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June 14, 5:18 PM
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Au terme d’un processus d’élargissement visant à intégrer de nouvelles expertises, l’infrastructure nationale en protéomique ProFI intègre la plateforme PAPPSO au 1er janvier 2026. ProFI (ou ProFI Proteomics), l’une des 27 infrastructures nationales en biologie santé (INBS) inscrites sur la feuille de route du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace, se consacre au développement d'outils et de méthodes innovantes pour une caractérisation de plus en plus fine et exhaustive des protéines dans les systèmes biologiques. ProFI a également une double mission pour la communauté scientifique : 1) Offrir des services d’analyse protéomique de haute qualité aux secteurs académiques et privés ; 2) former et partager les savoir-faire et les outils informatiques qu’elle développe. ProFI comporte désormais 8 plateformes membres labellisées IBiSA proposant des services et développements de pointe en protéomique. PAPPSO vient enrichir ProFI par son expertise historique en protéomique végétale, microbienne et animale, en métaprotéomique humaine et en peptidomique. Elle vient également renforcer les capacités de ProFI en terme de développement bioinformatique. Cette intégration marque une véritable reconnaissance pour PAPPSO. Elle représente également de nouvelles opportunités de collaboration vers des développements innovants en protéomique et ouvre la voie à des appels d’offre réservés aux infrastructures nationales. -> Contact : Mélisande Blein-Nicolas (melisande.blein-nicolas@inrae.fr), Céline Henry (celine.henry@inrae.fr) Plug In Labs Université Paris-Saclay : cliquer ICI Envie de (re)lire les précédents FOCUS PLATEFORME de PAPPSO ? Plateforme d'Analyse Protéomique de Paris Sud-Ouest (PAPPSO). PAPPSO (http://pappso.inrae.fr/) offre un accès complet à des équipements de pointe et à une expertise en analyse protéomique, avec une spécialisation en métaprotéomique, peptidomique et analyse de grandes cohortes d’échantillons. Avec une organisation sur deux sites complémentaires, à l’Institut MICALIS et à l’IDEEV, PAPPSO propose des approches analytiques variées et adaptées aux projets scientifiques en microbiologie, biologie végétale et animale. La plateforme accompagne ses utilisateurs de la conception de leur projet à l’interprétation des données, en garantissant un soutien personnalisé à chaque étape. PAPPSO est ouverte aux collaborations nationales et internationales et peut, dans ce cadre, engager des développement méthodologiques, analytiques, ou bioinformatiques innovants.
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Life Sciences UPSaclay
Today, 5:32 PM
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Dans une étude publiée dans International Journal of Pharmaceutics et réalisée dans le cadre de la thèse du Dr Blandine Boche, les scientifiques de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay) ont exploré une approche originale pour concevoir des émulsions pharmaceutiques plus durables et n'utilisant pas de tensioactifs synthétiques et pétrosourcés. Leur stratégie consiste à utiliser la quercétine, un flavonoïde naturel connu pour ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, non pas comme principe actif dissous dans les gouttelettes, mais sous forme de cristaux capables de stabiliser directement l’interface entre l’eau et l’huile. Les chercheurs ont préparé des émulsions de type huile-dans-eau avec plusieurs huiles de polarité croissante et ont montré que les cristaux de quercétine s’adsorbent de manière quasi irréversible à la surface des gouttelettes, formant une couche dense qui empêche leur fusion. Cette organisation confère aux émulsions une remarquable stabilité, maintenue pendant au moins 28 jours et parfois bien davantage. L’un des résultats les plus marquants concerne l’effet de la polarité de l’huile sur la morphologie des gouttelettes. Alors que les huiles les moins polaires produisent essentiellement des gouttelettes sphériques, les huiles plus polaires favorisent l’apparition de gouttelettes déformées, parfois très atypiques. Ces structures restent néanmoins stables grâce à la « coque solide » constituée par les cristaux adsorbés à l’interface. En revanche, la taille des gouttelettes dépend surtout de la concentration en cristaux et beaucoup moins de la nature de l’huile dans le régime de coalescence limitée. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives pour la formulation d’émulsions pharmaceutiques où un composé naturel peut jouer simultanément le rôle de principe actif et d’agent stabilisant, tout en permettant d’ajuster finement les propriétés physiques du système. -> Contact : nicolas.huang@universite-paris-saclay.fr / bertrand.fournier@universite-paris-saclay.fr
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Today, 5:13 PM
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Dans une revue publiée dans European Journal of Medicinal Chemistry, les chercheurs du laboratoire BioCIS (CNRS/UPSaclay, Orsay) ont publié un article de synthèse qui regroupe les principaux travaux des 12 groupes les plus influents ayant œuvré dans le domaine des analogues structuraux de la Combrétastatine A-4 (CA-4). Cette revue rend hommage au Professeur G.R. Pettit (Arizona State University) qui a découvert cette petite molécule naturelle de structure très simple ayant des activités antitumorales extrêmement prometteuses et qui a étudié son mécanisme d’action. Cette molécule agit sur de très nombreuses lignées cancéreuses humaines en détruisant sélectivement les néo vaisseaux tumoraux qui permettent aux tumeurs de s’oxygéner et donc de croître. La CA-4, sous sa forme hydrosoluble, a reçu récemment le statut de médicament orphelin aux USA et en Europe pour le traitement de cancers très rares et agressifs pour lesquels il n’existe pas de traitement. Malgré son efficacité antitumorale avérée, cette molécule possède quelques inconvénients. Elle est peu soluble dans l’eau, elle est relativement instable ce qui est dû à sa structure chimique de type (Z)-stilbène compliquant ainsi sa synthèse, son stockage, et son administration. Elle est cardio-toxique et à l’origine de torsades de pointes et elle ne peut pas être administrée seule puisqu’elle ne détruit que la partie centrale des tumeurs (environ 90% de la masse tumorale). À l’arrêt des traitements, on observe une reprise tumorale via les cellules non-impactées situées en périphérie de la tumeur initiale. Ainsi depuis sa découverte en 1989 et la connaissance de son mécanisme d’action, cette molécule à fait l’objet de très nombreuses modifications (>2000 publications et >300 brevets). Elle est constituée de 2 noyaux aromatiques reliés entre eux par une double liaison et ces 3 parties constitutives de la CA-4 ont été modifiées. Les travaux des 12 groupes de chercheurs, experts dans ce domaine, sont décrits et recensent leurs molécules les plus actives. En fin d’article, sont mentionnés les remplacements les plus judicieux des noyaux aromatiques ainsi que les meilleurs liens chimiques reliant ces noyaux qui remplacent la double liaison instable. De nombreuses combinaisons sont proposées et sont encore à rechercher et diverses perspectives de vectorisation de ces analogues sont proposées. Légende Figure : Les composés les plus prometteurs identifiés par les différents groupes d’experts. -> Contact : olivier.provot@universite-paris-saclay.fr
