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Les "start up" du numérique à l'assaut de l'expertise comptable !

Les "start up" du numérique à l'assaut de l'expertise comptable ! | Pierre BREESE | Scoop.it
Comment les start-up du numérique peuvent -elles entrer sur le marché de l'expertise comptable et y redéfinir la création de valeur ?
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La propriété industrielle et l'innovation
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Pivotement d'entreprises : quelques exemples fameux

Pivotement d'entreprises : quelques exemples fameux | Pierre BREESE | Scoop.it

Plusieurs entreprises de renom ont opéré des changements fondamentaux dans leurs modèles et ont modifié le cours de l’histoire. 
Plutôt que de fantasmer sur un retour en arrière par la "relocalisation", la voie du pivotement soit de marché, soit de de technologie constitue sans doute la voie la plus prometteuse pour ceux qui sauront analyser et tirer le meilleur profit de leurs forces pour rebondir par rapport à une faiblesse de l'activité historique.

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Clarivate to Combine with CPA Global, Creating a World Leader in Intellectual Property Information and Services

Clarivate to Combine with CPA Global, Creating a World Leader in Intellectual Property Information and Services | Pierre BREESE | Scoop.it
Clarivate Plc (NYSE:CCC), a global leader in providing trusted information and insights to accelerate the pace of innovation, today announced that it has signed a definitive agreement to combine with CPA Global, a global leader in intellectual property (“IP”) software and tech-enabled services.
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Comprendre l’informatique quantique édition 2019

Comprendre l’informatique quantique édition 2019 | Pierre BREESE | Scoop.it
En septembre 2018, je publiais la première édition de l’ebook Comprendre l’informatique quantique. Comme pour l’ebook Les usages de l’IA, il couvre un domaine qui évolue assez rapidement
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Relocalisation par l'innovation

Relocalisation par l'innovation | Pierre BREESE | Scoop.it

Les pouvoirs publiques parlent beaucoup de "relocalisation des activités industrielles", à juste titre. Toutefois, ce ne sont pas des incantations qui permettront d'effacer les différentiels de prix  de la sous-traitance, ni un appel au "patriotisme" des consommateurs qui les conduiront à accepter effectivement d'accepter un ratio qualité/prix moins favorable.

Pour des entreprises en perte de vitesse sur ses marchés, la voie la plus prometteuse est le pivotement vers de nouveaux marchés, permettant d'utiliser au mieux ses équipements et compétences de productions. J'ai eu l'occasion d'accompagner plusieurs société qui, d'un marché en déclin ou fortement concurrencés par des entreprises basés dans des pays "low coast", on su se repositionner sur des marchés à plus forte valeur ajouté (PANIBOIS, SOGEMAP,...).

Il me vient à l'esprit un exemple, que je n’ai pas vécu, mais qui m’a été raconté par Louis Blériot, petit-fils de l’ingénieur centralien-entrepreneur-aviateur.

 

A la suite de la traversée de la Manche, l’industrialisation de l’aviation a vraiment démarré, boosté par les commandes militaires. A la fin de la 1ere guerre, le carnet de commande s’est effondré, et Louis Bleriot a réuni ses 1500 employés pour leur déclarer que a) il n’allait licencier personne et b) il comptait sur chacun pour proposer des idées de nouveaux produits susceptibles d’être fabriqués dans les ateliers de Suresnes.

 Il en est sorti des innovations telles que les hydroglisseurs, qui ont trouvé un marché important dans les colonies françaises, les hydravions, le char à voile, les motos et voitures Blériot (il y avait deux vestiges roulants dans ma grange !), et même des bureaux d’écoliers « à géométrie variable ».

Un bel exemple de pivotement réussi. Sans compter que cela a permis aussi de préserver l’expertise initiale en aéronautique, et de poursuivre la R&D en lançant de nombreux prototypes dont seulement quelques-aboutissaient à des commandes, et racheter ses concurrents FARMAN et SPAD, qui n’ont pas eu la même « agilité », avant de mourir d’une crise d’apoplexie quand ses usines ont été nationalisées en 1933 par le Front Populaire, qui lui ont paradoxalement organisé des obsèques nationales !

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Comment la crise oblige les entrepreneurs à réinventer leurs relations avec les investisseurs

Comment la crise oblige les entrepreneurs à réinventer leurs relations avec les investisseurs | Pierre BREESE | Scoop.it

« Hope for the best but prepare for the worst ». Cette formule emblématique qu’on pourrait traduire par « Espérer le meilleur [scénario], mais se préparer au pire » 

LE TEMPS EST DÉSORMAIS UNE DONNÉE ESSENTIELLE

Pour ceux qui sont en process de levée, il reste parfois une fenêtre de tir à court terme avec certains VCs qui n’ont pas encore revu de manière drastique leurs critères. A l’horizon 6 à 12 mois, lorsque le choc initial sera passé et que tout le monde aura pris la mesure de la crise, il est probable que les conditions de négociation se dégradent de manière significative.

 

Pour ceux qui sont en process de vente, la priorité est d’adapter son « burn rate » (consommation de trésorerie) afin de ne pas se trouver acculé. Le facteur temps est crucial et il convient de ne pas se mettre à la merci d’acheteurs qui vont jouer la montre, sachant qu’en période de crise, le temps joue en général en leur faveur.

Il faudra aussi plus souvent accepter de la souplesse sur la structure des transactions. En particulier, il est très probable que compte tenu de la très faible visibilité, les mécanismes d’earn-out deviennent encore plus incontournables. Le Galion publiera prochainement une étude sur le sujet.

 

En tout état de cause, il faudra de nombreuses années avant de retrouver des conditions aussi favorables aux entrepreneurs qu’en 2019… pour ceux qui auront réussi à survivre. En effet, il ne faut pas compter sur la BPI pour sauver tout le monde.

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Comment les start-up gèrent-elles la crise ?

Comment les start-up gèrent-elles la crise ? | Pierre BREESE | Scoop.it

Cette étude a été réalisée début avril 2020 auprès de 144 start-up du think tank The Galion Project. Garder la tête froideLa crise que nous traversons remet en question toutes nos certitudes.

 

Parmi ceux qui voient dans cette crise une opportunité à moyen et long terme, la raison de loin la plus citée par 85% des répondants est une évolution des usages favorable à leur métier. Tout le monde sent bien que le monde de demain ne ressemblera pas à celui d’hier. Cette expérience géante de confinement forcé et les mesures de distanciation sociales qui se mettent en place vont laisser des marques profondes. Les Galions font le pari que le choc des usages, lié à cette expérience inédite de grande ampleur, devrait accélérer la transition numérique de beaucoup d’industries.

