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Primaires, la tentation de la terre brûlée

Primaires, la tentation de la terre brûlée | press'agrume | Scoop.it

Depuis La Rochelle, le débat des primaires citoyennes prend un tour rompant assez allégrement avec les belles déclarations unitaires et autres appels à la responsabilité qui fleurissaient avant l’été. Peut-être est-ce Jean-Christophe Cambadélis qui a donné le ton, avec sa subtile interpellation lors de l’ouverture de l’université. Peut-être est-ce l’approche du scrutin fatidique, qui pèse sur les nerfs de celles et ceux qui ont du mal à garder les leurs.

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topic 100% partisan d'un rêve français...avec François Hollande.
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Bienvenue sur le topic

Bienvenue sur le topic | press'agrume | Scoop.it

Press'agrume...  Après bientôt 5 ans de prix citron, le temps des prix orange avec François Hollande est venu pour des lendemains qui changent!

N'hésitez pas à le commenter ou à le faire partager...

Merci de votre visite

 

 

 

 

 

 

 

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http://boillot-martial.blogspot.com/

 

 

Cette page est dédiée à nos jeunes camarades de Norvège tombés au champ d'honneur des idées de liberté, de progrés et de tolérance.

N'oublions jamais que la démocratie est un combat de tous les jours, n'oublions jamais que le verbe résister se conjugue toujours au présent!

 

 

 

 

 

 

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En réaction aux voeux de Nicolas Sarkozy au monde de l'éducation

En réaction aux voeux de Nicolas Sarkozy au monde de l'éducation | press'agrume | Scoop.it
Par Vincent Peillon, responsable du pôle Education, jeunesse, enseignement supérieur, recherche, enseignement et formation professionnels.

Après avoir affaibli et attaqué l'école républicaine comme elle ne l'avait jamais été dans son histoire, la considérant comme une simple variable d'ajustement budgétaire, moquant le savoir, brutalisant les chercheurs, humiliant la laïcité, Nicolas Sarkozy semble vouloir faire son mea culpa. Mais peut-être ne faut-il pas se réjouir trop vite des déclarations d'un candidat à nouveau prêt à faire toutes les promesses sans aucun souci d'afficher la moindre cohérence entre ses discours et ses actes.

Alors que l'école française, après 5 ans de présidence Sarkozy et deux législatures de droite, connaît des difficultés sans précédent et les plus mauvais résultats de son histoire, le candidat Sarkozy voudrait restaurer une autorité qu'il a lui même sapée comme Président, et revaloriser une profession dont il a tellement dégradée la condition que la France peine aujourd'hui à recruter des professeurs. Pourquoi croire qu'il fera demain le contraire de ce qu'il a fait hier et qu'il continue à faire aujourd'hui ? D'autant plus qu'à bien entendre ses propos - refus de restaurer les moyens supprimés, volonté de ségrégation précoce des élèves, développement d'une autonomie qui sans moyens ne pourra jamais être pédagogique, on voit se dessiner la véritable philosophie d'un président qui se veut le liquidateur du modèle républicain d'éducation. Notre école, surtout après cinq ans d'attaques brutales et désordonnées, a besoin d'une refondation républicaine et d'une grande réforme.

Cette refondation suppose non seulement des mots, des vœux, des intentions, mais du respect, de la cohérence et des engagements précis. C'est ce que propose François Hollande autour d'un nouveau contrat entre l'école et la Nation, capable de recréer la confiance et de nous faire retrouver le chemin de la réussite collective.

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Sur l'éducation, Hollande accuse Sarkozy de défendre un "modèle libéral" - LeMonde.fr

Sur l'éducation, Hollande accuse Sarkozy de défendre un "modèle libéral" - LeMonde.fr | press'agrume | Scoop.it
"On pourra faire tous les modèles que l'on voudra, et Nicolas Sarkozy est un expert, il est très difficile d'enseigner sans enseignants." François Hollande a fermement répliqué, jeudi 5 février, aux vœux formulés, quelques heures plus tôt à Chasseneuil-du-Poitou (Poitou-Charentes), par le chef de l'Etat à l'éducation nationale. Nicolas Sarkozy, qui avait formulé ses propres propositions de réforme sur ce dossier, avait jugé "irresponsable" sa proposition de procéder à 60 000 recrutements dans cette administration. En visite dans un centre de formation et d'apprentissage (CFA) de Caen, le candidat socialiste a pied à pied défendu ses positions, les qualifiant de "projet responsable".

"Moi, je ne qualifie pas ou ne disqualifie pas le projet des autres, a indiqué M. Hollande. J'essaie de les confronter. Moi, ce que je propose, c'est que l'éducation nationale ait davantage de professeurs, de surveillants, de personnels d'accueil, d'enseignants, d'infirmières et de médecins scolaires."
"ÉCOLE À L'ANGLOSAXONNE"

M. Hollande ne s'est néanmoins pas privé de fustiger la vision présentée le matin même par le président de la République : "Le projet de Nicolas Sarkozy a enfin une cohérence. Il consiste à vouloir l'école à l'anglosaxonne, avec une compétition entre établissements, un système où l'enseignant est choisi, ou en tout cas noté, par le chef d'établissement alors que celui-ci n'a pas une autorité complémentaire sur la matière, et à réduire continûment le nombre d'enseignants et de personnels."

Zéro pointé, donc. Au chapitre du bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy en matière d'école, le professeur Hollande, qui venait d'échanger avec des jeunes en formation, s'est montré encore plus sévère. "L'échec de Nicolas Sarkozy est général, a-t-il attaqué. Mais dans l'éducation nationale, il est particulièrement lourd. Avoir supprimé 70 000 postes, découragé le personnel qui se dévoue pour l'éducation nationale, supprimé la formation initiale des enseignants, laissé l'échec scolaire progresser avec 150 000 jeunes sortant chaque année du système sans qualification, laissé la violence s'installer dans certains établissements... Ce bilan ne justifie pas un projet qui donne confiance."
La question de l'école s'annonce donc comme un sujet majeur de l'affrontement entre le président de la République et son challenger socialiste. "Il y a un beau débat qui s'ouvre", confirme ce dernier, qui présente ce face-à-face scolaire comme "un choix très clair" : "D'un côté, une éducation sur un modèle libéral, presque compétitif, avec moins d'enseignants et hiérarchisé autour des chefs d'établissement. De l'autre, un système qui se réforme et lutte contre l'échec scolaire."
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"Sale mec" : comment Hollande sort plus fort de la polémique

"Sale mec" : comment Hollande sort plus fort de la polémique | press'agrume | Scoop.it
Il a évité le piège tendu par la droite

Car finalement, malgré la violence des attaques de la droite, le candidat socialiste a évité le piège dans lequel était tombé Lionel Jospin en 2002. Contrairement à ce dernier, il n'a pas injurié le président en exercice (la fameuse formule sur Chirac "vieux, usé, fatigué") à la faveur d'une conversation "off" et à bâtons rompus.

Six journalistes présents au déjeuner de presse ont d'ailleurs témoigné qu'il n'y avait pas eu "injure" mais simple déformation des propos du candidat par un septième confrère qui, dans l'après-midi-même, faisait amende honorable en publiant un rectificatif.

La campagne présidentielle est une lessiveuse qui, si elle ne rince pas les candidats, les rend plus propres. C'est exactement ce qui arrive à François Hollande. Impeccable dans son comportement à l'égard de ses rivaux malgré l'âpreté de la bataille, il se révèle un adversaire redoutable pour Nicolas Sarkozy qui ne parvient pas à le prendre en flagrant délit de bassesse.

Les Français apprennent à mieux le connaître

Mieux, François Hollande voulait "saturer l'espace médiatique", après sa cure de silence d'un mois destinée à lui permettre de se ressourcer au terme d'une primaire largement couverte par les médias; il a été servi. Deux jours après la parution d'une tribune dans "Libération" (un réquisitoire sans concession sur le bilan de Sarkozy), au lendemain d'une intervention "musclée" sur France 2, voilà que la polémique du "sale mec" lui donne l'occasion d'occuper encore davantage l'espace politique.

Le candidat de la gauche en profite pour révéler une personnalité jusque-là un peu floue dans l'esprit des Français. Non, il n'est pas le personnage "mou" que Martine Aubry avait caricaturé pendant la primaire. Il est même ce qu'on appelle "une nature" au caractère trempé. S'il commence toujours par encaisser les attaques en silence (voyez le "cafouillage" sur l'accord PS-EELV) au point d'inquiéter ses amis et de se faire railler par ses ennemis qui évoquent sa "technique de l'édredon", il sait dire: "ça suffit!" et siffler la fin de la partie avec une autorité insoupçonnée en choisissant son heure.

Il a trouvé le ton juste et le bon tempo

Mieux, les Français découvrent que le personnage de cire des débuts de campagne a gagné en naturel ce qu'il a perdu en raideur. François Hollande a désormais le ton juste. Ferme mais aussi serein, voire souriant devant les caméras, il garde cependant cette gravité fondamentale, en phase avec l'ambiance de crise que traverse la France et les hautes fonctions auxquelles il aspire.

Il a aussi trouvé le bon tempo et refuse de céder aux pressions de ses amis comme de ses ennemis qui piaffent de connaître enfin son programme. Pourquoi irait-il se découvrir si tôt alors que son rival n'a pas encore déclaré sa candidature, et profite même de son statut de président en exercice pour mener campagne à peu de frais ? Pas question donc, à trois mois de l'élection, de se lancer tout seul en terrain découvert, au risque de s'exposer trop tôt.