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Today, 4:49 PM
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La microscopie de fluorescence super-résolue, en permettant de dépasser la limite de diffraction offre un accès inédit à l’organisation des systèmes biologiques à l’échelle nanométrique. Toutefois, un verrou majeur subsiste : observer simultanément plusieurs protéines différentes tout en conservant cette très haute précision de localisation. Les approches actuelles reposent principalement sur la séparation spectrale de l’émission de fluorescence, une stratégie limitée par le nombre de canaux spectraux disponibles et par différents biais expérimentaux. Des chercheurs de l'Institut des Sciences Moléculaires d'Orsay – ISMO (UPSaclay/CNRS, Orsay) et de l’Institut Langevin (ESPCI Paris, CNRS/Université PSL) ont développé une nouvelle approche permettant de distinguer simultanément plusieurs cibles moléculaires marquées par des fluorophores, non plus uniquement à partir de leur spectre, mais directement grâce à leur brillance, c’est-à-dire à la quantité de lumière émise par chaque molécule fluorescente individuelle. Cette stratégie originale, appelée brightness demixing, exploite le fait qu’en microscopie de localisation de molécule unique, chaque fluorophore peut être observé individuellement et caractérisé par son flux de photons directement lié à sa brillance. Les chercheurs montrent ainsi qu’il devient possible d’utiliser cette propriété comme une véritable signature pour séparer différentes protéines associées à différents fluorophores au sein d’un même échantillon biologique. L’exploitation de cette nouvelle observable, issue des travaux des deux équipes sur le contrôle temporel de l’illumination des molécules uniques afin d’améliorer leur localisation, ouvre ainsi une nouvelle dimension d’information pour l’imagerie super-résolue. Contrairement à de nombreuses approches de multiplexage existantes, cette méthode est directement adaptable sur un microscope de localisation standard, conserve la précision nanométrique de localisation des molécules et reste compatible avec l’imagerie 3D. Les chercheurs ont notamment démontré la robustesse de cette approche sur différentes architectures biologiques complexes, en particulier sur des pores nucléaires et des structures cellulaires marquées simultanément pour trois protéines différentes. Ces résultats montrent qu’il devient possible d’augmenter fortement le nombre de cibles observables simultanément dans une même expérience sans dégrader la résolution spatiale. De plus, en préservant un champ d’observation large, ces travaux ont des applications directes pour l’observation de l’architecture nanométrique de systèmes biologiques complexes impliqués dans différentes pathologies. Ces résultats, publiés dans Nature Methods, sont le fruit d’une collaboration fortement interdisciplinaire et illustrent l’importance des approches à l’interface entre physique et biologie pour développer des concepts d’imagerie de nouvelle génération. Ces travaux ont notamment bénéficié du soutien du Fond AXA pour la recherche, du Labex WIFI, de l’ANR TimeLoc et du financement européen ERC TimeNanolive. Légende Figure : Image DNA-PAINT en 3D obtenue par détection de fluorescence supercritique d’une cellule COS7 marquée pour la tubuline et la clathrine avec deux fluorophores de brillance différente Atto647N et Atto655. Le zoom illustre la classification des deux fluorophores permettant l’identification des deux protéines obtenue grâce à la brillance. -> Contact : sandrine.leveque-fort@cnrs.fr / emmanuel.fort@espci.fr
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June 15, 4:31 PM
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Portrait Jeune Chercheur – Clément Lozano, Chercheur en protéomique
Clément Lozano est chercheur au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), au sein du Laboratoire Innovations technologiques pour la détection et le diagnostic – Li2D (SPI/DMTS CEA/UPSaclay) localisé à Bagnols-sur-Cèze. Ses recherches portent sur le développement de méthodes de détection, d’identification et de caractérisation des microorganismes, basées sur des approches de protéotypage par spectrométrie de masse. Après des études en microbiologie, il réalise une thèse de doctorat entre Sorbonne Université et l’Université de Stirling (Royaume-Uni). Ses travaux portent sur l’impact des produits de santé sur les communautés bactériennes hétérotrophes marines. En combinant des approches de microbiologie classique, de génomique et de protéomique, il étudie les réponses des microorganismes marins à ces contaminants émergents et contribue à une meilleure compréhension de leurs effets sur les écosystèmes aquatiques. À l’issue de son doctorat, il rejoint le CEA en 2021 en tant que chercheur post-doctorant au sein du laboratoire Li2D, sous la supervision du Dr. Jean Armengaud. Ses recherches s’inscrivent dans le contexte de la gestion des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC) et visent à améliorer les performances des méthodes de détection des agents pathogènes viraux. Il développe alors des stratégies fondées sur la spectrométrie de masse afin d’optimiser l’identification rapide et fiable d’agents infectieux. Aujourd’hui chercheur titulaire au sein de cette même équipe, il poursuit le développement d’approches de protéomique quantitatives appliquées à la santé. Ses travaux visent à détecter et caractériser des agents microbiens au sein d’échantillons complexes, qu’ils soient d’origine clinique ou environnementale; et à améliorer la détection de biomarqueurs à partir de fluides biologiques. En exploitant les capacités offertes par la protéomique de haute résolution, il contribue à l’émergence d’outils diagnostiques de nouvelle génération permettant à la fois l’identification rapide d’agents microbiens et la détection de biomarqueurs protéiques révélateurs d’états pathologiques. « Votre théorie est folle, mais elle n'est pas assez folle pour être vraie. » - Niels Bohr -> Contact : clement.lozano@cea.fr
