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IA et emploi en santé : quelle stratégie d’accompagnement et de transformation pour les métiers de la santé ?

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IA et emploi en santé : quelle stratégie d’accompagnement et de transformation pour les métiers de la santé ?

 

Regards croisés d'Éric Chaney et David Gruson

 

INTERVIEW - 18 JANVIER 2019
 
L’Institut Montaigne publie, en coopération avec Ethik IA, une note intitulée IA et emploi en santé, quoi de neuf docteur ? dont l’objectif est de mesurer l’impact de l’IA sur l’emploi en santé, et de proposer une stratégie d’accompagnement et de transformation des métiers du secteur. Elle vise à contribuer à une prise de conscience quant à la nécessité d’engager, dans les meilleurs délais, une méthodologie d’évaluation des effets du déploiement de l’intelligence artificielle sur le secteur de la santé. Quels seront-ils ? Comment les anticiper efficacement ?
 

Concrètement, qu'est ce que l'IA en santé et comment va-t-elle bouleverser le secteur et les pratiques médicales ?

Eric Chaney
Les premiers pas de l’intelligence artificielle datent des années 1950, ce n’est donc pas nouveau. Les systèmes experts des années 70 et 80 – une forme primitive d’IA – avaient trouvé des applications dans le domaine de la santé, comme la détection des risques de naissance prématurée. Mais c’est vraiment avec le développement des programmes de "deep machine learning", plus récents, que l’IA a décollé. Ces programmes se sont révélés particulièrement adaptés à la reconnaissance des formes, à condition d’avoir accès à un très grand nombre de données. C’est donc tout naturellement dans le domaine de l’imagerie médicale que l’IA a fait les plus grandes percées dans le secteur de la santé, sous forme d’aide au diagnostic. Il est probable que les programmes d’IA vont progressivement toucher à toutes les dimensions de l’aide au diagnostic, en raison de la richesse des données, que ce soit celles recueillies auprès des patients, ou du vaste corpus d’articles scientifiques dans les revues de référence. Par ailleurs, l’IA va également changer la gestion des organisations, qu’il s’agisse des process ou des ressources humaines. De ce point de vue, le secteur de la santé n’est pas différent des autres, si ce n’est que sa complexité et son importance dans l’emploi en feront un secteur de choix pour l’IA.

David Gruson
L’intelligence artificielle modifie déjà considérablement l’organisation de la prise en charge en santé. La technologie la plus opérationnelle est en effet celle de l’apprentissage machine par reconnaissance d’image. Elle permet déjà d’obtenir dans plusieurs champs de diagnostic, en radiologie, en ophtalmologie, en dermatologie des résultats meilleurs que ceux d’un "diagnostiqueur" humain. Pour autant, notre étude montre qu’il ne faut pas considérer cette révolution comme un processus linéaire et homogène. Il existe des différences sensibles dans la diffusion de l’innovation. A grands traits, on peut distinguer le développement d’une IA de pointe dans la génétique ou l’immunothérapie, qui apporte beaucoup à la médecine d’excellence et des solutions d’IA plus généralistes qui visent à répondre à des besoins de santé courants. La cible de développement est ici les pays en développement et les régions de nos pays marquées par une pénurie médicale, ou en retard de recomposition de l’offre de soins.


Comment concilier le concept de "RSE digitale", détaillé dans la note, et l’encouragement à l’innovation, indispensable dans le secteur de la santé (dans l’organisation de la prise en charge médicale et dans la transformation des métiers) ?

David Gruson
L’idée de RSE digitale est directement issue de la norme ISO 26000 qui la définit comme le fait, pour une entreprise, de s’engager dans des actions permettant d’accompagner les conséquences à moyen terme de son activité. Dans cette optique, le fait pour un acteur économique d’anticiper les impacts sur les ressources humaines de la diffusion de l’IA et de l’automatisation constitue une façon d’exercer sa responsabilité sociétale.

 

Concrètement, cela peut passer par l’engagement de programmes de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), mais également par l’investissement dans des programmes de recherche qui permettront de définir les futurs référentiels de "soft law" qui réguleront les enjeux éthiques de diffusion de l’IA en santé. Plus largement, les outils de formation initiale et continue des professionnels de santé doivent être rapidement repensés pour intégrer la révolution associée à l’IA. Notre étude relève plusieurs avancées en ce sens, comme l’introduction d’un module de formation à la médecine algorithmique dans le cursus des étudiants en médecine dès 2019. Mais nous devons aller beaucoup plus loin.

 

Eric Chaney
L’idée de RSE digitale est intéressante car les sujets d’éthique dans la programmation même des logiciels, dans l’accès aux données individuelles et dans l’usage fait des programmes intelligents, aussi bien pour les patients que pour les personnels, sont importants. Et comme ils suscitent des craintes dans la population et parmi les professionnels, un cadre de réponse organisé peut se révéler déterminant pour que les apports de l’IA – qualité, productivité et baisse des coûts — soient réalisés. Il y a cependant un danger : une réglementation excessive peut étouffer l’innovation d’origine française ou européenne, si elle décourage les investissements humains et capitalistiques locaux. Cela n’empêcherait d’ailleurs pas la diffusion de l’IA, tout au plus cela la retarderait, car les firmes américaines ou chinoises, déjà très avancées dans ce domaine, pénétreraient le marché européen. Une protection excessive aboutirait au résultat paradoxal que les risques de l’IA seraient moins bien pris en compte par les producteurs eux-mêmes, car ils ne seraient pas soumis aux mêmes contraintes dans leurs marchés domestiques.

La note de l’Institut Montaigne montre que les fonctions support aux soins seront également exposées aux bouleversements induits par l’IA. Comment les accompagner et recentrer leurs fonctions sur des actes à plus haute valeur ajoutée ?

David Gruson
La note est avant tout un travail de sensibilisation de l’opinion, des pouvoirs publics et des professionnels du secteur sanitaire et médico-social. Dans la transformation numérique du système de santé, il y a, en l’état, un angle à compléter, celui de l’accompagnement au niveau des ressources humaines. Des orientations politiques ont été prises depuis le rapport Villani et le plan "Ma Santé 2022" pour favoriser l’émergence de solutions françaises d’IA en santé. Mais il faut associer à ces démarches un volet puissant d’accompagnement à la transformation des métiers. Nous avons montré précisément que, contrairement à une image véhiculée souvent dans le débat public sur l’IA en santé, les métiers les plus concernés ne sont forcément ceux que l’on croit. S’il y aura un impact sur les disciplines médicales dont la "matière première" est déjà du code numérique, un chiffrage précis de cet effet sur les ressources humaines médicales reste très difficile à faire. En revanche, à partir du Répertoire des métiers de la santé, qui inclut les métiers non médicaux, nous avons pu quantifier l’impact potentiel sur les fonctions support au soin. La méthodologie retenue vise à apprécier le potentiel de substitution – faible, moyen ou fort – de l’activité concernée.

 

Eric Chaney

La note apporte des éléments cruciaux et, à ma connaissance, inédits sur ce sujet, qui suscite le plus de craintes dans la population et les professions concernées. Il me paraît très important de souligner, comme le fait la note, que l’IA est une révolution technologique bien différente de celles des machines, à commencer par les métiers à tisser du 18ème siècle. La différence essentielle est que, pour la plupart des activités, l’IA augmentera la productivité du travail humain, et, dans certains cas limités, le remplacera. Comme l’indique bien ce travail, la substitution sera, en règle générale, partielle, avec un taux qu’on ne peut connaître avec précision.

 

A ce sujet, on peut prévoir d’avance qu’il y aura un débat public difficile sur les retombées de la pénétration de l’IA : les gains de qualité devraient se traduire par des prix plus élevés, mais, d’un autre côté, les gains de productivité devraient entraîner une baisse des coûts. L’expérience des produits technologiques (ordinateurs, téléphones, avions…) fait penser que le second effet devrait l’emporter largement, à condition que la concurrence joue son rôle, ce qui est moins évident dans le secteur de la santé que dans celui de l’électronique.

Conclusion

David Gruson
Cette étude participe d’une logique plus générale, celle d’une régulation positive de la diffusion de l’IA en santé que nous avons portée dans le cadre de l’initiative Ethik-IA. L’idée est de montrer que nous avons plus à perdre qu’à gagner en retenant une approche fermée de l’IA. Celle-ci va transformer positivement notre système de santé en permettant des gains de qualité de prise en charge pour les patients et d’efficience pour le système de santé. Mais les enjeux éthiques et sociétaux de cette diffusion doivent faire l’objet de modes de régulation adaptés. 
 
