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Deux lesbiennes transforment leur fils adoptif en fille (vidéo)

Deux lesbiennes transforment leur fils adoptif en fille (vidéo) | Think outside the Box | Scoop.it

Coupez ce zizi que je ne saurais voir !

 

Un enfant de 11 ans va subir une opération chirurgicale pour se faire enlever son pénis après avoir pris des hormones depuis l'age de 8 ans.

L’enfant, élevé par un couple de lesbiennes, se sentirait une fille depuis toujours, selon ses mamans, qui lui font subir tout cela pour sa santé…

Quand le progressisme sociétal couplé à un consumérisme maladif utilisent la science pour mettre en place Le meilleur des mondes…

(...)

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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Think Outside The Box

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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.

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Les 10 stratégies de manipulation de masse, selon Noam Chomsky

Les 10 stratégies de manipulation de masse, selon Noam Chomsky | Think outside the Box | Scoop.it

Noam Chomsky est l’un des intellectuels les plus respectés au monde. Ce penseur américain a été considéré comme le plus important de l’époque contemporaine par le New York Times. L’une de ses principales contributions est d’avoir proposé et analysé les stratégies de manipulation de masse qui existent aujourd’hui dans le monde.

Noam Chomsky est connu en tant que linguiste, mais également comme philosophe et politologue. Il est par ailleurs devenu l’un des principaux activistes des causes libertaires. Ses écrits ont circulé dans le monde entier et ne cessent de surprendre les lecteurs.

« Comment se fait-il que nous disposions d’autant d’informations, mais nous sachions si peu ? »

-Noam Chomsky-

Chomsky a élaboré un texte didactique dans lequel il synthétise les stratégies de manipulation de masse. Ses réflexions sur ce sujet sont profondes et complexes. Cependant, à des fins didactiques, il en fit un résumé dans des principes simples et accessibles à tous.

 

1. La distraction, l’une des stratégies de manipulation de masse

Selon Chomsky, la plus récurrente des stratégies de manipulation de masse est la distraction. Il s’agit essentiellement de diriger l’attention du public vers des sujets non pertinents ou banals. De cette façon, ils gardent l’esprit des individus occupé.

 

Ils submergent la population d’informations afin de distraire les personnes. Il est par exemple donné une haute importance aux événements sportifs. Il en va de même pour les spectacles, les curiosités, etc. Cela à pour conséquence que les personnes perdent de vue leurs problèmes .

2. Problème – Réaction – Solution

Le pouvoir cesse parfois délibérément de traiter ou traite de manière déficiente certaines réalités. Ils présentent les choses aux citoyens comme un problème exigeant une solution externe. Ils proposent eux-mêmes la solution.

 

Il s’agit de l’une des stratégies de manipulation de masse destinée à prendre des décisions impopulaires. Par exemple, lorsqu’ils veulent privatiser une entreprise publique et diminuer intentionnellement ses services. En fin de compte, cela permet de justifier la vente.

3. La gradualité

Il s’agit d’une autre de ces stratégies de manipulation de masse destinées à introduire des mesures que les personnes n’accepteraient généralement pas. Elle consiste à les appliquer peu à peu, de manière à les rendre pratiquement imperceptibles .

C’est ce qui s’est passé, par exemple, avec la réduction des droits du travail. Des mesures ou des formes de travail ont été mises en oeuvre dans différentes sociétés, lesquelles ont fini par présenter comme normal le fait qu’un employé ne bénéficie d’aucune garantie de sécurité sociale.

4. Différer

Cette stratégie consiste à faire croire aux citoyens qu’une mesure est temporairement préjudiciable, mais qu’à l’avenir elle peut apporter de grands bénéfices à l’ensemble de la société et, bien évidemment, aux individus.

 

L’objectif est que les personnes s’habituent à la mesure et ne la rejettent pas, en pensant au supposé progrès qu’elle apportera demain. Lorsque se présente le moment de faire passer la mesure, l’effet de la « normalisation » a déjà fonctionné et les personnes ne protestent pas alors même que les avantages promis n’arrivent pas.

5. Infantiliser le public

Beaucoup de messages télévisés, en particulier publicitéstendent à parler au public comme s’ils s’agissait d’enfants. Ils utilisent des gestes, des mots et des attitudes qui sont conciliants et imprégnés d’une certaine naïveté.

L’objectif est de surmonter les résistances des individus. Il s’agit de l’une des stratégies de manipulation de masse qui cherche à neutraliser le sens critique de la population. Les politiciens emploient également ces tactiques, se montrant parfois comme des figures paternelles.

 

6. Recourir aux émotions

Les messages qui sont conçus à partir du pouvoir n’ont pas pour objectif l’esprit critique des individus. Ce qu’ils cherchent principalement est de générer des émotions et atteindre l’inconscient des individus. Par conséquent, beaucoup de ces messages sont remplis d’émotivité.

Le but de ceci est de créer une sorte de « court-circuit » avec la part la plus rationnelle de l’individu. Le contenu global du message est capturé grâce aux émotions, non ses éléments spécifiques. La capacité critique s’en trouve dès lors neutralisée.

7. Créer des publics ignorants

Garder les personnes dans l’ignorance est l’un des objectifs du pouvoir. L’ignorance signifie ne pas donner aux personnes les outils nécessaires pour qu’elles puissent analyser la réalité par elles-mêmes. Leur présenter des données anecdotiques, mais ne pas les laisser connaître les structures internes des faits.

 

Maintenir dans l’ignorance permet également de ne pas mettre l’accent sur l’éducation. Favoriser un large fossé entre la qualité de l’éducation privée et l’éducation publique. Endormir la curiosité pour le savoir et accorder peu de valeur aux produits de l’intelligence.

8. Promouvoir des publics complaisants

La plupart des modes et des tendances ne sont pas créées spontanément. Elles sont presque toujours induites et promues à partir d’un centre de pouvoir qui exerce son influence pour créer des vagues massives de goûts, d’intérêts ou d’opinions.

Les médias promeuvent généralement certaines modes et tendances, la plupart d’entre elles tournant autour de modes de vie ridicules, superflus ou même stupides. Ils persuadent les personnes que se comporter de telle manière est « ce qui est à la mode ».

9. Renforcement de l’auto-culpabilité

Une autre stratégie de manipulation de masse consiste à faire croire aux individus qu’ils sont seuls responsables de leurs problèmes. Toute chose négative qui leur arrive ne dépend que d’eux-mêmes. Ils sont dès lors amenés à croire que l’environnement est parfait et que si une défaillance se produit, elle est de la responsabilité de l’individu.

 

Par conséquent, les personnes finissent par essayer de s’intégrer dans leur environnement et par se sentir coupables de ne pas y parvenir complètement. Elles déplacent l’indignation que le système pourrait leur causer vers une culpabilisation permanente d’elles-mêmes .

10. Une connaissance approfondie de l’être humain

Au cours des dernières décennies, la science a réussi à collecter une quantité impressionnante de connaissances sur la biologie et la psychologie des êtres humains. Cependant, tout ce patrimoine n’est pas accessible à plupart des personnes.

