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La mutation de SOCS2 induit des modifications structurales et fonctionnelles du développement de la glande mammaire

La mutation de SOCS2 induit des modifications structurales et fonctionnelles du développement de la glande mammaire | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La lactation est un processus essentiel pour les mammifères. Chez les ovins, la mutation R96C de la protéine SOCS2 (Suppressor Of Cytokine Signaling 2) est associée à une plus grande production de lait et à une sensibilité accrue à la mammite. Pour comprendre l’implication de la mutation R96C dans le développement et la lactation de la glande mammaire, les scientifiques des unités de Génétique Animale et Biologie Intégrative – GABI (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Jouy-en-Josas) et de Biologie de la Reproduction, Environnement, Epigénétique et Développement - BREED (INRAE/UPSaclay, Jouy-en-Josas) ont développé un modèle murin porteur de cette mutation (SOCS2KI/KI).

 

Les glandes mammaires de ces souris vierges présentent un défaut de ramification du tissu épithélial. Ce phénotype n’est pas compensé aux stades ultérieurs du développement mammaire (gestation, puis lactation). Les sous-populations de cellules épithéliales mammaires ont été modifiées, les souris mutées ayant trois fois plus de cellules basales et une diminution des cellules luminales. La glande mammaire de ces souris reste fonctionnelle ; cependant, les cellules épithéliales mammaires contiennent plus de gouttelettes lipidiques et la composition en lipides du lait est modifiée. De plus, le suivi de l’expression des gènes de la glande mammaire chez des femelles vierges puis gestantes a permis d’identifier environ 3 000 gènes exprimés de manière différentielle. L’analyse des gènes différentiellement exprimés a montré que de multiples processus biologiques et voies de signalisation liés à la fonction mitochondriale, et donc à l’oxydation des acides gras, sont impactés. Cela suggère un dérèglement mitochondrial et un stress oxydatif élevé dans les glandes mammaires.

 

Ces résultats publiés dans Development ont permis d’affiner les connaissances sur le rôle de SOCS2 et plus spécifiquement la mutation R96C sur le développement de la glande mammaire et la production de lait.

 

Contact : fabienne.le-provost@inrae.fr

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SAVE THE DATE ! Séminaire SAPS - GS BIOSPHERA "La production de méthane d’origine animale, son utilisation et ses effets climatiques" - Mardi 4 juin 2024

SAVE THE DATE ! Séminaire SAPS - GS BIOSPHERA "La production de méthane d’origine animale, son utilisation et ses effets climatiques" - Mardi 4 juin 2024 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Sciences Animales Paris-Saclay (SAPS) et le programme thématique Sciences de l'animal (avec le soutien de la Graduate School Biosphera) organisent un séminaire sur la production de méthane d’origine animale, son utilisation et ses effets climatiques, le mardi 4 juin 2024 (de 13h à 17 heures), à INRAE Jouy-en-Josas (amphithéâtre BAT 440) et en visioconférence. Les inscriptions seront lancées prochainement !

 

Programme

  • 13h00 – Pourquoi faut-il trouver le moyen de réduire les émissions ? Impact climatique du méthane : origines et effet du méthane sur le climat
    Sophie Szopa, Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (LSCE, UMR 8212), Equipe CLIM Modélisation du Climat.

Production de méthane d'origine animale

  • 13h30 – Digestion et production de méthane entérique chez le ruminant
    Diego Morgavi, INRAE Theix, UMRH UMR 1213
  • 14h00 – Peut-on sélectionner génétiquement pour des vaches laitières émettant moins de méthane ?
    Solène Fresco, Université Paris-Saclay, AgroParisTech, INRAE, GABI UMR 1313, Jouy-en-Josas
  • 14h30 – Approches in vitro et in silico pour comprendre le métabolisme microbien du rumen et la production de méthane
    Valérie Berthelot, Rafael Muñoz-Tamayo, Université Paris-Saclay, AgroParisTech, INRAE, MoSAR UMR 791, Palaiseau
  • 15h00 – Comparative methane production in mammalian herbivores (conférence enregistrée)
    Marcus Clauss, University of Zurich, Vetsuisse Faculty, Clinic for Zoo Animals, Exotic Pets and Wildlife, Zurich

 

Pause : 15h30-16h

 

Utilisation, recyclage du méthane d'origine animale : méthanisation

  • 16h00 –Titre à venir
    Pascal Peu, INRAE Bretagne-Normandie, UR 1466 OPAALE, Equipe PANDOR, Rennes-Beauregard
  • 16h30 –Quelques exemples d'innovation autour de la méthanisation des déchets (conférence en ligne)
    Jean-Philippe Steyer, Laboratoire de Biotechnologie de l'Environnement (LBE), Centre INRAE d’Occitanie-Montpellier, Narbonne

 

17h – Fin du séminaire

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APPEL A PROJETS "AGROECOLOGIE" - proposé par la GS Biosphera & C-BASC - Date limite repoussée au 29 avril 2024

APPEL A PROJETS "AGROECOLOGIE" - proposé par la GS Biosphera & C-BASC - Date limite repoussée au 29 avril 2024 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Cet appel à projet est proposé et co-financé par la GS Biosphera et l'objet interdisciplinaire C-BASC. L’objectif est de promouvoir l’émergence de projets qui favorisent le dialogue entre différentes disciplines. Les projets soumis devront proposer des voies de recherches intégratives et originales sur le thème de l’agroécologie, allant au-delà des recherches développées de longue date au sein des unités du périmètre de Biosphera et C-BASC.

  • Montant maximum de la demande : 30 000 €
  • Lettre d'intention : 15 avril 2024
  • Date limite de dépôt des dossiers : 29 avril 2024
  • Téléchargez le formulaire : ICI

 

Retrouvez tous les AAPs proposés par Biosphera sur notre site internet

 

Pour toutes questions : gs.biosphera@universite-paris-saclay.fr


Via Life Sciences UPSaclay
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Le pou de l’abeille Braula coeca, une drosophile aveugle qui éclaire l’origine de la socialité

Le pou de l’abeille Braula coeca, une drosophile aveugle qui éclaire l’origine de la socialité | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Le pou de l’abeille Braula coeca est un insecte aveugle et sans ailes qui effectue tout son cycle de vie dans la ruche en se nourrissant de miel et de cire. Pendant longtemps, sa position phylogénétique est restée incertaine à cause de sa morphologie très différente des autres insectes.

