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Le satellite d'océanographie Jason-3 prêt pour un lancement cet été

Le satellite d'océanographie Jason-3 prêt pour un lancement cet été | Espace | Scoop.it

Le satellite d'océanographie franco-américain Jason-3 est prêt pour un lancement cet été, le problème détecté sur l'un de ses éléments ayant été résolu rapidement, a indiqué mardi le Cnes, l'agence spatiale française.

A l'origine, Jason-3, qui permet de mesurer l'élévation du niveau de la mer au centimètre près, devait être lancé le 22 juillet depuis la Californie par la société américaine SpaceX.

Mais un problème a été détecté en avril sur l'une des tuyères (partie du propulseur) qui s'est révélée "moins performante" car "contaminée par une sorte de sel", a expliqué Gérard Zaouche, chef de projet Jason-3 au Cnes, lors d'un point de presse sur la mission.

Ce sel s'est sans doute formé par réaction chimique lors d'un essai ancien au cours duquel la tuyère avait été remplie d'hydrazine (carburant pour fusées), a-t-il précisé.

La tuyère, qui est âgée d'une dizaine d'années, a été remplacée par une neuve et les trois autres ont été à nouveau testées.

En outre, "cette contamination aurait disparu dès que de l'hydrazine aurait circulé dans la tuyère... Mais cela on ne pouvait pas le deviner", a ajouté M. Zaouche. "Nous avons vraiment agi par précaution".

Jason-3, construit par le groupe Thales Alenia Space, va quitter la semaine prochaine le sud de la France où il a été conçu, pour les Etats-Unis.

La date précise de son lancement par SpaceX depuis la base californienne de Vandenberg n'est pas encore arrêtée "mais on est sur fin juillet, début août", selon M. Zaouche.

Fruit d'une collaboration franco-américaine, le coût de la mission Jason-3 est d'environ 290 millions d'euros, a précisé le Cnes (Centre national d'études spatiales).

Avant lui il y a eu Jason-1, satellite d'observation océanographique équipé d'un altimètre Poseidon permettant de mesurer le niveau de la mer. Lancé en 2001, il a eu une durée de vie de plus de dix ans.

Jason-2, lancé en 2008, est toujours au travail. Il peut mesurer le niveau des vagues de l'océan avec une précision de 2 cm.

Jason-3, dont le lancement a été retardé de deux ans suite à des débats budgétaires aux Etats-Unis, s'inscrit dans la continuité. Il devrait pouvoir fonctionner jusqu'en 2020, espère le Cnes.

Puis viendra le satellite SWOT, qui sera réalisé pour le compte de la Nasa et du Cnes. Prévu pour 2020, il sera très différent et permettra également de mesurer le niveau des cours d'eau et des lacs.

Son coût est de 1,2 milliard d'euros.

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Un village sur la Lune ?

Un village sur la Lune ? | Espace | Scoop.it
1 mars 2016

Le directeur général de l'Agence spatiale européenne, l'ESA, dit vouloir construire une base permanente sur la Lune. Ce projet incroyable prend peu à peu forme à mesure que les scientifiques européens commencent à sérieusement y réfléchir. Nous avons rencontré quelques-uns de ceux qui pourraient faire de ce rêve, une réalité, notamment au Centre européen des astronautes à Cologne.

"J'ai l'intention de construire une base permanente sur la Lune: ce sera une station ouverte pour différents Etats participants, des pays des quatre coins du monde," explique posément le nouveau directeur général de l'ESA, Jan Wörner.



Un projet international

Cette ambition nouvelle pour notre satellite naturel constituerait une première: jamais l'Homme n'a en effet disposé de base permanente sur la Lune. En 1969, il y posait le pied grâce au programme américain Apollo. Un exploit qui a montré qu'avec la volonté nécessaire, on pouvait réaliser des pas de géant. "Dans les années 60, il a fallu une décennie pour rendre cela possible, indique l'astronaute de l'ESA, Andreas Mogensen. Aujourd'hui, en termes de développement technologique, poursuit-il, on est beaucoup plus avancé, donc il est clair qu'on peut le refaire."

L'idée, c'est que cette base lunaire de dimension mondiale vienne à terme remplacer la Station spatiale internationale. "Cela veut dire [que pourraient être présents] les Américains, les Russes, les Chinois, les Indiens, les Japonais et même d'autres pays qui pourraient apporter de plus petites contributions," dit Jan Wörner.

Le projet, pour l'instant peu précis, n'en suscite pas moins l'enthousiasme. Au Centre européen des Astronautes de Cologne, un atelier était organisé il y a quelques semaines pour réfléchir aux méthodes de construction de cette sorte de village lunaire permanent. L'une des pistes envisagées: utiliser les métaux, les minéraux et l'eau sous forme de glace qui se trouvent sur place. "La Lune est pleine de ressources, insiste Bernard Foing, directeur du Groupe international d'exploration lunaire de l'ESA. Aux pôles de la lune, précise-t-il,nous avons trouvé des glaces et des endroits qui sont presque toujours au soleil et ces derniers peuvent nous fournir des ressources que nous pouvons utiliser pour construire ou soutenir la vie des astronautes dans cette base lunaire."



Utiliser les matériaux sur place pour construire en impression 3D

Mais la principale menace qui pèse sur toute base lunaire, c'est son exposition au rayonnement solaire et cosmique, aux micrométéorites et à des températures extrêmes. Pour y répondre, Aidan Cowley, chercheur irlandais de l'ESA, travaille sur une technique ingénieuse: le sol lunaire lui-même pourrait permettre de bâtir des dômes de protection. "L'une de nos idées, c'est d'utiliser la roche pour bâtir en impression 3D une structure habitable ou un élément de construction et on pense qu'on peut le faire, dit-il. Un rover se poserait sur la surface de la Lune, il libérerait un dôme gonflable - un peu comme un ballon - et ensuite, les rovers commenceraient à construire un deuxième dôme de protection tout autour du premier où s'installeraient les astronautes, poursuit-il. Donc on dispose une couche de poussière, on agglomère, on met une autre couche de poussière, on agglomère et on procède comme cela jusqu'à ce qu'on ait fini de bâtir tout type de structure," détaille-t-il.

Evidemment, c'est difficile d'aller sur la Lune pour tester de nouvelles idées. Les scientifiques cherchent sur Terre, des lieux où les roches et la poussière pourraient ressembler à celles que l'on trouve sur notre satellite.



Simulations à Terre

C'est le cas dans le massif volcanique de l'Eifel près de Cologne où Bernard Foing nous présente un exercice de simulation: "Nous avons un équipage et des instruments avec lesquels nous voulons mesurer la composition des roches et nous voulons valider que ces instruments fonctionnent en utilisant des roches qui sont très proches des roches lunaires ou martiennes, à savoir des roches volcaniques," souligne-t-il.

Expérience du jour: Oscar Kamps, étudiant en géologie à l'Université d'Utrecht, fait comme s'il se trouvait sur la Lune. Ses collègues le guident à distance. L'objectif, c'est de voir comment le pseudo-astronaute agit en collaboration avec la station. Il s'agit aussi de tester le spectromètre du faux module lunaire qui permet d'identifier les minéraux utilisables pour construire la base et participer à son fonctionnement.

"Dans cette simulation, je joue l'astronaute, indique Oscar Kamps avant d'ajouter: Ma collègue me dirige vers le lieu où elle veut que j'effectue un prélèvement, puis elle me dit quand je dois revenir et mesurer l'échantillon devant ce petit laboratoire." Sa collègue, Marloes Offringa, étudiante en sciences de la Terre à l'Université d'Amsterdam, confirme la bonne réalisation de l'opération: "Les conditions de luminosité sont très bonnes actuellement, dit-elle, on n'a pas besoin de recourir à des méthodes alternatives. Donc c'était très facile d'avoir un bon signal."



"Il faut lancer un immense cycle de développement technologique"

La volonté du directeur général de l'ESA de construire un village lunaire est mobilisatrice même s'il faudra peut-être attendre vingt ans pour que les technologies nécessaires soient fin prêtes. "C'est de nouveau, un immense cycle de développement technologique qui doit démarrer, insiste l'astronaute Andreas Mogensen: cela va de la conception des fusées qui vont nous placer en orbite, nous transférer jusqu'à la Lune et nous y poser jusqu'aux bases lunaires dans lesquelles nous vivrons, c'est vraiment tout ce programme technologique qu'il faut que nous développions," renchérit-il.

Les Européens ne sont pas seuls dans la partie. La Chine prépare une mission de retour d'échantillons lunaires, la Russie développe un alunisseur avec le soutien de l'ESA et la capsule de la Nasa Orion associée à un module européen devrait prochainement voler autour de la Lune.

Une diversité essentielle d'après le directeur général de l'ESA: "L'avantage de ce village lunaire, c'est qu'on n'a pas besoin d'énormément de financement au début, dit Jan Wörner. On peut commencer avec une petite mission d'alunissage que d'ailleurs, beaucoup de pays sont déjà en train de planifier pour aller vers un énorme investissement pour exemple en vue d'installer un radiotélescope sur la surface cachée de la Lune, ajoute-t-il avant de souligner: Il y a des objectifs multiples, des utilisateurs multiples, mais un lieu unique."

