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Après Ebola… La rougeole ? Vers un désastre sanitaire que la vaccination peut éviter | Pourquoi le ciel est bleu…

Après Ebola… La rougeole ? Vers un désastre sanitaire que la vaccination peut éviter | Pourquoi le ciel est bleu… | senegal sante | Scoop.it
C'est un appel à la mobilisation générale qui a été lancé par une équipe d'épidémiologistes le 13 mars, dans un article de la revue Science. Alors que

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Actualité de la santé au sénégal et dans le monde
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Cigarettes vendues au Sénégal : Le ministère de la Santé confirme le rapport de Public Eye

Cigarettes vendues au Sénégal : Le ministère de la Santé confirme le rapport de Public Eye | senegal sante | Scoop.it
Des analyses effectuées au Sénégal par le ministère de la Santé, à la suite des révélations de Public Eye, confirment, selon le quotidien Libération paru ce lundi, les "pratiques scandaleuses" de Philip Morris.

En effet, rapporte le journal, "il est aujourd'hui attesté, selon les laboratoires sénégalais, que les cigarettes vendues au Sénégal présentent des taux de particules totales, de nicotine et de monoxyde de carbone plus élevés que celles destinées au marché suisse et européen".

Libération de s'interroger : "Que va faire l'État maintenant ? Va-t-on encore fermer les yeux sur ce scandale comme c'est le cas avec l'affaire du diesel toxique qui dort toujours dans les tiroirs d
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SENEGAL: Performance dans la santé : Les hôpitaux publics et leurs directeurs sont désormais notés

SENEGAL: Performance dans la santé : Les hôpitaux publics et leurs directeurs sont désormais notés | senegal sante | Scoop.it
Le ministre de la Santé a présidé, hier, un atelier organisé par la Direction des établissements publics de santé (Eps).  Les Eps seront désormais notés sur la base de contrats de  performance.

«L’ensemble des directeurs sont là et en termes de résultat attendu, il faut sortir deux contrats de performance. Un contrat de performance de la structure et faire en sorte qu’on se dise quel est le niveau de performance de chaque structure pour aller faire une notation de celle-ci sur la base de critères qui  seront retenus. Mais aussi aller à un contrat de performance du directeur de l’hôpital, parce que, globalement, il peut arriver que les responsabilités soient partagées. Et que ces responsabilités sont tirées par une responsabilité qui me semble être  fondamentale : c’est celle du directeur de l’hôpital qui doit être évalué», explique le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr sur Zik Fm.

La rencontre était aussi une occasion pour aborder la dette de la Cmu.  Pour le ministre, les choses sont maintenant simples, du fait que l’offre et la demande sont scindées en deux ministères.

«La Cmu doit jouer un rôle important. Le président de la République vient d’ailleurs de corriger une tare congénitale : c’est le fait que l’offre et la demande de santé étaient dans le même ministère. Aujourd’hui, le fait de délocaliser la Couverture maladie universelle dans un autre département, rend les choses plus lisibles, en termes de séparation de l’offre et de la demande. Je crois qu’à ce niveau-là, nous saurons satisfaire la santé», déclare le ministre de tutelle.

Tags: SenaglSanteHopitaux PublicsPerfomance
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Ebola en RDC : «Oui, nous avons perdu le contrôle de l'épidémie» - Libération

Ebola en RDC : «Oui, nous avons perdu le contrôle de l'épidémie» - Libération | senegal sante | Scoop.it

Coordinateur d’urgence de Médecins sans frontières, John Johnson explique les difficultés que rencontre l’organisation pour prendre en charge les patients.
Ebola en RDC : «Oui, nous avons perdu le contrôle de l'épidémie»
En république démocratique du Congo, un centre de traitement d’Ebola a de nouveau été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi. Depuis deux mois, l’épidémie est à son pic. Sur place, les organisations tentent de faire face au nombre croissant de personnes infectées par le virus tout en luttant contre la méfiance de la population. John Johnson est coordinateur d’urgence de Médecins sans frontières (MSF). Il explique les difficultés que rencontre l’organisation pour prendre en charge les patients.

Quelle est l’atmosphère en république démocratique du Congo après les attaques qui ont visé ce week-end un centre de traitement d’Ebola dans l’est du pays ?
Tout dépend d’où vous êtes. Les deux derniers mois ont été les pires depuis le début de l’épidémie. Plus de 12 zones ont été infectées. 1 029 personnes sont mortes. Dans certains endroits, l’atmosphère est plus ou moins calme, dans d’autres elle est très tendue car la communauté locale n’accepte pas la présence d’étrangers. Il est parfois difficile voire impossible de travailler dans certaines zones. Mais nous sommes en contact avec des membres de la population sur place pour voir si nous pouvons les aider de quelque manière que ce soit. Les vrais héros, ce sont les personnels soignants locaux qui continuent à travailler là-bas malgré l’insécurité.Quelles mesures ont été prises pour protéger le personnel soignant des violences physiques ?
Les attaques ont visé certains centres de traitement d’Ebola. Médecins sans frontières était présent dans deux d’entre eux. Nous avons évacué nos équipes d’un centre au Nord-Kivu en février. Toutes les semaines pratiquement il y a des incidents qui ralentissent notre action. Il est difficile de savoir si nous pouvons nous déplacer sans risque et continuer à ouvrir le centre. Il y a beaucoup de discussions à ce sujet. On se demande si augmenter les forces de sécurité est la bonne manière de répondre à ces attaques. Je ne pense pas que ça le soit. Les problèmes que nous rencontrons sont liés au fait que la population n’accepte pas notre présence. Ces mesures seraient contre-productives. La meilleure sécurité que nous pouvons avoir est de gagner la confiance des gens en les soignant.

Comment expliquez-vous les réticences de la population à se faire vacciner ?
Beaucoup de rumeurs circulent : qu’Ebola est un virus importé, que c’est nous qui le donnons aux gens, que nous sommes là pour faire du business et accumuler des profits, que nous volons des corps, des organes. C’est compréhensible. Cette maladie n’est pas bien connue. Il faut se mettre à leur place, ils ont vu arriver du jour au lendemain beaucoup d’étrangers. Pour gagner la confiance de la population, nous travaillons avec des groupes locaux, nous discutons avec certaines personnes qui influencent l’opinion publique : prêtres, pasteurs, chefs de villages, politiques. Nous organisons des groupes de discussion. Il faut absolument réintégrer notre réponse à cette crise sanitaire à leur propre système de santé pour décentraliser et leur permettre d’être soignés aussi près de chez eux que possible. Nous savons que plus tôt ces personnes se font diagnostiquer et recevront un traitement, plus elles auront des chances de guérir. Le vaccin augmente considérablement les chances de survie, mais il faut vingt-et-un jours pour qu’il fonctionne.

Pourquoi la dose de vaccin donnée a-t-elle été divisée par deux pour les personnes qui ne sont pas directement en contact avec le virus?
Il y a un nombre limité de vaccins disponibles pour deux raisons : le vaccin n’a pas encore été homologué par les autorités de santé (c’est un vaccin expérimental) donc il ne peut pas être produit dans de grandes quantités. De plus, c’est un vaccin long à produire que nous avons déjà administré à 110 000 personnes et il n’y en a que 300 000 disponibles.

Un nouveau vaccin produit par Janssen Pharmaceutica a été proposé. Mais, il requiert deux injections afin d’être pleinement effectif. Est-il possible de distribuer deux injections par personne ?
Ça va être un gros souci logistique. Nous pensons utiliser les deux vaccins parallèlement car ils sont en quantité limitée. C’est la seconde fois seulement que nous traitons Ebola de cette manière. Je ne suis pas pessimiste parce que je pense qu’une large campagne pro-vaccination peut vraiment être efficace. Ça a été le cas pour le choléra par exemple.

Le virus se transmet aussi via les contacts avec les cadavres. Comment faites-vous pour permettre aux familles d’enterrer leurs proches sans pour autant qu’elles tombent elles-mêmes malades ?
La Croix-Rouge fait un super travail. Ils ont des équipes qui encadrent les funérailles en mettant en place des équipements de protection, etc. Mais souvent ces pratiques ne correspondent pas aux croyances locales. Par exemple, il est très important pour les proches de toucher le cadavre avant qu’il ne soit enterré. Le problème, c’est qu’une fois morte, la personne qui a contracté le virus devient encore plus contagieuse.

David Miliband, président de l’International Rescue Committee, a affirmé ce mercredi au Guardian que l’épidémie était hors de contrôle. Etes-vous d’accord ?
Oui. Nous avons perdu le contrôle de cette épidémie.

