GMOs, NBT & Sustainable agriculture
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Site with information in English and French, used for teaching and educational purposes. Information about sustainable development, mainly related to agriculture, as well as assessment of [CO2] and climate change impact on plants;  or methods to decrease the use or the amount of  pesticides will be included on this site. Because biotechnologies are a part of the answer to these agricultural challenges, information about GMOs will be largely reported here.
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Quand Monsanto se met au bio, Paris s'inquiète

Quand Monsanto se met au bio, Paris s'inquiète | GMOs, NBT & Sustainable agriculture | Scoop.it

Pour réduire l'usage de produits chimiques (pesticides, herbicides, fongicides) et doper les productions végétales, de plus en plus d'agriculteurs ont recours à la "lutte biologique". Une technique qui consiste à se débarrasser d'animaux ou de plantes qui parasitent les cultures en les faisant dévorer par leurs prédateurs naturels.

Par exemple, des coccinelles pour dévorer les pucerons ou encore des trichogrammes (une sorte de petite guêpe) pour lutter contre la pyrale du maïs (un papillon dont les larves forent les tiges et les feuilles de ce type de cultures). Ce type de lutte est en plein essor malgré un certain nombre de freins liés au coût, ou à la nécessité d'approches collectives ou par grandes parcelles, explique un rapport du ministère de l'agriculture publié en 2011.

 

Un nouveau terrain de chasse

De quoi aiguiser l'appétit des fabricants de produits phytosanitaires qui se lancent dans le secteur. En 2012, l'allemand Bayer s'est ainsi emparé de l'américain AgraQuest, spécialiste des pesticides biologiques. La même année, son compatriote BASF a acheté Becker Underwood, qui produit et vend des technologies de semences enrobées de micro-organismes.

Le suisse Syngenta est quant à lui présent sur ces produits depuis 25 ans avec Bioline mais "depuis deux ans, ils le développent très fort", commente Charles Vaury, secrétaire général d'IBMA, association qui regroupe tous les acteurs du biocontrôle en France. En décembre, l'américain Monsanto a lui aussi posé ses pions, en s'alliant au danois Novozymes, numéro un mondial des enzymes alimentaires et industrielles.

Il faut dire que c'est un marché juteux, qui affiche des croissances à deux chiffres. Selon Monsanto, l'industrie des produits biologiques agricoles représente aujourd'hui environ 2,3 milliards de dollars par an (1,6 milliard d'euros).

Faire de la France un leader du biocontrôle et de l'agroécologie

L'arrivée de ces géants inquiète le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll. "Face aux géants de la chimie, il faut qu'on crée des géants du biocontrôle", ambitionne-t-il.

Car dans ce domaine, la France a une longueur d'avance avec une vingtaine de petites et moyennes entreprises très innovantes sur le sujet comme Goëmar (qui travaille avec des algues notamment), Biotop (fabrication industrielle d'insectes auxiliaires de culture) ou encore Agrauxine qui a mis au point un bio-fongicide contre les maladies du bois de la vigne.

"La France a un atout très fort sur le bio-contrôle", assure M. Vaury. Et le secteur emploie déjà plus de 4.000 personnes dans l'Hexagone, selon lui. "Comme les groupes tels que Monsanto ont une surface financière plutôt importante, ma crainte, c'est qu'ils viennent avaler ceux qui sont en train de créer des choses nouvelles", explique le ministre de l'Agriculture à l'AFP.

"Je sens énormément d’appétit des grands groupes. Ça bruisse de rumeurs", confirme M. Vaury. Dans ce contexte M. Le Foll a décidé de réunir en mars tous les acteurs français du biocontrôle. "Je veux voir ce qu'on peut faire pour mieux se coordonner, pour mieux se soutenir, pour leur apporter un relais au niveau international", détaille le ministre qui souhaite faire de la France un leader du biocontrôle et de l'agroécologie.

On a vu Monsanto racheter des sociétés pour les couler

"Il faudrait que cette réunion se traduise en actes concrets", plaide le secrétaire général d'IBMA France. Car pour les acteurs du biocontrôle, le temps presse et le secteur est en passe de se structurer. "Biotop est trop isolé, il faut voir comment on peut tisser des alliances en France ou à l'étranger. Si on peut rester indépendant c'est mieux mais c'est pas sûr qu'on y arrive", déclare à l'AFP Thierry Blandinières, patron d'InVivo, propriétaire de la PME drômoise.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de Monsanto en France, vante lui les atouts d'être adossé à une grosse structure. Par exemple, "aucune petite entreprise ne peut mettre sur le marché un OGM en raison des coûts de mise sur le marché et de recherche et développement", souligne-t-il.

"On a vu Monsanto racheter des sociétés pour les couler", craint pour sa part un expert du secteur ayant requis l'anonymat. "Est-ce que la démarche de ces grands groupes est cosmétique ou véritable ?", s'interroge-t-il.

 

 


Via Bernadette Cassel
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Menacées par un parasite, les châtaignes s’éteignent

Menacées par un parasite, les châtaignes s’éteignent | GMOs, NBT & Sustainable agriculture | Scoop.it
Sur les étals, c’est frappant. « On voit de moins en moins de châtaignes », assure Pierre, qui en raffole. Les producteurs de ce fruit, actuellement en pleine récolte, sont, eux, carrément inquiets. Objet de leur malaise : un parasite dont le nom est encore peu connu, le Cynips. Cet insecte  est en train de décimer la châtaigneraie française. 


« Il est présent depuis 2010 chez nous, et pour l’instant les pertes sont marginales », tente de rassurer Eric Bertoncello, animateur de la filière végétale à la chambre d’agriculture de l’Ardèche. Pour son département, récoltant entre 4000 et 5000 t par an, soit la moitié de la production hexagonale, cela reste encore un moindre mal.

En Corse, le Cynips est à son aise. « Vingt-quatre de nos producteurs sont touchés sur 82, avec des pertes de 70 à 100% », soupire Carine Franchi, animatrice du groupement régional de producteurs et transformateurs de châtaignes et marrons de Corse. L’Ile de Beauté est la région la plus contaminée, alors qu’une grande partie de la gastronomie locale repose sur la châtaigne : farine, miel, charcuterie…

 

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Un moyen a été trouvé pour combattre le parasite : le Torymus, un insecte qui vit aux dépens du Cynips jusqu’à le tuer. « La mauvaise nouvelle, c’est qu’il met sept à huit ans à produire son effet », déplore Eric Bertoncello, par ailleurs membre du Syndicat national des producteurs de châtaignes. Il souhaite « qu’on aide les producteurs à passer ce mauvais cap ».

 

[...]

 

[Dryocosmus kuriphilus (Cynips du châtaignier), Hymenoptera, Cynipidae / Torymus sinensis, Hymenoptera, Torymidae]


Via Bernadette Cassel, Agriculture Nouvelle