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Aurélien BADET

aurelienbadet

Une veille passée mais ample sur les droits numériques, les communs et les transitions sociales.

17.6Kpublications
4topics
1langues
Portrait

Un veilleur des communs, des droits et des transitions

Aurélien BADET a bâti, entre 2012 et 2018, un vaste corpus francophone sur les mutations numériques, écologiques et sociales. Son activité publique sur Scoop.it est désormais dormante, mais elle dessine un profil de veilleur attentif aux libertés, aux communs, aux institutions et aux alternatives économiques.

Une veille discrète, une ligne lisible

Ses topics ont avancé avec peu de commentaires personnels. Ce silence éditorial n’effaçait pas une ligne claire: choisir des textes qui éclairent les rapports de pouvoir, les cadres juridiques, les modèles économiques et les alternatives concrètes.

Le numérique comme affaire publique

Les libertés publiques, les données personnelles, les communs numériques et l’écologie formaient un même terrain. Aurélien BADET a suivi les endroits où l’innovation touche aux droits, aux institutions et aux formes de coopération.

Une attention aux contre-modèles

La sélection a régulièrement opposé l’alerte et la solution. Pollution, surveillance, dépendance logicielle ou domination des plateformes y côtoyaient renouvelables, logiciel libre, ESS, makers et entrepreneuriat coopératif.

Ce qui a défini cette sélection

Une archive dense

Les quatre topics analysés rassemblent 17 639 publications. Cette ampleur donne à l’ensemble la forme d’une archive de veille, plus que d’une série de prises de parole personnelles.

Un socle documentaire solide

La sélection a privilégié les sources de presse tech, généralistes, spécialisées et institutionnelles. Le Monde, Next INpact, Numerama, Novethic, Reporterre, Framablog, la CNIL ou le CNNum revenaient comme points d’appui réguliers.

Des ponts entre technique et société

Les thèmes se répondaient: libertés numériques, transition écologique, logiciels libres et innovation sociale. La technologie y était rarement isolée; elle était reliée aux règles, aux usages, aux communs et aux effets sociaux.

Une portée installée

L’activité publique est aujourd’hui ancienne, mais elle a laissé une empreinte mesurable: plus de 307 000 vues et 175 000 visiteurs uniques sur l’ensemble du profil. Le travail a surtout compté par sa régularité passée et sa capacité de rassemblement.

Topics

Explorations

Le numérique lu par les libertés publiques

Ce topic a construit une lecture du numérique par les droits. Les données personnelles y apparaissaient comme une infrastructure économique et politique, depuis les courtiers de données jusqu’aux accès accordés par les grandes plateformes à des tiers.

La régulation n’y était pas traitée comme un simple dossier administratif. Le RGPD, les algorithmes publics, la stratégie cloud de l’État ou la transparence institutionnelle formaient un même paysage: celui d’un pouvoir numérique à rendre contrôlable.

Aurélien BADET a aussi suivi les effets urbains et géopolitiques du numérique. Le projet de ville portée par Google à Toronto, la neutralité du net ou les restrictions d’accès aux réseaux sociaux dessinaient une vigilance sur la façon dont l’Internet organise la vie collective.

La transition comme système, entre alerte et alternatives

Ce topic a suivi l’écologie comme une crise matérielle, pas comme une rubrique de bonnes intentions. Dégradation des terres, pollution de l’eau, exploitation minière de l’Amazonie et déchets plastiques y formaient une chronique insistante des limites physiques.

Mais la sélection ne s’arrêtait pas au constat. Elle repérait aussi les bascules possibles: renouvelables, sortie des hydrocarbures, nettoyage de rivières, recyclage populaire, autoroutes ferroviaires et initiatives locales.

L’économie responsable y était pensée à l’échelle des modèles sociaux. Revenu universel, consommation collaborative, finance durable et critique de l’obsolescence programmée composaient une question centrale: comment produire et consommer autrement sans réduire la transition à un geste individuel.

Le libre comme pratique civique

Ce topic a porté une vision du libre comme culture de la contribution. Les logiciels libres y étaient associés à l’accès au savoir, aux communs numériques et à une critique de la société de pure consommation.

La sélection a souvent surveillé les verrous: DRM, dépendance aux suites propriétaires, standards du web, choix publics. Le libre y devenait un enjeu civique autant qu’un choix technique.

En parallèle, le topic suivait les pratiques concrètes: Raspberry Pi, fabrication numérique, fab labs, hackathons, Gitlab, Mattermost. La technique y restait liée aux usages, à l’éducation et aux institutions.

Publications choisies