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La première bouteille à bilan carbone négatif est en fibres de lin et toulousaine

La première bouteille à bilan carbone négatif est en fibres de lin et toulousaine | Think outside the Box | Scoop.it

La Green Gen Bottle.

 

Lancée en décembre 2017, la start-up toulousaine Green Gen Tech prévoit d’ouvrir en Suède sa première ligne de production de bouteilles en fibres de lin à l’automne et une seconde, en Occitanie, en 2019. Révolutionnaire, cette bouteille stocke du carbone.

 

C’est une innovation de rupture, - technologique, environnementale et sociétale - qui fait tâche d’huile sur tous les continents du vin. Et plus largement au vaste pays du flacon. Après trois ans de R&D, l’équipe toulousaine de la toute jeune start-up Green Gen Technologies a mis au point (deux brevets déposés) un procédé innovant pour produire une alternative écologique et biodégradable à la bouteille de verre : une bouteille en composite à base de fibres de lin.

« La fibre de lin est tressée et préformée en forme de bouteille. On lui injecte de la résine de riz chauffée pour lui donner sa forme. La difficulté a été de trouver la bonne résine et la température de fusion adéquate » indique James de Roany co-fondateur de l’entreprise. Ce contenant révolutionnaire dispose d’un film protecteur intérieur alimentaire permettant d’empêcher toutes transmissions en provenance du lin. Ce dernier est actuellement en PET, donc issu du pétrôle, mais il sera en PLA (plastique biosourcé) sous maximum dix-huit mois.

Un bilan carbone négatif

 

Avec des fours chauffés à 1500 degrés 24 heures sur 24, la bouteille de verre consomme beaucoup d’énergie. "Nous travaillons à des températures quinze fois inférieures et avec l’usage du PLA nous serons probablement en bilan carbone négatif puisque le lin absorbe plus de carbone pendant sa pousse qu’il n’en faut pour produire la bouteille", précise James de Roany. De quoi séduire les industriels du contenants, toujours plus soucieux de leur éco-responsabilité.

Les premiers clients pourraient être les acteurs de la cosmétique et des parfums, investis depuis toujours dans l’innovation packaging. Mais aussi les grands groupes des vins et spiritueux. "Nous avons aussi été contactés par des producteurs de vin du Languedoc, notamment en bio", indique le dirigeant qui ajoute que "le prix actuel reste dix à douze fois plus élevé qu’une bouteille en verre ce qui contraint le marché au moyen/haut de gamme sachant que la bouteille, déjà très jolie, n’implique pas de suremballage." Grâce à son développement industriel, l’entrepreneur espère rapidement diviser ce coût par cinq.

Des usines de fabrication au plus près des clients

D’ici fin 2018, Green Gen Technologies cherche à lever 2,5 millions d’euros dont 750.000 euros d’ici septembre pour lancer sa première ligne de production chez le spécialiste des formes complexes Inxide, en Suède. Près de deux millions d’euros seront ensuite investis dans une seconde chaine de production, qui verrait le jour en Occitanie et permettrait d’atteindre une capacité d’1,5 millions de bouteilles produites dès 2019.

La société ambitionne de produire 3 à 5 millions de bouteilles en 2020 en installant d’autres chaines de production au plus près de ses clients en Asie et aux Etats-Unis. "Nous discutons depuis trois ans avec le premier groupe de distribution de vin&spiritueux américain. Ils sont intéressés par notre technologie pour la bière. Installer des fûts en fibre de lin chez leurs clients ainsi qu’un broyeur diminuerait par deux leurs mouvements de camions". Le tout en développant une économie circulaire très rentable. Les brevets détenus par la start-up permettent de couvrir toutes fibres d’origine végétale et des travaux de R&D sont bien avancés pour envisager aussi dans les deux ans le lancement de conteneurs en fibres de bambou, de chanvre et de canne à sucre.


Aurélie de Varax

 

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Toulouse. Picometrics Technologies va révolutionner le séquençage ADN

Toulouse. Picometrics Technologies va révolutionner le séquençage ADN | Think outside the Box | Scoop.it

Les trois acteurs toulousains d’une success story qui se profile , de gauche à droite : Jean-Pierre Saintouil, directeur du pôle santé de TTT, Jean-Charles Garcia, PDG de Picometrics Technologies, et Aurélien Bancaud, chargé de recherche au Laas-CNRS.

  

 

La découverte à Toulouse d’une méthode inédite d’analyse ADN ouvre à Picometrics Technologies des marchés de plusieurs milliards d’euros. Grâce à ce nouveau process, la start-up biotech prévoit de changer de dimension.

