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February 15, 4:39 PM
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Aujourd’hui, un FOCUS PLATEFORME en lien avec le SESAME 2025, dont les résultats globaux pour Paris-Saclay vous ont été présentées le 1er décembre dernier. La biologie est au centre de nombreux défis de nos sociétés (adaptation au changement climatique, émergence de maladies infectieuses, utilisation du carbone renouvelable, biotechnologies pour la production, la dépollution et le recyclage …). Au-delà des progrès spectaculaires au niveau moléculaire (ADN), la mise à l'échelle, le comportement émergent à l'échelle de la colonie, le développement et comportement des plantes, leurs interactions avec la microbiologie reposent sur la capacité d'observer, quantifier et modéliser ces structures biologiques à différentes échelles, sans artefact et sans déshydratation. Le projet BIO-ESEM, lauréat de l’appel SESAME 2025, permettra de relever les défis liés à ces comportements émergents. Porté par trois laboratoires de l'Université Paris-Saclay fortement impliqués à la fois en sciences de l’ingénieur et en sciences de la vie (Laboratoire Génie des procédés et Matériaux (LGPM), CentraleSupélec, SayFood, AgroParisTech et Institut des Sciences des Plantes Paris-Saclay (IPS2)), ce projet permettra l'acquisition d’un microscope électronique à balayage environnemental équipé d’un canon à émission de champ (FEG-ESEM). Le potentiel exceptionnel de ce microscope dans son utilisation en biologie réside dans le cumul de trois caractéristiques : i) l'observation de structures biologiques à forte résolution sans dégradation, sans préparation et sans déshydratation ; ii) l'observation du changement de structures dû à des itinéraires température/humidité relative choisis, y compris en cycles pour observer les irréversibilités ; et iii) l’extraction de données objectives pour la modélisation (mesures et évolution temporelle des dimensions et de la morphologie ; prédiction des propriétés macroscopiques par changement d’échelle). Ce FEG-ESEM sera l'unique en Île-de-France entièrement dédié à l'observation du vivant. Cet instrument pourra être sollicité autant pour des projets de médecine humaine, médecine vétérinaire, et sciences de l’environnement, participant ainsi à la dynamique Planetary Health portée par l’Université Paris-Saclay. Il sera un équipement de référence pour élargir les thématiques des trois laboratoires porteurs et démarrer de nouveaux projets en partenariat académique ou privé : n’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus ! -> Contact : Patrick Perré (patrick.perre@centralesupelec.fr); Nathalie Ruscassier (nathalie.ruscassier@centralesupelec.fr); Giana Almeida (giana.almeida@agroparistech.fr); Adnane Boualem (adnane.boualem@inrae.fr)
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Today, 6:47 AM
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The International Symposium on Sjögren's Disease, held every two years, is gearing up for its 17th edition being hosted in the beautiful Paris, France. We warmly invite you to save the date for this prestigious event, which brings together researchers, physicians, patients and experts from around the world to discuss the latest advancements in Sjögren's disease. It is a unique opportunity to exchange knowledge, discover groundbreaking innovations, and connect with leading specialists in the field. Stay tuned for updates and the release of the upcoming program. We eagerly anticipate having you join us to share in this enriching experience of learning and collaboration. See you soon at the International Sjögren’s Disease Symposium Paris 2026! Prof Xavier Mariette Université Paris-Saclay For the Organization committee 2026
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Today, 6:27 AM
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Dans une étude internationale publiée dans Clinical Cancer Research, les scientifiques des nouvelles unités UMR-S 1360 et 1361 (Inserm/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif), sous la direction de Dr Birgit Geoerger et Dr Sergey Nikolaev, ont évalué une nouvelle combinaison thérapeutique pour les enfants et jeunes adultes atteints de cancers en rechute ou réfractaires. Dans le cadre du bras D de l'essai de plateforme AcSé-ESMART, l'équipe a évalué l'association de l'olaparib (un inhibiteur de PARP) et de l'irinotecan. L'étude a permis de définir la dose recommandée pour la phase II et de confirmer un profil de tolérance gérable, tout en démontrant que les variants génétiques de UGT1A1 sont des facteurs déterminant les toxicités sévères. Bien que les taux de réponse globale soient restés modestes, des réponses exceptionnellement durables ont été observées dans plusieurs tumeurs agressives, notamment chez des patients porteurs de neuroblastome et de sarcome d'Ewing. L'apport scientifique majeur de ce travail réside dans l'identification de l'aneuploïdie comme biomarqueur de réponse. Contrairement aux mutations génétiques simples, un score d'aneuploïdie élevé et le doublement du génome entier se sont révélés être des prédicteurs puissants de la sensibilité au traitement. Cette découverte suggère que l'instabilité génomique globale crée une vulnérabilité que la combinaison olaparib-irinotecan peut exploiter pour induire une « catastrophe mitotique ». Ces résultats ouvrent la voie à une stratification moléculaire plus précise, dépassant les biomarqueurs classiques pour mieux personnaliser les soins en oncologie pédiatrique. Légende Figure : Comparaison des mesures d'instabilité génomique entre les répondeurs et les non-répondeurs au traitement. A. Doublement du génome entier (WGD). B. Scores d'aneuploïdie. -> Contact : birgit.geoerger@gustaveroussy.fr / sergey.nikolaev@gustaveroussy.fr
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Today, 5:49 AM
