Formule E : Monaco organise sa première course de voitures électriques | Nucléaire : la revue de presse | Scoop.it

Du champagne pour fêter la victoire, et le sourire du prince Albert en arrière-plan. A Monaco, la scène évoque un banal Grand Prix de formule 1. Mais, samedi 9 mai, le sacre du Suisse Sébastien Buemi (écurie e-Dams Renault) avait pourtant quelque chose d’historique : il s’agissait de la première course de voitures électriques organisée dans la principauté. Lancé cette saison seulement, le championnat du monde de formule E réunit depuis déjà sept courses des voitures au moteur 100 % électrique.


Conséquence directe : face aux yachts du port de Monaco, il faut tendre l’oreille pour distinguer le son de ces moteurs moins polluants… mais aussi bien moins sonores. « Là, en Formule E, les voitures roulent en étant presque silencieuses. On n’entend que leurs coups de frein et leurs pneus qui dérapent », constate Melvin Diez, 19 ans, étudiant en école d’ingénieur. Dans les gradins, sensation surréaliste pour les passionnés de formule 1, qui ont davantage l’habitude de porter des boules Quiès pour se protéger du vacarme.


« J’ai trouvé l’absence de bruit des voitures plus agréable », apprécie Sylvain Poncet, un logisticien de 36 ans, accompagné de son père. A l’inverse, de nombreux mordus de sports automobiles ont justement besoin de leur dose de décibels pour prendre du plaisir. Parce qu’« ils trouvaient ça un peu mou », Julien Krettly et ses amis ont ainsi quitté l’e-Prix plus tôt que prévu dans l’après-midi. « La F1, ça envoie quand même beaucoup plus de bruit ! », s’exclame, en guise de justification, cet informaticien de 26 ans.