Astrid Landon
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Rougeole : à La Réunion, deux médecins non vaccinés auraient contaminé 6 personnes au CHU - Sud Ouest.fr

Rougeole : à La Réunion, deux médecins non vaccinés auraient contaminé 6 personnes au CHU - Sud Ouest.fr | senegal sante | Scoop.it
L’ARS a mené une enquête au cas par cas pour savoir qui n’était pas protégé contre la rougeole au sein du personnel hospitalier.  Selon l'Agence régionale de santé de l’Océan indien ...
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L'Académie nationale de médecine prend position en faveur du numérique et de l'IA • HOSPIMEDIA

L'Académie nationale de médecine prend position en faveur du numérique et de l'IA • HOSPIMEDIA | senegal sante | Scoop.it
Face au développement de l'intelligence artificielle et du numérique en santé, l'Académie nationale de médecine...
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L’inflammation, une immunité innée qui s’est retournée contre l’humanité

L’inflammation, une immunité innée qui s’est retournée contre l’humanité | senegal sante | Scoop.it
L’inflammation, chacun de nous l’a déjà éprouvée dans sa propre chair. Ça rougit et ça gonfle ; ça brûle et ça lance. C’est, en réalité, une réaction de défense normale de notre corps, face à une agression : ­infection, blessure physique, tumeur… Partout, dans notre corps, des cellules sentinelles patrouillent. Dès qu’elles détectent un signal suspect, elles envoient des « molécules SOS ». Très vite, les soldats de l’inflammation accourent. C’est que l’enjeu est vital.

Les armes de cette immunité innée ont été rodées depuis des centaines de milliers d’années. Il s’agissait de juguler nos ennemis ancestraux : ces hordes sournoises de microbes, ces dents et ces griffes des grands prédateurs, ces défenses de mammouths, ces massues des tribus rivales… L’inflammation, ou comment protéger l’humanité chancelante, livrée à un milieu hostile.

Et pourtant. « L’inflammation est-elle notre amie ou notre ennemie ? », s’interroge le professeur Charles Serhan, de l’Ecole de médecine d’Harvard (Massachusetts, Etats-Unis). « C’est une arme critique pour notre survie. Mais un excès d’inflammation fait le lit de nombreuses maladies chroniques. »

Depuis trente ans, sa face sombre se révèle peu à peu. Et l’on découvre l’ampleur des dégâts. Elle a beau œuvrer à bas bruit, cette inflammation, quand elle devient chronique, n’en est pas moins la plus meurtrière des pandémies :

Diabète de type 2
Infarctus du myocarde et accidents vasculaires cérébraux
Obésité
Cancers
Asthme
Maladies neurodégénératives et psychiatriques
Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou des articulations
Psoriasis
La liste est longue de ces « maladies de civilisation » qui nous minent, sous l’attaque sournoise et répétée d’une alimentation trop riche et d’une ­sédentarité trop grande. Aucun pays n’est épargné.

« Nous sommes passés, en une centaine d’années, de l’ère des maladies infectieuses à l’ère de l’hygiène et des antibiotiques », résume la professeure ­Karine Clément, spécialiste des maladies cardiométaboliques à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), à Paris. L’ère, également, de l’agriculture ­industrielle, de la révolution des transports et de l’informatique.

Les forces de pression évolutives qui, durant des centaines de milliers d’années, se sont exercées sur l’humanité de l’ère préindustrielle ne pouvaient anticiper cette révolution qui, au XXe siècle, allait tout bouleverser – pour le meilleur et pour le pire. Elles ont retenu ceux qui survivaient aux infections, aux famines et aux griffes des grands fauves. Comment ? En sélectionnant trois caractères. Pour résister aux infections, il fallait un système immunitaire hyperactif. Revers de la médaille aujourd’hui : une tendance accrue à l’inflammation chronique. Pour résister aux famines, il fallait pouvoir stocker facilement le gras. Revers de la médaille aujourd’hui : une tendance au diabète et à l’obésité. Pour résister aux blessures, il fallait un sang qui coagule facilement. Revers de la médaille aujourd’hui : une tendance à la formation de caillots sanguins, menaçant de boucher nos artères.

Une armée de l’ombre, œuvrant et communiquant par une myriade d’acteurs cellulaires et de molécules chimiques, nomade par essence, élusive : la complexité de notre système immunitaire explique qu’on ait longtemps méjugé son rôle dans cette pandémie moderne.

Il a fallu attendre la fin du XXe siècle pour mieux cerner la coupable. Et comprendre que, quand cet incendie n’est pas éteint, il ronge à ­petit feu notre organisme. Corrode nos artères. Gangrène notre tissu graisseux. Abîme notre cœur et notre cerveau. Sape nos poumons et notre intestin. Attaque nos articulations. Mine nos muscles et notre foie…

Premier tissu concerné : la graisse corporelle. « Longtemps le tissu adipeux n’a pas été jugé noble, raconte Karine Clément. Et puis, dans les années 1990, on s’est aperçu qu’il n’était pas qu’un sac inerte rempli de graisse. » Les personnes ­obèses ont des taux sanguins accrus de marqueurs de l’inflammation, découvre-t-on. Dont la fameuse CRP, cette protéine plus abondante dans le sang des patients atteints de maladies chroniques inflammatoires.

Altération de tous les organes
Les cellules adipeuses, quand elles se gonflent de gras, fabriquent des messagers de l’inflammation (TNF-alpha, interleukines…), montre-t-on ensuite. Ceux-ci attirent des cellules de l’immunité qui s’accumulent. « Chez les personnes obèses, les gènes de l’inflammation sont très fortement activés dans ces cellules », relève Karine ­Clément. Sous l’action des messagers sanguins, l’inflammation gagne tout l’organisme. « Le fonctionnement de tous les organes est altéré. »

Dont le cerveau. Une étude publiée dans Cell Metabolism, le 3 janvier, livre un résultat étonnant. Dans un modèle de souris obèses, les chercheurs ont observé une sénescence accrue des cellules immunitaires du cerveau, ou « microglie ». « Ces cellules sénescentes sont un moteur-clé de l’anxiété induite par l’obésité », indiquent les auteurs, de la Mayo Clinic (Etats-Unis). Elles altèrent la production de nouveaux neurones (neurogenèse) chez l’adulte. En les éliminant, ils sont parvenus à restaurer une neurogenèse et à réduire l’anxiété des rongeurs.

Et l’athérosclérose, ce fléau mondial ? Ce processus d’érosion des artères a été disséqué. L’offensive commence par un dépôt de graisses (LDL-cholestérol) dans la paroi des artères, où il subit une oxydation. « C’est là qu’entre en jeu l’inflammation, raconte Alain Tedgui, Grand Prix 2018 de l’Inserm (Hôpital européen Georges-Pompidou à Paris). Ce LDL oxydé attire des globules blancs du sang, qui pénètrent dans la plaque. Là, ces cellules se gorgent de LDL oxydé. » Cette boule de graisse grossit, devient plaque d’athérome. « Les macrophages qu’elle renferme sont totalement inaptes à nettoyer les dégâts. » Ils meurent, forment des débris qui s’accumulent. Mais ils hébergent des molécules qui favorisent la coagulation : une bombe à retardement. « Plus tard, quand la plaque se fissurera, ils entreront en contact avec le sang : d’où la formation d’un caillot. » Et ce sera l’accident, brutal et ravageur : l’infarctus ou l’AVC.

Là encore, l’immunité apparaît mi-ange, mi-démon, comme le montreront Alain Tedgui et Ziad Mallat. Certaines molécules anti-inflammatoires, par exemple, sont protectrices (IL-10 et TGF-bêta). Autre découverte : chez des souris ayant fait un infarctus, la taille des plaques peut être réduite par un médicament « anti-CD20 », qui inhibe les cellules délétères.

Suite logique : chez l’homme, deux essais cliniques préliminaires sont en cours à l’université de Cambridge (Royaume-Uni), sous la direction de Ziad Mallat. Tous deux concernent un petit nombre de patients ayant fait un infarctus. Tous sont sous statine, bêtabloquant et IEC (la triade médicamenteuse classique après un tel accident). Le premier essai évalue, en sus, de faibles doses d’IL-2 pour favoriser l’expansion de cellules bénéfiques. Le second essai teste l’effet d’un anti-CD20.

Les affections psychiatriques aussi sont ­concernées. « Depuis les travaux de Robert Dantzer, à l’Inserm de Bordeaux, on sait que des cytokines pro-inflammatoires agissent sur le cerveau », indique Pierre Ellul, du service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital Robert-Debré (AP-HP). Environ 30 % à 45 % des patients déprimés présentent des taux accrus de CRP, ce marqueur de l’inflammation. « Ils répondent moins bien aux antidépresseurs classiques. » Pour le moment, le concept reste théorique. « Mais, dans cinq à dix ans, cela pourrait changer. »

C’est une retombée inattendue de l’inflammation : elle jette des ponts entre disciplines. Parce qu’elle est un moteur commun de nombreuses affections, on comprend leur association fréquente chez une même personne. Ainsi les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (une maladie inflammatoire des articulations) souffrent-ils plus souvent d’athérosclérose ; les patients diabétiques ou obèses font plus souvent des cancers ou des accidents cardio-vasculaires ; tous, aussi, souffrent plus de dépressions sévères. « Que les patients atteints de maladies chroniques soient plus déprimés, cela semble logique. Mais ce lien est plus fort avec les maladies inflammatoires », relève Pierre Ellul.

