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Workshop « Au-delà de l’H2O : Perspectives Économiques, Sociales et Environnementales sur le Bien-Être » - 26 avril 2024

Workshop « Au-delà de l’H2O : Perspectives Économiques, Sociales et Environnementales sur le Bien-Être » - 26 avril 2024 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Vendredi 26 avril – 9h à 17h à l’ENS Paris-Saclay

 

Cette journée est organisée par la GS Économie & Management en collaboration avec les GS Biosphera, Santé Publique, et Géoscience, l’Institut de l'Énergie Soutenable de Paris-Saclay, CentrEau (Québec) et UMI SOURCE.

 

Nous aurons la chance d’accueillir Valérie Masson-Delmotte pour une intervention.

 

  • Formulaire d'inscription : ICI
  • Programme en cours de finalisation : ICI
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Demie journée scientifique de la Graduate School Santé Publique - Changement Climatique et Santé - 26 avril 2024

Demie journée scientifique de la Graduate School Santé Publique - Changement Climatique et Santé - 26 avril 2024 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La Graduate School de Santé Publique organise sa demie journée scientifique autour de la thématique "Changement climatique et santé" Le 26 avril 2024 à partir de 13h30 à la faculté de médecine du Kremlin Bicêtre.

 

Cette demie journée abordera la thématique du changement climatique et la santé au travers de plusieurs thématiques : ses effets sanitaires sur la population, les enjeux scientifiques et les leviers pour la recherche, et des pistes de réflexion pour penser l'action au sein d'une société en transition.

 

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La testostérone améliore la fonction respiratoire des hommes et des femmes, tandis que la SHBG a un effet indépendant inverse chez les hommes

La testostérone améliore la fonction respiratoire des hommes et des femmes, tandis que la SHBG a un effet indépendant inverse chez les hommes | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée dans Thorax, Bénédicte Leynaert de l’équipe d’Epidémiologie Respiratoire Intégrative du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) a collaboré avec des chercheurs de l’Imperial College pour étudier les relations entre le niveau de testostérone et la fonction respiratoire, chez les hommes et les femmes de la cohorte UKBiobank.

 

Quelques études indiquaient qu’un niveau de testostérone plus élevé était associé à une meilleure fonction respiratoire, chez les hommes. Pour tester la causalité de cette association, les chercheurs ont utilisé une méthode de Randomisation Mendélienne (RM), qui utilise des variants génétiques comme indicateurs non-biaisés de l’exposition (ici le niveau de testostérone). Cette méthode nécessite que plusieurs hypothèses soient vérifiées dont notamment l’absence de « pléiotropie » ; c’est-à-dire, ici, que les variants génétiques ne devaient pas impacter la fonction respiratoire par d’autre mécanismes que le niveau de testostérone. Les chercheurs ont mené plusieurs analyses afin de tester l’existence de pléiotropie, et ont utilisé un modèle qui prenait en compte à la fois les niveaux de testostérone et de « SHBG » (pour Sex hormone-Binding Globulin).

 

Au final, cette étude montre que la testostérone a un effet bénéfique sur la fonction respiratoire, chez les hommes (particulièrement les hommes âgés et les hommes obèses), mais aussi chez les femmes. De plus, à l’inverse des résultats de l’analyse classique « observationnelle », la RM indiquait un effet néfaste de la SHBG, chez les hommes ; ce qui pourrait s’expliquer par la diminution de la testostérone « libre » chez les hommes ayant un niveau plus élevé de SHBG.

 

Légende Figure : Résultats des différents modèles de Randomisation Mendélienne Multivariés (MVMR),après exclusion des polymorphismes (SNPs) pléiotropiques identifiés par MR-PRESSO, pourl’effet de la testostérone totale (TT) et de la SHBG sur la Capacité Vitale Forcée (FVC), chez les hommes et les femmes de la cohorte UKBiobank. La figure montre l’effet indépendant d’une augmentation de 10% de testostérone ou de SHBG sur la FVC. Pour comparaison, les données de l’analyse classique sont donnés également. FE-IVW: fixed effect inverse variance weighted meta-analysis; RE-IVW: random effect inverse variance weighted meta-analysis; 2SLS: two-stage least squares. Observational analysis: Modèle de régression linéaire ajusté.

 

Contact : benedicte.leynaert@inserm.fr

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Impact des troubles psychiatriques paternels sur la séparation parents-bébé après une prise en charge en unité mère-bébé

Impact des troubles psychiatriques paternels sur la séparation parents-bébé après une prise en charge en unité mère-bébé | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La santé mentale du père peut avoir un impact sur la parentalité, en particulier en cas de décompensation psychiatrique maternelle sévère en post-partum.

 

Une étude publiée dans le journal Child Abuse and Neglect, notamment par des chercheurs du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif), vise à rechercher une association entre les troubles psychiatriques paternels et la séparation parents-bébé après une hospitalisation conjointe pour un épisode psychiatrique maternel sévère.

 

Dans cette étude, observationnelle, naturaliste et multicentrique, 787 pères, dont la compagne était hospitalisée dans une unité mère-bébé, ont été inclus. Parmi eux, 25% souffraient d'un trouble psychiatrique. A la fin de l’hospitalisation conjointe, 69 bébés (8,77%) ont été séparés de leurs parents. Cette séparation était associée à un diagnostic paternel de trouble addictif (OR = 8,35, IC 95% [3,45-30,30]) et de trouble psychotique (OR = 5,76, IC 95% [1,97-16,78]), indépendamment des autres variables étudiées, notamment le diagnostic psychiatrique maternel (cf Tableau).

 

Ces résultats soulignent l’importance de la santé des pères sur la parentalité. Troubles psychiatriques et addictions devraient être systématiquement recherchés chez les pères, notamment en cas d’épisode psychiatrique maternel en post-partum.

