Claude Grison, une révolution verte dans la chimie | GMOs, NBT & Sustainable agriculture | Scoop.it
Portrait de Claude Grison, une scientifique du CNRS qui utilise les plantes pour dépolluer les sols d’anciens sites miniers.

 

Chimiste de formation, Claude Grison s’est intéressée un peu par hasard à l’écologie, quand des étudiants de l’université Montpellier 2, où elle enseigne, sont venus la consulter sur une problématique inédite : pourrait-on réparer les dégâts causés par l’homme sur des sites miniers grâce aux plantes ? « En me penchant sur cette question, j’ai découvert que certaines espèces végétales sont capables de supporter la pollution, par exemple sur des sites miniers. Non seulement elles résistent à la toxicité du sol, mais elles sont capables d’en extraire les éléments métalliques et de les stocker dans leurs feuilles.  C’est ce qu’on appelle la phytoextraction, un phénomène 100 % naturel », nous explique-t-elle.

Convaincue que ces plantes « métallivores » peuvent jouer un rôle clé dans la décontamination des sols pollués, Claude Grison persévère, motivée par un double constat. « À l’heure actuelle, il n’existe aucune solution écologique pour dépolluer des sites contaminés par les opérations minières. Par ailleurs, les ressources métalliques sont limitées et finiront un jour par s’épuiser. Or, elles sont indispensables à l’industrie chimique qui s’en sert comme catalyseurs, pour synthétiser des médicaments par exemple. ». La scientifique pressent qu’un cercle vertueux peut se mettre en place et elle décide de prouver que la phytoextraction a une valeur économique en plus de son potentiel écologique....


Via Isabelle Pélissié