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Miroir, joli miroir.... Tais toi!

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Nos voisins sont attristés de voir l’état déplorable de notre pays. Ils l’expriment quelque fois sans modération…

 

Nous évoquions récemment certains articles de presse de nos voisins suisses. (ICI ou encore ICI)

Il y a déjà quelques temps, nous évoquions les saillies « discourtoises » du Maire de Londres (ICI ou encore ICI) ou l’appel de David Cameron aux entreprises françaises (Souvenez vous) ou encore du Gouverneur du Mississipi (ICI) ou aussi l’article de Newsweek (ICI) et nous n’allons pas reprendre la longue litanie des articles de presses étrangers (russes, américains, allemands, danois, hollandais….) les interventions « musclées » d’officiels allemands ou chinois

Contentons nous de la dernière:

C’est dans le Timesmais repris dans l’ensemble de la presse britannique, que nous avons pu lire les déclarations dévastatrices tenues par Monsieur Andy Street, à Londres, lors de la remise des prix du concours John Lewis de start up entreprenantes. Andy Street y évoque son dernier séjour à Paris, où il reçu une récompense « en plastique, ce qui est révoltant ».

Le PDG de John Lewis, l’équivalent des Galeries Lafayette au Royaume Uni, s’est écrié « La France est finie! ». Il a décrit notre pays comme sclérosé, nos décideurs économiques comme irrémédiablement pessimistes et a appelé les entrepreneurs britanniques présents sur le marché français à s’en dégager avant la chute finale. Après avoir répété « La France est finie! », il a ajouté « Je n’ai jamais vu un pays malade à ce point…. rien ne fonctionne et tout le monde s’en fout! […] S’il me fallait la démonstration de ce qu’est un pays en déclin, je l’avais sous les yeux. A chaque instant que je voyais cela, je me disais « Dieu aide la France! »  » Vraiment, si vous avez investi dans du business en France, récupérez les rapidement. La croissance de la deuxième économie de la zone euro est scotchée sous la présidence de François Hollande … »

Revenant sur son récent voyage, il évoque la gare du Nord « que je peux seulement décrire comme la fosse aux immondices de l’Europe », alors que la gare de St Pancras est « moderne et tournée vers l’avenir ».

Soyons clair, aussi choquants que puissent être ces propos, il faut comprendre qu’ils sont prononcés par quelqu’un qui, comme David Cameron, comme Boris Johnson, aime la France, y séjourne régulièrement. Il ne s’agit pas d’un France bashing venant d’un francophobe comme il en existe tant et qui s’expriment si souvent dans des journaux comme les Daily Mirror, par exemple. Ce sont aussi des propos révélateurs, tout du moins dans leur partie « politique », d’une opinion partagée par de nombreux Britanniques concernant la situation alarmante de la France, seconde économie de l’Union, mais une économie qui, sans croissance, risque d’avoir du mal à rattraper son retard sur son voisin britannique.

Il y a, dans l’écho que ses propos ont eu outre atlantique, une dimension qui très probablement avait échappé à Andy Street. Ils ont été prononcés à trois jours de la visite du Premier Ministre français à Londres… et il est certain que bon nombre de journalistes de la presse « sérieuse » ont trouvé là le moyen de dire tout haut par la bouche d’un tiers ce qu’ils pensaient tout bas et auraient trouvé discourtois d’énoncer par eux même.

En tous cas, l’image de la France telle que la reflète la presse étrangère n’est pas flatteuse. Ce sont souvent les autres qui sont plus lucides sur nous même, n’est ce pas? Mais rassurez vous, la presse française fait taire le miroir et vous montre de jolis « Rafale » en train de bombarder les djihadistes…. qui vont entrer incessamment dans Bagdad!

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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.

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Boualem Sansal : "La France ne comprend toujours pas ce à quoi elle est confrontée"

Boualem Sansal : "La France ne comprend toujours pas ce à quoi elle est confrontée" | Think outside the Box | Scoop.it

 

Pour Boualem Sansal, "la guerre, l'islamisme la fait au monde entier, aux musulmans qui n'appliquent pas la charia, aux chrétiens, aux juifs, aux athées". afp.com/Joel Saget

 

 

Pour le romancier algérien, notre pays se croit frappé par des terroristes alors qu'il subit une guérilla islamiste qui prend son élan pour un jour atteindre les dimensions d'une guerre totale.

 

Quelle horreur, quelle barbarie !
On décapite un prof pour une caricature qui a fait mille fois le tour de la planète !
C'est dire la rancoeur et la folie des islamistes.
On condamne en rivalisant d'émotion et de formules, on affirme son soutien à la famille de la victime,
on rassure le corps enseignant et les parents d'élèves, on appelle à des mesures fortes, on promet la fermeté.
Voilà ce qu'on entend sur les ondes. On fait son devoir, on a la conscience tranquille... jusqu'à la prochaine horreur, la prochaine barbarie.

 

Tout cela montre que la France ne comprend toujours pas la réalité à laquelle elle est confrontée.
Elle se croit frappée par des terroristes, des jeunes fichés S ou non,
alors qu'elle subit une guérilla qui peu à peu prend son élan pour un jour atteindre les dimensions d'une guerre totale,
comme beaucoup de pays l'ont vécue et la vivent encore à des degrés divers (Algérie, Mali, Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Somalie).

 

 

Propos recueillis par Anne Rosencher, publié le 18/10/2020

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Transformer le monde: Ces six croyances fausses qui nous bloquent

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La cage, ce sont nos croyances (Source: Wikipedia)  

 

 

 
 

Jamais notre monde n’a eu autant besoin de se transformer et jamais cette transformation n’a paru aussi difficile que ce soit pour les organisations ou pour la société. L’une des raisons tient aux modèles mentaux que nous avons quant à la nature du changement. En particulier, six croyances fausses sont particulièrement bloquantes, bien qu’elles constituent pour beaucoup des évidences. Une prise de conscience de leur fausseté ouvrira la voie à des approches nouvelles de la transformation.

 

Première croyance : la taille des moyens mis en œuvre doit correspondre à l’ampleur du problème.

Nous croyons que pour résoudre un grand problème, il faut agir en grand. Ça paraît logique. On ne creuse pas le tunnel sous la manche avec une pelle à tarte après tout, n’est-ce pas ? Et pourtant c’est rarement le cas. La « Guerre contre la drogue » aux États-Unis a été lancée en fanfare par le président Richard Nixon en 1970 et cinquante ans après, l’Amérique consomme toujours plus de drogues ; malgré des moyens colossaux, la guerre contre la drogue est un échec abyssal et ses conséquences sociales sont désastreuses. La croyance selon laquelle tout grand problème peut être résolu dès lors qu’on y met les moyens est partiellement vraie pour des problèmes techniques (compliqués) comme le creusement d’un tunnel, mais pas pour des problèmes sociaux (complexes) dans lesquels des moyens importants peuvent créer des effets pervers.

 

Deuxième croyance : Il faut une vision pour résoudre un grand problème

Nous croyons que les leaders doivent avoir une vision claire pour transformer le monde, que la vision est un préalable nécessaire à tout grand projet, et que pourvu que la vision soit bonne, le reste n’est qu’affaire d’exécution. Cette croyance traduit une conception cartésienne distinguant les penseurs des acteurs sans véritable lien entre les deux, et surtout considérant les acteurs comme incapables de penser et d’élaborer la vision collectivement. En situation d’incertitude, avoir une vision peut pourtant être contre-productif. On définit une vision et boum, l’environnement change (Covid!) et il faut tout reprendre à zéro.

De nombreux exemples montrent qu’une vision n’est pas nécessaire pour réussir. Ni Ikea, ni 3M, ni AirBnB, ni Google, ni Facebook n’avaient de vision à leurs débuts. La plupart des entrepreneurs font émerger leur vision chemin-faisant, au travers de petites actions basées sur l’application des principes de l’effectuation. Elon Musk est une exception, mais on mesure les risques qu’il prend… Pas sûr que les entreprises soient nombreuses à vouloir jouer ce jeu… On peut généraliser : il n’est pas nécessaire d’avoir une vision pour réussir une transformation ou même une révolution. Franklin Roosevelt n’avait aucune vision lorsqu’il est devenu président des États-Unis en 1933 pour faire face à la très grave crise économique que l’Amérique connaissait alors. Il l’a d’ailleurs admis d’entrée de jeu dans son discours inaugural : je n’ai pas de solution, nous allons essayer des choses, certaines vont marcher, d’autres vont échouer, nous verrons bien. Ce qu’il propose au pays c’est un principe (ne pas avoir peur et essayer des choses), pas une vision.

