Les Livres de Philosophie
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Actualités des livres et revues philosophiques de langue française
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Ce que social veut dire - Tome 1 : Le déchirement du social. Axel Honneth

Ce que social veut dire - Tome 1 : Le déchirement du social. Axel Honneth | Les Livres de Philosophie | Scoop.it

Gallimard - Novembre 2013

 

Ce que social veut dire est un ouvrage en deux tomes, destiné au seul lecteur français. Il entend permettre à ce dernier de comprendre, à travers quelque vingt-cinq textes échelonnés sur vingt ans, l'évolution théorique d'Axel Honneth, représentant de la troisième génération de l'École de Francfort. Le premier volume (Le déchirement du social) rassemble les contributions dans lesquelles Honneth, à travers la confrontation avec des auteurs classiques (Kant, Fichte, Hegel) ou contemporains et la philosophie sociale (Sartre, Lévi-Strauss, Merleau-Ponty, Castoriadis, Bourdieu, Boltanski et Thévenot), précise les caractères constitutifs de la "lutte" sociale pour la "reconnaissance".
Le second (Les pathologies de la raison, à paraître) appliquera la théorie de la reconnaissance au vaste domaine du diagnostic des injustices et des pathologies sociales (confrontations avec Adorno, Benjamin, Neumann, Mitscherlich, Wellmer, mais aussi la psychanalyse et la théorie de la justice). Ces deux aspects de l'évolution théorique, éclairer les causes des conflits sociaux et étudier comment ils peuvent être justifiés et jugés sur le plan normatif, sont ici distingués en deux volumes pour un souci de lecture, bien qu'ils se soient toujours chevauchés et mutuellement fécondés, dans un projet global très précis : rapporter toute vie sociale au désir des sujets de valoir aux yeux de leurs semblables comme des personnes à la fois dignes de considération et dotées d'une individualité unique.
Ce qui exige que nous comprenions toujours les régulations centrales de la vie sociale comme des ordres de la reconnaissance, mais aussi comme la manifestation sociale d'un devoir-être moral. Prises ensemble, ces deux idées signifient également que la sociologie et la philosophie pratique ne peuvent s'exercer indépendamment l'une de l'autre.

 

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/NRF-Essais/Ce-que-social-veut-dire2

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Ethique des relations internationales, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Ryoa Chung (dir.)

Ethique des relations internationales, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Ryoa Chung (dir.) | Les Livres de Philosophie | Scoop.it

PUF, aoû 2013

 

Y a-t-il des guerres justes ? Existe-t-il un droit à la santé et une obligation de secourir ? Quelles sont nos obligations à l’égard des générations futures ? Le commerce international doit-il se soumettre à des contraintes morales ? Qui est garant de l’environnement et qui est responsable de sa dégradation ? Quels sont les défis éthiques auxquels doivent faire face les tribunaux pénaux internationaux ? Le monde serait-il meilleur sans frontières ? Qu’est-ce qu’un compromis acceptable en matière d’humanitaire ? Est-il seulement possible d’atteindre une gouvernance globale juste et efficace ?Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses questions qui mettent en évidence la nature et le rôle des valeurs morales, des enjeux et des dilemmes éthiques dans les relations internationales. Réunissant une vingtaine d’auteurs internationaux, ce livre est le premier et le seul manuel d’éthique des relations internationales en français. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, philosophe et juriste, est chercheur à la Faculté de droit de l’Université McGill. Il est notamment l’auteur de La Guerre au nom de l’humanité : tuer ou laisser mourir (PUF, 2012).Ryoa Chung est professeur de philosophie à l’Université de Montréal. Elle a notamment codirigé, avec Geneviève Nootens, Le Cosmopolitisme : enjeux et défis contemporains (Presses de l’Université de Montréal, 2010).
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L'Éthique sans l'ontologie. Par Hilary Putnam

L'Éthique sans l'ontologie. Par Hilary Putnam | Les Livres de Philosophie | Scoop.it

Octobre 2013 - Cerf - "Passages -

 

Philosophe américain et professeur émérite à l’université d’Harvard, Hilary Putnam a tout d’abord exploré, dans ses premiers travaux datant des années 1960, la philosophie de la logique et des mathématiques, celle du langage et de l’esprit. À partir des années 1980, les questions liées au réalisme s’inscrivent au cœur de ses analyses, dans une perspective de plus en plus pragmatiste et wittgensteinienne.