 

Seul un minimum d’informations est disponible pour le public. Pendant ce temps, les élites disposent de toutes ces connaissances et les utilisent à leur convenance. Une fois de plus, il devient clair que l’ignorance facilite l’action du pouvoir sur la société.

 

Toutes ces stratégies de manipulation de masse visent à maintenir le monde comme il convient aux plus puissants. Bloquer la capacité critique et l’autonomie de la plupart des personnes. Cependant, il dépend également de nous de nous laisser manipuler passivement, ou d’offrir une résistance autant que faire se peut.

 

 

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UNESCO – The next normal

UNESCO launches a global campaign challenging our perception of normality. The 2’20” film relies on facts to prove its point – facts about the world before and during the Covid-19 pandemic. Put together, these facts make us question our ideas about what is “normal”, suggesting that we have accepted the unacceptable for far too long. Our previous reality cannot be considered normal any longer, now is the time to make a change. It all starts with Education, Science, Culture and Information.
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Lettre ouverte aux jeunes imbéciles qui prennent le coronavirus pour un problème de vieux cons

Lettre ouverte aux jeunes imbéciles qui prennent le coronavirus pour un problème de vieux cons | Think outside the Box | Scoop.it

L’abandon assez frappant des mesures de protection dans beaucoup d’endroits, spécialement par de nombreux jeunes, est consternant.

Une carte blanche de Franklin Dehousse, Professeur à l’Université de Liège, ancien représentant de la Belgique dans les négociations européennes, ancien juge à la Cour de justice de l’Union européenne.

"Le coronavirus, c’est un truc de vieux cons !", affirmaient récemment deux de mes neveux à leur mère désespérée par leur mépris des règles de protection. Évidemment, mâle sexagénaire souffrant depuis des décennies de pathologies respiratoires, je me suis de suite senti con-cerné par leur extrême con-viction. Un de mes médecins, qui a le sens de l’humour, résumait la situation pour notre espèce en danger : "Il faut s’enterrer chez soi ou se faire enterrer au cimetière". L’abandon assez frappant des mesures de protection dans beaucoup d’endroits, spécialement par de nombreux jeunes (mais, soyons justes, ils sont très loin d’être seuls), est consternant. À leur place, on serait toutefois nettement moins catégorique. D’où cette lettre, promise à leur mère.

Parlons de la seule chose qui les intéresse vraiment

Cela ne sert visiblement à rien de leur parler de leur famille (qu’ils mettent en danger), ni du personnel de santé (qu’ils exposent à une nouvelle marée d’infections dans des situations risquées), ni des nombreux travailleurs dont la fonction interdit le confinement (dont ils aggravent les risques). On a bien compris que la morale, la justice ou le simple altruisme ne les intéressent pas. Parlons donc de la seule chose qui les intéresse réellement : eux-mêmes.

Occupés à la joie des célébrations, de nombreux jeunes négligent que le coronavirus ne constitue pas seulement une crise sanitaire, mais une crise économique, et de très grande ampleur. Même lors du grand crash de 1929, l’activité et l’emploi n’ont pas été détruits aussi brutalement. Par voie de compensation, le déficit de l’État n’a jamais augmenté aussi vite. Certes, dans le confort de la vie scolaire, on peut aisément manquer cette réalité. Les dizaines de millions de chômeurs et d’entreprises en faillite virtuelle d’Europe, eux, n’ont pas ce luxe. Chaque fois qu’une personne renforce la circulation du coronavirus en violant les règles, elle renforce cette spirale de pauvreté (qui rendra aussi plus difficile de lutter contre le réchauffement climatique).

Le risque personnel des jeunes est toutefois bien plus grand. Chaque fois qu’ils renforcent la propagation du virus, ils accroissent la probabilité d’un nouveau lockdown, avec nouvelle fermeture de leurs écoles et universités. Or, toutes les recherches prouvent que les interruptions des études, surtout longues ou répétées, nuisent considérablement aux futurs revenus des jeunes. Mépriser les règles de protection aujourd’hui, c’est se défavoriser par rapport aux autres demain.

La sensation de rentrer dans une mer de glace

Le pire reste toutefois autre part. Chaque fois qu’une personne renforce par insouciance la circulation du virus chez les autres, même sans être malade, elle renforce la crise économique. Chacun doit regarder attentivement les rues, où les commerces commencent à fermer, ou ses connaissances, dont certaines voient leur revenu et/ou emploi menacé. Dès demain viendra hélas le tour des jeunes, en pire. Car les recherches prouvent aussi que les générations qui commencent leur carrière en crise aigüe subissent une perte irrécupérable de revenus et d’emplois pour la vie. Une résurgence nouvelle de la pandémie sera donc une catastrophe d’abord pour les jeunes. Tous ceux qui arriveront sur le marché de l’emploi auront la sensation immédiate de rentrer dans une mer de glace.

 

Les grandes crises comportent des morts physiques, mais aussi des morts économiques (voir chaque après-guerre). À force de se centrer sur la maladie, beaucoup, comme mes neveux chéris, n’ont pas encore compris cette réalité essentielle (masquée de plus par une communication gouvernementale hésitante et déséquilibrée). Si, de fait, la mort physique menace d’abord les vieux cons, la mort économique, elle, menace surtout les jeunes imbéciles. Avec une légère différence, car jusqu’ici les morts physiques se comptent (encore) en dizaines de milliers, mais les morts économiques (déjà) en dizaines de millions. Même avec une éducation mathématique de plus en plus lacunaire, on peut percevoir la différence de taille.

Pour résumer, il subsiste un risque majeur de résurgence de la pandémie sans le maintien d’une forte discipline collective (voir le dérapage en cours aux États-Unis et les irruptions soudaines çà et là en Europe). Chaque fois qu’un jeune viole les règles de protection du coronavirus, il détruit des emplois, et probablement le sien dans le futur. À leur place, cela préoccuperait beaucoup plus que d’exalter la liberté de faire des bêtises.

 

 

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En Espagne, des traces de coronavirus retrouvées dans un échantillon d'eaux usées de plus d'un an

En Espagne, des traces de coronavirus retrouvées dans un échantillon d'eaux usées de plus d'un an | Think outside the Box | Scoop.it

L'étude a été menée sur des eaux usées de Barcelone

 

L'étude, publiée par des chercheurs de l'université de Barcelone, en est au stade préliminaire et nécessite de plus amples vérifications.

 

CORONAVIRUS - Les conclusions sont à prendre avec des pincettes mais elles interrogent. Des scientifiques espagnols de l’université de Barcelone ont annoncé avoir retrouvé des traces de nouveau coronavirus dans un échantillon d’eaux usées de la ville datant de mars 2019, soit il y a plus d’un an. Dans la capitale catalane, les premières traces de Covid-19 remontaient jusqu’à maintenant au mois de janvier 2020.

