Dans une action organisée par l'EMF avec le Conseil de développement du grand Angoulême, une directrice déclara qu'aujourd'hui les espaces urbains étaient structurés par les mobilités.
Il y a encore 10 ans, les territoires étaient surtout pensé à partir des logiques de développement et des logiques d'implantation de l'habitat. Nos voisinages et nos quartiers étaient en grande partie organisés autour de l'habitat ou de l'implantation de nouvelles activités. Les infrastructures devaient simplement acheminer les uns vers les autres.
Il n'est plus possible de “produire” la ville ainsi. Dans des villes de plus en plus vastes, on ne passe plus où on veut. La ville résiste fortement aux nouvelles voies et aux nouvelles mobilités qui s'imposeraient si nous voulions simplement garder l'accès le plus direct des résidences aux emplois.
C'est donc autour des mobilités, des déplacements, des
14 000 véhicules, 1 millions d'usagers, l'autopartage progresse nettement. Il faudrait une troisième donnée, le kilométrage parcouru par utilisateur pour en mesurer l'impact sur les usages. Mais c'est déjà beaucoup. Les abonnements se généralisent et les formes de mises en marché aussi. Le règlement des courses n'est pas toujours évident et donne matière à des litiges et à des formes d’organisation des paiements un peu intrusif. Bref, les risques se sont manifestés et le format s'est endurci. Et la fidélisation des utilisateurs devient un enjeu économique.