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Pour la même raison, on comprend les bénéfices collatéraux d’un traitement anti-inflammatoire, prescrit contre une maladie, sur les autres pathologies associées d’un patient. Ici, les exemples abondent. « Nous soignons des enfants atteints de lupus sévère », raconte Pierre Ellul. Beaucoup ont des dépressions associées, qui résistent aux antidépresseurs. « Mais quand nous traitons ces lupus par des thérapies ciblant l’inflammation, nous guérissons souvent ces dépressions. »

Plus inattendu encore : en 2017, les résultats de l’essai Cantos étaient publiés dans le NEJM. Portant sur plus de 10 000 patients ayant une CRP élevée, cet essai évaluait l’impact d’une molécule médicament ciblant l’inflammation (le canakinumab, un anti-IL-1bêta de Novartis) sur le risque d’accident cardio-vasculaire. Ce médicament diminuait ce risque. Mais, en plus, il a fait chuter la mortalité par cancer du poumon et le risque d’arthrite ou de goutte…

Les cancers, maintenant. « Le rôle de l’inflammation est très exploré. Il est très variable selon les types de tumeurs. Dans les cancers du sein “triple négatif”, par exemple, on voit beaucoup de cellules inflammatoires autour des tumeurs. Mais pas dans les cancers du sein hormono-dépendants », indique le professeur Christophe Le Tourneau, responsable du département d’essais cliniques précoces et d’innovation de l’Institut Curie (Paris et Saint-Cloud). Les cancers colorectaux, par ailleurs, sont associés aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ; les cancers du foie, à certaines hépatites…

La question de la poule et de l’œuf
« L’inflammation chronique est responsable de près de 20 % de tous les décès par cancer dans le monde », estime Shawn Demehri, de l’hôpital général du Massachusetts, dans les PNAS en février. Son équipe a identifié deux déclencheurs d’une inflammation chronique qui favorise des cancers de la peau et du côlon chez la souris. Il s’agit d’un messager chimique, l’IL-33, et d’une catégorie de cellules, des lymphocytes T régulateurs. Leur blocage prévient ce risque de cancers.

L’inflammation chronique a d’autres effets pernicieux. Elle s’est révélée associée à un déclin cognitif accru. La preuve : pendant vingt ans, une équipe de l’université Johns Hopkins, à Baltimore (Etats-Unis), a suivi 12 336 individus, âgés de 57 ans en moyenne au début de l’étude. Résultats, publiés le 13 février dans Neurology : au bout de vingt ans, le déclin cognitif était supérieur de 12 % chez ceux qui avaient, en début d’étude, les taux les plus élevés de CRP, un des marqueurs de l’inflammation.

Un doute surgit ici. Cette inflammation est-elle la cause ou la conséquence de ces maladies ? Le débat n’est pas clos. « C’est l’éternelle question de la poule ou de l’œuf, observe Alain Bessis, directeur de recherche au CNRS et professeur attaché à l’ENS (Paris). Par exemple, on sait depuis longtemps que des cellules immunitaires du cerveau, la microglie, sont activées dans toutes les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques…) ou psychiatriques (dépression, autisme, schizophrénie…). » Mais la place de cette inflammation reste incertaine. En tout cas, elle entretient le cercle vicieux.

« L’inflammation chronique est responsable de près de 20 % de tous les décès par cancer dans le monde », Shawn Demehri, hôpital général du Massachusetts

« L’inflammation chronique est absolument causale, puisque, si vous interférez avec elle, vous pouvez inverser le cours de ces maladies », assure de son côté Gökhan Hotamisligil, de l’Ecole de santé publique d’Harvard, dans le magazine d’Harvard (mai-juin 2019). Il cite l’exemple du diabète : si vous rendez une mouche diabétique, et qu’ensuite vous bloquez la réponse inflammatoire, vous guérissez son diabète. De même chez la souris, le singe et l’homme, avec les bons outils de blocage. « Bien sûr, plus l’espèce est évoluée, plus les voies de l’inflammation sont complexes. Si bien qu’il est plus difficile d’identifier les processus exacts à manipuler. »

Et les maladies inflammatoires des articulations, comme la polyarthrite rhumatoïde ? « La compréhension des mécanismes de l’inflammation a permis d’identifier des cibles pour développer des traitements très efficaces », résume le professeur Pascal Richette, rhumatologue à ­l’hôpital Lariboisière à Paris (il déclare des liens d’intérêts avec Pfizer, Lilly, Roche, Celgene). Parmi ces ­cibles, le TNF-alpha et l’IL-6, qu’inhibe une panoplie de molécules aux noms étranges (infliximab, adalimumab, étanercept, tocilizumab, canakinumab…), apparues depuis une vingtaine d’années. Et franchement, il est rare qu’un médicament puisse changer à ce point la vie des malades – auparavant très handicapés par des douleurs et la perte de fonction des articulations touchées. Au prix, certes, d’un risque accru de certaines ­infections. « Mais, globalement, ces traitements sont bien tolérés, en regard de leur efficacité. »

Au fond, la question est : pourquoi cette inflammation à bas bruit persiste-t-elle ? C’est ici qu’entre en scène le professeur Charles Serhan. Il a ­déterré un trésor : une superfamille de molécules qui, après la phase aiguë de l’inflammation, viennent éteindre ce feu. Il les a nommés « SPM ». ­Résolvines, protectines, marésines, lipoxines : autant de petits lipides qui, en temps normal, mettent fin à cet incendie.

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« Charles Serhan est sur ma liste personnelle des nobélisables, confie Jean-Marc Cavaillon, de l’Institut Pasteur. Son travail sur la compréhension de la résolution de l’inflammation est admirable. » Pourquoi ces molécules sont-elles, parfois, impuissantes à combattre ce feu ? Peut-être sont-elles débordées, l’incendie couvant sans répit. Peut-être sont-elles altérées. « En cas d’obésité et de diabète de type 2, les résolvines sont perturbées », note Karine Clément. Ces molécules ou leurs avatars de synthèse (seuls à être brevetables !) sont à l’étude, chez l’animal et l’homme.

Effets bénéfiques de l’activité physique
Mais le plus simple, pour limiter ce feu, n’est-il pas d’adopter des modes de vie favorables ? Le sport, d’abord. A court terme, on sait qu’une activité physique intense induit une inflammation aiguë, vite résolue. Mais, à long terme, un exercice physique régulier, au contraire, a des effets anti-inflammatoires. En témoigne cet essai retentissant, publié en 2007 dans la revue Circulation. Au total, 27 055 femmes ont été suivies sur onze ans. Verdict : un tiers environ des bienfaits de l’activité physique régulière sur le risque ­d’accidents cardio-vasculaires ont été attribués à une baisse de l’inflammation.

Et la nutrition ? Une restriction calorique chronique abaisse les marqueurs de l’inflammation. Pas facile à mettre en pratique. Mieux vaut privilégier une alimentation riche en « bons acides gras » ­nécessaires à la fabrication des SPM, ces « pompiers de l’inflammation ». On les trouve principalement dans les poissons gras, certaines algues, des œufs, de la viande de poulet ou de bœuf. « Bien sûr, il ne suffit pas de manger du poisson pour avoir ces bons acides gras. Mais cela ne peut pas faire de mal ! », estime Jean-Marc Cavaillon.

Une alimentation vertueuse ? Plus facile à dire qu’à faire. Car l’évolution ne nous a guère sélectionnés pour nos aptitudes à apprécier les choux de Bruxelles. Bien au contraire : elle a favorisé notre appétence pour le sucre et le gras. Peut-on lui en vouloir ? Si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce que nos ancêtres sont passés au travers de son filtre implacable.

Florence Rosier

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Il y a désormais un maître au royaume de la connaissance.
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Comment l'intelligence artificielle aide à lutter contre le cancer, découvrez le premier épisode de notre série dédiée à l'intelligence artificielle dans la santé
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L’OMS publie des recommandations sur la santé numérique

L’OMS publie des recommandations sur la santé numérique | senegal sante | Scoop.it

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié de nouvelles recommandations sur l’utilisation des technologies numériques pour améliorer la santé des populations. Présentation.

A l’instar de l’ensemble des organisations de santé, nationales ou internationales, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prend le virage du numérique.

Courant mars, le Dr Tedros, Directeur général de l’OMS, a annoncé la création du Département Santé numérique afin que l’OMS joue un plus grand rôle dans l’évaluation des technologies numériques et aide les États Membres à les hiérarchiser, à les intégrer et à les réglementer. L’objectif de ce nouveau département dédié à la santé digitale est d’exploiter « le pouvoir de la santé numérique et de l’innovation en aidant les pays à évaluer, intégrer, réguler et maximiser les possibilités offertes par les technologies numériques et l’intelligence artificielle ».

« Dans le monde entier, l’intelligence artificielle et la santé numérique modifient la manière dont les soins de santé sont dispensés d’un bout à l’autre du continuum de soins : promotion, prévention, traitement, réadaptation et soins palliatifs. Il existe de nombreuses opportunités à saisir, des défis à relever et des décisions politiques à prendre pour maximiser l’incroyable opportunité des outils numériques pour la santé. L’OMS a un rôle unique à jouer pour conseiller les pays sur la manière de maximiser les possibilités offertes par les technologies numériques », indique le Dr Kasai, Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental.

C’est dans cette continuité que l’OMS a publié il y a quelques jours de nouvelles recommandations sur 10 manières dont les pays peuvent utiliser les technologies numériques (accessibles grâce aux téléphones portables, aux tablettes et aux ordinateurs) pour améliorer la santé des populations et les services essentiels.