 

Contact : florence.gressier@aphp.fr

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Bénéfice clinique des immunothérapies dans les cancers avancés en France : une estimation à l’échelle de la population française de 2014 à 2021

Bénéfice clinique des immunothérapies dans les cancers avancés en France : une estimation à l’échelle de la population française de 2014 à 2021 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Si les immunothérapies (IT) ont considérablement amélioré le pronostic des patients atteints de cancers avancés en prolongeant leur survie, peu de données sont disponibles sur leur bénéfice clinique à l’échelle de la population. Dans une étude publiée dans ESMO Open, les chercheurs en économie de la santé de l’équipe Oncostat (CESP, UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) ont évalué rétrospectivement l’apport des immunothérapies (IT) par rapport à leurs comparateurs en terme de décès évité, d’année de vie gagnée et de QALY (année de vie en bonne santé), depuis leur commercialisation jusqu’en 2021.

 

L’analyse s’est intéressée à toutes les IT commercialisées en France entre 2014 et 2021, quelle que soit l’indication. Le nombre de patients ayant initié une IT par molécule et par indication a été estimé à partir du PMSI. Le bénéfice clinique des IT, exprimé en nombre de décès évités et d’années de vie gagnées (AVG) et de QALY par rapport à leur comparateur, a été calculé à partir des courbes de survie et des scores d’utilité.

 

Sur la période, 132 924 patients ont initié une immunothérapie dans 21 indications. Ces traitements ont permis d’éviter 16 173 décès par rapport aux traitements de référence et de gagner 37 316 années de vie et 27 709 QALYs.

 

L’introduction des immunothérapies a permis des bénéfices cliniques significatifs pour la population française, en terme d’AVG et de QALYs. L’accès précoce, lorsqu’il a été possible, a été une réelle opportunité pour les patients.

 

Contact : isabelle.borget@gustaveroussy.fr

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Vivre enfant en milieu rural diminuerait le risque de psoriasis

Vivre enfant en milieu rural diminuerait le risque de psoriasis | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Une réduction de l’exposition aux infections dans les premières années de la vie pourrait entrainer une diminution de la maturation du système immunitaire et de la tolérance immunitaire contre les auto-antigènes et une augmentation de l’incidence des maladies allergiques, de l’asthme et d’autres maladies de type auto-immune ou inflammatoire (« hypothèse hygiéniste »). Si les évidences du rôle protecteur de l'environnement rural sur l'asthme et les maladies allergiques sont nombreuses, ce rôle pour d'autres maladies inflammatoires à médiation immunitaire est beaucoup moins connu.

 

L'objectif d’une étude publiée dans Environmental Research par l’équipe « Exposome et hérédité » au sein du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) était d'étudier l'association entre l'environnement pendant l'enfance et le risque de psoriasis dans la cohorte E3N - Etude Epidémiologique auprès de femmes de l'Education Nationale. Cette cohorte prospective inclus 98 995 femmes, nées entre 1925 et 1950, et recrutées en 1990.

 

Cinq variables d'exposition ont été utilisées qui comprenait le fait d'avoir des parents fermiers, de vivre dans une ferme, de vivre avec des animaux de compagnie ou d'autres animaux de ferme pendant l'enfance et la variable lieu de naissance rural construite à partir du lieu de naissance autodéclaré au moment de l'enquête et du recensement général de l'agriculture de 1970, définissant un lieu de naissance comme rural s'il compte moins de 5 000 habitants.

 

Au cours du suivi 1990-2018 de 72 154 participants à l'étude, 1 967 cas incidents de psoriasis ont été identifiés. Une diminution de risque de psoriasis a été observée pour le lieu de naissance rural et pour le fait d'avoir des parents fermiers. Aussi, lorsque les deux variables ont été incluses dans le modèle, la résidence rurale à la naissance était inversement associée au risque mais pas à la résidence rurale à l'âge adulte.

 

La diminution de risque de psoriasis observée pour les personnes qui ont vécu dans un environnement rural dans l’enfance peut être expliquée par différents facteurs et mécanismes qui ne sont pas identifiables dans cette étude à cause de sa nature observationnelle. L'hypothèse est que les associations observées sont liées à l'effet immunomodulateur favorable d’un nombre d’expositions, d’habitudes alimentaires et d’autres aspects du mode de vie qui pourraient agir de manière directe ou à travers la modulation du microbiome intestinal.

 

Ces résultats suggèrent que l'enfance est une période critique pour la pathogenèse du psoriasis et justifient d'autres investigations dans d'autres populations, notamment chez les hommes et les jeunes générations, pour mieux clarifier les mécanismes biologiques sous-jacents.

 

Contact : gianluca.severi@inserm.fr

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L’usage de produits ménagers sous forme de lingette ou classés « verts » est associé à un mauvais contrôle de l’asthme

L’usage de produits ménagers sous forme de lingette ou classés « verts » est associé à un mauvais contrôle de l’asthme | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

L’usage à domicile de produits de nettoyage sous forme de spray ou contenant des irritants respiratoires (eau de Javel, ammoniac, …) est associé à un mauvais contrôle de l’asthme (symptômes fréquents malgré la prise d’un traitement médicamenteux). Cependant, aucune étude n’a évalué l’effet, sur le contrôle de l’asthme, de l’usage à domicile de lingettes ou de produits « verts », de plus en plus utilisés comme alternatives potentiellement moins néfastes.

 

Dans une étude publiée récemment dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology: In Practice’, des scientifiques notamment de l’Équipe d’Épidémiologie Respiratoire Intégrative du CESP (UMR-S 1018 INSERM/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) ont étudié l’influence de l’usage à domicile de ces produits sur le contrôle de l’asthme à partir des données de 37 043 participants à la cohorte Française ‘NutriNet-Santé’.

 

Un usage hebdomadaire de chacune des quatre catégories de produits de nettoyage, dont les produits « verts » et les lingettes, significativement associé à un mauvais contrôle de l’asthme, après prise en compte de l’effet du genre, l’âge, le statut tabagique, l’indice de masse corporelle et le niveau d’études. Les associations étaient plus fortes (Odds Ratios entre 2,4 et 3,5) pour un usage quasi-quotidien (4 à 7 jours/semaine) de ces produits.

