La planète à l’épreuve des importations agricoles | MED-Amin network | Scoop.it

Par Marine Jobert, Journal de l'environnement, 12/07/2018

L'alimentation au niveau mondial reposera d'ici 10 ans de plus en plus sur les importations, au profit de quelques pays. 

2018 est marqué par une hausse attendue des importations vers les pays peu dotés en terres, les pays à forte croissance démographique, notamment le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, l’Afrique subsaharienne et l’Asie étant appelés à connaître une hausse de leurs importations nettes (quand le continent américain devrait augmenter substantiellement ses exportations). En Europe, l’importance croissante de la Fédération de Russie et de l’Ukraine sur le marché mondial des céréales, qui devrait se confirmer, est une évolution «notable».

«Il sera essentiel que les exportateurs aussi bien que les importateurs puissent s’inscrire dans un cadre d’action ouvert et prévisible en matière d’échanges», a déclaré Angel Gurría, le Secrétaire général de l’OCDE. A l’échelle des Etats, les deux organisations recommandent de délaisser les mesures de soutien aux céréales fortement consommatrices d’eau (comme le maïs) pour augmenter le soutien en faveur du développement rural, de la lutte contre la pauvreté et de la production de produits horticoles à plus forte valeur ajoutée.