Le Quotidien du Théâtre
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Entretien avec Robin Renucci, directeur des Tréteaux de France, à propos de La Grande Escale des Tréteaux à Paris

Entretien avec Robin Renucci, directeur des Tréteaux de France, à propos de La Grande Escale des Tréteaux à Paris | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it

Par Léna Martinelli pour Les Trois Coups :


À partir du 26 mai, et jusqu’au 2 juillet 2016, Les Tréteaux de France s’installent à l’Épée de bois, à la Cartoucherie, pour un nouveau rendez-vous, La Grande Escale des Tréteaux à Paris. Un mois de théâtre intense ! L’occasion de penser et de vivre un temps fort à travers des spectacles, des ateliers et des rencontres. Entretien avec Robin Renucci, comédien, metteur en scène et directeur de ce centre dramatique national atypique.

Lire sur le site d'origine : http://lestroiscoups.fr/entretien-avec-robin-renucci-directeur-des-treteaux-de-france-a-propos-de-la-grande-escale-des-treteaux-a-paris/



En juillet 2011, vous avez succédé à Marcel Maréchal à la tête des Tréteaux de France. Vous poursuivez les mêmes missions ?

Les Tréteaux de France ont toujours pour missions la création, la transmission, la formation et l’éducation populaire. Attentifs aux nouvelles formes et écritures théâtrales, nous nous associons à des équipes, auteurs, metteurs en scène, pour proposer des voyages dans des univers esthétiques, artistiques et sociaux très variés. Mais pour parler d’aujourd’hui, on puise également dans le répertoire.

Comment créer des relations originales aux territoires ?

Avec leur mission d’itinérance, Les Tréteaux de France continuent d’inventer des mises en relation du théâtre aux territoires, aux hommes et aux femmes qui font vivre ceux-ci. Depuis la création de la mythique troupe itinérante, en 1959, par Jean Danet, la France s’est dotée d’équipements. Fini la roulotte ! Mais notre projet, c’est toujours d’aller partout, dans les salles de théâtre comme les lieux non équipés, afin de toucher le maximum de concitoyens. Notre désir d’équité vis-à-vis des publics nous amène à programmer des spectacles aux formes et scénographies variées de façon à nous adapter au mieux.


Sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, la diffusion passe aussi par l’infusion, c’est-à-dire comment, depuis le territoire, on fait naître des écritures. Ainsi, Laure Bonnet a récolté la parole d’habitants pour échafauder une construction dramaturgique. De même, depuis trois ans, Guy Alloucherie participe à un chantier ambitieux à Roubaix, avec la création de deux spectacles : l’un évoque la condition des ouvriers de La Redoute et l’autre transmet la parole des clients aussi décontenancés par tous les changements qui affectent cette entreprise emblématique du nord de la France.

« Aller partout… »
Les partenariats semblent particulièrement cohérents. Pour commencer, le Théâtre national populaire (T.N.P. à Villeurbanne), à la mission similaire.

Même objectif de rayonnement national, en effet. Avec Christian Schiaretti, nous partageons aussi la conception de la création comme une mise au service de la langue. D’où plusieurs mises en scène qui lui ont été confiées. Après Don Salluste dans Ruy Blas de Victor Hugo, puis Arnolphe dans l’École des femmes de Molière, j’ai interprété le rôle du professeur dans la Leçon d’Ionesco.

Ensuite, Les Tréteaux de France et le Centre des monuments nationaux se croisent régulièrement sur les routes.

Nous avons convenu d’officialiser nos rencontres en initiant des rendez-vous réguliers. Partout en France où la tournée nous mène, Les Tréteaux de France proposent des lectures et des ateliers au sein de lieux patrimoniaux. Le premier temps fort de ce partenariat s’est déroulé au fort Saint-André, à Villeneuve‑lès‑Avignon, en juillet 2014. Trois épisodes de l’Aventure de la décentralisation dramatique y ont été représentés et des ateliers de pratiques proposés à tous les publics.

Des places gratuites à nos représentations sont proposées à ces publics « empêchés », dans un esprit de partage. »
Comment le Secours populaire et Les Tréteaux de France œuvrent‑ils conjointement ?

Apporter aux femmes et aux hommes, victimes de l’exclusion, une solidarité plurielle, matérielle et culturelle, cela va de soi ! Des places gratuites à nos représentations et la possibilité de participer à des ateliers de lecture à voix haute sont proposées à ces publics « empêchés », dans un esprit de partage. Nous sommes effectivement convaincus que la dignité passe par l’affirmation et la valorisation de soi.


Enfin, toujours concernant le partage, le désir de transmission fait aussi du réseau Canopé et de La Ligue de l’enseignement, deux autres partenaires essentiels.

Concernant Canopé, des actions culturelles sont imaginées et des dossiers de la collection « Pièce (dé)montée » réalisés pour accompagner les créations. Les valeurs et l’attachement aux principes de l’éducation populaire qui caractérisent La Ligue de l’enseignement en font aussi un partenaire naturel. Depuis 2013, ce rapprochement se concrétise par la présentation de « Spectacles en recommandé ».

Ainsi, à ce titre, le Petit Violon de Jean‑Claude Grumberg, mis en scène par Alexandre Haslé, a bénéficié d’un soutien à la création et à la diffusion. Le partenariat se poursuit avec De passage. Un nouveau défi que ces spectacles tout public ?

Notre mission est de nous adresser à tous les publics. Nous sommes donc engagés dans une politique de production et de création de spectacles pour le public jeune avec, bien sûr, une exigence artistique identique à celle mise en œuvre pour les autres spectacles. C’est pourquoi les spectacles sont « tout public ». Nous misons sur l’intelligence de l’enfant.

« Faire de façon fraternelle, du théâtre populaire. »
Ce spectacle fait partie d’un programme ambitieux à la Cartoucherie de Vincennes : La Grande Escale des Tréteaux de France à Paris. Pourquoi ce temps fort ?

Sur les routes en permanence, nous nous posons effectivement à l’Épée de bois jusqu’au 2 juillet. L’occasion de rencontrer, aussi, les Franciliens. La clémence du lieu, l’histoire de la Cartoucherie (avec ses figures marquantes et l’éthique défendue), son emplacement (décentralisé dans le parc de Vincennes), tout cela nous correspond. Ce sera donc un mois de juin actif, à une période un peu creuse pour les publics, en fin de saison, juste avant les festivals de l’été, afin de faire de façon fraternelle, du théâtre populaire.


Quel est le programme ?

Des farces cruelles de nos auteurs classiques pour aborder des thématiques toujours actuelles : la domination masculine (avec l’École des femmes) ; l’embrigadement et l’éducation (avec la Leçon) ; les dérives de la spéculation financière (avec le Faiseur).

Deux pièces d’auteurs contemporains : Stéphane Jaubertie (avec De passage), un conte moderne associant matériaux, jeu d’acteurs, objets, ombres et projections ; Laure Bonnet (avec Œuvrer) qui interroge la valeur « travail ».

Cet auteur a sillonné le territoire, recueilli la parole vivante d’habitants, lesquels ont fourni la matière première à l’invention d’un spectacle. Les Tréteaux de France défendent ce processus de création, fédérateur et fructueux, qui consiste à donner la place aux amateurs dans le travail esthétique.

La programmation de tous ces spectacles, dans le cadre de La Grande Escale, permet d’avoir un regard sur les deux cycles : les abus de pouvoir et l’emprise des cerveaux, pour le premier ; la production de la richesse, la dette et le travail, pour le second.

« Penser et vivre le théâtre autrement. »
Certes, vous vous posez, mais vous ne vous reposez pas ! Autour des spectacles, des rencontres et des ateliers de pratique théâtrale sont aussi proposés au public ?

Ce mois de spectacles, d’ateliers et de débats a été conçu pour penser et vivre le théâtre autrement. Des débats, les dimanches (avec Dominique Méda, Pierre Rosanvallon, Bernard Stiegler…), des ateliers ouverts à tous, animés par les comédiens des Tréteaux et moi-même. Faire de la pratique théâtrale le pendant indissociable de la création : voilà un principe au cœur de notre projet. Ce volet formation, auprès des enseignants notamment, est important.

Ainsi, pendant cette Escale à la Cartoucherie, Les Tréteaux de France offrent la possibilité d’éprouver des œuvres (rien ne remplace cet instant, si particulier, de rencontre avec un auteur, où un public ressent profondément des sensations). Chacun peut aussi faire de la pratique et mettre à distance ses expériences de spectateur par la réflexion ou le discours critique. Ces trois temps-là remplissent les missions de l’éducation artistique, fondamentales pour l’école du spectateur. Une école ouverte à tous, car on peut se former à tout âge de la vie.

Enfin, plusieurs spectacles seront aussi présentés dans le Off d’Avignon en juillet ?

Tout à fait ! Avec Qui commande ici ?, Chantiers interdits, Je ne vois que la rage de ceux qui n’ont plus rien, des artistes explorent des thèmes qui font, hélas, l’actualité : colère des salariés, délocalisation, dépossession du travail, précarisation des conditions de travail…



Entre votre aventure en Corse et aux Tréteaux de France, le même credo : faire la part belle à un théâtre engagé, exigeant et populaire ?