 

Cette étude suggère donc l’effet néfaste sur le contrôle de l’asthme de l’usage à domicile de produits conventionnels (irritants et sprays) mais également de lingettes et de produits « verts », qui ne semblent pas représenter des alternatives moins dangereuses.

 

Légende Figure : Odds Ratio ajustés sur le genre, l’âge, le statut tabagique, l’indice de masse corporelle et le niveau d’études, obtenus par des modèles de régressions logistiques multinomiales. Les participants de la cohorte ‘NutriNet-Santé’ ayant un usage, du produit considéré, entre 1 à 3 jours/semaine ou 4 à 7 jours/semaine ont été comparés à ceux n’ayant pas d’usage hebdomadaire d’irritants, de sprays, de lingettes et de produits écologiques. Les participants de la cohorte ‘NutriNet-Santé’ ayant un asthme contrôlé (Asthma Control Test≥20) ou un asthme non contrôlé (Asthma Control Test<20) ont été comparés aux participants sans asthme durant la vie (référence).

 

Contact : emilie.pacheco-da-silva@inserm.fr

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Consommation d'alcool à risque chez les adolescents et milieu socioéconomique en France : le paradoxe des dommages liés à l'alcool

Consommation d'alcool à risque chez les adolescents et milieu socioéconomique en France : le paradoxe des dommages liés à l'alcool | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Alors que la consommation d’alcool est plus importante au sein des milieux favorisés, ses conséquences néfastes voire mortelles touchent davantage les milieux populaires. La consommation d’alcool étant d’autant plus durable et dommageable qu’elle s’initie précocement dans la vie, on s’attend à retrouver dès l’adolescence les prémices de ces inégalités sociales à travers certains indicateurs de risque.

 

Dans une étude auprès de 13 314 adolescents français publiée dans le Journal of Adolescent Health, les chercheurs du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) ont étudié la relation entre, d'une part, les caractéristiques familiales (milieu socioéconomique, composition, consommation d'alcool et de tabac des parents) et, d’autre part, plusieurs indicateurs de consommation problématique d’alcool dont le nombre d’API (alcoolisation ponctuelle intensive d’au moins 5 verres au cours des 30 derniers jours).

 

Relativement à ceux des milieux les plus aisés, les adolescents issus des milieux défavorisés rapportent moins souvent 1-2 ou 3-5 API (42% et 65% en moins), mais aussi souvent 6 API et plus. Leurs modes de consommation sont néanmoins plus risqués : lors du dernier épisode, ils étaient plus souvent seuls (+133%) et avaient bu davantage (+1.35 verre en moyenne) ; enfin, ils déclarent plus fréquemment avoir été hospitalisés en urgence pour cause d’intoxication éthylique au cours de leur vie (+86%).

 

Le "paradoxe des dommages liés à l’alcool" observé en population adulte est donc visible dès la fin de l'adolescence en France. La recherche et la prévention du risque lié à l’alcool doivent prendre en compte les déterminants sociaux mais aussi les circonstances et les modes de consommation à risque.

 

Contact : stephane.legleye@inserm.fr

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Prix Inserm 2023 : Marina Kvaskoff, lauréate du Prix Science et société-Opecst

Prix Inserm 2023 : Marina Kvaskoff, lauréate du Prix Science et société-Opecst | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

L’endométriose, une maladie gynécologique fréquente qui empoisonne le quotidien des femmes, est longtemps passée sous les radars de l’actualité. Mais pas sous ceux de Marina Kvaskoff (Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations - CESP, UMR-S 1018 Inserm/UPSaclay/UVSQ) qui lui a consacré son énergie et sa carrière. Son acharnement à faire sortir de l’oubli cette pathologie lui vaut aujourd’hui le prix Science et société-Opecst.

 

Lire le portrait de Marina Kvaskoff

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Normes françaises de vitesse de marche habituelle et rapide pour les participant·es âgé·es de 45 à 69 ans de l’étude Constances

Normes françaises de vitesse de marche habituelle et rapide pour les participant·es âgé·es de 45 à 69 ans de l’étude Constances | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La vitesse de marche (VM) sur une distance courte est une mesure valide, simple et objective des performances motrices. La VM est considérée comme un marqueur global de l’état de santé, une vitesse de marche lente étant associée à un risque augmenté de dépendance, de maladie neurodégénérative et de décès. Certain·es auteur·ices ont qualifié la VM de sixième « signe vital » et recommandent qu’elle soit contrôlée de façon régulière et systématique, au même titre que les cinq autres signes vitaux (pression artérielle, pouls, respiration, température, douleur).

 

Pour comparer les performances d'une personne à celles d'une population de référence, il faut disposer de normes pour cette population. La VM est influencée par des caractéristiques individuelles (âge, sexe, taille, niveau d’éducation). Les études antérieures ont généralement fourni des normes de VM en fonction de l'âge et du sexe, tandis qu'un plus petit nombre a pris en compte la taille et qu'aucune n'a pris en compte le niveau de diplôme. La plupart des études ont porté sur des populations sélectionnées, tandis que peu d'entre elles portaient sur des échantillons représentatifs de la population générale. Si la plupart des études ont fourni des normes pour le VM habituelle, peu se sont intéressées à la VM rapide. Enfin, des normes françaises n’étaient pas disponibles jusqu’à présent.

 

Une étude publiée dans The Journal of the American Medical Directors Association dans le cadre de la thèse de Félicia Santos sous la direction d’Alexis Elbaz et Fanny Artaud (UMR-S 1018 CESP Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) fournit des normes de VM habituelle et rapide en fonction de l’âge, du sexe, de la taille et du niveau de diplôme, chez les participant.es âgé·es de 45 à 69 ans de l’étude Constances. Les normes sont disponibles à travers une application web.