 

Dans un article paru dans Current Biology, 13 chercheurs du laboratoire Evolution, Génomes, Comportement, Ecologie - EGCE (CNRS/UPSaclay/IRD, Gif-sur-Yvette) ont étudié son génome et ainsi montré que Braula était en réalité une drosophile qui descendrait d’un ancêtre inféodé à la sève des arbres et dont le développement dépendait du miellat et de la cire produits par les cochenilles.

 

Les parasites présentent généralement de petits génomes mais ce n’est pas ce qui a été observé pour Braula (309 millions de bases). L’évolution de son génome inclut un événement de transfert horizontal d’un élément génétique mobile (transposon) entre Braula et l’abeille. En outre, plusieurs familles de gènes impliqués dans la détoxication mais aussi dans la perception des odeurs et du goût ont évolué de manière convergente entre les deux espèces par perte de nombreux gènes. Ces observations coïncident avec l’environnement protecteur de la ruche et un régime alimentaire commun entre l’hôte et le parasite. Parmi les gènes perdus, on retrouve des récepteurs qui pourraient jouer un rôle dans la détection des hormones anti-ovariennes de la reine.

 

Ce résultat ouvre la voie à de nouvelles recherches pour comprendre comment Braula est capable de se reproduire dans la ruche qui constitue un milieu stérilisant et l’un des piliers fondateurs de la socialité.

 

Légende Figure : Braula coeca est un parasite de l'abeille mellifère que l'on retrouve principalement sur la reine. © Étienne Minaud.

 

Contact : heloise.bastide@universite-paris-saclay.fr

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Portrait Jeune Chercheur - Kévin Magne, chercheur en physiologie des interactions plantes-microorganismes

Portrait Jeune Chercheur - Kévin Magne, chercheur en physiologie des interactions plantes-microorganismes | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Kévin Magne est chargé de recherche INRAE depuis novembre 2023 dans l’équipe SYmbiotic Nitrogen Acquisition in Plant-microbe Systems (SYNAPS) dirigé par la Prof. A. Dellagi à l’Institut Jean-Pierre Bourgin (IJPB) de Versailles. L’équipe SYNAPS vise à mieux comprendre et à exploiter le microbiote des grandes cultures céréalières dans le but d’améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’azote des plantes et de réduire l’utilisation des engrais azotés de synthèse.

 

Kévin est issu du Master Biologie et Valorisation des Plantes de l’Université de Strasbourg et il a réalisé sa thèse dans le laboratoire du Dr. P. Ratet à l’Institut des Sciences des Plantes de Paris-Saclay (IPS2) de Gif-sur-Yvette. Durant sa thèse Kévin a étudié le rôle des gènes de type BLADE-ON-PETIOLE dans le développement et le maintien de l’identité des nodosités fixatrices d’azote chez les légumineuses ainsi que leurs implications dans le développement végétative et reproductif des dicotylédones et des monocotylédones. Il obtiendra son doctorat de biologie de l’Université Paris-Saclay en 2017.

 

En 2018, Kévin rejoint le groupe du Dr. R. Geurts au laboratoire de biologie moléculaire de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas. Il y étudie la régulation des gènes de type BLADE-ON-PETIOLE au cours de la symbiose Parasponia-rhizobium ainsi que leurs rôles dans la régulation de l’activité du cambium vasculaire et la xylogenèse chez Parasponia. En 2020, Kévin effectue un second post-doctorat sous la supervision du Prof. V. Gruber à l’IPS2 dans lequel il étudie la régulation de l’immunité des nodosités fixatrices d’azote. En 2021, Kévin réalise un troisième post-doctorat supervisé par le Dr. P. Ratet dans lequel il cherche à comprendre l’origine évolutive des relations mutualistes entre les légumineuses et les rhizobia par l’utilisation d’une souche bactérienne atypique du genre Ensifer capable d’adopter plusieurs comportements vis-à-vis d’un même hôte.

 

Aujourd’hui, au sein de l’équipe SYNAPS, Kévin développe et étudie les effets bénéfiques du réseau mycorhizien commun dans un contexte de cultures associées impliquant céréales et légumineuses. Il s'intéresse notamment à la redistribution de l’azote fixé par le couple légumineuse/rhizobium au profit des cultures céréalières.

 

« Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous » - Gandhi

 

Contact : kevin.magne@inrae.fr

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Vers une compréhension approfondie des interactions entre fibres alimentaires et bactéries du microbiote intestinal : mise en évidence des métabolites produits et des voies métaboliques mobilisées

Vers une compréhension approfondie des interactions entre fibres alimentaires et bactéries du microbiote intestinal : mise en évidence des métabolites produits et des voies métaboliques mobilisées | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Une étude entre l’équipe ProbiHôte (Institut Micalis, INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Jouy-en-Josas), les Unités MaIAGE (INRAE/UPSaclay, Jouy-en-Josas) et(SPI/DMTS (CEA-Joliot/INRAE/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) et la société General Mills a permis de mieux comprendre les interactions entre fibres alimentaires et bactéries du microbiote intestinal. Les fibres alimentaires sont des sucres complexes présents dans les végétaux que nous consommons et carburant principal des bactéries du microbiote intestinal. Ces composants suscitent un intérêt croissant, à travers un nombre important d’études qui rapportent des bénéfices santé de la consommation de fibres via la métabolisation par le microbiote intestinal.

 

L’étude publiée dans mSystems a tout d’abord décrit l’effet de 4 fibres alimentaires (inuline, fibre de maïs, pectine, polydextrose) sur la croissance et l’activité fermentaire in vitro de 17 bactéries appartenant aux 3 phyla majoritaires (Bacteroidetes, Firmicutes, Actinobacteria) du microbiote intestinal. Les résultats ont montré que l’utilisation des fibres est principalement guidée par l’appartenance phylogénétiques des bactéries, qui disposent de systèmes enzymatiques distincts. Des études approfondies ont été réalisées par métabolomique (LC-MS Haute résolution) et transcriptomique (RNASeq, Plateforme de séquençage I2BC, CNRS, Gif-sur-Yvette). Les données ont montré que le métabolisme des fibres par des bactéries du microbiote stimulent la production de métabolites d’intérêt santé, au-delà de la production des acides gras à chaine courte. L’identité de nombreux analytes obtenus reste encore à explorer. Ce travail a aussi mis en évidence des voies de métabolisation spécifiques à chacune des fibres alimentaires étudiées et différentes en fonction des phyla bactériens.