Déjà, à l’Aria, qui va bientôt fêter ses 20 ans, le projet consiste à produire du théâtre à partir de la formation. Professionnels, enseignants, amateurs, font du théâtre ensemble, partagent ensuite leur travail – comme on partage le pain – sous la forme d’un festival où il n’y a pas de billetterie, mais une adhésion à une association, dans un lieu que nous avons créé dans la vallée du Giussani. Formation, transmission, éducation populaire par la création théâtrale s’y conjuguent.

Aux Tréteaux de France, le rapport est inversé, car il s’agit d’un centre dramatique national : c’est la création qui se nourrit de la formation. Mon projet : « faire avec, faire ensemble ».

Alors oui, depuis longtemps, je défends cette philosophie qui consiste à rapprocher artistes et spectateurs en transformant le traditionnel rapport de « montreurs » à « consommateurs ». Dans des sociétés en perte de sens, il faut créer des espaces où penser ensemble. Je milite pour un théâtre qui élève. En fait, je cultive la joie.

Propos recueillis par
Léna Martinelli

La Grande Escale des Tréteaux à Paris

Du 26 mai au 2 juillet 2016

Théâtre de l’Épée-de-Bois • la Cartoucherie de Vincennes • route du Champ‑de‑Manœuvre • 75012 Paris

Bureau : 153, avenue Jean‑Lolive • 93500 Pantin

Téléphone : 01 55 89 12 50

Courriel : treteaux@treteauxdefrance.com

Site : http://www.treteauxdefrance.com

Site du théâtre : www.epeedebois.com

Réservation : 01 48 08 39 74

Réservation pour les ateliers : 01 55 89 12 60

20 € (un billet plein tarif donne accès à un autre tarif réduit pour un second spectacle de son choix) | 15 € (seniors de plus de 60 ans) | 12 € (étudiants moins de 26 ans, demandeurs d’emploi, personnes handicapées, groupe de plus de 10 personnes, pass Culture 12e, pass Vincennes) | 10 € (groupes, lycéens et enfants de moins de 12 ans) | 6 € (matinée scolaire pour De passage)

Ateliers en accès libre dans la limite des places disponibles

Programme complet : http://img.snd52.ch/clients/2014/07/10/63011/300316_programme_lacartoucherie.pdf

1er juin des écritures théâtrales jeunesse #2, Journée nationale, un temps fort à la Cartoucherie de 14 h 30 à 20 heures, en présence de Robin Renucci, parrain de la manifestation.

Plus d’infos : www.1erjuinecriturestheatrales.com

Photo de Robin Renucci : © Michel Cavalca


Via Le spectateur de Belleville
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Programme 400 ans de la mort de Shakespeare /Shakespeare on stage 400 years after his death

Programme 400 ans de la mort de Shakespeare /Shakespeare on stage 400 years after his death | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it
  ☆ 400 ans de la mort de Shakespeare ☆

► RICHARD III * au Théâtre du Nord-Ouest (Paris)
           - Dimanche 9 avril 2017 à 20h45. ► 6€ tarif réduit au lieu de 23€
           - Lundi 10 avril 2017 à 20h45 ► 6€ tarif réduit au lieu de 23€

Critiques et réservations: http://www.billetreduc.com/124298/evt.htm

► LA NUIT DES ROIS de Shakespeare (lecture mise en espace) au Théâtre du Nord-Ouest (Paris)
              - Vendredi 06 janvier 2017 à 22h45 ► 6€
              - Mercredi 11 janvier à 20h45 ► 6€

► Marie Stuart - Rose d’Écosse de Florence Herfort au Théâtre Falguière  (Paris) - Samedi 7 janvier à 20h30 ► 11€

► LES SONNETS de Shakespeare (bilingues) au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) (Nouvelle traduction)
             - Lundi 15 août à 19h00       ► 6€ tarif réduit au lieu de 23€
             - Mardi 16 août à 19h00      ► 6€ tarif réduit
             - Mercredi 17 août à 19h00 ► 6€ tarif réduit
             - Jeudi 18 août à 19h00       ► 6€ tarif réduit
             - Vendredi 19 août à 19h00 ► 6€ tarif réduit
             - Samedi 20 août à 14h30   ► 6€ tarif réduit
             - Lundi 22 août à 19h00       ► 6€ tarif réduit
             - Mardi 23 août à 19h00      ► 6€ tarif réduit
             - Jeudi 25 août à 19h00       ► 6€ tarif réduit
             - Vendredi 26 août à 19h00 ► 6€ tarif réduit
             - Vendredi 09 septembre à 19h00 ► 6€ tarif réduit
            - Jeudi 15 septembre à 19h00 ► 6€ tarif réduit
            - Jeudi 22 septembre à 19h00 ► 6€ tarif réduit

► RICHARD III * au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Vendredi 16 septembre à 20h45 ► 6€ tarif réduit au lieu de 23€

► RICHARD III * au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Samedi 17 septembre à 20h45 ► 6€ tarif réduit au lieu de 23€

► RICHARD III * au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Dimanche 18 septembre à 17h00 ► 6€ tarif réduit au lieu de 23€ (DERNIÈRE)

☆Précédemment ☆
► RICHARD III * au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Samedi 19 mars à 20h45 ► 6€ tarif réduit pour étudiants

► RICHARD III * au Théâtre de l'Opprimé (Paris) - Dimanche 20 mars à 17h ► 10€ tarif réduit pour étudiants

► Les sonnets de Shakespeare (bilingues) au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Vendredi 25 mars à 19h00 ► 6€ tarif réduit pour étudiants

► Les sonnets de Shakespeare (bilingues) au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Samedi 26 mars à 14h30 ► 6€ tarif réduit pour étudiants

► Les sonnets de Shakespeare (bilingues) au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Mardi 29 mars à 19h00 ► 6€ tarif réduit pour étudiants

► Radio Shakespeare avec Radio Paris 8 (bilingue) à la Maison de l'étudiant (Paris 8) - Mardi 19 avril de 17h30 à 20h30 ► émission publique à la Coupole

► Marie Stuart - Rose d'Ecosse de Florence Quentin-Herfort au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Dimanche 17 avril à 14h30 ► 6€ tarif réduit pour étudiants

► Merci Shakespeare de Danièle Sapience au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Samedi 19 mars à 12h30 ► 6€ tarif réduit pour étudiants

► Roméo & Juliette Clowns mis en scène par Kyriaki VAMVAKA au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Samedi 23 avril à 12h30 ► 6€ tarif réduit pour étudiants

► RICHARD III * au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Samedi 23 avril à 17h00 ► 6€ tarif réduit pour étudiants

► Shakespeare de Victor Hugo lu par Pierre- François Kettler au Théâtre du Nord-Ouest (Paris) - Samedi 23 avril à 17h00 ► 6€ tarif réduit pour étudiants

Venez nombreux!
► Bande annonce /Infos/ Critiques / Réservations sur www.theatreetcinema.com

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Littérature : la mort du trublion Dario Fo

Littérature : la mort du trublion Dario Fo | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it

Par  Philippe Chevilley / Les Echos



Ecrivain et acteur engagé, mixant l’humour des tréteaux, la satire politique et une gravité existentielle, le prix Nobel 1997 est mort à l’âge de 90 ans -le jour même de l'annonce du prix Nobel de littérature 2016.

L'écrivain et acteur italien Dario Fo, décédé jeudi à l'âge de 90 ans, était l'un des auteurs italiens les plus novateurs et un homme de théâtre anticonformiste que l'obtention du Prix Nobel de littérature en 1997 n'avait pas assagi. Auteur de « La mort accidentelle d'un anarchiste », « La marijuana de maman est la meilleure », « Couple libre » ou « Faut pas payer! », ce bateleur à la langue inventive appelait à la rébellion contre les puissants et les hypocrites. Anticlérical, il est parti en guerre contre la morale imposée par le Vatican en Italie dans « Le pape et la sorcière ». En 2003, sa farce « L'Anormal bicéphale » contre Silvio Berlusconi, alors chef du gouvernement, s'est jouée à guichets fermés mais a été censurée à la télévision à la suite d'une plainte de l'entourage du leader politique .


Engagé politiquement à l'extrême-gauche, candidat à la mairie de Milan en 2001, Dario Fo a eu d'innombrables démêlés avec la justice de son pays et avec l'extrême-droite et a dû attendre 1977 pour que ses pièces passent à la télévision. Mais il était l'auteur de théâtre italien le plus joué dans le monde après Goldoni. Connu pour ses fous rires, son physique enveloppé, ses dents de lapin et son mode de vie simple, Dario Fo était devenu en 1997 le sixième Nobel de littérature italien, rejoignant un autre grand auteur de théâtre, Luigi Pirandello (1934). Le jury de Stockholm l'avait distingué pour avoir « dans la tradition des bateleurs médiévaux, fustigé le pouvoir et restauré la dignité des humiliés ».