 

La VM habituelle et rapide a été mesurée sur 3 mètres dans les centres d’examen grâce à des cellules photoélectriques chez 44 772 participant·es âgé·es en moyenne de 56,8 ans pour les femmes et de 57,3 ans pour les hommes. Pour prendre en compte les données manquantes et les effets de sélection liés à la non-réponse inhérents à la participation à ce type d’étude, les auteurs ont utilisé une combinaison d’imputation multiple et de pondération inverse, afin d’estimer des normes représentatives de la population française.

 

Ces normes permettent d’identifier précocement, en milieu de vie, des personnes présentant de moins bonnes performances motrices et à risque d’évènements défavorables chez qui des examens peuvent être entrepris pour identifier l’origine d’une VM lente et des interventions peuvent être mises en place afin d’améliorer leurs performances.

 

Contact : alexis.elbaz@inserm.fr ou fanny.artaud@inserm.fr ou felicia.santos@inserm.fr

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Analyse des facteurs de risque génétiques communs aux maladies thyroïdiennes et au cancer du sein

Analyse des facteurs de risque génétiques communs aux maladies thyroïdiennes et au cancer du sein | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

L'association entre les maladies ou hormones thyroïdiennes et le risque de cancer du sein est controversée. Les études observationnelles rapportent en général une association positive entre le risque de cancer du sein et un antécédent d’hyperthyroïdie ou de cancer de la thyroïde et une association inverse entre le cancer du sein et un antécédent d’hypothyroïdie. Cependant, ces associations sont encore mal comprises.

 

Dans une étude publiée dans Human Molecular Genetics, des chercheurs de l’équipe « Exposome et hérédité » au sein du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) ont proposé d’identifier les polymorphismes génétiques associés à la fois aux maladies (cancer, hypothyroïdie, hyperthyroïdie) ou hormones thyroïdiennes (thyroxine FT4, thyréostimuline TSH) et au risque de cancer du sein, afin de mieux comprendre les mécanismes biologiques communs entre ces conditions. Ils ont ainsi identifié 49 loci associés à la fois aux maladies/hormones thyroïdiennes et au cancer du sein. Des analyses supplémentaires de colocalisation ont mis en avant des polymorphismes dans les loci 2q35 et 8q22.1 associés à la fois aux cancers de la thyroïde et du sein, et à l’expression des gènes IGBP5, INTS8, TP53INP1 et CCNE2 qui jouent un rôle dans la prolifération cellulaire. L’étude met également en avant des polymorphismes dans les loci 14q32.33 et 17q21.31 associés à la fois aux niveaux de TSH, au risque de cancer du sein et à l’expression des gènes AKT1 et KANSL1. AKT1 a un rôle dans la prolifération cellulaire et la régulation de la glande thyroïdienne et KANSL1 est impliqué dans la réponse immunitaire.

 

Dans l’ensemble, cette étude suggère des facteurs de risque génétique et potentiellement des mécanismes biologiques partagés entre les maladies ou hormones thyroïdiennes et le risque de cancer du sein.

 

Contact : therese.truong@inserm.fr

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Un risque accru de syndrome de Guillain-Barré avec les vaccins Covid à vecteur adénoviral, mais pas pour ceux à ARN messager

Un risque accru de syndrome de Guillain-Barré avec les vaccins Covid à vecteur adénoviral, mais pas pour ceux à ARN messager | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Le syndrome de Guillain-Barré est une maladie auto-immune rare pouvant entraîner des séquelles neurologiques graves. Il est souvent déclenché par une infection, dont celle à SARS-CoV-2, et plus rarement par une vaccination.

 

Dans une étude publiée dans Neurology dirigée par Mahmoud Zureik (CESP, UMR-S 1018 INSERM/UVSQ/UPSaclay, et directeur du GIS Epi-Phare), les chercheurs ont évalué le risque de survenue d’un syndrome de Guillain-Barré associé aux différents vaccins contre le Covid-19, à partir des données du Système national des données de santé (SNDS).

 

L’analyse de série de cas autocontrôlée montre une augmentation d'incidence relative (IR) du syndrome de Guillain-Barré au cours des 42 jours suivant la première dose de vaccin ChAdOx1-S (Oxford-AstraZeneca) (IR=2,5 ; IC 95% 1,8 à 3,6) et la dose unique de Ad26.COV2.S (Janssen/Johnson & Johnson) (IR=2,4 ; IC 95% 1,2 à 5,0), comparé aux périodes précédant ou suivant ces 42 jours. Ces sur risques se traduisent par un nombre de cas excédentaires de syndrome de Guillain-Barré attribuables à chacun de ces vaccins estimé à 6 cas par million de personnes ayant reçu une première dose.

 

Les analyses au niveau de la population française n’indiquent pas d’augmentation statistiquement significative du risque de syndrome de Guillain-Barré après l’administration des vaccins à ARN messager. Ces résultats sont rassurants quant à l'utilisation actuelle de vaccins à ARN messager pour les rappels de vaccination en France.

 

Contact : stephane.le-vu@ansm.sante.fr

Ledermann Lily-Rose's curator insight, November 25, 2023 11:55 AM
"Dans le syndrome de Guillain-Barré, le système immunitaire du patient attaque une partie du système nerveux périphérique. Le syndrome peut atteindre les nerfs qui commandent les mouvements musculaires, ainsi que ceux qui transmettent les sensations douloureuses, thermiques et tactiles. Il peut ainsi entraîner une faiblesse musculaire, la perte de sensation dans les jambes et/ou les bras, et des difficultés à déglutir ou respirer. Il s’agit d’une maladie rare. Bien qu’elle puisse toucher les personnes de tout âge, elle est plus fréquente à l’âge adulte et chez les sujets de sexe masculin." 
(sources :https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/guillain-barré-syndrome#:~:text=Introduction,sensations%20douloureuses%2C%20thermiques%20et%20tactiles.)

Ainsi d'après cette étude on observerait une hausse de ce syndrome auto-immune après l'administrations de certains types de vaccins contre la covid19.