Deux autres avantages plus tactiques sont aussi cités comme favorables à moyen terme aux survivants à la crise. Pour 45% des Galions, la récession qui s’annonce devrait permettre de booster un facteur clé de succès pour les start-up en hyper-croissance : l’accès aux talents. Autre opportunité quasiment autant citée : la disparition à venir de concurrents qui ne sauront pas faire preuve de la discipline nécessaire pour passer la tourmente. Avec la baisse prévisible des valorisations, cela est aussi vu de manière opportuniste comme ouvrant la possibilité de racheter un compétiteur à des conditions beaucoup plus attractives qu’avant la crise.

En revanche, la possibilité de profiter de la récession pour renégocier des meilleures conditions avec ses fournisseurs est vue comme un avantage relativement marginal et n’est citée que par 15% des participants. Et pourtant, si la récession se confirme, on espère bien que certains cauchemars des start-up, comme la location de bureaux, pourront redevenir nettement plus accessibles !

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Daren Tang, actuel directeur de l’Office de la PI de Singapour, nouveau président de l'OMPI

Daren Tang, actuel directeur de l’Office de la PI de Singapour, nouveau président de l'OMPI | Pierre BREESE | Scoop.it

Daren Tang, actuel directeur de l’Office de la propriété intellectuelle de Singapour, a été désigné pour diriger l'OMPI, organisation de l’ONU chargée de protéger et de promouvoir et comptant 193 membres.

Il a été sélectionné, le 4 mars, par le comité de coordination de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à l’issue d’un vote où il a obtenu 55 voix contre 28 pour Wang Binying, sa rivale chinoise.

Une fois sa nomination confirmée par l’Assemblée générale de l’OMPI en mai, M. Tang succédera à l’actuel directeur général, Francis Gurry, dont le mandat se termine le 30 septembre.

 

« M. Tang est un maître à penser en matière de propriété intellectuelle et un fervent défenseur de la transparence et de l’intégrité institutionnelle », a déclaré le secrétaire d’État américain, Michael Pompeo.

« La protection des droits de propriété est un élément essentiel pour stimuler l’innovation, les investissements et les opportunités économiques », a ajouté le chef de la diplomatie.

Daren Tang est titulaire d’une licence de droit de l’université nationale de Singapour et d’un master en droit de l’université de Georgetown, à Washington. Il a également suivi l’Advanced Management Program de l’université Harvard, au Massachusetts.

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Brevet communautaire : une renégociation ou rien

The UK government yesterday published its approach to the Brexit negotiations: The Future Relationship with the EU - The UK’s Approach to Negotiations. Regarding the UK’s participation in the unitary patent and Unified Patent Court, a government spokesperson said: “The UK will not be seeking involvement in the UP/UPC system. Participating in a court that applies EU law and bound by the CJEU is inconsistent with our aims of becoming an independent self-governing nation.”

The UPC project has suffered its fair share of twists and turns and changes of circumstances. However, this is undoubtedly a blow to the project. The UK is a key participant and the whole project has been framed around the UK’s participation.

It remains to be seen what will happen next. As matters stand the UK has ratified the UPC Agreement but its implementation is being held up because Germany has not yet ratified and there is also the German constitutional challenge. Whilst the UK does not intend to participate, the remaining participant Member States will need to consider whether the project remains viable without the UK.

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IP TRUST recherche un ingénieur Brevets confirmé (h/f) pour son bureau de Saclay

Domaine technique : Mécanique - Électronique - Informatique

 

IP TRUST est un cabinet de conseil en Propriété industrielle en forte croissance, tourné vers les besoins stratégiques des start-up et entreprises qu’il accompagne.

 

La qualité d'écoute, la compréhension des attentes de nos clients, la volonté de "bien faire" et l'envie de dépassement dans l'expertise métier constituent notre ADN.

 

Les associés d'IP TRUST sont Pierre Breesé, Alain Kaiser, Sylvain Allano et Emmanuel Huyghe et Elsa Marin-Touaux.

 

Nous privilégions la qualité humaine des relations de travail, avec une forte autonomie, mais un goût pour le travail en équipe.

 

Pour assurer le développement de nos activités sur le plateau de Saclay, nous recherchons un Ingénieur Brevets confirmé (h/f) ayant la volonté de s’engager dans un projet visant à renforcer notre présence auprès de nos clients, à développer une relation de confiance sur le long terme et à poursuivre l’expansion locale de notre cabinet.

 

Vos activités de prospection et de développement vous conduiront à exercer vos compétences pour mettre en place et accompagner la stratégie de PI pour des start-up et PMI, en vous appuyant sur les méthodologies développées en interne, notamment pour ce qui concerne :

  • la rédaction de demandes de brevet en français et en anglais ;
  • la réponse à des lettres officielles (OEB, USPTO, INPI etc.) ;
  • des études de brevetabilité, consultations juridiques ;
  • des oppositions, litiges ;
  • tout autre besoin de nos clients (évaluation financière, audit, marques, rationalisation de portefeuille, environnement concurrentiel brevet …) en vous appuyant si nécessaires sur les autres consultants du cabinet ayant l’expertise requise.

 

Votre dynamisme, votre enthousiasme, votre capacité d’adaptation et d’autonomie seront des atouts pour réussir dans ce poste. De bonnes capacités rédactionnelles et de la rigueur sont requises. La pratique courante de l'anglais est obligatoire. Il s’agit d’une bonne opportunité pour un ingénieur brevet confirmé souhaitant ouvrir son expérience sur l’animation de la relation client et sur la promotion d’une activité de propriété industrielle dans un environnement d’excellence scientifique et technique.


Issu(e) d'une formation d'ingénieur généraliste ou titulaire d’un doctorat, vous possédez idéalement une expérience de quatre à six ans en tant qu'ingénieur brevets. Vous êtes diplômé du CEIPI et qualifié CPI et/ou Mandataire Européen. 

Poste en CDI, rémunération en fonction de l'expérience et des qualifications. 

Le poste est à pourvoir immédiatement sur Paris-Saclay. 
Merci d'adresser vos candidatures (CV, lettre de motivation et prétentions) par email à : rh@iptrust.fr


 

 

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Atteinte aux droits de propriété intellectuelle dans un marché public : quelle compétence juridictionnelle ?

 

L'ordre judiciaire est compétent pour statuer sur un litige relatif à la contrefaçon des droits de propriété intellectuelle invoqués par une société évincée d'un marché public.

Une société évincée d'un marché public a saisi la juridiction administrative d'une requête aux fins d'annulation de ce contrat, invoquant divers manquements commis par le pouvoir adjudicateur à l'occasion de sa passation et soutenant que l'offre retenue était irrégulière, le produit proposé par la société attributaire contrefaisant le brevet dont elle est titulaire.