Il incarne une certaine idée du présidentiable

Cette affaire donne aussi l'occasion à François Hollande de dessiner le portrait en creux d'un autre président possible. Nicolas Sarkozy a "désacralisé" le rôle du chef de l'État en se présentant aux Français tour à tour comme un personnage "bling bling", agité, brutal, capable d'insulter un inconnu au cours d'une sortie officielle ("casse-toi, pôv con!"), peu respectueux de ses "collaborateurs" (ministres, et même Premier ministre). François Hollande, au contraire, entend incarner une idée plus haute de la fonction.

Il garde aussi ses nerfs et il le prouve en laissant passer toute une journée avant de remettre à leur place, d'un mot et définitivement ("ça suffit !") ceux qui lui font un procès en sorcellerie. Il reste également "courtois" selon la formule de Bernadette Chirac et le revendique haut et fort. Il n'utilise pas des procédés de basse politique et ne lâche pas une meute aux basques de ses adversaires. Enfin, quand il a quelque chose à dire sur Nicolas Sarkozy, il n'a "pas besoin d'intermédiaire", il s'adresse "directement aux Français".

La rencontre d'un homme et d'un peuple

En 2007, "le candidat de la rupture" a obtenu la confiance des Français avant de provoquer, chez eux, un véritable rejet au fil des années. Et si en 2012, le candidat de la gauche, qui dégage une nature "normale", propre à rassurer des électeurs secoués par un mandat anxiogène, était en situation de l'emporter dans trois mois?

Les prochains sondages devraient, à la faveur de cette polémique artificielle orchestrée par une majorité inquiète, permettre à François Hollande d'accentuer son avance sur son concurrent de droite. Car cet épisode du "sale mec" lui offre l'occasion de se montrer aux Français tel qu'il est.
Si l'élection présidentielle au suffrage universel instituée par le général de Gaulle est bien destinée à "favoriser la rencontre entre un homme et un peuple", François Hollande a toutes les chances de l'emporter.

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Hollande lance "la bataille", appelle ses troupes "au combat" pour la victoire présidentielle

Hollande lance "la bataille", appelle ses troupes "au combat" pour la victoire présidentielle | press'agrume | Scoop.it

Le candidat PS à l'Elysée François Hollande a sonné l'heure de "la bataille" mercredi soir, lors de son premier meeting 2012 à Mérignac, appelant ses troupes "au combat", face à une droite qui, selon lui, "a toujours a tenté de disqualifier les chefs de la gauche".
"Je viens ce soir vous appeler au combat, au combat qui nous dépasse, qui nous élève, pour le redressement" "pour la justice" et "pour l'espérance", a déclaré M. Hollande devant une salle comble de 1.400 personnes, alors qu'à l'extérieur de nombreuses supporters n'ayant pu entrer suivaient son discours sur écrans.
Il a appelé ses supporters à participer à "cette bataille engagée ici à Mérignac", affirmant être candidat pour poursuivre "le récit républicain, le rêve français".
"Il nous reste quatre mois pour convaincre" face "à la fatalité, à la peur à la résignation". "Je veux que ces quatre mois soient des mois d'enthousiasme, d'engagement et de conviction", a-t-il dit.
Dénonçant de la part de la majorité "des polémiques sciemment entretenues, des caricatures sciemment organisées, des manipulations chaque jour", il a questionné : "S'ils nous jugeaient faibles, seraient-ils si acharnés ? s'ils n'avaient pas peur, seraient-ils si agressifs?"
"Toujours la droite a tenté de disqualifier les chefs de la gauche", a-t-il dit, citant le parcours de François Mitterrand avant d'être élu premier président socialiste de la Ve république en 1981 et souhaitant qu'"il ne reste pas trop longtemps le seul".

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Sûreté des centrales nucléaires : plus d’exigence, plus de transparence, plus d'Etat

Sûreté des centrales nucléaires : plus d’exigence, plus de transparence, plus d'Etat | press'agrume | Scoop.it
Par François Hollande.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a remis aujourd’hui au Premier ministre les conclusions de son audit sur les conditions de sûreté des centrales nucléaires en France, faisant suite à la catastrophe de Fukushima.

Ce travail d'ampleur, appelé à être complété et achevé d'ici septembre 2012, confirme que le renforcement de la sûreté et la sécurité des sites nucléaires est une priorité nationale qui appelle le renforcement de la législation, et une action forte auprès de l'Union européenne afin de garantir un niveau maximal de sûreté dans toutes les installations nucléaires européennes.

L’ASN considère que le niveau de sûreté des installations examinées est « satisfaisant » mais que des travaux et études sont nécessaires pour renforcer la robustesse des installations. Ils devront être rigoureusement et rapidement mis en œuvre.

A cet égard, j'attache la plus haute importance au facteur humain, dont l'ASN reconnaît elle-même qu'il est le pilier de la sûreté nucléaire. La formation des personnels ainsi que la qualité de leurs conditions de travail doit être au cœur des réformes à porter dans les prochaines années.

La question de la sous-traitance est également essentielle. Il faudra interdire la sous-traitance pour les travaux de sûreté les plus importants, et augmenter sensiblement les exigences imposées aux exploitants en cas de recours à des prestataires pour des opérations courantes.

Enfin, la transparence absolue, en toute circonstance, des conditions de sûreté des installations est la condition essentielle du maintien d’une filière nucléaire d’excellence en France.
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Hollande : «Je ne me laisserai pas détourner»

Hollande : «Je ne me laisserai pas détourner» | press'agrume | Scoop.it

Il en a été question toute la journée. Avec son adresse aux Français, publiée en une du quotidien «Libération», François Hollande a fait les gros titres de l'actualité politique, ce mardi.

Mais il s'est également attiré de vives critiques. Sur le plateau du 20 heures de France 2, le candidat socialiste à la présidentielle a souligné qu'«entre les sondages et les élections, il y a une campagne, je la dois et donc je la lance plus officiellement aujourd'hui».

«Chaque étape a sa logique», a-t-il expliqué, rappelant au passage qu'il avait «connu les primaires» et en était «sorti vainqueur». Vient le temps de la campagne, qu'il fallait préparer. «Je veux être dans la clarté, dans la netteté ,dans la simplicité», a martelé le candidat à la présidentielle.

Interrogé sur le procès en manque d'autorité qui lui est fait, il en renvoyé une pique à l'actuel président de la République : «S'il s'agit d'autoritarisme, je laisse cela à celui que vous connaissez.» Et de souligner qu'il n'en serait pas là s'il n'avait pas «une force de caractère». «Je ne me laisserai pas détourner, je ne me laisserai pas impressionner», a-t-il poursuivi. «Je dis aux Français ce que je veux pour mon pays.»

La publication de cette adresse aux Français, couplée à son passage au 20 heures, devait permettre à la campagne de François Hollande de passer à la vitesse supérieure. Suivront une série de déplacements. Le candidat du PS à la présidentielle sera dès mercredi à Mérignac (Gironde). Puis à Caen (Calvados) jeudi, en Corrèze pour ses vœux samedi, et à Jarnac (Charente) pour l’anniversaire de la disparition de François Mitterrand dimanche. Les Antilles et la Lorraine sont au programme de la semaine suivante.

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Hollande veut incarner "l'espérance" d'une "République méprisée"

Au terme d'un quinquennat marqué par des "fautes économiques et morales", François Hollande dit vouloir susciter un "vrai changement" à même de conduire à "l'indispensable redressement de la Nation".

Dans une longue "adresse aux Français" publiée mardi dans le quotidien Libération, le candidat socialiste à l'élection présidentielle insiste sur l'"échec" de l'actuel président Nicolas Sarkozy tout en levant l'espoir d'une "alternance" à "la droite accrochée à son pouvoir et liée aux puissances de l'argent".

D'une plume solennelle à 110 jours du premier tour de l'élection, l'ancien premier secrétaire du PS note que "pour la première fois depuis longtemps dans notre histoire nationale, ce choix dépassera, et de loin, les seules questions politiques et partisanes".

"C'est plus que la seule élection d'un président, plus que la désignation d'une majorité, plus que l'orientation d'une politique?: c'est l'indispensable redressement de la Nation", écrit-il dans ce message qui sonne comme une entrée dans le vif de la campagne à l'orée de l'année 2012.

"Les Français souffrent aussi dans leur âme collective?", remarque le candidat. "La République leur paraît méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions, le pacte social qui les unit est attaqué, le rayonnement de leur pays est atteint et ils voient avec colère la France abaissée, affaiblie, abîmée, 'dégradée'".

Pour François Hollande, qui consacre un bon tiers de son message à critiquer le quinquennat finissant de Nicolas Sarkozy, la crise n'explique pas tout.

"Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l'Etat depuis cinq ans", dit-il.

"Ces cinq années auront été la présidence de la parole et, lui, le président des privilégiés. Voilà la page que je veux tourner", insiste le député de Corrèze.

Face à l'"échec" du chef de l'Etat, il invite à se poser "la bonne question"?, à savoir : "plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président, tout simplement ?"

Celui qui se présente comme le candidat de la volonté, de la justice et de l'espérance d'un "rêve français" retrouvé en appelle aussi à l'union des forces de gauche dont il espère le soutien.