 

 

Troisième croyance : résoudre un problème complexe est une question de volonté

Nous croyons qu’il n’y a pas de problème qu’une volonté suffisante ne puisse résoudre. Après tout depuis Descartes, l’homme se veut « maître et possesseur de la nature », et donc tout est résoluble dès lors qu’on le décide et qu’on y met les moyens. « Vouloir c’est pouvoir » dit la maxime populaire, toujours moins sage qu’on ne pense. Cette croyance en suppose une autre : que tout problème a une solution unique qui existe, cachée quelque part, et qu’en cherchant bien on la trouvera. Or souvent, plus on « pousse », plus le système « repousse » avec des effets inattendus.

Et donc la persistance de problèmes complexes suscite l’incompréhension et la frustration des honnêtes gens. La délinquance ne disparaît pas ? Mais que fait le gouvernement ? Des voitures brûlent dans les banlieues et aussitôt le ministre annonce un plan. Le problème quitte la une des journaux sans qu’on sache bien pourquoi pour réapparaître quelque mois ou quelques années plus tard, et le nouveau ministre annonce lui aussi un plan. Les plans « volontaristes » se succèdent et rien ne change.

 

Quatrième croyance : l’ampleur perçue d’un problème est facteur de mobilisation pour le résoudre

Nous croyons que plus la cause est présentée comme importante, plus les gens se mobiliseront. Selon cette croyance, l’action obéit au mécanisme suivant : la gravité et l’ampleur du problème suscitent l’éveil d’un individu, le fait qu’il devienne sensible au problème ; l’éveil entraîne la mobilisation, c’est à dire la décision d’agir, qui à son tour entraîne l’action elle-même. Plus un problème est ressenti comme grave et imminent, plus il suscitera l’éveil, et plus il suscitera l’éveil, plus il fera l’objet d’une mobilisation et donc plus cela déclenchera l’action.

La difficulté c’est que lorsque l’ampleur perçue des problèmes est augmentée dans le but de mobiliser l’action, celle-ci devient au contraire plus difficile, et c’est un effet pervers de la mobilisation : L’échelle massive à laquelle les problèmes sont présentés empêche souvent toute action déterminante parce que les limites de notre rationalité sont rapidement dépassées et que notre éveil est élevé à des niveaux auxquels nous sommes dysfonctionnels. On définit les problèmes sociaux d’une manière qui dépasse notre capacité à faire quoi que ce soit pour y remédier. Il en résulte frustration, colère et impuissance. Plus le problème est présenté comme important et grave, moins nous nous sentons capables d’y faire quoique ce soit. La hauteur de l’enjeu conduit à la paralysie et à la peur, empêchant l’action ou donnant l’impression qu’elle est vaine de toute façon. Si l’effondrement est proche, amusons-nous en attendant la mort et inch Allah !

 

Cinquième croyance : la capacité de résolution d’un problème est liée à la position hiérarchique

Nous croyons que plus le problème est important, plus il faut être haut dans la hiérarchie de la collectivité pour pouvoir le résoudre. C’est pour cela qu’on me dit souvent « à mon niveau je ne peux rien faire », « Voyez avec mon chef, lui il pourra résoudre ce problème » ou « Il faut que le PDG règle ça, seul lui peut le faire ». Mais c’est une croyance largement fausse. Naturellement quelqu’un en situation de pouvoir peut activer des leviers non accessibles au commun des mortels, mais il ne peut souvent pas plus résoudre le grand problème que nous. Un Président peut intervenir pour résoudre une question simple et directe par un acte d’autorité, comme par exemple annuler la fermeture d’un petit hôpital de région, mais pas pour résoudre un problème complexe, comme nous l’avons vu avec le plan de Nixon pour la drogue, car un tel problème n’est pas réductible à une décision d’autorité. À partir d’une certaine taille, la gestion d’un collectif est en effet forcément indirecte. La plupart des problèmes ne peuvent pas être résolus en partant du haut, mais seulement en partant du bas, à petite échelle.

 

Sixième croyance : le changement c’est faire table rase du passé

Nous croyons que pour changer le monde il faut faire table rase du passé. C’est particulièrement vrai en situation de crise, comme on l’a vu avec la Covid-19 où on a beaucoup parlé du « monde d’après ».  C’est évidemment la posture de tous les révolutionnaires de droite comme de gauche, celle de la croyance en un grand soir où tout changerait, un « Grenelle » de ceci ou de cela, et de ceux qui salivent en attendant le grand effondrement. Et donc très souvent, l’activiste pragmatique se trouve coincé entre deux extrêmes : les utopistes qui veulent tout changer, mais ne font rien, et les conservateurs qui ne veulent rien changer (sans parler des extrémistes qui veulent tout casser). Or si la plupart des gens souhaitent sincèrement changer le monde, ils veulent néanmoins garder de nombreux aspects du monde actuel. En ce sens, l’échelle du changement souhaité par le plus grand nombre est modeste, c’est à dire que celui-ci doit selon eux consister en une modification de certains aspects, mais pas de tous, du système. Cette modération, qui correspond à une logique réformiste plutôt que révolutionnaire, suscite naturellement l’opprobre des idéalistes, mais elle est très souvent majoritaire.

 

En conclusion, il n’existe pas de méthode garantie de changement, mais il existe des croyances (modèles mentaux), qui sont de fausses évidences et qui empêchent celui-ci. Particulièrement en période de rupture, un examen systématique de nos croyances est un préalable indispensable pour les rendre explicites et supprimer les blocages en ouvrant de nouveaux possibles.

 

Philippe Silberzahn

Jacques Le Briss insight:

 

Pour aller plus loin sur la question, lire Les modèles mentaux, outil-clé du stratège face à la crise. Lire également: La course au « monde d’après »: Le festival des lampadaires est ouvert.

 

Sur les modèles mentaux, croyances constitutives de notre identité, sur la base desquels nous prenons nos décisions et sur leur rôle dans la transformation du monde, voir mon ouvrage Stratégie Modèle Mental co-écrit avec Béatrice Rousset.

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Covid-19 - Hydroxychloroquine, David contre Goliath, acte II : les supporteurs

Covid-19 - Hydroxychloroquine, David contre Goliath, acte II : les supporteurs | Think outside the Box | Scoop.it
De nombreux médecins dans le monde soutiennent l’HCQ et ont démontré son efficacité dans divers essais cliniques (voir le site Internet c19study.com). DR

La maladie a révélé au grand jour deux mondes scientifiques qui s’opposent à propos de l’hydroxychloroquine. Il fut question la semaine dernière des détracteurs dits Goliath (acte I). Voici l’acte II, côté supporteurs, dits David.

Les adversaires du professeur Didier Raoult lui ont reproché de ne pas avoir randomisé ses études en constituant, par tirage au sort, un groupe témoin de patients non traités par son association. Bien lui en a pris ! Dans le cadre d’une urgence épidémique potentiellement mortelle, ne pas traiter des sujets dans ce but eut été non éthique, inacceptable. Egalement non productif, car il fallait trouver une réponse thérapeutique rapide, ce que la randomisation, qui impose des protocoles de longue durée, interdit.

 

Lire aussi:Hydroxychloroquine: Goliath contre David, acte I : les détracteurs

 

De surcroît, comme le signale le professeur Dominique Baudon, médecin général inspecteur du service de santé des armées (spécialisé en épidémiologie et santé publique tropicale), un groupe témoin n’était pas nécessaire : diverses études, notamment chinoises, avaient déterminé que le portage du Sars-CoV-2 est en moyenne de 15 à 20 jours, parfois un peu plus long. Cette durée reste la référence.

