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Des cafards, qui cohabitent avec l'humanité depuis des millénaires, ont développé en quelques années dans leurs gènes une aversion au sucre pour survivre dans la bataille qui les oppose aux humains, montre une recherche publiée jeudi. Les exterminateurs ont commencé dans le milieu des années 1980 à utiliser du glucose, une forme de sucre, pour enrober les appâts empoisonnés et détruire ces insectes envahisseurs, source de maladies. Mais sept ou huit ans après le poison a cessé de faire effet. Les populations de cafards ont commencé à se multiplier rapidement, laissant les scientifiques pantois.
Jules Silverman, professeur d'entomologie à l'Université de Caroline du nord (sud-est) et co-auteur de l'étude publiée jeudi dans la revue Science, a découvert leur secret peu après.
Il a tout d'abord constaté que les cafards n'étaient pas devenus résistants aux insecticides, mais qu'ils refusaient tout simplement de manger des appâts contenant du glucose. Ce chercheur a également établi que cette aversion avait une cause génétique héréditaire transmise de générations en générations.
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ALGER - Plus de 50.000 piqûres de scorpion ont causé en 2012 le décès de 51 personnes dans les wilayas des Hauts Plateaux et du Sud, a-t-on indiqué mardi à la direction de la prévention au ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière.
L'interdiction temporaire de trois insecticides mortels pour les abeilles n'interviendra qu'à partir de décembre. La Suisse s'est alignée sur les directives de l'Union européenne.
Une expédition scientifique prendra la mer le 20 mai pour étudier le continent de plastique. Situé dans le nord-est de l'océan Pacifique, ce "septième continent" s'étend sur une surface d'environ 3,4 millions de km2, six fois la France, faite de microparticules de plastique et de déchets en tous genres produits par l'activité humaine. [...] Mais dans le Pacifique nord, cette masse d’ordures constitue aussi un milieu propice à la reproduction d'une espèce d'araignée d'eau, l'Halobate sericeus, capable de vivre dans un milieu marin mais qui a besoin d'un terrain solide pour pondre ses œufs. Les déchets forment un incubateur de rêve pour l'insecte, qui fait désormais partie de la chaîne alimentaire... Au risque de la détruire. Manne inespérée pour les crabes, les poissons ou les oiseaux de mer, l'Halobate est, elle aussi, un prédateur qui affectionne le zooplancton et les œufs de poisson. Sa prolifération menace aujourd'hui de déséquilibrer l'ensemble de l'écosystème.
(Phys.org) —The behavior of social spiders may settle debates over the benefits of older siblings. Cornell researchers studying Australian social huntsman spiders have discovered that younger siblings thrive when raised in nests with older siblings.
On aurait tendance à croire que pratiquement toutes les araignées tissent des toiles pour attraper leur proie. Pourtant, plus de la moitié de toutes les espèces modernes d’araignées ont abandonné la construction de toiles ou n’ont jamais développé une telle adaptation. La raison ? Eh bien, apparemment, c’est bien moins coûteux, en terme d’énergie dépensée, d’attraper à mains nues son repas que d’élaborer et de construire une grande toile. Certaines araignées chasseuses ont donc développé de nouvelles techniques de traque et une poigne de fer. [...] Les chercheurs ont publié ses résultats dans le numéro de mai de la revue scientifique PLoS ONE : The Great Silk Alternative: Multiple Co-Evolution of Web Loss and Sticky Hairs in Spiders. http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0062682
Les invasions de fourmis se succèdent dans le sud-est des États-Unis. Ainsi, les fourmis folles (Nylanderia fulva) gagneraient du terrain depuis 2002, tout en mettant à mal et en repoussant leurs cousines dites de feu.
1 habitant de la Croix Rousse est revenu en France infecté par la dengue. L'Agence régionale de Santé confirme le cas d'un homme qui a contracté la maladie en Nouvelle-Calédonie. Mais la présence du moustique-tigre est aussi confirmée en Rhône-Alpes.
Insectes insignifiants que dangereux, les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont présentes dans plusieurs régions françaises, en campagne comme en zone urbanisée. Leur prolifération préoccupante provoque un affaiblissement des arbres et augmente les risques sanitaires dans le même temps, les poils extrêmement urticants et allergisants de ces chenilles pouvant se révéler redoutables pour les hommes comme pour les animaux.
La situation est de plus en plus critique concernant l'invasion de criquets à Madagascar. Selon les estimations du Centre national anti-acridien (CNA), plus de 2000 hectares de champs ont déjà été détruits par l'invasion acridienne. La Grande île n'avait pas connu une telle situation depuis 1950. Plusieurs régions sont particulièrement touchées, notamment dans le Sud, l'Ouest et sur les hauts-plateaux. Comme le rapporte Midi Madagasikara, dans certaines zones où les criquets font des ravages, les paysans ne récoltent que 8% de leurs produits agricoles. [...]