 

Légende Figure : A : Schéma de la stratégie expérimentale pour l’analyse métabolomique sans à priori (LC-MS haute résolution) de surnageant bactérien après culture en présence de sucre d’intérêt ; :  Profil métabolomique obtenu en présence d’inuline pour 3 souches de Bacteroidetes  [B. xylanisolvens (B. xyla), B. thetaiotaomicron (B. theta), B. intestinalis (B. int)] et 3 souches de Firmicutes [S. variabile (S. var), R. intestinalis (R. int), E. rectale (E. rect)]. Ces données mettent en évidence : 1/ la production de métabolites d’intérêt santé en présence de fibre alimentaire et 2/ des profils métabolomiques différents en fonction de l’appartenance phylogénétique des bactéries. Le profil présenté est obtenu avec les variables annotées par la base de données de l’Unité SPI (CEA, Gif-sur-Yvette).

 

Contact : claire.cherbuy@inrae.fr

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Analyse différentielle de données ARN-seq à la paire de bases

Analyse différentielle de données ARN-seq à la paire de bases | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Pour comprendre pleinement la régulation des gènes, il est nécessaire d'avoir une compréhension approfondie à la fois du transcriptome et des activités enzymatiques et de liaison à l'ARN qui le façonnent. Bien que l’avènement de l’ARN-Seq soit allé de pair avec le développement de nombreux outils dédiés à l’analyse du transcriptome, la plupart de ces outils ne considèrent que l'abondance des lectures de séquençage le long de motifs annotés (tels que les gènes). Malheureusement, ces annotations sont très souvent incomplètes, ce qui conduit à des erreurs dans les analyses d'expression différentielle.

 

Pour répondre à ce problème, les équipes OGE et GNET de l’IPS2 (CNRS/INRAE/UPSaclay/UEVE/UParis, Gif-sur-Yvette), avec le soutien du Phenoscope, de la plateforme POPS et du LaMME, ont publié dans NAR Genomics and Bioinformatics DiffSegR, un package R qui permet de découvrir les différences d'expression à l'échelle du transcriptome entier entre deux conditions biologiques en utilisant des données d'ARN-Seq. DiffSegR ne nécessite pas d'annotation préalable et utilise un algorithme de détection de ruptures pour identifier les limites des régions exprimées de manière différentielle en analysant le log2 du rapport entre les niveaux d'expression des deux conditions étudiées par paire de base. En quelques minutes de calcul, DiffSegR a pu prédire avec justesse les rôles des ribonucléases chloroplastiques Mini-III et PNPase dans la maturation de l'ARNr et la dégradation en 3' et en 5' des précurseurs d'ARNm, d'ARNt et des introns excisés.

 

DiffSegR devrait être utile aux biologistes utilisant la transcriptomique car il permet d'accéder à des informations provenant d'une couche du transcriptome négligée par les « pipelines » d'analyse de l'expression différentielle classiquement utilisés aujourd'hui. DiffSegR est disponible à cette adresse.

 

Contact : guillem.rigaill@ips2.universite-paris-saclay.fr

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Une nouvelle lignée du bacille responsable de la tuberculose en Afrique

Une nouvelle lignée du bacille responsable de la tuberculose en Afrique | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Le bacille responsable de la tuberculose, le complexe Mycobacterium tuberculosis, trouve son origine dans les populations humaines d'Afrique du Paléolithique. Il s'y est diversifié avant de s'exporter vers l'Océanie, l'Asie et l'Europe. Neuf lignées majeures infectant l'homme avaient été identifiées jusqu'ici, sur la base d'empreintes génétiques. Dans une étude parue dans Emerging Infectious Diseases, ce sont les données de séquençage de génome complet, leur compilation au sein d'une base de données de plus de 100 000 génomes appelée TB-Annotator, et des méthodes de reconstruction phylogénétique qui ont permis à Guislaine Refrégier, Adrien Le Meur (Laboratoire Écologie, Systématique et Évolution -ESE, équipe GEE, CNRS/AgroParisTech/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), Christophe Sola, et leurs collaborateurs du laboratoire FEMTO (CNRS-Université de Franche-Comté) d'identifier une nouvelle lignée.

 

Elle est apparentée aux 3 lignées endémiques de l'Afrique dont les 2 majeures, L5 et L6, sont surtout trouvées en Afrique de l'Ouest tandis que la 3ème, plus rare, L9, se trouve en Afrique de l'Est. Cette lignée L10 a été retrouvée uniquement en Afrique Centrale et chez des personnes qui en sont originaires.

 

La localisation de la L10 déplace le barycentre de la super-lignée dénommée Mycobacterium africanum vers le centre de l'Afrique. En outre, l'existence d'une nouvelle lignée rare en Afrique suggère que plusieurs autres lignées pourraient encore s'y transmettre à bas bruit.

 

Cette région est ainsi un réservoir de biodiversité du bacille tuberculeux. La rareté de ces nouvelles lignées et leur composition génomique sont cependant pour l’instant rassurantes : on peut les détecter ainsi que leurs résistances aux antibiotiques avec les outils classiques de surveillance de la maladie.

 

Légende Figure : Carte de l'Afrique montrant la distribution des lignées appartenant à la super lignée Mycobacterium africanum. Cette carte, reconstruite avec le logiciel QGIS, localise 132 échantillons représentatifs de la diversité géographique et génétique de M. africanum telle que disponible dans les bases de données. La représentation géographique est impactée par un moindre échantillonnage en Afrique centrale. La seule souche L10 localisée (République Démocratique du Congo, RDC) signalée dans la base de données NCBI SRA est représentée en rouge. L'astérisque rouge indique la République du Congo (RC) où une autre souche L10 a été isolée selon la base de données des empreintes génétiques de type spoligotypage SITVITWEB. Notons que la Belgique, où la troisième souche L10 a été collectée, a colonisé la RDC par le passé et est un lieu privilégié de l’immigration en provenance de l’Afrique centrale. Cette carte montre que malgré de nombreuses données manquantes en Afrique centrale, cette région dans son ensemble accueille une large diversité de lignées de M. africanum et pourrait en être le berceau.

 

Contact : guislaine.refregier@universite-paris-saclay.fr

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Sélection et dynamique de la diversité génétique chez la truite arc-en-ciel

Sélection et dynamique de la diversité génétique chez la truite arc-en-ciel | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Toute population animale ou végétale, sauvage ou domestiquée, évolue à travers des changements continus et cumulatifs au fil du temps qui reposent sur diverses forces évolutives, à savoir la sélection, la dérive génétique, la mutation et la migration, avec des effets relatifs qui dépendent de l'histoire et la structure des populations. Les empreintes laissées le long du génome par ces processus évolutifs peuvent correspondre à une sélection positive d'allèles favorables se traduisant par des régions fortement homozygotes à faible diversité génétique, ou au contraire à des phénomènes de sélection équilibrante permettant le maintien de régions à l’état hétérozygote et donc à forte diversité génétique.