Les analyses au niveau de la population française n’indiquent pas d’augmentation statistiquement significative du risque de syndrome de Guillain-Barré après l’administration des vaccins à ARN messager. Ces résultats sont donc plutôt rassurants quand à l'utilisation de ce type de vaccins en France.

Toute fois d'autres types de vaccins tel que les vaccins à vecteur adénoviraux sont eux concernés par cette hausse du syndrome. 


Toute fois, il a également été démontré par l'OMS que cette hausse du syndrome de Guillan-Garré concerne aussi les vaccins de la grippe :"Dans de rares cas, la vaccination peut accroître le risque de développer le syndrome de Guillain-Barré, mais ce risque est extrêmement faible. Les études montrent que les personnes sont exposées à un risque beaucoup plus élevé de contracter le syndrome de Guillain-Barré après une infection telle que la grippe qu’après le vaccin administré pour prévenir cette infection, en l’occurrence le vaccin contre la grippe." 

La vaccination comme facteur de risque de développement du syndrome Guillain-Barré n'est donc pas un risque "nouveau" et avait déjà été observé pour d'autre pathologie tel que la grippe .Toute fois cela fait parti des effet indésirables graves à considérer lors de la prise de ce traitement.

Ainsi cette étude montre l'importance de la surveillance accrue des effets indésirables graves survenues après la mise sur le marché d'un médicament, puisque ces effets indésirables amènent à repenser la balance bénéfice risque de l'utilisation du médicament. 

On peut donc conclure que certains types de vaccins peuvent être considérés comme des facteurs de risques dans le développement de maladies auto-immunes.



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Adultes guéris d’un cancer survenu pendant l’enfance ou l’adolescence : venir ou ne pas venir en consultation de suivi à long terme ? Analyse épidémiologique des facteurs d’adhésion à la consultation

Adultes guéris d’un cancer survenu pendant l’enfance ou l’adolescence : venir ou ne pas venir en consultation de suivi à long terme ? Analyse épidémiologique des facteurs d’adhésion à la consultation | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les adultes guéris d’un cancer survenu pendant l’enfance ou l’adolescence ont un risque aggravé de santé, et en particulier de seconds cancers et de pathologies cardio et cérébro vasculaires, causes de surmortalité à un âge jeune. Des consultations de suivi à long terme ont été mises en place pour informer ces anciens patients des risques encourus et leur proposer un programme personnalisé de prévention et de dépistage. Néanmoins seule une fraction de ces anciens patients vient à la consultation de suivi à long terme. Les chercheurs de Gustave Roussy et du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif, équipe Epidémiologie des Radiations) se sont intéressés aux déterminants de la venue en consultation de suivi à long terme.

 

Leur étude, publiée dans Cancer, a porté sur 2341 adultes traités pour une tumeur solide ou un lymphome pendant l’enfance ou l’adolescence à Gustave Roussy avant 2001, inclus dans la cohorte FCCSS (French Childhood Cancer Survivor Study) et en vie en janvier 2012. 779/2341 anciens patients contactés (33%) ont participé à au moins une consultation de suivi à long terme. Les facteurs associés à la venue en consultation de suivi à long terme étaient les suivants : traitement pour un sarcome osseux ou une tumeur cérébrale, traitement par radiothérapie et chimiothérapie ou par autogreffe, survenue d’effets secondaires tardifs, dépenses médicales plus élevées, vivre dans une région plus favorisée ou moins éloignée de la consultation de suivi à long terme.

 

Au total, il apparaît que les patients apparemment en bonne santé mais socialement défavorisés et vivant loin de la clinique de suivi à long terme sont moins susceptibles de venir en consultation de suivi à long terme, faisant poser les questions de l’équité d’accès aux soins de prévention et de dépistage et des ressources de proximité à mettre en place pour améliorer cet accès.

 

Contact : brice.fresneau@gustaveroussy.fr

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Bruno Falissard, invité de France Culture dans l’émission « La Science CQFD » : Médecines alternatives et complémentaires : pourvu qu'elles soient douces

Bruno Falissard, invité de France Culture dans l’émission « La Science CQFD » : Médecines alternatives et complémentaires : pourvu qu'elles soient douces | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les médecines alternatives et complémentaires (MAC) : on en compte plus de 400. Comprendre leur fonctionnement n’est pas toujours chose aisée, certaines ont fait leurs preuves tandis que d'autres impliquent des dérives sectaires. Comment faire pour se protéger au mieux et faire le tri parmi les MAC.

 

Avec

 

Ecouter le podcast de l’émission du 3 avril 2024

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L’exposition professionnelle chronique aux irritants est associée à l’asthme

L’exposition professionnelle chronique aux irritants est associée à l’asthme | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

L’asthme est une maladie respiratoire chronique qui touche 6 à 10% des adultes en France, et il est estimé que 15% des asthmes de l’adulte sont attribuables à des expositions au travail. L’exposition professionnelle à des agents irritants est commune, mais son impact sur l’asthme reste discuté et peu d’études épidémiologiques ont porté sur cette question.

 

Une nouvelle étude menée par une équipe du Centre de Recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (équipe « Epidémiologie Respiratoire Intégrative », Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) et leurs collègues et publiée dans Occupational and Environmental Medicine, a montré qu’une exposition professionnelle au cours de la vie à des agents irritants était associée à un risque accru d’avoir un asthme actuel (dans les 12 derniers mois) et à un score de symptômes d’asthme plus élevé. Ces résultats s’appuient sur les données de 115 540 adultes de la cohorte Constances, interrogés par questionnaire sur leur histoire professionnelle et leurs symptômes respiratoires. En particulier, l’exposition aux produits de nettoyage ou de désinfection et aux solvants était associée à un score de symptômes d’asthme plus élevé, tant chez les hommes que chez les femmes (Figure).

 

Une réduction des expositions professionnelles aux irritants, dont les produits de nettoyage et de désinfection et les solvants, devrait faire partie des stratégies de prévention de l’asthme de l’adulte, et être considérée par les cliniciens dans la prise en charge de l’asthme.