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June 9, 5:58 AM
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La culture hétérotrophe des microalgues, réalisée par fermentation en absence de lumière, constitue aujourd’hui une voie prometteuse pour la production industrielle de molécules d'intérêt (pigments, protéines, ...). Si cette technologie commence à émerger industriellement, l’influence de la température sur le fonctionnement des cellules reste encore largement méconnue. Afin de mieux comprendre le rôle de ce paramètre, la Chaire de Biotechnologie de CentraleSupélec (LGPM) a étudié l’impact de températures comprises entre 4 et 35 °C sur la croissance et la composition de Chlorella vulgaris en conditions hétérotrophes. Les résultats, publiés dans Plant Physiology and Biochemistry, montrent que la croissance est maximale entre 25 et 30°C, tandis qu’elle ralentit fortement à basse température et est totalement inhibée à 35°C. Au-delà de cet effet sur la productivité, la température modifie profondément la composition de la biomasse : les lipides sont favorisés aux températures élevées, les protéines et les glucides à des températures intermédiaires, alors que les pigments s’accumulent préférentiellement au froid. Les analyses ont par ailleurs mis en évidence une réorganisation notable des acides gras en fonction de la température, témoignant de la capacité des cellules à adapter leur métabolisme aux conditions thermiques (notamment via la conversion des oméga-3 en oméga-6). Ces travaux apportent de nouvelles connaissances sur la physiologie et la plasticité phénotypique des microalgues cultivées par fermentation. Ils ouvrent également des perspectives concrètes pour piloter la fermentation microalgale via la température comme levier d’optimisation des procédés industriels, selon les molécules d’intérêt recherchées. -> Contact : victor.pozzobon@centralesupelec.fr
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June 9, 4:47 PM
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Bien que sujettes à la condensation, de nombreuses protéines de liaison à l'ARN (RBP) ne forment pas de grands condensats dans les cellules. Cette question reste largement débattue, notamment parce que l'agrégation de RBP, comme FUS, est caractéristique de certaines maladies neurodégénératives. Dans une étude publiée dans Cell Reports, les chercheurs du laboratoire Structure et Activité des Biomolécules Normales et Pathologiques - SABNP (UMR-S 1204 INSERM/Univ Evry-Paris-Saclay, Evry), en collaboration avec les sociétés Revitty et IKTOS, ont étudié le rôle de la diversité des RBPs dans la formation et composition de condensats riches en ARNm en utilisant la technologie du laboratoire SABNP, la « MT bench » qui se sert des microtubules comme nanoplateformes pour explorer des interactions moléculaires dans les cellules à haut débit. Ainsi, des diagrammes d’interactions entre plusieurs RBPs et l’ARNm ont pu être obtenus. Leurs analyses ont révélé que FUS, une protéine de liaison à l’ARN impliquée dans la maladie de Charcot et ses partenaires forment des compartiments distincts lorsqu'ils sont analysés individuellement. Cependant, une diversité accrue de partenaires de FUS atténue sa séparation de phase. De plus, les chercheurs ont constaté que les résidus d'arginine fréquemment mutés et localisés dans le signal de localisation nucléaire (NLS), à l'extrémité C-terminale, favorisent le mélange de FUS avec plusieurs partenaires. Par conséquent, les mutations pathologiques du NLS de FUS altèrent non seulement son importation nucléaire active, mais régulent également la séparation de phase de FUS, avec des conséquences potentielles sur l'apparition et la progression des maladies neurodégénératives liées à FUS. Contact : david.pastre@univ-evry.fr
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June 9, 5:04 PM
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Les exopolysaccharides (EPS) produits par les bactéries lactiques (BLs) sont associés à leurs propriétés technologiques et à leurs bienfaits pour la santé. Ces EPS sécrétés dans le milieu environnant contribuent aux propriétés rhéologiques des produits laitiers fermentés, avec l'avantage d'être produits in situ dans la matrice alimentaire. Chez les BLs commensales, les EPS participent au dialogue bactérie-hôte au niveau de la muqueuse intestinale, par leurs propriétés immunomodulatrices ou par la modulation de la composition du microbiote intestinal. Dans une étude publiée dans Carbohydrate Polymers, des chercheurs de l’Institut Micalis (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Jouy-en-Josas) ont développé une méthode simple et efficace de sélection de lactobacilles surproduisant des EPS, fondée sur leur faible vitesse de sédimentation en milieu de culture semi-liquide. Des variants spontanés capables de libérer une grande quantité d’EPS ont été isolés à partir de plusieurs souches de différentes espèces de lactobacilles. En étudiant en détail les mutants isolés chez Lacticaseibacillus rhamnosus, les chercheurs apportent un éclairage sur les mécanismes moléculaires régissant l'ancrage ou la libération des polysaccharides bactériens après leur biosynthèse. Les mutants sélectionnés surproduisant des EPS présentent une mutation au niveau du site catalytique d’une tyrosine kinase, qui régule la biosynthèse des polysaccharides au niveau post-traductionnel. Les mutations observées empêchent l'autophosphorylation de la kinase et l'inactivent. En collaboration avec l’Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO, Boulogne-sur-mer) et le NRC (Ottawa, Canada), les chercheurs ont établi que les EPS libérés par les variants surproducteurs proviennent de la couche externe de polysaccharide, liée de manière covalente au peptidoglycane, présente dans la souche parentale. D'un point de vue appliqué, la méthode de sélection en milieu semi-liquide permet d'isoler des variants non OGM de BLs surproduisant des EPS de structure variée, présentant un fort potentiel d'application en tant qu'ingrédients alimentaires et en tant que composés pré- ou postbiotiques. -> Contact : marie-pierre.chapot-chartier@inrae.fr / saulius.kulakauskas@inrae.fr
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June 9, 5:30 PM
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Des ARN exposés à la surface des vésicules bactériennes OMVs : un nouveau mode de communication cellule-hôte?