Le tribunal administratif de Lyon a estimé que le litige présentait à juger des questions de compétence soulevant une difficulté sérieuse et l'a renvoyé au Tribunal des conflits.

Dans un arrêt du 9 décembre 2019, le Tribunal des conflits rappelle que lorsqu'elle est saisie par un tiers au contrat de conclusions contestant la validité d'un marché public, la juridiction administrative n'a pas compétence pour se prononcer sur le moyen tiré de l'irrégularité de l'offre de la société attributaire du marché, en tant qu'elle porterait atteinte aux droits de propriété intellectuelle de ce tiers, et il lui incombe de ne statuer qu'après la décision du tribunal de grande instance compétent, saisi à titre préjudiciel, sur l'existence de la contrefaçon.
En revanche, elle a seule compétence pour se prononcer, ensuite, sur les autres moyens d'annulation et, si elle constate l'existence de vices entachant la validité du contrat, pour en apprécier l'importance et les conséquences.

S'agissant d'un litige qui tend à l'annulation d'un contrat administratif et à l'indemnisation du préjudice résultant de sa passation, la juridiction administrative a seule compétence pour en connaître.
Toutefois, en cas de contestation sérieuse et sous réserve que cette appréciation soit nécessaire à la solution du litige, il lui appartient de saisir, à titre préjudiciel, le tribunal de grande instance compétent afin qu'il soit statué sur l'existence de la contrefaçon des droits de propriété intellectuelle invoqués par la société évincée.

http://legalnews.fr/index.php?option=com_content&id=352663

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Brevets: Apple écope d'une très lourde amende - Économie - lematin.ch

Brevets: Apple écope d'une très lourde amende - Économie - lematin.ch | Pierre BREESE | Scoop.it
La marque à la pomme devra verser 814 millions de francs d'amende à Caltech, pour violation de brevets.

Les groupes technologiques Apple et Broadcom ont été condamnées mercredi à Los Angeles à verser 1,1 milliard de dollars (1,07 milliard de francs) d'indemnités à une université californienne, l'un des jugements les plus sévères jamais prononcés dans une affaire de violations de brevets.

Le plaignant était l'Institut de technologie de Californie (Caltech, à Pasadena), qui accusait ces deux entreprises d'avoir enfreint plusieurs brevets déposés par ses chercheurs sur la transmission par wifi (internet sans fil). Le jury a condamné Apple à payer 837 millions de dollars (814 millions de francs) aux plaignants et le fabriquant de semi-conducteurs Broadcom 270 millions de dollars (263 millions de francs).

Caltech, université prestigieuse de la région de Los Angeles, avait entamé des poursuites en 2016. Selon ce plaignant, les produits Apple, comme les iPhone, tablettes iPad ou ordinateurs Mac, renfermaient des composants électroniques fabriqués par Broadcom qui copiaient des technologies brevetées.

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IP TRUST, conseil du commissaire-priseur pour la vente aux enchères des marques de XL AIRWAYS

IP TRUST, conseil du commissaire-priseur pour la vente aux enchères des marques de XL AIRWAYS | Pierre BREESE | Scoop.it

La vente du 27 janvier sera consacrée aux marques et noms domaine.

« Cette vente un peu particulière se tiendra à l’Union des fabricants et sera constituée d’un seul lot qui comprendra les dix-neuf marques françaises et étrangères et noms de domaines ayant trait au transport aérien (XL Airways, XL Air, XLAirways.com, etc.), les marques françaises et étrangères et noms de domaines concernant les agences de voyage (XL club, XL Holidays, XL Vacances, etc.) et enfin les douze marques françaises et étrangères et noms de domaines tels que XL France, XL.com, XL Cloud, vote XL. L’estimation de l’ensemble est évaluée entre 600 000 et un million d’euros. »

 

Ces dernières années, les ventes de marques et noms de domaine se développent dans les ventes aux enchères et enregistrent des prix étonnants.

En témoigne l’adjudication à 915 200 euros (frais compris) de la marque SAS Jean Caby enregistrée le 26 février 2019 par la maison Arcadia à Amiens. « Pour l’acquéreur de marques vendues aux enchères, l’intérêt est de disposer immédiatement de droits de propriété industrielle validés juridiquement et de bénéficier d’une notoriété acquise auprès d’une partie du marché visé. »  

 

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Comment réussir votre stratégie de propriété intellectuelle ?

Start-upeurs, il est l’heure de construire votre stratégie de propriété intellectuelle Vous démarrez un projet d’entreprise et vous avez l’intuition que les questions de propriété intellectuelle représentent un enjeu, mais nécessite des moyens financiers dont vous ne disposez pas. Comment aborder le sujet de manière pragmatique ?     N’attendez pas, …
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Lancement du dispositif « Relance Industrie » pour réindustrialiser l’Île-de-France

La Région Île-de-France lance l’appel à projets « Relance Industrie » destiné aux TPE, PME et ETI industrielles, portant un projet de relocalisation, d’implantation de nouveaux sites sur le territoire francilien, de transformation

Les projets soutenus visent à transformer et moderniser une chaîne de production ; diversifier l’activité ou réorienter le modèle économique de l’entreprise ; relocaliser certaines briques de la chaîne de valeur en Île-de-France ; implanter une nouvelle unité de production en Île-de-France et optimiser la chaîne de valeur interne en lien avec l’activité de production.

 

Les dépenses suivantes sont éligibles à PM’up relance: investissements matériels ou immatériels (acquisition / location de matériel, machines, équipement, coûts d’installation) ; prestations de conseil liées aux investissements éligibles et fournis par des conseillers extérieurs ; coûts de R&D liés au projet d’investissement ; recrutements structuraux (coûts salariaux d’un an).

 

Cet appel à projets est destinée aux entreprises ayant une activité industrielle de fabrication ou d’assemblage de biens, quelle que soit leur forme juridique, employant au maximum 4 999 salariés et dont le chiffre d’affaires n’excède pas 1,5 milliard d’euros, ayant au moins un établissement en Île-de-France ou projetant d’en créer un dans le cadre du projet subventionné.

 

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Start-up : mythes et réalité

Start-up : mythes et réalité | Pierre BREESE | Scoop.it

Symboles des idéaux californiens du progrès, de l’innovation et de la modernité, les start-up ont aujourd’hui largement envahi la sphère médiatique et les discours politiques en France. L’intérêt porté à ces entreprises n’a cessé d’augmenter ces dix dernières années, au point d’avoir été au cœur de la campagne présidentielle de 2017 d’Emmanuel Macron, qui voulait faire de la France une « start-up nation.