Eric Chaney
Nous aimons beaucoup le mot "régulation" en Europe et encore plus en France, surtout lorsqu’il s’agit de réguler des technologies importées. Il est bien clair que la pénétration de l’IA demande une réflexion approfondie sur le type de régulation nécessaire, réflexion à laquelle la note de l’Institut apporte une contribution concrète et détaillée. De ce point de vue, je trouve que le concept de "régulation positive" avancé par David est très utile. Mais n’oublions pas la dialectique protection-innovation : un excès de la première pourrait enrayer la seconde et tuer dans l’œuf le développement d’une offre d’IA adaptée au secteur de la santé dans notre pays, alors même que de nombreuses jeunes entreprises très innovantes s’y intéressent.


Via Dominique Godefroy
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En France, le décompte des cas de cancer n’est effectué que pour 22 % de la population

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Alors qu’un nombre croissant de pays européens ouvrent des registres des cancers ayant une couverture nationale, la France ne compte ses cancers que dans 22 départements.
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Bioéthique : la mission parlementaire préconise de légiférer sur la "garantie humaine" du numérique en santé

Bioéthique : la mission parlementaire préconise de légiférer sur la "garantie humaine" du numérique en santé | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it
PARIS (TICsanté) - Dans un rapport publié le 15 janvier, la mission d'information parlementaires sur la révision de la loi de bioéthique consacre un chapitre entier à l’intelligence artificielle (IA) et préconise l’introduction dans la loi de la "garantie humaine" du numérique en santé et "l’explicabilité des algorithmes".

 

La mission d'information, présidée par le député Xavier Breton (LR, Ain) et dont le rapporteur est Jean-Louis Touraine (LREM, Rhône), a été créée en juillet 2018 avec pour objectif d'informer les parlementaires sur les questions bioéthiques.

 

Lors de cette mission, dont les travaux interviennent en amont de la présentation d'un projet de loi en conseil des ministres, plus de 150 personnalités ont été entendues au cours de 65 auditions.

 

Le rapport présente 60 propositions, dont 13 consacrées à l'IA (voir encadré ci-dessous).

 

Sur la vingtaine de membres de la commission, 4 ont voté contre l'adoption du rapport et il y a eu une abstention, a précisé Xavier Breton, lors de sa présentation. Le document dans sa totalité ayant été soumis au vote, le président et le rapporteur ont expliqué que, même si les députés de la mission d'information ont voté en sa faveur, ils ne sont par forcément d'accord avec chacune de ses propositions.

 

Face au boom de l’IA en France, notamment dans le secteur de la santé, le rapport s'est efforcé de répondre aux enjeux éthiques soulevés par la discipline mais aussi de formuler des préconisations pour un encadrement voulu "souple".

 

"Ce sera pour l’avenir, pour moi, le sujet n°1 de la bioéthique du futur parce que ça conditionne énormément de choses, cela conditionne la vie de tout le monde, cela conditionne évidemment la santé de chacun", a déclaré Jean-Louis Touraine à la presse, lors de la présentation des conclusions de son rapport.

 

Pour répondre aux nombreux enjeux éthiques soulevés par l’IA, "il importe de se garder des deux solutions extrêmes: soit l’instauration d’un cadre juridique protecteur, préventif, mais nécessairement contraignant, qui risquerait de couper la France des pays innovants dans le domaine de l’IA tout en privant les citoyens français d’une médecine de pointe", soit un laisser-faire que le rapporteur a qualifié de "progressisme incontrôlé, potentiellement dangereux".

 

La réponse apportée "par la quasi-totalité des experts auditionnés" repose sur une "modération législative".

 

Dans un premier temps, le rapport parlementaire a tenté de répondre à la question de la "responsabilité" en matière d’IA en santé. Pour cela, il a insisté sur l’importance de "maintenir le principe d’une responsabilité du médecin qui, en l’absence de défaut établi de l’algorithme, ne peut être engagée qu’en cas de faute de sa part".

 

Il a également été précisé qu’une faute "ne peut être établie du seul fait que le praticien n’aurait pas suivi les recommandations d’un algorithme, quand bien même celles-ci se révèleraient exactes".

 

Afin de "prévenir le risque de déshumanisation de la médecine", dans la foulée des conclusions du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) (lire dépêche du 27 novembre 2018), la mission d’information a proposé d’introduire "un principe législatif de garantie humaine du numérique en santé".

La "garantie humaine", socle du développement de l’IA

Définie par le CCNE comme "la garantie d’une supervision humaine de toute utilisation du numérique en santé, et l’obligation d’instaurer pour toute personne le souhaitant et à tout moment, la possibilité d’un contact humain en mesure de lui transmettre l’ensemble des informations la concernant dans le cadre de son parcours de soins", cette "garantie humaine" nécessiterait de "préserver la maîtrise finale du professionnel de santé, en interaction avec le patient, pour prendre les décisions appropriées en fonction de chaque situation spécifique".

 

Chargé de rédiger d’animer un groupe de travail sur le sujet de l’IA pour le CCNE, David Gruson, ex-délégué général de la Fédération hospitalière de France (FHF), aujourd’hui à la tête du think tank Ethik & IA et membre de la chaire santé de Science Po Paris, a recommandé de charger la Haute autorité de santé (HAS) de rédiger des recommandations de bonnes pratiques pour la mise en oeuvre "concrète" de ce principe de "garantie humaine", une proposition reprise dans le rapport de la mission d’information.

 

Pour cela, David Gruson a imaginé un "collège de garantie humaine" pouvant être mis en place "à l’échelle d’un établissement ou d’un territoire plus large". Ce "collège de garantie humaine" aurait pour mission d’étudier, "à échéance régulière de 2 ou 3 mois environ", plusieurs dizaines de dossiers médicaux pour lesquels il aurait été recouru à un algorithme d’aide au diagnostic, afin de vérifier la pertinence du diagnostic fourni par l’algorithme.

 

Toujours en accord avec les propositions émises par David Gruson et le CCNE, le rapport de la mission d’information a proposé de "définir un nouvel acte de télémédecine dit de garantie humaine", permettant d’obtenir un deuxième avis médical en cas de doute sur les recommandations thérapeutiques de l’algorithme.

 

La question des algorithmes a aussi été au coeur de ce rapport, de leur définition à leur opacité. Jean-Louis Touraine a insisté sur la nécessité d’introduire dans la loi une "exigence d’explicabilité des algorithmes".

L’explicabilité des algorithmes pour préserver le "rôle" du médecin

Le rapport de la mission d’information a émis la proposition d’introduire dans la loi une "exigence d’explicabilité" des algorithmes, "différenciée selon le public visé, qui porterait sur leur logique de fonctionnement et sur les critères retenus pour apprécier la pertinence des informations finales tirées des données utilisées".

 

Cette "explicabilité" est jugée nécessaire pour la "préservation du rôle du médecin dans le parcours de soins d’un patient et de son autonomie décisionnelle qui passe par sa capacité à comprendre comment et pourquoi une proposition a été faite par un algorithme", est-il précisé dans le texte.

 

L’opacité des algorithmes et les biais que ceux-ci peuvent inclure sont régulièrement pointés comme une source d’inquiétudes des médecins et des patients.

 

"La Cnil [Commission de l'informatique et des libertés] et le Conseil d’Etat se sont ainsi prononcés en faveur de l’introduction dans la loi d’une exigence d’explicabilité des algorithmes, qui pourrait porter sur la logique de fonctionnement de l’algorithme et sur les critères retenus pour classer et hiérarchiser les informations analysées dans les données."

 

Lors de son audition, Cédric Villani, député LREM de l’Essonne et auteur d’un rapport sur l’IA, a estimé que le médecin devrait "pouvoir connaître les facteurs déterminants, qui, parmi la multitude des données prises en compte par l’algorithme, ont fait pencher la balance du diagnostic d’un côté ou de l’autre", relate le rapport.

 

Néanmoins, la mission a souligné qu’il ne s’agissait pas "de transparence" des algorithmes, un procédé coûteux et contre-productif.