« Il est essentiel d’exploiter les possibilités offertes par les technologies numériques pour parvenir à la couverture sanitaire universelle », dit le Dr Tedros. « Les technologies numériques ne sont pas une fin en soi ; ce sont des outils indispensables qui permettent de promouvoir la santé, de préserver la sécurité mondiale et de servir les populations vulnérables », a-t-il ajouté.

Au cours des deux dernières années, l’OMS a systématiquement étudié les données factuelles relatives aux technologies numériques et a consulté des experts du monde entier pour formuler des recommandations sur quelques-unes des principales façons dont ces outils peuvent être utilisés pour obtenir un impact maximal sur les systèmes de santé et sur la santé des populations.

« L’utilisation des technologies numériques offre de nouvelles possibilités d’améliorer la santé des populations, mais les données montrent également que la mise en œuvre efficace de certaines interventions ne va pas sans difficultés », dit la Dre Soumya Swaminathan, Scientifique en chef à l’OMS. Et elle ajoute : « Si l’on veut intégrer durablement les technologies numériques dans les systèmes de santé, il faut pouvoir prouver que, par rapport aux moyens habituels de prestation de services de santé, elles apportent des améliorations à long terme. »

Consultez les recommandations de l’OMS (en anglais)



« Les interventions numériques dépendent beaucoup du contexte et d’une conception appropriée, notamment de questions structurelles là où elles sont utilisées, de l’infrastructure disponible, des besoins sanitaires qu’elles visent à satisfaire et de la facilité d’utilisation de la technologie elle-même », avertit le Dr Garrett Mehl, scientifique de l’OMS spécialiste des innovations numériques et de la recherche.

Les lignes directrices montrent que les systèmes de santé doivent réagir face à la visibilité et à la disponibilité croissantes des informations. Les gens doivent aussi avoir la garantie que leurs données personnelles sont sécurisées et que le fait d’avoir accédé à des informations sur des sujets sensibles, tels que les questions de santé sexuelle et reproductive, ne leur fait courir aucun risque.

Les agents de santé doivent être correctement formés afin d’être incités à adopter cette nouvelle façon de travailler et ils doivent utiliser la technologie facilement. Les lignes directrices soulignent qu’il est important de créer des conditions propices à la formation, de s’occuper des infrastructures instables et de mettre en place des politiques pour protéger la vie privée des individus et d’assurer la gouvernance et la coordination pour éviter la fragmentation des outils dans le système de santé.

Les recommandations encouragent les décideurs et les personnes chargées de la mise en œuvre à examiner et à adapter ces conditions s’ils souhaitent que les outils numériques amènent des changements tangibles, et elles donnent des orientations sur la prise en considération du respect de la vie privée s’agissant de l’accès aux données des patients.

« La santé numérique n’est pas une solution miracle », dit Bernardo Mariano, Directeur des systèmes d’information de l’OMS. « L’OMS veille à ce qu’elle soit utilisée aussi efficacement que possible, c’est-à-dire à ce qu’elle représente une valeur ajoutée pour les agents de santé et les autres personnes qui y ont recours, qu’elle tienne compte des limitations de l’infrastructure et qu’il y ait une coordination correcte », a-t-il ajouté.

Les recommandations contiennent également des recommandations au sujet de la télémédecine, qui permet aux personnes habitant dans des lieux reculés d’obtenir des services de santé à l’aide de téléphones portables, de portails Web ou d’autres outils numériques. L’OMS signale que la télémédecine est un complément précieux des interactions en face-à-face mais qu’elle ne peut pas les remplacer complètement. Il est également important que les consultations soient assurées par des agents de santé qualifiés et que la confidentialité des informations relatives aux patients soit garantie.

Les recommandations soulignent l’importance d’atteindre les populations vulnérables et de veiller à ce que la santé numérique ne les mette pas en danger.

Déploiement de nombreux projets en santé numérique
Ces recommandations, qui ne couvrent qu’une petite partie des nombreux aspects de la santé numérique, constituent la première étape de nombreux travaux prévus dans le domaine de l’utilisation des technologies numériques.

Lors de l’Assemblée mondiale de la Santé de 2018, les gouvernements ont adopté à l’unanimité une résolution appelant l’OMS à mettre au point une stratégie mondiale sur la santé numérique pour soutenir les efforts nationaux en faveur de la couverture sanitaire universelle. Cette stratégie doit être examinée par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2020.

Pour aider les gouvernements à suivre et à coordonner les investissements en faveur des technologies numériques, l’OMS a mis au point le Digital Health Atlas, une base de données mondiale en ligne où les personnes chargées de la mise en œuvre peuvent enregistrer leurs activités dans le domaine de la santé numérique. L’OMS a également conclu des partenariats novateurs avec l’UIT, par exemple dans le cadre de l’initiative BeHe@lthy, BeMobile pour la lutte contre les maladies non transmissibles, et elle s’est attachée à renforcer les capacités de santé numérique par l’intermédiaire du Bureau régional de l’Afrique.

Au fil des années, l’OMS a publié plusieurs documents pour renforcer la recherche et la mise en œuvre dans le domaine de la santé numérique, dont le Health Assessment and Planning for Scale (MAPS) toolkit et un manuel de suivi et d’évaluation des interventions de santé numérique Monitoring and Evaluation of Digital Health, et a mis en place des mécanismes afin d’exploiter les possibilités offertes par les technologies numériques pour mettre fin à la tuberculose.

Sources : OMS, Numerikare

 
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APS - Louga : Ngadji Sarr étrenne son centre de santé

APS - Louga : Ngadji Sarr étrenne son centre de santé | senegal sante | Scoop.it
Ngadji Sarr (Louga), 4 mai (APS) - La ministre des Pêches et de l’Economie Maritime, Aminata Mbengue Ndiaye, a procédé vendredi soir à l’inauguration du poste de santé de Ngadji Sarr, un village de la commune de Sakkal (Louga, nord), d’un coût global de plus de 213 millions FCFA, a appris l’APS.
 
L’infrastructure qui polarise plus de 23 villages, est entièrement construite par l’opérateur économique El Hadji Serigne Niang à travers sa fondation Fatou Binetou Niass.
 
" J’exprime toute ma satisfaction au moment de l’inauguration de ce centre de santé d’un coût de 177 millions de FCFA. Il dispose d’une infirmerie, d’une maternité et de deux logements", s’est félicitée Aminata Mbengue Ndiaye.
 
"En plus de l’infrastructure, la fondation a mis à la disposition des populations deux ambulances d’une valeur de 35 millions de FCFA. Soit, au total près de 213 millions 402 mille FCFA", a-t-elle dit, rappelant que ce centre va désormais rapprocher les soins des populations.
 
 
Mme Ndiaye qui a salué l’engagement et la générosité de son initiateur, a ajouté que le centre de santé va permettre aux populations de 23 villages d’accéder facilement à des soins.
 
Elle a informé que le ministère de la Santé a déjà affecté un infirmier et une sage-femme pour rendre immédiatement fonctionnel ce centre.
 
Elle a invité les bénéficiaires à préserver cette infrastructure et les ambulances, saluant cette belle initiative qui selon elle, doit être donnée en exemple dans tout le pays.
 
L’inauguration du centre de santé de Ngadji Sarr a coïncidé avec la ziarra annuelle de la fondation Fatou Binetou Niass.
 
Le maire de la commune de Sakkal, Cheikh Birahim Diagne, a salué la construction du centre de santé, invitant toutes les personnes influentes de la localité et du Sénégal à faire la même chose.
SK/ASB
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Regular Exercise May Boost Memory in Heart Failure Patients

Regular Exercise May Boost Memory in Heart Failure Patients | senegal sante | Scoop.it
Regular exercise can improve memory and cognitive performance in heart failure patients. So, stay fit by walking and swimming to have healthier brain function.
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L'intelligence humaine telle que nous la connaissons va-t-elle disparaître à l'ère de l'IA? - Le futuriste médical

L'intelligence humaine telle que nous la connaissons va-t-elle disparaître à l'ère de l'IA? - Le futuriste médical | senegal sante | Scoop.it
The Medical Futurist analyzes what could happen to human intelligence with the emergence of A.I. in the 21st century. Is humanity ready for it?
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(3) Les Etats-Unis minés par la crise sanitaire de l’Oxycontin - Libération

(3) Les Etats-Unis minés par la crise sanitaire de l’Oxycontin - Libération | senegal sante | Scoop.it
Drogue la plus mortelle depuis 2012 outre-Atlantique, le médicament a permis aux labos et médecins américains sans scrupules de prospérer.
Les Etats-Unis minés par la crise sanitaire de l’Oxycontin
Il devait tuer les douleurs les plus tenaces. Il a beaucoup tué tout court. Combien d’Américains sont morts d’une overdose d’Oxycontin depuis la mise sur le marché de ce puissant analgésique, en 1996 ? Entre 100 000 et 200 000, si l’on en croit les statistiques officielles, parcellaires mais révélatrices de l’ampleur du phénomène. Un fait ne souffre aucune contestation : l’Oxycontin, alors présenté comme un médicament révolutionnaire et sans danger, a déclenché puis nourri la crise des opiacés qui ravage le pays depuis près d’un quart de siècle. Un fléau en perpétuelle mutation et au bilan humain considérable.