 

En favorisant certaines caractéristiques d’intérêt en élevage, la domestication s’accompagne d’une perte de diversité génétique globale. En identifiant les signatures de sélection partagées par quatre populations plus ou moins domestiquées de truites arc-en-ciel, les chercheurs de de l’UMR de Génétique Animale et Biologie Intégrative – GABI (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Jouy-en-Josas) ont cherché à identifier les régions du génome liées aux processus évolutifs anciens qui sont essentiels à la survie des espèces.

 

Dans leur étude parue dans Genetics Selection Evolution, ils ont analysé le génome de 176 truites issues de populations françaises et nord-américaines à l’aide d’une puce de génotypage haute densité récemment développée dans l’unité (665 000 marqueurs). Ce dispositif avec plusieurs populations domestiques d’origines différentes permet de s’affranchir de l’histoire individuelle de ces populations et au contraire de se focaliser sur ce qui est partagé par l’ensemble.

 

En tout 9 régions sous sélection positive ont été identifiées, contenant 253 gènes dont 17 déjà détectés chez d’autres espèces de vertébrés (des poissons aux mammifères). De manière plus étonnante, 4 régions, comprenant 29 gènes, sont maintenues à l’état hétérozygote dans toutes les populations malgré le processus de domestication à l’œuvre depuis la fin du XIXème siècle. Les gènes identifiés dans ces régions hétérozygotes sont impliqués dans des fonctions essentielles à la survie des espèces et concernent notamment l’organisation cellulaire, le développement embryonnaire et l’immunité.

 

En conclusion, l’analyse de la diversité génétique au sein d’une espèce récemment domestiquée a permis de mettre en évidence un grand nombre de gènes d’intérêt ainsi que de révéler des dynamiques singulières de la diversité, avec en particulier le maintien de régions « résistantes » à l’homozygotie dont le déterminisme et les effets restent à préciser.

 

Contact : florence.phocas@inrae.fr

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Portrait Jeune Chercheuse - Sophie Piquerez, Maître de conférences en biologie végétale

Portrait Jeune Chercheuse - Sophie Piquerez, Maître de conférences en biologie végétale | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Sophie Piquerez est Maître de Conférences à Université Paris Cité depuis septembre 2023 et a rejoint l’équipe Dynamique des Chromosomes de l’Institute of Plant Sciences Paris-Saclay – IPS2 (INRAE/CNRS/UPSaclay/UEVE/UParisCité, Gif-sur-Yvette) afin de mieux comprendre le lien entre l’organisation tridimensionnelle de la chromatine et la régulation de l’expression des gènes chez les plantes.

 

Sophie a toujours été passionnée par l’interaction des plantes avec leur environnement et son parcours reflète son appétence pour déchiffrer les signaux que les plantes perçoivent. Lors de son doctorat au sein du Sainsbury Laboratory (Norwich, Royaume-Uni, 2008-2012) sous la direction du Prof J.D.G. Jones, elle a étudié l’interaction moléculaire entre divers pathogènes (bactériens ou oomycètes) et leur plante hôte (Arabidopsis thaliana) lors de l’infection. Par la suite, Sophie a continué à développer de nouvelles compétences à l’Université de Warwick (School of Life Sciences, 2013-2016) dans l’équipe du Dr Vardis Ntoukakis, puis à Université Paris-Saclay au sein de l’IPS2 (2017-2020) dans les équipes des Pr Moussa Benhamed et Dr Abdelhafid Bendahmane et finalement à l’I2BC avec le Dr Chloé Girard (2021-2023). Ses thématiques de recherche ont toujours ciblé les plantes et vont de la génétique à des approches poussées de biologie moléculaire.

 

Aujourd’hui, en tant que membre de l’équipe Dynamique des Chromosomes, Sophie s’intéresse à la relation entre la dynamique de la chromatine et la réponse des plantes à l’environnement. Forte de ses diverses expériences passées et de son engagement auprès des étudiants, Sophie fait partie intégrante de l’équipe pédagogique du domaine Sciences du Végétal à Université Paris Cité.

 

« Ne rien prévoir sinon l’imprévisible, ne rien attendre sinon l’inattendu. » - Christian Bobin

 

Contact : sophie.piquerez@universite-paris-saclay.fr

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Des collemboles se nourrissant d’un champignon pathogène du blé : une biorégulation de sources d’inoculum envisageable ?

Des collemboles se nourrissant d’un champignon pathogène du blé : une biorégulation de sources d’inoculum envisageable ? | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La septoriose, causée par Zymoseptoria tritici, est une maladie foliaire affectant les cultures de blé. Entre deux saisons de culture le champignon survit dans les résidus de blé laissés sur le sol. Cette phase est généralement peu prise en compte dans la gestion du risque épidémique, alors que la réduction des sources d’inoculum peut avoir un effet, même limité, sur la précocité des attaques de septoriose.

 

Dans étude publiée dans Pest Management Science, Thomas Bourgeois, doctorant au Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), et ses collaborateurs de l’unité BIOGER (INRAE/UPSaclay, Campus Agro Paris-Saclay, INRAE Palaiseau) ont testé le potentiel de Heteromurus nitidus - une espèce de collembole présente dans les sols et connue pour interagir avec différentes espèces de champignons - comme agent potentiel de bioregulation de Z. tritici. Pour cela, des expériences « de choix » et « de consommation » ont été conduites sur des résidus de blé contaminés, issues de feuilles inoculées avec le champignon. Les collemboles ont « brouté » les fructifications de Z. tritici (pycnides) et ont réduit le nombre de spores (divisé par dix) par rapport aux résidus témoins n’ayant pas été en contact avec les collemboles. L’attractivité des résidus contaminés et la réduction du nombre de pycnidiospores montre que Z. tritici est, en conditions contrôlées, une source de nourriture pour H. nitidus. Cette espèce de collemboles pourrait-elle contribuer à la biorégulation des sources d’inoculum de septoriose sur le terrain ? Telle est la question que soulèvent les résultats de cette étude, originale.

 

Les perspectives d'application dépendent de la capacité des populations d’H. nitidus, voire d’autres espèces de collemboles, à interagir de manière suffisamment efficace avec Z. tritici à des étapes épidémiques clés. Ces travaux se poursuivent dans le cadre d’un projet maturation porté par le MNHN et financé par la SATT LUTECH.