"Je respecte profondément toutes les candidatures de la gauche comme celle des écologistes", écrit-il. "Mais ce n'est pas faire preuve d'une quelconque prétention hégémonique que de penser qu'il sera difficile pour l'une d'entre elles d'être présente au second tour. Dès lors, il me revient d'incarner l'alternance et de permettre le changement".

François Hollande conclut son message par une référence à François Mitterrand, dont il marquera dimanche à Jarnac (Charente) le 15e anniversaire de la disparition.

"Si nous savons nous en montrer dignes, c'est vers nous que les Français vont se tourner le printemps prochain. C'est vers moi qu'ils porteront leurs suffrages et leur confiance, c'est à moi qu'ils confieront la responsabilité de diriger le pays. J'y suis prêt", dit-il.

Elizabeth Pineau

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Sapin: augmenter la TVA serait "une faute économique et sociale"

Sapin: augmenter la TVA serait "une faute économique et sociale" | press'agrume | Scoop.it

Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, s'est insurgé lundi contre une "TVA sociale", assurant qu'augmenter la taxe sur la valeur ajoutée serait "une faute économique et sociale".
Nicolas Sarkozy "veut alléger les charges des entreprises en faisant payer ces charges par l'ensemble des Français", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie sur BFMTV-RMC, à propos de la proposition avancée par le chef de l'Etat lors de ses voeux de fin d'année.
"Dans une période où la consommation se porte très mal, où les revenus ont tendance à baisser et où l'économie va de plus en plus mal, ce serait une faute économique d'augmenter la TVA, ce serait une faute sociale", a argumenté le député de l'Indre.
Il a observé que le coût du travail en France est "globalement du même niveau qu'en Allemagne", pays qui "a des excédents commerciaux colossaux".
François Hollande "proposera des mesures de baisse du coût du travail, mais pas en reportant ce coût sur l'ensemble des consommateurs". C'est donc "non à cette TVA anti-sociale", a dit M. Sapin.
M. Sarkozy a déclaré jeudi que le financement de la protection sociale ne pouvait "plus reposer principalement sur le travail, si facilement délocalisable", ajoutant qu'il fallait "faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main-d'oeuvre à bon marché".

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Présidentielle: Sarkozy ne devrait pas se représenter vu son bilan, selon Moscovici

Présidentielle: Sarkozy ne devrait pas se représenter vu son bilan, selon Moscovici | press'agrume | Scoop.it
Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a estimé lundi que, vu son bilan, Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas à l'Elysée "s'il avait la dignité de sa fonction".
Sur RTL, le député PS du Doubs a lancé: "Ce président de la République-candidat n'échappera pas à son bilan", "à ses promesses", "à ses mensonges", "à ses échecs". "Il a beau se tortiller dans tous les sens, ça le ramène à ce qu'il a fait et n'a pas fait".

"Ce bilan est terrible pour un président de la République, qui devrait, s'il avait la dignité de sa fonction, le conduire en réalité à ne pas se représenter", a ajouté l'ancien ministre.
"On ne voit pas bien comment Nicolas Sarkozy peut être réélu, en bonne logique", a-t-il dit, ajoutant toutefois que "la politique et la logique ne font pas toujours bon ménage".
A propos des voeux du chef de l'Etat adressés la veille à Metz aux fonctionnaires ayant travaillé le soir de la Saint-Sylvestre, M. Moscovici a lancé: "On est assez sidérés de voir un président de la République qui, depuis quatre ans, a amputé les effectifs de la fonction publique, qui n'a cessé de dauber les fonctionnaires, les mépriser", tout d'un coup "rappeler son amour de la fonction publique".

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François Hollande : "2012, l'année du changement"

"Le changement, c'est maintenant" déclare François Hollande, présentant ses vœux aux Français, quelques heures avant que nous basculions en 2012, année de l'élection présidentielle.

"L'année 2012, si vous me donnez votre confiance, sera celle de la réforme fiscale, de la justice sociale - sur les retraites, la santé - de la justice entre les territoires. La justice, l’égalité sont les conditions pour que l’effort soit consenti" explique le candidat qui forme le vœu "que l'année 2012 soit celle d'une grande mobilisation autour d'une belle cause : la jeunesse".

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Les voeux anticipés du candidat président

N'attendez pas les voeux du candidat sortant le 31 décembre à 20h, découvrez et diffusez les voeux anticipés du candidat président.
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Autonomie des universités : ce que promet Hollande, Election présidentielle 2012 - Les Echos.fr

« L'autonomie des universités, ça me va ! » avait lancé François Hollande fin avril dernier lors de son premier grand meeting à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) pour la primaire socialiste. Encore que cette autonomie n'est pas, au PS, celle de la LRU adoptée à l'été 2007 à l'initiative du gouvernement. « Nous sommes bien évidemment partisans de l'autonomie, mais différente », explique Vincent Peillon, responsable du pôle éducation dans l'équipe du candidat PS à la présidentielle, qui dénonce au sujet de la LRU « une mystifcation » et une « incroyable agressivité du président de la République envers les chercheurs ». « Entre les déclarations d'intérêt, les discours et les réalités sur le terrain, l'écart est trop grand ! » s'insurge-t-il. « La mise en oeuvre de cette loi pose plusieurs problèmes, notamment sur l'autonomie elle-même. Les enseignants-chercheurs nous disent qu'ils ont perdu de l'autonomie dans leur recherche et au point de vue académique », précise le député européen.
Des états généraux

Si le candidat donnera en même temps que son projet présidentiel en janvier quelques grandes orientations sur l'enseignement supérieur et la recherche, et lie, explique Vincent Peillon, son « pacte productif et son pacte éducatif, qui se rejoignent sur la connaissance et l'innovation », il prévoit, pour l'autonomie des universités, une loi-cadre. Vincent Peillon et son équipe, actuellement en phase de consultations avec les organisations syndicales, les universités et les grandes écoles, imagine, en cas d'alternance, au tout début de l'été 2012, des états généraux de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur une quinzaine de jour, pour préparer cette loi-cadre. « Il faut en écrire très précisément le contenu, dans le respect des acteurs, et au cordeau sur les questions de gouvernance, de budget », précise-t-il. Deux points qui font effectivement débat.
Le député-maire de Poitiers Alain Claeys, chargé plus particulièrement de l'enseignement supérieur dans l'équipe Hollande, voit trois éléments sur lesquels il faudrait en particulier travailler : « les moyens de l'autonomie, sa démocratisation et le rôle de l'Etat stratège ». Soit « une mise à plat rapide à faire » sur les difficultés rencontrées au niveau de la gestion de la masse salariale, un renforcement en « moyens humains des universités pour assumer correctement leur autonomie », et, face au président, «un parlement qui représente les composantes de l'université. » Enfin, il estime que l'Etat doit muscler le service des universités au sein des rectorats.
Un plan logement pour les étudiants

Au-delà, précise Vincent Peillon, « un des grands chantiers » de François Hollande sera les premiers cycles universitaires, où le taux d'échec reste très élevé. « Un problème qui entretient le système dual des universités qui doivent accueillir tout le monde et n'ont pas d'argent, en concurrence avec les classes préparatoires, les BTS, IUT et les écoles post-bac aux droits d'inscription élevés, avec une reproduction sociale invraisemblable », explique-t-il. Il s'agirait de parvenir à une « homogénéisation de ces premiers cycles ». Cette question sera liée à un plan logement pour les étudiants -« nous verrons où est l'argent du plan campus », avance-t-il -et une hausse du taux d'encadrement des premiers cycles via un plan de recrutement pluriannuel (compris parmi les 60.000 postes promis par François Hollande pour l'enseignement).
Sur le grand emprunt - « un bon principe, il faut de l'investissement » -, le député européen envisage « un audit » et plaide pour l'organisation de grandes filières françaises. Quant au crédit impôt recherche (CIR), il serait modifié dans son calcul. La réforme viserait à « éviter les effets d'aubaine des grands groupes et réorienter autant que faire se peut vers les PME-PMI innovantes.

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Fin de Publication

Fin de Publication | press'agrume | Scoop.it

j'ai le regret d'informer mes lecteurs que je clos cette revue de presse, non pas par manque d'engouement vis à vis de François Hollande et de sa campagne mais pour des problèmes d'ordre personnel qui ne me donnent plus la disponibilité d'esprit nécessaire.

Je vous remercie de votre fidélité qui ne s'est jamais démentie depuis la création de ce "curate" puisque le compteur atteignait jusqu'à cette fermeture le chiffre de 2500 visites journalières

Cordialement

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Hollande et les syndicats fustigent le bilan de Sarkozy en matière d'éducation

Hollande dénonce un bilan «lourd» ...

Le député de Corrèze a jugé que dans l'Education, le bilan du président sortant était "particulièrement lourd".

"Avoir supprimé 70.000 postes, avoir découragé le personnel qui se dévoue, avoir aussi supprimé la formation initiale des enseignants et avoir laissé l'échec scolaire progresser (...), avoir laissé la violence s'installer dans certains établissements, avoir négligé l'enseignement professionnel (...). Nous n'avons pas là un bilan qui justifie un projet qui puisse donner confiance".

Interrogé sur les propos de Nicolas Sarkozy en faveur d'un aménagement du "collège unique", M. Hollande a fait remarquer: "ce débat existe depuis (la création du) collège unique et Nicolas Sarkozy n'avait pas eu de mots suffisamment durs à son endroit en 2007. Qu'a-t-il fait" depuis ?