 

En attendant, un autre axe a été mis en avant pour permettre aux professionnels de santé de "saisir pleinement" les informations mises à leur disposition par les concepteurs d’outils technologiques: une formation médicale "adaptée".

 

L’objectif est d’inclure une "dimension" portant sur les données de santé et leur utilisation dans le cadre de la pratique médicale ou paramédicale, une demande déjà formulée par les professionnels de santé, dont les trois quarts s’estiment "mal formés" aux outils numériques (lire dépêche du 17 décembre 2018).

 

Les 13 propositions relatives à l'intelligence artificielle (IA)
 
  • maintenir le principe d’une responsabilité du médecin qui, en l'absence de défaut établi de l’algorithme, ne peut être engagée qu’en cas de faute de sa part
  • préciser qu’une faute ne peut être établie du seul fait que le praticien n’aurait pas suivi les recommandations d’un algorithme, quand bien même celles-ci se révèleraient exactes
  • introduire un principe législatif de garantie humaine du numérique en santé
  • charger la Haute autorité de santé (HAS) de rédiger des recommandations de bonnes pratiques pour la mise en oeuvre concrète de ce principe de garantie humaine
  • mettre en place un "collège de garantie humaine" à l’échelle d’un établissement ou d’un territoire plus large
  • définir un nouvel acte de télémédecine dit "garantie humaine" permettant d’obtenir un deuxième avis médical en cas de doute sur les recommandations thérapeutiques de l’algorithme
  • introduire dans la loi une exigence d’explicabilité des algorithmes, différenciée selon le public visé, qui porterait sur leur logique de fonctionnement et sur les critères retenus pour apprécier la pertinence des informations finales tirées des données utilisées
  • développer la formation des professionnels de santé sur les apports de l'IA en santé et l’utilisation des données de santé générées au cours du parcours de soins
  • instaurer des outils pratiques nouveaux ou réactualisés pour garantir l’effectivité du recueil du consentement d’un individu à l’utilisation de ses données de santé
  • introduire une exigence d’information préalable du recours à un algorithme par le médecin au patient ou à son représentant légal
  • établir des recommandations de bonnes pratiques pour adapter le recueil de consentement du patient aux actes et traitements proposés après intervention d’un algorithme
  • créer à titre transitoire un comité d’éthique spécialisé sur le numérique en santé au sein du CCNE puis, à terme, un nouvel organe de réflexion éthique sur l'IA
  • promouvoir la création d’un observatoire européen de l'IA.
 
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Ce site permet de traduire des phrases médicales en 195 langues - Top Santé

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Dans les services d'urgences, la langue peut devenir une barrière aux soins. Pour répondre à cette problématique, une infirmière a conçu un outil où les professionnels peuvent trouver 50 phrases essentielles dans la prise en charge des patients, traduites en 195 langues.

 

Améliorer la prise en charge des patients étrangers aux urgences françaises. C'est l'objectif de Marion Verdaguer, infirmière au CHU de Rennes (Ille-et-Vilaine) à travers le site Internet TraLELHo, qui permet de traduire 50 questions médicales en 195 langues. « Si on n'arrive pas comprendre ce que le patient nous dit, on ne peut pas le soigner, déclare la créatrice à France Bleu. Elle explique qu'avant la création de son outil, elle se servait régulièrement de Google Translate pour dialoguer avec les malades qui ne partageaient pas sa langue, sans que cela soit vraiment pratique.

AIDER ET RASSURER LES PATIENTS

Pour mieux accueillir ces patients, communiquer avec eux et accélérer leur diagnostic, l'infirmière a donc mis au point un traducteur, disponible gratuitement sur le web. Un gros travail de recherches a été nécessaire pour collecter l'ensemble des traductions. Depuis 2015, la professionnelle de santé parcourt pendant son temps libre les forums en ligne francophones, pour traduire avec des bénévoles de langue ou dialecte maternel étranger les 50 phrases en khmer, russe ou encore nicaraguayen.

 

« Pourquoi êtes-vous venu aux Urgences ? Où avez-vous mal ? Avez-vous un traitement en cours ? » En un instant, le médecin ou l'infirmier trouve le drapeau du pays d'origine du patient, clique sur la question qui l'intéresse et en obtient la traduction. Les utilisateurs peuvent aussi utiliser un traducteur automatique de texte libre. Marion Verdaguer a enfin développé des fiches imprimables spécialisées, qui permettent d'expliquer le déroulement d'examens ou les pièces administratives à rapporter. « Dès qu'on donne aux patients la fiche dans leur langue maternelle, ils sourient immédiatement. Rassurés, ils savent qu'ils ne seront pas laissés de côté », raconte-t-elle au  Parisien.

 

Aujourd'hui, l'infirmière se sert de son outil quasiment tous les soirs. En 2017, elle a reçu pour TraLELHo le label « Droits des usagers de la santé » de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) de Bretagne. Mais la créatrice souhaite qu'il reste gratuit et sans publicités, pour qu'il soit utilisé par le plus grand nombre de soignants en France ainsi qu'à l'étranger."

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E-santé : la startup Happytal lève 23 millions d'euros pour rendre l'hôpital plus confortable

E-santé : la startup Happytal lève 23 millions d'euros pour rendre l'hôpital plus confortable | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it
72 établissement de santé en France utilisent les services d'Happytal, qui promet de rendre le séjour à l'hôpital plus agréable pour les patients grâce à une plateforme en ligne de gestion du parcours-patient et des prestations sur place dignes de l'hôtellerie. Lauréate du Pass French Tech, la startup cherche désormais à s'étendre en Europe.

 

Un séjour à l'hôpital est rarement une partie de plaisir pour les patients. Au-delà des problèmes de santé qui le motivent, la complexité de la paperasse administrative (pré-admission, assurances...) et le manque de confort sur place dans de nombreux établissements, contribuent à en faire une expérience désagréable.

 

Interpellé par "le manque de qualité de vie" lors de l'hospitalisation de plusieurs proches, l'entrepreneur Pierre Lassarat a co-créé Happytal en 2013 - avec Irwin Lan et Romain Revellot - pour résoudre ce problème par l'intégration de services de conciergerie. Cinq ans plus tard, la startup a revu ses ambitions à la hausse. Elle s'est mutée en une véritable plateforme de gestion du "parcours-patient" pour les hôpitaux, et annonce une levée de fonds massive de 23 millions d'euros auprès d'Axa Ventures Partners, des fonds Partech et Alliance Entreprendre, du family office La Compagnie d'Anjou, et de Bpifrance.

Quand l'hôtellerie s'invite à l'hôpital

Pépite discrète de la French Tech - la startup n'a même pas communiqué sur ses deux premières levées de fonds de 500.000 euros en 2014 et de 4,5 millions en 2016 - , Happytal emploie environ 300 personnes, double de taille tous les ans et revendique 72 établissements de santé clients en France et en Belgique, dont 68 publics et 4 privés. 25.000 patients auraient bénéficié de ses services.

 

La clé de son succès : sa plateforme en ligne, commercialisée en mode SaaS (abonnement cloud), qui apporte à l'hôpital une solution digitale de gestion du parcours-patient de la pré-admission jusqu'au retour à domicile, et au patient des services de conciergerie dignes de l'hôtellerie pour rendre leur séjour à l'hôpital plus agréable. Une double-casquette essentielle pour convaincre les hôpitaux en manque de moyens financiers, d'investir quand même dans la plateforme :

 

"Nous avons calculé que nos 72 clients réalisent en moyenne 1 million d'euros de recettes additionnelles grâce aux services de conciergerie, car au-delà de la satisfaction des patients et de l'amélioration de leur attractivité, cela leur permet de mieux valoriser leurs chambres. Les hôpitaux réalisent aussi 300.000 euros de gains efficients grâce aux services numériques comme la pré-inscription en ligne, qui permettent de mieux gérer les flux pour les agents d'admission et donc de mieux répartir les ressources humaines sur des tâches qui apportent une vraie valeur ajoutée", explique Pierre Lassarat.

 

Du côté de la digitalisation du parcours du soin, le patient et ses proches peuvent effectuer la pré-admission en ligne, demander une chambre individuelle et connecter facilement l'hôpital avec la mutuelle grâce à ses partenariats entre Happytal et les mutualistes. Du côté de la conciergerie, la startup - qui revendique un "ADN hôtelier" - propose une large palette de services - produits d'hygiène, livres et services de streaming vidéo, fleurs, gourmandises... -, jusqu'à la garde d'enfant pendant le séjour et l'aide à domicile en sortant. "Nous employons 230 concierges qui sont basés dans nos hôpitaux, sans compter environ 500 emplois indirects car nous faisons appel à des artisans et commerçants locaux", revendique Pierre Lassarat.

