Pour comprendre comment, par ce jour férié, nous nous souvenons de ceux qui sont morts durant la Première Guerre Mondiale.
Article du journal le Monde, auteur André LOEZ.
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Matthieu CLEMENT's curator insight,
7 January 2016, 11:11
Ce webdocumentaire (fils du cinéma documentaire) donne à voir et comprendre le rôle et la place des frontières dans la vie des populations qui vivent pour/contre mais avec la réalité politique et économique que dessinent les interfaces entre les USA et l'Amérique du Nord, l'Europe du Sud et l'Afrique du Nord. L'introduction comme un rappel des murs dans l'histoire à partir de 1961 (Berlin), la matérialisation de la séparation des deux mondes par une ligne rouge à l'écran et l'architecture de navigation sont remarquables et confèrent à cet objet-media en construction car collaboratif, une originalité qui mérite d'être soulignée et diffusée largement. Enfin les commentaires et fil de discussion intégrés à l'interface sont de réels compléments d'infos, une fois n'est pas coutume. |
HG Académie de Rennes's curator insight,
18 October 2015, 10:18
Cette exposition à voir du 17 octobre 2015 au 30 avril 2016, a l’ambition d’évoquer une page importante de l’histoire maritime, ainsi que la question de la traite et de l’esclavage dans l’océan Indien, illustrées par un naufrage et ses rescapés malgaches qui tentèrent de survivre pendant près de quinze années sur l'île Tromelin. Cette exposition, en co-production avec l’INRAP, bénéficie du soutien exceptionnel du Ministère des Outre-Mer (MOM). Découvrez, en parallèle de l’exposition Tromelin, l’île des esclaves oubliés, une présentation de planches originales de l’auteur de bande dessinée Sylvain Savoia. © Illustration Sylvain Savoia, collection Aire Libre, Dupuis. Une idée de sortie pour les vacances de la Toussaint avant d'y amener les élèves. A découvrir !
DigitalDimension's curator insight,
12 December 2016, 00:39
Os dejamos esta interesante pieza de National Geographic...
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Un jeune soldat presque imberbe est au garde-à-vous, intimidé, entouré de veuves de guerre et de mutilés. A droite, devant des notables, se tient la haute figure d’André Maginot, ministre des pensions, lui aussi ancien combattant et grand blessé de guerre.
La scène se déroule le 10 novembre 1920, dans une casemate de la citadelle de Verdun, pavoisée pour l’occasion. Visible au premier plan, un bouquet d’œillets vient de désigner le corps auquel des hommages solennels seront rendus le lendemain, pour les célébrations du deuxième anniversaire de l’Armistice, couplées avec celles du cinquantenaire de la République : le « Soldat inconnu ».
La solennité de la photo rend bien compte de la ritualisation soignée du dispositif. Huit cercueils ont été rassemblés en ce lieu symbolique de la ténacité douloureuse mais victorieuse des combattants français, chacun contenant un corps non identifié venant d’une des régions du front. Huit seulement, car un doute subsistait pour l’un des neuf secteurs militaires alors délimités : il n’aurait pas fallu risquer d’inhumer un ennemi.
Le choix de l’inconnu est revenu à Auguste Thin, « tout pâle sous la barre d’ombre du casque », comme l’écrit Roland Dorgelès, envoyé spécial du journal Excelsior. Commis d’épicerie engagé volontaire à 19 ans en janvier 1918, gazé, fils d’un mort pour la France, le caporal Thin incarne déjà l’exemplarité d’un combattant ordinaire, au cœur de ces cérémonies. Le Soldat inconnu permet en effet de symboliser le deuil et la perte des quelque 300 000 morts français disparus sans sépulture. Mais il contribue également à fixer la mémoire du conflit autour du « sacrifice anonyme »de l’humble soldat des tranchées, suivant l’expression alors employée par Maginot.
Le 7 novembre 1920, près d’Arras, le général britannique L. J. Wyatt avait choisi les yeux fermés un « Tommy » inconnu, ensuite inhumé dans l’abbaye de Westminster ; deux ans plus tard, en Belgique, c’est à un aveugle de guerre, Raymond Haesebrouck, que reviendra le même choix funèbre. Autant de soldats inconnus et de rituels qui montrent la force presque universelle d’un tel symbole pour affronter la mort de masse du premier conflit mondial.