 

Contact : thomas.bourgeois@cefe.cnrs.fr ou frederic.suffert@inrae.fr

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Forêts : comment l’éclaircie influence l’activité biologique du sol

Forêts : comment l’éclaircie influence l’activité biologique du sol | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Comme l’ensemble du vivant, les forêts sont menacées par le réchauffement climatique et leur exploitation par l’être humain dans un but commercial. Une étude récente, réalisée par des scientifiques du laboratoire Écologie, systématique, évolution (ESE - Univ. Paris-Saclay, CNRS, AgroParisTech) en collaboration avec le laboratoire Écosystèmes forestiers (EFNO) de l’INRAE, s’intéresse aux conséquences de l’éclaircie, une pratique sylvicole répandue. Grâce à une analyse du sol de différentes parcelles forestières, les équipes ont mesuré l’activité biologique présente, pour mieux en comprendre son fonctionnement.

Puits de carbone, sources de bois et refuges de la biodiversité, les forêts sont des espaces clefs du monde vivant et de ses interactions avec l’être humain. Pour la plupart d’entre nous, une forêt est uniquement un regroupement d’arbres. Mais pour Stéphane Bazot, professeur des universités et directeur-adjoint du laboratoire ESE, et son équipe, ce qui se joue aux pieds de cette végétation mérite tout leur intérêt : le sol forestier est le lieu, sensible, de la transition entre l’écorce terrestre et le vivant.

 

Lire la suite de l’Actu UPSaclay et l’article paru dans Catena.

 

Contact : stephane.bazot@universite-paris-saclay.fr

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IJPB Symposium 2024 - Plant modeling: opportunities and challenges - 13-15 mai 2024 à Versailles

IJPB Symposium 2024 - Plant modeling: opportunities and challenges - 13-15 mai 2024 à Versailles | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Symposium international IJPB 2024

"Modélisation des plantes : Opportunités et défis" 

organisé par de l’Institut Jean-Pierre Bourgin – IJPB

à Versailles du 13 au 15 mai 2024

 

Le symposium IJPB 2024 comportera trois conférences plénières et quatre sessions thématiques traitant de la modélisation des plantes à différentes échelles, du niveau intracellulaire au niveau macroscopique. Le symposium comprendra également des ateliers et une présentation des infrastructures de l'IJPB, en collaboration avec la plateforme d'imagerie et de microscopie de l'Observatoire des plantes et les équipes "Modélisation et imagerie numérique" et "Paroi cellulaire primaire" de l'IJPB.

 

Les présentations seront données par des orateurs invités et par des participants sélectionnés sur la base des résumés soumis. Ce symposium sera une occasion unique d'évaluer les avancées récentes en matière de modélisation, d'explorer la manière dont elle peut être intégrée expérimentalement et d'examiner comment elle s'adapte à l'augmentation constante de la puissance de calcul et à l'explosion des données.

 

Les inscriptions sont ouvertes. Date limite d’inscription pour bénéficier du tarif préférentiel : 15 avril 2024.

 

Site internet de la manifestation

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Workshop « Au-delà de l’H2O : Perspectives Économiques, Sociales et Environnementales sur le Bien-Être » - 26 avril 2024

Workshop « Au-delà de l’H2O : Perspectives Économiques, Sociales et Environnementales sur le Bien-Être » - 26 avril 2024 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Vendredi 26 avril – 9h à 17h à l’ENS Paris-Saclay

 

Cette journée est organisée par la GS Économie & Management en collaboration avec les GS Biosphera, Santé Publique, et Géoscience, l’Institut de l'Énergie Soutenable de Paris-Saclay, CentrEau (Québec) et UMI SOURCE.

 

Nous aurons la chance d’accueillir Valérie Masson-Delmotte pour une intervention.

 

  • Formulaire d'inscription : ICI
  • Programme en cours de finalisation : ICI
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Les archées se sont adaptées plusieurs fois aux conditions extrêmes de salinité

Les archées se sont adaptées plusieurs fois aux conditions extrêmes de salinité | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée dans Nature Microbiology, des scientifiques du Laboratoire Écologie, Systématique et Évolution -ESE (CNRS/UPSaclay/AgroParisTech, Gif-sur-Yvette) ont reconstruit l’histoire évolutive de l’adaptation de plusieurs groupes d’archées à des concentrations de sel très élevées. Ces microorganismes halophiles extrêmes appartiennent à quatre lignées d’archées : les Halobacteria, les Nanohaloarchaeota, les Methanonatronarchaeia et les Halarchaeoplasmatales. Elles maintiennent leur équilibre osmotique en adoptant une stratégie de "sel intracellulaire", qui implique l'accumulation de concentrations molaires de potassium dans leurs cellules. Cette adaptation a conduit à une accumulation massive d'acides aminés acides dans leur protéome pour éviter l'agrégation des protéines.

 

L'histoire évolutive de ces adaptations demeure mal connue, notamment en raison des positions phylogénétiques instables observées pour certaines de ces lignées. Les auteurs de cette étude ont décrit deux nouvelles lignées, les Afararchaeaceae et les Asbonarchaeaceae, qui occupent des positions clés dans la phylogénie des archées. L’inclusion de ces lignées et l’application d’approches phylogénétiques adaptées aux biais compositionnels des protéomes ont conduit à l’obtention d’une phylogénie bien résolue des archées. Les analyses phylogénomiques montrent qu'au moins quatre adaptations indépendantes à l'halophilie extrême ont eu lieu au cours de l'évolution des archées.

 

Ces analyses ont aussi démontré que la duplication de gènes et le transfert horizontal de gènes, en particulier pour la propagation de gènes tels que ceux codant pour les transporteurs de potassium à travers les différentes lignées halophiles, ont joué un rôle très important dans l’adaptation de ces groupes d’archées à ces conditions physico-chimiques extrêmes.

 

Légende Figure : Arbre phylogénétique des archées montrant la position des différents groupes d’archées halophiles extrêmes (indiqués en couleur). Cette phylogénie montre au moins quatre adaptations indépendantes à l’halophilie extrême au sein des archées.

 

Contact : david.moreira@universite-paris-saclay.fr

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La distillation charentaise : vers une meilleure compréhension du comportement des composés volatils d’arôme et de l’influence du recyclage des fractions séparées lors des deux distillations

La distillation charentaise : vers une meilleure compréhension du comportement des composés volatils d’arôme et de l’influence du recyclage des fractions séparées lors des deux distillations | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée en deux parties dans Food Research International (parties I et II), les scientifiques de l’équipe ProBioSSép (Procédés microBiologiques, Stabilisation, Séparation) au sein de l’UMR SayFood (Paris-Saclay Food and Bioproduct Engineering, INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Palaiseau), ont étudié l’impact du mode de distillation charentaise sur les composés volatils d’arôme et le lien entre la composition du vin mis en œuvre et le cœur (fraction mise à vieillir) obtenu.