La petite sœur de la Terre réserve bien des défis à l'Humanité, elle qui veut en faire un lieu d'expérimentation pour des missions habitées lointaines.
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ONERA-Défense :"je t'aime, moi non plus"

ONERA-Défense  :"je t'aime, moi non plus" | Espace | Scoop.it

Plus l'Etat joue la montre avec l'organisme public de recherches civiles et militaires, plus l'avenir de l'ONERA sera incertain.

 

Drôle de fin d'année pour l'ONERA. Et le conseil d'administration qui se tient ce jeudi reflète bien la période floue que vit l'organisme public de recherches civiles et militaires. Cette réunion du conseil aurait pu être cruciale pour l'avenir de l'ONERA mais elle devrait au final escamoter une partie des dossiers importants, notamment celui pourtant si urgent de la soufflerie S1 de Modane-Avrieux en danger de mort. A son menu, entre autres des accords signés avec le pétrolier Total.

En dépit d'un redressement confirmé en 2015, l'organisme public attend donc toujours de l'Etat son budget pour 2016. Il est expressément conditionné à la signature du contrat d'objectifs et de performance (COP) exigé par l'Etat et que l'ONERA est lui-même en train d'écrire. Il ne sera prêt qu'en mars ou avril, une signature étant attendue plusieurs mois après. Bref, pas de COP, pas de budget. Cela ne fera pourtant que sept ans que l'ONERA fonctionne sans COP. En revanche, le plan stratégique scientifique (PSS), en cours de réécriture, devrait être prêt fin janvier.

Une perte de près de 4 millions d'euros en 2015

Sans surprise, l'ONERA devrait finir l'exercice sur une perte en dépit du soutien de son ministère de tutelle, la défense, qui a exceptionnellement remis au pot "9 millions d'euros pour boucler le budget de l'office", a précisé fin novembre au Sénat, Jean-Yves Le Drian. Résultat, la perte sera inférieure à 4 millions d'euros, autour de 3,7 millions (contre 16 millions en 2014).

En 2016, la situation financière de l'ONERA ne devrait pas s'arranger. Car la subvention proposée s'élève à 105 millions d'euros, dont une mise en réserve de précaution de trois millions d'euros. L'ONERA estime qu'un "budget 2016 bâti sur la base d'une subvention de ce montant ne lui permettra pas de faire face à ses obligations, dont la principale est le paiement des salaires, et pourrait nécessiter l'élaboration d'un plan social", a écrit la députée de l'Indre, Isabelle Bruneau.

"L'ONERA est le seul établissement, que ce soit parmi les autres EPIC de recherche ou parmi les autres institutions relevant du ministère des Transports, à être subventionné à moins de 50% de son budget. L'ONERA est aussi l'établissement de recherche à recevoir la plus petite subvention par personne", ont expliqué les syndicats de l'organisme public.

Des prises de commandes en hausse

En revanche, en 2015, l'ONERA a de nouveau progressé en termes de commandes, qui pourraient atteindre 95 millions d'euros (90 millions en 2014 et 78 millions en 2013), dont 13 à 15 millions d'euros provenant de la direction générale de l'aviation civile (DGAC). Ce qui prouve la fin de la période glaciaire entre les deux organismes. Ce bon niveau de prises de commandes est atteint en dépit d'un creux pour celles concernant les souffleries de l'ONERA. Mais un rebond est attendu en 2016 avec l'arrivée du programme FCAS, le drone de combat franco-britannique, et des nouveaux programmes Falcon de Dassault Aviation ainsi que l'export.

En 2016, l'ONERA attend également la notification de la modernisation du système français de veille spatiale GRAVES afin de traiter ses obsolescences pour qu'il puisse être opérationnel jusqu'en 2020-2025. Un enjeu crucial pour la France qui lui permet de suivre dans l'espace les satellites espions la survolant.

Rationalisation des sites franciliens en attente

Dernier dossier en attente depuis plusieurs années, la rationalisation des sites franciliens, qui regroupent 1.100 personnes sur Meudon, Châtillon et Palaiseau. Il pourrait être lancé cette année. Mais la vente des sites de Meudon et Châtillon ne couvrira pas les frais de cette opération alors que l'ONERA ne dispose pas de ressources propres pour lancer cette opération et financer le coût résiduel, estimé à 70 millions d'euros. Il est donc possible que le fameux COP ne mentionne finalement que le déménagement d'un site (Meudon) sur les deux prévus. D'autant que le produit de la vente de cette emprise sera supérieur à celui du transfert.

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Ce nouvel engin spatial de l'armée russe

Ce nouvel engin spatial de l'armée russe | Espace | Scoop.it
Un lanceur russe Proton-M transportant l'engin spatial militaire a décollé dimanche depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.

La liaison télémétrique est établie, les systèmes de bord fonctionnent normalement. Après la mise en orbite le nouvel engin spatial a reçu le numéro de série "Kosmos-2513".

Un lanceur russe Proton-M transportant l'engin spatial militaire a décollé dimanche depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. La fusée a été lancée avec succès et la mise en orbite de l'engin a été réussie, a annoncé le service de presse du ministère russe de la Défense aux journalistes.
Lanceur russe Proton-M
© Sputnik
Lanceur russe Proton-M

"L'engin spatial, lancé dans l'intérêt du ministère russe de la Défense à 03h19 heure de Moscou (01h19 heure de Paris, ndlr) le 13 décembre depuis le cosmodrome de Baïkonour par le lanceur Proton-M, est maintenant contrôlé par le centre principal de contrôle au sol des Forces aérospatiales russes", indique le communiqué.
Un lanceur Proton-M (archives)
© Sputnik. Sergei Kazak
Un lanceur russe Proton décolle depuis Baïkonour

D'après ce communiqué, "l'engin spatial a été mis en orbite cible par le bloc d'accélération Breeze-M à l'heure prévue, puis le centre principal de contrôle au sol des Forces aérospatiales russes en a pris le contrôle".
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Gestion de projet : 9 leçons à retenir du programme Apollo

Gestion de projet : 9 leçons à retenir du programme Apollo | Espace | Scoop.it
Envoyer un homme sur la lune en moins d'une décennie: tel est le défi qu'a relevé le programme Apollo. Pour beaucoup de responsables de la Nasa, son succès est surtout dû à une gestion de projet parfaitement maîtrisée. Voici 9 leçons tirées de la réussite de ce programme.
1. Communiquer ouvertement avec toutes les parties prenantes "Lorsque John Kennedy a prononcé son fameux discours devant le Congrès le 25 mai 1961, notre expérience de l'espace se limitait à 15 minutes de vol suborbital." John M. Logsdon, director of the center for international science and technology policy. Dire que Kennedy ait fixé à la Nasa un objectif ambitieux est un euphémisme. Pourtant, Robert Gilruth, directeur du Centre des engins spatiaux habités à l'époque, a pris en compte le fait que lui et Kennedy travaillaient dans la même équipe, en bonne intelligence. Plutôt que d'entamer ses relations avec le président sur un ton conflictuel, il a choisi une communication honnête et franche. Il lui a déclaré: "Je ne sais pas si cela est réalisable, mais voici précisément les ressources dont nous allons avoir besoin pour avoir les meilleures chances d'y parvenir." Donc quelle que soit la difficulté que représente la gestion des attentes de vos interlocuteurs, souvenez-vous que vous partagez tous le même objectif, et utilisez cette motivation pour vous concentrer sur le succès du projet.

Retrouvez cet article sur : www.decision-achats.fr - "Diaporama | Gestion de projet: 9 leçons à retenir du programme Apollo"

 

1. Communiquer ouvertement avec toutes les parties prenantes "Lorsque John Kennedy a prononcé son fameux discours devant le Congrès le 25 mai 1961, notre expérience de l'espace se limitait à 15 minutes de vol suborbital." John M. Logsdon, director of the center for international science and technology policy. Dire que Kennedy ait fixé à la Nasa un objectif ambitieux est un euphémisme. Pourtant, Robert Gilruth, directeur du Centre des engins spatiaux habités à l'époque, a pris en compte le fait que lui et Kennedy travaillaient dans la même équipe, en bonne intelligence. Plutôt que d'entamer ses relations avec le président sur un ton conflictuel, il a choisi une communication honnête et franche. Il lui a déclaré: "Je ne sais pas si cela est réalisable, mais voici précisément les ressources dont nous allons avoir besoin pour avoir les meilleures chances d'y parvenir." Donc quelle que soit la difficulté que représente la gestion des attentes de vos interlocuteurs, souvenez-vous que vous partagez tous le même objectif, et utilisez cette motivation pour vous concentrer sur le succès du projet. 
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L’ONERA prépare l’avenir européen du lancement des petits satellites

L’ONERA prépare l’avenir européen du lancement des petits satellites | Espace | Scoop.it

Le projet ALTAIR est un projet européen H2020 coordonné par l’ONERA et faisant intervenir six pays
partenaires. Objectif : démontrer la faisabilité industrielle d’un système de lancement à faible coût de petits satellites. Ce programme de recherche durera 36 mois.

 

Le projet ALTAIR est centré sur une solution innovante visant le lancement spatial de satellites dans la gamme 50 à 150 kg sur des orbites basses entre 400 et 1000 km d’altitude. ALTAIR s’appuiera sur un système semi‐réutilisable de type « lancement aéroporté », dont le porteur est un avion automatisé réutilisable, larguant en altitude un lanceur consommable.