"Moi je suis toujours pour qu'il y ait un collège qui accueille les élèves. Qu'il y ait -c'est déjà le cas- au sein du collège, une diversité des parcours, chacun le comprend, mais que soit ouverte la possibilité de professionnaliser dès 14 ans, non!".

Enfin sur la revalorisation du métier d'enseignant, "Nicolas Sarkozy dit qu'il veut les payer davantage. Aujourd'hui je constate (...) que les enseignants, sauf les plus jeunes n'ont pas été revalorisés", a-t-il dit.

... et défend un projet «responsable»

Invité par la presse, François Hollande a réagi aux propos du chef de l'Etat qui a jugé que recréer des postes était "irresponsable".

"Certains veulent dépenser moins, ils formeront moins, et nous perdrons des parts de compétition dans l'économe mondiale et nous aurons un chômage plus élevé", a-t-il déclaré. C'est "vouloir l'école à l'anglo-saxonne", "un modèle libéral (...) hiérarchisé autour du chef d'établissement et où il y aura moins d'enseignants".

"Et puis il y a le projet que je porte, qui est responsable, parce qu'il ne s'agit pas d'augmenter le budget national. Il s'agit de redéployer et de mettre des moyens supplémentaires en personnels dans l'Education nationale pour réparer ce qui a été détruit depuis 5 ans", a-t-il fait valoir.

"Ce que je propose, c'est que l'Education ait davantage de professeurs, de surveillants, de personnels d'accueil, d'encadrement, d'infirmières, de médecins scolaires", a rappelé le candidat, qui avait annoncé pendant la primaire sa volonté de recréer sur 5 ans 60.000 postes dans ce secteur.

Ce système "lutte contre l'échec scolaire", "élève le niveau de la qualification" et "ne laisse aucun enfant sortir du système" selon lui.

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Petroplus : Hollande en appelle à la "responsabilité" de l'État

Le candidat PS à l'élection présidentielle François Hollande a demandé jeudi à l'État de prendre ses responsabilités pour trouver une solution aux difficultés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen (Seine-Maritime). "Où est l'État, où est le gouvernement, où est le président de la République ?" a-t-il déclaré lors d'une visite sur le site à l'invitation de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE-CGC. "C'est un enjeu local, mais c'est aussi une responsabilité nationale", a ajouté François Hollande, qui était accompagné de Laurent Fabius, député PS de Seine-Maritime. Il a demandé en particulier que l'État se mette en situation de "rechercher" un repreneur si Petroplus devait être défaillant.

Le candidat en a appelé aussi à l'Europe "pour qu'elle nous mette dans les mêmes conditions de concurrence que les produits qui sont importés" et pose des "règles" notamment sur le plan des normes environnementales, moins contraignantes dans les pays émergents. Avant de partir pour Caen pour une visite prévue de longue date, François Hollande a salué la juste cause du personnel de cette raffinerie qui emploie 550 salariés. "Vous défendez bien plus que votre emploi aujourd'hui, vous défendez une industrie nationale", a-t-il souligné.

L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE-CGC de la raffinerie a invité tous les candidats à l'élection présidentielle, à l'exception de Marine Le Pen (Front national), à venir s'exprimer devant les salariés. Elle estime que les difficultés du site sont une "bonne illustration" de la question de la "désindustrialisation", au coeur de la campagne. Fin décembre, les banques ont gelé la ligne de crédit d'un milliard de dollars qui servait au groupe pétrolier pour acheter du brut. Depuis, le groupe a décidé l'arrêt "temporaire" des raffineries de Petit-Couronne, d'Anvers (Belgique) et de Cressier (Suisse) et le placement en "débit minimum" de celles de Coryton (Grande-Bretagne) et d'Ingolstadt (Allemagne).

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Mérignac - 4 janvier 2011

News, politique, actualité, international, culture, loisir, rumeur, people... Suivez l'actualité politique française et internationale à travers des vidéos et reportages du Monde, Mediapart, Radio France, Rue 89, Arrêt sur image.
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Les Inrocks : Hollande et Sarkozy: la guerre ouverte est déclarée

Les Inrocks : Hollande et Sarkozy: la guerre ouverte est déclarée | press'agrume | Scoop.it

Nicolas Sarkozy est en campagne tout en retardant son entrée officielle dans la course. François Hollande est sur le terrain tout en évitant d’avancer à découvert. Mais la guerre de tranchées s’achève.

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Hollande «stable, cohérent, constant», mais surtout offensif - Politique - ouest-france.fr

Hollande «stable, cohérent, constant», mais surtout offensif - Politique - ouest-france.fr | press'agrume | Scoop.it

C’est un François Hollande offensif qui était l’invité du Journal Télévisé de France 2 ce mardi soir, pour lancer sa campagne à 110 jours de l’élection Présidentielle. Cherchant à lever tout doute d’autorité, François Hollande a martelé que sa priorité serait la jeunesse, tout en étant un président « normal ».

On la disait molle ou stagnante, la campagne de François Hollande est lancée. Après sa lettre ouverte dans le journal Libération parue ce mardi matin, le candidat socialiste était l’invité du 20 heures de France 2, avant de débuter une grande série de déplacement partout en France et de meetings. La page de la primaire est tournée, Hollande a opéré sa mue et joue l’offensive contre Nicolas Sarkozy.

« 110 jours c’est très court. Je veux être dans la clarté, dans la netteté, dans la simplicité avec les Français. Entre les sondages et l’élection, il y a la campagne, je la lance », déclare François Hollande.

Normal plutôt qu'anormal

Le député de Corrèze a aussi voulu lever toute ambiguïté sur sa force de caractère et son supposé manque d’autorité. « Pensez-vous que pour arriver là, je n’ai pas eu de force de caractère. J’ai fait prévaloir ma ligne politique et je ne m’en laisserai pas détourner »

En mode offensif, le candidat Hollande n’en reste pas moins « normal » comme il le revendiquait au début de sa campagne des primaires. « Mieux vaut être normal qu’anormal. Je suis stable cohérent, constant et je veux réconcilier les Français », déclare-t-il avant d’ajouter que sa priorité était de lever une espérance, « celle de la jeunesse. Le rêve Français, cette grande idée que nos enfants vivent mieux que nous et bien je veux la reprendre », martèle Hollande qui présentera son programme et ses propositions dans un mois.

Mais on en connaît les grandes lignes qu’il a répétées : réforme fiscale, contrat de génération, redressement financier, emploi.

La TVA sociale en ligne de mire

Enfin, lancer une campagne c’est avant tout cibler son adversaire, ce que n’a pas manqué de faire François Hollande. Par exemple en fustigeant la TVA sociale. « Je ne veux pas que les Français qui vont assumer le redressement financier soient affligés de 3 ou 4 points en plus de TVA qu’on dit sociale, mais qui consiste surtout à une baisse des cotisations patronales. C’est une mystification économique et une faute sociale », lance François Hollande.

Attaque en règle aussi sur la posture présidentielle dans le dossier SeaFrance. « C’est une nouvelle volte-face de Nicolas Sarkozy. Une de plus. Je ne m’en plains pas, mais l’État devrait intervenir directement. Nicolas Sarkozy a parlé, mais n’a pas agi. »

Le ton est donné.

Laurent Frétigné

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«Ces cinq années auront été la présidence de la parole»

«Ces cinq années  auront été la présidence  de la parole» | press'agrume | Scoop.it

Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner à la France l’espoir qu’elle a perdu depuis trop d’années. Les Français souffrent. Ils souffrent dans leurs vies : le chômage est au plus haut parce que la croissance est au plus bas ; la hausse des prix et des taxes ampute leur pouvoir d’achat ; l’insécurité est partout ; leurs emplois s’en vont au gré des fermetures d’usines et des délocalisations industrielles ; l’école, l’hôpital sont attaqués et n’assurent plus l’égalité entre citoyens ; l’avenir semble bouché pour eux et pour leurs enfants ; la jeunesse se désespère d’être maintenue en lisière de la société. Les Français souffrent aussi dans leur âme collective : la République leur paraît méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions, le pacte social qui les unit est attaqué, le rayonnement de leur pays est atteint et ils voient avec colère la France abaissée, affaiblie, abîmée, «dégradée».

La dépression économique est là, l’angoisse sociale est partout, la confiance nulle part. J’affirme avec netteté où se situent les responsabilités. Certes, depuis 2008, il y a la crise. Elle est le produit de la mondialisation débridée, de l’arrogance et de la cupidité des élites financières, du libéralisme effréné, sans oublier l’incapacité des dirigeants européens à dominer la spéculation. Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l’Etat depuis cinq ans.

Un mandat se juge sur ses résultats, une politique sur sa cohérence, un caractère sur sa constance. Comme les choses seraient faciles si l’échec devenait une excuse, si l’expérience - même malheureuse - devenait une justification opportune de poursuivre et l’abandon des promesses, une preuve de courage ! Et pourtant, telle est l’ultime contorsion tentée par le président sortant : incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize «sommets de la dernière chance» en à peine deux ans, il voudrait qu’on lui laisse encore le temps d’y porter remède, sans qu’il nous indique - hormis la rédaction d’un nouveau traité européen - ce qui serait de nature à le voir réussir là où il a échoué. Impuissant face à la montée du chômage, le voilà qui convoque une ultime réunion avec les partenaires sociaux pour nous dire qu’il faut traiter avec plus de considération les demandeurs d’emploi. Indifférent aux creusements des inégalités après avoir multiplié les indulgences aux plus fortunés, il annonce, comme pour retrouver une soudaine vertu, qu’il taxera les transactions financières sans nous préciser quand - et comment le pourrait-il dès lors que la décision lui échappe dans son exécution ?