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Dans une étude publiée dans le journal Genome Biology, les scientifiques l’unité Génomique Info – URGI (INRAE/UPSaclay, Versailles) se sont intéressés au rôle des éléments transposables (ETs) dans l’adaptation des organismes à leur environnement. Les ETs, qui peuvent s’insérer indépendamment dans les génomes d’individus d’une même espèce, constituent une source importante de variabilité génétique sur laquelle la sélection naturelle peut agir. Face à la disponibilité grandissante des génomes assemblés de novo et aux limites liées à l’utilisation d’un génome de référence unique, les chercheurs ont développé un nouvel outil pangénomique nommé panREPET. Ce pipeline permet d’identifier les insertions d’ETs partagées entre différents individus sans dépendre d’un génome de référence. Il fournit en outre la séquence précise et les coordonnées génomiques de chaque copie d’ET dans chaque génome analysé. Les performances de panREPET ont été démontrées à travers l’analyse comparative de 42 génomes de Brachypodium distachyon, mettant en évidence ses avantages par rapport aux outils existants. Cette approche a permis de dater deux vagues majeures d’activité de transposition des ETs, survenues il y a environ 22 000 ans lors du Dernier Maximum Glaciaire et il y a 10 000 ans, au début de l’Holocène, période correspondant à la déglaciation de l’Europe. Par ailleurs, les chercheurs ont identifié plusieurs familles d’ETs dont l’activité récente est corrélée aux conditions climatiques. Ces résultats suggèrent un lien étroit entre stress environnemental, changements climatiques majeurs et activation des éléments transposables. Légende Figure : a) Boxplots showing the age distribution of TE insertions grouped by the number of accessions sharing them. Age is estimated from the maximum pairwise whole-genome SNP distance between accessions in a given TE clique. Red dashed lines mark the regions where the violin plots are widest, corresponding to peaks in TE insertion density. The widest sections of the violin plots are zoomed in b). b) Boxplots showing the age distribution of TE insertions according to the genetic clusters to which the accessions sharing each insertion belong. This panel corresponds to a) split into four TE insertion categories: (i) ancient but not conserved insertions; (ii) ancient and conserved insertions; (iii) recent insertions; and (iv) insertions that arose after cluster divergence. c) Clustermap showing TE family abundance according to TE insertion categories. Euclidean distance with Ward’s algorithm was used for clustering. Only families with more than 20 copies were retained for readability. -> Contact : johann.confais@inrae.fr
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Today, 5:17 AM
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Dans une étude publiée dans Annals of Oncology, des scientifiques de l’IHU PRISM (Gustave Roussy/CentraleSupélec/Inserm/UPSaclay/Unicancer, Villejuif) et du réseau Unicancer ont évalué le potentiel du suivi de l’ADN tumoral circulant pour prédire l’efficacité des traitements chez des patientes atteintes d’un cancer du sein avancé RH positif et HER2 négatif. Chez ces patientes, l’association d’une hormonothérapie et d’inhibiteurs de CDK4/6 constitue le traitement de référence. Cependant, une résistance à ces thérapies apparaît fréquemment, sans qu’il soit actuellement possible d’identifier précocement les patientes qui en tireront un bénéfice durable de celles chez qui la maladie progressera rapidement. Pour répondre à cette problématique, les chercheurs ont analysé les données de 369 patientes incluses dans l’essai clinique PADA-1. Des prélèvements sanguins ont été réalisés avant le début du traitement, puis à la fin du premier cycle (environ 28 jours), afin de mesurer le niveau et l’évolution de l’ADN tumoral circulant (des fragments d’ADN libérés par les cellules tumorales dans le sang) à partir du séquençage de 497 gènes. Les résultats montrent que le niveau initial d’ADN tumoral circulant, ainsi que son évolution très précoce après l’initiation du traitement, sont fortement associés à deux indicateurs clés : la survie sans progression et la survie globale des patientes. Les auteurs démontrent également qu’un modèle de risque intégrant ces mesures d’ADN tumoral circulant améliore la prédiction de l’évolution clinique par rapport aux critères radiologiques classiques (RECIST). Ce travail met en évidence le potentiel de l’ADN tumoral circulant comme outil de suivi précoce non invasif, capable d’identifier rapidement les patientes moins susceptibles de répondre au traitement, ouvrant la voie à une adaptation plus rapide et personnalisée des stratégies thérapeutiques. -> Contact : elsa.bernard@gustaveroussy.fr
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Today, 5:02 AM
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Today, 4:56 AM
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Portrait Jeune Chercheur – William Bouard, Maître de conférences en physiologie végétale
En septembre 2025, William Bouard intègre l’équipe CCARS (Climate Change And Redox Signaling) de l’Institut des Sciences des Plantes Paris-Saclay - IPS2 (CNRS/INRAE/UEVE/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) en tant que maître de conférences en physiologie végétale à l’Université Paris-Saclay. Il débute son parcours à l’Université Paris-Saclay, où il obtient une licence en biologie (2009) puis le master professionnel Innovation en Qualité et Productions Végétales (2011). Cette formation l’oriente naturellement vers l’industrie et les recherches appliquées qu’il explore lors un stage de fin d’études à l’interface entre R&D et marketing chez Syngenta Seeds, consacré à l’évaluation du potentiel agronomique de nouvelles variétés maraichères. En 2012, William s’installe au Canada et intègre l’entreprise agronomique Synagri, où il développe une expertise en accompagnement technique des producteurs, en gestion de la fertilisation et en agriculture de précision. Cette expérience lui permet de consolider sa compréhension