NDF (Nuclear Damage Compensation and Decommissioning Facilitation Corporation), organisme gouvernemental chargé de coordonner les activités de démantèlement de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi, a publié mercredi 13 juillet un rapport ouvrant la réflexion sur la possibilité de recourir à terme à un «sarcophage » pour sceller les bâtiments réacteurs. Le rapport réaffirme l’intention du gouvernement d’extraire le corium des réacteurs, à l’aide de deux méthodes suivant l’état des réacteurs. Il présente l’option du « sarcophage » qui recouvrirait les réacteurs avec le combustible à l’intérieur, sur le modèle de Tchernobyl. La méthode finale devrait être adoptée mi-2017. Les maires des communes entourant la centrale ont réagi vigoureusement, réclamant que le gouvernement s’en tienne à sa promesse initiale d’extraire le combustible fondu. Pour ces derniers, l’option du sarcophage traduit l’incompétence des responsables des opérations de démantèlement. Le Vice-ministre du METI pour l’industrie, Yosuke Takagi, a écarté l’hypothèse du sarcophage lors d’un entretien jeudi 15 juillet avec le gouverneur de Fukushima, Masao Uchibori, qui se disait choqué par cette idée et la qualifiait d’inacceptable. Yosuke Takagi a affirmé que le METI avait enjoint NDF à réécrire son rapport.