La mystification est grossière. Je ne la sous-estime pourtant pas. Une campagne électorale est un moment particulier, où bien des choses peuvent être dites, bien des mensonges proférés, bien des paradoxes présentés comme des vérités de bon sens. J’entends déjà les lieutenants paniqués de Nicolas Sarkozy prétendre que dans la tempête il ne serait pas sage de changer le capitaine. Ce qui prête à sourire quand le navire s’est échoué. Et bientôt, il ne lui restera plus qu’à proclamer qu’il a changé, que les événements l’ont changé, que la fonction l’a changé, que l’échec l’a changé… Posons d’ores et déjà la bonne question à ce sujet : plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président, tout simplement ?

C’est cette responsabilité qui m’incombe. Celle de permettre le changement. Un vrai changement. Ce n’est pas ici le lieu d’analyser ce qu’aura été ce quinquennat. Disons simplement que ces cinq années auront été la présidence de la parole et, lui, le président des privilégiés. Voilà la page que je veux tourner. Je mesure la difficulté de la tâche qui m’attend si vous m’accordez votre confiance. Le redressement de nos comptes publics comme celui de notre appareil productif sera long. La reconquête de notre souveraineté financière exigera des efforts considérables et surtout de la justice. Le retour de la confiance appellera une politique qui mobilisera les Français autour de l’avenir : l’éducation, la recherche, la culture, la transition énergétique et écologique.

Je sais aussi nos atouts. Nous sommes un grand pays disposant d’immenses savoir-faire, de remarquables entreprises, d’une recherche féconde, de services publics de grande qualité, d’une démographie dynamique, d’une épargne abondante, d’un attachement profond aux valeurs de la République. Nos ouvriers, nos techniciens, nos ingénieurs, nos chercheurs, nos savants, nos fonctionnaires sont parmi les meilleurs du monde. La productivité de notre travail est une des plus élevées de toutes les économies développées. Notre vie intellectuelle et artistique demeure une des plus riches et suscite toujours l’admiration des peuples.

Cent dix jours nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle. Ce scrutin interviendra dans un contexte que rarement notre pays aura connu depuis le début de la Ve République. La France a pourtant traversé bien des épreuves en un demi-siècle : des crises économiques, de graves mouvements sociaux, de véritables ruptures civiques aussi. Mais en 2012 le choix que vous aurez à faire sera décisif. Décisif, il le sera pour vous, pour vos enfants, pour l’avenir de votre patrie, pour l’Europe aussi, qui attend et espère entendre à nouveau la voix de la France, une France dont elle a besoin pour retrouver un projet et un destin.

Pour la première fois depuis longtemps dans notre histoire nationale, ce choix dépassera, et de loin, les seules questions politiques et partisanes. Comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu dans cette élection et dans le choix que feront les Français, c’est plus que la seule élection d’un président, plus que la désignation d’une majorité, plus que l’orientation d’une politique : c’est l’indispensable redressement de la Nation. Ce redressement est possible. Pour le réussir, quatre principes m’inspireront.

La vérité : je ne serai pas le président qui viendra devant vous six mois après son élection pour vous annoncer qu’il doit changer de cap, qui reniera ses promesses faisant mine de découvrir que les caisses sont vides. Les Français sont lucides, ils savent que nous aurons besoin de temps, qu’il faudra faire des efforts à condition qu’ils soient partagés ; mais ils préfèrent des engagements forts sur l’essentiel à un catalogue de propositions.

La volonté : il en faudra pour rétablir les comptes publics, pour relancer la croissance, pour soutenir les emplois. Il en faudra pour redonner confiance aux entrepreneurs, aux salariés, aux fonctionnaires, aux chercheurs. Il en faudra pour réduire les inégalités, répartir différemment les richesses. Il en faudra aussi pour réussir la transition énergétique. Il en faudra surtout pour maîtriser la finance.

La justice : la justice, c’est un impôt équitablement réparti selon les capacités de chacun. La justice, c’est une société qui ne tolère aucun privilège. La justice, c’est ne reconnaître que la seule valeur du mérite. La justice, c’est une école qui accorde la même attention à chaque enfant. La justice, ce sont des soins accessibles à tous. La justice, c’est de pouvoir vivre de son travail. La justice, c’est pouvoir profiter d’un vrai repos après des années de labeur. La justice, c’est vivre en paix et en sécurité partout. La justice, c’est une société qui fait sa place à sa jeunesse.

L’espérance : je veux retrouver le rêve français. Celui qui permet à la génération qui vient de mieux vivre que la nôtre. Celui qui transmet le flambeau du progrès à la jeunesse impatiente, celui qui donne à la Nation sa fierté d’avancer, de dépasser ses intérêts et ses catégories d’âge et de classes pour se donner un destin commun, qui nous élève et nous rassemble. Cette espérance n’est pas vaine. Elle est le fil qui renoue le récit républicain.

Je sais que beaucoup d’entre vous se demandent si notre pays a encore le choix de son destin ou s’il est condamné à appliquer un programme décidé ailleurs ou dicté par les marchés financiers. Beaucoup doutent de notre capacité collective à décider de notre avenir, et de notre liberté de nous mettre en mouvement selon nos valeurs et notre modèle social. Beaucoup s’interrogent sur la réalité de notre souveraineté. A tous ces Français, je veux dire : oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin. Nous le pouvons en comptant d’abord sur nos propres forces, et en agissant au niveau de l’Europe, à condition que celle-ci soit réorientée. Ce sera une des responsabilités principales du prochain chef de l’Etat. Nous sommes capables de nous dépasser chaque fois que nous nous mobilisons sur une cause qui nous rend fiers. La France est un grand peuple, capable du meilleur s’il retrouve la confiance en lui, la confiance en l’Etat et en celui qui l’incarne.

Je veux aussi combattre ce scepticisme qui mine la démocratie, lever ce doute qui ronge les esprits quant à notre capacité à vivre ensemble. Je veux rappeler que la gauche et la droite, ce n’est pas la même chose. Il peut y avoir des défis incontournables. Il n’y a jamais une seule politique possible pour les relever. Le prétendre est un leurre ; pire, un mensonge. L’élection présidentielle qui vient sera le moment de la confrontation démocratique, celles des idées, des projets, des visions de la France et de l’Europe, des femmes et des hommes aussi. Je n’ignore rien des tentations d’électeurs souvent issus des classes populaires pour l’extrême droite. Ma campagne sera aussi tournée vers eux. Je leur parlerai net. J’entends leur colère et leur désarroi. Et je leur démontrerai que l’extrémisme, outre qu’il n’apporterait aucune solution à leurs difficultés, n’est pas digne des valeurs de notre pays. Plus que l’irréalisme des positions économiques du Front national ou l’illusion d’un repli derrière des barrières devenues des barbelés, c’est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République. C’est un des enjeux de ce scrutin.

Enfin, je respecte profondément toutes les candidatures de la gauche comme celle des écologistes. Elles peuvent marquer des orientations, affirmer des exigences, ouvrir des alternatives, susciter des débats, mais ce n’est pas faire preuve d’une quelconque prétention hégémonique que de penser qu’il sera difficile pour l’une d’entre elles d’être présente au second tour. Dès lors, il me revient d’incarner l’alternance et de permettre le changement. Rien n’est acquis. Beaucoup va dépendre de la gauche, de son esprit de responsabilité, de son courage, de sa cohérence, de son audace. Mais aussi de la force de ma propre candidature. J’aurai à affronter la droite accrochée à son pouvoir et liée aux puissances de l’argent, je resterai proche de vous pour porter une grande ambition collective : celle de renouer avec l’esprit de justice et l’idée de progrès.

Comme il y a trente et un ans, avec François Mitterrand, si nous savons nous en montrer dignes c’est vers nous que les Français vont se tourner le printemps prochain. C’est vers moi qu’ils porteront leurs suffrages et leur confiance, c’est à moi qu’ils confieront la responsabilité de diriger le pays. J’y suis prêt.

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Hollande aux Français: "Comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu, c'est le redressement de la Nation"

François Hollande affirme que "comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu" dans la présidentielle, "c'est plus que la seule élection d'un président", "c'est l'indispensable redressement de la Nation", dans une lettre aux Français publiée mardi par Libération

Dans cette adresse intitulée "le changement, c'est maintenant", le candidat PS à l'Elysée fait valoir que le quinquennat de Nicolas Sarkozy aura été "la présidence de la parole, et lui, le président des privilèges". "Voilà la page que je veux tourner".

Soulignant que le scrutin "interviendra dans un contexte que rarement notre pays aura connu depuis le début de la cinquième République", il estime que le choix des électeurs au printemps 2012 sera "décisif". "Pour la première fois depuis longtemps dans notre histoire nationale, ce choix dépassera, et de loin, les seules questions politiques et partisanes", écrit-il.

"Comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu dans cette élection et dans le choix que feront les Français, c'est plus que la seule élection d'un Président, plus que la désignation d'une majorité, plus que l'orientation d'une politique: c'est l'indispensable redressement de la Nation."

Estimant que "la dépression économique est là, l'angoisse sociale est partout, la confiance nulle part", François Hollande éreinte Nicolas Sarkozy, ses "échecs", "les fautes économiques et morales" de son quinquennat. "Comme les choses seraient faciles, si l'échec devenait une excuse, si l'expérience -même malheureuse- devenait une justification opportune de poursuivre et si l'abandon des promesses une preuve de courage!".

