"...Traduire, un acte proche de la peinture


 


Lauréat cette année de ce Grand Prix Société des Gens de Lettres / ministère de la Culture pour l’œuvre de traduction, Philippe Vigreux cite, pour décrire son métier, une phrase de Victor Hugo : « Le traducteur est un éternel peseur d’acceptions. ». Il s’agit pour lui d’un travail sinueux, à la fois syntaxique, stylistique et culturel qui se rapproche… de la peinture. « Dans l’acte de traduire, il doit y avoir ce double mouvement de rapprochement et de distance qu’effectue le peintre en peignant. Il s’approche au plus près de la toile pour y déposer une touche puis s’éloigne pour voir si cette touche s’inscrit bien dans l’ensemble du tableau et est en cohérence avec lui. C’est exactement comme cela qu’on procède pour traduire. »


 


Ce Grand Prix est le couronnement de son travail et une reconnaissance par ses pairs. « Je suis issu d’un milieu très modeste et le peu que je possède, je ne le dois qu’à mon travail. Ce prix en est la confirmation. » Très humblement, il se voit comme une « menuisier littéraire » - terme emprunté à Jacques-Alain Miller - des auteurs qu’il traduit. Un terme d’autant plus important en regardant les évolutions du métier de traducteur littéraire, par essence humain et artisanal. « La traduction littéraire est l’étalon idéal pour mesurer les dangers que l’IA fait peser sur une partie de nos vies. »"


https://www.culture.gouv.fr/actualites/traduire-un-texte-litteraire-un-travail-dans-l-infiniment-petit


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