Par suite, il était logique de considérer le résultat de ces essais comme le groupe témoin auquel il fallait se comparer. En constatant qu’avec hydroxychloroquine-azithromycine (HCQ+AZ), le portage n’était plus que de 5 à 10 jours, la démonstration d’une efficacité patente de l’association fut faite par l’IHU de Marseille sur un petit nombre de patients d’abord (24 sujets), à grande échelle ensuite (3 342). Prôner l’utilisation d’un traitement peu coûteux, dont la production ne rapporte rien à l’industrie pharmaceutique, dont l’innocuité habituelle, confirmée depuis plusieurs décennies, a permis jusqu’il y a six mois encore, qu’il soit en vente libre dans notre pays, est bien la preuve d’un désintéressement de ses promoteurs sur le plan pécuniaire.

La seule motivation de Didier Raoult et des nombreux investigateurs qui, de par le monde, sont arrivés aux mêmes conclusions que lui, fut et demeure de « soigner précocement, vite et à coût faible ». De quoi déranger tous les plans de développement des industriels souhaitant proposer des produits rémunérateurs. Goliath a montré sa colère et ses muscles : ont déferlé une succession d’études foireuses (sans groupes témoins elles non plus) et d’accusations sur les dangers de l’HCQ que nous avons dénoncées maintes fois. Elles ont conduit au bannissement de l’HCQ en France : en vente sans prescription avant le Covid-19, elle est passée au statut de quasi-poison dont la délivrance est strictement encadrée. Un mouvement centralisé qui a porté gravement atteinte à la liberté de prescrire des médecins français, un fait dont ils se souviendront.

Didier Raoult n’a jamais dit que l’HCQ était un produit miracle, seulement une solution utile en phase précoce, faute d’avoir mieux

 

Contre Goliath que peut David, défenseur de l’HCQ ? Beaucoup encore ! Un grand nombre d’études, auxquelles la presse française donne peu d’écho, sont régulièrement publiées. Elles confirment que l’HCQ possède des propriétés préventives et curatives. En voici trois récentes, dont les sponsors n’ont été ni l’OMS ni la Fondation Gates et leurs alliés : celle, par exemple, dirigée par le docteur Takahisa Mikami, de la célèbre école de médecine de Mount Sinai à New York. Son équipe a analysé 6 493 patients Covid-19 positifs. L’HCQ, chez ceux qui l’ont reçue, a permis de réduire la mortalité des sujets hospitalisés (3 708) ou traités en ambulatoire (2 785) de 47 % ! Celle du Système de santé Henry Ford, menée chez 2 541 personnes infectées, hospitalisées dans les six établissements de ce groupe indépendant : les patients ont reçu avant tout stade sévère l’HCQ ou l’AZT ou les deux, aux doses standards (très loin des doses toxiques des essais de l’OMS).

Résultat : l’HCQ ou l’association HCQ+AZ ont réduit la mortalité de 66 % et de 71 % respectivement, comparativement à l’absence de traitement par ces produits. Ou celle, portugaise, menée chez 26 815 patients Sars-Cov-2 positifs et 333 489 non infectés, qui a montré que dans ces deux groupes, les sujets qui prennent de façon chronique l’HCQ pour une maladie auto-immune (lupus, polyarthrite rhumatoïde) ont été deux fois plus protégés contre le virus que les autres.

Didier Raoult n’a jamais dit que l’HCQ était un produit miracle, seulement une solution utile en phase précoce, faute d’avoir mieux. Les taux de létalité liés à la pandémie dans les pays où l’HCQ fut largement employée sont les plus faibles du monde (entre 0,4 % et 3 %). Ils sont forts dans les pays où l’HCQ fut bannie, avec un record pour la France (18 %) ! Quand, donc, le professeur Christophe Perronne clame que l’HCQ aurait pu éviter de nombreux décès chez nous, il n’a pas tort ! Pendant ce temps, le remdesivir, aux effets indésirables fré- quents et parfois lourds (insuffisance rénale), dont l’impact sur la mortalité est incertain, a obtenu de la Food and Drug Administration une mise sur le marché pour les sujets en soins intensifs. Il est en passe de décrocher la même chose de l’Agence européenne des médicaments. Il en coûtera 2 300 dollars aux patients traités cinq jours par ce produit. Un scandale ! A terme, David finira par gagner la reconnaissance mondiale, car il n’a jamais triché. A Goliath reviendront la honte et le discrédit.

 

Par le docteur Philippe Gorny

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Pr Perronne- "Ceux qui critiquent le protocole Raoult malgré les preuves sont achetés par les labos"

Pr Perronne, auteur de “Il y a t-il une erreur qu’ILS n’ont pas commise” au micro d'André Bercoff sur Sud Radio
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Covid-19: l’hydroxychloroquine marche, une preuve irréfutable

Covid-19: l’hydroxychloroquine marche, une preuve irréfutable | Think outside the Box | Scoop.it

De longs échanges ont enflammé la toile et les réseaux sociaux sur le rôle de l’hydroxychloroquine comme traitement contre la Covid-19. Ces échanges se résument souvent à se jeter à la figure les résultats d’études diverses et variées. Il s’ensuit un débat d’experts sur la validité de l’étude et des divers protocoles, permettant de donner à chacun l’opportunité d’avancer, avec une certaine mauvaise foi, ses arguments orientés. En effet, il est toujours possible de trouver un argument en faveur du résultat d'une étude si elle tend à démontrer l'inefficacité de l'hydroxychloroquine, et inversement.

Quand son efficacité n'est pas en question, on parle de ses effets secondaires.  La réalité est que ce médicament est prescrit depuis 65 ans (1955). Ses effets secondaires et précautions d’usage sont bien documentés.

Un débat quasi incompréhensible pour les Français

Il est de plus en plus difficile pour les téléspectateurs ou lecteurs de savoir où donner de la tête, les débats d’experts portant sur des points de détail tellement restreints qu’on en oublie l’essentiel : il y a eu des morts, beaucoup trop de morts et des malades. Pendant que les experts d'un certain monde médical déconnecté des réalités débattaient sur les plateaux de télévision, d’autres médecins se battaient avec la maladie sans avoir le droit de prescrire en leur âme et conscience (selon l'état raisonnablement établi de la science médicale).  L’étude de The Lancet aura fait beaucoup de mal aux patients puisqu’elle fut suivie d’effets immédiats comme la suspension des autorisations de prescription et de délivrance de l’hydroxychloroquine. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) prit des décisions de suspendre les essais ou d’interdire tout simplement la délivrance en ville de ce médicament.  La Suisse fit de même aux alentours du 27 mai 2020.

L’étude frauduleuse fut rétractée dès le 4 juin, mais les patients suisses restèrent privés de ce traitement jusqu’au 11 juin, "L'OFSP a décidé de lever les mesures mises en place pour sa prescription et sa remise. Le Plaquenil® et l'Hydroxychloroquine Zentiva® peuvent à nouveau être commandés directement auprès du grossiste.” Selon les détracteurs de l'hydroxychloroquine, ces 15 jours de prohibition auraient dû être sans incidence sur la survie des patients. Cependant ce n’est pas le cas : il suffit de regarder l’évolution au cours du temps de la proportion de morts parmi les cas nouvellement résolus, pour constater que l’hydroxychloroquine, seule molécule interdite dans ce laps de temps, marche.

L’hydroxychloroquine sauve des vies.

Il a suffi de la collaboration de trois internautes pour résoudre cette énigme (voir l’article “histoire d’une découverte”) : la découverte d’une suspension temporaire stricte de l’HCQ en Suisse, l’indice nrCFR* d’efficacité des traitements, l’observation d’une “bosse” de ~2 semaines dans cet indice pour la Suisse, le lien avec la suspension, et finalement l’analyse concluant à la significativité statistique de cette corrélation avec un très haut degré de certitude (>99%).  Toutes les analyses ont été faites à partir des données internationales “global time series” “Deaths” et “Recovered” de la Johns Hopkins University mises à jour chaque nuit.

 

Intéressons-nous à la période où l’hydroxychloroquine a été interdite en Suisse, c'est-à-dire du 27 mai au 11 juin 2020, Le 27 mai correspond à 5 jours écoulés après la parution de l’étude décriée dans The Lancet, qui prétendait démontrer la toxicité et l'inefficacité de l’hydroxychloroquine.  Les conséquences de cette publication ont eu une portée mondiale entraînant la suspension de l’hydroxychloroquin et privant ainsi nombre de malades d’un traitement.  Cette interdiction au prétexte de la “précaution” a sûrement fait bien plus de mal aux patients que ce que nos ministres de la Santé ont dit.