des enjeux agronomiques et des réalités du terrain. Souhaitant se rapprocher de la recherche fondamentale en milieu académique et de la biologie moléculaire, il débute en 2018 une thèse de doctorat en biochimie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), sous la direction du Pr Mario Houde. Ses travaux portent sur la caractérisation fonctionnelle de facteurs de transcription à doigt de zinc (TaZFPs) impliqués dans la tolérance à la sécheresse et au stress oxydatif du blé. Il y met en œuvre des approches innovantes, notamment un système d’expression virale adapté au blé hexaploïde, combiné à des analyses transcriptomiques, biochimiques et physiologiques. Il poursuit ensuite ses recherches en tant que chercheur postdoctoral à l’UQAM, co-dirigé par les professeurs Mario Houde et François Ouellet, en s’intéressant notamment à la régulation des TaZFPs et au rôle des peroxyrédoxines à 2-Cys dans la tolérance aux stress abiotiques chez Arabidopsis thaliana et le blé. Il développe également des collaborations avec des biologistes structuralistes autour de l’étude d’interactions protéine-protéine impliquées dans la réponse aux fortes chaleurs d’Arabidopsis. En parallèle, William acquiert une solide expérience en enseignement à l’UQAM, notamment à travers l’encadrement de nombreux travaux pratiques en biologie moléculaire, biochimie et physiologie végétale. Aujourd’hui, au sein de l’équipe CCARS, ses recherches portent sur les régulations redox des réponses aux stress dépendantes de phytohormones importantes. Il effectue une grande partie de son service d’enseignement au sein des formations qu’il a lui-même suivies en tant qu’étudiant, avec la volonté de transmettre à son alma mater une expertise nourrie par un parcours académique et professionnel international, au bénéfice de la recherche et de la formation des étudiants. « La science repose sur le dialogue et la confrontation des points de vue, plutôt que sur des approches unilatérales » -> Contact : william.bouard@universite-paris-saclay.fr
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February 10, 9:32 AM
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Dans une étude publiée dans Molecular Systems Biology, l’équipe de Biologie des Systèmes Bactériens et Antibiorésistance , dirigée par Meriem El Karoui au sein du LBPA-Laboratoire de Biologie et Pharmacologie Appliquée (ENS Paris-Saclay/CNRS/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), en collaboration avec des chercheurs de l’Université d’Édimbourg, a mis en lumière un phénomène surprenant. La combinaison de deux antibiotiques peut parfois être moins efficace que l’utilisation d’une seule molécule : on parle d’un effet « antagoniste ». Des études précédentes suggéraient que la combinaison d’un antibiotique inhibant la synthèse protéique (tétracycline) et d’un antibiotique induisant des endommagements du chromosome (ciprofloxacine) augmente la croissance des bactéries par rapport à l’usage de ciprofloxacine seule. En utilisant une approche interdisciplinaire combinant bactériologie, microscopie quantitative, microfluidique et analyse d’images par apprentissage profond, l’équipe a montré que les bactéries ne croissent pas plus vite sous cette combinaison, mais que leur mortalité est fortement réduite. Les chercheurs ont observé que ce phénomène est particulièrement accentué dans un milieu riche (favorisant une division rapide des bactéries) ; il est dû à une sous-population de cellules qui parvient à mieux résister au stress induit par la ciprofloxacine. Ces cellules induisent faiblement la “réponse SOS” et survivent lorsque la synthèse protéique est ralentie par la tétracycline. En d’autres termes, la tétracycline protège les bactéries en limitant la mort cellulaire. Cette étude ouvre la voie à une meilleure compréhension des interactions entre antibiotiques, et pourrait inspirer de nouvelles stratégies pour combattre les infections bactériennes de manière plus ciblée et efficace. Légende Figure : L’exposition combinée à la ciprofloxacine et à la tétracycline améliore la survie des cellules individuelles par rapport à la ciprofloxacine seule. Cette suppression de la mort dépend du taux de croissance. La sous-population à faible réponse SOS est plus abondante dans des conditions riches en nutriments et présente une survie accrue sous antibiothérapie combinée. -> Contact : meriem.el_karoui@ens-paris-saclay.fr
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February 11, 4:14 AM
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Le syndrome de Noonan est une RASopathie à transmission autosomique dominante, principalement causée par des variants à gain de fonction activant les voies de signalisation RAS/MAPK. L’hypertension pulmonaire est une manifestation rare mais potentiellement sévère de la maladie, dont les caractéristiques restent mal connues. Une étude dirigée par le Pr David Montani, de l’UMR-S 999 « Hypertension pulmonaire : physiopathologie et innovation thérapeutique » (INSERM/UPSaclay et service de pneumologie, AP-HP Bicêtre), s’est intéressée aux caractéristiques clinicobiologiques de ces patients. Publiée dans European Respiratory Journal, l’étude a identifié, dans le Registre français de l’hypertension pulmonaire, sept cas d’hypertension pulmonaire précapillaire. L’âge médian était de 9 ans ; cinq patients présentaient un variant de PTPN11 et un un variant de SOS1. Tous avaient une cardiopathie congénitale associée, à type de communication interatriale et/ou de sténose valvulaire pulmonaire, dilatée en période néonatale. Une patiente a bénéficié d’une transplantation, et l’analyse du remodelage vasculaire pulmonaire retrouvait des caractéristiques typiques de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), avec des lésions plexiformes et un remodelage des petites artères pulmonaires, associés à une atteinte lymphatique majeure. Par ailleurs, une revue de la littérature a été réalisée et a permis d’identifier 12 cas supplémentaires, dont 7 avec une hypertension pulmonaire précapillaire, 4 avec une hypertension pulmonaire postcapillaire secondaire à des cardiomyopathies, et 1 sans cathétérisme cardiaque. L’étude conclut que les patients atteints du syndrome de Noonan peuvent développer une hypertension pulmonaire, pré- ou postcapillaire, plus ou moins associée à des cardiopathies congénitales. Cette complication doit être connue des spécialistes assurant le suivi de ces patients afin d’en améliorer le dépistage et la prise en charge. Légende Figure : Design de l’étude, associant une étude du registre Français de l’hypertension pulmonaire, une revue de la littérature, une analyse scannographique centralisée et une relecture de l’histologie. -> Contact : david.montani@aphp.fr / julien.grynblat@universite-paris-saclay.fr