Cette enquête socio-économique montre que, loin de favoriser un modèle d’ascension social méritocratique, ces entreprises sont surtout créées par des individus déjà fortement dotés socialement, économiquement et culturellement, cherchant, par la création, à se distinguer socialement. Ce modèle entrepreneurial semble donc avoir été conçu par des acteurs dominants pour des dominants, consacrant ainsi de nombreuses inégalités. En effet, que ce soit du point de vue des ressources scolaires, professionnelles ou économiques qu’il faut mobiliser pour entrer dans ce monde, la création de start-up n’est pas une voie accessible à toutes.
Article Marion Flecher

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Pourquoi la France doit continuer à se désindustrialiser : méfions nous des économistes...

Pourquoi la France doit continuer à se désindustrialiser : méfions nous des économistes... | Pierre BREESE | Scoop.it

Julia Cagé, enseignante à l'université de Harvard et à l'Ecole d'économie de Paris, estime que ce qui est grave aujourd'hui, ce n'est pas le déclin de la production industrielle, mais le retard du pays en matière d'innovation. Elle méconnait la réalité des entreprises, qui ne peuvent dissocier sans risque de perdre leur expertise la fabrication industrielle de l'évolution de leurs produits.

 

"Dès lors, pourquoi ne pas faire clairement le choix de devenir une économie de conception, créatrice d'innovations, plutôt que de tenter en vain, du fait des différentiels de coûts salariaux, de rester le pays qui assemble ? Pourquoi regretter de ne plus être la Chine de l'Europe ? Pourquoi ne pas chercher plutôt à devenir la Silicon Valley alors même que la Chine, où a été mis en place en 2006 un plan de quinze ans destiné à transformer le pays en une société orientée vers l'innovation, aimerait avoir cette opportunité ? Les téléviseurs LCD, fabriqués en Chine, ont été inventés aux États-Unis. Le Kindle, produit à Taïwan, a été inventé dans la Silicon Valley."

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Datajust : Une proposition de résolution visant à encadrer la justice prédictive et empêcher que l’intelligence artificielle prenne les décisions a été déposée

Suite à la publication du décret n° 2020-356, 27 mars 2020, JO 29 mars, permettant la mise en place d’un algorithme Datajust, recensant les montants d’indemnisation des préjudices corporels dans les décisions de justice (judiciaire et administrative), une proposition de résolution a été déposée ce 11 mai par Patrick Hetzel. Elle vise à encadrer la justice prédictive et empêcher que l’intelligence artificielle prenne les décisions de justice en lieu et place des juges.

 

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3D printing — the value of patents for the future of manufacturing

3D printing — the value of patents for the future of manufacturing | Pierre BREESE | Scoop.it

Une solide protection par brevet était fondamentale pour le succès commercial des premières imprimantes 3D. Maintenant que l'industrie est établie, quelles sont les opportunités de propriété intellectuelle pour les innovateurs?

Au début… il y avait de la lumière

Au début des années 1980, l'inventeur américain Charles W. Hull a travaillé pour une entreprise qui appliquait des placages en plastique sur des produits en papier, des meubles et des dessus de table à l'aide de rayons UV. Hull pensait qu'il pourrait créer des objets en trois dimensions s'il était possible de superposer des milliers de couches de stratifié qui pourraient ensuite être gravées.

Environ un an après cette première réflexion, Hull a demandé un brevet pour une méthode et un appareil de stéréolithographie qui pourraient effectuer cette tâche en quelques minutes, comme une amélioration de la méthode traditionnelle de moulage et de coulée de produits en plastique.

La première imprimante 3D était arrivée.

Aujourd'hui, près de quatre décennies plus tard, presque toutes les imprimantes 3D fonctionnent sur cette base, en utilisant une variété de matériaux différents. La protection par brevet était cruciale pour la commercialisation et a conduit à la fabrication mondiale de nombreux objets imprimés en 3D, des articles ménagers aux pièces aérospatiales et automobiles sophistiquées.

Les techniques avancées d'impression 3D peuvent même sauver des vies - les stents, les greffes, les valves cardiaques et autres prothèses individuelles peuvent être plus faciles à installer et adaptées à chaque patient. Par exemple, les stents vasculaires peuvent être fabriqués dans une variété de formes, d'épaisseur de paroi, de résistance radiale et à partir d'une variété de matériaux différents, y compris des matériaux bioabsorbables, résolvables ou permanents (par exemple des polymères et des métaux).

De cette façon, l'impression 3D révolutionne véritablement la façon dont nous fabriquons les produits.

L'avenir de la fabrication moderne

Le secteur automobile a été l'un des premiers à réaliser les avantages de l'impression 3D - Ford Motor Company a étudié la technologie dans les années 1990. L'impression 3D joue désormais un rôle fondamental, produisant tout, des pièces de véhicules quotidiennes aux moteurs et composants de course de Formule 1 complexes.

L'impression 3D, également connue sous le nom de `` fabrication additive '', permet une production à la demande avec un minimum de déchets et de pollution , donc c'est meilleur pour l'environnement. Il réduit également le transport, l'emballage et le stockage des produits et crée une «culture de réparation», les utilisateurs étant capables d'imprimer uniquement les pièces usées ou cassées à la maison sans avoir à remplacer la totalité de leur produit / unité.

Brevets d'impression 3D - hier et aujourd'hui

La famille de brevets d'origine de Hull pour l'imprimante 3D comprenait des revendications de brevet allant dans le sens de:

«Procédé de production d'un objet tridimensionnel en solidifiant sélectivement une surface d'un milieu fluide afin de construire une structure multicouche impliquant le mouvement pas à pas de l'objet construit de sorte que chaque couche soit posée sur une surface désignée»

et:

«Appareil pour produire un objet tridimensionnel ayant un récipient pour un milieu fluide, un moyen de support pour déplacer un objet, un moyen de commande pour déplacer le moyen de support par étapes progressives loin d'une surface de stratification pour permettre la stratification et la dont le moyen de commande est programmé pour le mouvement pas à pas du moyen de support nécessaire à la construction de l'objet 3D ».

Aujourd'hui, des brevets sont déposés dans le monde entier pour divers aspects de la fabrication additive, notamment:

  • les matériaux utilisés pour construire des objets 3D, notamment les polymères, les métaux, la céramique, les biomatériaux et même le béton
  • les procédés utilisés, notamment le jet de liant, le dépôt d'énergie dirigé, l'extrusion de matériaux, le jet de matériaux, la diffusion sur lit de poudre, le laminage de feuilles et la photopolymérisation
  • une variété de produits , tels que des dispositifs implantables personnalisés, des implants cardiovasculaires, des implants osseux prothétiques, la bio-impression, des cycles légers, dans un certain nombre d'industries, notamment l'aérospatiale, l'automobile et la construction

La valeur des brevets dans l'impression 3D

Bien que les brevets protègent le temps de développement, les efforts et les coûts de R&D, ils donnent également à une entreprise une position commerciale solide par rapport à ses concurrents en lui accordant le droit exclusif de commercialiser le nouveau matériau, processus ou produit.