En regardant la courbe d'évolution de cet indice pour la Suisse, on note une “vague de sur-létalité” de deux semaines du 9 au 22 juin, décalée d'une douzaine de jours par rapport à la période de suspension de l'usage de l'hydroxychloroquine par l'OMS.  Ceci démontre, sans réfutation possible, l'effet de l'arrêt de l'utilisation de ce médicament en Suisse (pays qui suit les recommandations de l'OMS, installée à Genève).  Pendant les semaines qui précèdent l’interdiction, l’indice nrCFR fluctuait entre 3% et 5%.  Quelque 13 jours après le début de la prohibition, l’indice nrCFR augmente considérablement pour se situer entre 10 et 15% pendant 2 semaines.  Quelque 12 jours après la fin de la prohibition, la létalité retombe à son faible niveau habituel.

Nous cherchions un signal, une preuve, la voilà à la taille d’un pays comme la Suisse. Pratiquement la taille de l’Île-de-France.

Quels arguments le ministre de la Santé, les experts en études contrôlées randomisées pourraient-ils opposer à une preuve prosaïquement observationnelle aussi flagrante ?

En fait The Lancet et l’Organisation Mondiale de la Santé auront servi à quelque chose.  Merci à eux!

 

Une différence statistiquement significative

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus du résultat observationnel, nous avons conduit un test de différence statistique en comparant les trois périodes : 28 mai - 8 juin, 9 - 22 juin, 23 juin - 6 juillet. La période du 9 au 22 juin est celle où l’indice a augmenté quelque 13 jours après la suspension de l’hydroxychloroquine.  Il y a bien entendu un effet de retard entre l'arrêt de la prescription du médicament et les décès éventuels, ce qui explique le décalage de 13 jours.

 

Nous observons donc que pour la période du 28 mai au 8 juin l’indice est de 2,39% puis passe à 11,52% soit 4,8 fois plus pour redescendre ensuite à 3%.   

En faisant le test de significativité statistique entre les diverses observations, la différence est significative à 99% avec un p<0.0001.  13 jours après la reprise de la prescription de l’HCQ l’indice redescend à 3% et c’est de nouveau un effet significatif.

 

Et pour la France

Cet indice pour la France sur la même période se trouve dans le graphe ci-dessous. On note que dans la période de prohibition de l’hydroxychloroquine en Suisse, l’indice nrCFR était à peu près identique entre la France et la Suisse.

 

 

Ces informations importantes devraient mettre tout le monde d’accord.

 

Note de la rédaction : 

Remerciements à Nathalie Izzo (@Nathalienath19) et à Annie Wypychowski. 

*L'indice nrCFR a été créé par Michel Jullian.

Auteur(s): Michel Jullian et Xavier Azalbert pour FranceSoir

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De l'utilité évidente de la DDHu pour répondre aux enjeux planétaires contemporains

De l'utilité évidente de la DDHu pour répondre aux enjeux planétaires contemporains | Think outside the Box | Scoop.it
 
Rejoignez notre webinaire le 2 juillet !
 
Cher(e)s ami(e)s de la DDHu,

Nous vivons tous des moments très particuliers, et pour certains douloureux. D’où l’utilité de la DDHu, qui est un texte parfaitement adapté aux temps actuels, et plus que jamais nécessaire. Nous en parlerons le 2 juillet à 17h lors de notre webinaire exceptionnel, avec, aux côtés de Mme Corinne Lepage, de nombreux invités. Voir le programme ci-dessus.

 

N'hésitez donc pas à vous inscrire gratuitement, en suivant le lien suivant ou en cliquant sur ce bouton : https://register.gotowebinar.com/register/2186405667765198863

 

Association des Amis de la Déclaration Universelle des Droits de l'Humanité
42, Rue de Lisbonne
75008 PARIS
droitshumanite@gmail.com
Jacques Le Briss insight:

Webinaire : De l'utilité évidente de la DDHu pour répondre aux enjeux planétaires contemporains :

 

https://youtu.be/IyRKX5ZSDWo

 

L'Association des Amis de la Déclaration Universelle des Droits de l'Humanité a organisé le 2 juillet 2020 un webinaire exceptionnel, consacré à l'utilité et l'importance de la Déclaration Universelle des Droits de l'Humanité (DDHu) renforcé par le contexte actuel, post-COVID.

 

Nous avons eu l'honneur et le plaisir d'accueillir aux côtés de Me Corinne Lepage, ancienne Ministre de l’environnement, de hautes personnalités qui ont témoigné de cette réalité dont notamment :

  • - Roland RIES, maire de Strasbourg
    - Rock WAMYTAN, Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie
    - Emilia SAIZ, Secrétaire Générale de CGLU (Cités et Gouvernements Locaux Unis)
    - Mohamed NBOU, Conseiller spécial climat (CGLU Afrique)
    - Damien CAREME, Eurodéputé
    - Louise VANDELAC, professeure et chercheuse à l'Université du Québec, Montréal (UQAM)
    - Ricardo ESPINOSA, ancien Haut fonctionnaire des Nations Unies à Genève
    - Stéphane POUFFARY, Président de l'association ENERGIES2050
    - Martial BRETON, représentant de l'association CliMates
    - Nicolas Imbert, Directeur exécutif de Green Cross France & Territoires
    - El Hadji Cheikh Anta SECK, Ambassadeur de la DDHu au Sénégal
    - Fabrice PICOD, Professeur en Droit Public à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas

 

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Coronavirus: l'inertie tragique de nos institutions face à la crise impose un big-bang dans l'administration

Coronavirus: l'inertie tragique de nos institutions face à la crise impose un big-bang dans l'administration | Think outside the Box | Scoop.it

Une délégation d'urgentistes en grève entrant au ministère de la santé alors que de nombreux manifestants réclament de meilleurs salaires et plus de personnel, le 11 juin 2019 à Paris.

 

L’incompétence de l’État jacobin, doublée de l’arrogance des technocrates et du mensonge d’État, sont chaque jour davantage mis en cause.

 

La prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 24 juillet a suscité de la part de certains commentateurs la réflexion que la France était sortie de la démocratie.

Si les questions de crise sanitaire et de crise économique n’en sont plus -seules l’ampleur et la durée restent en discussion- en revanche, le sujet démocratique et institutionnel ne fait que s’ouvrir.

La démocratie a été passablement écornée par les mesures qui ont été prises et surtout par le processus avec lequel le gouvernement y est parvenu. En effet, la loi du 23 mars 2020 a été votée dans des circonstances plus qu’acrobatiques et  les dispositions pour la sortie du confinement n’ont pas fait l’objet d’un vote au sens démocratique du terme: aucun temps donné aux parlementaires pour réfléchir, pas de possibilité d’amendement, pas de mise en place du vote électronique pour tous les députés et une absence de la majorité d’entre eux pour des questions sanitaires, etc... le comble de l’absurdité a sans doute été de faire croire qu’il y avait une concession démocratique considérable dans le fait d’accepter de faire voter le Parlement sur le projet de déconfinement….

Quant au contenu même du texte, il est parfaitement anti-démocratique dans la mesure où le gouvernement est autorisé à légiférer par ordonnances pour un temps très long, qui va bien au-delà de l’urgence sanitaire et surtout les mesures qu’il est autorisé à prendre sont sans rapport nécessaire avec la crise sanitaire. En réalité, aucun délai n’est fixé pour la validité des mesures décidées. Cette sortie de l’état de droit a donc permis au gouvernement de nombreux coups de canif dans le contrat: par exemple, permettre aux préfets de déroger à toutes les règles sociales et environnementales et sans aucun contrôle, supprimer le respect élémentaire des droits de la défense… Plusieurs pages seraient nécessaires pour détailler tous les avantages consentis à tel ou tel, demandés mais non obtenus jusque-là, pour des raisons évidentes et qui tentent de passer sous le radar avec l’urgence sanitaire. Qui peut nous expliquer pour quelles raisons la lutte contre la pandémie justifie de telles mesures?