 

Contact : orianne.dumas@inserm.fr

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Vulnérabilité de l’hôpital aux épidémies de pathogènes respiratoires

Vulnérabilité de l’hôpital aux épidémies de pathogènes respiratoires | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans les établissements de soins, en particulier l’hôpital, la transmission de pathogènes respiratoires est très fréquente (SARS-Cov-2, virus de la grippe, rhinovirus, metapneumovirus et, dans une mesure moindre, Legionella pneumophilia, Streptococcus pneumoniae, Mycobacterium tuberculosis, autre SARS-Cov ou virus Ebola). Une étude parue dans Scientific Reports et coordonnée par Didier Guillemot de l’équipe « Échappement aux anti-infectieux et Pharmacoépidémiologie » du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 INSERM/UPSaclay/UVSQ) et Épidémiologie et modélisation de la résistance aux antimicrobiens (Institut Pasteur), a exploré les potentiels de diffusion à l’hôpital d'un pathogène tel que le SARS-CoV-2.

 

L’investigation a été réalisée entre mai et juin 2020 (fin de la première vague de COVID), pendant 36h consécutives dans 15 unités cliniques (UC) de 3 groupes hospitalo-universitaires (AP-HP, HCL et CHU de Bordeaux). Chaque personne entrant dans l’UC (malade, soignant, personnel administratif et logistique, visiteur) était systématiquement équipée d'un micro-transpondeur sans fil (technologie RFID) détectant toutes les 10 secondes la présence d’un autre dans un rayon <1,5 m. Les données (2114 participants, >95% de participation) ont permis de générer les réseaux caractéristiques des dynamiques de proximités de chaque UC sur lesquels un modèle de transmission a permis d’estimer un risque épidémique prédit après l'introduction d'un seul cas index (Figure A).

 

Le risque épidémique prédit variait d’un facteur 1 à 4 entre les différentes UC (Figure B) ; 5% des personnes les plus connectées en expliquait plus de 20%. Ces résultats ne prennent en compte ni le port de masque, ni la désinfection des mains, etc. Ils qualifient le risque épidémique de base et permettent d'identifier les unités cliniques et les sous-populations auprès desquelles une attention particulière pourrait être portée pour limiter la diffusion d'un pathogène.

 

Ce travail ouvre des perspectives nouvelles sur la quantification ante hoc et les possibilités d'audit du potentiel épidémique de la vaccination au sein des établissements de soins ainsi que sur les stratégies ciblées de dépistage.

 

Programme financé par l'ANR Flash COVID-19 (#20-COVI-0026-01 et  #17-CE36-0008-01), l'Université Paris-Saclay et la Fondation de France, mis en oeuvre par l'Université Versailles Saint-Quentin, l’Université Paris-Saclay, l’Institut Pasteur, l’INRIA, l’Inserm, le Conservatoire National des Arts et Métiers, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, les Hospices Civils de Lyon et le Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux et, opéré par l’unité de recherche clinique du GHU AP-HP.Université Paris Saclay

 

Contact : didier.guillemot@uvsq.fr ou didier.guillemot@pasteur.fr

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Hypothèse d'un axe d'activation CD137/Eomes pour les cellules T effectrices dans les cancers oropharyngés à HPV

Hypothèse d'un axe d'activation CD137/Eomes pour les cellules T effectrices dans les cancers oropharyngés à HPV | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

L'infection chronique par le papillomavirus humain (HPV) a détrôné l'alcool et le tabac comme principale cause de cancer de l'oropharynx dans les pays développés. Les patients atteints de carcinomes épidermoïdes de l'oropharynx liés à l'HPV (CEO-HPV) présentent une survie et une réponse thérapeutique améliorées, étant par ailleurs plus jeunes, en meilleure santé et socio-économiquement plus favorisés que les patients atteints de cancers non-HPV. Ce meilleur pronostic des CEO-HPV persiste indépendamment des caractéristiques de santé globale des patients. Bien que les lymphocytes T régulateurs (TREG) soient généralement considérés comme immunosuppresseurs dans la plupart des cancers solides, ils sont paradoxalement associés à un meilleur pronostic dans les CEO-HPV, contrairement aux carcinomes épidermoïdes de l'oropharynx non liés à l'HPV.

 

Dans une étude parue dans Molecular Medicine, les scientifiques de l’hôpital Foch en ORL (UFR Simone Veil-UVSQ/UPSaclay) et de l'INSERM (U970, PARCC, Université Paris-Cité) ont formulé une hypothèse médicale qui suggère qu'une voie d'activation, impliquant CD137 (4.1BB) et le facteur de transcription Eomesodermin (Eomes), pourrait expliquer ces fonctions effectrices chez une sous-population de lymphocytes T CD4+FoxP3+. Cette voie pourrait être présente chez les lymphocytes T CD4+FoxP3+ et CD8+, induisant une activité cytotoxique antitumorale puissante et spécifique de la tumeur. CD137, une cible prometteuse pour les immunothérapies agonistes, pourrait être clé pour activer sélectivement les cellules anti-tumorales dans le microenvironnement des CEO-HPV.

 

Cette hypothèse nécessite une exploration approfondie en science fondamentale, chez l'humain et l'animal, ou par comparaison des microenvironnements tumoraux chez des patients atteints de cancers oropharyngés liés et non liés à l'HPV.

 

Légende Figure : Hypothèse médicale d'un axe d'activation dépendant du TCR via CD137 et le facteur de transcription Eomesodermin (Eomes) dans les lymphocytes T CD4+FoxP3+.