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Opioïdes : les patients paient l’addiction
En 2017 (dernière année disponible), plus de 70 000 personnes ont succombé à une surconsommation de drogue aux Etats-Unis, en hausse de près de 10 % sur un an, signe que le pic de l’épidémie n’est pas atteint. De l’abondance de chiffres publiés par le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), on retiendra que plus de deux tiers de ces overdoses impliquaient des opiacés. Dans cette vaste famille de molécules dérivées de l’opium, le CDC distingue quatre sous-catégories : héroïne, méthadone, opiacés naturels et semi-synthétiques (comme l’Oxycontin) et, enfin, opiacés synthétiques de nouvelle génération, comme le surpuissant fentanyl, devenu la principale source d’inquiétude.

Comment la première puissance mondiale a-t-elle pu se laisser ronger par une épidémie qui n’épargne aucune région, aucun milieu social ? Cela tient, fondamentalement, aux failles d’un système de santé largement privatisé et trop peu régulé. Des failles dans lesquelles des laboratoires pharmaceutiques se sont engouffrés, amassant des fortunes sur le dos de millions d’Américains rendus toxicomanes avec la complicité de distributeurs, médecins et pharmaciens sans états d’âme. Conçus pour soulager des douleurs sévères associées au cancer ou à la chirurgie, l’Oxycontin et d’autres opiacés ont été prescrits abusivement et en quantité colossale pour des douleurs plus légères. Déclenchant un cycle infernal d’addictions.

Mutations
Derrière ce désastre sanitaire et social aux proportions si vastes qu’il fait reculer depuis 2014 l’espérance de vie aux Etats-Unis, se trouve le labo Purdue Pharma. Et son unique propriétaire, la famille Sackler. Non coté en Bourse, Purdue n’est pas tenu de publier ses comptes. Mais selon les estimations et les chiffres glanés dans plusieurs plaintes en cours, les ventes d’Oxycontin auraient généré plus de 35 milliards de dollars (près de 31 milliards d’euros) depuis 1996. Sur la même période, la famille Sackler aurait touché environ 9 milliards de dollars de profits. En 2016, Forbes estimait la fortune collective du clan à 13 milliards. «Un empire bâti sur la douleur», résumait fin 2017 Patrick Radden Keefe, journaliste d’investigation au New Yorker. Selon les estimations, forcément imprécises car peu de malades bénéficient d’une prise en charge, environ cinq millions d’Américains sontdépendants aux opiacés. Et 130 en sont morts chaque jour en 2017. Selon le CDC, un tiers de ces overdoses résulte d’une surconsommation de médicaments sur ordonnance.

Au cours des années 2000, au fur et à mesure que l’épidémie éclatait au grand jour et que les contrôles se renforçaient enfin, se procurer des médicaments comme l’Oxycontin s’est avéré de plus en plus complexe. Les victimes d’addiction ont alors basculé vers l’héroïne puis, plus récemment, vers les pilules à base de fentanyl, produites et exportées en masse par les cartels mexicains. En 2016, le fentanyl est ainsi devenu la drogue la plus mortelle aux Etats-Unis, détrônant l’héroïne qui occupait la tête du sinistre classement depuis 2012.

Avec les mutations rapides de l’épidémie, et avec elle des circuits d’approvisionnement et de vente, les autorités semblent incapables de faire face. A l’automne 2017, Donald Trump a élevé la crise des opiacés au rang «d’urgence de santé publique». Une loi de 660 pages a été adoptée un an plus tard : elle prévoit notamment un accès facilité aux traitements de substitution, comme la méthadone, et un durcissement des contrôles postaux pour freiner l’importation de fentanyl. Le Congrès a en outre octroyé 3,3 milliards de dollars annuels supplémentaires contre la crise. Une somme largement insuffisante, selon les spécialistes. D’après un rapport officiel, à peine 29 % des accros aux opiacés ont reçu un traitement médical en 2017.

Le coût de cette épidémie est colossal. Les hôpitaux doivent prendre en charge les bébés nés avec un syndrome d’abstinence car leur mère s’est droguée pendant la grossesse. Il en naîtrait un toutes les quinze minutes dans le pays. Ces enfants sont parfois placés, ce qui met les services sociaux à rude épreuve. Chaque dose de Narcan, un antidote aux opiacés que les villes se procurent en masse pour limiter le nombre de morts par overdose, coûte plus d’une centaine de dollars, ce qui grève les budgets locaux. Et quand les familles sont incapables de payer l’enterrement d’un proche, ce sont là encore des fonds publics qui prennent le relais… Selon une étude publiée fin 2017 par le Conseil économique de la Maison Blanche (CEA), la crise des opiacés a coûté en 2015 la somme astronomique de 504 milliards de dollars à l’économie américaine : près de 3 points de PIB.

Marketing
Pour faire payer les responsables, les recours en justice se multiplient. Plus de 1 500 procédures lancées par des Etats, comtés, villes ou hôpitaux ont été regroupées en une seule action collective, une «procédure de litige multidistrict» supervisée par un juge de l’Ohio. La plainte vise à la fois des laboratoires, dont Purdue, accusés d’avoir «grossièrement maquillé les risques de l’utilisation prolongée» de leurs opiacés, et des distributeurs, qui ont «échoué à contrôler correctement les commandes suspectes» de ces médicaments. Un seul chiffre donne la mesure du fiasco : en l’espace de dix mois, en 2007, le distributeur McKesson, qui fait partie des accusés, a livré trois millions de pilules d’opiacés à une seule pharmacie située dans un village de 400 habitants, en Virginie-Occidentale. Repoussé à deux reprises, le début du procès est fixé au 21 octobre.«L’une des batailles légales les plus compliquées et gargantuesques de l’histoire américaine», prévoit le New York Times.

Le 18 mars, une nouvelle plainte collective a été déposée devant un tribunal fédéral de New York au nom de plus de 500 villes et comtés à travers le pays. Sa particularité : elle est la première à viser nommément huit membres de la famille Sackler, accusés d’avoir sciemment menti sur le risque d’addiction, mis en place un marketing agressif pour doper les ventes et transféré des centaines de millions de dollars dans des sociétés offshore. Si cette ultime plainte aboutit, elle pourrait permettre de puiser dans la fortune personnelle de la famille, et pas uniquement dans les caisses de Purdue, pour d’éventuels dédommagements.

Toujours très discrète sur l’origine macabre de sa richesse, la dynastie Sackler est connue pour sa philanthropie, a donné à des musées, universités et hôpitaux pour faire entrer son nom dans la postérité. Les «ailes Sackler» du Metropolitan Museum et du Louvre en sont des illustrations. Mais leur argent devient de plus en plus toxique. Sous la pression d’un groupe d’activistes mené par la photographe new-yorkaise Nan Goldin, elle-même ancienne accro à l’Oxycontin, la National Portrait Gallery de Londres a refusé en mars un don d’1 million de livres (1,15 million d’euros) des Sackler. Le Guggenheim a annoncé qu’il n’accepterait plus d’argent de la famille. «C’est fini pour les Sackler. Ils sont cuits», assurait récemment Nan Goldin à Libération.

Frédéric Autran
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RDC : plus de 90 agents de santé infectés par le virus Ebola @Salma79185079

RDC : plus de 90 agents de santé infectés par le virus Ebola @Salma79185079 | senegal sante | Scoop.it
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Gestion — Le Service de santé des armées se dote d'un "système de management intégré 

Soucieux de moderniser sa gouvernance, le Service de santé des armées a décidé de mettre en place un dispositif de management intégré. Trois composantes : la démarche qualité, le contrôle interne et le contrôle de gestion.

Dans un souci de "gouvernance modernisée", le Service de santé des armées (SSA) travaille actuellement à se doter d'un "système de management intégré (SMI)". Par le biais d'une instruction publiée le 13 mai, il en détaille les modalités pratiques, à savoir qu'il consiste "à organiser et à mettre en œuvre de façon permanente, cohérente et coordonnée des démarches propres aux domaines de la qualité, du contrôle interne et du contrôle de gestion". Sa mise en œuvre court de la direction centrale du SSA jusqu'aux établissements, en premier lieu les hôpitaux d'instruction des armées.

Le nouveau dispositif doit permettre "à toute entité de piloter l'activité de manière efficiente [...] avec l'assurance raisonnable d'atteindre ses objectifs par une maîtrise des risques". Au sein d'une organisation, il vise ainsi à "limiter les redondances" et autres "surcontrôles", ainsi qu'à "mieux identifier les carences éventuelles". De quoi donner aux autorités une "analyse objective et argumentée" pour éclairer la prise de décision, le SSA listant ici : la saisie des opportunités ; l'identification et l'évaluation des risques ; les modalités de mise en œuvre des actions prévues ; le dimensionnement des moyens au juste besoin. Le SMI permet en outre a posteriori de s'assurer de l'application des décisions prises et d'en évaluer la performance.

Dans cette même logique de bénéficier de dispositifs rénovés de maîtrise des activités s'appuyant sur le contrôle interne, le SSA a mis en ligne une deuxième instruction cette fois centrée sur le contrôle interne fonctionnel de ses processus de gestion : finances, logistique, achats... (à télécharger ci-dessous). Le texte en rappelle ainsi les principes généraux (définition, périmètre et préalables) puis les caractéristiques, lesquelles mixent niveaux stratégique, opérationnel et technique. Par ailleurs, insiste le SSA, le dispositif se doit d'être "fondé sur une analyse des risques", "documenté" et "traçable".