Alors que les offices de propriété intellectuelle du monde entier, y compris dans l'UE et aux États-Unis, ont reconnu un nombre important et croissant de brevets d'impression 3D, de nouvelles classifications, directives et pratiques ont été créées pour aider les innovateurs à garantir des droits de propriété intellectuelle essentiels.

Avec la bonne expérience et les bons conseils, une protection de grande valeur peut être assurée dans l'industrie de la fabrication additive. En particulier, et spécifiques à ce secteur technologique, nos recommandations sont d'inclure une variété de différents types de revendications pour maximiser la protection par brevet, y compris des revendications indépendantes pour:

  1. le produit final, voire un produit intermédiaire
  2. la méthode de fabrication
  3. le produit obtenu par le procédé (allégations «produit par procédé»)
  4. le programme informatique, ses étapes d'exécution et l'architecture électronique utilisée pour créer le produit et mettre en œuvre le procédé de fabrication.

Les revendications de produit pourraient cibler les caractéristiques des nouvelles structures plus complexes qui sont possibles. Les revendications de méthode de fabrication donnent généralement lieu à plus d'options et peuvent rencontrer moins de résistance progressant à accorder. Par exemple, dans les processus en une étape, il peut être possible de concentrer les revendications sur de nouvelles étapes par lesquelles le matériau est consolidé, c'est-à-dire par dépôt direct d'énergie, fusion sur lit de poudre ou extrusion de matériau. Dans les processus en deux étapes qui utilisent un liant, les revendications de méthode peuvent se concentrer sur l'étape de chauffage pour induire la consolidation finale.

Les allégations `` produit par processus '' peuvent offrir une `` maison de transition '' entre les allégations de produit et de méthode et représenter une bonne position de repli si les allégations de `` produit '' plus conventionnelles ont du mal à passer à l'octroi. À l'Office européen des brevets (OEB), la pratique est bien définie et les allégations de «produit par procédé» ne sont autorisées que si:

  1. le produit en tant que tel est nouveau et inventif, et
  2. il n'est pas possible de définir le produit revendiqué autrement qu'en termes de processus de fabrication.

En trouvant soigneusement l'équilibre approprié entre: i) les caractéristiques physiques, ii) les étapes de traitement et le langage d'allégation fonctionnelle, il est possible d'établir que le produit d'un processus est différent des produits existants obtenus par d'autres technologies. Nous avons réussi avec ce type de réclamations, et cela s'est avéré crucial dans certains cas pour assurer une protection maximale à nos clients.

En ce qui concerne les revendications axées sur les logiciels, ces «inventions mises en œuvre par ordinateur» peuvent être très précieuses pour garantir une protection maximale par brevet, mais comme les revendications «produit par processus» peuvent être plus difficiles à sécuriser. Nous avons de l'expérience dans ce secteur technologique et notre équipe a réussi à faire progresser ces types de demandes d'octroi.

D'un point de vue commercial, un brevet bien rédigé peut être aussi précieux et changer la donne que l'innovation elle-même.

 

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3D Printing Could Help Now, Except for all the IP Issues

3D Printing Could Help Now, Except for all the IP Issues | Pierre BREESE | Scoop.it
What's holding back mass 3D printing (helpful for making, say, PPE in a crisis)? The answer is economic, not technology, says consultant Cathy Barrera.

First, relative to traditional manufacturing techniques, 3D printing is more flexible. The same machine without any reconfiguration can be used to produce (almost) whatever is needed, as long as there is access to the proper raw materials and designs. Second, with 3D printing, production can be located close to where the goods will be used. This reduces transportation costs and allows for production decisions to be made based on local needs. Finally, 3D printed goods can be produced on demand and used almost immediately. While the actual production times vary, eliminating reconfiguration and transportation times makes the overall speed to addressing a shortage is faster. 

Even though these benefits exist, 3D printing is only a ~$12.1 billion industry, representing 0.90 percent of United States durable goods GDP (0.06 percent of United States total GDP). It has largely failed to deliver on its promise of enabling at-home manufacturing. But lack of adoption can hardly be blamed on technical issues anymore. The production capabilities of 3D printers have improved greatly in the last 10 years. Currently, the best 3D printers can use more than 250 different raw materials, are 100 times faster than previous 3D printers and can achieve 90 percent material efficiency. Instead, the barriers to achieving a robust market of 3D printed goods are economic in nature.

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Palmarès 2020

Palmarès 2020 | Pierre BREESE | Scoop.it

IP TRUST distingué "Cabinet de CPI de l'année"


IP TRUST a été nommé “cabinet CPI de l’année » par le magazine « Le monde du droit », à l’issue d’un processus où, contrairement à d’autres distinctions, la sélection se fait non pas entre ceux qui paient une parution dans un catalogue, mais par un processus rigoureux de présélection en fonction de la notoriété spontanée, puis un sondage auprès des clients qui ont répondu à un questionnaire  avec les critères suivants :

  • Disponibilité,
  • réactivité,
  • innovation,
  • connaissance de l’entreprise,
  • compréhension de mes besoins,
  • qualité de la prestation,
  • mode de rémunération,
  • % de citations spontanées.

Nous sommes très fier de cette reconnaissance de l'implication de chacun des collaborateurs du cabinet et de la confiance de nos clients.

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Retenez la date du 6 avril : XIXème Prix Lavet

Retenez la date du 6 avril : XIXème Prix Lavet | Pierre BREESE | Scoop.it

Retenez le vendredi 3 avril (18H) pour découvrir les trois finalistes de l'édition 2020 du prix Marius Lavet, ingénieur et inventeur :
Éric Carreel Withings
Marc le Flohic Lumibird Inc.
Jean-Luc Pamart Ekinops
Inscription : mariuslavet.fr/sinscrire/

 

Des parcours exceptionnels, des rencontres avec la communauté des ingénieurs et scientifiques, et une soirée dédié à l'innovation et le rôle des ingénieurs, que Marius Lavet tenait à honorer et mettre en valeur.

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Évaluation du préjudice de la victime d’actes de concurrence déloyale

 

Une cristallerie mosellane, spécialisée dans la création et la fabrication de produits d’arts de la table en cristal, reprochant à une société qui commercialise des produits en cristal fabriqués, taillés et polis en Chine et en Europe ainsi que des produits en verre, dont le siège social est situé dans la même rue qu’elle, des pratiques commerciales trompeuses consistant à présenter dans ses catalogues des produits en verre mélangés à des produits en cristal afin de laisser croire que l’ensemble serait en cristal, à les présenter comme étant « made in France » et à se présenter elle-même comme un « haut lieu du verre taillé en Lorraine »  et un « spécialiste de la taille », l’assigne aux fins de cessation de ces pratiques illicites et indemnisation de son préjudice.