Pour faire ces découvertes, les chercheurs ont analysé des échantillons d’eaux usées sur une période allant de janvier 2018 à décembre 2019, en effectuant des tests PCR. “Les niveaux de SARS-CoV-2 étaient faibles mais positifs”, a déclaré le responsable de la recherche Albert Bosch, également président de la Société espagnole de virologie.

“Barcelone est un important centre pour le commerces et les affaires. La ville accueille généralement des événements massifs qui attirent des visiteurs du monde entier. Cependant, il est probable que des situations similaires se soient produites dans d’autres parties du monde et qu’ils aient eu des cas de Covid- 19 qui sont passés inaperçus”, écrivent les auteurs de l’étude.

Des vérifications à venir

Leurs travaux publiés de manière préliminaires sur medrxiv sont pour l’instant à l’état de pré-publications et nécessitent de plus amples vérifications indépendantes. La communauté scientifiques espagnole reste d’ailleurs pour l’instant plutôt circonspecte face à ces découvertes, soulignant que des croisements de données seront indéniablement nécessaires, et que la méthodologie devra être scrupuleusement passée en revue.

 

Plusieurs soulignent notamment le risque de faux-positifs. “En raison des dates et du lieu, c’est trop loin de tout ce qui a été détecté jusqu’à présent. Il y a des villes avec plus de visiteurs internationaux que Barcelone et elles n’ont pas détecté le virus dans leurs analyses rétrospectives des eaux usées”, explique ainsi à El Pais, Fernando González, professeur de génétique à l’université de Valence.

Une première étude et des pistes d’explications qui ne convainquent pas non plus Luca Cozzuto, coordinatrice de l’analyse des données au Centre de régulation génomique de Barcelone. “Il faut imaginer un très grand nombre d’étrangers venant à Barcelone en vacances pour laisser des particules virales dans l’eau, sans infecter personne d’autre. Ou alors il y a eu une épidémie cachée avant septembre. Je pense que ce type de conclusions assez  extraordinaires nécessitent des preuves très solides”, conclut-elle.

 

Le HuffPost

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Des élus parfois responsables mais rarement coupables - Libération

Des élus parfois responsables mais rarement coupables - Libération | Think outside the Box | Scoop.it

A Paris, le 14 mars, à la veille du premier tour des municipales.

 

Depuis une trentaine d’années, les procès des politiques, lorsqu’ils ont lieu, débouchent presque toujours sur une relaxe, notamment dans les dossiers sanitaires.

 

En temps de crise sanitaire comme de catastrophe naturelle, les plaintes contre les responsables politiques ont beau être semées par dizaines, la moisson des condamnés reste plutôt maigre. Ces trois dernières décennies, on les compte sur les doigts d’une main. Parmi les ministres, on ne trouve guère qu’Edmond Hervé, secrétaire d’Etat à la Santé entre 1983 et 1986, condamné par la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire du sang contaminé… mais dispensé de peine. «La cour a manqué de courage : ni le courage de me relaxer totalement ni le courage de me condamner réellement», lâcha le lointain prédécesseur d’Olivier Véran, à la sortie de son jugement, en 1999 - plus de dix ans après les faits. La CJR a néanmoins trouvé la force de relaxer Laurent Fabius, Premier ministre, et Georgina Dufoix, ministre des Affaires sociales.

 

à lire aussi Les politiques dans le box du Covid

«Corporatisme»

Loin des grands serviteurs de l’Etat, côté élus locaux, la récolte n’est pas plus abondante. On pense à l’ex-premier édile de La Faute-sur-Mer, René Marratier, jugé responsable de la mort de 29 personnes sur sa commune lors de la tempête Xynthia, en 2010. D’abord condamné à quatre ans de prison ferme pour homicides involontaires (une première pour un élu), sa peine fut réduite en appel à deux ans avec sursis, ainsi qu’à l’interdiction d’exercer toute fonction publique. Pis, il fut ensuite relaxé au civil et dispensé de payer des dommages et intérêts aux victimes sur ses deniers personnels. Les manquements du premier magistrat de La Faute-sur-Mer n’étant pas considérés comme «détachables» de son service, ils engagent donc la commune. C’est à cette dernière, jugée responsable du sinistre - avec l’Etat et un syndic local - d’indemniser les victimes. «Honteux, s’indigne Corinne Lepage, avocate des parties civiles. Ce sont les contribuables de La Faute, donc les victimes, qui participent à leur propre indemnisation !» Comment expliquer cette relative clémence de la justice ? Dans le cas de l’ancien maire de La Faute-sur-Mer, la raison est claire, selon Corinne Lepage. «René Marratier a bénéficié d’une campagne de soutien incroyable de la part de ses homologues maires, c’était du corporatisme, rumine l’ancienne ministre de Jacques Chirac. Par ce jugement, la chancellerie a voulu apaiser la colère des élus.»

 

 

Pour les décideurs au plus haut niveau de l’Etat, c’est plus compliqué. Dans les scandales sanitaires, comme le sang contaminé, le Mediator ou l’amiante, courant souvent sur des années voire des décennies, les dossiers sont complexes, les responsabilités enchevêtrées. Et les informations judiciaires à rallonge. François Desriaux, cofondateur de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva), en sait quelque chose. «Nous avons déposé notre plainte fondamentale en 1996, se souvient-il. Il n’y a toujours pas eu de procès depuis, et le combat risque de s’arrêter, faute de combattants.»

En cause, l’insuffisance des moyens de la justice. «Même quand le sujet était à l’agenda des politiques, j’ai toujours manqué d’officiers de police judiciaire pour mener mon enquête», se plaint aujourd’hui Marie-Odile Bertella-Geffroy, juge d’instruction dans les dossiers du sang contaminé et de l’amiante. C’est après cette dernière affaire qu’est créé, en 2001, un pôle de santé publique au sein des parquets de Paris et de Marseille. Mais loin d’être assez doté, le pôle s’est révélé une coquille presque vide. Pour François Desriaux, les politiques n’ont jamais été très pressés de voir leurs pairs déférés en correctionnelle. «Il y a toujours eu une réticence de la part des gardes des Sceaux à vouloir un procès pénal, regrette le président de l’Andeva. Pour eux, l’amiante était comme une catastrophe naturelle : il fallait indemniser, mais il n’y avait pas de responsables.»

Impasse pénale ?

A cela s’ajoute une difficulté. «Le droit pénal est d’application stricte», rappelle Eric Alt, vice-président d’Anticor. Avant de poursuivre une personne, il faut que tous les éléments soient caractérisés, ce qui rend la tâche ardue dans les dossiers sanitaires. «Il est facile de voir la responsabilité d’un lampiste, estime le magistrat, mais c’est une autre affaire de saisir la responsabilité de celui qui a placé les acteurs de base dans une situation de contrainte.» Et de citer l’exemple Fabius dans le sang contaminé. «On n’a jamais pu prouver qu’il avait bien pris connaissance du fameux "bleu de Matignon", le document le mettant au courant de l’existence de sang contaminé», regrette encore Edmond-Luc Henry, alors président de l’Association française des hémophiles.