TRADITION ORALE
Les pièces de Dario Fo se distinguent par un langage absurde où se mêlent dialectes locaux, expressions latines et citations littéraires, et mélangent le rire et la gravité. Né le 24 mars 1926 en Lombardie dans un milieu ouvrier antifasciste, Dario Fo a grandi au contact du théâtre de rue et de la tradition orale, avant de se lancer dans le théâtre dès le début des années 1950 après des études d'architecture. Il a d'abord écrit des monologues et des sketches empreints de critique sociale, puis des pièces laissant une large place à l'improvisation. Inspirée par la tradition de la commedia dell'arte, mais aussi par Brecht, son oeuvre s'est attaquée à tous les sujets politiques et sociaux de l'époque: la guerre du Vietnam, l'assassinat de Kennedy, la question palestinienne, le sida, l'amour libre, l'avortement, la mafia, la corruption...Il formait un couple mythique avec Franca Rame, épousée en 1954 et décédée en 2013 à l'âge de 83 ans, qui fut de toutes ses aventures théâtrales -prolongées aujourd'hui par leur fils, Jacopo Fo.


Après « Le mystère Bouffe » (1969), pièce avec un seul personnage revisitant les textes anciens en « grammelot », langue dérivée de la commedia dell'arte, qui a connu un énorme succès, Dario Fo a été invité dans de nombreux pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique. Il y a présenté ses spectacles et mis en scène pièces de théâtre et opéras: « Le Barbier de Séville » de Rossini (Amsterdam, 1986) « Le Médecin volant » et « Le Médecin malgré lui » de Molière à la Comédie Française (Paris, 1990)... Dario Fo a inspiré le courant du « théâtre de narration » représenté en Italie par Ascanio Celestini ( « Scemo di guerra ») ou Davide Enia ( « Rembo »).


Philippe Chevilley / Les Echos


Via Le spectateur de Belleville
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L'été est théâtral au Nord-Ouest de Paris. Le théâtre où Piaf & Cerdan se sont rencontrés joue tout l'été sans relâche – Programme

L'été est théâtral au Nord-Ouest de Paris. Le théâtre où Piaf & Cerdan se sont rencontrés joue tout l'été sans relâche – Programme | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it

Programme & Site officiel du Theatre du Nord-Ouest a Paris.

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Gratuit "Qu'est-ce là qui monte du désert?", le 23 juin 2016 à 19h à l'université Paris 8 de Saint-Denis

Gratuit "Qu'est-ce là qui monte du désert?", le 23 juin 2016 à 19h à l'université Paris 8 de Saint-Denis | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it

Qu'est ce là qui monte du désert ? ", sortie de résidence le 23 juin, à 19h, Université Paris 8, salle de théâtre "Amphi 4"

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Entretien avec Robin Renucci, directeur des Tréteaux de France, à propos de La Grande Escale des Tréteaux à Paris

Entretien avec Robin Renucci, directeur des Tréteaux de France, à propos de La Grande Escale des Tréteaux à Paris | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it

Par Léna Martinelli pour Les Trois Coups :


À partir du 26 mai, et jusqu’au 2 juillet 2016, Les Tréteaux de France s’installent à l’Épée de bois, à la Cartoucherie, pour un nouveau rendez-vous, La Grande Escale des Tréteaux à Paris. Un mois de théâtre intense ! L’occasion de penser et de vivre un temps fort à travers des spectacles, des ateliers et des rencontres. Entretien avec Robin Renucci, comédien, metteur en scène et directeur de ce centre dramatique national atypique.

Lire sur le site d'origine : http://lestroiscoups.fr/entretien-avec-robin-renucci-directeur-des-treteaux-de-france-a-propos-de-la-grande-escale-des-treteaux-a-paris/



En juillet 2011, vous avez succédé à Marcel Maréchal à la tête des Tréteaux de France. Vous poursuivez les mêmes missions ?

Les Tréteaux de France ont toujours pour missions la création, la transmission, la formation et l’éducation populaire. Attentifs aux nouvelles formes et écritures théâtrales, nous nous associons à des équipes, auteurs, metteurs en scène, pour proposer des voyages dans des univers esthétiques, artistiques et sociaux très variés. Mais pour parler d’aujourd’hui, on puise également dans le répertoire.

Comment créer des relations originales aux territoires ?

Avec leur mission d’itinérance, Les Tréteaux de France continuent d’inventer des mises en relation du théâtre aux territoires, aux hommes et aux femmes qui font vivre ceux-ci. Depuis la création de la mythique troupe itinérante, en 1959, par Jean Danet, la France s’est dotée d’équipements. Fini la roulotte ! Mais notre projet, c’est toujours d’aller partout, dans les salles de théâtre comme les lieux non équipés, afin de toucher le maximum de concitoyens. Notre désir d’équité vis-à-vis des publics nous amène à programmer des spectacles aux formes et scénographies variées de façon à nous adapter au mieux.


Sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, la diffusion passe aussi par l’infusion, c’est-à-dire comment, depuis le territoire, on fait naître des écritures. Ainsi, Laure Bonnet a récolté la parole d’habitants pour échafauder une construction dramaturgique. De même, depuis trois ans, Guy Alloucherie participe à un chantier ambitieux à Roubaix, avec la création de deux spectacles : l’un évoque la condition des ouvriers de La Redoute et l’autre transmet la parole des clients aussi décontenancés par tous les changements qui affectent cette entreprise emblématique du nord de la France.

« Aller partout… »
Les partenariats semblent particulièrement cohérents. Pour commencer, le Théâtre national populaire (T.N.P. à Villeurbanne), à la mission similaire.

Même objectif de rayonnement national, en effet. Avec Christian Schiaretti, nous partageons aussi la conception de la création comme une mise au service de la langue. D’où plusieurs mises en scène qui lui ont été confiées. Après Don Salluste dans Ruy Blas de Victor Hugo, puis Arnolphe dans l’École des femmes de Molière, j’ai interprété le rôle du professeur dans la Leçon d’Ionesco.

Ensuite, Les Tréteaux de France et le Centre des monuments nationaux se croisent régulièrement sur les routes.

Nous avons convenu d’officialiser nos rencontres en initiant des rendez-vous réguliers. Partout en France où la tournée nous mène, Les Tréteaux de France proposent des lectures et des ateliers au sein de lieux patrimoniaux. Le premier temps fort de ce partenariat s’est déroulé au fort Saint-André, à Villeneuve‑lès‑Avignon, en juillet 2014. Trois épisodes de l’Aventure de la décentralisation dramatique y ont été représentés et des ateliers de pratiques proposés à tous les publics.

Des places gratuites à nos représentations sont proposées à ces publics « empêchés », dans un esprit de partage. »
Comment le Secours populaire et Les Tréteaux de France œuvrent‑ils conjointement ?

Apporter aux femmes et aux hommes, victimes de l’exclusion, une solidarité plurielle, matérielle et culturelle, cela va de soi ! Des places gratuites à nos représentations et la possibilité de participer à des ateliers de lecture à voix haute sont proposées à ces publics « empêchés », dans un esprit de partage. Nous sommes effectivement convaincus que la dignité passe par l’affirmation et la valorisation de soi.


Enfin, toujours concernant le partage, le désir de transmission fait aussi du réseau Canopé et de La Ligue de l’enseignement, deux autres partenaires essentiels.

Concernant Canopé, des actions culturelles sont imaginées et des dossiers de la collection « Pièce (dé)montée » réalisés pour accompagner les créations. Les valeurs et l’attachement aux principes de l’éducation populaire qui caractérisent La Ligue de l’enseignement en font aussi un partenaire naturel. Depuis 2013, ce rapprochement se concrétise par la présentation de « Spectacles en recommandé ».

Ainsi, à ce titre, le Petit Violon de Jean‑Claude Grumberg, mis en scène par Alexandre Haslé, a bénéficié d’un soutien à la création et à la diffusion. Le partenariat se poursuit avec De passage. Un nouveau défi que ces spectacles tout public ?

Notre mission est de nous adresser à tous les publics. Nous sommes donc engagés dans une politique de production et de création de spectacles pour le public jeune avec, bien sûr, une exigence artistique identique à celle mise en œuvre pour les autres spectacles. C’est pourquoi les spectacles sont « tout public ». Nous misons sur l’intelligence de l’enfant.

« Faire de façon fraternelle, du théâtre populaire. »
Ce spectacle fait partie d’un programme ambitieux à la Cartoucherie de Vincennes : La Grande Escale des Tréteaux de France à Paris. Pourquoi ce temps fort ?

Sur les routes en permanence, nous nous posons effectivement à l’Épée de bois jusqu’au 2 juillet. L’occasion de rencontrer, aussi, les Franciliens. La clémence du lieu, l’histoire de la Cartoucherie (avec ses figures marquantes et l’éthique défendue), son emplacement (décentralisé dans le parc de Vincennes), tout cela nous correspond. Ce sera donc un mois de juin actif, à une période un peu creuse pour les publics, en fin de saison, juste avant les festivals de l’été, afin de faire de façon fraternelle, du théâtre populaire.


Quel est le programme ?