 

L’invention d’Aurélien Bancaud a déjà fait grand bruit : ce chargé de recherche au Laas-CNRS de Toulouse a mis au point une technique inédite de séquençage de l’ADN. Mais ce n’est rien à côté du potentiel de commercialisation qui n’a pas échappé à la société toulousaine Picometrics Technologies. Cette start-up biotech, affichant 600.000 euros de chiffre d’affaires en 2015, prévoit de s’envoler grâce aux marchés colossaux d’application du procédé en matière de diagnostic médical. Elle estime qu’elle pourrait ainsi voir son activité bondir pour atteindre entre 60 et 100 millions de dollars d’ici cinq à dix ans.

 

Dépôt de brevets

À l’origine, la méthode révolutionnaire d’Aurélien Bancaud permet de concentrer et de séparer des fragments d’ADN en solution libre de manière automatisée. « Une technique qui assure une sensibilité cent à mille fois supérieure aux technologies actuelles à partir de quelques brins d’ADN et un gain de temps considérable par son automatisation », explique le chercheur. Deux brevets ont été déposés pour le compte du CNRS parToulouse Tech Transfer, l’un en 2013, l’autre en 2015.

 

Le marché en plein boom des tests ADN

Picometrics Technologies, déjà positionnée sur la mesure d’ADN grâce à son détecteur de fluorescence induite, y décèle un potentiel de valeur ajoutée unique. Un intérêt justifié par les volumes de marchés mondiaux des tests ADN en matière de diagnostic santé (dépistage prénatal de trisomie, prévention cancer, etc.), qui se chiffrent à plusieurs milliards d’euros annuels. « Et la technologie d’Aurélien fait la différence. Sa grande sensibilité permettra via une simple prise de sang et son analyse d’ADN circulant d’établir un diagnostic », assure Jean-Charles Garcia, PDG de . En 2015, la société, basée à Labège près de Toulouse, prend la licence exclusive d’utilisation du procédé dans le domaine de la santé.

 

Une levée de fonds de 2 millions d’euros

Les premiers appareils de Picometrics sortiront courant 2016. Ils ciblent d’abord les laboratoires de recherche académique ou industrielle avant de partir à l’assaut des simples laboratoires d’analyse médicale et hospitaliers d’ici cinq ans. Pour asseoir son développement, Picometrics Technologies prévoit une levée de fonds d’1,5 à 2 millions d’euros cette année. De l’invention à son industrialisation, la boucle est bouclée. Le tout à Toulouse.


Isabelle Meijers

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Près de Toulouse, une ville va tester une borne anti-moustique pour limiter l’invasion

Près de Toulouse, une ville va tester une borne anti-moustique pour limiter l’invasion | Think outside the Box | Scoop.it

La Ville de Colomiers, limitrophe de Toulouse, se prépare à tester une borne contre le moustique tigre. Celle-ci viendra en complément des bonnes pratiques citoyennes

 

Fin avril 2018, le moustique et notamment le moustique-tigre va faire son retour en force dans l’agglomération. Devant la prolifération de cet insecte et ses conséquences désagréables pour les habitants, les communes de l’agglomération toulousaine tentent de contre-attaquer.

 

LIRE AUSSI : Près de Toulouse, une ville lance l’offensive contre le moustique tigre avec des chauves-souris.

Borne anti-moustique dans déployée dans une crèche

Après Blagnac et ses chauves-souris, Toulouse et sa pédagogie déclinée dans tous les quartiers, Colomiers réfléchit elle aussi à la façon d’endiguer au mieux l’invasion.

Avec Blagnac et Tournefeuille, la mairie de Colomiers organise jeudi 3 mai 2018, avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), une réunion publique pour donner les bonnes pratiques à ses habitants mais pas seulement.

Ce soir-là, la Ville va officiellement lancer une expérimentation innovante à l’échelle du territoire de l’agglomération.

Elle explique ce procédé :

Une borne anti-moustique sera installée début mai au niveau de la crèche Hélène Boucher et ceci pour une durée d’un mois dans un premier temps, annonce la mairie de Colomiers. La borne piège les moustiques en diffusant des molécules de CO2 de façon saccadée reproduisant la respiration humaine et un leurre olfactif et la transpiration humaine. Le moustique est attiré, croit se diriger vers un humain pour le piquer mais est aspiré par une cheminée et stocké dans un filet. L’appareil agit dans un rayon de 30 à 60 mètres.

LIRE AUSSI : Toulouse. Le moustique tigre bientôt de retour en force, voici comment se protéger

Expérimentation avant un élargissement?

Cette expérimentation va durer un mois au terme duquel un premier bilan sera effectué. La borne sera alors déplacée dans une autre crèche pour la tester dans un autre environnement. Un bilan plus général sera effectué à l’automne.  « Le dispositif pourrait ensuite être élargi en cas de succès », annonce d’ores et déjà la Ville de Colomiers.