Les bactéries Gram-négatives communiquent avec leur environnement grâce à la libération de vésicules de membrane externe (OMVs), nanostructures capables de transporter une grande diversité de molécules, dont des facteurs de virulence et des acides nucléiques. Si leur contenu luminal en ARN a été largement décrit, leur organisation en surface reste encore peu explorée. Dans une étude parue dans Journal of Extracellular Vesicles, les scientifiques du Laboratoire Léon Brillouin – LLB (UMR 12 CEA/CNRS/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) mettent en évidence un mode inédit d’association des ARN aux membranes des OMVs, montrant que les ARN peuvent être exposés à la surface des vésicules et ne sont pas strictement confinés au lumen. Cette observation repose sur une approche technique originale, le dichroïsme circulaire sur synchrotron orienté (SR-O-CD), développée au synchrotron SOLEIL, technique permettant une analyse fine de l’organisation moléculaire à la surface des OMVs. Grâce à cette méthodologie, les auteurs démontrent que cette localisation membranaire des ARN est dépendante de la protéine Hfq, un régulateur central impliqué dans la biologie des ARN chez les bactéries. Leurs résultats suggèrent ainsi que Hfq contribue non seulement à l’encapsulation des ARN dans les vésicules, mais également à leur ancrage et à leur présentation à leur surface. Ce mode d’organisation inédit ouvre la perspective d’un transfert direct d’ARN exposés vers les cellules hôtes, élargissant ainsi les modes de communication connus entre bactéries et hôtes. Au-delà du contenu interne des OMVs, leur surface apparaît donc comme une interface fonctionnelle, dont l’étude révèle une complexité jusqu’ici sous-estimée dans les mécanismes de signalisation intercellulaire. -> Contact : veronique.arluison@cea.fr
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June 14, 4:16 PM
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Christophe Galfard reçoit le jardinier Alain Baraton aux côtés des chercheurs Sylvie Michel et Mehdi Beniddir pour évoquer l'étude des substances médicamenteuses d'origine naturelle : végétale, animale ou microbienne. Avec - Alain Baraton, jardinier, écrivain et chroniqueur de la Main Verte dans la matinale de France Inter.
- Sylvie Michel, Professeur émérite, Université Paris cité, responsable scientifique Musée François Tillequin, Collection de Matière Médicale.
- Mehdi Beniddir, chimiste et pharmacien, enseignant - chercheur en pharmacognosie à l’Université Paris Saclay (laboratoire BioCIS CNRS/UPSaclay, Orsay), médaille de bronze CNRS.
(Ré)écouter le podcast de l’émission -> Contact : mehdi.beniddir@universite-paris-saclay.fr
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June 12, 8:57 AM
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Bien que touchant une femme sur dix, l’endométriose a une étiologie encore largement inconnue. Pour la Dr Marina Kvaskoff, chercheuse Inserm et directrice de l’équipe Épidémiologie de la santé gynécologique du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations à Villejuif, certaines formes pourraient avoir une origine précoce. LE QUOTIDIEN : D’où vient l’hypothèse d’une origine précoce de l’endométriose (EM) ? Dr MARINA KVASKOFF : Elle repose sur plusieurs observations. La maladie survient principalement chez la femme jeune, avec des symptômes débutant généralement au moment des premières règles ou peu après. D’où l’existence plausible d’une fenêtre d’exposition, sensible ou critique. Lire la suite de l’article dans Le Quotidien du Médecin (sur abonnement) -> Contact: marina.kvaskoff@inserm.fr
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June 10, 11:59 AM
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Individualized neoantigen-targeted vaccines for lung cancer With Joline INGELS DATE & TIME : Thursday, June 18, 2026 I 4:00 PM CET Moderators : Samuel BITOUN, François‑Xavier DANLOS Joline Ingels, PhD, is Head of Production at the Cell & Gene Therapy facility of Ghent University Hospital. Her work focuses on advanced therapy medicinal products, including neoantigen‑based cancer vaccines, building on her doctoral research in immunomonitoring of lung cancer patients. This session will explore how neoadjuvant chemo‑immunotherapy reshapes the immune landscape of tumor‑draining lymph nodes in NSCLC, with emphasis on antigen‑presenting cell states, T‑cell trajectories, clonal dynamics, and spatial immune circuits.