Il ironise sur les "contorsions" de M. Sarkozy, "incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize +sommets de la dernière chance+ en à peine deux ans".

"Plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président tout simplement?".

Pour redresser le pays, il se fixe quatre principes: "la vérité, je ne serai pas un président qui viendra devant vous six mois après son élection pour vous annoncer qu'il doit changer de cap", "la volonté", "la justice" et "l'espérance", car "je veux retrouver le rêve français".

"Oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin", poursuit le candidat PS, rappelant "que la gauche et la droite, ce n'est pas la même chose". "Il peut y avoir des défis incontournables. Il n'y a jamais une seule politique possible pour les relever. Le prétendre est un leurre, pire, un mensonge".

Face à la candidate FN Marine Le Pen aux alentours de 20% dans les intentions de vote, il dit ne "rien ignorer des tentations d'électeurs, souvent issus des classes populaires vers l'extrême-droite".

"Ma campagne sera tournée vers eux, je leur parlerai net. J'entends leur colère et leur désarroi", mais "je leur démontrerai" qu'avec l'extrêmisme "c'est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République".

S'agissant des autres candidatures de gauche et des écologistes, M. Hollande estime qu'elles "peuvent marquer des orientations", mais qu'il "sera difficile pour l'une d'entre elles d'être présente au second tour".

"Dès lors, il me revient d'incarner l'alternance et de permettre le changement". "Rien n'est acquis", prévient-il, mais, "comme il y a 31 ans, avec François Mitterrand, si nous savons nous en montrer dignes (...) c'est à moi que (les Français) confieront la responsabilité de diriger le pays".

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François Hollande "rentre dans la course" - LeMonde.fr

François Hollande "rentre dans la course"  - LeMonde.fr | press'agrume | Scoop.it
UNE CAMPAGNE PLUS PUGNACE

Les lieutenants de M. Hollande promettent une campagne plus rythmée, mais aussi plus pugnace. "La droite dit que nous sommes des irresponsables dirigés par un candidat illégitime. Là-dessus, on va porter le fer", assure M. Moscovici. Occupé, avant les fêtes, par les investitures aux législatives, le PS va, cette fois, entrer pleinement dans la bataille présidentielle.

Les 7-8 et les 14-15 janvier, les militants distribueront des centaines de milliers de tracts contre le bilan de M. Sarkozy. Entre-temps, le 11, sera inauguré le QG de campagne du candidat, 1000 m2 de bureaux situés 59, avenue de Ségur, dans le 7e arrondissement de Paris.

M. Hollande a l'intention de laisser ses lieutenants jouer les "snipers" contre le président sortant. "Il ne faut pas refaire l'erreur de 2002, où Jospin avait principalement fait de l'anti-Chirac. Quand on se positionne en contre, le risque est de se secondariser", explique Vincent Peillon, chargé de l'éducation auprès du candidat. Celui-ci ne s'extraira pourtant pas totalement de l'agenda de M. Sarkozy : dès la semaine du 9 janvier, il entamera des consultations avec les partenaires sociaux pour faire pièce au sommet pour l'emploi, organisé le 18 janvier par l'Elysée.

Toujours en tête dans les sondages, M. Hollande sait toutefois qu'il doit corriger certains traits d'image. "Dans une campagne, il faut toujours insister sur ses points forts, explique-t-il. Le plus important pour moi est de conserver la confiance des Français, de susciter une espérance et d'être investi par eux de la légitimité."

Un proche le dit plus crûment : "Sa parole n'imprime pas suffisamment. Il est désormais face au caractère performatif de son verbe, à l'autorité de sa propre personne." D'où cette "montée en puissance" jusqu'à l'"entrée totale en campagne" au grand meeting du Bourget, avec un "discours sur la France" autour du triptyque redressement, jeunesse, justice.

Ce discours sera suivi, le 26 janvier, d'une émission de télévision en prime time, "Des paroles et des actes", sur France 2, où le candidat rentrera dans le détail d'un programme dont l'ajustement est rendu délicat par les fluctuations des indicateurs économiques.

"J'ai rendu les arbitrages, explique M.Hollande. Ce qui doit être précisé, c'est le calendrier, le financement des mesures. Il n'y a pas de mesure que je sortirai du chapeau." Une lettre aux Français est prévue pour populariser ce projet.

Après la "drôle de campagne", évoquée par M. Moscovici, voici le temps de la Blitzkrieg. "A la fin du mois, il doit être installé en challenger", prévient un proche.

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Hollande en visite dans un hôpital: l'objectif pour 2012 est de "bien soigner les Français"

Hollande en visite dans un hôpital: l'objectif pour 2012 est de "bien soigner les Français" | press'agrume | Scoop.it
François Hollande s'est rendu samedi après-midi à l'hôpital de La Pitié Salpêtrière, à Paris, pour saluer le personnel hospitalier mobilisé pour la nuit de la Saint-Sylvestre, affichant parmi ses "objectifs" pour 2012 de "bien soigner les Français".

A son arrivée, M. Hollande, accueilli par le chef des urgences, le Pr Bruno Riou, a indiqué être venu "pour être avec ceux et celles qui vont se dévouer, pour rendre service aux autres" la nuit du Nouvel An.

"C'est pour rendre hommage à tous les personnels du service public, de l'hôpital public que je voulais être là ce soir", a-t-il ajouté, soulignant que la Pitié Salpêtrière (XIIIe arrondissement) était "le quatrième en termes d'urgence de la région Ile-de-France".

"L'hôpital public fait à la fois un travail d'excellence et un travail d'urgence", a souligne le député de Corrèze, un lieu où se retrouvent "toutes les strates de la société" car "on sait qu'à l'hôpital on sera bien soigné" et "j'en ai fait l'expérience".

"Pour l'année 2012, on connaît l'objectif: c'est de bien soigner les Français", a ensuite lancé à la presse le candidat du PS à l'Elysée, qui est apparu le teint halé et en pleine forme après quelques jours de vacances, dernière pause avant l'entrée dans le vif de la campagne.

Il s'est ensuite rendu dans un centre de contrôle des bus à Saint-Denis, pour rencontrer également des "travailleurs" de la Saint Sylvestre.

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Quand Hollande dit "bonne année" par téléphone

Quand Hollande dit "bonne année" par téléphone | press'agrume | Scoop.it
François Hollande a mis à profit la liste de numéros de téléphone récupérés auprès des électeurs de la primaire socialiste. Samedi, le candidat a fait parvenir un court message de vœux à ces 250.000 destinataires.

François Hollande n'hésite pas à exploiter le fichier de sympathisants constitué lors de la primaire. (Reuters)

"Bonjour, c'est François Hollande qui vous parle". Depuis 11 heures samedi matin, environ 250.000 électeurs de la primaire socialiste ont eu la surprise de trouver sur leur téléphone un message adressé par le candidat à la présidentielle en personne. Seuls ceux qui ont laissé leur numéro de téléphone lors du scrutin des 9 et 16 octobre derniers ont reçu ce message, diffusé par ailleurs par le service de presse du PS et écoutable en intégralité ci-dessous :

En à peine une minute, François Hollande se rappelle ainsi au bon souvenir des plus motivés des sympathisants socialistes. La semaine dernière, une lettre avait déjà été diffusée afin de renouer avec ce vivier d'électeurs. "J'aurais besoin de vous pour cette campagne", assure le socialiste dans le message sonore. Il promet aussi que 2012 "sera l'année du changement" et invite à préparer "une belle année". "Faisons en sorte que notre pays retrouve fierté, considération et confiance, bref, tout ce qui lui a manqué depuis cinq ans", propose encore François Hollande, avant de conclure par un "bonne année!" de circonstance.

D'autres voeux, cette fois-ci en vidéo, doivent être diffusés samedi en fin d'après-midi sur le site Internet de François Hollande. Une manière pour le socialiste de griller la politesse au président de la République, qui n'adressera ses voeux qu'à 20 heures. François Hollande n'est pas le seul à faire preuve de précipitation : les autres candidats, eux, se sont déjà pliés à l'exercice.

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F.Hollande: interview le Point " J'ai déjà démontré mon autorité "

Les chiffres sont bons, les commentaires le sont moins. Si, en cette fin d'année, François Hollande conserve d'excellents sondages malgré un léger effritement (il est toujours en tête du premier tour de la présidentielle et devance largement Nicolas Sarkozy au second), le candidat socialiste subit des critiques sur sa manière (un peu "molle") de diriger, sur son incapacité à trancher dans le vif, sur le manque de punch de sa campagne. Après sa belle victoire lors de la primaire, le député de Corrèze a en effet dû assumer de nombreux couacs qui ont fait douter de son autorité, à commencer par l'accord avec les Verts. François Hollande ne paraît pas s'en émouvoir outre mesure, même s'il réplique vertement aux piques de Nicolas Sarkozy, l'engageant à respecter son adversaire. Le candidat socialiste constate, au vu des enquêtes d'opinion, que les Français semblent continuer à apprécier son style et sa méthode. Il ne se transformera donc pas en matamore. Il va peu à peu, en revanche, préciser les éléments de son projet pour la France, en soulignant les carences du bilan du sortant.

 

Le Point : La situation de la France ne cessant de se dégrader, avez-vous toujours envie d'en devenir le président ?