Expansion en Belgique, en Allemagne, en Suisse et au Royaume-Uni

La levée de fonds de 23 millions d'euros vise à donner à Happytal les moyens financiers de poursuivre son expansion commerciale et son développement technologique. Dès 2019, la startup va attaquer la Belgique, l'Allemagne, la Suisse et éventuellement le Royaume-Uni, pour tenter de devenir un leader européen du "parcours-patient".

 

200 personnes devraient être embauchées l'an prochain pour le développement commercial et opérationnel, avec l'objectif d'être présent à la fois dans les grandes métropoles mais aussi dans les petites villes. "Même si on pourrait se concentrer sur les grandes métropoles où le marché de prospection est plus vaste, il est important pour nous d'apporter les bénéfices de la technologie partout, donc d'aller aussi chercher des clients dans des petites villes et donc de poursuivre notre maillage du territoire", indique l'entrepreneur.

 

Enfin, la participation de Bpifrance, qui s'élève à 3 millions d'euros, servira essentiellement au développement technologique de l'entreprise, notamment dans l'optique de simplifier encore la gestion du parcours de soin par le personnel hospitalier.

 

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CES 2019: ExactCure sécurise l'usage du médicament grâce à la biomodélisation

CES 2019: ExactCure sécurise l'usage du médicament grâce à la biomodélisation | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it
LAS VEGAS (Nevada) (TICpharma) - La start-up ExactCure a présenté au Consumer Electronics Show (CES), qui s'est tenu la semaine dernière à Las Vegas, une application modélisant l'action d'un médicament sur le "jumeau digital" d'un patient afin de sécuriser la prise de traitements, et travaille déjà avec plusieurs établissements et industriels de santé.

 

Créé en janvier 2018, ExactCure allie mathématiques, biologie et informatique pour simuler l'effet d'un médicament sur un patient en fonction de ses caractéristiques personnelles, de son état de santé et des autres traitements qu'il a pu prendre dans la journée.

 

Cette biomodélisation est fondée sur les "modèles pharmacocinétiques des médicaments", qui sont notamment publiés par les industriels pour obtenir des autorisations de mise sur le marché (AMM), a expliqué à TICpharma Fabien Astic, cofondateur d'ExactCure avec deux anciens ingénieurs de Dassault Systèmes, Frédéric Dayan et Sylvain Benito.

 

"Notre savoir-faire consiste à créer des 'métamodèles' sur la base de plusieurs modèles mathématiques existants, et d'y accoler des caractéristiques propres à un patient pour diminuer l'incertitude quant à l'action du médicament", a-t-il résumé, rappelant que "la médication inappropriée tue cinq fois plus que les accidents de la route en France"

 

Présentée dans une version bêta au CES, l'application d'ExactCure pourra être utilisée par un patient sur ordinateur ou sur smartphone. Elle lui propose de créer son "jumeau digital" en saisissant plusieurs informations comme son poids, sa taille et son âge.
 

L'utilisateur peut ensuite indiquer les médicaments qu'il compte prendre et leur dosage, et l'application simule la durée de leur action sous la forme d'une horloge colorée du bleu au rouge, les zones rouges indiquant un risque de toxicité.

 

ExactCure vise un certification de son outil comme dispositif médical (DM). Un brevet sur sa technologie de biomodélisation est en cours de dépôt.

"Optimiser l'action du médicament"

Fabien Astic a mis en avant les multiples usages du dispositif, aussi bien au niveau des patients que des professionnels de santé, médecins et pharmaciens, pour "aider à cibler la fenêtre thérapeutique et optimiser l'action du médicament, en fonction du profil du patient".

 

L'idée d'ExactCure est notamment née d'un échange entre Frédéric Dayan et le Pr Philippe Beaune, spécialiste de la médecine personnalisée et praticien à l'hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP, AP-HP, Paris), aujourd'hui conseiller scientifique de la start-up, qui constatait les difficultés à ajuster ses prescriptions face à des patients souffrant de plusieurs pathologies.

 

Pour "coller aux besoins des utilisateurs", la version bêta de l'application va être testée cette année dans le cadre de trois projets pilotes menés avec des patients et des professionnels de santé, en visant en priorité les maladies chroniques, a indiqué Fabien Astic.

 

Le premier concernera un groupe de patients "vieillissants, isolés géographiquement et socialement, et polymédiqués", le deuxième est mené avec une association de patients souffrant de rhumatismes inflammatoires chroniques, et le troisième avec l'Union des syndicats des pharmaciens d'officine (Uspo) et le Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants (Reagjir)

 

"Nous discutons aussi avec des professionnels très motivés dans les hôpitaux", a dit Fabien Astic, expliquant être en discussion avec le CHU de Nice, l'HEGP pour un projet autour des patients atteints d'un cancer, et l'hôpital universitaire de Monastir en Tunisie.

Intérêt des industriels

Fabien Astic a souligné l'intérêt de l'outil pour les industriels pharmaceutiques, qui peuvent ainsi "accompagner la pilule du médicament par un compagnon digital, capable de dire au patient comment l'utiliser".

 

Un autre axe "très prometteur" de développement est de permettre à l'utilisateur d'indiquer sur son "jumeau digital" comment il se sent après la prise d'un traitement, pour "pouvoir fournir à l'industriel un retour statistique et qualitatif 'en vie réelle' sur l'effet du médicament".

Le modèle économique d'ExactCure repose sur les industriels. "L'utilisateur final est le patient ou le professionnel de santé, mais le client est l'industriel, qui a tout intérêt à ce que son médicament soit mieux utilisé", a expliqué Fabien Astic. Il a fait état de "discussions avancées" avec Sanofi et AstraZeneca.

 

La start-up est "accélérée" au sein du 3DExperience Lab, incubateur de Dassault Systèmes, avec qui elle est présente au CES de Las Vegas. En plus de sa "visibilité" et de ses "relations avec des investisseurs et potentiels clients", le premier éditeur français fournit à la jeune pousse sa suite logicielle Pipeline Pilot, qui lui permet d'élaborer ses simulations.

Un secteur "extrêmement dynamique"

Parmi la quinzaine de start-up accompagnées par Dassault Systèmes au CES, près de 40% concernent la santé. On peut citer Biomodex, iLumens et Digital Orthopedics dans la simulation et l'impression 3D, ou Bioserenity, qui fournit des vêtements connectés pour le suivi de maladies chroniques.

 

Le secteur de la santé est jugé "extrêmement dynamique" par Géraldine Gandveau, responsable marketing du 3DExperience Lab, interrogée par TICpharma.

 

"On sent aujourd'hui un vrai besoin de changer d'approche dans la santé, avec la volonté de soigner de façon plus juste et précise aussi bien grâce à la molécule que grâce au device et à la technologie", a-t-elle analysé.

 

La start-up ExactCure est pour l'heure financée essentiellement par des aides publiques régionales, nationales et européennes, et devrait boucler une première levée de fonds d'au moins 1 million d'euros en 2019.

 

Raphael Moreaux

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Réseaux sociaux : le palmarès des labos les plus influents MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé

Réseaux sociaux : le palmarès des labos les plus influents MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

"Selon un baromètre de l’agence de communication Ultramedia, publié en partenariat avec Linkfluence, Sanofi, MSD et Pfizer arrivent en tête des grandes marques du secteur de l’industrie pharmaceutique en France selon leur capacité à exercer un leadership d’opinion sur les réseaux sociaux.

 

Réalisé entre novembre 2017 et mai 2018, ce baromètre est basé sur la collecte et l’analyse de plusieurs millions de données issues du web et des réseaux sociaux des 7 plus grands groupes pharmaceutiques présents en France. Sanofi exerce le leadership d’opinion le plus élevé avec une note globale de 84 sur 100, suivi par MSD France (70/100) et Pfizer (64/100).