The International Symposium on Sjögren's Disease, held every two years, is gearing up for its 17th edition being hosted in the beautiful Paris, France. We warmly invite you to save the date for this prestigious event, which brings together researchers, physicians, patients and experts from around the world to discuss the latest advancements in Sjögren's disease. It is a unique opportunity to exchange knowledge, discover groundbreaking innovations, and connect with leading specialists in the field. Stay tuned for updates and the release of the upcoming program. We eagerly anticipate having you join us to share in this enriching experience of learning and collaboration. See you soon at the International Sjögren’s Disease Symposium Paris 2026! Prof Xavier Mariette Université Paris-Saclay For the Organization committee 2026
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Genopole, l’Université Evry Paris-Saclay et le LBEPS (Laboratoire de Biologie de l’Exercice pour la Performance et la Santé) vous invitent à la 5e édition de la conférence sur les thérapies innovantes et combinatoires. L’innovation thérapeutique est un enjeu de santé publique. Elle doit répondre à l’urgence de traiter la pluralité des pathologies humaines mais aussi de prendre en compte les spécificités des populations touchées. Les maladies neuromusculaires illustrent cette complexité par la variété des tissus touchés, des causes et de l’âge d’apparition des symptômes, bien qu’elles affectent toutes la fonction motrice. Concevoir des traitements adaptés à chacune représente un défi scientifique, technologique et économique. Les progrès des connaissances sur ces pathologies hétérogènes ouvrent des perspectives fondées sur des approches pharmacologiques, cellulaires, génétiques et physiothérapeutiques dont la mise en œuvre croisée et/ou combinée pourrait s’avérer très prometteuse. Cette journée d’échanges scientifiques fera le point sur ces avancées et discutera de l’évolution des stratégies thérapeutiques avec des spécialistes de la recherche pré-clinique et clinique, et des biotechs du secteur. Elle soulèvera les questions du potentiel et du déploiement des approches combinatoires. Au programme : - Session 1 : Maladies neurodégénératives
- Session 2 : Neuropathies et maladies de la jonction neuromusculaire
- Session 3 : Myopathies
- Table ronde : Quelles sont les avancées concernant le potentiel des thérapies combinatoires ? Comment parvenir à les mettre en œuvre ?
Lieu: Bibliothèque universitaire Salle des Lumières (Bâtiment 3 sur le plan d’accès) 2 rue André Lalande 91000 Évry-Courcouronnes Plan d’accès >> Comité d’organisation: - Olivier Biondi, professeur, LBEPS, Université Évry Paris-Saclay
- Roxane Brachet, responsable Partenariats académiques, Genopole
- Aude Brianto-Escande, directrice de la Communication, Université Évry Paris-Saclay
- Christophe Lanneau, directeur Recherche & Plateformes, Genopole
- Véronique Le Boulc’h, responsable Partenariats formation et Promotion scientifique, Genopole
- Cécile Martinat, directrice, I-Stem
Inscription : L’inscription est gratuite mais obligatoire pour vous accueillir au mieux ☺️
Via Life Sciences UPSaclay
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Today, 5:24 PM
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La myopathie de Duchenne (DMD) est une maladie neuromusculaire associée à un large spectre de comorbidités cognitives et neuropsychiatriques. Ces troubles sont présents de manière hétérogène en fonction de la position des mutations dans le gène DMD ; leur sévérité augmente plus le nombre d’isoformes cérébrales de dystrophine absentes augmente du fait de ces mutations. Les dystrophines Dp427, Dp260, Dp140 et Dp71, sont également détectées dans la rétine, et leur absence dans la DMD modifie la physiologie rétinienne. Dans un article publié dans BMC Medicine, l’équipe de Cyrille Vaillend à l’Institut des Neurosciences Paris-Saclay - NeuroPSI (CNRS/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) présente les résultats d’une étude financée par un projet stratégique de l’AFM (Association Française contre les Myopathies, France), dans laquelle la fonction rétinienne a été évaluée à l’aide d’électrorétinogrammes (ERG) enregistrés in vivo chez des souris modèles de DMD porteuses de différentes mutations. Les réponses à des flashs lumineux après adaptation à l’obscurité ou à la lumière ont été comparées chez quatre souris modèles représentatives des 4 principaux sous-groupes de mutations dans la DMD. L'analyse des paramètres ERG a révélé des rôles spécifiques pour Dp427 et Dp260 dans la transmission synaptique des bâtonnets, une fonction supplémentaire de Dp260 dans la rétine interne et l'implication de Dp140/Dp71 dans la voie cellulaire impliquant les photorécepteurs à cônes. Un gradient de sévérité a été observé en fonction du nombre croissant de dystrophines absentes dans ces souris modèles. Les mutations affectant l'expression de Dp140 et Dp71 ont été associées aux anomalies ERG les plus sévères, en accord avec les observations faites chez les patients et en corrélation avec la sévérité leur handicap intellectuel. Cette étude translationnelle souligne l'importance de l'ERG en tant que biomarqueur potentiel des dysfonctionnements centraux dans la DMD. Ainsi, les enregistrements ERG pourraient être utilisés pour stratifier les patients en fonction de la sévérité de leurs troubles centraux, et pour assurer un suivi non-invasif des effets bénéfiques de traitements ciblant le système nerveux dans de futurs essais précliniques et cliniques. -> Contact : cyrille.vaillend@universite-paris-saclay.fr
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Today, 5:01 PM