 

François Hollande : C'est une raison supplémentaire de vouloir servir mon pays. Jamais une élection présidentielle ne s'est présentée dans un contexte aussi dégradé sur le plan économique et financier. Jamais la gauche n'a été aussi près du pouvoir, ni aussi consciente, si les Français lui font confiance, d'avoir à conduire une tâche de redressement aussi exigeante. Je m'y étais préparé depuis de longs mois, et j'ai toujours su que la crise allait durer faute d'être maîtrisée par l'équipe sortante. C'est hélas le cas.

 

Depuis votre victoire à la primaire, on vous reproche votre manque d'autorité...

 

Ce sont les mêmes qui pensaient aussi que je ne serais pas candidat aux primaires, puis que je ne serais pas désigné ! Je les laisse dire. J'ai déjà démontré ma fermeté en tenant bon sur la responsabilité budgétaire, sur la politique énergétique, sur les retraites, sur ma conception des institutions. Les Français sortent de cinq ans de présidence autoritaire. Ils ont été choqués par son absence de résultat et par la brutalité de la méthode. Ils veulent un président qui décide, qui ait la hauteur de vues nécessaire, la clarté dans les convictions, mais qui consulte, dialogue, respecte, entend. C'est ce que je représente.

 

Mais vous ne semblez jamais décidé à trancher dans le vif...

 

Si c'est pour sauter sur la table pour finalement la casser, je laisse ça à d'autres ! Cette façon de procéder ne me paraît pas particulièrement appréciée en Europe. Pour obtenir un résultat, je préfère mettre de la souplesse dans le comportement, de l'intelligence dans les situations et du sens dans le compromis.

 

Comment jugez-vous votre entrée en campagne ?

 

Si je regarde les sondages, je ne devrais avoir aucun regret ! Aucun ne m'a mis à moins de 55 % au second tour, et je suis toujours en tête au premier. Convenez qu'il y a pire comme point de départ, mais l'arrivée est encore loin. J'entends maîtriser les temps et les rythmes. Cette période de l'après-primaire, je l'avais anticipée. J'ai assez d'expérience politique pour savoir qu'une campagne présidentielle ne commence pas au mois de novembre. Ça ne s'est jamais fait. J'avais à préparer le projet présidentiel, à constituer mon équipe et à rassembler les socialistes, tout en laissant le PS désigner ses candidats aux législatives et régler son accord avec EELV. Je tire ma légitimité de la primaire. Je suis socialiste. Mais j'assume la liberté que me donne cette désignation. Je suis face à mes concitoyens. Je veux les convaincre du redressement nécessaire. Dans la justice. Et avec une grande priorité : la réussite de la jeunesse.

 

Sentez-vous que le Parti socialiste est tout entier derrière vous ?

 

Oui, car l'enjeu est trop grand pour le pays et pour la gauche. Chacun est conscient du besoin d'alternance. Voilà dix-sept ans que François Mitterrand a quitté l'Elysée. Nous sortons de dix ans d'opposition et les années Sarkozy comptent double ! Nous n'avons pas le droit de perdre la prochaine élection présidentielle et nous avons tiré toutes les leçons des précédents scrutins. L'unité est la condition première. Je ne pardonnerai rien.

 

Mais l'accord passé avec les Verts n'a-t-il pas été trop généreux, d'autant que leur candidat stagne au plus bas des intentions de vote ?

 

Un seul parti ne doit pas diriger le pays. Je m'appuierai sur une majorité rassemblant la gauche et les écologistes. Nous sortons de l'Etat UMP. Ce n'est pas pour le remplacer par un Etat PS. L'accord PS/Verts était un premier acte et il y en aura d'autres. Certains candidats, dès lors, peuvent nous rejoindre. Jean-Pierre Chevènement sera plus utile avec nous que dans la poursuite de sa propre démarche. Je suis pour cet élargissement.

 

Jusqu'à François Bayrou ?

 

François Bayrou restera dans l'ambiguïté le plus longtemps possible en entretenant toutes les combinaisons possibles pour tomber je ne sais de quel côté. C'est son choix. Pas le mien. Je considère que le premier tour est décisif. Je connais les ravages de la dispersion. Ce serait une faute que d'aborder les questions de l'entre-deux-tours alors que nous sommes à quatre mois du 22 avril !

 

François Bayrou pourrait-il être votre Premier ministre ?

 

Quelle idée ! Laissons-le à sa place, celle d'un candidat du centre. Le Premier ministre proviendra du groupe le plus important de la majorité. Si les législatives confirment mon élection à la présidence de la République, le Premier ministre sera socialiste. C'est la logique de la Ve République et le respect dû aux électeurs.

 

Vous êtes sévère avec le président Sarkozy, que pensez-vous du candidat Sarkozy, qui perce déjà ?

 

Son tempérament est plus propice à l'expression d'une parole décomplexée qu'à l'affirmation d'une ligne cohérente. Mais le ressort est cassé. Le discours de Toulon m'a frappé. Il y avait tout le cérémonial, le protocole était parfait, la mise en scène digne des liturgies de la grande époque, mais la magie n'opérait plus. Les mots étaient soignés, mais n'imprimaient pas l'élan qui doit être celui d'une campagne présidentielle. En 2007, son slogan était "Avec moi, tout devient possible", à Toulon c'était "Avec moi, rien ne sera plus possible".

 

Vous le sous-estimez !

 

Non, mais le candidat qu'il est déjà ne peut faire oublier le bilan du président qu'il est encore. Je ne me situe pas sur le registre de l'affrontement personnel.Je souhaite que l'élection présidentielle soit digne, qu'elle soit un moment où les Français puissent faire le choix sans être submergés par un flot de polémiques secondaires, de joutes grotesques, de vulgarités verbales, sans parler des affaires. Dévaluer, dénigrer, c'est à la portée du premier venu. Je laisse les médiocres se hisser au niveau de leur caniveau. Chacun devra faire preuve de responsabilité, car l'un d'entre nous sera le prochain président de la République.

 

Est-ce qu'une telle atmosphère pourrait nourrir les extrêmes ?

 

L'extrême droite se situe dans les sondages à un niveau que nous n'avons jamais connu, y compris en 2002. C'est-à-dire plus haut que celui de Jean-Marie Le Pen le 21 avril 2002. Tous les ingrédients d'un vote de colère sont là. Je pense à la peur, aux injustices, à la crise de l'euro. Ma responsabililité est d'aller chercher ces électeurs et de traduire leur désarroi dans une démarche d'espoir.

 

Voulez-vous leur répondre sur le terrain de l'immigration, de la sécurité ?

 

La sécurité est une exigence républicaine. J'y répondrai. Mais les catégories populaires souffrent. Elles doutent de la politique. Et elles sont en défiance. Je veux leur parler de notre destin commun, de la fierté nationale, de la capacité du politique à changer la marche du pays. Je ferai donc campagne sur la production, le travail, la reconnaissance, la considération, la place de chacun, la laïcité. Mais je ne commettrai pas la double erreur d'aller sur le terrain de la surenchère pour en rajouter, ou d'occulter les réalités qui font mal (les trafics, les violences, la déscolarisation). C'est dans les quartiers les plus délaissés que j'irai. C'est une autre impasse du sarkozysme : que sont devenues les cités où il avait prononcé ces phrases restées dans toutes les mémoires ? L'échec du candidat sortant n'est pas seulement économique et social. Il est finalement au coeur même de ce qui avait été son identité : la cohésion nationale.

 

Maintenez-vous l'idée du projet socialiste de recruter 10 000 policiers et gendarmes ?

 

J'arrêterai l'hémorragie des effectifs. Mais, compte tenu des contraintes budgétaires, je suis pour le redéploiement. Je proposerai de stabiliser globalement les effectifs de la fonction publique. Les postes créés seront forcément compensés ailleurs.

Y a-t-il un thème de campagne, en dehors de l'économie, qui vous tient à coeur ?

J'accorde une grande importance à la moralisation de la vie politique : statut pénal du chef de l'Etat, indépendance de la justice, nominations à la tête des chaînes de télévision, introduction d'une part de proportionnelle aux législatives, parité, non-cumul des mandats... Je veux une République exemplaire.

 

Mettrez-vous à l'écart les membres des autorités dont vous modifierez le statut ?

 

Les membres du Conseil constitutionnel iront jusqu'au bout de leur mandat, mais les anciens présidents de la République n'en seront plus membres de droit. Quant à la composition du CSA et des autorités indépendantes, elle sera revue, et le Parlement sera associé davantage qu'aujourd'hui aux nominations.

 

Avez-vous en tête un grand projet pour la culture ?

 

Etre président de la République française, c'est être le chef d'Etat d'une grande nation de culture. Cette dimension peut se retrouver dans de grands travaux. Pompidou avec Beaubourg, Giscard avec le musée d'Orsay, Mitterrand avec le Louvre et la Grande Bibliothèque et Chirac avec le musée du Quai-Branly. Chaque mandat a correspondu à une grande initiative. Je veux, pour ma part, porter un grand projet d'éducation artistique. Il y a tant de talents en France, dans tous les quartiers, dans tous les territoires. Les enseignements artistiques méritent une plus large place dans les programmes. Nous disposons de conservatoires d'excellente qualité, nous devons en faciliter l'accès. Et de nouveaux lieux décentralisés correspondront à cette ambition.

 

Quelles nouveautés préparez-vous en matière fiscale ?