 

Ce lanceur utilisera une propulsion hybride écologique, une structure composite haute performance, une avionique innovante et un étage supérieur apportant de la flexibilité aux missions. L’architecture des systèmes sol sera simplifiée et rendra les opérations plus économiques.

La conception du système bénéficiera des méthodes de conception/optimisation multidisciplinaire (MDO) développées par l’ONERA depuis plus de dix ans.

 

Le projet aboutira à une définition détaillée du système complet (porteur, lanceur et segment sol), associée à un business plan ainsi qu’à une feuille de route et une proposition d’organisation industrielle.

 

En complément des travaux de conception du système, des essais en vol seront effectués avec le démonstrateur existant Eole (développé sous maîtrise d’oeuvre ONERA pour le projet PERSEUS du CNES) afin de valider des technologies clés concernant notamment l’avionique du lanceur et sa séquence de largage.

 

Les partenaires de l’ONERA pour le projet ALTAIR sont : Bertin Technologies (FR), Piaggio Aerospace (IT), GTD Sistemas de Información S.A. (SP), Swiss Federal Institute of Technology Zurich (CH), NAMMO Raufoss AS (NO), SpaceTec Partners (BE) et CNES (FR).

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Lisa Pathfinder dans les pas d’Einstein | Ciel et Espace

Lisa Pathfinder dans les pas d’Einstein | Ciel et Espace | Espace | Scoop.it
Lancement de Lisa Pathfinder imminent.

 

Ce 2 décembre, l'Europe lance la sonde Lisa Pathfinder, qui doit ouvrir la voie à la découverte des ondes gravitationnelles dans l'espace.

Ces frémissements de l'espace-temps, prédits par Einstein peu de temps après la découverte de la relativité générale en 1915, n'ont encore jamais été détectés.

L'engin de 1,9 tonne doit décoller de la base de Kourou à 5h15 heure française, à bord d'une fusée Véga. Après avoir tourné deux semaines sur une orbite très elliptique autour de la Terre, il s'élancera vers sa destination finale : le point de Lagrange L1, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, qu'il atteindra six semaines plus tard.

 

Tester une technologie nouvelle


L'objectif de Lisa Pathfinder n'est pas de détecter directement des ondes gravitationnelles. Au cours de sa mission de 6 mois, la sonde devra tester la technologie que l'Agence spatiale européenne compte mettre en œuvre sur Elisa. C'est à cette mission composée de trois sondes, séparées de 1 million de kilomètres, qu'il reviendra de détecter les ondes gravitationnelles dans l'espace, dans les années 2030.

Dans son principe, cette détection est simple : il s'agit de constater que deux objets immobiles s'écartent l'un de l'autre au passage d'une onde gravitationnelle, car c'est alors l'espace lui-même se déforme.

Mais sa réalisation est extrêmement difficile. Il faut déceler une déformation locale de l'espace plus faible que la taille d'un atome, en mesurant précisément la distance entre deux masses tests.

Au coeur de Lisa Pathfinder, deux masses tests dont l'écartement peut être mesuré au millionième de millimètre grâce à un interféromètre laser. Crédit : ESA

Avec Lisa Pathfinder, et avant de lancer une mission à un milliard d'euros comme Elisa, les ingénieurs doivent s'assurer qu'ils peuvent contrôler toutes les forces parasites s'exerçant sur les masses tests (ici, deux cubes en or/platine de 4,6 cm de côté). Cela va de l'impact des molécules du gaz résiduel contenu dans la sonde aux forces magnétiques du milieu interplanétaire, en passant le rayonnement thermique de l'engin ou encore sa traînée.

 

Vers une nouvelle astronomie


S'ils y parviennent, alors Elisa pourra dans quinze ans enregistrer les ondes gravitationnelles émises par les séismes qui secouent les étoiles à neutrons ou encore par la fusion de trous noirs de plusieurs millions de masses solaires.

 

Au sol, des projets comme Ligo ou Virgo tentent aussi de découvrir la fusion de trous noirs stellaires. Tous anticipent l'avènement d'une véritable astronomie gravitationnelle.

Pour en savoir plus sur les ondes gravitationnelles et la théorie de la relativité générale, consultez le dossier « 1915-2015 : Penser l'univers aujourd'hui » dans le numéro de novembre-décembre de Ciel & Espace.

David Fossé, le 30 novembre 2015

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Troisième prix de thèse pour une docteure de l’ONERA

Troisième prix de thèse pour une docteure de l’ONERA | Espace | Scoop.it
Florence de la Barrière, ex-doctorante de l'Onera, a développé lors de sa thèse une caméra sur puce infrarouge extrêmement compacte, à très grand champ d'observation. Elle vient de recevoir le prix du Triangle de la Physique pour ses travaux. 

 

Florence de la Barrière a reçu le 20 novembre 2015  l’un des douze prix du Triangle de la Physique*. La jeune chercheuse, qui a soutenu sa thèse** sur un sujet de photonique en 2012 avait reçu le prix des doctorants 2012 de l’Onera, puis le prix ParisTech  2013.

Les travaux de Florence de la Barrière ont été poursuivis à l'Onera dans le cadre d'un programme financé par la Direction générale de l'armement. Le concept de caméra sur puce a été ainsi adapté à un détecteur infrarouge cryogénique commercialisé par Sofradir pour aboutir à un prototype à un stade pré-industriel.

Réduire le volume des imageurs permettra, à terme, de les embarquer sur des drones pour l'imagerie aéroportée. De plus, l'architecture optique de ce démonstrateur ouvre la voie à de nouvelles générations de caméras infrarouges avec fonctions optiques intégrées, telles que l’imagerie multispectrale ou l’imagerie 3D.

* Le Triangle de la Physique est un réseau thématique en sciences physiques. Il rassemble des équipes de recherche du triangle Palaiseau-Orsay-Saclay. 

** Titre de la thèse : Vers l'intégration de fonctions d'imagerie sur le plan focal infrarouge. Application à la conception et à la réalisation d'une caméra sur puce infrarouge cryogénique.

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Détecter les départs de feu depuis l’espace

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La Nasa développe de nouveaux capteurs spatiaux conçus pour localiser rapidement les débuts d’incendie sur toute la surface de la Terre.

 

FIRESAT. Le projet FireSat est développé par le Jet Propulsion Laboratory de la Nasa en collaboration avec la start-up Quadra Pi R2E. Il prévoit d’installer sur des satellites un réseau de 200 capteurs infrarouges thermiques assurant une couverture mondiale de notre planète. "Les retards dans la détection peuvent conduire à une escalade rapide des incendies et à une augmentation spectaculaire du coût qu’ils engendrent. Le système que nous préparons va fonctionner jour et nuit partout dans le monde pour détecter précocement les feux et ainsi réduire les impacts des incendies" estime Robert Staehle, responsable du projet au JPL.

15 mètres et 15 minutes 

Le concept FireSat est né en 2011. Depuis cette date, l’équipe de Robert Staehle affine l’analyse des besoins pour la surveillance des incendies et cherche les solutions techniques adaptées. "Un tel système est maintenant possible à un coût raisonnable, grâce aux progrès de la microélectronique testée dans l'espace avec les expériences CubeSat. Nous bénéficions aussi de la technologie du logiciel développé pour donner aux rovers martiens plus d'autonomie dans leurs observations scientifiques", explique Robert Staehle.


CHALEUR. Les capteurs de FireSat seraient en mesure de détecter les incendies qui atteignent 10 à 15 mètres de large, dans un délai moyen de 15 minutes à compter de l'embrasement. Dès qu'une alerte est constatée, le système envoie un message aux pompiers situés dans la zone. Ensuite, les capteurs peuvent assurer un suivi de la progression de l'incendie en envoyant toutes les minutes une image basse résolution du secteur concerné, les images étant elles aussi communiquées dans l'instant aux responsables sur le terrain. FireSat a aussi la capacité de repérer les fortes explosions, les fuites de pétrole et d'autres évènements impliquant une émanation de chaleur anormale. Le projet est actuellement en phase de financement participatif sur la plate-forme Kickstarter. Selon la réussite de cette étape, les premiers capteurs pourraient être intégrés sur des satellites dès 2017. Quant au réseau complet et actif, l'équipe de Robert Staehle nous l'annonce pour juin 2018.

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Il y a 50 ans : la fusée Diamant mettait Astérix sur orbite - YouTube

Le 26 novembre 1965 s’élevait du désert d’Hammaguir, en Algérie, le premier lance-satellite de conception et de fabrication française : la fusée Diamant. Jacques Blamont, 1er directeur scientifique et technique du CNES, revient pour nous sur cet événement. Crédits : CNES. https://cnes.fr

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Fusées : Jeff Bezos remporte une bataille dans la guerre des milliardaires

Fusées : Jeff Bezos remporte une bataille dans la guerre des milliardaires | Espace | Scoop.it
Les acteurs privés rivalisent d’inventions pour transporter des passagers dans l’espace
Une première dans le monde spatial. Jeff Bezos, le patron du géant américain Amazon, a annoncé, mardi 24 novembre, que sa société Blue Origin a fait atterrir en douceur une fusée après un vol suborbital non habité. Son lanceur New Shepard, qui emporte une capsule pressurisée pouvant transporter six personnes, a effectué lundi un vol d’essai montant à 101 kilomètres d’altitude. La capsule est revenue sur terre, freinée par trois parachutes géants, comme le montre une vidéo postée sur le site de Blue Origin. Afin de freiner la vitesse qui était de 7 000 km/h, son unique moteur s’est rallumé à environ 1 500 mètres d’altitude.
 