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Dans une étude publiée dans Cancer Immunology, Immunotherapy, les scientifiques de l’équipe IMMUNOMAPS du laboratoire Biomaps (UPSaclay/Inserm/CEA/CNRS, Orsay), en collaboration avec plusieurs équipes hospitalo-universitaires et sous la supervision du Pr Etienne Giroux Leprieur, se sont intéressés aux mécanismes pouvant expliquer pourquoi certains patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules répondent moins bien à l’immunothérapie par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire. Les chercheurs ont plus particulièrement étudié la voie Wnt5A, une voie de signalisation impliquée dans le dialogue entre les cellules tumorales et leur environnement, et susceptible de contribuer à la résistance à l’immunothérapie. À partir d’une cohorte prospective de patients traités en première ligne par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire, ils ont mesuré les niveaux plasmatiques de Wnt5a, puis les ont comparés à l’évolution clinique des patients. Les résultats montrent que des niveaux élevés de Wnt5a sont associés à une réponse moins favorable au traitement, ainsi qu’à une survie sans progression plus courte. L’étude apporte également des éléments de compréhension biologique : dans des modèles précliniques, l’utilisation d’anticorps dirigés contre Wnt5a augmente l’efficacité de l’immunothérapie, notamment en favorisant la production d’interféron gamma et l’activité des lymphocytes T CD8+, cellules clés de l’immunité antitumorale. Ces observations suggèrent que Wnt5A pourrait jouer un rôle important dans la résistance à l’immunothérapie. Cette voie apparaît ainsi comme un biomarqueur potentiel pour identifier les patients réfractaires à l’immunothérapie, mais aussi comme une cible thérapeutique intéressante pour améliorer l’efficacité des traitements dans le cancer du poumon. -> Contact : etienne.giroux-leprieur@aphp.fr
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Today, 4:39 PM
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Dans une étude publiée dans European Journal of Nuclear Medicine and Molecular Imaging, les chercheurs du laboratoire Biomaps (UPSaclay/Inserm/CEA/CNRS, Orsay) ont étudié une approche innovante d’imagerie cérébrale permettant d’explorer in vivo le métabolisme du cholestérol dans le cerveau. Longtemps considéré comme un simple constituant des membranes cellulaires, le cholestérol joue en réalité un rôle essentiel dans le fonctionnement cérébral : il participe à la formation et au maintien des synapses, à la plasticité cérébrale et à la régulation de la neuro-immunité. Des perturbations du métabolisme sont aujourd’hui associées à de nombreuses pathologies neurologiques, dont la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et certaines formes d’épilepsie. Les chercheurs ont évalué des radiotraceurs pour l’imagerie TEP (tomographie par émission de positons), ciblant spécifiquement la cholestérol 24-hydroxylase (CYP46A1), une enzyme clé du métabolisme du cholestérol cérébral. Ils ont notamment montré que le [18F]CHL-2205 présente une sensibilité suffisante pour détecter de faibles variations de l’expression de CYP46A1 dans le cerveau vivant, chez plusieurs espèces, dans différents modèles précliniques et dans un modèle de maladie d’Alzheimer. Cette approche permet d’étudier la contribution des altérations du métabolisme du cholestérol à la survenue et à la progression des maladies neurologiques. Ainsi, l’imagerie TEP de CYP46A1 apparaît ainsi comme un nouvel outil translationnel prometteur pour explorer l’homéostasie lipidique cérébrale, identifier de potentiels biomarqueurs précoces et accompagner le développement de thérapies ciblant le métabolisme cérébral du cholestérol. -> Contact : nicolas.tournier@universite-paris-saclay.fr
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June 9, 5:46 AM
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Dans le cadre d’une étude publiée dans Nature Communications, deux équipes du département de Virologie de l’I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), en collaboration avec le synchrotron SOLEIL et l’équipe de Kay Grünewald au CSSB à Hambourg, ont mis au point un protocole appliqué à la virologie bactérienne et associant la préparation de lamelles minces par cryo-FIB-milling à la cryo tomographie aux électrons. Les observations couplées à des approches génétiques permettent d’étudier la réorganisation spatiale induite par le siphovirus SPP1 pendant l’infection de la bactérie hôte Bacillus subtilis dans des conditions proches de l'état natif. La caractéristique la plus marquante est la formation d'un compartiment viral dépourvu de membrane, au sein duquel s'effectuent les transactions de l'ADN et dont les ribosomes sont exclus. L’imagerie cellulaire a montré que les intermédiaires d’assemblage de la particule virale suivaient une partition spatiale spécifique au sein de la cellule infectée et remodelée. Il est à noter que des précurseurs de la procapside virale sont retrouvés ouverts au niveau de la membrane cytoplasmique. La découverte de ces structures suggère un mécanisme dans lequel la protéine de portale de la procapside liée à la membrane bactérienne sert à initier la copolymérisation unidirectionnelle et curviligne des protéines d'échafaudage et des protéines majeures de la capside. La fermeture de la procapside icosaédrique autour de la portale favoriserait le départ de la membrane vers le compartiment d'ADN viral dans lequel s'effectue l'empaquetage du génome. Les capsides remplies d'ADN viral quittent ensuite le compartiment pour se lier à la queue et être stockées dans des « warehouses ». Dans son ensemble, cette étude fournit une information mécanistique sur la voie d'assemblage viral complète du siphovirus SPP1 dans la cellule infectée et réorganisée. Cette caractérisation des étapes d'assemblage dynamiques et transitoires, dont les intermédiaires sont inaccessibles à la purification pour une analyse structurale in vitro, souligne l'importance du domaine émergent de la biologie structurale cellulaire pour améliorer notre compréhension des interactions entre les virus et leur hôte. -> Contact : emmanuelle.quemin@i2bc.paris-saclay.fr / paulo.tavares@i2bc.paris-saclay.fr
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June 9, 4:36 PM