Le propre de la responsabilité civile est de rétablir, aussi exactement que possible, l’équilibre détruit par le dommage et de replacer la victime dans la situation où elle se serait trouvée si l’acte dommageable n’avait pas eu lieu, sans perte ni profit pour elle.

La Cour de cassation juge traditionnellement que le juge apprécie souverainement le montant du préjudice, dont il justifie l’existence par la seule évaluation qu’il en fait, sans être tenu d’en préciser les divers éléments. (Cass. ass. plén., 26 mars 1999, n° 95-20640, Cass. com., 24 mai 2017, n° 15-21179).

Mais elle juge également que méconnaît son office le juge qui refuse d’évaluer un dommage dont il a constaté l’existence en son principe (Cass. 3e civ., 6 févr. 2002, n° 00-10543, Cass. com., 10 janv. 2018, n° 16-21500) et qu’il ne peut allouer une réparation forfaitaire (Cass. 1re civ., 3 juill. 1996, n° 94-14820, Cass. com., 3 juill. 2019, n° 17-18681), c’est-à-dire sans rapport avec l’étendue du préjudice subi.

En matière de responsabilité pour concurrence déloyale, la chambre commerciale retient qu’il s’infère nécessairement un préjudice, fût-il seulement moral, d’un acte de concurrence déloyale (Cass. com., 22 oct. 1985, n° 83-15096, Cass. com., 11 janv. 2017, n° 15-18669).

Cette jurisprudence, qui énonce une présomption de préjudice, sans pour autant dispenser le demandeur de démontrer l’étendue de celui-ci, répond à la nécessité de permettre aux juges une moindre exigence probatoire, lorsque le préjudice est particulièrement difficile à démontrer.

En effet, si les effets préjudiciables de pratiques tendant à détourner ou s’approprier la clientèle ou à désorganiser l’entreprise du concurrent peuvent être assez aisément démontrés, en ce qu’elles induisent des conséquences économiques négatives pour la victime, soit un manque à gagner et une perte subie, y compris sous l’angle d’une perte de chance, tel n’est pas le cas de ceux des pratiques consistant à parasiter les efforts et les investissements, intellectuels, matériels ou promotionnels, d’un concurrent, ou à s’affranchir d’une réglementation, dont le respect a nécessairement un coût, tous actes qui, en ce qu’ils permettent à l’auteur des pratiques de s’épargner une dépense en principe obligatoire, induisent un avantage concurrentiel indu dont les effets, en termes de trouble économique, sont difficiles à quantifier avec les éléments de preuve disponibles, sauf à engager des dépenses disproportionnées au regard des intérêts en jeu.

Lorsque tel est le cas, il y a lieu d’admettre que la réparation du préjudice peut être évaluée en prenant en considération l’avantage indu que s’est octroyé l’auteur des actes de concurrence déloyale, au détriment de ses concurrents, modulé à proportion des volumes d’affaires respectifs des parties affectés par ces actes.

La cour d’appel de Paris, après avoir constaté que les deux sociétés sont directement concurrentes, sur un marché restreint où agissent d’autres opérateurs, de plus grande taille et notoriété, retient qu’en trompant le consommateur sur la composition, l’origine et les qualités substantielles des produits vendus, la société concurrente s’est assuré un avantage concurrentiel au préjudice de la cristallerie. Elle relève en particulier que la tromperie sur la taille « made in France » lui a permis d’obtenir des prix de revient beaucoup plus bas et que, pour 2013, elle justifie n’avoir employé qu’un tailleur pour six mois, là où la société Cristallerie en employait huit, en précisant leur coût annuel. Relevant enfin que la société concurrente a bénéficié de cet avantage pour une taille représentant 10 % de son chiffre d’affaires de 5 000 000 euros, cependant que la taille représente 25 % du chiffre d’affaires de la cristallerie, qui est de 2 000 000 euros, elle évalue à 300 000 euros le préjudice subi par cette dernière en déduisant, conformément à la méthode proposée par celle-ci, de la charge d’emploi de tailleurs de la cristallerie, rapportée à son chiffre d’affaires, le montant correspondant à la charge de ces emplois pour la société concurrente, rapportée au chiffre d’affaires de celle-ci.

Appelée à statuer sur la réparation d’un préjudice résultant d’une pratique commerciale trompeuse pour le consommateur, conférant à son auteur un avantage concurrentiel indu par rapport à ses concurrents, la cour d’appel a pu, pour évaluer l’indemnité devant être allouée à la cristallerie, tenir compte de l’économie injustement réalisée par la société concurrente, qu’elle a modulée en tenant compte des volumes d’affaires respectifs des parties affectés par lesdits agissements.

 

NOTE : Après avoir rappelé sa constante jurisprudence concernant la présomption de préjudice au détriment de la victime d’actes de concurrence déloyale, et l’obligation pour le juge d’évaluer d’un dommage dont il constate l’existence en son principe, c’est-à-dire l’interdiction d’allouer un dédommagement forfaitaire, la chambre commerciale approuve, par cet arrêt promis à la plus large publicité, l’application d’une évaluation inventive par la cour d’appel.

Ce n'est pas le profit perdu pour la victime mais l’économie réalisée par l’auteur de la pratique illicite (en l’espèce en matière de charge de personnel) qui est retenue pour mesurer le préjudice.

 

https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/chambre_commerciale_574/174_12_44417.html

 

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Opposition et sursoit à statuer

Dans le paysage français du contentieux de brevet, il est classique que la validité d’un brevet européen soit contestée devant plusieurs juridictions et que des mesures d’interdiction provisoire soient décidées alors que des procédures contentieuses devant l’OEB (opposition ou recours) sont pendantes. La décision de l’OEB pouvant conduire à la révocation du brevet en cause dans tous les pays désignés, la pertinence des procédures devant l’OEB est régulièrement examinée par les magistrats français[1].

L’affaire dite « valsartan amlodipine »[2] en est une bonne illustration. Alors qu’une procédure d’opposition était pendante à l’OEB, une société générique assigne en nullité en France le titulaire du brevet européen, puis lance son produit générique. Le titulaire réplique par une assignation en contrefaçon, puis demande devant le juge de la mise en état des mesures d’interdiction provisoire. Avant que l’incident ne soit plaidé en France, la division d’opposition avait maintenu le brevet en première instance. Le magistrat avait été informé qu’un recours était formé devant l’OEB, des arguments du recours, et du fait que la procédure devant l’OEB était accélérée.

