Quand la Belgique « internait » des migrants juifs, victimes du nazisme | L'actualité de l'Université libre de Bruxelles (ULB) | Scoop.it

Dans les années ‘30, la Belgique, comme d’autres pays européens, fut avare de solidarité envers les migrants juifs persécutés par les nazis en Allemagne, en Autriche et dans différents territoires de l’Europe de l’Est annexés par le Reich. Si 40 000 réfugiés trouvèrent au royaume un asile provisoire ou définitif entre 1933 et 1940, il y eut aussi des rafles, des refoulements qui équivalaient à des condamnations à mort, des emprisonnements et, in fine, la mise en place de centres fermés. En juin 1939, il y a 80 ans, l’un de ceux-ci fut créé à Marneffe, dans un château qui, après la guerre, devint une centre pénitentiaire. Plongée dans des archives qui nous racontent une époque noire. Un passé qui interpelle aussi notre présent alors que des partis politiques surfent à nouveau sans complexe sur la vague populiste du rejet de l’étranger.