 

Impasse pénale ? Pour nombre d’élus, ce n’est pas devant un tribunal correctionnel que les décideurs doivent répondre de choix politiques. Au pouvoir des juges, le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), préfère celui du Parlement. Une commission d’enquête parlementaire doit ainsi voir le jour au Sénat à la fin juin pour interroger l’exécutif sur sa gestion de la crise. Corinne Lepage reste sceptique : «Beaucoup de décideurs traitent par-dessus la jambe les sujets sanitaires ou environnementaux. Il n’y a que le pénal qui puisse faire bouger les gens et les inciter à être vertueux.»

 

Nicolas Massol

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Darwin ou Schumpeter ? L’évolution économique en prise avec le choc sanitaire

Darwin ou Schumpeter ? L’évolution économique en prise avec le choc sanitaire | Think outside the Box | Scoop.it

Sophia Gavault, docteur ès Sciences de Gestion / Université d'Aix Marseille.

 

 

Alors que l’innovation est déjà un maître-mot dans le domaine du développement des entreprises, la crise sanitaire et économique liée au Covid-19, qui brouille les repères et bouleverse les modes de consommation, vient démontrer qu’innover pourrait être une des alternatives heureuses à la faillite. Une façon de prendre le contre-pied pour en faire une opportunité de rebond. Réflexion de Sophia Gavault, docteur ès Sciences de Gestion / Université d'Aix Marseille.

Nous avons tous pris conscience que le Covid touchait jusqu'à notre rythme et notre qualité de vie. Privés de liberté d'aller et venir, le confinement a aussi ouvert une fenêtre sur notre monde intérieur. Combien sommes-nous à avoir accordé plus de temps à nos proches, à nos activités favorites et parfois à la contemplation ? Allant jusqu'à écouter le chant des oiseaux si peu audible d'habitude.

Oui, il est vrai que la crise sanitaire a généré un véritable choc à plusieurs niveaux... Une crise économique d'ampleur qui aura des effets sur le long terme. Cette crise est si importante qu'on compare son niveau de gravité à celui de la seconde guerre mondiale. Mais le tableau est-il pour autant aussi sombre qu'il n'y paraît ?

Certains pensent que les entreprises les plus fragiles seront les premières touchées. Ce faisant, ils se réfèrent d'une certaine manière à la théorie de l'évolution naturelle que l'on peut facilement transposer au monde économique : seuls les plus forts résisteraient sur le long terme, procédant naturellement à une sélection opérée par la main invisible. Mais il est fort à parier que celles qui tireront leur épingle du jeu sont les entreprises qui ont su innover !

Le concept de destruction créatrice

On n'a jamais autant martelé, ces dernières années, l'importance de l'innovation pour la survie des entreprises, nécessitant de réinventer à un rythme parfois effréné les produits ou encore les outils de production et de communication. Et bien cette crise nous montre que dans une période où tous les repères sont brouillés, les modes de consommation bouleversés, avec arrêt brutal de l'activité débouchant sur un manque de perspective total, innover paraît être une des alternatives heureuses à la faillite. Et si, au fond, il s'agissait de prendre le contre-pied de la crise pour en faire une opportunité de rebondir avant une reprise supposée ?

Schumpeter a développé l'idée selon laquelle l'évolution économique dépend en grande partie des capacités d'innovation des entreprises. Les entreprises innovantes accaparant le marché de celles qui se contentent de produire les mêmes produits selon les mêmes systèmes. Certains entrepreneurs auraient donc tendance à vouloir remplacer l'ordre existant en réinventant l'offre et en modifiant les usages. Pour ce faire, ils mettent au point des innovations qui rendent obsolètes les anciens produits, les technologies adoptées par les utilisateurs. Ce faisant, l'innovation mise au point est à la fois création et devient destructrice, principe hérité des traditions philosophiques et mythologiques les plus anciennes (remontant aux traditions hindouistes) et subsumé sous le concept de destruction créatrice. Au coeur du processus de changement, se trouve l'entrepreneur vu par Schumpeter comme étant l'acteur majeur du changement. Cet entrepreneur « dynamique » surferait sur la vague du renouveau pour créer et réinventer les produits qui seront les seuls utilisés par les consommateurs. Ce qui est particulièrement intéressant avec Schumpeter, c'est que le processus de développement comprend une partie de création qui n'est pas seulement novatrice mais également disruptive, l'entrepreneur innovant modifie le statu quo.

Être connecté au contexte

Alors que nous sommes nombreux à voir dans cette crise un risque de récession majeur, d'autres aperçoivent les opportunités qui se profilent. Entre contraintes et opportunités, c'est tout un paradigme qui est à repenser.

C'est le pari fait par certaines entreprises qui ont su se réinventer en repositionnant leur stratégie par rapport à une demande qui, de fait, a évolué. Être connecté au contexte, voire même anticiper et réajuster son appareil productif ou son offre, voilà ce qui a réussi à certaines !

 

Bien sûr, il y a la grande distribution qui a adapté ses ventes en adoptant massivement le drive encore balbutiant. Ou encore les restaurants qui, ont au lieu de laisser perdre leurs stocks, ont opté pour la vente à emporter ou la livraison à domicile. Mais quand il s'agit d'innovation, certains sont plus affûtés.

On manque de places dans les hôpitaux et on risque une saturation de la capacité d'accueil ? Qu'à cela ne tienne : Everlia, start-up spécialisée dans la construction de maison et de piscine par container, a adapté son offre pour produire non pas des maisons d'habitation individuelles mais des structures de soins adaptées aux spécificités de traitement médical.

Impossible de se déplacer dans les boutiques et autres petits commerces ? Pas de problème ! Innoside, à Toulouse, a su proposer rapidement une solution digitale aux commerces sous l'angle très astucieux de la visite virtuelle.

Penser « too agile to fail »

Des exemples comme ceux-là, il y en a pléthore et c'est tant mieux. A côté du too big to fail, il temps de penser too agile to fail !

Avec la crise sanitaire devenue économique, c'est bien la leçon que les entreprises peuvent retenir : s'adapter au plus juste de la demande, être suffisamment agile pour produire des biens répondant à des besoins nouveaux afin de retrouver de l'activité et ainsi s'assurer d'une survie pendant la crise.

L'on sait pertinemment que le capitalisme est fait de cycles de crises. Ces mêmes crises engendrent un besoin d'évolution. Ainsi, cette crise apparaît véritablement comme une invitation non pas à refaire totalement le monde (encore que...), mais à revoir nos capacités d'adaptation et d'innovation. Reste à savoir si les start-ups sont les seules à pouvoir se réinventer en un clin d'œil !