Des farces cruelles de nos auteurs classiques pour aborder des thématiques toujours actuelles : la domination masculine (avec l’École des femmes) ; l’embrigadement et l’éducation (avec la Leçon) ; les dérives de la spéculation financière (avec le Faiseur).

Deux pièces d’auteurs contemporains : Stéphane Jaubertie (avec De passage), un conte moderne associant matériaux, jeu d’acteurs, objets, ombres et projections ; Laure Bonnet (avec Œuvrer) qui interroge la valeur « travail ».

Cet auteur a sillonné le territoire, recueilli la parole vivante d’habitants, lesquels ont fourni la matière première à l’invention d’un spectacle. Les Tréteaux de France défendent ce processus de création, fédérateur et fructueux, qui consiste à donner la place aux amateurs dans le travail esthétique.

La programmation de tous ces spectacles, dans le cadre de La Grande Escale, permet d’avoir un regard sur les deux cycles : les abus de pouvoir et l’emprise des cerveaux, pour le premier ; la production de la richesse, la dette et le travail, pour le second.

« Penser et vivre le théâtre autrement. »
Certes, vous vous posez, mais vous ne vous reposez pas ! Autour des spectacles, des rencontres et des ateliers de pratique théâtrale sont aussi proposés au public ?

Ce mois de spectacles, d’ateliers et de débats a été conçu pour penser et vivre le théâtre autrement. Des débats, les dimanches (avec Dominique Méda, Pierre Rosanvallon, Bernard Stiegler…), des ateliers ouverts à tous, animés par les comédiens des Tréteaux et moi-même. Faire de la pratique théâtrale le pendant indissociable de la création : voilà un principe au cœur de notre projet. Ce volet formation, auprès des enseignants notamment, est important.

Ainsi, pendant cette Escale à la Cartoucherie, Les Tréteaux de France offrent la possibilité d’éprouver des œuvres (rien ne remplace cet instant, si particulier, de rencontre avec un auteur, où un public ressent profondément des sensations). Chacun peut aussi faire de la pratique et mettre à distance ses expériences de spectateur par la réflexion ou le discours critique. Ces trois temps-là remplissent les missions de l’éducation artistique, fondamentales pour l’école du spectateur. Une école ouverte à tous, car on peut se former à tout âge de la vie.

Enfin, plusieurs spectacles seront aussi présentés dans le Off d’Avignon en juillet ?

Tout à fait ! Avec Qui commande ici ?, Chantiers interdits, Je ne vois que la rage de ceux qui n’ont plus rien, des artistes explorent des thèmes qui font, hélas, l’actualité : colère des salariés, délocalisation, dépossession du travail, précarisation des conditions de travail…



Entre votre aventure en Corse et aux Tréteaux de France, le même credo : faire la part belle à un théâtre engagé, exigeant et populaire ?

Déjà, à l’Aria, qui va bientôt fêter ses 20 ans, le projet consiste à produire du théâtre à partir de la formation. Professionnels, enseignants, amateurs, font du théâtre ensemble, partagent ensuite leur travail – comme on partage le pain – sous la forme d’un festival où il n’y a pas de billetterie, mais une adhésion à une association, dans un lieu que nous avons créé dans la vallée du Giussani. Formation, transmission, éducation populaire par la création théâtrale s’y conjuguent.

Aux Tréteaux de France, le rapport est inversé, car il s’agit d’un centre dramatique national : c’est la création qui se nourrit de la formation. Mon projet : « faire avec, faire ensemble ».

Alors oui, depuis longtemps, je défends cette philosophie qui consiste à rapprocher artistes et spectateurs en transformant le traditionnel rapport de « montreurs » à « consommateurs ». Dans des sociétés en perte de sens, il faut créer des espaces où penser ensemble. Je milite pour un théâtre qui élève. En fait, je cultive la joie.

Propos recueillis par
Léna Martinelli

La Grande Escale des Tréteaux à Paris

Du 26 mai au 2 juillet 2016

Théâtre de l’Épée-de-Bois • la Cartoucherie de Vincennes • route du Champ‑de‑Manœuvre • 75012 Paris

Bureau : 153, avenue Jean‑Lolive • 93500 Pantin

Téléphone : 01 55 89 12 50

Courriel : treteaux@treteauxdefrance.com

Site : http://www.treteauxdefrance.com

Site du théâtre : www.epeedebois.com

Réservation : 01 48 08 39 74

Réservation pour les ateliers : 01 55 89 12 60

20 € (un billet plein tarif donne accès à un autre tarif réduit pour un second spectacle de son choix) | 15 € (seniors de plus de 60 ans) | 12 € (étudiants moins de 26 ans, demandeurs d’emploi, personnes handicapées, groupe de plus de 10 personnes, pass Culture 12e, pass Vincennes) | 10 € (groupes, lycéens et enfants de moins de 12 ans) | 6 € (matinée scolaire pour De passage)

Ateliers en accès libre dans la limite des places disponibles

Programme complet : http://img.snd52.ch/clients/2014/07/10/63011/300316_programme_lacartoucherie.pdf

1er juin des écritures théâtrales jeunesse #2, Journée nationale, un temps fort à la Cartoucherie de 14 h 30 à 20 heures, en présence de Robin Renucci, parrain de la manifestation.

Plus d’infos : www.1erjuinecriturestheatrales.com

Photo de Robin Renucci : © Michel Cavalca


Via Le spectateur de Belleville
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Découverte d'un rare Premier Folio de Shakespeare

Découverte d'un rare Premier Folio de Shakespeare | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it


Publié dans Le Figaro :


Un authentique exemplaire de l'œuvre du dramaturge a été redécouvert en Écosse ce jeudi 7 avril, a annoncé la prestigieuse université d'Oxford. Il est estimé à plus d'un million d'euros.


Un nouvel exemplaire du Premier Folio, première compilation des oeuvres théâtrales de William Shakespeare, a été découvert en Écosse, a annoncé ce jeudi 7 avril l'université d'Oxford.


C'est Emma Smith, professeur d'études shakespeariennes à Oxford, qui a confirmé l'authenticité de cette pièce rare découverte dans les collections détenues à Mount Stuart, une imposante demeure victorienne de l'île écossaise de Bute.


Cette découverte porte à 234 le nombre total d'exemplaires dans le monde de ce précieux ouvrage imprimé sept ans après la mort de Shakespeare, en 1623. Les First Folio valent extrêmement cher: un exemplaire proposé aux enchères par Christie's le 25 mai prochain est d'ores et déjà estimé entre 800.000 et 1,2 million de livres, (990.000 à 1,5 million d'euros).


400e anniversaire

«Ce Folio est inhabituel parce qu'il est en trois volumes et présente beaucoup de pages blanches prévues pour des illustrations», a expliqué Emma Smith dans un communiqué. «Il appartenait à Isaac Reed, un éditeur littéraire sérieux et bien connu qui possédait une grande bibliothèque», a-t-elle ajouté.


Ce Premier Folio fut vendu en 1807 à un certain JW pour 38 livres, puis on perdit sa trace. La découverte de cet exemplaire intervient peu avant la célébration du 400e anniversaire de la mort de William Shakespeare, le 23 avril 2016. Il sera exposé au public à Mount Stuart jusqu'au 30 octobre.


De son côté, l'université d'Oxford exposera à partir du 22 avril ses propres exemplaires du Premier Folio à la célèbre bibliothèque Bodleian, dans le cadre d'une exposition dédiée à Shakespeare.
Une série d'événements sont actuellement organisés pour marquer l'anniversaire de la mort du dramaturge. Une exposition gratuite présentera à Londres, le week-end du 23 et 24 avril, 37 courts-métrages de 10 minutes sur chacune des pièces de Shakespeare.


Via Le spectateur de Belleville
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Verde & Roberto Zucco, portraits d'un serial killer - projets fsdie

Verde & Roberto Zucco, portraits d'un serial killer - projets fsdie | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it
L’image du tueur en série fascine la jeunesse mais lorsque les artistes chercheurs étudiants s’en emparent, il faut y voir autre chose que de l’aveuglement innocent. Depuis que l’œuvre de Bernard-Marie Koltès existe, elle n’a …
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Théâtre gratuit: FONTYÈ LIBÈTE / LES FRONTIÈRES DE LA LIBERTÉ d'Emmanuel Vilsaint 