 

La distillation charentaise (double chauffe à repasse) du cognac comprend la distillation du vin (CV, Chauffe de Vin) et la distillation du brouillis (BC, Bonne Chauffe), dans des alambics en cuivre de 25 hL. Généralement, le distillat de la CV est divisé en fractions de tête, brouillis et queue, et celui de la BC en tête, cœur, seconde et queue. Les têtes et queues sont recyclées dans le vin et les secondes dans la BC suivante. Ce mode de distillation traditionnel repose encore fortement sur des connaissances empiriques.

 

Par le suivi et l’échantillonnage d’une CV et d’une BC à la distillerie Rechou, et les analyses chromatographiques réalisées au BNIC (Bureau National Interprofessionnel du Cognac), 62 profils de concentration de composés volatils d’arôme sont représentés et une nouvelle classification prenant en compte leurs profils, leurs propriétés thermodynamiques (variation de leur volatilité en fonction de la teneur en éthanol dans le bouilleur), et leurs propriétés chimiques est proposée. Les bilans de matière montrent que plusieurs composés (terpènes, norisoprénoïdes et aldéhydes), se forment en particulier durant la CV. Le calcul de l’OAV (Odor Activity Value) des composés révèle que l'isobutanol et la (E)-ß-damascénone sont les composés qui contribuent majoritairement à l’odeur du cœur.

 

La simulation avec le progiciel BatchColumn de ProSim(SA) montre que 37 composés, dont les données d’équilibre liquide-vapeur sont estimées avec le modèle thermodynamique NRTL, présentent des profils similaires aux données expérimentales. Le programme développé pour étudier l’impact des recyclages sur la composition du cœur prend en compte 8 cycles de distillation (24 CV et 8 BC) (Figure). Un état pseudo-stable est atteint après 3 à 5 cycles. Outre l’augmentation du rendement d’extraction de l’éthanol à plus de 98% dans le cœur, le recyclage de la fraction de seconde augmente l'extraction des alcools et des terpènes, tandis que celui des têtes joue un rôle plus important pour la plupart des esters et des norisoprénoïdes.

 

Contact : martine.decloux@agropartistech.fr

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La manipulation par le mâle interfère avec l’effet du contexte social sur la croissance tumorale chez les femelles Drosophile melanogaster

La manipulation par le mâle interfère avec l’effet du contexte social sur la croissance tumorale chez les femelles Drosophile melanogaster | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude publiée dans Scientific Reports, des scientifiques de l'I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) montrent que chez des Drosophile tumorales, l’expression de gènes associés aux fonctions neurologiques et au comportement sexuel est modifiée selon l’environnement social. Cette étude fait suite à une précédente ayant montré que le contexte social impacte la croissance de tumeurs intestinales (Dawson et al., 2018) ; en effet, cette croissance est ralentie lorsque des Drosophile tumorales sont élevées avec d’autres mouches tumorales, par rapport à des Drosophile tumorales élevées seules en isolation ou avec des mouches saines.

 

Les auteurs de cette nouvelle étude montrent que cet effet ne dépend ni du microbiote, ni de molécules persistantes du type phéromones. Ils proposent donc que les mouches tumorales ont une perception de leur environnement social de type cognitif, ce qui déclencherait un relais neurologique induisant une réponse physiologique antitumorale. Ils montrent ensuite que cet effet se manifeste si les Drosophile sont vierges mais pas si elles sont fertilisées. Il est connu que l’éjaculat contient des peptides qui modifient de nombreux paramètres physiologiques et comportementaux chez les femelles accouplées, phénomène appelé manipulation par le mâle. Les auteurs montrent finalement que ces peptides sont responsables de la perte de l’impact social sur la croissance tumorale. Ainsi, ils postulent que la manipulation par le mâle interfère avec le ralentissement de la croissance tumorale dépendant du contexte social.

 

Légende Figure : Les Drosophile tumorales femelles se reconnaissent entre elles et modifient leur comportement, ce qui déclenche un relais neuronal qui va induire une réponse physiologique antitumorale. Les peptides transférés avec l’éjaculat lors de l’accouplement inhibent cette réponse antitumorale.

 

Contact : Jacques.montagne@i2bc.paris-saclay.fr

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Avancée méthodologique dans la caractérisation des populations de Zymoseptoria tritici, champignon responsable de la septoriose du blé

Avancée méthodologique dans la caractérisation des populations de Zymoseptoria tritici, champignon responsable de la septoriose du blé | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Suivre la fréquence de virulences au sein des populations de Zymoseptoria tritici, c’est-à-dire leur capacité à attaquer des variétés porteuses de gènes de résistance connus, est essentiel pour optimiser leur déploiement. L’enjeu est en effet d’utiliser des résistances efficaces tout en évitant que les populations pathogènes s’y adaptent trop rapidement, c’est-à-dire les « contournent ».

 

Dans une étude parue dans Plant Pathology, les scientifiques de l’unité BIOGER (INRAE/UPSaclay, Campus Agro Paris-Saclay, INRAE Palaiseau) ont développé une méthode de « phénotypage en vrac » consistant à inoculer un micro-couvert de deux lignées de blé quasi-isogéniques - une portant un gène de résistance ciblé l'autre ne le portant pas - avec un mélange de plusieurs souches d'isolats représentatives d’une population à caractériser. La quantification du nombre de points d'infection (lésions) obtenus sur chaque plante permet ensuite, par approche différentielle, d’estimer la proportion de souches virulentes dans le mélange utilisé.

 

En prenant pour cas d’étude Stb16q, un gène de résistance présent dans la variété de blé CELLULE et contourné en Europe, les auteurs ont établi que la corrélation entre le ratio du nombre moyen de lésions sur chaque ligne de blé et la fréquence des souches virulentes était relativement robuste.

 

Cette méthode apparait donc comme un outil intéressant pour caractériser les populations de Z. tritici dans des contextes de déploiement de résistances variétales particuliers (choix variétal régionalisé, optimisation de mélanges variétaux, etc.) en complément des approches moléculaires en cours de développement à BIOGER.

 

Contact : frederic.suffert@inrae.fr

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L'édition du génome peut-elle aider la transition agroécologique?

L'édition du génome peut-elle aider la transition agroécologique? | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une revue publiée dans iScience des chercheurs de différentes unités d'INRAE, dont l’Institut Jean-Pierre Bourgin – IJPB (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Versailles), font le point sur l'intérêt potentiel des technologies d'édition du génome pour la transition agroécologique.