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February 11, 4:35 AM
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Dans une étude publiée dans Carbohydrate Polymers, les chercheurs du laboratoire du LAMBE (Laboratoire Analyse, Modélisation, Matériaux pour la Biologie et l'Environnement, UMR 8587 UE-PSaclay/CNRS/Cergy Paris Université, Evry‑Courcouronnes), en collaboration avec leurs partenaires de l’ICMMO (CNRS/UPSaclay, Orsay) et du CERMAV (Grenoble), présentent une méthodologie de rupture reposant sur l’utilisation de nanopores protéiques pour analyser les glycosaminoglycanes (GAGs) à l’échelle de la molécule unique, avec une résolution sans précédent. Ces travaux s’inscrivent dans le défi majeur que constitue l’absence actuelle de méthodes de séquençage des polysaccharides, contrairement à celles largement établies pour l’ADN et les protéines. Les GAGs, tels que l’héparane sulfate, l’héparine ou les chondroïtine sulfate, sont des polysaccharides extrêmement complexes. Leur activité biologique dépend de paramètres fins (position des groupements sulfate, stéréochimie des sucres ou motifs structuraux rares) qui restent difficiles à caractériser avec les méthodes analytiques conventionnelles. Cette étude démontre que la technologie des nanopores peut être exploitée pour analyser avec une précision inédite la séquence d’oligosaccharides dérivés du GAG héparine, un polysaccharide largement utilisé comme anticoagulant et impliqué dans de nombreux processus biologiques. Pour cela, les chercheurs ont combiné la synthèse chimique d’oligosaccharides d’héparine parfaitement définis avec l’utilisation d’un nanopore protéique, l’aérolysine. Le passage d’une seule molécule à travers le nanopore induit de légères variations du courant ionique, qui constituent une véritable « signature » structurale du composé analysé et peuvent être directement reliées à des déterminants structuraux précis. Cette approche permet notamment de distinguer des oligosaccharides ayant la même composition chimique mais différant par la position d’un groupement sulfate ou par l’épimérisation d’un seul sucre. Elle ouvre ainsi la voie au développement de méthodes de séquençage des polysaccharides, analogues à celles existant pour l’ADN, avec des retombées potentielles majeures en biologie et en diagnostic, notamment pour la détection ultra-sensible de biomarqueurs. -> Contact : regis.daniel@univ-evry.fr
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February 12, 6:03 AM
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Dans le nouveau journal de Nature en open access, Science of Plants, les scientifiques du laboratoire Idest (UPSaclay, Sceaux) et d’AgroParistech (Palaiseau) ont étudié la réglementation afin de créer des plantes adaptées au changement climatique avec la transgénèse et l’édition du génome avec CRISPR dans 196 pays des Nations Unies. Huit statuts pour l'édition sont identifiés : « autorisée pour tout usage » (24 pays, l'Argentine étant le premier pays en 2015), « autorisée à l'importation » (Ghana), « réglementation en cours de discussion » (37 dont l’UE), « non autorisée » (Géorgie, Madagascar, Pérou), « réglementée comme la transgénèse » (Moldavie, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Irlande du Nord, Écosse, Afrique du Sud, Pays de Galles), « aucune législation » (114) et « aucune donnée disponible » (10). Les pays qui ont autorisé les plantes transgéniques sont 22,6% plus susceptibles d'autoriser les plantes éditées que ceux qui ne l'ont pas fait. Dans l'Union européenne (UE) qui est en cours de statuer, seuls six pays (Belgique, Danemark, Espagne, Italie, République tchèque et Suède) conduisent tout de même des essais en plein champ depuis 2021 sur la résistance au stress biotique (ravageurs et maladies), la qualité nutritionnelle, la tolérance à la sécheresse et la structure des plantes (maïs, orge, peuplier, pomme de terre, riz, soja, tomate, vigne). Légende Figure : Cartes de la réglementation des plantes éditées avec CRISPR dans les 196 pays du monde. A) Réglementation des plantes éditées dans le monde. B) Réglementation des plantes éditées dans l’UE. -> Contact : agnes.ricroch@universite-paris-saclay.fr
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February 10, 9:01 AM
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Portrait Jeune Chercheur – Adrian Gonzalo, chercheur en génétique des plantes