Thomas Quéguiner

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Des patients absolument convaincus d’être infestés par des parasites

Des patients absolument convaincus d’être infestés par des parasites | senegal sante | Scoop.it
Des psychiatres niçois rapportent le cas de quatre patients présentant un délire d’infestation, pathologie caractérisée par la conviction inébranlable d’être infesté par des parasites alors qu’aucune preuve médicale ne l’atteste. Ces personnes sont convaincues que de petites créatures animales (insectes, asticots, vermines) grouillent sous leur peau. Ce délire de parasitose a été pour la première fois rapporté dans la littérature médicale par deux dermatologues français, Thibierge en 1894 et Perrin en 1896. En 1938, le psychiatre suédois Karl-Axel Ekbom fournit une description de 22 cas. Cette pathologie porte désormais le nom de syndrome d’Ekbom. 

Ces psychiatres décrivent, dans un article publié en ligne le 23 mars 2019 de la revue Annales Médico-Psychologiques, le cas de quatre patients examinés dans les départements de dermatologie et de parasitologie du CHU de Nice en d’avril 2016 à juillet 2017. Ils rapportent le cas d’une « musicienne », d’un « scientifique », d’un « patriarche » et d’une « coquette » (lire encadré). 


Chez ces quatre patients, les auteurs considèrent comme important de relever la présence d’une maladie somatique précédant l’apparition du délire d’infestation parasitaire. Ces personnes ont en commun d’avoir souffert d’une pathologie grave (cancer) ou ayant un fort impact (accident de la circulation avec perte d’activité professionnelle, ostéoporose avec fractures multiples). Selon les cas, il y a eu un traumatisme physique ou une prise en charge nécessitant un geste chirurgical, ce qui a eu pour conséquence une transformation irréversible du corps.

Certains éléments dans la vie des patients pourraient permettre de comprendre qu’ils aient développé un délire en rapport avec une thématique parasitaire. Certains patients ont effectivement présenté dans le passé une parasitose diagnostiquée ou ont séjourné dans un pays tropical.


Signe de la boîte d’allumette. Celle-ci contient des fragments de peau et de croûte déposés sur un morceau de coton blanc. Freudenmann RW, Lepping P. Clin Microbiol Rev. 2009 Oct;22(4):690-732.

« Signe de la boite d’allumette »

Les patients atteints du syndrome d’Ekbom passent leur temps à s’examiner. Sur la base de leurs observations, ils élaborent des théories impressionnantes et détaillées. Lorsqu’ils pensent avoir réussi à isoler un parasite sorti de leur corps, ils l’apportent au médecin comme « preuve de l’infestation ». C’est le « signe de la boite d’allumette ». Or ce que le médecin découvre en ouvrant la boîte n’est qu’un ramassis de débris de peau, des poils, des fibres textiles. 


Piqûres, démangeaisons, sensations de grouillements

Le patient expose sa problématique dans un flux de parole, exprimant sa conviction inébranlable de parasitisme. Ce délire d’infestation est associé à des symptômes tactiles, superficiels et profonds, tels que des piqûres, des démangeaisons, des sensations de grouillement. Les parasites sont ressentis sous la peau, migrant dans toutes les directions en empruntant les orifices naturels et atteignant les organes internes.

Ces phénomènes corporels ressentis entraînent des « inspections, vérifications, rituels et auto-examens constants », font remarquer les auteurs. « Les téguments sont minutieusement scrutés et attentivement examinés, parfois plusieurs heures par jours », ajoutent-ils.

Lésions auto-infligées


Par ailleurs, les patients se livrent à des gestes impulsifs, souvent dangereux pour se débarrasser des créatures dont ils se croient infestées. Ils peuvent tenter d’extraire des parasites à l’aide d’aiguilles ou de ciseaux et s’infliger des lésions : infection de la zone de grattage ou de coupage, perte de substance cutanée, brûlure thermique ou chimique. On peut également observer des réactions de colère. Ainsi, « la coquette » avait eu l’idée d’ingérer de l’eau de Javel pour essayer de venir à bout de ses parasites persécuteurs.


Lésions auto-infligées par grattage. Excoriations cutanées avant (à gauche) et après (en haut à droite) traitement par antipsychotique chez une patiente droitière. En bas à gauche : lésions cutanées à différents stades de cicatrisation. Freudenmann RW, Lepping P. Clin Microbiol Rev. 2009 Oct;22(4):690-732.


Perturbations visuelles et distorsions corporelles

A ces sensations tactiles s’ajoutent des perceptions visuelles complexes portant sur la peau et le système pileux. Les patients peuvent avoir la sensation que les cheveux migrent sous la peau et sortent par les pores. « La coquette » collait ainsi des morceaux de sparadrap sur sa peau pour empêcher le parasite de sortir.


Le patient éprouve également une distorsion corporelle, le corps étant décrit comme changeant. « Le scientifique » et « la coquette » ont ainsi constaté la formation de reliefs anormaux de leur peau, dessinant parfois des lettres que le médecin n’observait pas. « Le scientifique » avait également la sensation que sa boîte crânienne se déformait. Il sentait que le sommet de son crâne gonflait lorsqu’il passait la main sur son cuir chevelu.

Rivalité avec le médecin

Le plus souvent, le premier thérapeute est le médecin de famille. Puis, suit un véritable nomadisme médical, le patient multipliant les consultations. Ces patients cherchent un remède à leurs maux, ce qui les conduit à consulter médecins généralistes, dermatologues, parasitologues, infectiologues, spécialistes de médecine interne. L’enjeu de ces consultations se dessine alors clairement : « le patient semble venir convaincre le médecin du mal dont il souffre, dont il a déjà posé le diagnostic et pour lequel il souhaite pouvoir être soulagé », indiquent les auteurs.

En l’absence de preuve d’un parasitisme, le patient demeure insatisfait car il ne sent pas cru. N’éprouvant pas de soulagement radical, il a alors le sentiment d’être la victime de l’incompétence du médecin. Il se montre alors généralement agressif et revendicatif dans sa demande de reconnaissance d’un diagnostic définitif de parasitose. 

Un délire dévoreur de temps et d’énergie

Dans le syndrome d’Ekbom, la conviction délirante est totale, le sujet ne doutant pas une seconde de ce qu’il croit percevoir. Le patient se montre très irritable et fatigué, une grande partie de ses activités étant focalisée sur le besoin de prouver son infestation. On observe également une perte de poids significative avec diminution de l’appétit, ainsi que des troubles du sommeil (insomnie avec réveils nocturnes). « La sensation d’une diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer est une plainte récurrente », notent les psychiatres niçois. Enfin, il existe parfois un sentiment d’incurabilité et l’impression de ne pas pouvoir s’en sortir, des angoisses de mort, voire des idées suicidaires.


Le traitement du syndrome d’Ekbom repose sur la prescription d’un antipsychotique de seconde génération. On estime qu’un dermatologue voit en moyenne tous les cinq ans, deux à trois patients présentant un délire d’infestation cutanée parasitaire.

Impossible de conclure ce panorama du délire d’infestation cutanée parasitaire sans vous reparler des quatre patients décrits dans l’article des psychiatres niçois. L’envie me démange trop de vous raconter certains détails.

Quatre cas de délire d’infestation
« La musicienne »

Le premier cas est celui d’une « musicienne » de 66 ans traitée pour un cancer du col de l’utérus deux ans avant le début des troubles. Ceux-ci consistent en des démangeaisons des parties génitales. La patiente suspecte une parasitose. En guise de preuve, elle apporte des prélèvements et se dit atteinte d’une bilharziose qu’elle aurait contractée lors d’un voyage au Tchad en 2012.

« Le scientifique »

Le deuxième patient est un « scientifique » de 49 ans. Il a souffert d’une entorse et d’une luxation de l’épaule gauche à la suite à un accident de scooter survenu plusieurs mois avant le début des troubles et qui l’avait obligé à interrompre son activité professionnelle. Il se dit fatigué et affirme ressentir des démangeaisons anales qu’il relit à une ankylostomose, parasitose intestinale causée par des petits vers ronds. Il pense être infesté depuis deux ans, date à laquelle il aurait été piqué près d’une rivière par un insecte non identifié. « Très à l’écoute de son corps », il s’examine quotidiennement en même temps qu’il pense collecter des preuves de sa pathologie grâce à un microscope.

« Le patriarche »

Le troisième patient a été baptisé «  le patriarche ». Il s’agit d’un homme de 83 ans qui se plaint d’avoir été contaminé par des microbes ayant traversé sa peau alors qu’il nageait dans la piscine municipale. Selon lui, ces « bêtes » auraient été excrétées avec les urines d’enfants handicapés qui venaient profiter des lieux avant les ouvertures publiques. Il se plaint de sensations de piqûre très intenses. Il déclare également être épuisé et enchaîner les problèmes de santé depuis la découverte, cinq ans plus tôt, d’un cancer de la prostate traité par chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie.