 

Les Français sont à la recherche d’une autre organisation politique et ce qui se passe sur le terrain dessine incontestablement les évolutions.

 

Et l’accumulation d’erreurs depuis le début de la crise sanitaire prouve la crise démocratique qui est avant tout une crise de confiance et un constat d’incapacité de nos institutions à intervenir en temps de crise. En effet, derrière la crise démocratique se profile une crise institutionnelle qui justifie une réforme profonde de notre système politique et administratif, voire une révision de la Constitution.

L’incompétence de l’État jacobin, doublée de l’arrogance des technocrates et le mensonge d’État relayé par des médias soit par indisponibilité d’autres informations, soit par faute d’indépendance, est chaque jour davantage mise en cause. Ce matraquage médiatique depuis le début de la crise du coronavirus conduit finalement à une absence de réflexion, ce qui interpelle directement notre système institutionnel. Que tout puisse être décidé par un seul homme, même s’il a été élu, appuyé sur un conseil scientifique (qu’il a lui-même désigné dont la diversité n’est pas la caractéristique première et qu’il invoque selon ses propres souhaits) n’est pas acceptable en principe et ne l’est particulièrement pas dans la crise actuelle. L’opposition politique est inaudible alors que le débat est plus que jamais indispensable et les dérives de la macronie tant en ce qui concerne la faiblesse politique de ses députés que l’inexpérience de ses ministres (à quelques exceptions près) que l’influence des lobbies sont éclatantes. Cette situation remet en cause l’organisation même de nos institutions et ce n’est pas un hasard si le nombre d’initiatives venues de la société civile, de sociétés savantes, et même d’organisations politiques pullulent. Les Français sont à la recherche d’une autre organisation politique et ce qui se passe sur le terrain dessine incontestablement les évolutions:

- une organisation beaucoup plus girondine dans laquelle les territoires se voient reconnaître une réelle autonomie tant réglementaire que financière avec bien entendu de réels contre-pouvoirs tant au niveau des oppositions locales que des organisations citoyennes

- le retour à un équilibre des pouvoirs entre gouvernement et Parlement avec la suppression des ordonnances qui sont des blancs-seings donnés sans aucun contrôle réel, et le passage soit à un régime présidentiel avec un Parlement beaucoup plus puissant (ce qui signifie la réduction massive des outils de rationalisation du parlementarisme c’est-à-dire de réduction des droits du Parlement) ou le retour à un Premier ministre qui gouverne réellement et peut donc être renversé, les pouvoirs du président de la République étant considérablement réduits dans cette deuxième option

- la création d’une véritable chambre de la société civile, dotée de pouvoirs à la fois pour se prononcer en amont du Parlement sur les textes et pour pouvoir saisir le Conseil constitutionnel en aval

- un renforcement de la justice avec non seulement des moyens dignes de ce nom pour le système judiciaire mais une refonte complète du rôle du Conseil d’État qui ne peut plus jouer à la fois le rôle de conseil du gouvernement et de juge de toutes les décisions qu’il prend y compris en matière de libertés publiques. Le Conseil d’État ne devrait garder que le rôle de conseil du gouvernement; les tribunaux administratifs et les cours administratives d’appel intégreraient le système judiciaire et une chambre administrative serait créée à la Cour de cassation à laquelle les membres actuels du Conseil d’État pourraient décider de siéger à la condition bien sûr d’abandonner le Conseil d’État

- une refonte du rôle de la loi et du règlement pour réduire massivement l’inflation juridique qui est une source d’insécurité, d’inégalité et de contraintes inutiles

Bien d’autres propositions pourraient être formulées et il ne s’agit que de pistes. Mais le sujet doit être mis sur la table.

Cette réforme institutionnelle doit se doubler d’une révolution administrative. Chacun a pu mesurer l’inanité des choix effectués depuis des années tous gouvernements confondus, la primauté absolue de Bercy, la captation des fonds publics par des systèmes administratifs au détriment des professionnels chargés de remplir la mission, l’inertie tragique de l’organisation administrative. Tout ceci n’est plus acceptable. Il faut faire le big-bang de l’administration française et c’est sans doute la Cour des comptes qui serait le mieux à même de formuler les propositions issues des multiples rapports de très grande qualité fournis chaque année et qui ne sont quasiment jamais suivis de réponses. Il faut envisager non seulement une réorganisation des ministères et de leurs compétences mais également une règle intangible laissant la très grande majorité des fonds alloués à un service public pour le fonctionnement de ce service et non pour l’administration chargée de l’administrer. L’hôpital qui ne se voit allouer qu’une très faible minorité des fonds publics alloués à la fonction sanitaire et dont les personnels ont pleuré et imploré dans le vide durant des années. Il devrait être le premier bénéficiaire de cette révolution de bon sens: la dépense publique doit aller au service public et non pas à l’administration du service public.

En bref, de cette très grave crise, espérons que nous saurons collectivement non seulement nous relever mais tirer les conséquences de nos erreurs tragiques pour qu’a minima elles ne se répètent pas. La meilleure manière de nous guérir et de réparer est de co-construire ce que nous voulons, faute de quoi la spirale de la violence pourrait nous conduire vers des temps lugubres.

 

Corinne Lepage Avocate, ancienne ministre de l'Environnement, députée européenne de 2009 à 2014, Présidente de CAP21/Le Rassemblement Citoyen

 

 

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Le Remdesivir, l’industrie pharmaceutique et la crise du Covid

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Après avoir, au nom de la Science, utilisé tous les arguments opposables à la voie thérapeutique préventive préconisée par l’IHU de Marseille, nos dirigeants – et derrière eux beaucoup de journalistes – semblent prêts à accueillir un médicament américain : le Remdesivir, sensé traiter les malades aux stades graves. Il s’agit pourtant d’une opération industrielle et financière aisément repérable.

 

« En temps de crise, les dirigeants des grands groupes industriels redoublent d’efforts sur plusieurs fronts à la fois : ils cherchent à séduire les consommateurs, à augmenter la productivité de leurs salariés, à neutraliser les contestataires, à trouver de nouveaux produits pour conquérir les marchés. À ce jeu, l’industrie pharmaceutique fait preuve d’une rare efficacité, car elle conserve sa puissance malgré la tourmente économique, les scandales répétés, les pertes de brevets, une recherche scientifique qui tâtonne et une opinion publique particulièrement défavorable ».

Quentin Ravelli, La stratégie de la bactérie, Paris, Seuil, 2015.

 

A l’image de la majorité des élites intellectuelles françaises, la plupart des journalistes sont décidément d’une grande naïveté. Après avoir déployé leur talent dans un impressionnant concert unanimiste pour lister tous les arguments opposables au nom de la Science à la voie thérapeutique préventive préconisée en France par l’équipe de l’IHU de Marseille, voilà que beaucoup semblent prêts à accueillir comme avec soulagement un médicament américain : le Remdesivir, sensé traiter les malades parvenus à un stade grave. Alors, oui, faisons un peu de science. Médicale d’abord, socio-économique et politique après.

Pour qui se pique de connaître la science médicale

Une étude américaine portant sur 1 063 patients a débuté fin février sous l’égide du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID). Ses résultats sont en cours d’analyse. Pour l’heure, il existe deux études publiées dans des revues scientifiques testant les effets thérapeutiques du Remdesivir.

La première a été publiée le 10 avril 2020 dans le New England Journal of Medicine. Il s’agit d’une revue américaine, qui compte parmi les plus prestigieuses du monde. L’article publié s’intitule « Compassionate Use of Remdesivir for Patients with Severe Covid-19 ». Il est signé par 57 auteurs de neuf pays différents (dont la France), tous financés par le laboratoire pharmaceutique Gilead Sciences. L’étude porte un très faible nombre de malades (n=53) recrutés principalement aux Etats-Unis, en Italie et au Japon (il n’y a que 4 français), ayant reçu le médicament pendant 10 jours. Elle n’est pas randomisée et elle ne comporte pas de cohortes comparatives traitées avec un placébo ou un traitement symptomatique. Certains malades sont ventilés, d’autres pas. Les services de réanimation ne fonctionnement pas nécessairement de la même manière dans les neuf pays. Il n’y a pas de critère de sortie (end point) de l’étude, ce qui ouvre la porte à des arrangements potentiels avec les conclusions de l’étude (25 malades sont sortis de l’hôpital, 7 sont morts, quid du devenir des 21 autres ?). La charge virale n’a pas été mesurée. 7 patients sont morts (13%). 36 ont vu leur situation respiratoire s’améliorer mais 32 ont eu des effets secondaires (troubles digestifs, insuffisance rénale, hypotension). La conclusion de l’article, selon laquelle une « amélioration clinique » (clinical improvement) s’observerait chez la majorité des malades, s’apparente ainsi à une publicité mensongère. Il est même assez incroyable qu’une étude aussi mauvaise méthodologiquement ait pu être publiée dans une si prestigieuse revue.