Adrian Gonzalo est chercheur INRAE en biologie des chromosomes et génétique des plantes à l’Institut Jean-Pierre Bourgin - Sciences du Végétal - IJPB (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Versailles). Ses travaux portent sur les mécanismes qui régulent la recombinaison méiotique et la stabilité des génomes chez les plantes, en particulier dans les contextes polyploïdes. Il a réalisé sa thèse de doctorat à l’IJPB (Université Paris-Saclay), où il a étudié la recombinaison chez le colza (Brassica napus). Ses recherches doctorales ont porté sur les mécanismes moléculaires régulant la recombinaison chez les polyploïdes (organismes possédant plusieurs jeux de chromosomes), en utilisant cette plante cultivée comme modèle. Il a ensuite effectué des travaux postdoctoraux au John Innes Centre (Royaume-Uni) puis à l’ETH Zurich (Suisse), centrés sur l’évolution et la manipulation de la méiose dans des génomes polyploïdes. Ces recherches ont combiné l’analyse de populations naturelles d’Arabidopsis arenosa et le développement d’approches de réingénierie de la recombinaison, afin de concevoir des stratégies pour générer de nouvelles variétés de plantes cultivées. Au sein de son laboratoire actuel à l’IJPB (INRAE, Versailles), Adrian Gonzalo développe un programme de recherche consacré à l’étude des aneuploïdies et de la stabilité chromosomique chez les plantes. L'aneuploïdie est une anomalie du nombre de chromosomes, caractérisée par la perte ou le gain d'un ou plusieurs chromosomes spécifiques (ou d'une partie de ceux-ci), ce qui déséquilibre le génome. Il s’intéresse à la fois aux causes cellulaires et génétiques de ces déséquilibres, à leurs conséquences sur la recombinaison, et aux mécanismes permettant leur tolérance ou leur limitation au cours de l’évolution. Il aborde ces questions en combinant des approches de génétique et génomique, de cytologie, de microscopie et d’imagerie avancée. « Treasure your exceptions » - William Bateson -> Contact: adrian.gonzalo@inrae.fr
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February 15, 3:59 PM
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À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, rencontre avec la Pr Véronique Minard-Colin, pédiatre onco-hématologue, chercheuse en immunothérapie et cheffe du comité de pédiatrie à Gustave Roussy. Comment est née votre vocation scientifique ? J’ai été confrontée au cancer dès l’enfance, puisque j’accompagnais mon père, lui-même médecin, lors de ses visites le week-end auprès de mineurs d’ardoise à Trélazé, souvent atteints de maladies graves dont le cancer. J’ai également toujours beaucoup aimé les enfants et les adolescents, et c’est de cette synthèse, je pense, qu’est née ma vocation. Je me revois encore, dans la cour de récréation, du haut de mes 7 ou 8 ans, expliquer que je voulais faire de la cancérologie pédiatrique. C’est dans cette perspective que j’ai débuté mes études de médecine, à Angers, en ne rêvant que d’une seule chose : rejoindre Gustave Roussy. La cancérologie pédiatrique est l’une des disciplines médicales les plus difficiles, rien de plus insupportable que de voir un enfant malade du cancer. Mais c’est aussi l’une des plus gratifiantes. J’ai énormément de respect et d’admiration pour les enfants ainsi que pour leurs familles. Lire la suite du portrait sur le site Gustave Roussy -> Contact : veronique.minard@gustaveroussy.fr
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Today, 6:56 AM
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Swiss Bridge is a private foundation with the purpose of seeking support for cancer research. Since 2000, the Swiss Bridge Award has been granted to support high-quality cancer research projects in Europe. This year, young investigators with projects focusing on tumor heterogeneity are eligible for application. Investigators from academic and cancer research institutions in Europe are invited to submit a note of intent by e-mail for a new cancer research project on or before 30 April 2026. The proposals will be evaluated by an international scientific jury. Six to eight investigators will be shortlisted and invited to submit a detailed research application by mid-June 2026. Upon peer review and recommendation from the scientific jury, the top-ranked Swiss project and the top-ranked project from another European country will receive funding amounting to a total support of 500 000 Swiss francs. More information
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Today, 6:34 AM
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La radiothérapie interne vectorisée constitue une stratégie thérapeutique innovante destinée au traitement de certains cancers. Elle repose sur l’accumulation sélective de molécules radioactives dans les tumeurs, mais leur distribution reste souvent limitée par les barrières biologiques. Dans une étude publiée dans Biomedicine & Pharmacotherapy, des chercheurs du laboratoire Biomaps (UPSaclay/Inserm/CEA/CNRS, Orsay) ont développé une approche utilisant les ultrasons thérapeutiques associés à des microbulles pour améliorer la délivrance de radiopharmaceutiques ciblant PSMA, une cible clé du cancer de la prostate. Il a été démontré que, grâce à l’imagerie TEP utilisant le radiotraceur [18F]F-PSMA-1007, l’application contrôlée d’ultrasons permet d’augmenter temporairement la perméabilité des vaisseaux tumoraux, favorisant ainsi l’accumulation du radiopharmaceutique dans la tumeur. Cette amélioration a été confirmée par des analyses d’imagerie de fluorescence montrant une augmentation de l’extravasation de molécules dans le tissu tumoral. L’étude souligne également l’importance d’optimiser précisément les paramètres ultrasonores afin de maximiser la délivrance tout en évitant les effets indésirables. Ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles stratégies combinant ultrasons et radiopharmaceutiques pour améliorer l’efficacité des traitements ciblés, notamment dans le cadre de la radiothérapie interne vectorisée, avec un potentiel important pour des applications translationnelles en oncologie. -> Contact : anthony.novell@universite-paris-saclay.fr / charles.truillet@cea.fr
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Today, 5:57 AM