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Dans une revue publiée dans Current Opinion in HIV and AIDS, les scientifiques du Département IDMIT (CEA/INSERM/UPSaclay, Fontenay-aux-Roses) présentent l’apport des modèles infectieux de primates non humains à l’étude du VIH chez le nouveau-né et de la transmission mère-enfant. En reproduisant l’infection humaine, ces modèles permettent d’évaluer, de façon contrôlée et précoce, la dissémination du virus dans l’organisme, la mise en place des réservoirs viraux, et la vulnérabilité propre à la période néonatale. Ils rendent ainsi possible l’étude expérimentale de mécanismes biologiques difficiles à réaliser aussi finement chez le nouveau-né humain, comme l’immunité néonatale et la transmission de l’immunité maternelle in utero et par voie d’allaitement. La revue souligne leur contribution récente à l’évaluation de stratégies thérapeutiques innovantes pour le nouveau-né, telles que la thérapie génique, les molécules immunomodulatrices ou encore la vaccination maternelle ou néonatale. Légende Figure : Modèles de primates non-humains de l’infection à VlH chez le nouveau-né et de Ia transmission mère-enfant. Etude contrôlée de Ia réponse immune néonatale et du transfert de l'immunité maternelle / Effet du traitement antirétroviral précoce sur l'établissement des réservoirs viraux et Ia préservation immune / ldentification de marqueurs prédictifs du rebond viral après interruption du traitement antirétroviral / Plateforme préclinique ďessais thérapeutiques innovants (thérapie génique, immunomodulation, vaccin). -> Contact : nabila.seddiki@cea.fr / claire-maelle.fovet@cea.fr
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June 9, 4:57 PM
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Dans une étude publiée dans Communications Biology, des scientifiques de l’Institut Micalis (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Jouy-en-Josas, Equipe ChemSyBio), de l’université de Rouen Normandie/INSERM, de l’Université Aix Marseille/CNRS et du synchrotron SOLEIL ont étudié comment une nouvelle enzyme à radical SAM catalyse une modification post-traductionnelle au sein de la Methyl-coenzyme M reductase (MCR), qui est l’enzyme clé pour la biosynthèse de méthane. Cette nouvelle enzyme, nommée QCMT, méthyle un résidu de glutamine au sein de la sous-unité catalytique de la MCR en utilisant de la S-adenosyl-méthionine, un centre fer-soufre ([4Fe-4S]) et de la vitamine B12, également appelée cobalamine. Les chercheurs ont montré que la liaison à la vitamine B12 influence la conformation de QCMT et que cette dernière est capable non seulement de catalyser des réactions de méthylation mais également d’épimérisation, donnant lieu à la formation de nouvelles modifications post-traductionnelles. Grâce à des marquages sélectifs, il a été possible d’étudier en détail le mécanisme de QCMT et de proposer de nouvelles pistes pour le contrôle de la stéréochimie par les enzymes à radical SAM dépendantes de la vitamine B12. -> Contact : olivier.berteau@inrae.fr
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June 9, 5:16 PM
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Dans une étude publiée dans BMC Nephrology par des chercheurs du LAAB - Laboratoire Anthropologie, Archéologie, Biologie (UVSQ/UPSaclay, UFR Simone Veil - Santé) et de Marseille, un nouveau pan de l'état de santé du roi Louis XIV, mort en 1715, est analysé. S’appuyant sur une réinterprétation critique des récits contemporains et des connaissances physiopathologiques modernes, ce travail explore l’hypothèse selon laquelle la maladie terminale du "Roi Soleil" serait compatible avec une insuffisance rénale chronique et une calciphylaxie. Bien qu’une confirmation rétrospective soit impossible, la calciphylaxie demeure une hypothèse plausible, soulignant la possible sous-estimation de l’insuffisance rénale chronique et de ses complications dans les cas historiques. Ce travail complète le diagnostic d'infection terminale fongique (chromoblastomycose) réalisé à partir d'un échantillon de sang emprisonné dans le cœur embaumé du souverain, publié quelques mois plus tôt (Charlier et al., 2026). -> Contact : philippe.charlier@uvsq.fr
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June 9, 5:34 AM
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Portrait Jeune Chercheuse – Claire Auditeau, Maitre de Conférences - Praticien Hospitalier en hématologie
Claire Auditeau est Maître de Conférences – Praticien hospitalier (MCU-PH) en hématologie à l’Université Paris-Saclay depuis septembre 2025. Elle travaille au sein du laboratoire d’hématologie de l’hôpital Necker-Enfants Malades, dirigé par le Pr Delphine Borgel, et est rattachée à l’unité Hémostase Inflammation Thrombose - HITh (UMR-S 1176 INSERM/UPSaclay, Le Kremlin-Bicêtre), sous la direction du Dr Cécile Denis. Spécialiste de l’hémostase — l’ensemble des mécanismes permettant de prévenir les hémorragies tout en maintenant la fluidité de la circulation sanguine — elle consacre ses travaux de recherche aux protéines anticoagulantes physiologiques, acteurs essentiels de la régulation de ces processus. Ses recherches portent à la fois sur leur implication dans la physiopathologie de différentes maladies et sur le développement d’approches thérapeutiques innovantes fondées sur des anticorps à domaine unique ciblant ces protéines. Après des études de pharmacie à l’Université Paris Saclay, elle se spécialise en biologie médicale et réalise son internat à l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris. Au cours de cette formation, elle choisit de s’orienter vers l’hématologie. À l’issue de son internat, elle obtient la médaille d’argent au concours de l’année médaille, distinction qui lui permet d’initier une thèse de sciences au sein de l’unité HITh UMR-S 1176 sous la direction du Pr Delphine Borgel. Elle poursuit ensuite ses travaux grâce à un poste d’Assistante Hospitalo-Universitaire. Sa thèse, soutenue en mars 2025, porte sur le rôle de la protéine S, un anticoagulant majeur, dans la physiopathologie de la drépanocytose. Ces travaux ont notamment permis de mettre en évidence une nouvelle propriété cellulaire de cette protéine dans l’élimination des eryghosts, formes lytiques des globules rouges. À la suite