 

Toutes les marques étudiées consolident et augmentent fortement leurs communautés (+62 % en moyenne depuis l’an dernier). Sanofi domine largement le secteur avec un nombre de followers sur Twitter deux fois plus important que la moyenne. MSD France, qui arrive deuxième au classement général, se distingue par une augmentation record de sa communauté de 313 % par rapport à 2017.

 

Les marques s’expriment majoritairement sur les pathologies : Étroitement encadrées par la réglementation du secteur, les marques prennent principalement la parole sur les pathologies (cancer, asthme, diabète, maladies rares). Parmi les hashtags les plus utilisés, on retrouve ainsi les termes #santé, #prévention mais aussi #cancer, #asthme, #diabète ou #maladiesrares. Toutefois, les marques investissent également d’autres terrains d’expression en prenant la parole sur leurs engagements. Elles sont par exemple très présentes sur l’innovation santé (e-santé, santé connectée, big data) et s’expriment aussi sur les grandes causes qu’elles soutiennent (le don d’organes ou le mois sans tabac). Plutôt économes en production de contenus (207 contenus en moyenne sur 6 mois), les marques de l’industrie pharmaceutique disposent de communautés réduites sur Twitter (6 146 followers en moyenne) mais réussissent à correctement les engager (taux d’engagement moyen de 0,199 %).

 

Les internautes s’expriment en majorité sur l’actualité économique du secteur : Les internautes ont tendance à s’exprimer davantage sur l’actualité de l’industrie pharmaceutique, sa règlementation, la vente et le prix des médicaments et les restructurations des entreprises. Ils s’expriment également sur les traitements à travers des mots-clés (médicaments, génériques, effets secondaires) et sur les pathologies à travers les hashtags (#sante, #cancer, #oncofr). On observe également beaucoup de réactions liées aux scandales pharmaceutiques (Levothyrox, scandales politiques et/ou financiers…)."

 

Le Baromètre complet et détaillé par indicateur et secteur, disponible sur : http://barometre.agence-ultramedia.com

 

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SÉDENTARITÉ : Le rôle crucial des infirmières d’éducation à l’activité

SÉDENTARITÉ : Le rôle crucial des infirmières d’éducation à l’activité | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

"Parmi les priorités des infirmières et des autres professionnels de santé, il y a l’éducation des patients sur les risques pour la santé liés à la sédentarité prolongée, et sur les moyens de réduire et d’interrompre ces temps d’inactivité. On sait bien aujourd’hui que le fait de rester assis trop longtemps dans la journée sans pause active, accroît le risque de nombreuses maladies, même si l'on se livre à l’activité physique recommandée. Cette étude met en exergue le rôle privilégié des infirmières dans la réduction de ces risques à travers une revue exhaustive de la littérature. Des conseils et protocoles décrits dans l'American Journal of Nursing.

 

Alors que preuves des effets néfastes d’une sédentarité prolongée continuent de s’accumuler, avec sa prévalence accrue dans nos modes de vie occidentaux, des chercheurs, comme Linda Eanes, de l’École de sciences infirmières à l'Université du Texas (Edinburg) mettent en évidence le rôle de prévention à jouer par les soignants, dont les infirmières, et de sensibilisation aux effets néfastes d’une sédentarité quotidienne, trop régulière et prolongée. Parmi les conseils que les soignants peuvent prodiguer, il y a l’utilisation d’un pupitre permanent ou la pratique de longues marches ou de pauses debout, ainsi que l’utilisation de rappels sur ordinateur ou sur smartphone pour penser à faire de brèves pauses d’activité physique au cours de la journée.

 

Position assise, sédentarité, la preuve d’un risque considérablement accru de maladie chronique : Ces dernières années, les études ont accumulé les preuves de cette relation directe entre une position assise prolongée et le risque de plusieurs maladies chroniques. Des risques accrus pour la santé ont été signalés pour les patients assis en fauteuil roulant, qui restent assis 7 heures ou plus par jour comme pour certains salariés qui restent assis sans interruption pendant 30 minutes ou plus sans pause. De plus les risques pour la santé liés à une station assise prolongée sont indépendants de la pratique ou non d’une activité physique recommandée.

 

Une association très documentée entre la position assise ininterrompue ou prolongée et les risques pour la santé : en particulier la relation est bien établie avec le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et la mortalité toutes causes confondues. L'obésité est évidemment indissociable de la sédentarité et du risque accru de certains cancers, notamment de cancer des ovaires, de l'endomètre et du côlon.

 

Comment l’immobilité augmente les risques pour la santé ? L'immobilité diminue la stimulation des muscles porteurs, entraînant la réduction de l'activité d'une enzyme (lipoprotéine lipase) qui joue un rôle essentiel dans le métabolisme lipidique, y compris la production de cholestérol à lipoprotéines de haute densité (appelé « bon cholestérol »). En revanche, interrompre cette « sédentarité » par de fréquentes périodes de marche, même lente peut réduire considérablement ces risques métaboliques, même si le niveau optimal de temps passé debout ou encore de marche restent incertains.

 

Une priorité pour les infirmières et les autres professionnels de santé est donc d’éduquer les patients sur les risques pour la santé liés au temps sédentaire prolongé et de faire des suggestions personnalisées à leurs patients, et en fonction de leur état de santé, pour réduire et interrompre les temps de sédentarité. Contrairement aux efforts et interventions visant à favoriser et augmenter l'activité physique, le simple fait de fournir aux personnes des informations sur les risques de la sédentarité et une éducation sur les bénéfices de l’activité physique peut être efficace.

Cette analyse appelle ainsi les infirmières non seulement à promouvoir chez leurs patients la pratique d’une activité physique régulière, mais également à accorder plus d'attention à l'évaluation de la durée totale de leur sédentarité et à la compréhension des facteurs individuels, sociaux, professionnels et communautaires / environnementaux qui y contribuent. « Les infirmières peuvent également encourager activement tous les patients, peu importe leur profil démographique, à équilibrer le comportement sédentaire et l'activité physique en prenant simplement des pauses debout ou en effectuant de petites marches ».

 

Bref, selon les auteurs, les infirmières ont un rôle privilégié à jouer pour contribuer à la recherche sur les risques pour la santé associés à une position assise prolongée et au développement de nouvelles interventions efficaces pour réduire ces risques.

 

 

Source: American Journal of Nursing September 2018 doi: 10.1097/01.NAJ.0000544948.27593.9b CE: Too Much Sitting A Newly Recognized Health Risk

Plus sur la Sédentarité et sur le rôle des infirmiers sur Infirmier Blog

 

Cette actualité a été publiée le 5/11/2018 par Équipe de rédaction Santélog

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MÉDICAMENTS en LIGNE : Les conditions d’une automédication en toute sécurité

MÉDICAMENTS en LIGNE : Les conditions d’une automédication en toute sécurité | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it
Depuis le 1er mars 2013, ce sont près de 3.500 spécialités de médicament qui peuvent être vendues sans ordonnance. Ainsi, à titre d’exemple, qu'il s'agisse d'un rhume, d'une allergie, d'un mal de gorge, de brûlures d'estomac ou d'une douleur légère, pas moins de 10.000 médicaments sans ordonnance sont disponibles sur certains sites de grandes pharmacies, comme Pharma GDD, l’une première pharmacie française agréée par l’ARS et certifiée qualité ISO 9001 à s’être lancée dans la vente en ligne de médicaments. Désormais, les usagers de santé peuvent accéder en un clic à plus de 25.000 références sur ces sites de pharmacies en ligne, qui proposent outre des médicaments sans prescription, des dispositifs médicaux et des produits de parapharmacie.

 

Simple et facile d'accès, l'achat de médicament sans ordonnance sur Internet n'est pourtant pas sans risque.  D’après l’Organisation mondiale de la Santé, un médicament sur deux vendus en ligne est « un faux », c’est-à-dire qu’il ne contient aucune trace de principe actif ou un dosage erroné de ce principe, ou bien uniquement des substances toxiques, ou encore un tout autre principe actif. Entre inefficacité et complications sévères, ces contrefaçons vendues illégalement sont très dangereuses pour la santé et la sécurité des patients. Il s’agit donc de pouvoir reconnaître les pharmacies en ligne dûment autorisées.