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Dans une étude publiée dans Plant Physiology and Biochemistry, Julia Zinsmeister et Loïc Rajjou, chercheurs à l’Institut Jean-Pierre Bourgin - Sciences du Végétal - IJPB (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Versailles), ont découvert des mécanismes moléculaires essentiels à la longévité des semences de riz. Face au réchauffement climatique, comprendre comment les semences de riz résistent au vieillissement lors de leur stockage est crucial. L'équipe de l'IJPB a soumis des grains secs à des températures croissantes (25°C, 40°C et 45°C) pour simuler un vieillissement accéléré. En combinant analyses physiologiques, transcriptomique (expression des gènes), protéomique (protéines) et métabolomique (métabolites), ils ont observé la dégradation progressive des composants cellulaires. Les résultats montrent que la perte de longévité résulte de l'altération ciblée de quelques acteurs clés, et non d'un bouleversement massif de l'activité des gènes. Ils ont mis en évidence le rôle central des mitochondries, et plus particulièrement d'une voie métabolique appelée le shunt GABA (acide gamma-aminobutyrique). Cette voie, essentielle à la gestion du stress et à la production d'énergie chez les plantes, est fortement perturbée dans les semences qui vieillissent et perdent leur capacité à germer. Ces travaux fondamentaux ouvrent des perspectives concrètes pour la sélection variétale. En identifiant des gènes candidats précis, ils offrent de nouvelles cibles pour améliorer la résistance des semences de riz au stockage, un enjeu agronomique majeur pour la sécurité alimentaire mondiale. -> Contact : loic.rajjou@agroparistech.fr
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Today, 5:30 AM
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Dans une étude publiée dans Analytica Chimica Acta, les scientifiques de l’équipe Microscale Analytical Science for Therapy and Diagnostics de l’Institut Galien Paris Saclay – IGPS (UMR 8612 CNRS/UPSaclay, Orsay) ont développé une approche innovante basée sur la combinaison de deux modes de préconcentration électrocinétique et d’une recirculation des nanoparticules magnétiques dans le dispositif miniaturisé. Ceci a permis d’obtenir un facteur d’enrichissement de 150 et la réalisation d’une caractérisation fine de nanoparticules magnétiques. Différentes populations de nanoparticules cœur-coquille fonctionnalisées par la sulfobétaïne, de tailles (40 et 125 nm) et de formes (sphériques et non sphériques) variées, ont ainsi été analysées. Le signal obtenu constitue une véritable empreinte de ces nanoparticules magnétiques. Ceci ouvre la voie à leur caractérisation directe en milieu de suspension lors de synthèses multi-étapes fournissant ainsi des indications précieuses pour l’optimisation des procédés de synthèse. Elle permet également de réaliser une caractérisation des nanoparticules magnétiques à très faible concentration ce qui est crucial pour les applications en ingénierie cellulaire afin de limiter la cytotoxicité, liée notamment à l’agrégation des nanoparticules lorsqu’elles sont à forte concentration. -> Contact : thanh-duc.mai@universite-paris-saclay.fr / claire.smadja@universite-paris-saclay.fr
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Today, 5:04 AM
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Sébastien Hascoët et Clément Batteux, interviewés par M6 à l‘occasion de la journée internationale de sensibilisation aux cardiopathies congénitales
La journée internationale de sensibilisation aux cardiopathies congénitales a lieu chaque année le 14 février. Touchant 1 nouveau-né sur 100, ces malformations cardiaques à la gravité variable nécessitent parfois des interventions chirurgicales exceptionnelles. A cette occasion, M6 s’est rendu à l'Hôpital Marie-Lannelongue pour y rencontrer l’équipe du Professeur Sébastien Hascoët, Chef de service de cardiologie, et du Docteur Clément Batteux, cardiopédiatre interventionnel, et réaliser un reportage sur une opération menée sur un bébé de trois semaines qui souffre d’une tétralogie de Fallot. Voir la vidéo de l'émission -> Contact : s.hascoet@ghpsj.fr / batteuxcl3ment@gmail.com
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Today, 5:00 AM
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Initialement espérée pour la fin de l'année 2025, l'ouverture du nouvel hôpital Marie-Lannelongue est désormais fixée à mai 2026. Ce déménagement vers un site ultra-moderne marque le renouveau de ce pôle d'excellence en chirurgie cardio-thoracique. Lire la suite de l’article dans Le Parisien
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February 10, 9:14 AM
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La rectocolite hémorragique (RCH) est une affection chronique pour laquelle les traitements anti-inflammatoires ont atteint leurs limites. Le taux de rémission reste faible et les rechutes fréquentes. Il y a quelques années des chercheurs de l’Institut Micalis (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Jouy-en-Josas) ont proposé un modèle de l'écosystème intestinal pouvant expliquer les difficultés rencontrées dans les traitements. Ce modèle intègre la notion de "états stables alternatifs" du microbiote et de l'hôte. Les propriétés dynamiques de ces états alternatifs, qui peuvent exister sous les mêmes conditions, font que le patient aura une forte tendance à garder un microbiote sous-optimal, propice à la maladie, même si sa condition clinique s'améliore par une baisse de l'inflammation. Par conséquent une rechute est très probable. Le modèle prédit en outre qu'il serait très difficile d'annuler l'inflammation de façon systématique par le transfert de microbiote fécal (FMT), une approche encore expérimentale, sans utilisation d'un microbiote donneur atypique, "plus sain que sain". Dans une nouvelle étude publiée dans Gut Microbes les chercheurs confirment cette prédiction dans un modèle préclinique, où des microbiotes donneurs qui surcompensent la différence entre microbiotes sains et les microbiotes fortement perturbés des receveurs du FMT étaient efficaces à 100% dans le rétablissement d'un microbiote sain, dans certains cas accompagné par une suppression de l'inflammation. Ces résultats permettront la rationalisation des efforts d'amélioration de FMT humain, et soutiennent surtout le modèle général qui prédit qu'une "symbio-thérapie", agissant sur le microbiote et l'inflammation à la fois, serait plus efficace et demanderait un effort moindre sur chacun des deux paramètres. Légende Figure : Modèle conceptuel de l'écosystème intestinal. Les lignes pleines représentent les états alternatifs du microbiote (bleu) et de l'inflammation (orange) (attracteurs), les lignes pointillées représentent des plis de transition (déflecteurs). Dans le cas de la RCH, le rétablissement systématique d'un écosystème sain par la suppression de l'inflammation est impossible, car le point de basculement (virtuel) I se situe à une valeur d'inflammation négative. Le rétablissement systématique par FMT nécessiterait un microbiote donneur « plus sain que sain » pour contourner le point de basculement II. Le modèle prédit que la symbio-thérapie, action concertée sur les deux paramètres, nécessiterait moins d'effort sur chacun d'eux pour franchir les plis de transition. -> Contact : maarten.van-de-guchte@inrae.fr / joel.dore@inrae.fr