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Manque de souffle, insuffisance rénale… Le coronavirus peut générer des séquelles insoupçonnées

Manque de souffle, insuffisance rénale… Le coronavirus peut générer des séquelles insoupçonnées | Think outside the Box | Scoop.it

Irène sur la table de Kiné

 

C’est un beau jeudi après-midi ensoleillé, des conditions météorologiques idéales pour renfourcher sa bicyclette. Claire se sent des fourmis dans les jambes après plusieurs semaines de confinement dans son appartement. Son médecin lui a diagnostiqué une forme légère de Covid-19. Ses symptômes : essoufflement et difficultés respiratoires.

 

Mais, elle est guérie aujourd’hui. Après un tour de son quartier, elle doit déchanter : "Après 10 minutes, je me suis rendu compte que ce n’était pas une bonne idée. J’ai à nouveau très mal. C’est comme s’il me manquait un poumon".

Dès qu’elle le pourra, Claire compte bien faire un scanner des poumons pour comprendre ce qui se passe et pourquoi elle manque de souffle.

Irène, un mois en coma artificiel, se sentait comme un bois au réveil

Un deuxième souffle, c’est ce qu’Irène est venue chercher dans le service de neuro-revalidation du CHU Brugmann. Irène a dû passer un mois aux soins intensifs.

D’abord mise sous coma artificiel et intubée, au bout de trois semaines, elle est réveillée dans un état de légume. "Je ne bougeais pas. J’étais comme un bois. Rien ne bougeait. Je ne sentais rien", se souvient-elle.

Tous les organes vitaux parfois atteints

Mais depuis quelques jours, grâce aux soins prodigués par les kinés et les ergothérapeutes, Irène ressuscite littéralement. Elle retrouve son souffle, elle récupère du muscle, de l’équilibre. Un vrai retour d’entre les morts.

Le Dr Marie-Dominique Gazagnes, qui dirige le service de neuro-revalidation au CHU Brugmann, se réjouit de l’évolution positive de sa patiente. En quelques semaines, elle a vu défiler un nombre important de patients qui présentaient parfois des pathologies très différentes de ce que nous savons du Covid-19.

"On commence à voir des séquelles cognitives et intellectuelles pour des gens ventilés pendant longtemps, explique-t-elle. On a vu des séquelles cardiaques. On commence à voir qu’une série d’organes – cœur, cerveau, poumons et même reins – sont parfois atteints."

►►► A lire aussi : Le coronavirus ne s’attaque pas qu’aux poumons mais à tous les organes vitaux (infographie)

Au CHU de Liège, les néphrologues Jean-Marie Krezinski François Jouret et Pierre Delanaye ont collecté les données épidémiologiques de 600 patients atteints du Covid-19 pour établir leur profil. Trois quarts d’entre eux avaient du sang et des protéines dans leurs urines et 19,5% ont développé une insuffisance rénale aiguë qui nécessitait une dialyse.

Des séquelles à moyen et long terme

François Jouret estime que ces observations nécessitent un suivi : "Nous pouvons craindre que ces patients gardent probablement pour un tiers d’entre eux des séquelles à moyen et long terme".

Le coronavirus ne se résume donc pas à une inflammation des voies respiratoires. Il peut s’attaquer à tous nos organes vitaux : cœur, cerveau, rein, intestin.

►►► A lire aussi : Guérir du Coronavirus, et après ? Les importantes séquelles liées aux formes sévères

Dans son service de soins intensif, Jacques Creteur a pu sauver la moitié de ses patients après, parfois, un coma artificiel et une intubation de plusieurs semaines. Mais il est conscient des séquelles psychologiques que peuvent générer ces longs séjours aux soins intensifs.

"Plusieurs études démontrent que des patients qui restent longtemps dans le coma sous respirateur ont une intensité de stress post-traumatique comparable à des victimes d’attentats, de catastrophes naturelles, ou des soldats de retour de guerre", observe-t-il.

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Soigner le corps et le moral

Retour au centre de neuro-revalidation du CHU Brugmann. Ici, les patients mangent, jouent et font leurs exercices de kiné tous ensemble. Une façon de se resocialiser après des semaines d’isolement. Une option délibérée de Marie-Dominique Gazagnes : "Ici, on soigne à la fois le corps et le moral. C’est une prise en charge globale pour permettre aux gens de retourner à la vie et à l’extérieur".

Irène, elle, tient un moral d’acier. C’est une gagnante qui sait qu’elle a échappé au pire : "Je ne crains plus rien dans la vie. Je n’ai plus peur de la mort. Mais quand on vit, on garde l’espoir".

Du chemin, Irène en a encore à faire pour tourner la page, mais le pire est passé.

 

Lucie Dendooven

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«Coronavirus: la faillite du système politico-administratif». La tribune de Rafik Smati – Politique

«Coronavirus: la faillite du système politico-administratif». La tribune de Rafik Smati – Politique | Think outside the Box | Scoop.it

« On ne peut espérer que les problèmes soient résolus par ceux qui les ont créés »

 

« On voit que le trop d’Etat ne marche pas... La solution ne peut donc pas être de doubler la dose », analyse Rafik Smati, président d’Objectif France et entrepreneur

Une déroute. Le Covid-19 a révélé la monumentale défaillance de l’appareil politico-administratif dans la protection des Français. Qui découvrent que, malgré les impôts et taxes les plus élevés de la planète en proportion du revenu national, l’Etat a liquidé son stock stratégique de masques. Alors que son maintien n’aurait pourtant coûté que 50 millions d’euros, dix fois moins que les remboursements annuels des cures thermales, ou une portion infime de la fraude à la carte Vitale. Comment en est-on à ce point arrivé à sacrifier l’essentiel et à privilégier l’accessoire ? 

 
 
 

« Puisque ces pénuries nous dépassent, feignons de les croire sans importance. » Le personnel de soins ressemble à des soldats montant en première ligne tandis que leur état-major racontait que les casques et le renseignement ne servaient à rien. « Comment est-ce possible ? » ne peut-on que se demander. Ou « mais où passé le pognon ? » pour reprendre une exclamation du début des Gilets jaunes. 

Risque crédible. Qu’on ne vienne pas prétendre que le Covid-19 constituait un événement impensable, impossible à anticiper. Une pandémie représente un risque tout aussi crédible que ces guerres que nos armées sont chargées de préparer. En 2010, j’avais moi-même évoqué ce risque dans un livre, Vers un capitalisme féminin. En tant que chef d’entreprise, j’avais préparé un « plan pandémie ». Le jour où le président de la République serrait des milliers de mains au salon de l’Agriculture, je réunissais mes collaborateurs pour leur demander de cesser de se saluer… 

Il ne s’agit évidemment pas de se livrer à une querelle politicienne pouvant fragiliser l’union nationale actuelle. Le personnel soignant témoigne d’un dévouement et d’un courage sans faille, les maires sont à la manœuvre, la société civile et les entreprises, grandes et petites, font preuve de résilience, d’initiative et de solidarité. Des PME qui avaient, elles, anticipé une pandémie, offrent des équipements (c’est le cas de mon entreprise), à rebours des clichés sur l’égoïsme du secteur privé, reconvertissent des lignes de production ou conçoivent des respirateurs bon marché. Partout, on coud des masques, on s’entraide, on improvise, on fait preuve d’une agilité remarquable. 