Théâtre gratuit: FONTYÈ LIBÈTE / LES FRONTIÈRES DE LA LIBERTÉ
 d'Emmanuel Vilsaint  | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it
Comédiens & Plus
a le plaisir de vous inviter à l'Avant-première de
FONTYÈ LIBÈTE / LES FRONTIÈRES DE LA LIBERTÉ
d'Emmanuel Vilsaint
le samedi 5 Mars 2016 à l'Amphi 4 de l'université Paris 8 à Saint-Denis - ligne 13 métro: St-Denis Université.
Le spectacle sera suivi d'une rencontre avec l'équipe de la pièce
avec Jude Joseph, Grégoire Chery, Yedene Leon, Jean Marc luce, Eddy Jean-Raymond, Papang Conteur
• Spectacle en créole surtitré en français
Tragi-comédie • France / Haïti • 1h30
SYNOPSIS
Paradi byen pre byen lwen / L’Eldorado si loin, si proche…
PORT-AU-PRINCE, en l'an 2000, deux jeunes chômeurs en colocation: Jewòm, un couturier de retour dans son pays après avoir vécu sans papier à Paris et Dyesèl son cousin qui cherche à émigrer, coûte que coûte, à Miami. Dyesèl fait face à de nombreuses difficultés administratives et financières; obtenir un visa de départ c'est comme gagner à la loterie. Au cours de ses nombreuses démarches, il tombe éperdument amoureux de Yanik, sa voisine. Conquérir un coeur aimé ou partir, cela devient un dilemme terrible.
Un heureux événement va faire de Jewòm le couturier le plus célèbre du pays. Ainsi, il va pouvoir embaucher dignement Dyesèl. Mais, comme beaucoup d'autres, croyant dur comme fer que partir reste la seule solution, comment convaincre Dyesèl de rester dans son pays ?
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Athalie, tragédie de femmes de Jean Racine au Théâtre du Nord-Ouest

Athalie, tragédie de femmes de Jean Racine au Théâtre du Nord-Ouest | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it

ATHALIE Mise en scène par Olivier Bruaux pour la compagnie Théâtre & Cinéma au Théâtre du Nord-Ouest

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Pourquoi est-il si difficile d’ébranler le monument national qu’est Shakespeare

Pourquoi est-il si difficile d’ébranler le monument national qu’est Shakespeare | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it

Pourquoi est-il si difficile d’ébranler le monument national qu’est Shakespeare


Par Daniel Bougnoux, publié dans le Monde

Un soupçon ou un spectre hante depuis bientôt deux siècles les études shakespeariennes : et si le bourgeois de Stratford-upon-Avon, mort en 1616 et dont on fête cette année encore l’anniversaire, n’était pas l’auteur mais tout au plus le prête-nom d’une œuvre partout célébrée ?

La vie du Shakespeare officiel, ses études médiocres, ses affaires d’usurier et de négociant sans relations aucunes avec les esprits éminents de son siècle ont incité plusieurs bons esprits, parmi lesquels Dickens, Mark Twain, Henry James, Sigmund Freud ou Borgès à chercher ailleurs un prétendant plus crédible. Tout récemment un chercheur canadien, Lamberto Tassinari, a proposé pour ce poste un Italien d’origine juive mais né à Londres, John Florio (1553-1625), dont la vie et la culture assez extraordinaires permettent de mieux comprendre la richesse du vocabulaire shakespearien, ses néologismes, son style formulaire et l’impact de son théâtre sur la formation de la conscience nationale anglaise, mais aussi européenne alors en gestation.

John Florio occupa plusieurs charges éminentes, notamment auprès du roi Jacques 1er et de sa femme Anne, dont il fut seize années durant le secrétaire. Il avait commencé par donner à la noblesse anglaise des cours d’italien, ou plutôt de raffinement linguistique et littéraire, bien décidé à féconder par sa propre culture, et par les auteurs de la Renaissance italienne dont il collectionnait les œuvres, une Albion qui avait sur elle deux siècles de retard.

On doit à Florio, qui parlait sept langues, de copieux dictionnaires mais aussi plusieurs traductions dont celle considérable des Essais de Montaigne, d’un grand retentissement. Pédagogue, philologue, enivré de créations verbales et de trafics intertextuels et culturels, Florio avait encore la passion des proverbes, dont il publia plusieurs collections ; le goût propre à Shakespeare des formules bien frappées, des jeux de mots et de titres qui ont fécondé notre mémoire étonne moins dans l’hypothèse où lui-même et Florio ne font qu’un.

Lire aussi : Le célèbre « Barde de Stratford » n’est pas celui qu’on croit !

Les « stratfordiens » maintiennent contre vents et marées l’identité reçue du Barde sans vouloir considérer Florio, qu’ils sous-estiment gravement. Pourtant, qu’on examine impartialement cette piste négligée et qu’on relève tous les croisements, indices, « empreintes digitales » semés au fil des pièces, dont seize sur trente-sept sont situées en Italie : il semble impossible d’expliquer ces mots forgés, ces hapax, ces expressions qui passent telles quelles des dictionnaires aux textes du Folio de 1623 (première édition complète des pièces de Shakespeare), ces italianismes et connaissances géographiques ou toponymiques…, par la culture de l’auteur officiel.

Cette recherche malheureusement, qui pourrait n’être que tranquille controverse académique suscite un acharné barrage ; les professeurs en shakespearologie sont peu disposés à réviser leur enseignement de toute une vie, et le chauvinisme britannique s’oppose de son côté à ce qu’on ébranle un pareil monument national au profit d’un aventurier venu du Continent, dehors le Juif italien, shocking !

« We few, we happy few, we band of brothers »

Car « Shakespeare » de par le monde demeure l’objet d’une considérable industrie festivalière, éditoriale, théâtrale, traductrice, académique… Incessamment jouée, interprétée et transposée, cette œuvre qui figure le totem ou la clé de voûte d’une nation fait probablement travailler plus de gens que British Airways, et elle déborde largement son berceau supposé : l’anglais où qu’on le parle ou l’apprenne sera partout « la langue de Shakespeare ». Le cas semble donc intouchable, la chose une fois pour toutes jugée.

Notre première énigme concernait l’identité du Barde : quel que soit le remplaçant qu’on propose (car en l’état des recherches, nous n’avons aucune preuve décisive en faveur de Florio), je crois démontrable que le médiocre affairiste de Stratford ne peut pas être le « Shakespeare » qui signe un pareil théâtre ; accoler ou confondre ces deux personnages revient à forger un monstre, ce que Diana Price a clairement démontré (dans Shakespeare, An Unorthodox Biography, 2001).

Mais la deuxième énigme posée par l’attribution officielle serait de mieux comprendre cette persévérance dans la roue du mensonge : par quels jeux narcissiques croisés d’identifications ou de projections cette œuvre vient-elle servir à une nation de miroir ? Comment émerge et se maintient le surplomb d’un pareil fétiche ? Comme Dante, Cervantès, Goethe ou plus près de nous G. G. Marquez dans leurs pays respectifs, « Shakespeare » passe (et pas seulement auprès de ses compatriotes) pour l’Anglais absolu.

Certains auteurs suscitent un émouvant sursaut patriotique : chaque 16 juin, les Irlandais lecteurs d’Ulysses de Joyce célèbrent le « Bloom’s day » à travers le monde ; et nous savons qu’au moment où les Américains envahirent l’Irak, on imprima à 100 000 exemplaires la pièce Henry V où figure la fameuse adresse du Crispin’s day (« We few, we happy few, we band of brothers »…) pour la distribuer aux soldats de l’expédition.

Lire aussi : Un poète qui inspire toujours le monde et le Royaume-Uni

L’alchimie littéraire précipite « l’âme d’un peuple » dans « l’âme d’un homme », pour le dire avec Victor Hugo : la nation, ce grand corps, demande à s’individuer, à s’incarner. Mais plus forcément chez des gens de lettres, Hugo toujours : « Le grand pélasge, c’est Homère ; le grand hellène, c’est Eschyle ; le grand hébreu, c’est Isaïe, le grand romain, c’est Juvénal ; le grand italien, c’est Dante ; le grand anglais, c’est Shakespeare ; le grand allemand, c’est Beethoven ».

En ces temps de dilution mondiale, ces marques d’identité semblent plus nécessaires que jamais aux nations en quête de hauteur ; chaque langue, donc chaque littérature, en constitue le noyau dur. Mais la musique - voire le cinéma ou le sport - propose aujourd’hui d’autres têtes d’affiche. Il entre beaucoup d’ironie dans la promotion au rang de monument national du migrant William Giovanni Shakespeare, si l’on songe que John Florio acquit sa culture au prix des souffrances de l’exil, et des tribulations de son père à travers une Europe en gésine. De quels malentendus, de combien de mensonges ou de forgeries se nourrit le culte un peu simple, ou politique, qu’un peuple rend à son « génie » ?

Daniel Bougnoux est philosophe, auteur de Shakespeare, Le Choix du spectre (Les Impressions nouvelles), en librairie le 4 février


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La Maison du conte recherche un stagiaire

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M’APPELLE MOHAMED ALI: interview sur RadioParis8.net

M’APPELLE MOHAMED ALI: interview sur RadioParis8.net | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it

M'APPELLE MOHAMED ALI: Jean Hamado Tiemtore présente son spectacle au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis

 

Radio Paris 8.net: expression locale, label mondial!, Web radio participative.

 chroniques, art et spectacle, Maison de l'étudiant, cinema, théâtre, musique, tango, creation et débat concerts, bal, voyage

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Semaine spéciale PATRICE CHÉREAU (1/5) : Les débuts, du lycée Louis-le-Grand au Théâtre des Amandiers - France Culture

Semaine spéciale PATRICE CHÉREAU (1/5) : Les débuts, du lycée Louis-le-Grand au Théâtre des Amandiers -  France Culture | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it

Entretiens avec Jean-Pierre Vincent, Jack Lang, Catherine Tasca, Richard Peduzzi. Par Laure Adler

 

Patrice Chéreau est mort il y a deux ans. Hors-Champs souhaitait consacrer une semaine à cet homme de théâtre et cinéaste qui fut aussi dans les nombreuses disciplines qu’il embrassa – l’opéra, la scénographie, la direction de théâtres publics - un inventeur. Surgissant dans une période d’après contestation politique, il pensa l’art comme un sacerdoce et croyait  qu’il pouvait non pas changer la vie mais nous la transformer. Il inventa de nouvelles formes, sut prendre l’intensité comme guide dans toutes ses créations, changea ainsi notre rapport à certains textes du patrimoine théâtral mais aussi à des livrets de musique, comme il nous fit découvrir de nouveaux auteurs contemporains. Avec ses compañeras et compañeros, nous tenterons de ressaisir le parcours d’une figure iconique de notre modernité, en essayant modestement de communiquer ses fulgurances.