A la surprise générale, Jeff Bezos double son rival Elon Musk, le fondateur de Space X, dans la compétition acharnée que les deux milliardaires se livrent pour développer le tourisme spatial depuis près de quinze ans.

Blue Origin, l’outsider de Jeff Bezos

Le fondateur américain d’Amazon remporte là une première manche dans la course à la conception de fusées réutilisables. Une technologie essentielle pour réduire le coût des lancements futurs. « Imaginez qu’un Boeing 747 vole jusqu’en Asie et soit détruit ensuite : c’est le modèle des fusées actuelles », a expliqué Jeff Bezos sur la chaîne américaine CBS.

« Si tout se passe bien, nous serons capables de transporter des passagers à l’horizon 2017 », se félicite le patron d’Amazon à la suite de ce succès. Il entend proposer des vols à la frontière de l’espace. Les passagers pourront être quelques minutes en état d’apesanteur, flottant ainsi dans la cabine avant de redescendre sur terre.

Cependant, le tourisme spatial n’est qu’une des ambitions deJeff Bezos. Il a annoncé en septembre vouloir consacrer 200 millions de dollars (189 millions d’euros) au développement et à la construction de lanceurs et capsules spatiales en Floride. Elles pourront être mises sur orbite à partir de Cap Canaveral (Floride).

Blue Origin s’est aussi associé à Boeing et Lockheed Martin pour développer un nouveau moteur de fusée pour des satellites destinés à la défense et à la sécurité nationale. Ce serait, à terme, une alternative à la fusée Atlas V, équipée d’un moteur russe. Et surtout, cela permettrait à Blue Origin de profiter des contrats très lucratifs que sont les lancements militaires. Un moyen de développer ses autres projets commerciaux et grand public à moindre coût.

Space X, le joyau spatial d’Elon Musk

Beau joueur, le milliardaire Elon Musk, fondateur par ailleurs du constructeur de voitures électriques Tesla, a félicité son concurrent dans un tweet.

 

Il faut dire que Space X a connu deux échecs dans ses tentatives de ramener le premier étage de sa fusée sur une barge. Comme le montrent les vidéos, le lanceur, trop penché et soumis à des vents latéraux, tombe dans l’Atlantique.

Lire aussi : Un amortisseur défaillant responsable de l’explosion de la fusée de Space X

De toutes les entreprises privées du secteur spatial, Space X est la plus avancée. En 2014, elle a obtenu l’exploitation d’un pas de tir historique de la Nasa au Kennedy Space Center en Floride. En cassant les prix des lancements de fusée et de mise en orbite des satellites, Elon Musk a déjà bouleversé la donne. Avec ses tirs low cost, il s’est imposé comme un acteur incontournable face au duopole formé par l’européen Arianespace et le russe ILS avec sa fusée Proton. Elon Musk envisage même, à terme, de proposer aux plus fortunés des voyages vers Mars.

Lire aussi : Elon Musk, le capitaine d’industrie qui veut mourir sur Mars

Pour développer ses fusées, l’inventeur de PayPal a bénéficié dans son projet du soutien du l’US Air Force et de la Nasa, tout comme il avait obtenu des subventions de la Californie pour lancer sa voiture électrique Tesla. Sa fusée Falcon a aussi ravitaillé la station spatiale internationale et s’apprête à transporter des astronautes vers cette station dès 2017.

Virgin Galactic, l’échec de Richard Branson

Le grand Anglais hirsute, fondateur de l’empire Virgin, a dû revoir ses ambitions spatiales à la baisse. En octobre 2014, sa navette suborbitale Space ShipTwo s’est disloquée en vol lors d’un essai, tuant le copilote et blessant le pilote.

Lire aussi : Tourisme spatial : cinq vaisseaux en compétition


Dominique Gallois
Journaliste au Monde
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Attentats de Paris: Un astronaute rend hommage à la France depuis l'espace

Attentats de Paris: Un astronaute rend hommage à la France depuis l'espace | Espace | Scoop.it

Scott Kelly est loin de la France. A 400 kilomètres environ, en orbite, à bord de la station spatiale internationale. Mais l'astronaute a lancé un message depuis l'espace pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre.

Sur son compte Twitter, le recordman de l'espace -il a passé 383 jours en orbite, un record- a publié une photo de Paris vue de l'espace. "Choqué et attristé par les attaques terroristes sur Paris permanent (...) Nos pensées sont avec vous", a-t-il ajouté. 

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Record du plus long séjour sur la Lune établi par le rover lunaire chinois

JINAN, 29 octobre (Xinhua) -- Le premier rover lunaire de la Chine, Yutu, est opérationnel sur la Lune depuis près de deux ans, établissant le record du plus long séjour effectué par un rover, a-t-on appris d'un expert scientifique de l'exploration lunaire chinois.

Yutu a été déployé et a atterri sur la Lune grâce à la sonde lunaire Chang'e-3 en 2013, y demeurant plus longuement que le rover lunaire de l'Union soviétique, Lunokhod 1, en 1970, qui était resté, alors, onze mois sur le satellite de la Terre.

Ses opérations sont diffusées sur Sina Weibo, un site chinois de microblogs, et son compte enregistré sur l'application Weibo recense près de 600.000 inscrits.

Yutu a connu une anomalie de contrôle mécanique en 2014, mais il a pu être relancé en un mois. Bien qu'il soit incapable de bouger, l'engin continue de recueillir des données, d'envoyer et de recevoir des signaux, et d'enregistrer des images et des vidéos.

"L'histoire humaine est relativement courte, et la population déborde de curiosité à propos de l'univers", a déclaré Ye Peijian, scientifique en chef du programme Chang'e-3 de la Chine. "Nous devons explorer davantage en sortant".

Le lancement de Dongfanghong-1 en 1970, le premier satellite chinois, a fait de la Chine le cinquième pays à lancer son propre satellite en utilisant une fusée domestique, à la suite de l'Union soviétique, les Etats-Unis, la France et le Japon.

La Chine avait lancé dans les années 90' son programme spatial de vols habités, et envoyé en orbite avec succès Yang Liwei, le premier astronaute chinois, par le biais du vaisseau spatial Shenzhou-5 en 2003.
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La sonde Rosetta a reniflé de l’oxygène sur la comète Tchouri

La sonde Rosetta a reniflé de l’oxygène sur la comète Tchouri | Espace | Scoop.it
Le Monde.fr version mobile - Les scientifiques ne parviennent pas à expliquer la présence et les quantités élevées d’O2 dans la queue d’un objet inerte.

 

« C’est la découverte la plus surprenante que nous ayons faite sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko jusqu’à présent », s’est enthousiasmée Kathrin Altwegg, de l’université de Berne (Suisse), lors d’une conférence de presse téléphonique liée à la parution de ses derniers résultats dans Nature le 28 octobre. Cette spécialiste est la responsable d’un instrument, Rosina, installé sur la sonde Rosetta de l’Agence spatiale européenne qui tourne autour de la comète depuis l’été 2014.

Rosina est une sorte de « nez » qui analyse les gaz émis par le noyau de glaces et de poussières formant la fameuse queue des comètes. Ce nez pèse en fait les molécules afin de les identifier. Il a bien sûr déjà repéré la vapeur d’eau, les dioxyde et monoxyde de carbone qui constituent 95 % des émissions. Mais il a aussi pesé du méthane, du sulfure d’hydrogène, de l’ammoniac, de l’azote, de l’argon…

« C’est la galère ! »

La surprise est que, entre septembre 2014 et mars 2015, il a aussi reniflé de l’oxygène, ce qui constitue une première au voisinage d’une comète. L’oxygène en question est la forme dite moléculaire, la plus commune sur Terre, faite de deux atomes d’oxygène : O2. Jusqu’à présent, cette molécule n’avait été repérée qu’autour de lunes de Jupiter et de Saturne et dans deux nuages interstellaires, dont la fameuse nébuleuse d’Orion, la plus luisante de notre galaxie. Ces régions, constituées de gaz et de poussières, sont particulièrement intéressantes, car, à la suite de leur effondrement, des étoiles pourront s’y allumer et de gros corps se former tels des astéroïdes, des comètes, voire des planètes.

La comète et sa queue prises à 330 kilomètres de distance, le 21 septembre | ESA/Rosetta/Navcam

« Ce qui est également particulièrement surprenant, c’est l’abondance de cet oxygène. On en trouve une grande quantité, jusqu’à 10 % de la vapeur d’eau, ce qui est dix fois plus que dans le milieu interstellaire », constate Olivier Mousis, cosignataire de l’article au Laboratoire d’astrophysique de Marseille. « Et c’est la galère pour l’expliquer ! », ajoute le chercheur.

L’hypothèse naturelle est de se dire que, puisque l’oxygène existe dans les nébuleuses primitives, il pourrait s’être fixé sur les grains de poussière ou les embryons de glace qui plus tard s’assembleront pour former les comètes. Cela vaudrait aussi pour la phase suivante, peut-être plusieurs millions d’années plus tard, lorsque le nuage primordial se sera effondré et aura commencé à former un disque dit protosolaire. « Le problème est que les modèles chimiques ne parviennent pas à piéger autant d’oxygène que ce que l’on trouve », estime Olivier Mousis.