 

La réforme fiscale s'impose comme une nécessité financière, sociale et morale. Nos prélèvements sont devenus antiredistributifs et antiéconomiques. Ils pénalisent l'emploi et protègent les plus fortunés. Ils avantagent les grandes entreprises par rapport aux PME et n'incitent guère à des comportements écologiquement responsables. Je propose donc la même imposition pour les revenus du travail et ceux du capital, le rapprochement de la CSG avec l'impôt sur le revenu, la suppression d'une bonne part des niches fiscales, la modulation de l'impôt sur les sociétés selon que le bénéfice est distribué au travail, un allégement des cotisations sur le travail par la levée d'une contribution carbone.

 

Et l'ISF ?

 

Il a été inopportunément allégé en même temps qu'il a été mis fin au bouclier fiscal ! Là encore, le symbole d'une "présidence des riches" a été fâcheux. D'ailleurs, il fâche les Français. Je proposerai de rehausser le taux de l'ISF et j'établirai une cohérence entre tous les impôts sur le patrimoine.

 

Augmenterez-vous la TVA ?

 

Non, ce serait préjudiciable aux consommateurs, et donc à la croissance. La TVA dite abusivement "sociale" entraînerait une ponction immédiate sur le pouvoir d'achat des ménages. En revanche, je réaménagerai les produits qui relèvent de chacun des trois taux.

 

Combien coûtera votre réforme des retraites ?

 

Ceux qui ont commencé à travailler à 18 ou 19 ans doivent pouvoir partir à 60 ans s'ils ont leurs annuités, c'est à dire 41 années, bientôt 41,5. Cela coûtera 1 milliard d'euros la première année, 5 milliards en 2017. Tout le reste fera l'objet d'une négociation, notamment la pénibilité, les décotes, les finances. A moyen terme, chacun a compris que ce sera la durée de cotisation qui deviendra la clé de voûte des régimes de répartition, d'où l'enjeu de la pénibilité des métiers.

 

Maintenez-vous votre objectif de réduction des déficits publics ?

 

Oui. C'est la condition pour retrouver notre souveraineté par rapport aux marchés et pour ne pas transmettre à nos enfants une dette insupportable. Fin 2013, le déficit devra être ramené autour de 3 % du PIB. 2017 sera l'année du retour à l'équilibre.

Pourquoi ne souhaitez-vous pas constitutionnaliser la règle d'or ?

Je ne vois pas comment il serait possible d'inscrire un calendrier dans notre Constitution, avec des dates et des niveaux de déficit. Une Constitution n'est pas liée à une période conjoncturelle. Elle est un cadre permanent. Ce que je propose donc, c'est de faire voter par le Parlement, dès le lendemain du renouvellement de 2012, une loi organique, supérieure à la loi ordinaire, et qui fixera la programmation de nos finances publiques jusqu'en 2017. Cette trajectoire nous engagera auprès de nos partenaires européens.

 

La perte de la note triple A serait-elle catastrophique ?

 

Ce serait un triple échec, parce que ce serait le constat d'une dérive de nos comptes publics, d'un effondrement de la croissance et d'une détérioration de notre compétitivité. Mais cette dégradation aurait une conséquence douloureuse pour les Français. Nous aurions à payer plus cher les émissions d'emprunt que l'Etat lancerait dès l'année prochaine. Ce qui signifierait une charge d'intérêt plus élevée dans le budget, et donc un effort plus important demandé aux contribuables. Ce serait la triple peine : nous aurions à la fois des taux d'intérêt plus élevés, une dégradation du déficit public et un nouveau plan de rigueur. Et s'il n'intervenait pas rapidement pour des raisons de commodité électorale, cela signifierait que le prochain président devrait s'en charger ! Bel héritage !

 

Vous reprochez au traité européen en préparation de ne pas stimuler la croissance. Quelles sont vos solutions ?

 

Je suis favorable à l'émission d'eurobonds qui mutualisent la dette. D'ici là, la banque européenne d'investissement, à ne pas confondre avec la BCE, peut aussi emprunter, et surtout prêter pour des grands travaux d'infrastructure en Europe, pour investir dans les énergies renouvelables, dans des programmes de recherche communs, dans le financement de projets industriels. Enfin, il y a ce qui relève de la Banque centrale européenne. Elle peut agir pour que les taux d'intérêt soient le plus bas possible et que l'euro soit à son juste niveau. Nous n'avons aucun avantage à garder un euro surévalué.

 

Songez-vous à un grand emprunt national ?

 

Cette solution aurait l'avantage de rendre une partie de notre dette à l'abri des pressions des marchés, et donc de préserver notre indépendance. Mais l'émission de cet emprunt ne doit pas pénaliser le financement des entreprises, qui est une priorité, et son coût, donc son taux d'intérêt, devrait être le plus bas possible, ce qui suppose de lui accorder une sécurité fiscale.

 

L'accord négocié il y a dix jours entre les pays de la zone euro vous paraît-il suffisant ?

 

Non. Trois volets manquent. Le premier, c'est celui de la riposte face aux marchés. Je propose que le Fonds européen de stabilité financière, qui deviendra le Fonds monétaire européen, ne soit pas doté de 500 milliards d'euros, mais du double. C'est la masse indispensable. Songez qu'il y aura 800 milliards d'euros d'émissions d'emprunts l'an prochain par les principaux Etats de la zone euro. Il est possible de faciliter l'intervention de la Banque centrale européenne sur le marché des dettes dans le respect de son statut actuel. Pour l'instant, elle prête de façon illimitée à 1 % aux banques qui vont prendre leur rente au passage sur le financement des dettes publiques ! Enfin, je suis favorable à des eurobonds. La seule manière d'éviter que des Etats ne soient violemment contestés par les marchés et n'acquittent des taux d'intérêt très élevés, comme l'Italie ou l'Espagne, c'est d'avoir cette mutualisation.

 

Deuxième volet...

 

C'est celui de la démocratie. J'admets parfaitement le contrôle des politiques budgétaires, dès lors que nous sommes dans une union monétaire. C'est la conséquence. Je comprends la logique de vigilance à l'égard des Etats qui manquent à leur parole. Mais de quelles sanctions s'agit-il ? Faire verser des amendes à des Etats qui sont déjà des plus fragiles ? Où allons-nous ? Ensuite, si le contrôle n'est pas le fait d'une instance démocratique, il y aura forcément une contestation des peuples. Or, quel sera cet organe ? Nul ne le sait. Est-ce la Commission européenne ? Jusqu'à présent, Nicolas Sarkozy a paru s'en méfier. Est-ce le Conseil européen ? Mais alors, que deviennent les institutions communautaires, en particulier le Parlement ? Je propose donc une instance où figureraient des représentants de la Commission, du Parlement européen et des Parlements nationaux, en liaison avec le Conseil européen.

Quelles peuvent être les sanctions à l'encontre d'un Etat défaillant ?

La correction par un impôt comme la TVA, qui est pour une part communautaire. Enfin, dernier volet, celui de la croissance. Si nous entrons en récession, aucun des pays, sauf peut-être l'Allemagne, n'atteindra les objectifs affichés de réduction des déficits. Nous avons un cas d'école, c'est la Grèce. Les plans qui se sont additionnés ne lui ont pas permis de redresser ses comptes. Récession et austérité s'entretiennent. C'est ce cycle infernal qu'il faut briser.

 

Comment pensez-vous obtenir d'Angela Merkel ce que Nicolas Sarkozy n'a pu lui arracher ?

 

Ce que la chancelière a voulu, elle l'a obtenu : la renonciation aux eurobonds, l'amputation des créances des banques, le silence sur le rôle de la BCE, la règle d'or renforcée ! Ce n'est pas l'énergie qui a fait défaut à Nicolas Sarkozy, c'est la faiblesse de sa politique, les déficits et le non-respect de ses engagement européens. Mais, dans quatre mois, les Français auront un nouveau président, qui aura une légitimité forte. Mme Merkel sera en situation préélectorale. La crise sera toujours là. Ce sera le moment d'améliorer, de compléter le dispositif européen et d'engager l'Union sur une voie plus ambitieuse. L'élection française sera aussi une élection européenne. Telle est ma démarche. Elle fait du vote des citoyens en mai prochain un levier.

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"Profonde tristesse" de Hollande après la mort de deux Français en Afghanistan

"Profonde tristesse" de Hollande après la mort de deux Français en Afghanistan | press'agrume | Scoop.it
Le candidat PS à la présidentielle François Hollande a fait part jeudi de sa "profonde tristesse" après la mort de deux légionnaires français en Afghanistan, tués par un soldat de l'Armée nationale afghane (ANA).
"C'est avec une profonde tristesse que j'apprends la mort de deux de nos soldats en Afghanistan. A leurs familles dans la peine, j'exprime mes très sincères condoléances et j'adresse à leurs camarades légionnaires du 2e REG de Saint-Christol un message de soutien et de sympathie", écrit le député de Corrèze dans un communiqué.

La première secrétaire du PS Martine Aubry s'est elle aussi dite "profondément" attristée, dans un communiqué distinct.
Selon elle, "en dépit des déclarations officielles qui se veulent rassurantes sur la transition et les progrès constants des forces de sécurité afghanes, cet incident, dans la continuité de ceux survenus ces dernières années contre les soldats de l'Otan, vient démontrer au contraire la précarité de la situation".
La maire de Lille réitère la position du Parti socialiste "en faveur d'un retrait des soldats français avant la fin de l'année 2012". "Leur présence n'est aujourd'hui plus justifiée, car la stratégie en Afghanistan n'est désormais plus militaire, mais civile et diplomatique", explique-t-elle.

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