 

Ni aveuglement, ni silence. Mais si le peuple est rassemblé, il ne donne pas pour autant un chèque en blanc à l’exécutif. L’union sacrée n’implique ni l’aveuglement, ni le silence.

S’il est préférable d’attendre la fin de l’épidémie pour déterminer les fautes individuelles et exiger que des comptes soient rendus, il est un procès qui ne peut attendre : celui de ce logiciel qui a spectaculairement « bugué », de l’appareil politico-administratif, de cette bulle technocratique en pleine Berezina. Ce souverain immense et tutélaire qui « couvre la surface de la société d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes » dont parlait Tocqueville, mais qui a clairement échoué à nous protéger.

«Notre vieux contrat social “d’accord, nous payons beaucoup d’impôts mais pour des services publics gratuits que le monde entier nous envie” ne s’est pas montré à la hauteur»

Etat stratège myope, Etat providence impécunieux, Etat régalien désarmé... Une administration perfectionniste, à la lourdeur des procédures d’homologation, notamment par les Agences régionales de santé, et à un organigramme de l’administration centrale de la santé hallucinant de complexité. Une accumulation de strates de décision attachées avant tout à leurs prérogatives, qui se contredisent et se neutralisent. Une force d’inertie, voire d’obstruction qui semblait avoir l’éternité devant elles quand le nombre de cas de Covid-19 doublait tous les trois jours.  

Sens des priorités. Bref, notre vieux contrat social « d’accord, nous payons beaucoup d’impôts mais pour des services publics gratuits que le monde entier nous envie » ne s’est pas montré à la hauteur.   Il faudra en tirer les leçons. Réduire, évidemment, la suradministration de notre société, favoriser la réindustrialisation du pays, débureaucratiser, décentraliser, sabrer à la hache les dépenses inutiles ou clientélistes, lutter contre la gabegie. Retrouver, simplement, selon la vision du mouvement Objectif France, le sens des priorités dans un pays où — gauche et droite confondue —, les pouvoirs publics semblent, depuis des décennies, avoir pour doctrine « je n’ai jamais vu une dépense publique que je n’aimais pas ».

Les partisans de l’Etat pachyderme entonnent déjà la rengaine du manque de moyens ou de la pseudo austérité ultralibérale et prennent prétexte de l’épidémie « crise salvatrice » pour réclamer encore plus de taxes, d’interdits et d’obligations dans le « monde d’après ». Comme des médecins constatant qu’un médicament ne marche pas et décrétant : « Très bien, doublons la dose. » Il faudrait donner encore plus de responsabilités à l’appareil qui, doté pourtant de 1 100 milliards d’euros d’impôts, n’a pas su préserver le stock de masques stratégiques ? 

Le danger serait un simulacre de changement, sans remise à plat du mode de fonctionnement de l’administration et de son périmètre, piloté par cette technostructure même qui nous a envoyés dans le mur. Comme disait Einstein : « On ne peut espérer que les problèmes soient résolus par ceux qui les ont créés. » Il y va de la survie de notre cher et vieux pays, ou à tout le moins de notre démocratie et de notre prospérité.

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Coronavirus : un premier cas de Covid-19 soupçonné en Alsace dès le mois de novembre

Coronavirus : un premier cas de Covid-19 soupçonné en Alsace dès le mois de novembre | Think outside the Box | Scoop.it

Alors qu'à l'heure actuelle, un habitant de Bobigny malade en décembre est considéré comme le "patient zéro" en France, des comparaisons de scanners entraînent une suspicion forte sur un cas alsacien en novembre.

 

Le chef du département d'imagerie médicale de l'hôpital Albert Schweitzer de Colmar, le Docteur Michel Schmitt, soupçonne un premier cas de Covid-19 dès le 16 novembre 2019, rapporte France Bleu Alsace jeudi 7 mai. Pour l'instant, un habitant de Seine-Saint-Denis, malade en décembre, est considéré, à l'heure actuelle, comme le "patient zéro" en France.

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Le docteur a analysé tous les 2 456 scanners réalisés dans l'établissement entre le 1er novembre 2019 et le 30 avril 2020 pour toute sorte de pathologies, puis deux autres radiologues ont analysé les scanners classés "typiques Covid" ou "compatibles Covid". Ils ont constaté un premier cas probable de Covid-19 le 16 novembre, suivi par une progression très lente jusqu'à la fin du mois de février, puis une augmentation rapide à partir du 31 mars. Les suspicions sont fortes, car les scanners sont aujourd'hui l'un des outils de diagnostic servant à confirmer des cas de coronavirus Covid-19.

Selon le Dr Michel Schmitt, le virus circule depuis novembre en Alsace et s'est dispersé via les marchés de Noël et les fêtes de fin d'année avant d'exploser lors d'un rassemblement religieux à Mulhouse, explique la Fondation de la maison du Diaconat de Mulhouse qui gère cet hôpital dans un communiqué diffusé jeudi.

Une collaboration avec le CNRS a été lancée

Le chef du département d'imagerie médicale a lancé cette analyse car "plusieurs professionnels de santé ont fait le constat cet hiver d'accidents de santé atypiques chez des adultes ou des enfants, rapidement qualifiés de grippe : température et toux évoluant plus longuement que d'habitude (2 à 3 semaines), perte de la voix (aphonie), du goût ou de l'odorat, état inhabituel de fatigue persistant, perte de poids", précise la Fondation, rappelant qu'à cette date l'existence d'une épidémie respiratoire ailleurs qu'en Chine n'était pas connue.

Pour le moment, l'hôpital de Colmar a travaillé sur des données d'imagerie anonymes. Mais il faudra compléter ces hypothèses, notamment en levant l'anonymat. Les patients seront contactés alors pour faire l'objet de tests sérologiques. Ces tests constitueront un outil complémentaire pour confirmer ou non cette hypothèse de Covid-19. Prudente, la fondation ajoute que "l'établissement envisage de nombreuses pistes pour poursuivre cette étude. Elle pourra, d'une part, être approfondie grâce à des données biologiques ou encore des rapports d'hospitalisation, et, d'autre part, être étendue à d'autres centres d'imagerie". Une collaboration avec le CNRS a été lancée.

 

avec France Bleu Alsacefranceinfo

 

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Lozère : des empreintes de dinosaures géants découvertes sur le plafond d’une grotte

Lozère : des empreintes de dinosaures géants découvertes sur le plafond d’une grotte | Think outside the Box | Scoop.it

Au plafond de la grotte de Castelbouc, les empreintes des dinosaures laissées il y a 168 millions d’années

 

 

De gigantesques empreintes de dinosaures dans la grotte de Castelbouc en Lozère. Et chose pas banale : les traces ont été retrouvées au plafond ! Une découverte qui nous livre d’étonnantes informations sur le causse Méjean au temps du Jurassique.antes informations sur le causse Méjean au temps du Jurassique.  