La deuxième étude intitulée « Remdesivir in adults with severe COVID-19: a randomised, double-blind, placebo-controlled, multicentre trial » a été publiée le 29 avril 2020 dans la non moins prestigieuse revue médicale britannique The Lancet. Elle a été réalisée par une équipe de médecins de dix hôpitaux chinois et porte sur 237 patients. Il s’agit cette fois-ci d’une étude randomisée, en double aveugle et avec groupe de contrôle sous placébo. Le protocole est exactement le même que celui de l’étude précédente (Gilead a fourni gratuitement le Remdesivir) et il s’agit également de patients sévères. Les end points sont expliqués. L’administration du Remdesivir a dû être arrêtée prématurément en raison de forts effets indésirables chez 18 patients (12%). La charge virale (entre autres contrôles) a été mesurée et n’a pas baissé. La nature de ces effets indésirables n’est pas différente entre les deux groupes de patients (des troubles digestifs et surtout des problèmes sanguins). L’étude conclut qu’il n’y a pas de différence significative dans l’évolution clinique des deux groupes de patients (Remdesivir versus placébo). L’administration du Remdesivir à des patients hospitalisés pour le Covid n’a pas d’effet positif clinique ou viral significatif, et au final pas d’effet sur la mortalité. En clair, pour ce qui est de ce test, le Remdesivir ne sert à rien.

Voilà pour la science médicale, passons maintenant aux sciences sociales.

Big pharma is treating us

Avec près de 1 200 milliards de dollars américains de chiffre d’affaire en 2019, soit une multiplication par 3 depuis le début du 21ème siècle, l’industrie pharmaceutique est devenue au cours des 30 dernières années l’un des plus grands secteurs industriels du monde et peut-être le plus rentable de tous. Les grands groupes pharmaceutiques qui se sont constitués au fil des dernières décennies rivalisent désormais avec l’industrie pétrolière, les groupes bancaires, les GAFA, l’industrie du luxe, l’industrie automobile et les cigarettiers. Ils font partie de ces multinationales qui dominent le monde et y imposent leurs intérêts. Ils développent les mêmes stratégies de maximisation des profits que la plupart de ces multinationales (rachats, licenciements dans les pays d’origine, délocalisation dans les pays pauvres, tricherie sur les prix, évasion fiscale, lobbying intense, utilisation des aides publiques à leur profit, etc.). Le dossier « Pharma Papers » du site d’investigation Basta! est éloquent. Le marché mondial du médicament est dominé principalement par quatre pays : les Etats-Unis (Pfizer, Merck, Eli Lilly, AbbVie, Amgen, Gilead, Johnson & Johnson), la Suisse (Novartis, Roche), la France (Sanofi) et la Grande-Bretagne (GlaxoSmithKline, AstraZeneca). Les patrons de ces firmes sont parmi les mieux payés du monde (10 millions d’euros pour le patron de Sanofi en 2017). Cotées en bourse, elles participent fortement aux évolutions des marchés financiers et les dividendes qu’elles reversent à leurs actionnaires sont parmi les plus importants du monde (près de 1 000 milliards de dollars de bénéfices ces dix dernières années). Ils sont donc devenus un acteur central du nouveau capitalisme financier dominant la planète.

Ces très grands groupes pharmaceutiques dominent non seulement le marché mondial des médicaments, mais ils influencent aussi de plus en plus la science médicale. Les fameux essais cliniques (ou essais thérapeutiques) sont financés et réalisés très majoritairement par ces industriels, parfois à la demande des agences règlementaires comme la Food and Drug Administration aux USA. C’est dans cette mouvance politico-industrielle que s’est fixée la fameuse Evidence Based Medecine (« médecine fondée sur des preuves ») et ses désormais célèbres méthodes statistiques de randomisation. L’idée fondamentale est de substituer le calcul statistique à l’expérience clinique, la démonstration mathématique à la pratique médicale. Un nombre croissant de médecins-chercheurs multiplient ainsi les publications sur les maladies et les médicaments, lors même qu’ils n’ont plus aucune pratique de médecins. Les laboratoires leur payent des études testant leurs médicaments, ils en déterminent les protocoles et vont jusqu’à payer plusieurs milliers d’euros par patients inclus dans l’étude. Ils organisent également des boards et autres « réunions stratégiques » dans lesquels les médecins sont associés à la détermination des projets des laboratoires et pour lesquels les mêmes médecins sont fréquemment payés 1 500 euros la journée. Les laboratoires financent également les voyages et tous les frais d’hôtellerie et de restauration (plusieurs milliers d’euros à chaque fois) de ces médecins-chercheurs pour qu’ils aillent présenter leurs résultats dans des colloques internationaux dont l’organisation globale est elle-même largement financée par les laboratoires. Dans certains cas, les groupes industriels vont jusqu’à réaliser eux-mêmes les études dans leurs laboratoires et proposer ensuite à des médecins universitaires plus ou moins renommés de les signer de leurs noms. Cela s’appelle le ghostwriting (nègre littéraire en Français) et cela a donné lieu à de nombreuses fraudes et pratiques dangereuses pour la santé publique au cours des trente dernières années.

Il y a quelques années, le collectif « regards citoyens » (créé en 2009) avait passé au crible le site Transparence Santé créé après le scandale du Mediator, ils avaient exhumé la bagatelle de 2,5 millions de cadeaux faits entre janvier 2012 et juin 2014 par les laboratoires, essentiellement à des médecins, pour un montant total d’environ 245 millions d’euros. Soyons clair(s) : il s’agit d’un système organisé de trafic d’influence.

Le prix des « bonnes » choses

Pour l’industrie pharmaceutique, le contrôle de la production scientifique dans l’univers de la recherche médicale n’est qu’un élément de la stratégie globale de contrôle de l’information. Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette stratégie s’exprime d’abord dans la mainmise des laboratoires pharmaceutiques sur la formation continue obligatoire des médecins. Cette pratique ancienne a été officialisée en France en novembre 2006, lorsque le ministre de la santé de l’époque (Xavier Bertrand) signa un accord et un code de bonnes pratiques avec le syndicat des firmes pharmaceutiques (Les entreprises du médicament, LEEM), accord vivement dénoncé à l’époque par Formindep (association luttant contre « l’interférence d’intérêts commerciaux ou d’injonctions administratives dans la formation et l’information médicales, ainsi que dans la chaîne de soins »). Ensuite, cette stratégie se prolonge naturellement dans un très intense lobbying à destination des élus et des agences gouvernementales nationales et internationales réglementant le domaine de la santé publique. En France, la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) recense ces lobbies. On y apprend par exemple que le LEEM, représentant 266 laboratoires ou entreprises pharmaceutiques du monde entier, a dépensé près de 1 million d’euros en lobbying officiel en France en 2018. On y apprend aussi que, en 2019, le groupe Gilead Sciences emploie 4 personnes et a dépensé entre 400 et 500 000 euros pour son activité de lobbying auprès des seuls parlementaires français. Et ce n’est là qu’un petit volet de la stratégie globale d’influence de Gilead qui, au total, aurait dépensé la somme colossale de 65 millions de dollars sur les 7 dernières années pour asseoir son influence en France, tant auprès des praticiens que des institutions. Le site gouvernemental déjà cité (Transparence Santé) est toutefois compliqué à utiliser. Grâce au site Euro for Docs, on peut examiner bien plus aisément la répartition de ces dizaines de millions d’euros dépensés par le laboratoire. Sans surprise, l’essentiel est allé 1) à des médecins (dont les très médiatiques opposants à D. Raoult Karine Lacombe et François-Xavier Lescure par exemple), 2) à des organismes de formation initiale ou continue des professionnels de santé, 3) aux médias, 4) à des académies, fondations, sociétés savantes et organismes de conseil.