 

Pour relever les défis de la transition agroécologique dans un contexte de changement climatique, il est nécessaire d'utiliser diverses stratégies telles que les régulations biologiques, les génotypes animaux et végétaux adaptés, les systèmes de production diversifiés et les technologies numériques. Les semences et les plantes, par le biais de la sélection végétale, jouent un rôle crucial dans la conduite de ces changements. L'émergence de l'édition du génome présente une nouvelle opportunité dans les pratiques de sélection végétale. Cependant, comme toute révolution technologique impliquant des organismes vivants, il est essentiel d'évaluer ses contributions potentielles, ses limites, ses risques, ses implications socio-économiques et les controverses associées.

 

Cet article vise à fournir une revue complète des connaissances scientifiques sur l'édition du génome pour la transition agroécologique, en s'appuyant sur des approches multidisciplinaires englobant les sciences biologiques, agronomiques, économiques et sociales.

 

Contact : fabien.nogue@inrae.fr

Julio Retamales's comment, March 21, 12:05 PM
Very relevant article. Congrats!
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Un mécanisme de contrôle métabolique de la modification épigénétique

Un mécanisme de contrôle métabolique de la modification épigénétique | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les modifications de la chromatine, en particulier l'acétylation des histones, jouent un rôle important dans la régulation de l'expression des gènes en réponse aux changements environnementaux. L'acétylation des histones est une modification covalente par l'histone acétyltransférase (HAT), avec l'acétyl-CoA comme substrat. Outre les histones, un grand nombre de protéines impliquées dans de différentes voies cellulaires subissent également des modifications par acétylation. L'acétyl-CoA utilisé pour l'acétylation des protéines est principalement dérivé du métabolisme des sucres. Des études antérieures ont montré que le niveau de métabolisme énergétique cellulaire affecte les modifications de la chromatine et l'expression des gènes associés. Par exemple, lorsque les niveaux d’énergie des cellules sont élevés, le degré d’acétylation de la chromatine augmente, stimulant ainsi l’expression des gènes liés à la prolifération cellulaire et favorisant la division cellulaire. En revanche, dans des environnements de stress où les niveaux d'énergie cellulaire diminuent, l’homéostasie de l'acétylation des histones est maintenue, même avec des niveaux d’acétylation augmentés sur des gènes liés au stress. Actuellement, le mécanisme sous-jacent reste flou.

 

GCN5 est une HAT principale dans le noyau des cellules végétales. Cette enzyme peut former le complexe dit « SAGA » avec des protéines adaptatrices telle qu’ADA2. ADA2 peut renforcer la capture de l'acétyl-CoA par la HAT GCN5 pour acétyler les histones dans la chromatine. Dans une étude publiée dans Nature Plants dirigée par le Professeur Dao-Xiu Zhou à l’IPS2 (CNRS/INRAE/UPSaclay/UEVE/UParis, Gif-sur-Yvette), et réalisée en collaboration avec la Huazhong Agriculture University (Chine), les auteurs ont trouvé que GCN5 peut aussi acétyler plusieurs résidus lysines de la protéine ADA2. L'acétylation d’ADA2 affecte sa stabilité et son accumulation. En fait, ADA2 acétylée est ciblée spécifiquement par une ubiquitine ligase E3, conduisant à sa dégradation.

 

Ensuite, les auteurs ont découvert qu’ADA2 est acétylé lorsque le niveau cellulaire de l’acétyl-CoA est élevé, donc moins accumulé ; mais en condition de stress ou le niveau du cofacteur est bas en raison de la limitation du métabolisme énergétique, ADA2 est moins acétylée mais plus accumulée dans la cellule. Il a été constaté que quand le niveau d'acétyl-CoA est élevé, l'activité de GCN5 pour acétyler les histones ne dépend pas d’ADA2 ; mais quand le niveau d’acétyl-CoA est faible notamment en condition de stress, ADA2 est nécessaire pour maintenir l’activité de GCN5. Cela a été observé in vitro et in vivo dans des plantes sauvage et mutantes, cultivées dans de différentes conditions.

 

Ces résultats indiquent que l'acétylation d’ADA2 qui détecte les variations de l'acétyl-CoA cellulaire est un mécanisme pour réguler l’activité de GCN5 afin de maintenir homéostasie de l’acétylation des histones chez les plantes dont les conditions de croissance sont changeantes.

 

Contact : dao-xiu.zhou@université.Paris-saclay.fr

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Un double contrôle, chromatinien et transcriptionnel, permet une expression concertée d’effecteurs du champignon Leptosphaeria maculans au cours de l’infection du colza

Un double contrôle, chromatinien et transcriptionnel, permet une expression concertée d’effecteurs du champignon Leptosphaeria maculans au cours de l’infection du colza | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Une étude publiée dans The New Phytologist, réalisée dans le cadre de la thèse de Colin Clairet, sous la direction de Jessica Soyer et d’Isabelle Fudal au sein de l’unité BIOGER (INRAE/UPSaclay, Campus Agro Paris-Saclay, INRAE Palaiseau), a permis de caractériser la façon dont est contrôlée l’expression des effecteurs d’un champignon phytopathogène au cours de l’infection de sa plante hôte.

 

Les effecteurs sont des molécules sécrétées par l’agent pathogène qui facilitent l’infection de sa plante hôte et l’établissement de la maladie. Ces effecteurs sont produits de façon concertée au cours de l’infection. Cependant, on sait peu de choses sur la manière dont l'expression des gènes codant ces effecteurs est régulée. Comme une partie de ces gènes est localisée dans des régions riches en éléments répétés, le rôle du remodelage de la chromatine dans leur régulation a été récemment étudié, établissant notamment que la marque hétérochromatinienne H3K9me3 (triméthylation de la lysine 9 de l’histone 3), mise en place par la méthyltransférase KMT1, était impliquée dans le contrôle de l’expression d’effecteurs chez plusieurs champignons phytopathogènes. Cependant, cette régulation chromatinienne ne permettait pas, à elle seule, d’expliquer l’induction d’expression des effecteurs au moment de l’infection, suggérant qu'un second niveau de régulation, impliquant probablement un facteur de transcription spécifique, était nécessaire.

 

Chez Leptosphaeria maculans, un champignon de la famille des Dothideomycetes causant la nécrose du collet du colza, les chercheurs ont identifié l'orthologue de Pf2, un facteur de transcription appartenant à la famille Zn2Cys6 spécifique aux champignons, et décrit comme essentiel à la pathogénie et à l'expression des gènes codant des effecteurs. Les chercheurs ont étudié son rôle conjointement avec KMT1, en inactivant et en surexprimant LmPf2 dans une souche sauvage et dans un mutant inactivé pour KMT1. Les analyses fonctionnelles et transcriptomiques des transformants correspondants ont mis en évidence un rôle essentiel de LmPf2 dans l'établissement de la pathogénie et un effet majeur sur l'induction de l'expression des effecteurs une fois la répression exercée par KMT1 levée.