Une chimie violente, la radiolyse

L’autre scénario possible est que cet oxygène ait été fabriqué tout au long de la vie de la comète, une fois formée et en rotation autour du Soleil. Tchouri est ainsi restée des millions d’années dans la ceinture de Kuiper, au-delà de l’orbite de Neptune et n’en est sortie qu’il y a quelques dizaines d’années pour frôler le Soleil, ainsi que Rosetta l’a observé. Les rayonnements du Soleil, tout comme des bombardements de particules cosmiques diverses, peuvent apporter l’énergie suffisante pour casser les molécules d’eau gelées et créer de l’O2.

Mais, là encore, les chercheurs doutent de cette hypothèse. Cette chimie violente, baptisée « radiolyse », devrait par exemple créer aussi de l’ozone, une molécule faite de trois atomes d’oxygène. Or le « nez » de Rosina n’en a toujours pas repéré… En outre, cette synthèse ne peut se faire qu’en surface du noyau. La quantité d’oxygène libérée devrait donc diminuer au fur et à mesure que la comète se débarrasse de ses couches superficielles lors de ses approches du Soleil. Or les chercheurs n’observent pas de diminution.

« Cette détection inattendue montre que cette molécule n’est peut-être pas une bonne signature de la présence de vie »

« Ce résultat est vraiment intéressant. Il faut sans doute reprendre des expériences de laboratoire pour mieux étudier le phénomène de radiolyse et voir si, en modifiant quelques paramètres, on ne peut pas créer de l’oxygène sans ozone par exemple, se demande Kevin Hand, du Jet Propulsion Laboratory (Californie). C’est une énigme magnifique. C’est comme cela que la science avance ! »

« C’est un débat intéressant, car il concerne l’histoire de notre système solaire. Il s’agit de savoir ce qu’il reste aujourd’hui du milieu interstellaire très primitif par rapport à la phase suivante du disque protosolaire », estime Alexandre Faure, de l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble.

Lors de la conférence de presse téléphonique, Kathrin Altwegg a aussi averti ceux qui recherchent de la vie extraterrestre quelque part dans l’univers en traquant l’oxygène qu’ils risquaient d’être déçus : « Cette détection inattendue d’O2 [autour d’un corps inerte] montre que cette molécule n’est peut-être pas un bon indice de la présence de vie. »

Par David Larousserie

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Le ministre de la Défense lance les travaux de consolidation de la grande soufflerie S1MA de Modane

Le ministre de la Défense lance les travaux de consolidation de la grande soufflerie S1MA de Modane | Espace | Scoop.it

La DGA va verser une subvention d'investissement de 20 M€ pour financer la stabilisation des sols et mettre fin au phénomène d'enfoncement qui menaçait d'effondrement les structures de la soufflerie.

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a annoncé le 2 mars devant l’Assemblée nationale le lancement des travaux de consolidation de la soufflerie S1MA de l’ONERA, située à Modane-Avrieux (Savoie). La Direction générale de l’armement (DGA), qui exerce la tutelle de l’ONERA, va lui verser une subvention d’investissement de 15 M€ en 2016 et de 5 M€ en 2017, financée par un redéploiement de crédits interne au Ministère de la Défense.

La soufflerie S1MA est unique au monde en raison de sa grande taille et de sa capacité à simuler des vitesses de croisière des aéronefs proches de la vitesse du son. C’est la soufflerie la plus puissante au monde, uniquement actionnée par l’énergie hydraulique provenant des barrages de Savoie.

Soufflerie S1MA Modane ONERA France
S1MA est capable de produire un vent très proche de la vitesse du son dans une section de 8 mètres de diamètre. C'est une installation très prisée des avionneurs pour les essais aérodynamiques en conditions de vol de croisière.

La décision du Ministre de la Défense lance les travaux de consolidation des fondations de la soufflerie et de de son bâtiment, et de stabilisation des sols jusqu’à une profondeur de 50 m. En effet, le phénomène d’enfoncement des sols sous cette soufflerie la mettait en danger de subir des dommages irréparables.  La situation de la soufflerie S1MA s’était aggravée brutalement en 2009, puis en 2015 au point de devenir critique, le risque était grand de voir les structures de génie civil s’effondrer. L’ONERA constate aujourd’hui un affaissement cumulé de 75 mm depuis la construction de la soufflerie à l’épicentre du phénomène. L’ONERA a identifié une solution de consolidation avec des entreprises spécialisées et a établi un planning de travaux sur une durée de 4 ans dans le respect des procédures d’attribution des marchés publics.  Les travaux vont donc pouvoir être engagés très rapidement.

Ces travaux permettront dans un premier temps de créer un socle de béton de 18 000 m3  qui viendra combler des vides à des profondeurs comprises entre 25 et 50 m.  Dans un second temps, 280 colonnes, dites de « jet grouting », de 1,20 mètre de diamètre et de 25 mètres de haut, viendront prendre appui entre ce socle et une dalle unique qui viendra relier entre elles toutes les semelles des pylônes déjà existants. Cette nouvelle dalle sera reliée aux fondations déjà existantes par plus de 2000 ancrages en acier. Cette nouvelle ossature assurera une grande rigidité de l’ensemble. Ces travaux constituent donc une entreprise de consolidation de grande ampleur.

L’ONERA a soumis à sa tutelle et à l’ensemble de ses partenaires un plan de soutien aux grandes souffleries stratégiques dénommé « ATP France ». Les travaux de confortement des sols de S1MA qui débutent constituent, avec le remplacement des pâles des ventilateurs de la soufflerie S1MA et la refonte complète des systèmes d’information des souffleries de l’ONERA (projet MORPHO), les premières actions concrètes de ce plan. Les travaux sur les pales des ventilateurs et sur les systèmes informatiques sont financés par des avances remboursables en provenance de la DGAC.

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La recherche spatiale européenne se prépare à créer l'ESRE (European Space Research Establishments)

La recherche spatiale européenne se prépare à créer l'ESRE (European Space Research Establishments) | Espace | Scoop.it

Une nouvelle étape a été franchie en vue de la création de l’ESRE (Association of European Space Research Establishments) lors de la réunion des présidents au CIRA (Italie) le 20 novembre dernier, sur le modèle de l'EREA (European Research Establishments in Aeronautics).

 

Les présidents du NLR (Michel Peters, Pays-Bas), ONERA (Bruno Sainjon, France), CIRA (Prof. Luigi Carrino, Italie), DLR (Dr Pascale Ehrenfreund, Allemagne) et le représentant INTA (Angel Moratilla, Espagne) signent l’approbation des statuts le vendredi 20 novembre dans les locaux du CIRA.


L’agenda était chargé pour les présidents et représentants des cinq centres de recherche membres fondateurs de l’ESRE.

A l’ordre du jour :

Signature de l’accord sur les statuts de l’association,
Sélection des domaines de coopération prioritaires,
Décision sur la mise en place de deux groupes de travail :
un groupe "stratégie" en charge de l’orientation à moyen et long terme de l’ESRE et de l’établissement des roadmaps pour les Work Programmes 2018-2019-2020 et FP9.
un groupe "projets" en charge de la préparation de projets de recherche communs (ouverts aux universités et aux industriels) en réponse aux calls H2020 2016-2017.

Un prochain rendez-vous entre les présidents est prévu en mars 2016 à Bruxelles pour déposer et entériner ces statuts auprès des instances ad hoc et ainsi permettre la tenue de la première assemblée générale de l’ESRE qui verra la désignation des Board Members, des Chair et Vice-Chair, des secrétaire et trésorier ainsi que la tenue du premier Board Meeting (conseil d'administration). Cette réunion permettra aussi de préparer le rendez-vous avec la commissaire européenne au Marché intérieur et à l'Industrie E. Bienkowska, qui devrait avoir lieu en avril 2016.



A propos de l’ESRE

Le CIRA italien, le DLR allemand, l’INTA espagnol, le NLR hollandais et l'ONERA français ont souhaité renforcer leur coopération dans le domaine de la recherche et technologie spatiale en créant une association sur le modèle de l’EREA pour le domaine aéronautique (European Research Establishments in Aeronautics). Leur objectif : parler d’une seule voix pour être une vraie force de propositions aux côtés des autres grands acteurs de la filière. Pour cela, ils ont choisi d’intensifier leur coopération en matière de recherche et technologie pour soutenir un secteur spatial en forte évolution et où l’excellence technologique et la compétitivité doivent être envisagées sur le long terme.

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Le SOS des souffleries de l'ONERA pas (encore?) entendu par Le Drian...

Le SOS des souffleries de l'ONERA pas (encore?) entendu par Le Drian... | Espace | Scoop.it

Plus le temps passe, plus la soufflerie S1 de Modane-Avrieux de l'ONERA se rapproche tout doucement mais surement d'une possible catastrophe. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian prend quant à lui son temps...

 

Tic-tac, tic-tac, tic-tac... Plus le temps passe, plus la soufflerie S1 de Modane-Avrieux (S1MA) de l'ONERA, dont l'intérêt stratégique est souligné par la direction générale de l'armement (DGA) et tous les avionneurs internationaux, se rapproche tout doucement mais surement d'une possible catastrophe. Et ce ne sera pas la faute de la direction et des syndicats de cet organisme public de recherches civiles et militaires de ne pas avoir alerté les pouvoirs publics d'une telle menace. Mais que fait le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pour une fois peu réactif et dont le discours semble en décalage avec ses actes.