Le magistrat français a estimé, après examen détaillé, que tous les motifs de nullité soulevés devaient être rejetés. Cette interprétation s’inscrit dans la lignée des décisions rendues précédemment[3] selon lesquelles si l’OEB, en opposition, a estimé un brevet valable, le juge saisi d’une demande d’interdiction provisoire va également considérer le brevet valable.

Cette interprétation est sujette à caution car les chambres de recours n’ont pas nécessairement tendance à confirmer les décisions des divisions d’opposition. Par exemple, la chambre de recours 3.3.1 (qui est celle du cas valsartan amlodipine) n’a confirmé en 2018 que 28% des décisions de la division d’opposition qui avaient maintenu le brevet tel que délivré. Il est donc étonnant que les décisions des divisions d’opposition aient une influence si importante et notamment dans le cas d’interdictions provisoires.

Dans l’affaire « valsartan amlodipine », le magistrat français a prononcé des mesures provisoires : il a notamment ordonné le paiement de dommages et intérêts à titre de provision (environ dix millions d’euros), la cessation de la commercialisation sous 48 heures, ainsi que la production de documents comptables. En raison d’un accord amiable, la procédure au fond s’est terminée.

Toutefois, cette affaire pose la question de la légitimité du prononcé de mesures provisoires aussi sévères, surtout lorsqu’une décision de recours est attendue dans les prochains mois. Et pour cause, après le prononcé de mesures d’interdiction hors du commun en France et largement relayées[4] la chambre de recours a estimé que le brevet n’était pas valide.

Une certaine prudence devrait donc être de rigueur.

Les solutions pourraient être multiples : la juridiction saisie pourrait s’associer à la requête en accélération de la procédure, les chambres de recours accélérant les procédures de manière très poussée lorsque ces demandes émanent de juridictions nationales[5]. Le magistrat pourrait également ordonner des mesures provisoires uniquement si le temps nécessaire à l’OEB pour rendre sa décision définitive est particulièrement lointaine (par exemple : plus d’un an).

Pour le contrefacteur allégué, l’interdiction est une sanction extrêmement contraignante : un éventuel appel ne sera pas décidé avant 9 à 12 mois. Elle est donc subordonnée à une durée de procédure difficilement compatible avec la vie du marché, et de façon concomitante à une éventuelle stratégie dilatoire du breveté pour retarder l’arrêt d’appel.

Cet inconvénient majeur devrait conduire les magistrats à ordonner le paiement de garanties importantes pour éviter une situation ubuesque.

Le même argument interprété différemment

L’analyse des motifs ayant conduit les différentes instances à leurs décisions est également intéressante. Les trois décisions (division d’opposition à l’OEB, juge de la mise en état en France, chambre de recours à l’OEB) sont axées autour du même argument : un document donné devait-il ou non être considéré comme état de la technique le plus proche.  La revendication protégeait une combinaison de valsartan et d’amlodipine « en une dose unitaire » (un seul comprimé). L’indication thérapeutique mentionnée dans le brevet est l’hypertension. L’état de la technique sur lequel le débat s’est porté était un compte-rendu d’essai clinique dans lequel les patients hypertendus recevaient soit du valsartan, soit de l’amlodipine. Ceux dont la tension n’était pas satisfaisante recevaient de l’amlodipine supplémentaire : certains patients ont donc reçu à la fois du valsartan et de l’amlodipine. La question en débat était de savoir si cet état de la technique pouvait servir d’état de la technique le plus proche.

Selon le breveté, les patients ayant reçu la combinaison l’avaient reçue uniquement pour des raisons éthiques (ne pas laisser un patient sans traitement), pas pour vérifier l’efficacité de la combinaison, ni pour traiter les patients au moyen de la combinaison. Selon les parties demandant la nullité, des patients hypertendus avaient reçu la combinaison, qui avait semblée efficace : le document pouvait donc servir d’état de la technique le plus proche.

La division d’opposition estime que les résultats d’efficacité pour les patients ayant reçu la combinaison n’étant pas individualisés, et le but de l’étude étant de comparer la monothérapie valsartan à la monothérapie amlodipine, le document ne peut pas servir d’état de la technique le plus proche. La division d’opposition estime le brevet valable.

Le magistrat français estime que l’administration de la combinaison n’a pas pour but de traiter les patients, mais a pour but d’éviter aux patients de rester avec un traitement inefficace. Il conclue que les contestations sur la validité du brevet ne sont pas sérieuses.

La chambre de recours rappelle que l’état de la technique le plus proche est celui ayant le même but et ayant le plus de caractéristiques techniques en commun que les revendications. Dans le cas des revendications d’indication médicale ultérieure, le but de l’invention doit être le traitement de la condition médicale (hypertension). La chambre rappelle ensuite que le fait que ce document ne vise pas le traitement de l’hypertension avec la combinaison n’est pas pertinent. En effet, la combinaison, même si elle a été donnée pour des raisons éthiques, a néanmoins été donnée dans le but de traiter les patients hypertendus.

Le brevet est révoqué pour défaut d’activité inventive.

[1]Exemple de décisions ayant ordonné un sursis :

- TGI Paris, 28 octobre 2016, DSM c. Novozymes, « kluveromyces », RG n° 15/01377
- TGI Paris, 5 décembre 2014, Eurofeedback c. Dermeo, RG n° 12/06214

[2] TGI Paris, 13 octobre 2016, Teva c. Novartis, RG n° 16/15196, « valsartan amlodipine », brevet EP 2 322 174

[3] Exemples de décisions ou d’ordonnances ayant suivi la décision de l’OEB :

- TGI Paris, 31 janvier 2019, Bamford Excavators c. Manitou, RG n° 17/06462
- TGI Paris, 6 décembre 2018, Teva c.  Novartis, « valsartan », RG n° 16/15196
- Cour de cassation chambre commerciale, 22 novembre 2016, Decathlon c. Time Sport, RG n° 1516647
- TGI Paris, 5 décembre 2014, Eurofeedback c. Dermeo, RG n° 12/06214
- CA Paris, 10 janvier 2014, Neil c. Pierre Fabre, « nicotine », RG n° 12/14361

[4] Tant dans le monde du contentieux des brevets (eplaw, pharmaIPcircle… ) que dans le monde pharmaceutique (Le moniteur des pharmacies, le pharmacien de France, le quotidien du pharmacien, Celtipharm…)

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La DGE recrute un(e) chargé(e) de missions - Projets « structures d'innovation et de valorisation"

La DGE recrute un(e) chargé(e) de missions - Projets « structures d'innovation et de valorisation" | Pierre BREESE | Scoop.it

Le chargé de mission contribue aux projets de la sous-direction au sein d’équipes-projets dédiées. Il a vocation à être polyvalent et peut être mobilisé sur des domaines qui ne relèvent pas exclusivement de son expertise initiale. Il peut aussi travailler en transversalité, dans les équipes des autres sous-directions et des autres services, en fonction de ses domaines de compétences. Il peut intervenir sur plusieurs projets à la fois. Un projet dure en moyenne entre 6 et 12 mois. Le chargé de mission peut le cas échéant contribuer aux missions structurelles de la sous-direction comme le suivi des outils du programme d’investissement d’avenir.

