Pour une méthodologie de la transformation.              Au croisement de la somatique et                         de la technologie: pour devenir autre… | PLASTICITIES  « Between matter and form, between experience and consciousness, the active plasticity of the world » | Scoop.it

La suprématie du discours de l’interface est le discours dominant de la scène performative contemporaine : celle qui intègre les technologies. Ce discours est basé sur la vision dualiste et matérialiste du monde occidental, sur une culture de l’objet tel que l’a identifié Christine Buci-Glucksmann (2003). J’expliquerai, dans la section sur la méthodologie, comment le développement d’une pensée intégrative est nécessaire pour sortir de ces pièges réductionnistes ainsi que pour investir les enjeux de la corporéité. L’approche de l’interface, telle que conçue dans le domaine des arts visuels, a donc été majoritairement importée dans le milieu des arts vivants performatifs.

 

La conception traditionnelle de l’interface qui se situe au croisement entre le technologique et l’humain, formalise une pragmatique communicationnelle dont le but est de traduire et de transformer le corps-langage humain et le langage-calcul de l’ordinateur écrit Emanuel Quinz, qui fait son analyse d’un point de vue des arts visuels et médiatiques, même si toute une évolution du concept d’interface prend place par la suite, il reste que même si le concept de l’interface artificielle se raffine, il fonctionne encore sur des principes de sélection et de réduction, en contrepoint avec le corps qui est comparé à une interface physiologique hyper complexe...


Via Jacques Urbanska