 

Cette borne a déjà été testée dans d’autres villes de France : Sambuc, Sorgues, Bouc Bel Air et Marseille.

 En 2016,  16 bornes anti-moustiques de ce type ont été placées à Sambuc en Camargue. Selon le bilan établi, entre avril et octobre 2016, elles ont capturé près de 300 000 moustiques, évitant aussi la ponte de milliards d’œufs. Contrairement aux larvicides, seuls les moustiques et moucherons sont ciblés.

 

LIRE AUSSI : Le moustique tigre est de retour : Toulouse et toute l’Occitanie en vigilance rouge

Un dispositif complémentaire

« C’est un dispositif qui, quoi qu’il arrive, ne pourra être que complémentaire des bonnes pratiques de nos concitoyens. La prolifération de moustiques ne pourra être freinée que si chaque citoyen fait des actions pour éviter les points d’eau. Grâce à la présence d’agents de l’ARS à cette réunion, celle-ci va d’ailleurs permettre de rappeler les gestes efficaces pour lutter contre cette nuisance », explique la mairie de Colomiers.

 

 

David Saint-Sernin

Jacques Le Bris's insight:

Infos pratiques
Réunion publique,
Le jeudi 3 mai 2018, à 18h30
A la salle Gascogne, allée du Rouergue à Colomiers

 

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Inaugurés à Toulouse, les lasers de Météo-France permettront de détecter les nuages de cendres

Inaugurés à Toulouse, les lasers de Météo-France permettront de détecter les nuages de cendres | Think outside the Box | Scoop.it

Jean Marc Lacave, PDG de Météo France, et Phil de Cola, responsable scientifique chez SigmaSpace, lors de l’inauguration à Météo-France Toulouse des premiers Lidars implantés en France pour détecter les nuages de cendres volcaniques.

 

 

Des Lidars, radars détectant des fumées de volcans grâce à des lasers, ont été présentés mardi 15 mars à Météo-France Toulouse. Installés en différents endroits en France, ces équipements devraient éviter la paralysie de l’espace aérien comme en 2010 avec l’éruption du volcan (...)

 

Qui n’a pas en mémoire l’éruption du volcan islandais Eyjafjöl en 2010 et son nuage de cendres provoquant l’interruption du trafic aérien dans les trois quarts de l’espace européen pendant presque une semaine ? « Un souvenir douloureux dont la perte économique a été estimée à plus d’1,2 milliard d’euros », explique Philippe Ayoun, directeur sécurité de l’aviation civile pour la région Sud. « Le bouclage général provenait du manque d’observations disponibles donc de l’absence d’information sur la position des nuages de cendres », décrit Françoise Ruiz, directrice des systèmes d’observation à Météo-France, dont le centre principal de Toulouse emploie 1000 personnes. Quand elles sont visibles en panaches, ces particules peuvent être évitées par les pilotes. Mais lorsqu’elles sont invisibles, elles peuvent causer de sérieux dommages aux moteurs d’avion. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) s’est alors tournée vers Météo-France pour développer des outils de surveillance des nuages de cendres.

 

Un réseau de six Lidars

C’est ainsi que six Lidars (Light Detection and Ranging) seront déployés au sol en France d’ici juillet 2016, à Brest dès le 16 mars, Lille, Trappes, Aléria (Corse), Momuy (Landes) et enfin à Toulouse où il sera disponible pour être déplacé en cas de besoin. Un réseau mûrement réfléchi pour couvrir les risques volcaniques proches de la France, Islande et Etna en premier lieu. Le Lidar émet un laser, une onde lumineuse jusqu’à 15 km de hauteur et diffusée par les particules rencontrées. L’analyse de la lumière renvoyée donne des informations sur la nature des particules, leur localisation et un ordre de grandeur de leur concentration.

L’information sera alors analysée par le Vaac (Volcanic Ash Advisory Center) de Météo-France à Toulouse, puis transmise à la DGAC qui informera les compagnies aériennes. A elles ensuite, de gérer leurs risques. « Nous sommes le premier service météo européen à mettre en œuvre ces équipements en phase opérationnelle », commente Jean-Marc Lacave, président de Météo-France.

 

Une mission de service au profit de la DGAC

A Toulouse, une équipe de cinq personnes planche sur le projet depuis 2011. La société franco-belge Envicontrol a été retenue comme intégrateur, le laser, l’élément le plus critique de l’équipement, ayant été confié à l’Américain SigmaSpace. La DGAC a couvert les coûts d’achat des Lidars, au prix unitaire de 125.000 euros. « Les réponses apportées aux questions de localisation, altitude, épaisseur et densité des cendres permettent de libérer une grande partie de l’espace aérien, explique Françoise Ruiz, pour qui l’ensemble des services météo européen aura accès à ce service ».


Isabelle Meijers

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