Laure Adler

 
 
 
"J’ai choisi le théâtre parce qu’il était à portée de la main. Je n’ai pas eu envie de jouer, mais de faire des spectacles. En troisième, au lycée Montaigne, je voyais arriver les affiches du groupe de théâtre amateur de Louis-le-Grand et je me disais ‘J’irais les voir quand j’y serai’. En seconde, personne ne voulait de moi car j’étais très introverti, et faire du théâtre est devenu une thérapie incroyable. Je n’étais même pas mauvais élève, tout m’intéressait, mais j’étais seul, j’avais des problèmes de relations, pas d’amis, je me renfermais en moi. Et quand j’ai commencé à faire du théâtre, je me suis senti un autre homme, un autre jeune homme. Je me suis sorti de l’ornière dans laquelle j’étais."

Patrice Chéreau dans Les Inrockuptibles, 8 novembre 1995

 

Pendant toute une semaine, Hors-Champs rend hommage à Patrice Chéreau (1944-2013), grande figure du théâtre et du cinéma français. Ce soir, pour commencer cette série spéciale, nous évoquerons ses débuts, du lycée Louis-le-Grand à Paris au Théâtre des Amandiers de Nanterre, en compagnie de Catherine Tasca, Jean-Pierre Vincent, Jack Lang et Richard Peduzzi.

 

 

Ecouter l'émission (44mn) : http://www.franceculture.fr/emission-hors-champs-semaine-speciale-patrice-chereau-15-les-debuts-du-lycee-louis-le-grand-au-theat

 


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Recherche assistants réalisateurs

Recherche assistants réalisateurs | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it
Pour le tournage d'un film de Master 2 Réalisation du 29 novembre au 3 décembre prochain, Ludovic Sprengnether recherche un ou deux assistants réa disponibles à ces dates.

Le tournage se fera à Tours, dans la région centre. Le tournage va être assez intensif, d'où l'importance de personnes motivées et rigoureuses.

Pour contacter le réalisateur et pour plus d’informations : ludovic.sprengnether [@]  gmail.com


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www.RadioTheatre.fr Radio Théâtre la nouvelle voix du théâtre

www.RadioTheatre.fr la Radio Théâtre pour donner une nouvelle voix aux arts de la scène. Un média fondé par Olivier Bruaux, metteur en scène et comédien
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Mort d’Yves Bonnefoy, poète, traducteur et critique d’art

Mort d’Yves Bonnefoy, poète, traducteur et critique d’art | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it


Poète, traducteur, critique d’art, professeur au collège de France, plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature, Yves Bonnefoy est mort le vendredi 1er juillet à Paris, à l’âge de 93 ans. Cet immense écrivain était un homme multiple. Malgré la diversité de ses activités, une même intuition semblait toujours guider sa démarche qu’il appelait « la vérité de parole », ou le souci de saisir « ce que la vie a d’immédiat ».

Dans l’intensité poétique, manifestant aussi une curiosité insatiable pour toutes les formes artistiques (il a écrit des essais sur Picasso, Balthus, Giacometti, Mondrian, Alechinsky), Yves Bonnefoy a construit une œuvre ouverte, à multiples entrées, dans laquelle l’expression est toujours approfondie par une exigence de pensée. Le poète se méfiait cependant du concept qui, pensait-il, nous écarte de l’essentiel : voulant à tout prix identifier nos expériences, il les limite, et nous prive, de surcroît, de la présence du monde. « La tâche du poète est de montrer un arbre, avant que notre intellect nous dise que c’est arbre », écrivait-il.



C’est à Tours qu’Yves Bonnefoy naît le 24 juin en 1923, au sein d’une famille modeste : son père est ouvrier ajusteur et sa mère institutrice. Au sujet de l’enfance, il a maintes fois expliqué que cette période de la vie correspondait pour lui à l’origine de l’expérience poétique. Au printemps 2010, évoquant ses « journées enfantes », il nous avait confié voir la poésie comme « la préservation de ce sentiment de présence de tout à tout », qui en faisait « le bonheur, et aussi l’angoisse ».

Fervent admirateur de Rimbaud

A ses parents, le petit Bonnefoy explique qu’il veut savoir lire pour « écrire des poèmes ». Vers 7 ou 8 ans, il manifeste déjà une vive curiosité pour la littérature. Sur la page d’un livre offert par sa tante, on peut lire cette dédicace éclairante : « A mon filleul et neveu, futur poète. » C’est lorsqu’il est boursier au lycée Descartes à Tours, en juillet 1940, que sa vocation littéraire se précise : conseillé par son professeur de philosophie, il découvre une Petite anthologie du surréalisme, du poète et cinéaste Georges Hugnet. Enchantements. « Je découvris là, d’un seul coup, les poèmes de Breton, de Péret, d’Eluard, les superbes masses verbales de Tzara aux temps dadaïstes (…), Giacometti, les collages de Max Ernst, Tanguy, les premiers Miro : tout un monde », raconte-t-il dans ses Entretiens sur la poésie (Mercure de France, 1990).

Malgré l’attrait pour l’étrange provoqué par ces découvertes surréalistes, Bonnefoy choisit une discipline bien plus « raisonnable » : les mathématiques. C’est d’ailleurs le prétexte qu’il se donne pour venir à Paris, et préparer sa licence à la Sorbonne. Il habite alors dans une chambre d’arrière-cour, sur le quai Saint-Michel, gagne sa vie en donnant des cours de mathématiques et de sciences naturelles. Mais c’est désormais la littérature qui s’impose à lui, d’abord par la lecture. Il découvre Bataille, Artaud, Michaux, Eluard, Jouve, et fréquente désormais André Breton. En 1946, c’est d’ailleurs dans une revue surréaliste, La Révolution la nuit, qu’il publie son premier poème « Le cœur-espace ». Mais cette proximité avec ce groupe restera courte.

Si Bonnefoy reconnaît que le surréalisme a pu libérer la pensée du carcan des lois et des dogmes, il reproche à Breton de s’écarter du réel au profit d’un certain « occultisme ». Ce qu’il rejette sans doute aussi, c’est la dimension grégaire et idéologique de ce mouvement qui oppose la chimère au réel et privilégie l’opacité à la lumière. En fervent admirateur de Rimbaud, à qui il consacrera plusieurs essais critiques, c’est bien la « réalité rugueuse » qu’il cherche à étreindre, comme le poète d’Une saison en enfer. Et non une improbable surréalité.

En 1947, Yves Bonnefoy décide de rompre définitivement avec le surréalisme, peu de temps avant l’ouverture d’une exposition internationale consacrée à ce mouvement à la galerie Maeght, organisée par André Breton et Marcel Duchamp. S’il s’éloigne d’André Breton, il ne reniera cependant jamais son influence : l’ouverture au rêve, notamment, et l’accès aux « grandes images imprévisibles, sauvages ».

C’est à 31 ans qu’Yves Bonnefoy fait sa véritable entrée en littérature. En 1954, il publie un recueil de poèmes,  Du mouvement et de l’immobilité de Douve , immédiatement salué par Maurice Nadeau, le créateur des Lettres nouvelles, en des termes définitifs. « On ne se rappellera peut-être plus, écrit-il, qui a eu le prix Goncourt, mais il faudra se souvenir de ce que, cette année, a paru le premier recueil d’un grand poète. Il faut marquer d’une pierre blanche l’avènement d’Yves Bonnefoy et le nouveau départ qu’il a fait prendre à la poésie. »

Poésie rêveuse, mais ancrée dans la chair du monde, ce recueil pose les bases d’une esthétique que Bonnefoy prolongera jusqu’à sa mort. Pour le poète, la tâche est complexe et paradoxale : s’il se méfie des mots, car ils sont « sans prise vraie sur les choses », il faut cependant passer par eux ; les détourner de leurs usages pour trouver ce qu’il appelle « le second degré de la parole ».

Dans son premier recueil, le nom de Douve désigne à la fois une femme, une rivière, une lande. Les poèmes d’Yves Bonnefoy, comme l’analyse l’écrivain suisse Jean Starobinski, sont « entre deux mondes ». Ils recherchent la dimension la plus littérale du réel (qui est sans doute la plus énigmatique), mais ils se nourrissent aussi de « récits en rêve ».