 

C’est une cavité bien connue sur les hauts plateaux de la Lozère, près de Sainte-Enimie. Une grotte fréquentée par de nombreux apprentis spéléologues. Il faut descendre à 500 m sous terre, ramper pendant une heure dans un labyrinthe de boyaux (utilisables uniquement en saison sèche), et Castelbouc révèle ses joyaux.

Nous sommes en 2015. Le paléontologue Jean- David Moreau et son équipe décident de passer au peigne fin cette cavité, et en scrutant le plafond : surprise !!!

« Il y a des centaines de personnes qui fréquentent ce lieu, mais personne ne l’avait jamais vraiment regardé en levant les yeux. Et les lampes des frontales ne permettent pas de bien voir »

En cette fin décembre, c’est Noël avant l’heure : ils découvrent de grandes empreintes. Certaines font 1,25 mètre de circonférence. Du jamais vu !

Ils comprennent qu’ils ont affaire à de très gros dinosaures, et vont revenir plusieurs fois pour poursuivre leurs recherches  menées par l’Association Paléontologique des Hauts Plateaux du Languedoc et le Laboratoire Biogéosciences (Université de Bourgogne).
Un article complet vient d’être publié dans une revue internationale de référence, le Journal of Vertabrate Paleontology.

Des traces remarquablement conservées

Les chercheurs ont retrouvé trois pistes, qui indiquent que deux à trois individus sont passés.  Certaines empreintes de pas sont extrêmement bien préservées avec des marques de doigts, de coussinets et de griffes, et une morphologie jusqu’ici inconnue.
 

Occitanopodus, un nouveau type de trace de dinosaures révélé par les chercheurs en Lozère / © Photo Rémi Flament


Le travail des paléontologues a donc permis de décrire un nouveau type de trace qu’ils ont nommé Occitanopodus, en référence à l’Occitanie !

Ces traces datent du Jurassique moyen, il y a environ 168 millions d’années. Elles ont été laissées par des dinosaures quadrupèdes et herbivores de la famille des Sauropodes comme les fameux diplodocus.
 

Squelette d'un Diplodocus dans un musée de Belfast / © MAXPPP/Brian Lawless


Selon les scientifiques, ces animaux étaient probablement des Titanosauriformes dont la longueur dépassait 30 mètres et qui pouvaient peser jusqu’à 50 tonnes.
Jean-David Moreau a aussi analysé les sédiments pour comprendre quel paysage se trouvait à l’époque à cet endroit : fossiles, branches, et petites dents de poissons… Nos dinosaures lozériens vivaient au bord de la mer, sur le littoral d’une lagune bordée par une forêt de conifères !

Jurassic feet : mais pourquoi donc des pas au plafond?

Alors pas de méprise, les dinosaures ne marchaient pas la tête à l’envers !
En fait, ils ont laissé leurs marques sur une plage qui s’est fossilisée.

Puis des millions d’années après, une grotte s’est creusée en-dessous. C’est donc le dessous de la plage que l’on voit, l’envers des empreintes.
C’est la toute première fois au monde que l’on retrouve de telles traces dans une cavité naturelle.

 


Certes, depuis près d’un siècle, la région des Grands Causses a déjà livré de nombreuses empreintes de pas de dinosaures (appartenant plutôt à des petits carnivores). Mais jamais de cette taille ni de ce type.
Pour Jean-David Moreau, qui préside l’Association Paléontologique des Hauts Plateaux du Languedoc (A.P.H.P.L) 

 Il faut poursuivre les missions car y en a certainement d’autres à découvrir dans les environs, à condition bien sûr d’avoir l’œil ! 

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Coronavirus: la pollution de l'air liée à l'augmentation du risque de décès par Covid-19

Coronavirus: la pollution de l'air liée à l'augmentation du risque de décès par Covid-19 | Think outside the Box | Scoop.it

Des recherches de l'université de Harvard suggèrent que le taux de mortalité lié au Covid-19 a augmenté aux États-Unis là où il y avait une forte concentration de particules fines

 

Deux études suggèrent que des niveaux élevés de pollution atmosphérique pourraient augmenter le risque de décès dû au Covid-19.

Le Dr Maria Neira, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a déclaré à BBC News que les pays où les niveaux de pollution sont élevés, dont beaucoup en Amérique latine, en Afrique et en Asie, devraient accélérer leurs plans de prévention.

Ceux qui présentent des conditions sous-jacentes liées à la pollution ont développé de graves problèmes de Covid-19 dans les pays où les niveaux sont élevés.

Mais les professionnels de la santé affirment qu'il est trop tôt pour prouver l'existence d'un lien direct.

"Nous allons dresser une carte des villes les plus polluées à partir de notre base de données afin d'aider les autorités nationales de ces régions à préparer leur plan de riposte à l'épidémie en conséquence", a déclaré le Dr Neira.

 

L'étude de Harvard suggère que la baisse des niveaux de pollution dans les années précédant la pandémie aurait pu entraîner une diminution significative des taux de mortalité liés au Covid-19

Une étude américaine révèle que les taux de mortalité liés au Covid-19 augmentent d'environ 15 % dans les régions où les niveaux de pollution par les particules fines ont même légèrement augmenté au cours des années précédant la pandémie.

"Le rapport de l'Université de Harvard indique que les taux de mortalité liés au Covid-19 imitent généralement ceux des zones à forte densité de population et à forte exposition aux PM2,5 [particules].

Ces particules, d'un diamètre égal au 30ème d'un cheveu humain, ont été précédemment liées à des problèmes de santé, notamment des infections respiratoires et le cancer du poumon.

L'étude de Harvard n'a pas encore fait l'objet d'un examen par les pairs, mais le professeur Annette Peters de la chaire d'épidémiologie de l'université Ludwig Maximilian de Munich, a déclaré à BBC News que ses conclusions "sont en accord avec les rapports précédents sur l'hospitalisation et la mortalité due à la pneumonie".

"C'est l'une des premières études qui confirme nos soupçons et l'hypothèse selon laquelle la gravité de l'infection au Covid-19 pourrait être augmentée par la pollution de l'air par les particules", a-t-elle déclaré.

L'auteur du rapport, le professeur Francesca Dominici, a déclaré : "Nous espérons que cela contribuera à empêcher la détérioration de la qualité de l'air, en particulier lorsque nous entendons parler des autorités qui tentent d'assouplir les règles en matière de pollution dans le cadre de cette pandémie".

Une deuxième étude suggère un lien possible entre les niveaux élevés de pollution atmosphérique et les décès dus au Covid-19 dans le nord de l'Italie

Une autre étude, menée à l'université de Sienne, en Italie, et à l'université d'Arhus, au Danemark, suggère un lien possible entre les niveaux élevés de pollution de l'air et les décès dus au Covid-19 dans le nord de l'Italie.

Les régions de Lombardie et d'Émilie-Romagne ont enregistré des taux de mortalité d'environ 12 %, contre 4,5 % dans le reste de l'Italie.

