Climat : Hollande met en garde contre le coût d'un échec | Nucléaire : la revue de presse | Scoop.it

Un défi peut en cacher un autre. La conférence sur le climat, à Paris en décembre (COP21), va au-delà d'un accord de réduction des gaz à effet de serre (GES) pour rester sous les 2°C de réchauffement d'ici à 2100. « De l'accord de Paris, dépendra aussi une perspective de croissance. Si nous échouons, ce n'est pas simplement une catastrophe sur le plan écologique, ce n'est pas simplement un échec sur le plan politique, c'est également une menace sur le plan économique », a déclaré mercredi François Hollande à la tribune de l'OCDE.

Convaincu qu'il y aura un accord, le chef de l'Etat tient à ce qu'il soit « le plus ambitieux, le plus large, le plus contraignant possible ». Des objectifs clairement énoncés et unanimement partagés donneront plus envie d'investir dans les projets d'adaptation au changement climatique qu'un accord faible, a fait comprendre François Hollande à son auditoire.


A moins de six mois de sa tenue, la COP 21 a pris une part croissante dans l'agenda du chef de l'Etat, qui se rend notamment à Marseille ce jeudi pour la Conférence méditerranéenne sur le climat, avant le G7, en Allemagne, les 7 et 8 juin. A l'OCDE, François Hollande a fait un premier bilan des contributions demandées à chaque pays pour réduire ses GES. A ce jour, seulement 38 sur 200 ont rendu leur copie. C'est dire si les jeux sont loin d'être faits. « Si ces contributions sont plutôt encourageantes, elles ne sont pas suffisantes ni en nombre ni en qualité », a pointé le chef de l'Etat.