 

Contact : robin.baudouin@uvsq.fr

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Association entre l'exposition cumulée aux dioxines dans l'air et le risque de lymphome non hodgkinien dans une étude cas-témoins nichée au sein de la cohorte française E3N

Association entre l'exposition cumulée aux dioxines dans l'air et le risque de lymphome non hodgkinien dans une étude cas-témoins nichée au sein de la cohorte française E3N | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les dioxines constituent une famille de molécules organochlorées produites involontairement lors de processus de combustion. Elles sont principalement émises par des incinérateurs d'ordures ménagères, mais aussi lors de procédés de fabrication industriels et de phénomènes naturels comme les feux forêt. Dans une étude publiée dans Science of The Total Environment, les scientifiques du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) ont examiné l'association entre l'exposition aérienne cumulée aux dioxines et le risque de Lymphome Non Hodgkinien (LNH) dans une étude cas-témoins nichée au sein de la cohorte française E3N - Etude Epidémiologique auprès de femmes de l'Education Nationale.

 

Cette étude portait sur 736 femmes, incluant 368 cas incidents de LNH appariés à 368 témoins. L'historique résidentiel des participantes et l'emplacement des sites industriels émetteurs de dioxines ont été recueillis sur une période de 18 ans (1990-2008). Un indice d'exposition cumulé basé sur un système d'information géographique (SIG) a été estimé pour chaque participante au niveau de son adresse individuelle. Une association significative entre l’indice d’exposition cumulé et le risque de LNH a été mise en évidence, en particulier pour le sous-type qui englobait la leucémie lymphoïde chronique (LLC) et le petit lymphome lymphocytaire (SLL).

 

Les résultats de cette étude contribuent à justifier les efforts visant à réduire l'exposition aux dioxines dans l'air. D'autres études portant sur de plus grandes populations et évaluant les associations avec d’autres hémopathies malignes seraient nécessaires.

 

Contact : pauline.frenoy@inserm.fr

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Bruno Falissard, invité de France Inter dans l’émission "Grand bien vous fasse !" : Que penser des magnétiseurs?

Bruno Falissard, invité de France Inter dans l’émission "Grand bien vous fasse !" : Que penser des magnétiseurs? | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Quelle est l’évaluation scientifique de cette pratique ? Les magnétiseurs séduisent de plus en plus de Français. Certains y trouvent un moyen de soulager certains maux : Mal-être, eczéma, stress, allergies, pelade, insomnies, problèmes intestinaux…

 

Parmi les invités de l’émission, Bruno Falissard, Professeur, pédopsychiatre, directeur du centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (CESP Inserm/UPSaclay/UVSQ) à Villejuif. Il est également mathématicien et professeur de biostatistiques à la faculté de médecine Paris-Saclay. Auteur de Soigner la souffrance psychique des enfants aux éditions Odile Jacob en 2020.

 

Écouter l’émission

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Alexis Elbaz, lauréat du Prix de la Fondation Eliane et Gérard Pauthier, sous l’égide de la Fondation de France

Alexis Elbaz, lauréat du Prix de la Fondation Eliane et Gérard Pauthier, sous l’égide de la Fondation de France | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Depuis 2016, la Fondation Eliane et Gérard Pauthier, sous l’égide de la Fondation de France, décerne chaque année un prix à un chercheur pour des travaux de recherche fondamentale ou clinique portant sur des thématiques variées.

 

Le 18 décembre 2023, ce prix a été attribué à Alexis Elbaz, Directeur de Recherche Inserm dans l’équipe « Exposome et hérédité » au sein du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) et son équipe pour leurs travaux de recherche sur l’épidémiologie de la maladie de Parkinson.

 

Alexis Elbaz est neurologue, spécialiste des mouvements anormaux, et épidémiologiste. Ses travaux sur la maladie de Parkinson reposent sur différentes études (E3N-Générations, Courage-PD, SNDS) et visent à identifier des déterminants environnementaux et génétiques et des marqueurs précoces de la maladie, permettant de mieux comprendre ses causes et d’envisager des pistes de prévention.

 

Contact : alexis.elbaz@inserm.fr

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L’exposition alimentaire aux dioxines et aux PCB augmente-t-elle le risque de mortalité ? Résultats d’une vaste étude de cohorte prospective européenne

L’exposition alimentaire aux dioxines et aux PCB augmente-t-elle le risque de mortalité ? Résultats d’une vaste étude de cohorte prospective européenne | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les dioxines et les polychlorobiphényles (PCB) sont des polluants organiques persistants et la principale source d'exposition pour la population générale est l'alimentation. Un risque accru de mortalité a été observé en relation à une exposition élevée aux dioxines et PCB dans le cadre des expositions professionnelles ou liées à des intoxications accidentelles. Néanmoins, pour la population générale, les études sont rares et contradictoires.

 

L'objectif d’une étude publiée dans International Journal of Hygiene and Environmental Health par l’équipe « Exposome et hérédité » au sein du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) était d'évaluer l'association entre l'exposition alimentaire aux dioxines, aux PCB de type dioxine (DL-PCB) ou non dioxine (NDL-PCB) et la mortalité toutes causes confondues, la mortalité par maladies cardiovasculaires et la mortalité par cancer dans la cohorte EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition). Cette cohorte prospective inclus plus de 520 000 participants recrutés entre 1992 et 2000 dans 9 pays européens.

 

L'apport alimentaire en dioxines et en PCB a été évalué en combinant les données de consommation alimentaire collectées à l’inclusion dans EPIC avec les données de contamination alimentaire européennes fournies par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

 

L'analyse a porté sur 451 390 adultes, avec 46 627 décès. Les résultats ont montré une association non linéaire en forme de U entre l'apport alimentaire en dioxines, DL-PCB et NDL-PCB et le risque de mortalité toutes causes confondues. En plus, une association en forme de U a été observée entre l'apport alimentaire en DL-PCB et en NDL-PCB et la mortalité par cancer.

 

Les PCB et les dioxines sont connus pour avoir des propriétés perturbatrices endocriniennes qui peuvent conduire à des réponses dose-réponses non monotones. Ces résultats doivent être interprétés avec prudence et des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux clarifier les mécanismes biologiques sous-jacents.