 

Peut-être fallait-il attendre l'après élections régionales pour qu'il prenne ce dossier estimé à seulement 20 millions d'euros à bras le corps. Un effondrement de S1 nécessiterait des travaux estimés à 300 millions d'euros, selon la députée de l'Indre, Isabelle Bruneau. Pour autant, selon nos informations, le conseil d'administration, dont la dernière réunion a été annulée le 5 novembre, ne devrait pas non plus aborder cette question jeudi prochain. Le ministre, qui a torpillé au Sénat des amendements venant au secours de la soufflerie S1 de l'ONERA, joue-t-il peut-être la montre pour trouver des financements hors défense pour "cet outil qui n'est pas propre au ministère de la Défense". Un coup de poker qui semble risqué.

 

Un double discours de Jean-Yves le Drian?

 

Des mesures urgentes ont été prises par l'ONERA et un plan de rénovation pour les années 2016-2017 est en cours d'élaboration, a expliqué fin novembre au Sénat le ministre. Il entrera dans le cadre du contrat d'objectifs". Sauf que le contrat d'objectifs et de performance (COP) de l'ONERA qu'il doit lui-même écrire - un comble -, ne sera prêt qu'en mars ou en avril et signé qu'à l'automne 2016. Il y a pourtant urgence absolue pour la soufflerie S1 de Modane-Avrieux (S1MA), où apparaissent déjà des fissures inquiétantes.

 

Le 21 octobre dernier, interrogé par Isabelle Bruneau à l'Assemblée nationale sur les difficultés de la soufflerie S1, Jean-Yves Le Drian avait répondu qu'il était "très sensible au sort de l'ONERA, et notamment aux questions qui touchent à la soufflerie de Modane, dont je suis directement informé". Le 27 octobre, il s'est montré un peu plus précis en expliquant que "le ministère de la défense ne laissera pas tomber l'ONERA.

 

Mais si le sol s'affaisse de cinq petits millimètres de plus sous la soufflerie, la France perdra un de ces bijoux technologiques, qui fait envie au monde entier. L'ONERA a déjà autofinancé 2 millions d'euros pour des travaux exploratoires et de premier renforcement. Le plan de rénovation élaboré par l'industriel Spie Fondations est fin prêt contrairement à ce que pense le ministre. La décision devait être initialement prise à la fin de l'année pour un début de chantier en mars ou avril. Il ne manque plus que le financement. Mais faute d'argent, l'ONERA ne peut pas payer ces travaux estimés à 20 millions d'euros, qui doivent être lancés le plus tôt possible.

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Inquiétude à l’ONERA

Inquiétude à l’ONERA | Espace | Scoop.it
Alors que l'Assemblée Nationale et le Sénat examinent depuis plusieurs semaines le projet de loi de finances 2016 (PLF 2016) présenté par le gouvernement, l’intersyndicale s’inquiète de la situation financière de l’ONERA tant pour 2016 que pour les années futures.

L’ONERA, établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), est le centre français de la recherche aérospatiale sous tutelle du ministère de la Défense. Créé en 1946 avec pour missions principales de développer et orienter les recherches, et d’assurer l’indépendance de la France, dans le domaine aérospatial, l’ONERA, par ses travaux, a depuis plusieurs décennies, contribué à l’excellence et l’indépendance du secteur aérospatial français et européen. Pour mener leurs travaux, les chercheurs disposent d’importants moyens de calcul intensif et moyens expérimentaux dont les plus connus sont sans doute les grandes souffleries de Modane. Tous les grands programmes civils et militaires, du Mirage au Rafale, du Concorde aux Airbus A380 et A350, les Falcon, toute la filière Ariane, les missiles de MBDA, les futurs hélicoptères H160, le système de surveillance Graves, etc., sont passés avec succès entre les mains expertes des chercheurs de l’ONERA.

Essais de trajectographie d’Exocet AM39 tiré depuis un Rafale dans la grande soufflerie S2MA de l’ONERA à Modane© Onera

Or depuis plusieurs années, la subvention pour charge de service public (SCSP) de l’ONERA permettant en particulier de conduire les travaux de Recherche à très longs termes (bas TRL) ne cesse de diminuer (124M€ en 2010 mais 105M€ seulement en 2015) et ce malgré l’excellence de ses travaux unanimement reconnue y compris au niveau international. Les moyens attribués à l’ONERA ne sont pas à la hauteur des ambitions affichées, tant en matière de protection de l’environnement (pollution, bruit, ..) que dans les domaines de la défense et de la sécurité.

La subvention qui lui est accordée ne permet plus de faire face à ses besoins grandissants notamment en ce qui concerne les investissements dans des équipements de pointe, mais aussi pour la remise en état du parc de souffleries. L’intersyndicale craint que ne soient abandonnés des pans entiers d’activité de l’ONERA entraînant inévitablement des pertes d’emplois et de qualifications, d’abord en interne, et puis plus largement dans le secteur aérospatial, avec pour corollaire des effets dévastateurs sur plusieurs décennies à un moment où il est nécessaire de préparer l’avenir grâce à la recherche et d’assurer notre souveraineté nationale dans la sécurité et la défense.

Les deux ventilateurs contrarotatifs de S1MA (13,5 m de diamètre)© Gil Roy / Aerobuzz.fr

Si la France tient encore aujourd’hui une place de premier plan dans l’industrie aéronautique et spatiale c’est notamment parce qu’à la fin de la seconde guerre mondiale des visionnaires ont créé l’ONERA. Les dirigeants politiques de 2015 sauront-ils se montrer à la hauteur de leurs aînés ? On peut en douter. Et c’est grave.

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CNET Update - Bezos' Blue Origin makes historic rocket landing - YouTube

Welcome to the next age of space exploration: reusable rockets. Get the details on the landing by Blue Origin, run by Amazon's Jeff Bezos. Meanwhile, questions swirl over Amazon's security with forced password resets.

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Thomas Pesquet, le numéro 10 de l’équipe spatiale française

Thomas Pesquet, le numéro 10 de l’équipe spatiale française | Espace | Scoop.it
Thomas Pesquet est le plus jeune astronaute européen. Photo : ESA

En novembre 2016, le français de 37 ans s’envolera pour la mission Proxima. Il passera six mois dans la station spatiale internationale. Thomas Pesquet remplira plusieurs types de missions portant sur la physiologie humaine, l’environnement spatial, la physique des fluides, la physique fondamentale et l’éducation.


Il a été choisi parmi 8 413 candidats. Thomas Pesquet va devenir, en novembre 2016, le dixième astronaute à partir en mission dans l’espace. L’ingénieur aéronautique du centre national d’études spatiales (CNES), devenu pilote de ligne pour Air France en 2006 et cumulant plus de 2 000 heures de vol, va intégrer pendant six mois la station spatiale internationale (ISS).

 

Une mission au nom toulousain


A seulement 37 ans, Thomas Pesquet est le plus jeune européen à être retenu pour participer à une mission spatiale. Le français est un touche-à-tout puisqu’il est ceinture noire de judo et joue du saxophone, des facultés dont il ne devrait pas avoir besoin dans l’espace. Du moins pas autant que sa maîtrise de six langues, un atout pour communiquer avec ses collègues russes ou américains.

1 300 propositions de nom avaient été proposées, dans le cadre d’un concours, pour baptiser la mission qu’effectuera Thomas Pesquet. "Proxima" est la proposition de Samuel Plagnas, un enfant de 13 ans vivant à Toulouse. "À cause de sa proximité, on a souvent présenté Proxima Centauri comme la destination la plus logique pour un premier voyage interstellaire", explique le jeune garçon, "mais Proxima rime aussi avec proximité et évoque l'idée que les vols habités ont des retombés directes pour les gens sur Terre".


Six mois d’expériences scientifiques


Durant son voyage dans l’espace, Thomas Pesquet aura de quoi s’occuper. A ce jour, le programme de l’ESA, l’agence spatiale européenne, et du CNES comptabilise 55 expériences. Ainsi, le jeune astronaute sera connecté à une tablette pour collecter des données relatives à la physiologie humaine. Everywear, l’application développée par de jeunes entreprises françaises innovantes, permettra d’étudier une fois sur terre : les déplacements à bord de l’ISS, le suivi nutritionnel ou encore la qualité du sommeil. Ces études serviront, notamment, à définir de façon très précise et à long terme les besoins alimentaires des astronautes lors des vols de longue durée, tel celui pour rejoindre Mars.

 

Une autre mission consistera à tester la théorie de la gravitation d’Albert Einstein, selon laquelle la gravité a une influence sur l’écoulement du temps. Pour mesurer le temps avec une exactitude et une stabilité inégalées, Pharao (pour projet d’horloge atomique par refroidissement d’atomes en orbite) sera installée à l’extérieur de l’ISS. Cette expérience permettra de synchroniser avec une plus grande précision les systèmes de positionnement par satellite. Un détail important lorsque l’on sait que les horloges atomiques de ces engins, situés à 20 000 km de la Terre, avance de 40 microsecondes par jour.

 

Pierre Monnier

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La mission VV06 de Vega en phase finale de préparation

La mission VV06 de Vega en phase finale de préparation | Espace | Scoop.it

Arianespace confirme le lancement, le mercredi 2 décembre de la fusée Vega afin de mettre en orbite le démonstrateur technologique LISA Pathfinder pour le compte de l‘Agence Spatiale Européenne.