Car c’est la quête de la présence – « l’évidence mystérieuse » pour Bonnefoy – qui anime l’écriture dans ses chemins de traverse. Avec cette espérance revendiquée sans cesse : refonder enfin l’unité de l’être. De réputation parfois complexe, les poèmes d’Yves Bonnefoy sont pourtant simples. Ils désignent un monde possible, et enfin accessible, sans discours qui leur préexisterait : « Le poème n’est pas une activité didactique, il n’a pas à expliquer l’expérience du monde qu’il cherche à approfondir », assurait-il.

Désireux de ne pas séparer les expériences humaines, Yves Bonnefoy a écrit, à côté de sa recherche poétique, de nombreux textes sur l’histoire des formes artistiques. La création et la pensée, pour l’écrivain, sont des actes de parole qui participent d’un même élan. En 1954, il entre au CNRS, avec un sujet d’étude consacré au « signe et la signification de la forme chez Piero Della Francesca », sous la direction d’André Chastel et de Jean Wahl.

Son œuvre comprendra de nombreux essais critiques consacrés aux peintures murales de la France gothique et à l’art baroque (Rome, 1630, Flammarion, 1970). Cet héritage artistique, c’est dans L’Arrière-Pays (Gallimard, 1972), qu’Yves Bonnefoy lui rendra son plus profond hommage. Ce livre oscille entre l’autobiographie et la réflexion philosophique. Yves Bonnefoy y éclaire le cheminement de sa vie à la lueur de l’art et dans la recherche du « vrai » lieu, dont il retrouve l’essence dans la peinture de la Renaissance. Un monde enfin possible, dont il pense que « personne n’y marcherait comme sur une terre étrangère ».

Fasciné par le temps

Ce souci du dialogue constant avec toutes les formes d’art, il le vit dans d’autres aventures fécondes, mêlant le travail et l’amitié. En 1967, avec le poète Jacques Dupin, le critique Gaétan Picon, et l’écrivain Louis-René des Forêts, il fonde L’Ephémère. Cette revue, qui constitue un pont entre la parole et les arts, fait se rencontrer hommes d’écriture et d’images. Elle a « pour origine le sentiment qu’il y a une approche poétique du réel dont l’œuvre est le moyen non la fin », écrivait-il. Malgré sa courte vie (cinq numéros), cette revue marque son époque et voit naître des voix de nouveaux écrivains, comme Pascal Quignard ou Alain Veinstein.

Pour Bonnefoy, le texte est une rencontre vers ce qui est proche, mais aussi étranger – son activité de traducteur en témoignera. En 1960, il traduit Jules César, de Shakespeare. La pièce est jouée à l’Odéon, avec des décors crées par son ami Balthus, et une mise en scène de Jean-Louis Barrault. Il traduira par la suite une dizaine de pièces de Shakespeare, mais aussi Yeats, Pétrarque, Leopardi… Il consacrera aussi de nombreux essais à la traduction qu’il considérait proche de la création poétique, parce qu’elle est aussi un acte de transformation du langage.

Accueillant le journaliste du Monde, en 2010, dans son bureau de la rue Lepic, à Montmartre, qu’il occupait depuis les années 1950, Yves Bonnefoy avait seulement voulu « parler ». Il refusait la formule de l’entretien oral enregistré, par crainte de ne pouvoir revenir sur ce qu’il aurait pu dire. Il évoqua son œuvre, sans laisser entendre qu’elle était terminée. Il parla de son « bibliographe » occupé à rassembler ses multiples publications éparpillées depuis des dizaines d’années en revues, journaux, actes de colloque… Il voulut aussi revenir sur certains êtres qui avaient particulièrement compté pour lui, comme son ami le photographe Henri-Cartier Bresson – « son Leica était un instrument aussi rapide que son esprit », avait-il dit – qu’il admirait pour son immense disponibilité à « la beauté de ce qui est ».

Car Yves Bonnefoy était un poète du réel ; fasciné par le temps, peu par l’époque. A propos du monde contemporain, il se méfiait de toutes sortes d’idéologies, autant de menaces pour la poésie, qui doit, pensait-il, se déployer loin des systèmes de pensée. « Le XXIe siècle, avait-il confié au Magazine littéraire en avril 2008, c’est bien possiblement celui qui verra la poésie périr, étouffée sous les ruines dont il couvre le monde naturel autant que la société. »

24  juin 1923 Naissance à Tours
1945-1946 Fréquente les milieux surréalistes. Visites à André Breton à son retour d’Amérique
1947 Peu avant l’Exposition internationale du surréalisme, rupture avec André Breton
1950 Publication des premiers poèmes de « Du mouvement et de l’immobilité de Douve »
1959 « L’Improbable », recueil d’essais sur l’art et la poésie
1970 « Rome, 1630 : l’horizon du premier baroque ». A l’automne, enseignement à l’université de Genève (en remplacement de Jean Rousset)
1981 Election au Collège de France (chaire d’études comparées de la fonction poétique)
1990 « Entretiens sur la poésie (1972-1990) »
2016 : Publication de «L’Echarpe rouge »
1er juillet 2016 Mort à Paris


Via Le spectateur de Belleville
Derek's curator insight, July 4, 2016 1:02 PM
révélateur
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André Acquart, peintre et magicien du théâtre

André Acquart, peintre et magicien du théâtre | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it

 Par Armelle Héliot pour son blog du Figaro  le 6 juin 2016 



Il y a dix ans, la Bibliothèque de France lui avait rendu hommage en une belle exposition. Formé comme peintre et graveur, il préférait à tout la scène et aura travaillé avec les metteurs en scène les plus divers, à commencer par Jean Vilar, Jean-Marie Serreau, Roger Blin, Jean-Louis Barrault, Laurent Terzieff. Il s'est éteint à l'âge de 93 ans après ue vie d'une créativité magistrale.

Lorsqu'il faut saluer les grands artistes, lorsque l'on considère soudain leur parcours, souvent on est saisi par l'importance de leur travail, la longueur de leur chemin...Et l'on peut méditer sur le peu de reconnaissance large qu'apporte les métiers du théâtre.Photographie d'André Acquart, DR

Il y a dix ans, la Bibilothèque nationale de France, sur son site Richelieu, dans ce lieu que l'on appelait alors "la crypte" avait eu lieu une exposition des travaux d'André Acquart.

Un ouvrage remarquable accompagnait l'exposition (si ce n'est l'inverse d'ailleurs...). Un livre de Jean Chollet qui porte ce très beau titre : "André Acquart, architecte de l'éphémère". Un préface de Laurent Terzieff avec qui André Acquart travaillait encore alors et un travail très fouillé et sensible, qui témoignait de l'ampleur des inventions de l'artiste, qui témoignait du nombre très important d'hommes de théâtre qui avaient fait appel à lui.

André Acquart était né le 12 novembre 1922 à Vincennes. On ne peut le dissocier de sa femme Barbara, Barbara Rychlowska, costumière elle aussi très cultivée et inventive. Laur fils Claude est lui aussi scénographe et il posède sa propre personnalité.

Il est très tôt saisi par le goût de la représentation. Dès l'adolescence, il conçoit son propre petit théâtre et y installe des décors.Comme pas mal de gens de sa génération, on le retrouve à Alger, à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts. Il rencontre à Alger un condisciple très important, Gilles Sandier, qui deviendra un porfesseur qui marquera des générations de lycéens et un critique passionné, jusqu'à sa mort dans les années 80, alors qu'il écrit au Matin de Paris. A l'époque, Gilles Sallet, c'est le nom de Sandier, signe ses premières mises en scène...

André Acquart c'est près de 400 décors. Au théâtre comme à l'opéra.


Il n'est pas "décorateur" au sens où il ne cherche pas le réalisme et moins encore la joliesse. Il rompt. Il pense espace, il occupe des architectures très différentes, modernes ou classiques, contemporaines et transformables ou à l'Italienne.

Il est de son temps et ce sont les précurseurs qu'il accompagne : Jean-Marie Serreau qui met alors en scène Kateb Yacine. Plus tard, il signera le décor des Paravents de Jean Genet. Ou bien des Coréens de Michel Vinaver. Ou de Bleu, blanc, rouge de Roger Planchon.

Citons parmi ses camarades de plateau : Jean Vilar, Roger Blin, Jean-Louis Barrault, Guy rétoré, Roger Planchon, Jean-Pierre Miquel, Pierre Vial, Georges Werler et Laurent Terzieff. Pour n'en citer que quelques uns.

Il reçoit des prix partout à travers le monde pour son travail.

L'un de ses secrets, par-delà ses dons de plasticien et d'architecte : c'est un homme qui lit et qui a une vision des oeuvres. Il se met au service de ses amis metteurs en scène, mais on sait que ceux-ci lui faisaient grande confiance et que souvent, avec André Acquart, c'est l'espace qui induisait la représentation.

Ajoutons qu'il aimait les matières âpres, brutes.