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February 11, 4:08 AM
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Dans les environnements hétérogènes et fluctuants où poussent les plantes, ces dernières doivent acquérir efficacement les nutriments essentiels à leur croissance et à leur développement. Les endosymbioses racinaires, et notamment la nodulation fixatrice d’azote et l’endomycorhization à arbuscules, permettent aux plantes de s’adapter aux carences en nutriments minéraux des sols, tels que l’azote et le phosphore. Dans une revue publiée dans Trends in Plant Sciences par l'équipe SILEG de Florian Frugier, au sein de l’Institut des Sciences des Plantes Paris-Saclay - IPS2 (CNRS/INRAE/UEVE/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), les chercheurs ont synthétisé les connaissances actuelles sur les peptides de signalisation sécrétés qui ont été récemment identifiés comme des régulateurs clés de ces deux endosymbioses apparentées sur le plan évolutif. Il s’agit notamment des « C-terminally Encoded Peptides » (CEP) et des peptides « CLAVATA3/EMBRYO SURROUNDING REGION-RELATED (CLE) ». En mettant en perspective les relations complexes entre ces peptides de signalisation et la dynamique des nutriments, cette revue souligne leur potentiel en tant que cibles pour mieux coordonner et prioriser la nutrition des plantes dans des environnements limitants. Légende Figure : Régulation des endosymbioses par les peptides de signalisation CEP et CLE chez Medicago truncatula. À gauche (fond vert), régulation de la nodulation fixatrice d’azote par des peptides de signalisation chez Medicago truncatula. À droite (fond orange), régulation de la mycorhization par des peptides de signalisation chez M. truncatula. -> Contact : florian.frugier@cnrs.fr
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February 11, 4:22 AM
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Dans une étude publiée dans Nature Communications, les scientifiques du laboratoire Structure et Activité des Biomolécules Normales et Pathologiques - SABNP (UMR-S 1204 INSERM/Univ Evry-Paris-Saclay, Evry) et du Synchrotron Soleil ont déchiffré le mécanisme d’agrégation de la protéine TDP-43 qui est directement associé à la maladie de Charcot. Ce travail a permis de proposer un modèle de formation des assemblages supramoléculaires de TDP-43. Un modèle de dimère de TDP-43 en complexe avec l’ARN a été obtenu où les domaines NTD (domaine N-terminal) de deux protéines adjacentes sont séparés le long de l’ARN grâce à la coopérativité de liaison à l’ARN qui prévient les interactions intermoléculaires NTD/NTD favorisant ainsi la solubilité de TDP-43 (1). En revanche, ces interactions NTD/NTD entre des unités TDP-43 situées loin sur l’ARN sont facilitées et assurent la compaction des long introns (2). Dans ce modèle, l’absence de coopérativité de la liaison à l’ARNm favorise les interactions NTD/NTD entre des unités de TDP-43 adjacentes et donc l’agrégation. De plus, suite à un stress oxydatif, les interactions NTD/NTD favorisent l’agrégation impliquant les domaines RRM et orchestrée par l’acétylation de deux lysines (3). Ce travail a donc permis de comprendre le mécanisme d’assemblage coopératif de TDP-43 à l’état normal, qui permet de compacter les longs introns, et d’identifier le rôle critique du domaine NTD dans l’agrégation de TDP-43. L’utilisation d’oligonucléotides modifiés riche en GU ou ciblage d’acétylation des lysines apparaissent ainsi comme deux pistes thérapeutiques potentielles. Lire également l'actualité scientifique du CNRS -> Contact : ahmed.bouhss@univ-evry.fr
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February 11, 4:46 AM
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Une étude menée par des chercheurs de l’équipe MOODS du Centre de Recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 INSERM/UVSQ/UPSaclay, Orsay), en collaboration avec des partenaires internationaux (Columbia University, USA), met en évidence les effets rapides anxiolytiques et antidépresseurs du prucalopride, un médicament déjà utilisé en clinique pour traiter la constipation chronique. Ces effets s’accompagnent de modifications spécifiques du microbiote intestinal, renforçant le rôle clé de l’axe intestin–cerveau dans les troubles de l’humeur. Les résultats viennent d’être publiés dans npj Biofilms and Microbiomes. La dépression majeure touche environ une personne sur cinq au cours de la vie et s’accompagne très fréquemment de symptômes anxieux. Les traitements antidépresseurs actuels présentent toutefois un délai d’action de plusieurs semaines, laissant les patients dans une période de grande vulnérabilité. Identifier des stratégies thérapeutiques à action rapide constitue donc un enjeu majeur de santé publique. Dans cette étude préclinique, coordonnée par le Dr Indira David, investigatrice principale, les chercheurs se sont intéressés au récepteur 5-HT4 de la sérotonine, déjà identifié comme une cible prometteuse dans la régulation des émotions. Le prucalopride, un agoniste partiel de ce récepteur, a été administré à des souris exposées à un stress chronique mimant