces, on ne peut plus penser le monde sans intégrer cette nouvelle donne. Le cas de la Syrie est bien documenté et très révélateur : une des causes du conflit, ce sont les quatre ans de sécheresse qui ont frappé le pays entre 2006 et 2009 et ont forcé près d’un million de Syriens à se déplacer au sein du pays. Un monde à +3°C ou +4°C, c’est forcément un monde plus chaotique.

 

Quid des entreprises?

Il faut sortir du faux débat qui les opposerait aux Etats. La première condition pour qu’elles puissent vraiment se lancer dans la transition énergétique, c’est que les règles du jeu soient claires. L’une des raisons pour lesquelles la France régresse en matière d’énergies renouvelables, c’est parce que les règles du jeu n’ont pas cessé de changer. Ceci dit, le poids de certains lobbys reste important. Malgré l’effondrement de son modèle économique, qui pousse des administrateurs à démissionner et qui mécontente les syndicats en interne, EDF reste un Etat dans l’Etat. Malgré l’évidence, ses dirigeants veulent freiner la transition, un peu comme si le lobby de la poste avait voulu bloquer l’essor des mails. Ils ont fait le choix du tout nucléaire et ont du mal à se déjuger. Mais c’est au politique de montrer sa capacité à dépasser cela. Il est désespérant que le système soit bloqué par quelques personnes. L’idéal serait un responsable qui dise : «je veux un grand plan pour permettre à la France de se mettre sur la trajectoire des +2°C maximum, je le traduis partout, dans tous les secteurs, et vous verrez que ça paiera».

 

Coralie Schaub
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