 

Ces résultats montrent, pour la première fois, l’implication d’un double contrôle dans l'expression des effecteurs fongiques.

 

Contact : jessica.soyer@inrae.fr ou isabelle.fudal@inrae.fr

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Tatiana Giraud, interviewée par le Figaro à l’occasion de la sortie de son livre « L'attention au Vivant » - Assistons-nous à une sixième extinction de masse ?

Quel est le rôle de la biodiversité ? Sommes-nous en train d'assister à une sixième extinction de masse ? Dans « L'attention au vivant » (Éditions de l'Observatoire), la directrice de recherche au CNRS et professeur au collège de France Tatiana Giraud (Laboratoire Écologie, Systématique et Évolution de l’Université de Paris-Saclay -ESE), s'intéresse à l'effondrement de cet équilibre complexe qui pourrait, selon elle, menacer l'existence même de l'être humain.

 

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Les modifications des métabolites spécialisés chez les graines et plantes des Brassicacées : diversité, fonctions et enzymes associées

Les modifications des métabolites spécialisés chez les graines et plantes des Brassicacées : diversité, fonctions et enzymes associées | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les métabolites spécialisés (MS) jouent des rôles essentiels dans les interactions des plantes et graines avec leur environnement. Les MS d’une même catégorie métabolique partagent une structure chimique commune sur laquelle des modifications (ou décorations) correspondant à l’ajout ou l’élimination des groupes fonctionnels hydroxyle, méthyle, glycosyle ou acyle, peuvent avoir lieu.

 

Dans une revue récemment publiée dans Natural Product Reports, des membres des équipes SEEDEV et PHYGERM et de la plateforme Chimie & Métabolisme de l’Institut Jean-Pierre Bourgin – IJPB (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Versailles) proposent une synthèse des connaissances actuelles sur les modifications des MS chez les plantes de la famille des Brassicacées, incluant la plante modèle Arabidopsis thaliana ou encore des espèces d’intérêt agricole comme la caméline et le colza.

 

Les auteurs décrivent les différentes modifications (hydroxylation, méthylation, glycosylation et acylation) pouvant avoir lieu sur les MS ainsi que les enzymes impliquées dans ces processus. Les effets des modifications sur la fonction, l’activité et la plasticité des MS sont également présentés. Enfin, une attention particulière est portée sur les connaissances actuelles sur les modifications de MS dans les graines chez les Brassicacées. Les graines constituent un important réservoir de MS bénéfiques ainsi qu’une source nutritionnelle majoritaire en protéines, amidon et huiles. Les profils d’expression des gènes codant pour les enzymes impliquées dans les modifications des MS sont présentés et discutés au cours du développement de la graine d’A. thaliana.

 

Les modifications des MS constituent un sujet d'étude contribuant à la recherche dans les secteurs de l'agroécologie, de la pharmacie et de l'industrie alimentaire.

 

Contact : massimiliano.corso@inrae.fr ou lea.barreda@inrae.fr

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Biocapteur électrochimique basé sur la Quinone Réductase dépendante du NAD(P)H pour une détection rapide et efficace de la vitamine K3

Biocapteur électrochimique basé sur la Quinone Réductase dépendante du NAD(P)H pour une détection rapide et efficace de la vitamine K3 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les vitamines K forment un groupe de vitamines jouant un rôle important dans la coagulation sanguine et la régulation du métabolisme osseux et vasculaire. Cependant, la vitamine K3 peut provoquer de graves effets secondaires chez les animaux et les humains en raison de sa toxicité lorsqu'elle est ajoutée de manière inappropriée aux denrées alimentaires et aux aliments pour animaux.

 

Dans une étude publiée récemment dans Food Chemistry, des scientifiques de l’Équipe MicrobAdapt (Institut MICALIS Inrae/AgroParisTech/UPSaclay, Jouy-en-Josas), de la plateforme MIMA2 (INRAE, Jouy-en-Josas), de l’Université de Belgrade (Serbie) et de Biocomute (Israël) ont développé un nouveau biocapteur électrochimique portable permettant la détection et la quantification rapides de la vitamine K3 dans les matrices alimentaires.

 

Une électrode de carbone sérigraphiée a été modifiée par l’enzyme quinone réductase dépendante du NADPH de Lactococcus lactis (YaiB) pour permettre une détection sans rapporteur redox de la vitamine K3 (la ménadione). L’enzyme YaiB fonctionne comme un biorécepteur car elle peut réduire la vitamine K3 de manière sensible et spécifique en la distinguant des autres quinones ou molécules organiques. Le potentiel du biocapteur en termes de praticité a été démontré directement dans des échantillons de lait, par la quantification de la vitamine K3 en 15 minutes avec une limite de détection de 4,1 µM.

 

Contact : jasmina.vidic@inrae.fr

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SAVE THE DATE ! IJPB Symposium 2024 - Plant modeling: opportunities and challenges - 13-15 mai 2024 à Versailles

SAVE THE DATE ! IJPB Symposium 2024 - Plant modeling: opportunities and challenges - 13-15 mai 2024 à Versailles | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Symposium international IJPB 2024

"Modélisation des plantes : Opportunités et défis" 

organisé par de l’Institut Jean-Pierre Bourgin – IJPB

à Versailles du 13 au 15 mai 2024

 

Le symposium IJPB 2024 comportera trois conférences plénières et quatre sessions thématiques traitant de la modélisation des plantes à différentes échelles, du niveau intracellulaire au niveau macroscopique. Le symposium comprendra également des ateliers et une présentation des infrastructures de l'IJPB, en collaboration avec la plateforme d'imagerie et de microscopie de l'Observatoire des plantes et les équipes "Modélisation et imagerie numérique" et "Paroi cellulaire primaire" de l'IJPB.

 

Les présentations seront données par des orateurs invités et par des participants sélectionnés sur la base des résumés soumis. Ce symposium sera une occasion unique d'évaluer les avancées récentes en matière de modélisation, d'explorer la manière dont elle peut être intégrée expérimentalement et d'examiner comment elle s'adapte à l'augmentation constante de la puissance de calcul et à l'explosion des données.

 

Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 15 avril 2024 (inscriptions anticipées jusqu'au 15 mars 2024).

 

Site internet de la manifestation : https://ijpb-plant-sciences.symposium.inrae.fr/

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