Face à la crise écologique dont souffre l’agriculture et aux impacts négatifs et limités de la « révolution verte », de multiples démarches visent à mettre en œuvre une agriculture agro-écologique. L’agro-écologie répond aux défis à venir de l’humanité (sécurité alimentaire, développement des pays du Sud, emplois, transition écologique des modes de production et de consommation). Mais sa généralisation nécessite un soutien et des politiques publiques appropriées.

 

L’agro-écologie face aux grands défis de l’humanité

Les pratiques agricoles conditionnent à la fois la production de court terme et l’évolution de l’écosystème cultivé (fertilité du sol, biodiversité, microclimat). Depuis la naissance de l’agriculture, diverses évolutions de ses méthodes et techniques se sont succédé, en vue d’une amélioration de son potentiel productif. Aujourd’hui, le secteur souffre d’une crise écologique majeure qui le remet profondément en cause. Du fait de la pression démographique, d’anciens systèmes de gestion de la fertilité (l’agriculture forestière, par exemple) ont disparu sans être remplacés.

De plus, les effets négatifs de la « révolution verte » sont multiples : dégradation de la fertilité des sols, pertes de terres agricoles, diminution de la biodiversité, épuisement de ressources non renouvelables, dégradation des paysages, contribution au changement climatique. Dans les milieux fragiles, où le climat est instable, la « révolution verte » a donné peu de résultats et les paysans s’y opposent souvent. Ailleurs, après avoir permis une forte hausse des rendements, elle semble atteindre ses limites.

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Via Isabelle Pélissié