Parallèlement, Putnam a toujours étudié les questions éthiques, notamment celles de la distinction fait/valeur et celles de la rationalité et de l’objectivité de nos jugements moraux. Dans « L’Éthique sans Ontologie » (« Ethics Without Ontology », 2005), Hilary Putnam préfère aborder la question, plus générale, de l’objectivité des jugements éthiques. En accordant une place centrale à John Dewey, il achève la rupture avec le positivisme logique en éthique et participe du renouveau du pragmatisme.

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Jacques Derrida - Séminaire La peine de mort. Volume I (1999-2000)

Jacques Derrida - Séminaire La peine de mort. Volume I (1999-2000) | Les Livres de Philosophie | Scoop.it

(Galilée - 2012 --
Le présent volume édite la première des deux années du séminaire que Jacques Derrida consacra au sujet de la peine de mort (en 1999-2000 et 2000-2001). Présenté intégralement dans le cadre du programme « Philosophie et épistémologie » à l’École des hautes études en sciences sociales, à Paris, ce séminaire a aussi fait l’objet d’un enseignement aux États-Unis. Il précède immédiatement celui consacré à « La bête et le souverain » (2001-2003), déjà publié. Il relève de l’ensemble commencé en 1997-1998 sous le titre « Le parjure et le pardon », qui appartient lui-même à un ensemble plus long, « Questions de responsabilité », initié en 1989 et finalisé en 2003 avec la dernière année d’enseignement de Jacques Derrida.Voici le résumé qu’en donnait Jacques Derrida dans l’Annuaire de l’ehess 1999-2000 :

"La problématique engagée sous ce titre < « Le parjure et le pardon » > au cours des deux années passées nous a conduits à privilégier cette fois la grande question de la peine de mort. C’était nécessaire au moins dans la mesure où la peine dite capitale met en jeu, dans l’imminence d’une sanction irréversible, avec ce qui paraît tenu pour l’impardonnable, les concepts de souveraineté (de l’État ou du chef d’État – droit de vie et de mort sur le citoyen – ), de droit de grâce, etc.

Nous avons étudié la peine de mort, de façon au moins préliminaire, aussi bien à partir de grands exemples paradigmatiques (Socrate, Jésus, Hallâj, Jeanne d’Arc) que de textes canoniques, de la Bible à Camus ou à Badinter, en passant par Beccaria, Locke, Kant, Hugo – à qui nous avons consacré de nombreuses séances –, Genet, etc., et surtout de textes juridiques d’après la Seconde Guerre mondiale. Un grand nombre de conventions internationales recommandent en effet la fin des châtiments cruels et des tortures, dont la peine de mort, sans jamais en faire obligation aux États dont la souveraineté devait être respectée. Nous nous sommes intéressés aux mouvements abolitionnistes, à leur logique et à leur rhétorique, et surtout aux Etats-Unis dont l’histoire récente, voire très actuelle, a requis de nombreuses analyses – notamment depuis la décision de la Cour suprême qui, en 1972, jugea inconstitutionnelle l’application de la peine de mort (« cruel and unusual punishment »), jusqu’à la reprise amplifiée et spectaculaire des exécutions depuis 1977, etc. Nous avons accordé beaucoup d’attention à l’exception des États-Unis.

Trois concepts problématiques ont dominé notre questionnement à travers les textes et les exemples étudiés : la souveraineté, l’exception et la cruauté. Autre question conductrice : pourquoi l’abolitionnisme ou la condamnation de la peine de mort, dans son principe même, n’ont-ils (presque) jamais, à ce jour, trouvé une place proprement philosophique dans l’architectonique d’un grand discours philosophique en tant que tel ? Comment interpréter ce fait hautement signifiant ?"

 

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