de cette soutenance, elle est recrutée comme MCU-PH à l’Université Paris Saclay. Depuis son recrutement, elle poursuit ses travaux à l’interface entre l’hémostase et les globules rouges, en se focalisant sur les eryghosts et leur potentiel pathogène. Elle évalue également le potentiel thérapeutique d’un anticorps à domaine unique dirigé contre la protéine S mais potentialisant son activité dans la drépanocytose. En parallèle de ses activités de recherche fondamentale, elle participe à plusieurs projets de recherche appliquée liés à ses fonctions hospitalières, principalement consacrés au diagnostic et au traitement des maladies hémorragiques. Elle est également investie dans l’enseignement au sein du département d’hématologie de l’Université Paris Saclay, où elle s’attache notamment à faire découvrir aux étudiants la diversité des pratiques de la biologie médicale : laboratoire privé ou hospitalier, biologie délocalisée, officine ou encore prise en charge au domicile du patient. « La logique vous mènera d’un point A à un point B, l’imagination vous mènera absolument partout. » - Albert Einstein -> Contact : claire.auditeau@aphp.fr
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June 13, 9:22 AM
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Le Dr Irène Buvat, directrice de recherche CNRS et directrice de la récente unité IRIS (CNRS UMR9029 / Inserm U1353 / UVSQ / UPSaclay) à l’Institut Curie, est la lauréate du George Charles de Hevesy Nuclear Pioneer Award 2026. Cette distinction internationale, considérée comme l’une des plus prestigieuses en médecine nucléaire, récompense ses contributions majeures à l’imagerie quantitative et au développement d’approches permettant une interprétation plus fiable des images médicales. En 1972, Irène et Frédéric Joliot-Curie recevaient le George Charles de Hevesy Nuclear Pioneer Award, plusieurs décennies après leur découverte de la radioactivité artificielle. En 2026, il est décerné au Dr Irène Buvat, directrice de recherche CNRS et directrice d’unité de recherche à l’Institut Curie. « C’est un immense honneur qui m’est fait ! Je suis très heureuse de recevoir ce prix après avoir eu la chance de pouvoir établir mon laboratoire à l’Institut Curie. Dans une institution aussi liée à l’histoire de la radioactivité, cette reconnaissance résonne forcément de manière particulière », confie-t-elle. Attribué tous les ans depuis 1960 par la Society of Nuclear Medicine and Molecular Imaging, ce prix récompense des scientifiques dont les travaux ont marqué la médecine nucléaire. Son prestige tient autant à la nature de ces contributions, souvent pionnières pour la discipline, qu’à la liste de ses précédents lauréats, qui compte plusieurs prix Nobel et figures majeures du domaine. Pour le Dr Irène Buvat, il salue plus de trente ans de recherche consacrés à une question centrale : comment transformer les images de médecine nucléaire en données fiables pour mieux caractériser les tumeurs et évaluer leur évolution. Physicienne de formation, le Dr Irène Buvat travaille à l’interface de la physique, de l’imagerie médicale, de l’informatique et de l’oncologie. Ses recherches portent notamment sur l’imagerie TEP/TDM, qui permet de cartographier l’activité métabolique des tissus et certaines caractéristiques moléculaires des tumeurs. L’enjeu de ses travaux est de fiabiliser l’interprétation quantitative des images : mieux comprendre les biais affectant les mesures, les corriger pour extraire des images des informations précises pour caractériser les tumeurs, analyser leur hétérogénéité et suivre leur évolution. Ses travaux ont notamment donné lieu à des méthodes, logiciels et biomarqueurs largement adoptés par les mondes académique et industriel. Depuis janvier 2026, le Dr Irène Buvat dirige la nouvelle unité Imagerie, radiothérapie innovante et médecine des systèmes (IRIS), qui réunit quatre équipes de recherche autour d’une ambition commune : mieux comprendre et mieux traiter le cancer, à l’échelle de l’organisme entier, en mobilisant l’imagerie (in vivo et ex vivo), des modèles pré-cliniques et des approches de radiothérapie. -> Contact : irene.buvat@curie.fr
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June 13, 9:34 AM
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Les mascottes des trois pays hôtes du Mondial de football 2026 mettent la faune à l’honneur avec un élan pour le Canada, un pygargue à tête blanche pour les États-Unis et un jaguar pour le Mexique. Les lions de l’Atlas de l’équipe du Maroc, le kangourou pour l’Australie ou encore le corbeau Yatagarasu pour le Japon : de nombreuses équipes qualifiées pour la Coupe du monde 2026 arborent un animal comme emblème. À cela s’ajoutent les mascottes des trois pays hôtes de ce Mondial, qui mettent la faune à l’honneur avec un élan pour le Canada, un pygargue à tête blanche pour les États-Unis et un jaguar pour le Mexique. Cette forte présence animale contraste avec l’engagement quasi inexistant du monde du football en faveur de la préservation de la biodiversité. Ce paradoxe amène certains spécialistes de la faune à s’interroger : ces symboles animaliers pourraient-ils être utilisés comme un levier de sensibilisation du public et participer, à terme, à la protection d’espèces menacées ? C’est notamment l’objet de recherche de l’écologue Ugo Arbieu (Laboratoire Ecologie Société Evolution - ESE CNRS/UPSaclay/AgroParisTech, Gif-sur-Yvette), aussi fondateur de The Wild League, un projet international visant à promouvoir l’intégration de ces enjeux écologiques chez les organisations sportives professionnelles. Lire la suite de l’article -> Contact : ugo.arbieu@universite-paris-saclay.fr
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June 11, 9:07 AM
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Le prochain webinaire organisé par l'IHU SEPSIS aura lieu jeudi 25 juin 2026 à 13h00. Michael Bauer (Jena University Hospital, Germany) présentera 'Biomarkers for sepsis: what's next?'. L'inscription se fait directement sur la page de l'événement
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