« La coquette »

Le dernier cas est celui d’une femme de 76 ans. Durant l’année précédant  l’apparition des troubles, cette « coquette » (comme la nomme les auteurs) présentait une ostéoporose associée à des fractures multiples après des chutes de sa hauteur. La patiente se plaint de fatigue et de tremblements. Elle déclare que ses poils et cheveux sont en mouvement. Elle pense être sous l’emprise d’un parasite qui l’envahit progressivement et prend le contrôle de ses organes.

Marc Gozlan (Suivez-moi sur Twitter, sur Facebook)



Toute reproduction interdite. Toutes les informations reproduites sur cette page sont protégées par des droits de propriété intellectuelle.

Pour en savoir plus :

Bensussan A, Rometti C, Pringuey D, Delaunay P, Hamm-Orlowski M, Benoit M. Le syndrome d’Ekbom. Un modèle psychopathologique, le « typus du contaminé ». Ann Med Psychol (Paris). Available online 23 March 2019

Campbell EH, Elston DM, Hawthorne JD, Beckert DR. Diagnosis and management of delusional parasitosis. J Am Acad Dermatol. 2019 May;80(5):1428-1434. doi: 10.1016/j.jaad.2018.12.012

Mumcuoglu KY, Leibovici V, Reuveni I, Bonne O. Delusional Parasitosis: Diagnosis and Treatment. Isr Med Assoc J. 2018 Jul;20(7):456-460. 



Bourgeois ML. Les délires d’infestation cutanée parasitaire. Syndrome d’Ekbom. Ann Med Psychol (Paris) 2011 Apr;169(3):143-8.

Freudenmann RW, Lepping P. Delusional infestation. Clin Microbiol Rev. 2009 Oct;22(4):690-732. doi: 10.1128/CMR.00018-09

Aït-Ameur A,  Bern P, Firoloni P, Menecier P. Le délire de parasitose ou syndrome d’Ekbom. Rev Med Interne. 2000 Feb;21(2):182-6A. 



Ponson L, Andersson F, El-Hage W. Neural correlates of delusional infestation responding to aripiprazole monotherapy: a case report. Neuropsychiatr Dis Treat. 2015 Feb 2;11:257-61. doi: 10.2147/NDT.S74786

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Journée mondiale de l’asthme : six questions sur une maladie loin d’être anodine 

Journée mondiale de l’asthme : six questions sur une maladie loin d’être anodine  | senegal sante | Scoop.it


L’asthme touche plus de 4 millions de personnes en France. Perçue comme bénigne, cette maladie peut avoir des conséquences très graves et impacte fortement la vie quotidienne de ceux qui en souffrent. La journée mondiale lancée par l’association Asthme et Allergies se concentre sur l’information donnée aux patients en lançant des cours en ligne (MOOC) qui leur sont destinés. En quoi consiste donc cette maladie?

Qu’est-ce que l’asthme?
L’asthme est une maladie caractérisée par l’inflammation chronique des voies respiratoires. Elle s’exprime par des sensations de difficulté à respirer, un resserrement des voies respiratoires et de la toux. Une crise se caractérise par une respiration sifflante, de la toux et une sensation de pression au niveau du thorax. La quantité d’oxygène transporté par le sang diminue, surtout durant les crises. Cela peut provoquer des problèmes durant l’exercice physique, où un apport en oxygène plus important est nécessaire. Il existe plusieurs types d’asthmes avec des complications différentes.

L’asthme allergique se caractérise quand les crises sont déclenchées par la présence d’un allergène, au contraire de l’asthme non allergique. Les patients ne répondent pas aux traitements symptomatiques usuels et il n’existe pas encore de traitement spécifique à ce cas. En cas de crise grave l’asthme, allergique ou non, peut mener le patient à l’hôpital, voire entraîner son décès. Cette atteinte sévère correspond à 5% des cas, soit 200.000 personnes en France, et tue 1000 personnes par an.

Attention, l’asthme ne guérit jamais! Même si des phases de rémission existent, il peut toujours resurgir. Marc Sapène, pneumologue et allergologue à la clinique de Bel-Air à Bordeaux et président de l’association Asthme et Allergies, insiste: «Il peut s’écouler 20 à 30 ans sans crise mais le patient reste toujours asthmatique.»

Pourquoi la maladie apparait-elle souvent dans l’enfance?
L’asthme apparaît en général durant l’enfance. Les causes de l’asthme sont multiples: la maladie est soumise à des facteurs génétiques et environnementaux divers. D’après Marc Sapène, «si les deux parents sont asthmatiques, leurs enfants le seront forcément. Lorsqu’un seul parent l’est, un enfant sur deux souffrira de la pathologie». L’un des principaux gènes de prédisposition à l’asthme chez l’enfant est le gène appelé «IL33». Il a été découvert en 2003 par l’équipe de Jean-Philippe Girard, directeur de recherche à l’Inserm à Toulouse.

De plus, on suppose que la présence plus forte de la maladie dans les pays occidentaux serait liée à une trop forte hygiène. Par exemple, Jean-Philippe Girard explique que «l’utilisation de détergents à répétition sur la peau du jeune enfant abîme ses défenses. Les substances étrangères pénètrent plus facilement et déclenchent des allergies. Ces réactions allergiques peuvent gagner les voies respiratoires». Il faut donc prendre soin de ces barrières et surtout éduquer le système immunitaire en l’exposant à des pathogènes pour éviter qu’il ne se focalise sur les allergènes.

D’après Valérie Quesniaux, chercheuse et directrice du laboratoire d’Immunologie et neurogénétique expérimentales et moléculaires au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) d’Orléans, «Le contact avec des animaux, si possible de la ferme, est recommandé chez les jeunes enfants. En rencontrant de multiples micro-organismes, la voie du système immunitaire appelée «réponse de type 1» est stimulée. Comme elle est en balance avec une seconde voie, la réponse de type 2, responsable des réactions allergiques, la stimulation de la réponse de type 1 diminue celle de la réponse de type 2 et donc l’apparition d’asthme allergique.»

Qu’est-ce que l’asthme dit «professionnel»?
Une forme d’asthme peut apparaître plus tard dans la vie: c’est l’asthme professionnel. Il se déclenche dans certains corps de métiers dans lesquels des molécules irritantes pour les voies respiratoires sont manipulées. La pathologie est alors reconnue comme maladie professionnelle. Cependant, les répercussions sont importantes, même après l’arrêt du contact avec la substance. «Des jeunes hommes de villages turcs sont touchés par la silicose, une maladie pulmonaire causée par des microparticules de silice présentes dans le sable sous pression utilisé pour délaver les jeans. Celles-ci sont des facteurs aggravants de l’asthme, car elles s’accumulent dans les poumons et causent une inflammation» témoigne Valérie Quesniaux.

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Existe-t-il des facteurs déclenchants ou aggravants?
Les crises peuvent être déclenchées par plusieurs facteurs. «Dans le cas des allergènes, une phase de sensibilisation silencieuse s’établit à mesure de l’exposition aux allergènes. Après celle-ci, s’ensuivent des phases dites «de provocation» à chaque nouvelle rencontre. Elles entraînent des symptômes cliniques, comme la crise d’asthme» précise Valérie Quesniaux. Les allergènes déclenchent les crises et appartiennent souvent à des groupes précis: pollens, moisissures et notamment les acariens auxquels 80% des asthmatiques sont allergiques. Leur impact au sein des populations va croissant: avec le dérèglement climatique, la quantité de pollens augmente fortement… Et l’asthme avec.

Mais il existe d’autres facteurs déclenchants moins connus. Les virus peuvent entraîner une inflammation des voies respiratoires et donc provoquer des crises très importantes. L’impact est d’autant plus dangereux avec les virus qui s’attaquent à ces régions du corps. Marc Sapène alerte: «Tous les asthmatiques doivent être vaccinés contre la grippe!».

L’effort physique et l’air froid assèchent les bronches, ce qui peut déclencher une crise d’asthme. Un traitement de fond et un réentraînement à l’effort peuvent limiter ce facteur.

Sans induire forcément une crise, les polluants comme la fumée de cigarette, les particules de matière ou la pollution atmosphérique sont des facteurs aggravants. Ils induisent une inflammation pulmonaire et traversent les voies respiratoires. Une exposition à l’ozone par exemple, va fragiliser les contacts entre les cellules pulmonaires et donc rendre leur barrière plus perméable. Dieudonnée Togbé, directrice du laboratoire ArtInem, laboratoire commun entre le laboratoire Immunologie et neurogénétique expérimentales et moléculaires du CNRS et de l’Université d’Orléans et la société Artimmune, soupçonne aussi les polluants de «fragmenter les allergènes, leur permettant de passer plus facilement dans les poumons».

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Comment se soigner?
La maladie est diagnostiquée grâce à des tests respiratoires adaptés, effectués chez un pneumologue. En dehors des traitements, «ce que le patient peut gérer lui-même est fondamental», souligne Marc Sapène. «Les facteurs environnants sont déterminants. Nous passons 80% de notre temps en intérieur, il est donc important de limiter les facteurs déclencheurs: il faut bien aérer, éviter les moquettes, changer la literie régulièrement...»