A sa prise de fonction le chargé de mission contribuera et/ou aura en charge des projets portant sur :

  • - la loi de programmation pluriannuelle de la recherche, principalement de son volet en faveur de la recherche partenariale et de l’innovation ;
  • - l’évolution des outils de valorisation de la recherche (SATT, organismes sous tutelle MEF…) et des outils de soutien à la recherche collaborative (pôles de compétitivité) ;
  • - la construction des outils du prochain programme d’investissement d’avenir dans le domaine des écosystèmes d’innovation.

Cette liste évoluera en fonction des priorités de la sous-direction et du service. Il ou elle contribuera également aux activités structurelles de la sous-direction, notamment en ce qui concerne le suivi des outils de valorisation et des outils de soutien à la recherche collaborative.

Le chargé de projets exerce ses missions sous l’autorité du sous-directeur et, pour les projets qu’il pilote, sous l’autorité fonctionnelle des directeurs de projets.

Cotation RIFSEEP 3

 

Nature de l'emploi

Emploi ouvert aux titulaires et/ou aux contractuels : art 4/6/6quater/6quinquies - loi n°84-16

Descriptif de l'employeur 

Au sein de la direction générale des entreprises, la sous-direction de l’innovation est chargée des politiques de développement de la R&D et de l’innovation des entreprises. Elle définit et met en œuvre des mesures en faveur de la création et de la croissance des entreprises innovantes, du développement des écosystèmes d’innovation, et du développement des liens entre la recherche publique et les entreprises. Elle propose, met en œuvre et évalue la politique de propriété industrielle, élabore les textes législatifs et réglementaire dans ce domaine, et défend les positions françaises dans les instances européennes et internationales. Au sein de la sous-direction, la mission French Tech anime et suscite le développement des écosystèmes d’innovation favorables à la création et à la croissance des jeunes entreprises innovantes, et contribue à leur promotion en France et à l’international. Elle conçoit, promeut et met en œuvre les actions destinées à faciliter l’accès des jeunes entreprises innovantes aux talents et contribue à la définition des mesures et des actions visant à lever les freins à leur développement.
Dans le cadre de la transformation de la DGE, une organisation du travail en mode projet a été mise en place en septembre 2019. Cette organisation distingue les missions structurelles de la direction (suivi sectoriel, suivi réglementaire, exercice des tutelles administratives, animation des services économiques de l’Etat en région,  …) de missions à fort impact à conduire en mode projet (pilotage de plans stratégiques, structuration d’offres industrielles en lien avec les filières, conception d’instruments de politique publique, organisation d’événements importants, ...). Chaque sous-direction porte un portefeuille de projets structurants dans son périmètre d’action, à travers des équipes-projets placées sous la responsabilité de directeurs de projets qui s’appuient sur des chefs de projets pour le pilotage opérationnel. L’échelon administratif des bureaux est supprimé. La polyvalence et le travail en transversalité sont promus.

Pour la sous-direction les principaux projets sont :
- Grands défis d’innovation de rupture (émergence d’innovations de rupture en France) ;
- Plan Deep Tech (émergence de champions technologiques en France) ;
- Marchés clés (constitution de nouvelles filières industrielles et amélioration du positionnement technologique des filières françaises);
- French Tech / French Tech 120 (croissance du nombre de start-ups levant plus de 20 M€ de capital) ;
- French Tech / French Tech Tremplin (élargissement du vivier de créateurs de start-ups) ;
- Loi de programmation de la recherche (croissance du nombre de start-ups levant plus de 20 M€ de capital- PACTE / Transformation du système des brevets français (amélioration de la qualité des brevets français au service de l’innovation) ;
- PACTE / Stratégie en matière de marques (renforcement des marques pour la compétitivité des entreprises

 

Conditions d'exercice particulières

 

Le titulaire du poste devra faire preuve de polyvalence et d'adaptabilité.

 

Description du profil recherché

 

Culture économique

 

Compétences candidat

Compétences

 

  • CONNAISSANCES - Conduite et gestion de projet
  • CONNAISSANCES - Environnement administratif, institutionnel et politique
  • SAVOIR-FAIRE - Élaborer une stratégie, une politique
  • SAVOIR-FAIRE - Maîtriser les délais
  • SAVOIR-FAIRE - Travailler en équipe
  • SAVOIR-ETRE - Esprit d'initiative
  • SAVOIR-ÊTRE - Faculté d'adaptation
  • SAVOIR-ÊTRE - Réactivité
  • SAVOIR-ÊTRE - Sens de l'innovation/Créativité

 

Quotité de temps de travail

Quotité de temps de travail

Temps complet

Localisation du poste

Localisation du poste

France, Ile-de-France, Paris (75)

Lieu d'affectation

 

Bâtiment VAUBAN - 139 rue de Bercy 75012 PARIS

 

Renseignements et contact - Note : les candidatures se font obligatoirement depuis l'application

Date de vacance de l'emploi

01/03/2020

Personne ou service à contacter pour obtenir plus d'informations sur l'offre

matthieu.landon@finances.gouv.fr

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Informations générales

Référence

2020-1686  

Date de début de publication

29/01/2020

Documents requis pour postuler

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Fabrication additive, l’Europe en agitatrice

Fabrication additive, l’Europe en agitatrice | Pierre BREESE | Scoop.it

L’Europe est un marché extrêmement important pour le secteur de la fabrication additive, mais il reste très divisée et disparate en fonction des pays.

Quelques acteurs français
Née d’un projet de R&D industrielle mené par le centre régional d’innovation et de transfert de technologie (CRITT) Irepa Laser, autre grand acteur français de la technologie, a été rachetée, en 2018, par la société AddUp. Cette dernière, coentreprise de Fives et Michelin, qui possède également une participation majoritaire dans la société française PolyShape, est l’un des grands fournisseurs français de systèmes de fabrication additive métal sur lit de poudre. Autre grande entreprise française de l’impression 3D, Prodways est une société du Groupe Gorgé, qui a notamment équipé l’Armée de terre française de deux imprimantes 3D ProMaker P1000 pour la fabrication de pièces de rechange en conditions réelles. La France héberge encore bien d’autres sociétés comme Rhodam, 3DCeram, Nanoe, Z3Dlab, Erastell et Exeltec.

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