certains aspects de l’anxiété et de la dépression humaines. Les résultats montrent que le prucalopride induit des effets anxiolytiques et antidépresseurs rapides, observables en moins d’une semaine, et plus précoces que ceux d’un antidépresseur de référence de type ISRS. Ces effets se maintiennent lors d’un traitement prolongé. Au-delà des effets comportementaux, l’étude révèle que le stress chronique altère la composition du microbiote intestinal. Le traitement par prucalopride permet de restaurer certaines bactéries intestinales spécifiques, notamment du genre Ruminococcus, régulièrement retrouvé diminué dans des modèles animaux de dépression et chez certains patients. Ces résultats suggèrent que les effets bénéfiques du prucalopride pourraient impliquer, en plus de son action cérébrale directe, des mécanismes liés à l’axe intestin–cerveau. Déjà approuvé par les autorités sanitaires européennes et américaines pour une autre indication, le prucalopride présente un profil pharmacologique bien caractérisé. Cette étude ouvre la voie à de futures investigations cliniques visant à évaluer son potentiel comme traitement innovant, rapide et mieux toléré des troubles anxieux et dépressifs. -> Contact : indira.david@universite-paris-saclay.fr / denis.david@universite-paris-saclay.fr
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February 12, 4:19 PM
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Les champignons phytopathogènes dévastateurs tels que Colletotrichum et Magnaporthe pénètrent dans leurs plantes hôtes grâce à la force mécanique exercée par des cellules spécialisées appelées appressoria. Une étude publiée dans Science, menée dans le cadre d'un consortium international coordonnée par le docteur Naoyoshi Kumakura de l’Institut RIKEN (Center for Sustainable Resource Science, Yokohama, Japon) réunissant des chercheurs de l'unité BIOGER (UPSaclay/INRAE, Palaiseau) et de l'Institut des Sciences Moléculaires d'Orsay – ISMO (UPSaclay/CNRS, Orsay), a mis en évidence le mécanisme moléculaire par lequel les appressoria génèrent l'énorme pression de turgescence (37 atmosphères) nécessaire à la pénétration. Il était connu depuis de nombreuses années que la génération de la turgescence de l'appressorium nécessitait à la fois l'accumulation d'osmolytes dans le cytosol et une paroi cellulaire semi-perméable, mais les déterminants moléculaires de cette barrière de perméabilité restaient inconnus. Par une approche de génétique inverse, les chercheurs ont découvert que deux enzymes, la polycétide synthase PKS2 et l'hydrolase PBG13, sont essentielles à la fois pour la pathogénicité et la formation de cette barrière semi-perméable chez Colletotrichum et Magnaporthe. Les produits chimiques synthétisés par ces enzymes se sont avérés être des polymères d'acide 3,5-dihydroxyhexanoïque (DHHA), qui s'accumulent dans la paroi de l'appressorium, où ils réduisent apparemment la taille des pores de la paroi fongique, contribuant ainsi à la génération de turgescence. Jusqu’à maintenant, la mélanine, un polymère dérivé du 1,8-dihydroxynaphtalène, présente dans la paroi, était considérée comme le seul composant nécessaire à la génération de turgescence dans les appressoria. La comparaison de mutants déficients en mélanine ou en DHHA a révélé que, tandis que la mélanine renforce la paroi cellulaire pour résister à une turgescence élevée, les polymères DHHA établissent une barrière semi-perméable qui empêche les osmolytes de s'échapper de la cellule. Cette étude met en évidence de nouvelles cibles potentielles pour le contrôle des maladies. Légende Figure : Régulation de la turgescence par PKS2 et PBG13. (A) Dans les mutants pks2 ou pbg13, la porosité de la paroi cellulaire est plus importante en raison de l'absence de polymères DHHA. (B) L'analyse MET des appressoria de Chpks2 révèle des modifications dans les parois cellulaires. (C) L’analyse FLIM en utilisant la sonde de tension Flipper reflète des changements de la tension membranaire des appressoria de Chpks2. -> Contact : richard.oconnell@inrae.fr / Julien.pernier@inrae.fr / sandrine.leveque-fort@cnrs.fr
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February 11, 4:56 AM
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Nous venons d’apprendre avec une immense tristesse le décès de Pierre Capy, survenu le 3 février. Pierre était un généticien, spécialiste de la drosophile et de l’évolution du génome. Ses recherches portaient sur la génétique moléculaire des éléments transposables, leur dynamique évolutive, et leurs transferts horizontaux. Pierre débuta sa carrière à l’Université Paris Sud, où il obtint un doctorat en 1982. Il rejoignit ensuite le CNRS comme attaché de recherche. En 1987, il soutint une thèse d’État sur la variabilité génétique des populations naturelles de Drosophiles, sous la direction de Jean R. David, avant d’effectuer un postdoctorat aux États-Unis dans le laboratoire de Dan Hartl, où il étudia l’évolution moléculaire des éléments transposables, une thématique sur laquelle il fonda une équipe de recherche à son retour en France. Il devint professeur à l’Université Paris-Sud (Paris-Saclay) en 2001, où il enseigna la biologie évolutive et la génomique des éléments transposables. Son héritage scientifique est remarquable, il signa plus d’une centaine d’articles dans les meilleures revues du domaine, il encadra onze doctorants, et fut un acteur majeur dans l’essor de la génétique des éléments transposables en France. Il était également très impliqué dans l’administration de la vie scientifique à l’échelle locale et nationale ; il a été responsable du GDR « éléments transposables », président de la section 29 du comité national du CNRS, président du département de biologie à l’Université, et directeur de l’école doctorale SDSV. Il fut également directeur du laboratoire LEGS (actuel EGCE), et un des fondateurs en 2016 de l’institut Diversité, Écologie et Évolution du Vivant (IDEEV).
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