Pékin réfléchit à réorganiser sa filière nucléaire | Nucléaire : la revue de presse | Scoop.it

Rapprocher les groupes CGN et CNNC permettrait à la Chine de crédibiliser son offre à l’export.

Ce ne sont, à ce stade, que des rumeurs. Mais elles sont en ligne avec la philosophie du pouvoir chinois. A l’heure où Pékin force ses deux géants du secteur ferroviaire à fusionner, afin d’être en mesure de proposer une offre cohérente à l’export, les stratèges chinois envisagent aussi de rapprocher CGN et CNNC, deux piliers du secteur nucléaire. Selon Reuters, des projets avancés sont sur la table du gouvernement central. Il serait question, selon certains, d’une fusion entre les deux. « C’est dans l’air du temps, ne serait-ce que pour cesser la guéguerre entre grands groupes », abonde un spécialiste du secteur. De fait, mettre un terme aux rivalités permettrait notamment à la Chine de crédibiliser son offre sur les marchés extérieurs.


En outre, les symptômes du rapprochement sont déjà visibles. Pékin s’emploie à rapprocher les hommes : l’ancien patron de CGN, Qian Zhimin, est aujourd’hui à la tête des opérations de CNNC. Surtout, les autorités ont obligé les deux groupes à coopérer pour établir, ensemble, un design de réacteur de troisième génération. Le Hualong 1 devrait être construit à Fuqing, dans la province du Fujian.