Via Ny Rado
VIDÉO. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les cocotiers et certaines variétés de bananiers sont touchés par le syndrome de Bogia, une nouvelle maladie causée par des phytoplasmes, bactéries transmises par des insectes. La maladie menace la collection internationale de cocotiers de l'ensemble de la région Pacifique, localisée dans la province de Madang. La collection rassemble 3200 individus représentant 57 variétés différentes avec pour objectif la conservation des variétés de la région. Les conséquences de la maladie sont d’ordres à la fois économique, social et conservatoire. Les chercheurs de plusieurs instituts de recherche, dont le Cirad et Bioversity International, sont sur le pied de guerre.
Les insectes pourraient devenir les nouveaux soldats de la lutte contre la faim, suggère un rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) publié lundi à Rome. [...] En plus d'être nutritive, la culture d'insectes constitue une alternative écologique à la production industrielle de viande, responsable de 18 % des émissions globales des gaz à effet de serre. Deux kilos de nourriture sont nécessaires pour produire un kilo d'insectes, comparativement à la viande bovine, qui en nécessite quatre fois plus. Plutôt que de les déguster eux-mêmes, certains éleveurs à travers le monde utilisent les insectes pour nourrir poissons et volailles. Une solution écologique, puisque la culture d'insectes peut se faire à partir de déchets organiques, les restes de table et le lisier compris. De plus, leur élevage nécessite peu d'eau et produit de très faibles émissions de gaz à effet de serre. [...] D'ici 2030, il y aura plus de 9 milliards de bouches à nourrir, rappelle la FAO, en plus des milliards d'animaux élevés chaque année. Signe que les insectes gagnent en popularité, l'Union européenne avait investi près de 4 milliards de dollars en 2011 dans la recherche et la promotion des insectes dans l'alimentation. Le potentiel forestier est l'objet de la Conférence internationale sur les forêts au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition, qui se tient à Rome du 13 au 15 mai.
Deep-sea explorers recently discovered a methane-based ecosystem nearly one mile beneath the waves of the Atlantic Ocean. Few of these methane-munching ecosystems have been found along the U.S. Atlantic coast.
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[...] Cette alliance entre les fourmis et les acacias est maintenant inscrite dans les manuels scolaires, mais elle est encore plus intime qu’on ne l’avait pensé. Certains acacias ne se contentent pas de fournir leurs fourmis avec une nourriture. Ils offrent l’équivalent biologique d’un chèque, d’une récompense que seules les fourmis peuvent encaisser. Chaque partenariat est vulnérable aux voleurs. Les très nutritifs corps beltiens de l’acacia pourraient facilement être pillés par n’importe quel insecte assez rapide pour éviter les fourmis qui patrouillent. Mais les insectes voleurs se retrouveraient devant un repas pauvre et potentiellement dangereux. [...] L’étude publiée sur Molecular Ecology :Exclusive rewards in mutualisms: ant proteases and plant protease inhibitors create a lock–key system to protect Acacia food bodies from exploitation. http://tinyurl.com/pzojuue
INNOVATION – C'est l'œuvre de scientifiques français, allemands et suisses... Recréer l’œil à facettes d’une mouche. Ça, c’est fait. Des scientifiques suisses, allemands et français sont parvenus à mettre au point le premier œil de mouche artificiel capable, comme un insecte en vol, de mesurer le défilement des objets dans son champ visuel. Concrètement, cet œil baptisé CurvACE est composé de 640 petits yeux, appelés ommatidies –le même nom que pour les insectes. Chaque ommatidie est constituée d’une lentille de 172 microns et d’un pixel de 30 microns de diamètre. Et les résultats sont impressionnants: CurvACE offre un champ panoramique horizontal de 180° et vertical de 60°, pour une taille de seulement 15mm de diamètre, pour une consommation de quelques milliwatts et pour une masse de l’ordre d’une pièce de deux centimes. Cet œil artificiel est également capable de lire jusqu’à 1.000 images par seconde. [...]
Sans les moustiques, le paludisme ne serait pas capable d’infecter les humains. Non seulement il profite du transport, mais il semble maintenant que le parasite modifie également le comportement des insectes, rendant les moustiques infectés encore plus assoiffés de sang humain. [...] L’étude publiée sur PLOS ONE : Malaria Infected Mosquitoes Express Enhanced Attraction to Human Odor. http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0063602
Le cannibalisme sexuel est souvent associé aux mantes religieuses et aux veuves noires femelles, qui dévorent les mâles après s’être accouplées. Toutefois, un cannibalisme inverse peut aussi se produire. C’est le cas pour l’araignée Micaria sociabilis, où le mâle choisit et mange sa partenaire.