Développé par l’ESA le démonstrateur technologique LISA Pathfinder ouvre la voie à de futurs observatoires spatiaux des ondes gravitationnelles.

LISA Pathfinder constitue la première étape dans l’observation de ces perturbations son objectif étant de tester les technologies innovantes nécessaires pour détecter directement les ondes gravitationnelles.

Ce démonstrateur va créer l’endroit le plus « silencieux » système solaire afin de vérifier s’il est possible de placer deux masses d’épreuve en quasi-parfaite chute libre.

Si les deux masses se déplacent sous l’effet de la seule gravité, alors seule une onde gravitationnelle passant entre ces deux masses pourrait modifier l’écart qui les sépare : c’est précisément ce qui sera finalement observé.

 

LISA Pathfinder est composé de deux modules : le module scientifique et le module de propulsion. Après séparation du module de propulsion, LISA PathFinder testera les instruments prévus pour réduire les influences externes s’exerçant sur ces masses d’épreuve et mesurer leur déplacement relatif : capteurs de référence inertielle interféromètre laser de haute précision, système de contrôle d’altitude et de compensation de traînée (Drag-Free) et plusieurs micro-propulseurs (micronewton-thrusters).

Il s’agira du 11e lancement en 2015 depuis le Centre Spatial Guyanais et la 6e mission de l’année pour le lanceur Vega.

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Attention aux engagements Cop 21 non tenus, les satellites veillent sur le climat

Attention aux engagements Cop 21 non tenus, les satellites veillent sur le climat | Espace | Scoop.it
Seuls instruments capables d’observer la planète entière (océans, terres émergées, atmosphère…), les satellites constituent d’exceptionnels outils pour mesurer l’évolution du climat et ses dérèglements.

 

Attention aux engagements pris à la légère durant la COP21, notamment en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’industrie spatiale veille. Grâce aux satellites, elle assure un véritable suivi du climat. Bientôt, ses vigies en orbite mesureront avec précision les concentrations des gaz présents dans l’atmosphère et responsables du réchauffement climatique.

 

C’est en tout cas l’ambition du projet MicroCarb. "Ce satellite sera capable de cartographier les sources et les puits du principal gaz à effet de serre : le CO2", explique Pascale Ultré-Guérard, spécialiste du climat pour le Centre national d’études spatiales (Cnes). Après son lancement en 2020, l’instrument déterminera par exemple la quantité de tonnes de dioxyde de carbone dégagées à l’échelle d’une région et sa variation dans le temps.

 

26 variables climatiques scrutées depuis l'espace

Les satellites se sont déjà imposés comme des outils indispensables pour suivre le climat et prévoir ses dérèglements. Ce sont les seuls équipements à pouvoir prendre des mesures à l’échelle de la planète, apportant des informations aussi bien sur l’atmosphère, les océans, les terres émergées, les banquises… "Sur la cinquantaine de variables climatiques essentielles reconnues au niveau international, vingt-six sont uniquement observables depuis l’espace", explique Jean-Yves Le Gall, le président du Cnes. Parmi elles : le niveau des océans, la concentration de CO2 ou de méthane dans l’atmosphère, l’étendue des glaces polaires, la déforestation…

 

Les satellites peuvent assurer une grande variété de missions depuis leur orbite. Chacun embarque un ou plusieurs outils de mesure scientifique ultra-sophistiqués. Avec un altimètre, ils surveillent la hauteur du niveau des océans avec une précision d’un centimètre ! Avec un lidar (un scanner laser), ils déterminent la concentration de certains composants dans l’atmosphère. Avec un radar imageur, ils suivent le mouvement des glaces…

 

Avec une efficacité sans pareille : les satellites altimétriques sont capables de récolter, en dix jours, davantage de données sur la circulation des océans que n’en ont amassées les flottes de bateaux pendant plusieurs siècles. Les climatologues du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) puisent dans les bases de données issues de l’observation satellitaire pour bâtir leurs prévisions.

 

3,4 milliards d’euros pour ausculter l'océan

Les plus grandes avancées ont été réalisées dans le domaine de l’océanographie. La connaissance du "relief" de la mer permet de suivre le déplacement des tourbillons qui parcourent les océans, et qui transfèrent leur énergie à l’atmosphère. Et dans ce domaine, les campagnes d’études ont produit des résultats concrets sur l’élévation du niveau des mers. Elles montrent que depuis deux décennies, le niveau a augmenté en moyenne de 3,3 mm par an. Un signal révélateur du réchauffement climatique. Reste toutefois à déterminer le ou les origines du phénomène.

 

Dans quelle mesure cette augmentation du volume d’eau est alimentée par la fonte des glaces polaires, ou par sa dilatation sous l’effet de la chaleur ? Les climatologues misent encore sur les satellites pour répondre à d’autres interrogations. "Nous cherchons à mesurer le rôle des nuages et des aérosols sur le bilan des rayonnements. Aujourd’hui, c’est la plus grande incertitude dans les modèles de climat produits par les scientifiques du Giec", explique Pascale Ultré-­Guérard, du Cnes.

 

Autre attente des experts du Giec : mieux connaître la composition de notre atmosphère. La concentration des gaz à effet de serre reste un sujet d’études. Ainsi, les Allemands et les Français ont lancé en avril dernier le projet du satellite Merlin, un instrument de surveillance du méthane, le second gaz à effet de serre après le dioxyde de carbone.

 

L’Union européenne a pris la mesure de la puissance de l’outil spatial pour mieux comprendre l’évolution du climat. Ses institutions, ses agences spatiales et ses industriels sont mobilisés pour concevoir et mettre sur orbite des satellites de nouvelle génération. Avec le projet Galileo de positionnement et de navigation par satellite, la Commission européenne investit dans un programme ambitieux d’observation et de surveillance de la Terre : Copernicus.

 

Entre 2014 et 2020, l’Europe va y investir 4,3 milliards d’euros. Copernicus prévoit le lancement de toute une famille de satellites, les Sentinelles : Sentinelle 1 surveille déjà depuis 2014 la pollution marine et l’apparition des marées noires, Sentinelle 2 observe depuis juin les terres émergées. D’ici à 2020, six autres satellites Sentinelle seront lancés pour recueillir des données au profit de plusieurs domaines (l’environnement marin, le changement climatique, la gestion du territoire, des catastrophes et des crises, l’atmosphère…).

 

Scruter les fleuves et les lacs depuis l’espace

Les industriels suivent le mouvement. Dans leurs salles blanches, les ingénieurs et les techniciens ne chôment pas. Thales Alenia Space (TAS) et Airbus Group sont capables à la fois de concevoir les outils scientifiques à bord (radar, laser, interféromètre…) qui assureront la mission, mais aussi la plate-forme satellitaire elle-même. "Airbus a conçu 17 satellites qui sont déjà en orbite pour des missions liées au suivi du climat. Et nous en avons 18 autres en cours de développement", s’est récemment félicité Michael Menking, le directeur de l’observation de la Terre, pour Airbus Defence & Space.

 

Entre deux générations de satellites, les progrès sont considérables. Thales Alenia Space réalisera le prochain satellite d’altimétrie océanique Swot, qui sera lancé en 2020, pour succéder à Jason-3. Sa précision sera telle qu’elle permettra de réaliser une première. Les mesures d’altimétrie seront assez fines pour s’intéresser au niveau des lacs et des fleuves, au lieu de se limiter à celui des océans. Revers de la médaille, les coûts s’envolent également. Le programme, qui comprend l’exploitation des données sur cinq ans, coûtera 1,2 milliard d’euros, contre 290 millions d’euros pour Jason-3.

 

Face à un défi aussi global, impossible pour une nation ou même pour l’Europe d’agir seule. En parallèle de sa collaboration avec la Nasa sur le satellite Swot, le Cnes travaille avec son homologue chinois pour une étude de mesure des vents et des vagues à la surface des océans. Vue du ciel, la lutte contre le réchauffement climatique n’a pas de frontières. 

 

 

30 ans de mesures altimétriques

À l’échelle de l’évolution du climat, les mesures ne valent que si elles s’inscrivent sur une certaine durée, de l’ordre de 30 ans minimum. Dans la courte histoire des technologies spatiales, on commence à peine à avoir ce recul avec les satellites altimétriques, de mesure de la hauteur des océans. Depuis 1992, ils enregistrent une élévation constante du niveau des eaux de l’ordre de 3,3?mm par an. Le satellite Jason-3, qui devrait être lancé en décembre prochain, devrait prendre le relais de Jason-2, lancé en 2008. Il fonctionnera jusqu’en 2020, au moins. Le pionnier des instruments de l’altimétrie spatiale fut Topex-Poseidon, qui a fourni ses premières données en 1992. Il fut relayé par Jason-1, opérationnel de 2001 à 2013. La relève sera assurée avec le Swot, qui sera lancé en 2020.

Hassan Meddah
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Premier tir spatial commercial japonais

Premier tir spatial commercial japonais | Espace | Scoop.it
Le Japon rejoint les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde et l'UE qui mettent aussi en orbite des satellites privés.