 

Comment s’automédiquer en toute sécurité ? Non seulement, il est interdit en France et en Europe de vendre par Internet des médicaments soumis à prescription obligatoire, mais, afin de protéger les internautes, la loi française encadre strictement la vente en ligne de médicaments sans ordonnance. L’ARS (Agence Régionale de Santé) met à disposition de tous une liste (1) de pharmacies françaises autorisées qui garantit la traçabilité et la sécurité des produits. L’Ordre National des Pharmaciens (2) recommande de toujours « vérifier que l’officine de pharmacie ainsi que son ou ses titulaires soient clairement identifiés » grâce à l’adresse, le numéro de téléphone, le numéro de licence de la pharmacie ou le numéro RPPS du ou des pharmacien(s), entre autres règles.

 

 

S’automédiquer, c’est aussi s’informer : ainsi, lorsque le pharmacien assure la vente en ligne de médicaments sans prescription, il fournit aussi, à cet effet, des informations de santé en ligne. C’est le cas de la pharmacie Pharma GDD qui met à portée de clic tous les médicaments sans ordonnance autorisés à la vente, en fonction des symptômes, de l’âge, de l’état de santé (grossesse, diabète, etc..) et sous la forme adaptée (comprimés, gélules, sachets, suppositoires…), mais propose aussi des fiches conseil qui vont accompagner l’usager de santé dans son automédication.

 

 

Pourquoi s’automédiquer sur internet ? Il est clair que la vente en ligne de médicaments sans ordonnance présente de nombreux avantages. Non seulement elle est accessible 24 heures sur 24, y compris « dans les déserts médicaux », mais elle permet aussi de :

  • comparer des prix entre les différents sites et entre les médicaments ;
  • élargir son choix de médicaments et mieux adapter son choix à ses symptômes ;
  • garantir la confidentialité et la sécurité des commandes ;
  • livrer directement à domicile et éviter au patient de se déplacer ;
  • poser des questions directement à son pharmacien en ligne ;
  • accéder à la notice complète du médicament (ce qui n’est pas toujours le cas en officine).

 

Et pour aller plus loin dans la sécurité, certaines pharmacies en ligne proposent une fiche de données personnelles avec les éventuelles contre-indications (allergies, autres traitements en court, antécédents médicaux…) et avec toutes les informations nécessaires pour éviter les problèmes d’interaction médicamenteuses et pour optimiser le choix du bon médicament.

 

 

Biblio :

  1.  Liste des sites de vente en ligne de médicaments autorisés par les agences régionales de santé (ARS), à partir des informations transmises par les pharmaciens détenteurs d'une autorisation : http://www.ordre.pharmacien.fr/ecommerce/search
  2. Ordre National des Pharmaciens 

 

Lire aussi : AUTOMÉDICATION : Vers l'élargissement des médicaments en vente libre ?

 

Cette actualité a été publiée le 13/11/2018 par Dr Claire Lewandowski, Faculté de Médecine de Besançon

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CES 2019 : "Les hôpitaux manquent de moyens pour se projeter dans l'innovation" (Orange Healthcare)

CES 2019 : "Les hôpitaux manquent de moyens pour se projeter dans l'innovation" (Orange Healthcare) | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

"PARIS (TICsanté) - Si le Consumer Electronics Show (CES) est une bonne vitrine des opportunités offertes par les technologies de santé connectée, "l'informatisation 'basique'" des hôpitaux est toujours en cours en France, et les structures de santé manquent encore de moyens pour "se projeter dans l'innovation", a estimé Rémy Choquet, directeur de l'innovation d'Orange Healthcare, dans un entretien à TICsanté.

 

Comment expliquer le fossé qui peut exister entre les prouesses technologiques exposées au CES et la réalité de terrain en termes d'outillage des professionnels et établissements de santé?

 

R.C.: La difficulté à appréhender les impacts d'une innovation sur le système de soins peut être une raison. Mais il y aussi un problème de dette technologique des hôpitaux en France. Le CES est une vitrine d'innovations qui peuvent être une réalité outre-Atlantique, mais qui ne pourront pas l'être aussi simplement chez nous, car les Etats-Unis investissent deux à trois fois plus que nous dans la digitalisation des hôpitaux. Une technologie ne vit pas seule: il faut pouvoir la tester pour qu'elle s'intègre à un système d'information hospitalier (SIH) et aux usages.

Il faut avoir du temps et des moyens humains et financiers pour cela. En France, l'informatisation "basique" des hôpitaux est toujours en cours et nous ne disposons pas toujours d'un socle suffisamment solide pour que les établissements prennent le temps de se projeter dans l'innovation. Certains se mettent en ordre de bataille, mais ils le font à moyens quasiment constants: il faut donc trouver des poches de valeur probantes.

 

A-t-on réellement le temps d'attendre? Quel risque pourrait-il y avoir à se voir imposer des innovations développées ailleurs, aux Etats-Unis ou en Asie?

 

R.C.: Le sujet de fond est de savoir si l'on souhaite créer une filière du digital en santé en France et en Europe. Ne pas donner les moyens à l'hôpital d'intégrer et de travailler sur l'innovation, cela signifie qu'on ne permet pas à une industrie locale de se développer. Le problème que l'on constate globalement dans le domaine de la santé d'un point de vue industriel, c'est un manque de maturité du marché.

Ce n'est pas toujours évident d'investir pour fabriquer des objets digitaux sans connaître la réalité de l'achat ou du positionnement du produit, du fait d'une faiblesse de la demande. La question à se poser est de savoir si l'on souhaite être constructeurs de nos propres solutions digitales ou bien si l'on veut laisser de grands acteurs étrangers développer les outils, pour ensuite les adapter chez nous, sans avoir eu la chance de créer une filière industrielle française de la e-santé."

 

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Haute Autorité de Santé - Éducation thérapeutique – Patients et soignants, tous engagés !

Haute Autorité de Santé - Éducation thérapeutique – Patients et soignants, tous engagés ! | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

"Dix ans après une première évaluation, la HAS a passé en revue la littérature internationale consacrée à l’efficacité des stratégies d’éducation thérapeutique du patient (ETP) pour les maladies chroniques les plus fréquentes. Les conclusions montrent que la plus-value de l’ETP est rarement mesurée dans de bonnes conditions. Néanmoins, la HAS a relevé plusieurs conditions favorables à sa mise en place. Elle propose des orientations pour renforcer la place de l’éducation thérapeutique dans le parcours de soins du patient et des repères pour les professionnels afin d’évaluer et analyser son efficacité. Explications d’Anne-Françoise Pauchet-Traversat*, du service évaluation de la pertinence des soins et amélioration des pratiques et des parcours de la HAS."

 

 

 

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Haute Autorité de Santé - Rencontres sécurité : un partenariat entre équipes et management

Haute Autorité de Santé - Rencontres sécurité : un partenariat entre équipes et management | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

Sous l’impulsion du Collège de la HAS, des « Rencontres Sécurité » ont été expérimentées depuis 2017 au sein de onze établissements de santé volontaires. Cette méthode efficace et largement déployée dans d’autres secteurs que la santé est très peu connue et développée en France. Concrètement, il s’agit d’une démarche volontaire basée sur des rencontres sur le terrain, entre la gouvernance de l’établissement et des équipes de professionnels pour parler de la sécurité du patient. Les rencontres sécurité pourront être valorisées dans le cadre de la certification des établissements de santé. Le point avec Catherine Auger, du service évaluation et outils pour la qualité et la sécurité des soins à la HAS.

Les "rencontres sécurité", de quoi s'agit-il ?

En pratique, il s’agit d’une rencontre annoncée et préparée, qui se caractérise par des échanges pendant 1 heure environ, entre 2 équipes : une équipe mixte composée de managers issus de la gouvernance (directeur général ou son représentant et président de commission médicale d’établissement/conférence médicale ou leurs représentants) et l’équipe de secteur d’activité visité.
La rencontre se déroule sur le lieu de travail de l’équipe du secteur d’activité et les échanges sont centrés sur la sécurité des patients et les évènements indésirables associés aux soins, quelle que soit leur gravité. L’échange est suivi de l’identification d’objectifs d’amélioration puis de la mise en place d’un plan d’action partagé pour améliorer la sécurité des patients.

Pourquoi utiliser cette démarche ?

Ce que l’on attend des rencontres sécurité, c’est le partage des visions entre ces 2 équipes. Pour cela, la gouvernance est à l’écoute des problèmes identifiés, en matière de sécurité du patient, par l’équipe du secteur d’activité. Celle-ci doit pouvoir exprimer des propositions de solution. Ces solutions peuvent être discutées entre les deux équipes, et la gouvernance peut, le cas échéant, expliquer les limites de faisabilités de certaines. Au final, les rencontres sécurité permettent ainsi de montrer l’engagement de la gouvernance pour la sécurité des patients et de faciliter la communication.