L’utilisation d’un traitement de fond réduit l’inflammation des bronches grâce à des corticoïdes et empêche les crises de survenir. Un traitement de crise comme la Ventoline relâche les muscles autour des bronches pour permettre de respirer. Dans le cadre de crises violentes, si le traitement d’urgence ne marche pas il faut prendre des corticoïdes, voire de l’oxygène. Les inhalateurs suivent un code couleur: rouge pour le traitement de fond et bleu pour celui de crise. Pour les asthmes sévères dont les traitements sont inefficaces, il est possible de brûler les muscles autour des bronches pour les empêcher de se contracter. Cette procédure non-chirurgicale s’effectue sous anesthésie générale. L’équipe médicale chauffe les muscles entourant les bronches à 65°C pour réduire leur masse. Cela les empêche de trop se contracter et donc de bloquer la respiration lors d’une crise. Le traitement doit cependant être renouvelé et n’est utilisé qu’en dernier recours. Dans le cadre de l’asthme allergique, une désensibilisation aux allergènes peut être envisagée afin de réduire la fréquence et la sévérité des crises. Un asthme est contrôlé s’il n’y a pas de crise.

Quelles évolutions dans les traitements?
Dieudonnée Togbé, décrit deux profils de patients: «Les asthmatiques allergiques présentent une réponse forte du système immunitaire appelée «de type 2». Dans les autres cas, cette réponse est très faible. Il faut repenser les traitements existants qui ne se sont focalisés que sur les patients présentant une réponse de type 2 forte». De nouveaux traitements sont donc étudiés et prescrits, notamment des anticorps, molécules immunitaires qui ciblent des motifs cellulaires particuliers et reconnaissent donc des cibles spécifiques. Cela permettrait de cibler les asthmes allergiques. Une molécule encore en début d’essai clinique pourrait être commune à tous les types d’asthme. Jean-Philippe Girard s’enthousiasme: «Cette molécule sur laquelle travaillent Roche et Sanofi est pour le moment très prometteuse. Elle permettrait d’améliorer les traitements existants. Ce n’est pas encore démontré mais, s’il fonctionne aussi pour les formes d’asthme sévère pour lequel aucun traitement n’existe, un tel médicament serait une révolution!».

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Via Rémy TESTON, Vigipharm
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L’OMS publie des recommandations sur la santé numérique

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L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié de nouvelles recommandations sur l’utilisation des technologies numériques pour améliorer la santé des populations. Présentation.

A l’instar de l’ensemble des organisations de santé, nationales ou internationales, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prend le virage du numérique.

Courant mars, le Dr Tedros, Directeur général de l’OMS, a annoncé la création du Département Santé numérique afin que l’OMS joue un plus grand rôle dans l’évaluation des technologies numériques et aide les États Membres à les hiérarchiser, à les intégrer et à les réglementer. L’objectif de ce nouveau département dédié à la santé digitale est d’exploiter « le pouvoir de la santé numérique et de l’innovation en aidant les pays à évaluer, intégrer, réguler et maximiser les possibilités offertes par les technologies numériques et l’intelligence artificielle ».

« Dans le monde entier, l’intelligence artificielle et la santé numérique modifient la manière dont les soins de santé sont dispensés d’un bout à l’autre du continuum de soins : promotion, prévention, traitement, réadaptation et soins palliatifs. Il existe de nombreuses opportunités à saisir, des défis à relever et des décisions politiques à prendre pour maximiser l’incroyable opportunité des outils numériques pour la santé. L’OMS a un rôle unique à jouer pour conseiller les pays sur la manière de maximiser les possibilités offertes par les technologies numériques », indique le Dr Kasai, Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental.

C’est dans cette continuité que l’OMS a publié il y a quelques jours de nouvelles recommandations sur 10 manières dont les pays peuvent utiliser les technologies numériques (accessibles grâce aux téléphones portables, aux tablettes et aux ordinateurs) pour améliorer la santé des populations et les services essentiels.

« Il est essentiel d’exploiter les possibilités offertes par les technologies numériques pour parvenir à la couverture sanitaire universelle », dit le Dr Tedros. « Les technologies numériques ne sont pas une fin en soi ; ce sont des outils indispensables qui permettent de promouvoir la santé, de préserver la sécurité mondiale et de servir les populations vulnérables », a-t-il ajouté.

Au cours des deux dernières années, l’OMS a systématiquement étudié les données factuelles relatives aux technologies numériques et a consulté des experts du monde entier pour formuler des recommandations sur quelques-unes des principales façons dont ces outils peuvent être utilisés pour obtenir un impact maximal sur les systèmes de santé et sur la santé des populations.

« L’utilisation des technologies numériques offre de nouvelles possibilités d’améliorer la santé des populations, mais les données montrent également que la mise en œuvre efficace de certaines interventions ne va pas sans difficultés », dit la Dre Soumya Swaminathan, Scientifique en chef à l’OMS. Et elle ajoute : « Si l’on veut intégrer durablement les technologies numériques dans les systèmes de santé, il faut pouvoir prouver que, par rapport aux moyens habituels de prestation de services de santé, elles apportent des améliorations à long terme. »

Consultez les recommandations de l’OMS (en anglais)



« Les interventions numériques dépendent beaucoup du contexte et d’une conception appropriée, notamment de questions structurelles là où elles sont utilisées, de l’infrastructure disponible, des besoins sanitaires qu’elles visent à satisfaire et de la facilité d’utilisation de la technologie elle-même », avertit le Dr Garrett Mehl, scientifique de l’OMS spécialiste des innovations numériques et de la recherche.

Les lignes directrices montrent que les systèmes de santé doivent réagir face à la visibilité et à la disponibilité croissantes des informations. Les gens doivent aussi avoir la garantie que leurs données personnelles sont sécurisées et que le fait d’avoir accédé à des informations sur des sujets sensibles, tels que les questions de santé sexuelle et reproductive, ne leur fait courir aucun risque.

Les agents de santé doivent être correctement formés afin d’être incités à adopter cette nouvelle façon de travailler et ils doivent utiliser la technologie facilement. Les lignes directrices soulignent qu’il est important de créer des conditions propices à la formation, de s’occuper des infrastructures instables et de mettre en place des politiques pour protéger la vie privée des individus et d’assurer la gouvernance et la coordination pour éviter la fragmentation des outils dans le système de santé.

Les recommandations encouragent les décideurs et les personnes chargées de la mise en œuvre à examiner et à adapter ces conditions s’ils souhaitent que les outils numériques amènent des changements tangibles, et elles donnent des orientations sur la prise en considération du respect de la vie privée s’agissant de l’accès aux données des patients.

« La santé numérique n’est pas une solution miracle », dit Bernardo Mariano, Directeur des systèmes d’information de l’OMS. « L’OMS veille à ce qu’elle soit utilisée aussi efficacement que possible, c’est-à-dire à ce qu’elle représente une valeur ajoutée pour les agents de santé et les autres personnes qui y ont recours, qu’elle tienne compte des limitations de l’infrastructure et qu’il y ait une coordination correcte », a-t-il ajouté.

Les recommandations contiennent également des recommandations au sujet de la télémédecine, qui permet aux personnes habitant dans des lieux reculés d’obtenir des services de santé à l’aide de téléphones portables, de portails Web ou d’autres outils numériques. L’OMS signale que la télémédecine est un complément précieux des interactions en face-à-face mais qu’elle ne peut pas les remplacer complètement. Il est également important que les consultations soient assurées par des agents de santé qualifiés et que la confidentialité des informations relatives aux patients soit garantie.

Les recommandations soulignent l’importance d’atteindre les populations vulnérables et de veiller à ce que la santé numérique ne les mette pas en danger.

Déploiement de nombreux projets en santé numérique
Ces recommandations, qui ne couvrent qu’une petite partie des nombreux aspects de la santé numérique, constituent la première étape de nombreux travaux prévus dans le domaine de l’utilisation des technologies numériques.

Lors de l’Assemblée mondiale de la Santé de 2018, les gouvernements ont adopté à l’unanimité une résolution appelant l’OMS à mettre au point une stratégie mondiale sur la santé numérique pour soutenir les efforts nationaux en faveur de la couverture sanitaire universelle. Cette stratégie doit être examinée par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2020.

Pour aider les gouvernements à suivre et à coordonner les investissements en faveur des technologies numériques, l’OMS a mis au point le Digital Health Atlas, une base de données mondiale en ligne où les personnes chargées de la mise en œuvre peuvent enregistrer leurs activités dans le domaine de la santé numérique. L’OMS a également conclu des partenariats novateurs avec l’UIT, par exemple dans le cadre de l’initiative BeHe@lthy, BeMobile pour la lutte contre les maladies non transmissibles, et elle s’est attachée à renforcer les capacités de santé numérique par l’intermédiaire du Bureau régional de l’Afrique.

Au fil des années, l’OMS a publié plusieurs documents pour renforcer la recherche et la mise en œuvre dans le domaine de la santé numérique, dont le Health Assessment and Planning for Scale (MAPS) toolkit et un manuel de suivi et d’évaluation des interventions de santé numérique Monitoring and Evaluation of Digital Health, et a mis en place des mécanismes afin d’exploiter les possibilités offertes par les technologies numériques pour mettre fin à la tuberculose.

Sources : OMS, Numerikare
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