L'étude, publiée dans Science Direct, déclare : "Le niveau élevé de pollution dans le nord de l'Italie doit être considéré comme un cofacteur supplémentaire du niveau élevé de létalité enregistré dans cette région".

La population, l'âge, les différents systèmes de santé et une variation des politiques de prévention d'une région à l'autre devraient également être pris en compte.

Pour le moment, aux Philippines, Cesar Bugaoisan, de l'Association for Respiratory Care Practitioners, a déclaré "Selon nos données préliminaires, la quasi-totalité des personnes décédées dans le pays à cause d'un coronavirus présentaient des affections préexistantes, la plupart liées à la pollution de l'air".

La pollution de l'air tue déjà environ sept millions de personnes chaque année, selon l'OMS.

 

Par Navin Singh Khadka
BBC World Service
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« Expliquez-nous »: quels sont les différents évènements qui ont favorisé la propagation du coronavirus dans le monde?

« Expliquez-nous »: quels sont les différents évènements qui ont favorisé la propagation du coronavirus dans le monde? | Think outside the Box | Scoop.it

Dans différents pays, des évènements rassemblant des centaines voire des milliers de personnes ont provoqué une accélération de la propagation du coronavirus au début de l'épidémie. Quels sont-ils ?

On commence à mieux connaître les principaux foyers d’infection au coronavirus. En Chine, en Italie, en Autriche, en Espagne, ou en Alsace, il y a eu des événements qui ont accéléré la propagation de la maladie.

Il y a d’abord eu le match de foot qui a eu lieu à Milan, Atalanta Bergame contre les Espagnols de Valence en huitième de finale aller de la Ligue des Champions. 

On est le 19 février. Le stade de Bergame en Lombardie est trop petit et le match est donc organisé à Milan au stade San Siro. Sur les 120.000 habitants de Bergame, plus de 40.000 vont faire le déplacement. Un tiers de la ville. Résultat : des bouchons historiques, trois heures pour parcourir le trajet qui se fait en 30 minutes normalement.

À Milan, les supporters font la fête toute l'après midi dans les bars, sympathisent avec les 2500 espagnols qui ont fait le déplacement. Puis tout le monde se serre dans le métro pour aller au stade. Puis la rencontre commence et manque de chance, Bergame va marquer quatre buts. Quatre occasions de hurler, de postillonner et de s’embrasser. 

Ce match a fait exploser le nombre de cas en Italie du Nord. Les épidémiologistes ont parlé d’une bombe biologique. Bergame est devenue la ville martyre avec 2000 morts officiellement et sans doute plus. C’est l’endroit en Europe ou la situation a été la plus désespérée dans les hôpitaux. Une semaine après, le match OL-Juventus a eu lieu à Lyon. Sans entraîner heureusement de contamination. Pour la petite histoire, le match retour a eu lieu à huis clos à Valence. Bergame s’est qualifié, mais 35% des joueurs et du staff de valence ont été testés positif. 

Une station de ski, une marche féministe et un banquet communiste...

En Espagne, c’est une manifestation féministe qui a accéléré la propagation de l'épidémie. Le 8 mars, la journée des femmes, événement très important en Espagne, 120.000 personnes ont défilé à Madrid, contre le machisme, les violences, et pour l’égalité. Le 8 mars, on parlait déjà beaucoup du coronavirus et on pouvait voir quelques pancartes disant: “Le patriarcat tue plus que le virus”. 

En tête du cortège, deux ministres du gouvernement socialiste dont la Marlène Schiappa espagnole, la ministre de l’Égalité, Irène Mochero. Elle sera diagnostiquée positive deux jours après, mais ne respectera pas sa quarantaine. En Espagne, on parle encore de cette marche des femmes qui n’aurait pas dû avoir lieu. 

En Autriche, c’est une petite station de ski qui est montrée du doigt. Elle s’appelle Ischgl, station branchée du Tyrol, connue pour son ski et surtout pour son après-ski. Elle attire les skieurs fêtards de tout l’Europe du Nord. Un bar est particulièrement populaire. Le Kit Cloch. On y sert de la bière dès 15 heures avec les skieurs et les skieuses qui dansent sur les tables. C’est bondé, les serveurs se déplacent avec un sifflet à la bouche, pour se frayer un passage et pour mettre de l’ambiance. Ces sifflets sont de véritables fontaines à postillons. 

Le 2 mars, un malade est dépisté en Islande à 4.000 kilomètres. Puis trois autres qui rentrent tous de cette station de ski. Puis encore 8 autres. Les autorités islandaises alertent les Autrichiens qui ne tiennent pas compte de l’avertissement. La station reste ouverte encore 10 jours. 9000 Allemands, 1000 Autrichiens ont été contaminés, plus 1000 Scandinaves et des centaines de Belges et de Néerlandais. Et ces gens-là sont procéduriers: 5000 plaintes ont été déposées contre la station de ski. 

En Chine, c’est un immense banquet qui n’aurait jamais dû être organisé. C’était à Wuhan le 18 janvier. C’est-à-dire 6 jours avant le confinement. 40.000 familles ont été invitées à un dîner spectacle organisé par le Parti communiste. 13.956 plats ont été servis et le lendemain, le journal local a publié des photos en félicitant les participants d’avoir surmonté la fièvre, la toux et la maladie pour venir à ce grand événement. Preuve que l’on savait déjà une grande partie de la population malade. Certains danseurs ou chanteurs , fiévreux, avaient des masques.

Le banquet était organisé à la gloire du président Xi jinping et dans le cadre de la préparation du congrès du Parti communiste. C’est pour cela que personne n’a osé l’annuler. Par la suite, le responsable du PC de Wuhan a été limogé après avoir fait son autocritique à la télévision. 

Un rassemblement évangéliste en France

Enfin, en France, on le sait, c’est un rassemblement évangéliste à Mulhouse qui est à l’origine de la plus grande propagation. On a aujourd’hui des animations qui montrent à quel point, c’est depuis Mulhouse que l’épidémie se répand. Tout au long du mois de mars, elle s'étend vers l’est et le nord. Il y a bien un autre foyer dans l’Oise, mais il va être beaucoup actif, puis finalement se confondre avec celui de Mulhouse pour toucher l’Ile-de-France et tout le quart nord-est du pays. On en est toujours là.

Mulhouse, c’est une semaine de prière entre le 17 et le 24 février organisée par l’église évangéliste de la Porte Ouverte. 2500 personnes environ qui vont participer à des cultes plusieurs fois par jour, chanter en se tenant la main et s’embrasser. 

Dès la fin de la semaine, l’organisateur le pasteur Peterschmitt est fiévreux. Sa femme va tomber malade aussi. Six de ses enfants sont positifs et 13 de ses petits-enfants. Le pasteur se dit désolé, mais explique que le 17 février, on ne savait pas. Et de fait, le match de Bergame a été organisé à la même date, le 19 février.

 

Nicolas Poincaré
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