Comment faire ?

Ces rencontres ne constituent en aucun cas un audit ou une inspection, ou encore une stratégie de communication isolée. Elles sont l’occasion pour les équipes d’échanger en confiance sur les problématiques de sécurité du patient pour trouver des solutions pérennes et adaptées. 
Malgré leur simplicité apparente, il ne s’agit pas d’une approche simpliste. La démarche implique un engagement et un degré de détermination plus profonds que le simple respect rigoureux d’un protocole ou d’une procédure. Cette méthode nécessite un temps d’appropriation, un soutien continu et un déploiement progressif.

Pourquoi avoir mené une expérimentation ?

Bien que faisant l’objet d’une littérature internationale importante, les rencontres sécurité (safety walkrounds en anglais) restent très peu connues en France. Deux revues de littératures françaisesrécentes montraient l’intérêt de cette démarche mais insistaient sur la nécessité de mener des expérimentations afin d’évaluer leur faisabilité et leur acceptabilité en France. C’est dans ce contexte et avec l’appui d’un groupe de travail multidisciplinaire que l’expérimentation HAS a été mise en place.


Les résultats de l’expérimentation montrent un enthousiasme important des équipes pour cette démarche, et pour l’intervention directe de la gouvernance auprès des équipes terrain. Toutes les rencontres se sont déroulées dans un climat constructif avec des échanges riches et ouverts. Les témoignages recueillis l’illustrent clairement.


Il s’agit d’une démarche mise à disposition des professionnels de santé et complétant l’ensemble des méthodes et outils déjà existants. Elle va notamment être intégrée dans Pacte, et peut être valorisée dans le cadre de la certification des établissements de santé (compte qualité).

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e-santé - Médecine algorithmique : quels défis éthiques ?

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Un rapport commandé par le CCNE sur le numérique et l’intelligence artificielle en santé a été publié lundi 19 novembre. Il identifie notamment deux défis éthiques autour de la médecine algorithmique et préconise des pistes pour les dépasser.

« L’intelligence artificielle en santé (…) peut contribuer à améliorer l’accès aux soins des citoyens, grâce à des dispositifs de pré-diagnostic médical ou d’aide à l’orientation dans le parcours de soin », signait le député Cédric Villani dans son rapport sur l’intelligence artificielle, publié en mars dernier.

Mais c’est un nouveau rapport sur le thème de l’intelligence artificielle (IA) et de la santé dans le cadre des États Généraux de la Bioéthique, intitulé « Numérique et santé : quels enjeux éthiques pour quelles régulations ? », qui vient d’être publié lundi 19 novembre.

Deux enjeux éthiques

Ce nouveau rapport a été produit par un groupe de travail animé par Claude Kirschner, directeur de recherche à l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), et David Gruson, ex-délégué général de la Fédération hospitalière de France (FHF) et porteur de l’initiative « Ethik-IA », et commandé par le comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE).

Le document met notamment en exergue deux enjeux éthiques associés au déploiement de la médecine algorithmique : « La délégation du consentement éclairé à un algorithme et la minoration de la prise en compte des situations individuelles ».

Rééquilibrer la relation entre patients et professionnels de santé

Le groupe de travail pose un constat, en citant en particulier la contribution de France Assos Santé, qui explique que « la question n’est pas de craindre ou de placer un espoir inconsidéré dans l’intelligence artificielle ». Selon l’organisation, qui regroupe 80 associations de patients, si l’IA « augmente sans aucun doute les capacités d’analyse médicale, la question est simplement, mais au plus haut point, de veiller à poursuivre le rééquilibrage de la relation entre patients et professionnels de santé ».

« Que restera-t-il de l’effectivité du choix du patient au moment de consentir aux soins ? », s’interroge le rapport, pour qui le numérique et la médecine algorithmique s’appuient sur des données massives « faisant la preuve de leur efficacité en termes de qualité des soins et d’efficience ».

De l’universalité de la prise en charge individuelle

Claude Kirschner et David Gruson citent également le rapport produit par le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), qui recommande « que le développement des dispositifs techniques ayant recours à l’intelligence artificielle soit incité à aller dans le sens d’un marché industriel d’aide à la décision médicale et non pas vers celui qui dicterait au médecin comme au patient une décision rendue par l’algorithme qui s’imposerait à eux sans être susceptible de critique ou de transgression. »

Reste l’enjeu de la « minoration relative de la prise en compte des situations individuelles ». Autrement dit, comment le numérique peut accentuer l’application au niveau individuel de résultats obtenus sur des groupes de population ? « Cet enjeu éthique est associé à la nature même des algorithmes qui reposent sur des calculs de probabilités reposant sur des traitements massifs de données », expose le rapport.

Vers de nouveaux dispositifs de régulation

C’est la question d’une « systématisation de raisonnements fondés sur des modèles dont des limites peuvent être liées à leur capacité à prendre en compte l’ensemble des caractéristiques et des préférences de chaque patient ». Pour les auteurs, ces enjeux éthiques « doivent faire l’objet de dispositifs de régulation ».

Comment se délier de ces défis éthiques dans le développement de la médecine algorithmique ? « La personne doit pouvoir être informé préalablement du recours à un dispositif numérique dans son parcours de prise en charge en santé » : le rapport préconise notamment l’insertion d’un principe de « garantie humaine » du numérique, qui « permettrait à la France de se positionner positivement précurseur au niveau international ».

Une loi pour bientôt ?

Cela signifierait « des procédés de vérification régulière – ciblée et aléatoire – des options de prise en charge proposées par le dispositif numérique » et « l’aménagement d’une capacité d’exercice d’un deuxième regard médical humain à la demande d’un patient ou d’un professionnel de santé ». 

« Cet aspect du numérique en santé sera-t-il retenu comme une grande priorité dans le cadre de la future loi ? », s’est interrogé le Pr Jean-François Delfraissy, président du CCNE, lundi lors d’un colloque organisé à l'occasion de la publication officielle du rapport, rapporte l’APMnews. « On a tous les éléments pour penser que oui, mais il faut être prudent », a-t-il ajouté.


Via Vigipharm
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Les Français et les données de santé sur le web #esante #hcsmeufr 

Les Français et les données de santé sur le web #esante #hcsmeufr  | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it
written by Rémy Teston26 novembre 2018
 

"Lors du HDI Day le 15 novembre dernier, le Healthcare Data Institute a dévoilé un sondage sur « Les données de santé sur internet et les réseaux sociaux ». Découverte.

 

Les réseaux sociaux ont pris une importance considérable en matière d’information sur la santé. Les patients échangent, rapportent leurs expériences et s’informent via les forums de discussion et les réseaux sociaux généralistes (Twitter, Facebook, Instagram…) constituant d’importantes communautés de patients en ligne.

 

Ces données de santé générées sur les réseaux sociaux ne sont pas encore suffisamment exploitées. En avril 2017, le Healthcare Data Institute (HDI) – premier Think Tank international consacré au Big Data dans le domaine de la santé – a lancé un groupe de travail qui a présenté ses conclusions le 15 novembre dernier lors du HDI Day. Pour exploiter de manière responsable les données de santé générées par les patients sur les réseaux sociaux dans l’intérêt des patients et le respect de leurs droits, il recommande de :

 

  1. Favoriser l’exercice effectif du droit à la portabilité des données de santé générées sur les réseaux sociaux pour permettre l’exploitation de toutes les données partagées, à l’initiative et sous le contrôle des utilisateurs ;
  2. Sensibiliser les citoyens à l’existence d’API et à leur fonctionnement ; c’est-à-dire les informer précisément et de manière simple et adaptée des conditions d’utilisation et catégories d’utilisateurs des API des réseaux sociaux qu’ils utilisent, pour permettre une exploitation transparente, respectueuse des droits des utilisateurs des réseaux et sécurisée pour les exploitants de données.
  3. Permettre un accès simplifié et gratuit aux bases comprenant les données rendues publiques sur les réseaux sociaux par leurs utilisateurs, pour les acteurs de la recherche publique et les porteurs de projets de recherche scientifique financés par les pouvoirs publics ou commandés par les pouvoirs publics dans l’exercice de leurs missions de service public. A cette fin, l’exception légale dite de data mining pourrait être élargie ;
  4. Développer des partenariats entre les pouvoirs publics et les réseauxsociaux et, dans ce cadre, mettre à la disposition des pouvoirs publics des modules de ciblage affiné pour permettre une diffusion efficace des campagnes publiques de prévention ou le recrutement de volontaires pour les projets de la recherche publique ou les projets conduits pour le compte des pouvoirs publics dans l’exercice de leurs missions de service public.