Il possédait un sens audacieux du rapport entre ces matières et usait de la couleur comme un musicien : ses scénographies étaient un protagoniste de l'histoire que l'on nous racontait et elles conduisaient les "personnages" bien au-delà du hic et nunc de la réprésentation. Par l'espace, les formes, par son imagination, André Acquart donnait plus de force aux textes et à ce moment unique qu'est une représentation.

Ce grand homme, modeste, très cultivé en histoire des arts et de la littérature, sensible à la lumière, aux couleurs, sensible à la voix des poètes, aura contribué à donner une ampleur inoubliable à certains textes.

Il s'est éteint ce week-end. On ignore pour le moment où et quand se derouleront ses obsèques.

http://www.regietheatrale.com/index/index/donateurs/Andre-Acquart.html


André Acquart - Architecte de l‘éphémère — Jean Chollet, éditions Actes Sud (2006)


http://www.mucem.org/fr/information/disparition-dandre-acquart


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Accord historique pour le spectacle - Ministère de la Culture et de la Communication

Accord historique pour le spectacle - Ministère de la Culture et de la Communication | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it
C'est un accord historique que les partenaires sociaux représentatifs dans le domaine du spectacle vivant et enregistré ont trouvé la nuit dernière.
Via Le spectateur de Belleville
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VERDE / Prologue au Festival Interculturel (CIVD) Studio ouvert au public à Paris 8

VERDE / Prologue au Festival Interculturel (CIVD) Studio ouvert au public à Paris 8 | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it
Nous sommes très heureux de vous convier à une des étapes de VERDE / Prologue au Festival Interculturel de Paris 8 (CIVD) Studio ouvert au public A la Coupole - Université de Paris 8 Lundi 4 Avril 2016 à 16h00

VERDE est un projet artistique cross-disciplinaire qui réunit philosophes, chercheurs, étudiants et un ensemble d'artistes d’univers les plus divers: théâtre, marionnette, écriture, danse, architecture, musique et de leurs visions

Création collective FRANCO-ITALIENNE

Tout commence en septembre 2015. La compagnie 35è parallèle cherche une dramaturge française pour la transposition théâtrale d’un texte narratif, le roman policier Almost Blue (1996) de Carlo Lucarelli.

Pourquoi mettre en scène un meurtre en série ? Depuis le premier jour, c’est la question à laquelle se sont confrontées Sabrina Pennacchietti (porteuse du projet et metteur en scène) et Alix Rampazzo (dramaturge).

Le Serial Killer inventé par Carlo Lucarelli a pour caractéristique de se réincarner en ses victimes. Il s’agit d’une prédation morale, vampirisante, dévitalisante, une expérience utilitariste et possessive de l’autre, comme s’il était un objet. Cette action d’appropriation identitaire des victimes est ce qui nous avait poussé à choisir ce roman, et c’est autour de cette première recherche que s’est formé notre collectif, intergénérationel et interdisciplinaire.

Abandonner le roman policier dans l’optique d’un matériel théâtral plus concret. Nous nous sommes intéressés à une référence textuelle des plus significatives : Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès (1988). Ce texte est un hymne à l’anarchie et à la criminalité, écrit à partir d’une chronique de l’époque. Roberto Zucco est un être à la dérive, ni monstre, ni anti-héros, sans joie ni but, inscrit dans un jeu de rôle imposé par la famille, par la société contre laquelle il se rebelle du fait de son incapacité (et de sa frustration ?) à y adhérer. Un travail intense, lucide et intimement politique. Nous ne pouvions pas passer à côté.

Le 7 janvier n’était pas loin, il était là parmi nous, en tant que conscience collective qui faisait corps. Influencés par l’affleurement de la violence, qu’elle soit présente dans les revendications identitaires (de nature politique et religieuse) ou dans un certain discours étatique non moins extrême, et poussés par le besoin de ne plus vivre l’histoire du côté des spectateurs, nous avons voulu approcher au plus près ce nouveau « barbare » qu’est le Serial Killer.

Nous nous intéressons à ce qu’il représente au niveau symbolique, c’est-à-dire une manifestation possible de la nature bestiale des relations humaines. Des pulsions et des peurs collectives nécessaires au bon fonctionnement de la cité et pour lequel il s’agirait de trouver un acteur à la fois bourreau et bouc émissaire. Parce que l’histoire, dans un de ses pires aspects, nous enseigne que pour donner un sentiment d’unité à un groupe il faut un sacrifice et un sacrificateur, notre « monstre » (monstrum, du latin montrer) est devenu l’occasion de mettre en scène des thèmes comme ceux de la démocratie, de la citoyenneté et du terrorisme.

VERDE / Prologue Conception et mise en espace Sabrina Pennacchietti Dramaturgie Alix Rampazzo

Mise en espace de la voix Pauline Mandroux Performers Alix Rampazzo - Edoardo Lazzari - Camille Bonniard - Davide Di Lorenzo Pauline Mandroux – Samir Reyad - Valeria

Projection : matériaux d’archives INA, France 2 Vidéo live Sabrina Pennacchietti

En collaboration avec Simona Maurone - Frederico Nepomuceno et Adrien Kanter - Matthieu Philippe De l'Isle
En compagnie de Emmanuel Vilsaint et son groupe de travail

Nous remercions le CIVD pour l'hospitalité En particulier un merci à Olivier Bruaux, Christiana Charalampopoulou, Céline Stass, Vincent Yeh Photo Francesco Calabrese

Dans la photo marionette de La Fine Compagnie (Aubervilliers), prise dans le cadre de l'intervention de Johanne Gili en février 2016

Avec le soutien du FSDIE de l’Université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et du Centre interculturel de Vincennes-Saint-Denis (CIVD), 35ème parallèle et Terre Vivaci.
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La Tempête de Shakespeare dans un hôpital

La Tempête de Shakespeare dans un hôpital | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it
Vendredi 18 Mars Avec le Collectif  " Encore Heureux..."
►De 18h à 20h  
Au cinéma l'Ecran de Saint-Denis (93)
Diffusion du documentaire "Une Tempête..." Film du groupe d'entraide mutuelle les envolées
France/2015/45 minutes

✿◠L'histoire du projet:
Au printemps 2013, des patients et soignants de l'hôpital de jour d'Aulnay sous bois, viennent à l'invitation du collectif  "Encore Heureux..." séjourner au Mans afin de présenter l'intégralité de La Tempête de William Shakespeare au théâtre de la Fonderie....

(Tarif : 4 euros 50)

Débat avec des représentants du GEM " Les Envolées" et du collectif "Encore Heureux" à l'issue de la projection
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Laurence IMBERT D. peintre et sculpteur, dialogue avec ses amis poètes et critiques

RENCONTRE/PROJECTION
Samedi 13 février 2016 de 15h30 à 17h30
Halle Saint-Pierre, auditorium (2 rue Ronsard, 18e, métro Anvers)

Laurence IMBERT D.,
peintre et sculpteur, dialogue avec ses amis poètes et critiques :
Gérard Xuriguera,
Jean-Clarence Lambert,
Jean-Yves Bosseur,
Daniel Loewers,
Alain Kremski,
Jean-Loup Philippe,
Fouad Kapidzic,
et Marame Al Masri.
 
— Projection du film sur Laurence Imbert D. : l’Entre deux mondes.
Intermèdes musicaux : Jérémy Lecoq (violoncelle et voix).

— Présentation de l'oeuvre par Françoise Py

— Présentation par Gérard Xuriguera de son ouvrage : Sur l’aile d’un songe : Laurence Imbert D.
(Editions F.V.W., novembre 2015).
             
— lectures autour des livres objets par les auteurs :
JL Philippe - Lecture poèmes
JY Bosseur - Opéra Canibale
JC Lambert - Trilali
PM Levergeois - Murmures
Maram Al Masri - Poèmes
 Arrabal
Alain Kremski
 
DEBAT

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Mensonge & trahison au théâtre du Nord-ouest: +50 pièces à voir

Des chefs-d’œuvre: Richard III, Andromaque, Athalie, Les affaires sont les affaires & des créations dont le brillant Mariage de Jean-Luc Jeener

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Fin de partie de Beckett - Théâtre Essaion par Jean-Claude Sachot

Fin de partie de Beckett - Théâtre Essaion par Jean-Claude Sachot | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it
Théâtre contemporain " Réfléchissez, réfléchissez... Vous êtes sur terre, c'est sans remède ! " Théâtre Essaion à Paris, vos places à partir de 10,00€/pers* au lieu de 20,00€ avec Philippe Catoire, Gérard Cheylus, Marie Henriau, Jérôme Keen mis en scène par Jean-Claude Sachot
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Colloque “La Haine de Shakespeare” | 2015-2016 : L'Acteur

Colloque “La Haine de Shakespeare” | 2015-2016 : L'Acteur | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it
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M’APPELLE MOHAMED ALI jusqu'au 22/11 THEATRE GERARD PHILIPE - Saint-Denis

M’APPELLE MOHAMED ALI jusqu'au 22/11  THEATRE GERARD PHILIPE - Saint-Denis | Le Quotidien du Théâtre | Scoop.it
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