GILEAD, nous y voilà. Ce groupe américain employant près de 12 000 personnes et au chiffre d’affaires de 22,5 milliards de dollars en 2019. Il faut lire le Courrier des stratèges pour découvrir qui sont les actionnaires de ce groupe. Il s’agit ni plus ni moins que de certains des plus gros fonds d’investissement américains. Le premier est Vanguard Group, concurrent direct de Black Rock (le plus gros gestionnaire d’actifs du monde et l’un des plus importants actionnaires du CAC40), dont on se souvient qu’il est impliqué dans la réforme des retraites (par capitalisation) en France. Vanguard est par ailleurs le premier actionnaire d’Apple et possède 5% d’Amazon (et il est entré au capital de nombre de grandes entreprises françaises). Même chose pour le second actionnaire de Gilead, Capital Research and Management, qui possède des parts du capital de la Caisse des Dépôts et Consignations, de Veolia, de Bouygues, de Schneider, de la Société Générale, de Pernod, d’Air France. Nous sommes donc ici au cœur du capitalisme financier actuel et de sa domination américaine.

Voilà ce qu’est donc Gilead, ce laboratoire qui propose aujourd’hui un médicament antiviral pour traiter le Covid : le Remdesivir. Le laboratoire y travaille depuis l’épidémie du virus Ebola qui ravagea l’Afrique de l’Ouest en 2014-2015. Face à la pandémie actuelle, tout l’enjeu (l’aubaine ?) pour Gilead est de convaincre que sa nouvelle molécule est nettement plus efficace que l’hydroxychloroquine constituant le traditionnel Plaquénil commercialisé par Sanofi. Avec toutefois une différence de taille qui devrait alerter tout esprit libre et un minimum doué de raison : l’hydroxychloroquine est depuis longtemps tombée dans le domaine public, n’importe quel industriel (autre que Sanofi) peut donc en fabriquer des génériques et les vendre partout dans le monde (c’est d’ailleurs ce que le géant du générique Mylan a déjà annoncé). En France, la boîte de Plaquénil était vendue aux environ de 2,20 euros jusqu’à son retrait de la vente libre en pharmacie en janvier 2020. De son côté, le prix du Remdesivir est à ce jour inconnu mais le médicament est breveté. On sait seulement que la production de base de la molécule qu’il utilise coûte environ 12 fois plus cher que celle de l’hydroxychloroquine. Il s’agit par ailleurs d’une injection intraveineuse beaucoup plus coûteuse à mettre en œuvre et d’un traitement plus long. De sorte que l’Institute for Clinical and Economic Review (ICER) estime le seuil de rentabilité de ce médicament à environ 4 500 dollars par traitement. De quoi gagner des milliards de plus avec le Covid, d’autant que Gilead est connu pour pratiquer une exagération avide des prix à des fins d’enrichissement maximum.

Souvenons-nous. C’était il y a à peine plus de cinq ans (novembre 2014) Gilead lançait le Sovaldi sur le marché de la lutte contre l’hépatite C. Comme le dit Simon Gouin dans Basta!, « c’est l’histoire d’un ‘casse’ presque parfait, celui d’un médicament qui rapporte des milliards. Son nom, le Sovaldi. Sa victime : l’hépatite C, et au passage les caisses d’assurance maladie de plusieurs États ». En effet, tandis que son coût de fabrication se situerait entre 100 et 200 euros, mais ledit Sovaldi sera facturé à des prix variant d’au moins 1 à 100 en fonction de la richesse des pays avec lesquels le laboratoire négociait. En France, le traitement sera vendu par Gilead jusqu’à 42 000 euros par patient. De sorte que, en moins de trois ans, il aura coûté plus de 700 millions d’euros à l’assurance maladie française. Ce qui en fait l’un des médicaments les plus chers de toute l’histoire de notre système d’assurance maladie. Avant de se lancer dans son achat, les autorités politico-sanitaires avaient pourtant eu tout le loisir de réfléchir. En 2013, la ministre de la santé (Marisol Touraine) avait commandé un rapport sur cette affaire au Professeur Dhumeaux… lequel avait des liens d’intérêt avec Gilead à ce moment même.

Au final, en l’espace de trois ans (2014-2016), Gilead a engrangé près de 44 milliards de profit net accumulés. Une aubaine inespérée qui fit passer ce groupe de la 40ème à la 6ème place du classement économique des laboratoires pharmaceutiques.

Contre Raoult, pour Discovery, un si petit monde

Dans l’un des principaux groupes de travail constitués à l’occasion de ce rapport sur le médicament de Gilead contre l’Hépatite C, 12 des 20 experts « ont participé aux réunions du board de GILEAD Sciences pendant la période d’élaboration des recommandations ». Et l’un des principaux n’est autre que Yazdan Yazdanpanah (chef de Service des maladies infectieuses à l’hôpital Bichat, Paris), qui se trouve actuellement être membre à la fois du Conseil scientifique Covid-19 et du Comité analyse recherche et expertise (CARE). Voilà assurément « l’un des acteurs-clés dans la gestion de la crise du Covid-19 » comme le disait récemment un article hélas quelque peu apologétique du journal Le Monde. Ses liens avec Gilead sont pourtant flagrants, nombreux et importants. C’est pourtant à lui qu’a été confié le pilotage de l’essai Discovery de sorte que, comme l’écrit à nouveau le Courrier des stratèges, « les essais cliniques Discovery, lancés au niveau européen, sont menés en France par un homme qui a reçu des sommes d’argent de la part des laboratoires dont les médicaments sont testés » (voir aussi un article de Atlantico).

Pour revenir une dernière fois à l’affaire de l’Hépatite C, en 2013, le professeur Dhumeaux s’était vu confier le rapport sur le traitement de l’Hépatite C sur la recommandation de Jean-François Delfraissy qui était à l’époque directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), qui avait lui aussi des liens avec Gilead (comme de nombreux hépatologues), et qui n’est autre que l’actuel président du Conseil scientifique Covid-19 institué par l’actuel ministre de la Santé Olivier Véran le 11 mars 2020

Et ce n’est pas fini.

On note également que Y. Yazdanpanah est depuis 2014 à la tête d’un gros consortium de recherches (REACTing) sur les maladies infectieuses en compagnie de J.-F. Delfraissy. Dans le comité de pilotage du projet REACTing (AVIESAN & INSERM), en 2014, on trouve d’ailleurs également l’anthropologue Laetitia Atlani-Duault qui, comme Y. Yazdanpanah, cumule le Conseil scientifique et le CARE.

Enfin, Y. Yazdanpanah dirige aussi un gros institut thématique de recherche de l’INSERM où il a été nommé en 2017 par le directeur général de l’INSERM Yves Lévy, qui n’est autre que le mari de l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Voilà donc le (ou plutôt l’aspect le plus visible du) petit monde politico-sanitaire dont l’opposition frontale aux solutions simples et très peu onéreuses proposées par le professeur Raoult s’est retrouvée validée en mars 2020 par le ministère de la Santé, tandis que le Haut Conseil de la Santé Publique (dont le président, Franck Chauvin, intègrera le Conseil scientifique Covid-19 après le départ de Didier Raoult) recommandait de son côté pour les malades hospitalisés le Remdesivir comme « seule option thérapeutique formalisée ». A cette date, rien, absolument rien, ne permettait pourtant de le dire. En toute rigueur, si les savants critiques du professeur Raoult avaient appliqué la même objectivité et la même « rigueur éthique », il est probable que nous n’aurions jamais entendu parler du Remdesivir avant son adoubement par l’administration américaine ces tout derniers jours. Tout dans cette affaire respire décidément le « deux poids, deux mesures », les jeux de pouvoir et d’argent, et les conflits d’intérêts. Au grand désespoir des malades et des soignants.