 

Un lanceur japonais H-IIA a décollé mardi, à 15h50 (06h50 UTC) avec le satellite de télécommunications canadien Telstar 12 Vantage depuis la base spatiale de Tanegashima, a annoncé l'agence japonaise d'exploration spatiale (JAXA).

Il s'agit du premier tir d'un H-IIA pour placer un gros satellite d'une société privée. Le satellite géostationnaire Telstar 12 Vantage est capable de transmettre les émissions de plus de 200 chaînes de télévision. Il couvrira l'Europe, l'Afrique et l'Amérique du Sud.

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Ariane 6, un nouveau lanceur européen plus compétitif - YouTube

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Thales Alenia Space va produire son premier satellite 100% électrique

Thales Alenia Space va produire son premier satellite 100% électrique | Espace | Scoop.it

Thales Alenia Space va fabriquer un satellite pour le compte d'Eutelsat communication. C'est la première fois que le fabricant franco-italien va livrer un satellite entièrement électrique. La livraison est prévue en 2019.

 

L’opérateur vient de signer un contrat avec Thales Alenia Space pour la livraison d’un satellite géostationnaire multifaisceaux dernier cri en 2019. "Le satellite aura une capacité totale de 75 Gbps soit la possibilité d’offrir l’équivalent de 300 à 400 000 connexions ADSL. Nous décuplons ainsi nos capacités sur le continent africain", explique-t-on du côté d’Eutelsat. Le satellite couvrira une trentaine de pays essentiellement en Afrique subsaharienne. Il servira aussi bien les particuliers que les entreprises équipés de paraboles d’environ 75 centimètres de diamètre. Selon l’opérateur, on pourrait compter d’ici 2020 de l’ordre de 650 millions utilisateurs de connexions haut débit en Afrique.

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ONERA : les souffleries aéronautiques de Modane en danger de mort

ONERA : les souffleries aéronautiques de Modane en danger de mort | Espace | Scoop.it
Le centre de recherche aérospatiale français manque de souffle pour financer des travaux pour renforcer les sols sous la plus grande soufflerie au monde (S1), qui menace de s’effondrer... prochainement. 

Cinq millimètres. Si le sol s'affaisse de cinq millimètres de plus sous la soufflerie aéronautique S1 de l'ONERA de Modane (Savoie), la France perdra un de ces bijoux technologiques, qui fait envie au monde entier, y compris les États-Unis pour une fois à la remorque de la France. Cinq millimètres d'affaissement encore et la soufflerie S1, la plus puissante du monde, pourrait être au mieux inutilisable, au pire subir des dégâts irrémédiables. La France, acteur majeur de l'aéronautique civile et militaire mondiale, pourrait alors être rétrogradée en division 2. Ce scénario est aujourd'hui loin d'être une fiction. La situation est urgente et exige qu'une décision de financement soit prise d'ici à la fin de l'année.

Dans ce contexte, la députée Isabelle Bruneau vient de lancer un véritable SOS pour sauver cette pépite, qui est pourtant un objet de souveraineté nationale reconnu. "A plusieurs reprises l'attention de la tutelle (ministère de la Défense, ndlr), et plus largement des services officiels et des industriels de la filière aéronautique, a été attirée par l'ONERA sur cette situation, sans grand écho jusqu'à présent", écrit-elle dans son rapport sur le projet de loi de finances pour 2016, consacré à l'environnement et la prospective de la politique de défense.

Elle estime qu'il est "des plus urgents d'intervenir au risque soit de devoir engager à terme des sommes très importantes, soit de perdre un instrument essentiel à la préparation de l'avenir de la filière aéronautique civile et militaire".

Dans ce contexte compliqué, un conseil d'administration de l'ONERA, prévu le 5 novembre, pourrait être décisif sur le sort de la soufflerie S1 et au-delà sur le plan de soutien pour huit grandes souffleries (plan ATP) élaboré par la direction de l'Office national, dont le montant s'élève à 218 millions d'euros sur onze ans. Selon un communiqué conjoint de la CFDT, de FO et de la CFTC, 190 emplois sont directement menacés par la fermeture du centre de Modane-Avrieux. "Nous demandons la mise en place urgente d'un financement de 20 millions d'euros pour sauver la soufflerie S1MA et nos emplois", ont écrit le 20 octobre les trois syndicats.

20 millions d'euros de travaux

Pour sauver S1, ce monument national, dont la construction a commencé en 1946, Isabelle Bruneau rappelle que le montant de renforcement du sous-sol est estimé... à 20 millions d'euros (sur les 218 millions) avant une éventuelle catastrophe. 20 millions pour lancer des travaux dès le printemps 2016. C'est peu, très peu à l'échelle des travaux pharaoniques si le sous-sol s'affaissait à nouveau sous la soufflerie S1. Selon la députée PS de l'Indre, "l'affaissement du bâtiment impliquerait une remise en état estimée à 300 millions d'euros ; s'il venait à s'effondrer, sa valeur à reconstruction est estimée à 700 millions d'euros. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes". Effectivement !

Par ailleurs, Isabelle Bruneau estime que "l'arrêt de la soufflerie S1, qui possède une configuration recherchée et indispensable à la défense, mettrait en péril économique l'ensemble du site". Car sans la soufflerie S1, le modèle économique du site de Modane (huit souffleries, dont six considérées comme stratégiques) s'effondrerait lui aussi. Ce qui serait catastrophique pour la défense, dont, certains essais en soufflerie, notamment sur des équipements de dissuasion nucléaire, ne peuvent pas se faire hors de France pour des raisons de souveraineté nationale.

Une subvention supplémentaire ?

Qui pourrait financer ces travaux ? L'ONERA, qui a déjà autofinancé 2 millions d'euros pour des travaux exploratoires et de premier renforcement ? "La réparation entraine une charge importante, qui ne peut être assumée dans le cadre de la subvention ONERA ou des recettes de celui-ci", avait estimé le délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon lors d'une audition à l'Assemblée nationale début octobre.

Car le centre de recherche aérospatial va afficher un nouveau déficit estimé à 3,7 millions d'euros en dépit d'une subvention supplémentaire de 9 millions en 2015. L'ONERA avait déjà perdu 16 millions en 2014. Des déficits en grande partie dus à la forte baisse de la subvention versée par le ministère ces dernières années. Elle est passée de 123,9 millions en 2010 à 105 millions d'euros en 2015 et 96,4 millions en 2014. Du coup, l'État lui consacre une des subventions les plus faibles par chercheur, selon Isabelle Bruneau.

Seul le ministère de tutelle peut donc octroyer à l'ONERA une telle subvention. Mais la députée de l'Indre, "n'a pas senti de mobilisation sur ce sujet dont chacun semble penser in petto qu'il ressort uniquement de l'ONERA et de sa tutelle défense". Le 21 octobre dernier, interrogé par Isabelle Bruneau à l'Assemblée nationale sur les difficultés de la soufflerie S1, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a répondu qu'il était "très sensible au sort de l'ONERA, et notamment aux questions qui touchent à la soufflerie de Modane, dont je suis directement informé". Le 27 octobre, il s'est montré un peu plus précis en expliquant que "le ministère de la défense ne laissera pas tomber l'ONERA". A suivre donc...

Un affaissement de 45 millimètres

Avec l'aide d'une société experte dans le domaine des fondations spéciales et des travaux d'infrastructure, l'ONERA a établi que le sous-sol était dégradé sur une profondeur d'environ 50 mètres, a expliqué Isabelle Bruneau. L'écoulement des eaux en profondeur entraînant une érosion des sols, semble être la principale raison de cet affaissement, selon la préfecture de la Savoie. "Le gypse est particulièrement sensible aux circulations d'eaux qui peuvent y créer des cavités de dissolution, responsables d'affaissements ou d'effondrements jusqu'en surface", explique-t-elle dans la présentation de son plan de la prévention des risques naturels.

Ces mouvements consistent en un abaissement lent et continu du niveau du sol, sans rupture apparente de ce dernier. "Selon la nature exacte du phénomène - affaissement ou effondrement - , les dimensions et la position du bâtiment, ce dernier pourra subir un basculement ou un enfoncement pouvant entraîner sa ruine partielle ou totale", précise la préfecture de Savoie. Depuis juin 1995, les sols se sont effectivement affaissés de 45 millimètres, notamment avec deux accidents brutaux survenus en 2010 (affaissement d'une quinzaine de millimètres), puis à l'été 2015 (une quinzaine de millimètres également). Des fissures sont apparues dans la structure des souffleries.

A quoi servent les souffleries?

Capable d'atteindre la vitesse du son (Mach 1, soit 1.200 km/h), longue de 400 mètres, d'un diamètre de 24 mètres, d'un débit d'air maximum de 10 tonnes d'air par seconde et d'une puissance de près de 90 MW fournie par l'énergie hydraulique (soit un millième de la puissance totale d'EDF installée en France), la soufflerie S1 est sans équivalent dans le monde. Ses caractéristiques hors normes en font un moyen d'essai indispensable pour toutes les amélioration et/ou ruptures technologiques des futurs aéronefs (avions civils et militaires, drones de combat, lanceurs...). Elle a vu passer tous les grands programmes civils et militaires de l'aéronautique française comme l'A380, l'A350, ou encore le Mirage, le Rafale... et mondiale.

L'ONERA, qui est une référence mondiale dans les souffleries, a pour mission de développer, d'orienter, de coordonner et de promouvoir les recherches dans le domaine aérospatial.

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