 

Contact : francesca.mancini@gustaveroussy.fr

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Florent de Vathaire, invité de « La Science, CQFD » sur France Culture – « Essais nucléaires : tristes tropiques »

Florent de Vathaire, invité de « La Science, CQFD » sur France Culture – « Essais nucléaires : tristes tropiques » | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Après des essais nucléaires en Algérie, d'autres sont perpétrés en Polynésie. Si l'État français assurait jadis à la population qu’ils étaient inoffensifs, les conséquences médicales, sanitaires et environnementales s'observèrent encore...

 

Avec

 

Ce lundi 27 novembre 2023, une majorité d'états se réunissent à l’Organisation des Nations Unies pour la seconde réunion du "traité sur l’interdiction des armes nucléaires". L’un des objectifs est de faire avancer les droits des victimes des essais nucléaires. Quels en ont été les conséquences sanitaires en Polynésie française ?

 

Pendant trente ans, la France a testé dans le pacifique deux types de bombes : la bombe atomique et la bombe thermonucléaire. On décompte 193 essais, dont certains très contaminants avec des retombées radioactives plus importantes qu’envisagées. La population polynésienne n’a pas eu voix au chapitre, et aujourd’hui, elle accorde de l’importance au risque que cette contamination représente ; d’autant que le niveau réel de la radioactivité à laquelle elle a été exposée a été sous-évalué.

 

Écouter le podcast de l’émission

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Bruno Falissard : les statistiques au service de la pédopsychiatrie

Bruno Falissard : les statistiques au service de la pédopsychiatrie | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Bruno Falissard est professeur de santé publique à l’Université Paris-Saclay et pédopsychiatre, directeur du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (CESP – Univ. Paris-Saclay, Inserm, UVSQ) à Villejuif. Mathématicien et psychiatre de formation, membre de l’Académie nationale de médecine, il consacre actuellement ses travaux de recherche à l’épistémologie et à la méthodologie de recherche en médecine.

 

Se lancer en médecine lorsque l’on sort de L’École polytechnique : le choix peut surprendre. C’est pourtant celui que fait Bruno Falissard une fois diplômé de la prestigieuse école. « C’est en rencontrant des aspirants médecins pendant mon service militaire effectué en 1re année que l’idée de m’orienter vers la médecine a commencé à faire son chemin en moi. À ma sortie d’école, je n’ai donc pas hésité et me suis lancé dans ce nouveau cursus. » Oui mais… Les études de médecine sont longues et pour les financer, Bruno Falissard se lance, en parallèle de ses cours de médecine, dans une thèse en statistiques consacrée à l’analyse intermédiaire dans un essai thérapeutique et qui est financée. « Ce sujet m’a permis de lier mes deux passions et de mettre mon expertise en mathématiques au service de mon futur travail de médecin. » Au fil des stages, il choisit de s’orienter vers la psychiatrie, une spécialité au sein de laquelle il commence à faire l’expérience, pour lui décisive, de la relation médecin – malade. Il profite alors de son année d’internat pour effectuer un stage postdoctoral en psychométrie, au cours duquel c’est, cette fois-ci, à la psychiatrie qu’il applique la statistique. 

 

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La prise en soins de la bilharziose en France nécessite des recommandations précises

La prise en soins de la bilharziose en France nécessite des recommandations précises | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée en octobre 2023 dans Travel Medicine and Infectious Disease l’équipe du Pr Stéphane Jauréguiberry (Service des Maladies Infectieuses et Médecine Tropicale Hôpital Universitaire de Bicêtre, APHP, CESP UMR-S 1018 INSERM/UVSQ/UPSaclay) a étudié les connaissances, attitudes et pratiques des médecins prenant en soins des patients atteints de schistosomose (bilharziose), en France.

 

Sur une étude rétrospective multi centrique portant sur plus de 500 malades migrants atteints de schistosomose les aspect diagnostiques, du bilan d’extension et les aspects thérapeutiques et de suivis ont été analysés. La durée écoulée entre leur arrivée en France et le diagnostic de leur maladie impacte directement leur prise en soins et l’évolution de leur maladie. Les patients arrivés depuis moins de 1 an sont le plus à même de présenter des troubles en rapport avec leur maladie évolutive par rapport à ceux diagnostiqués au-delà (Figure A). Il s’avère que près de 40% de l’ensemble n’a pas bénéficié d’un traitement adéquat. Environ 50% des patients présentent des anomalies radiologiques secondaires à leur maladie qu’ils soient symptomatiques ou non au plan clinique (Figure B). Les pratiques sont éminemment variables d’un centre à l’autre, d’un médecin à l’autre du fait de l’absence de recommandations claires nationales sur les examens et traitement à mettre en œuvre en fonction des typologies de malades pris en soins dans cette circonstance. Cet article faisant le point sur cette maladie en France est un appel en ce sens.

 

Contact : stephane.jaureguiberry@aphp.fr

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Manon Cairat, lauréate du Prix Jeunes Talents L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science

Manon Cairat, lauréate du Prix Jeunes Talents L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La 17e édition du prix Jeunes talents France L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science, récompense 35 jeunes chercheuses, annonce la fondation L’Oréal, mardi 10 octobre 2023, qui "s’emploie ainsi à susciter davantage de vocations scientifiques auprès de la nouvelle génération et à accélérer la reconnaissance des talents féminins".

 

Manon Cairat est une des huit lauréates de UPSaclay, et une des cinq dans le domaine des Sciences de la Vie. Parce qu’elle a fait de la santé publique une véritable vocation, Manon Cairat a étudié les risques environnementaux puis a poursuivi un second master sur la nutrition humaine. Après une thèse en épidémiologie, au Centre International de Recherche sur le Cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé (CIRC/OMS), elle est actuellement postdoctorante à l’Inserm (Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP, UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif), également affiliée à l’University of Southern Denmark. Ses recherches portent sur la pharmaco-épidémiologie et plus particulièrement sur les potentiels effets cancérigènes ou anti-cancérigènes de médicaments largement utilisés dans la population. Très engagée, elle fait de la prévention contre le cancer, en particulier auprès des plus jeunes, un pilier de son approche.

 

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Contact : manon.cairat@gustaveroussy.fr

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