 
Par Laurent Mucchielli, Sociologue, directeur de recherches au CNRS (Laboratoire Méditerranéen de Sociologie), www.laurent-mucchielli.org
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Emmanuel Todd : "l'étape suivante ne sera pas une lutte de classes civilisée, mais la guerre civile"

Emmanuel Todd : "l'étape suivante ne sera pas une lutte de classes civilisée, mais la guerre civile" | Think outside the Box | Scoop.it

Nous saurons que la monde a changé quand ceux qui nous ont mis dans le pétrin seront devant un tribunal – et je ne parle pas d’une simple commission parlementaire. On nous prie de croire que les gens qui ont péché sous les régimes précédents et qui sont toujours là ont fait leur examen de conscience. C’est trop facile! Il faut en finir avec l’impunité. On doit faire des exemples, avec des peines de prison et des sanctions financières. La société française a besoin de morale, et il n’y a pas de morale sans punition. Ce n’est pas qu’une question de principe. Il existe maintenant un vrai risque d’explosion sociale, parce que les Français savent que leurs dirigeants sont incapables de les protéger. Si l’on accepte encore et toujours un pouvoir qui raconte n’importe quoi grâce à sa maîtrise des moyens de communication et qui s’entête à ne pas régler les problèmes économiques, l’étape suivante ne sera pas une lutte de classes civilisée, mais la guerre civile. »

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Un traitement efficace contre Covid-19 existe ! Deux études vont clore la polémique Raoult, estime un microbiologiste

Un traitement efficace contre Covid-19 existe ! Deux études vont clore la polémique Raoult, estime un microbiologiste | Think outside the Box | Scoop.it

À rebours de l'inquiétude ambiante, le Dr Claude Escarguel, microbiologiste, ancien collaborateur de Didier Raoult, qui fut responsable du laboratoire de l'Institut de pédiatrie de Marseille annonce « un déconfinement "sécurisé" ». Il tire cet optimisme des résultats de deux récentes études — chinoises et dans le Grand Est — sur l'association azithromycine-hydroxychloroquine et insiste sur l'intérêt de la première molécule pour prévenir les complications.

 

Les médecins de ville seraient ils plus efficaces que les experts de « plateau télé » pour nous aider à trouver l'explication ? Deux études, sur près de 700 malades chacune, vont peut-être nous permettre dès le 1er juin de partir l'esprit serein en vacances. En effet, l'observation attentive de la dernière étude chinoise et de la compilation des résultats obtenus par 4 médecins* généralistes du grand Est sur une cohorte de 700 malades (le même nombre de patients que l'essai Discovery), va clore la polémique entretenue autour de Didier Raoult par ses persifleurs parisiens, et nous permettre d'avoir un traitement efficace à notre portée pour vivre un déconfinement « sécurisé ».

 

Oui l'hydroxychloroquine (HCQ) est utile dans le traitement du Covid19 selon la phase de la maladie : mais uniquement à titre curatif dans la phase 2 de la maladie lors de l'orage citokinique. Par contre l'HCQ est partiellement contreproductive et même délicate à manipuler (cf. effets secondaires lorsqu'elle est donnée en bi-thérapie) à titre préventif en début de traitement sachant, surtout depuis les observations des médecins de l'Est, que la baisse des mortalités (50 %), obtenue dans le protocole Raoult, par l'association avec l'azithromycine (AZI) est beaucoup plus due à cette dernière molécule qu’à l'HCQ.

 

L'azithromycine, un rôle capital dans la prévention des complications

 

Oui, l'AZI joue un rôle capital dans l'action préventive des complications liées à l'infection par le coronavirus (elle évite la majorité des hospitalisations et 90 % des décès !). Le nom* et la publicité des résultats des médecins du grand Est ne peuvent être divulgués car, aussi paradoxal que cela puisse paraître, alors que ces résultats nous permettent « une nouvelle sécurité » dans le traitement, ces derniers ont reçu (par courrier) des menaces du conseil de l'Ordre des médecins et de l'ANSM (Agence nationale de sécurité duidier médicament).

Que nous révèlent ces résultats ? Que le traitement par la seule AZI sur une période entre 10 et 14 jours (comme dans le traitement de toutes les pneumopathies atypiques) et ce, dès le début des premiers symptômes, permet de diviser par 4 le nombre de patients nécessitant une hospitalisation (moins de 4 % versus 15 % sur les statistiques nationales de malades non traités).

Cette approche est deux fois plus bénéfique que le traitement de Didier Raoult (la bithérapie avec HCQ) qui permettait déjà un gain très important dans la prévention des complications du virus : le protocole Raoult permet selon les publications de l'IHU de Marseille et des chiffres officiels de mortalités, comparées pour 100 000 habitants entre Marseille et Lyon, de sauver 50 % de patients). Comment expliquer cela ? Pour l'effet préventif de l'AZI, l'orage cytokinique serait dû à la « coopération » du virus avec une bactérie opportuniste dont la prévalence du portage (15 % des patients) correspond au taux des patients infectés développant des complications : cette bactérie opportuniste, très sensible à l'AZI, possède un « super antigène », sa protéine P1 connue pour produire des orages cytokiniques chez des adultes et des syndromes de kawasaki chez les enfants.

 

Le protocole Raoult associant l'HCQ dès le début du traitement incorpore dans le processus de l'action bénéfique de l'antibiotique (AZI) sur la bactérie opportuniste, un effet immuno-modulateur lié à l'HCQ, effet qui nuit, à ce stade, par son action anti-inflammatoire à l'effet « préventif » attendu. L'AZI seule éradique le cofacteur bactérien mais l'HCQ, associée a ce stade, freine cet effet préventif et peut aggraver la virulence du virus comme cela a été signalé par l'ANSM pour tous les anti-inflammatoires qui ont d'ailleurs été contre-indiqués dans le Covid19 dès le stade1 de la maladie.

 

L'hydroxychloroquine, efficace dans la 2e phase

 

La deuxième étude, chinoise, publiée récemment sur « IHU information » illustre par contre le rôle fondamental de l'effet immuno-modulateur de l'HCQ dans la 2° phase de la maladie : le taux de décès lors des complications justifiant une hospitalisation chute de 45 % pour les malades non traités à 18,8 % chez ceux traités avec l'hydroxychloroquine (HCQ) : évite 2 morts sur 3. Normalement l'essai Discovery qui doit sortir un jour (!!!), devrait confirmer cet effet curatif (et non préventif) de l'HCQ : effet qui pourrait être associé a d'autres molécules : les antiinterleukines 6, car les IL6 sont des molécules inflammatoires relarguées dans l'orage citokinique, notamment à cause du « super antigène de la protéine P1 » du Mycoplasma Pneumoniae.

Ce Mycoplasma Pneumoniae opportuniste pulmonaire est présent chez certains patients (personnes âgées ou immunodéprimées) à bas bruit, et pourrait jouer le rôle de catalyseur en favorisant la réplication virale (cf. brevet EP0649473B1), mécanisme qui permet alors au virus de se disséminer sur tous les récepteurs ACE2 (très nombreux chez les obèses et les diabétiques) tout en déclenchant l'orage cytokinique tant chez les adultes que chez les enfants porteurs de cet opportuniste (cf. Syndrome de Kawasaki).

Conclusion : à l'heure d'aujourd'hui, 4 mai 2020, nous possédons, pour nous permettre un « déconfinement total et sécurisé » : – une disparition de la circulation du virus liée à la fin de l'épidémie prévue par Didier Raoult, – un arsenal thérapeutique différent suivant les deux stades de l'infection à Covid19 : a) Dans la phase virale de la maladie (souvent asymptomatique si le cofacteur est absent) par un effet préventif des complications avec la seule azithromycine (disponible pour tous les médecins de ville) sur au moins 10 jours pour éradiquer le complice du virus (le MP) évitant ainsi toute éventuelle amplification de la réplication virale. b) Dans la phase immunitaire, une molécule efficace l'hyroxychloroquine, telle que la présentait Didier Raoult, mais plus à titre curatif lors de la phase « immunologique » de la maladie : molécule pouvant être associée à ce stade avec d'autres thérapeutiques anti-inflammatoires et anticoagulantes pour éviter les complications liées aux atteintes des endothéliums des différents organes pouvant être touchés par ces complications.

 

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Dr Claude Escarguel, microbiologiste, ancien président du Syndicat des praticiens des hôpitaux généraux

 

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