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[...] La nouvelle étude a utilisé la tomodensitométrie à haute résolution pour capturer des images en 3D de ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur de la chrysalide. Les chercheurs ont réussi à maintenir en vie un certains nombre de chrysalides tout en les bombardant de rayons X. [...] L’étude publiée sur The Journal of the Royal Society Interface : Metamorphosis revealed: time-lapse three-dimensional imaging inside a living chrysalis.
Paris - Un fossile marin vieux de 500 millions d’années et doté d’impressionnantes pinces en forme de ciseaux a été baptisé du nom de l’acteur américain Johnny Depp en l’honneur du personnage d’Edward aux mains d’argent qu’il a incarné dans le film... [...] Kooteninchela deppi appartient à un groupe d’arthropodes appelé Mégacheira - littéralement "grandes mains" en grec ancien - qui a donné naissance aux scorpions, mille-pattes, insectes et crabes que nous connaissons aujourd’hui. [...]
Depuis 37 ans, le professeur de biochimie Peter Davies, de l’Université Queen’s (Canada), tentait d’élucider le mystère de : pourquoi certains organismes, y compris les insectes et les poissons ne gèlent pas en hiver ? Ses recherches sur la protéine antigel des insectes, AFP pour “Antifreeze proteins”, a jeté une nouvelle lumière dans plusieurs domaines, y compris un nouveau document sur les longicornes originaires de Sibérie en image ci-dessous. [...] L’étude publiée dans le Journal of Biological Chemistry : Crystal Structure of an Insect Antifreeze Protein and Its Implications for Ice Binding. http://www.jbc.org/content/early/2013/03/12/jbc.M113.450973
On a découvert que les plantes peuvent communiquer entre elles si elles sont attaquées par les pucerons. On savait depuis quelque temps que les plantes peuvent communiquer via l'air (des composés chimiques spécifiques) afin de s'avertir d'un danger. Ce qui est étonnant cette fois est qu'elles se servent du réseau de champignons présents dans le sol. Les plantes ont en effet développé des défenses contre les attaques de pucerons : afin de les repousser tout en attirant parfois des prédateurs qui vont se régaler. [...] Source : Fungus network 'plays role in plant communication' http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-22462855
Résumé Chez les arthropodes tisseurs, la soie peut être utilisée pour la construction, la protection et la communication. La soie peut également informer de la présence de congénères. Elle peut renseigner sur la qualité d’un habitat et donc aider les individus lors du choix d’établissement. Dans ce contexte, nous avons étudié l’influence de la soie lors de la sélection d’un micro-habitat chez l’acarien tisserand, Tetranychus urticae . Trois facteurs ont été manipulés : la souche, le nombre et le stade des acariens. Notre étude montre que ces facteurs influencent le choix du micro-habitat. La tendance à s’installer sur une zone couverte de soie diffère en fonction de l’origine des acariens. Les femelles adultes montrent une plus forte tendance à s’installer sur une zone couverte de soie tissée par de nombreux congénères. Les larves semblent plus sensibles que les adultes à la présence de soie. La soie est utilisée comme indice social pour choisir le micro-habitat et, dès lors, l’organisation spatiale et l’agrégation de cet acarien semblent être façonnées par la réponse des individus à des signaux sociaux tels que la quantité de soie.
Le manioc, qui nourrit 500 millions de personnes dans le monde, est attaqué en Afrique par un virus [la striure brune du manioc (CBSD en anglais, pour Cassava Brown Streak disease)] en expansion d'Est en ouest à travers le continent. Un congrès de scientifiques et de donateurs réuni cette semaine en Italie va tenter de lui déclarer une guerre totale. [...] D'autant que d'autres fléaux frappent, tel le virus de la mosaïque du manioc (CMD en anglais), qui prive chaque année le continent de quelque 50 tonnes de récoltes. Le virus se répand en souches de plus en plus résistantes, à travers l'Afrique de l'Est et centrale. Le CMD, apparu d'abord en Inde, est véhiculé par des mouches blanches (Bemisia Tabaci) qui prolifèrent depuis une vingtaine d'années. "Tout récemment, note M. Fauquet, on a noté une nouvelle apparition de ces mouches en Zambie, donc vers l'Afrique australe, et aussi au Cameroun".
Des chercheurs de l'Institut Jacques Monod (CNRS/Université Paris Diderot) viennent de comprendre l'origine de la dépendance d'une mouche pour un cactus de la zone désertique du Mexique. Ils ont identifié, chez cet insecte, des mutations sur un même et unique gène normalement responsable de la transformation du cholestérol en un dérivé essentiel à leur survie. Au cours de l'évolution, ces mouches sont donc devenues dépendantes d'un cactus particulier, capable de leur fournir les molécules qu'elles ne sont plus en mesure de fabriquer elles-mêmes. Cette étude a été publiée dans Science.
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