Les Français et les données de santé sur Internet et les Réseaux sociaux

Lors de ce HDI Day, le Heathcare Data Institute s’est intéressé au sujet et a publié avec Odoxa un sondage sur “Les Français et les données de santé sur Internet et les Réseaux sociaux“.

 

Alors qu’il s’agit d’un sujet relativement personnel, près d’un tiers des Français a déjà parlé de sa santé sur le Web. Évoquer sa santé en ligne est loin d’être une pratique marginale, puisque 29 % des Français affirment avoir déjà évoqué un sujet lié à leur santé sur la Toile.

Les réseaux sociaux sont devenus un support d’expression privilégié. Parmi les 29% de Français qui ont déjà parlé de leur santé sur Internet, ceux-ci privilégient comme support d’expression : les réseaux sociaux (groupes Facebook, Twitter, Instagram…) pour 73 % d’entre eux, devant les forums tels que Doctissimo, Auféminin… (67 %), et les communautés de patients dédiées et plus structurées telles que PatientLikeMe, Carenity… (29 %).

Pour les Français, les témoignages de patients en ligne apportent des informations précieuses sur les effets secondaires des médicaments (comme l’affirment 58 % des sondés), mais aussi sur le vécu des patients (pour 57 % d’entre eux).

 

Mais déjà 45 % des Français estiment que les témoignages de patients sur les réseaux sociaux ont de la valeur pour faire avancer la recherche médicale. Et de façon plus détaillée : 57 % pensent qu’ils peuvent permettre aux autorités de réagir plus rapidement (au début d’une épidémie par exemple) ; 53 % jugent qu’ils peuvent permettre de compléter les données récoltées dans le cadre de la recherche médicale.

 

Le potentiel de ces données pour la recherche médicale est loin d’être négligeable car, s’ils sont certains de leur anonymat, plus de 6 Français sur 10 se déclarent prêts à s’impliquer pour fournir davantage de données.

Les réseaux sociaux  et la santé :  un enjeu pour le suivi  des patients et la  recherche scientifique

Le Health Data Institute propose également un livre blanc qui propose 4 recommandations pour exploiter de manière responsable les données de santé générées par les patients sur les réseaux sociaux dans l’intérêt des patients et le respect de leurs droits.


Via Jean-Christophe Lévêque, Lionel Reichardt / le Pharmageek
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Jean-Christophe Lévêque's curator insight, November 26, 2018 7:33 AM

Très intéressantes recommandations sur la gestion des #donnéesdesanté sur le web par les patients. A voir comment protéger et rassurer sur leurs usages. #MBAMCI #hcsmeufr #esanté

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Dossier : les maladies les plus recherchées sur internet en France en 2018 #Esante #Hcsmeufr 

Dossier : les maladies les plus recherchées sur internet en France en 2018 #Esante #Hcsmeufr  | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

Quelles sont les maladies les plus recherchées par les Français sur les moteurs de recherche ? Newpharma a mené une étude basée sur près de 1.400 maladies en vue de répondre à cette interrogation. À première vue anodine, cette question soulève un certain nombre de réflexions et elle offre des résultats surprenants. La méthodologie suivie est disponible à la fin de cet article.


Via Lionel Reichardt / le Pharmageek
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Les Français majoritairement favorables à la communication directe des professionnels de santé vers le grand public - JIM

Les Français majoritairement favorables à la communication directe des professionnels de santé vers le grand public - JIM | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

Paris, le vendredi 23 novembre 2018 –

 

"Poussé notamment par la jurisprudence européenne, le Conseil d’État a préconisé au printemps dernier un assouplissement des règles qui régissent aujourd’hui la publicité et la communication des professionnels de santé. Le Conseil d’État considère que cet élargissement permettrait aux praticiens de « communiquer au public des informations sur leurs compétences et pratiques professionnelles, leur parcours professionnel, des informations pratiques sur leurs conditions matérielles d’exercice ainsi que des informations objectives à finalité scientifique, préventive ou pédagogique et scientifiquement étayées sur leurs disciplines et les enjeux de santé publique ». De fait à l’heure de la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations fantaisistes et parfois dangereuses qui bénéficient d’une aura sans précédent, beaucoup d’observateurs considèrent comme essentielle une plus grande prise de parole des médecins.

Plébiscite des patients mais réserve de certaines institutions

Cette attente est ainsi partagée par les Français selon une enquête Opinion Way menée pour le groupe Elsan, dont les résultats doivent être dévoilés aujourd’hui au Festival de la Communication en Santé à Deauville. Ainsi, près des deux tiers de nos concitoyens se disent favorables à une communication directe des professionnels de santé auprès du grand public. Outre une lutte plus efficace contre les fausses allégations en santé, cette évolution est perçue comme la promesse d’une amélioration du dialogue entre praticiens et patients et une plus grande participation de ces derniers aux décisions concernant leur santé.
 

Plébiscitée par les patients, la libéralisation de la communication des professionnels est observée de manière contrastée de la part des organismes représentatifs des praticiens. Ainsi, au lendemain des préconisations du Conseil d’État, le Centre national des professions libérales de santé (CNPS) avait rappelé la nécessité de prévenir toute « dérive commerciale » ; mais plusieurs syndicats avaient pour leur part apprécié la porte ouverte par les magistrats. Ils savent désormais qu’ils sont dans cette voie soutenus par les patients."

 

Aurélie Haroche


Via Festival Communication Santé, Lionel Reichardt / le Pharmageek
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Et si l’hôpital aidait à lutter contre la sédentarité en promouvant un style de vie plus actif ? – Centre Léon Bérard –

Et si l’hôpital aidait à lutter contre la sédentarité en promouvant un style de vie plus actif ? – Centre Léon Bérard – | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

"Actuellement, la sédentarité fait l’objet d’une question de santé publique majeure puisqu’elle représente un risque conséquent de développer des pathologies chroniques (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, etc.). Elle se définit par l’ensemble des comportements dont la dépense énergétique se trouve proche de celle du repos. Or, à l’hôpital, les comportements sédentaires sont très présents que ce soit pendant l’attente [assise] avant une consultation ou un soin ou les temps passés alités.

 

Et si l’hôpital aidait à lutter contre la sédentarité en promouvant un style de vie plus actif ? Ce n’est pas toujours facile lorsqu’on souffre d’un cancer mais des solutions existent…

 

A l’hôpital de jour du Centre Léon Bérard, un espace d’Activités Physiques Adaptées (APA) permet aux patients et à leurs proches de se mettre en mouvement pendant leur attente avant la prise d’un traitement. C’est une première étape pour le patient où le rôle de l’enseignante en APA va être de le sensibiliser à l’activité physique et de lui faire comprendre tout l’enjeu d’une pratique régulière. En effet, diminuer les comportements sédentaires et pratiquer de façon régulière une activité physique va contribuer au maintien et/ou à l’amélioration de la qualité de vie (réduction de la fatigue, améliorations de la composition corporelle et de la condition physique) ; prévenir l’apparition de certains effets secondaires ou encore favoriser la tolérance aux traitements.

 

Ensuite, il faudra veiller à ce que différents critères facilitant la pratique soient réunis afin d’initier un changement de comportement : trouver une activité physique plaisante, accessible géographiquement et financièrement, et enfin, adaptée au profil du patient. A l’hôpital de jour, les patients ont ainsi la possibilité de découvrir des activités (step, Pilates, renforcement musculaire, gym douce, appareils cardio, stretching, etc.), de participer à des ateliers variés (équilibre, automassages, coordination et réflexes, etc.), de trouver leur source de motivation pour démarrer ou maintenir une activité et de bénéficier de conseils personnalisés assurant une reprise progressive et sécuritaire.

 

Ainsi le patient va être orienté vers la formule la plus adaptée possible. Au Centre Léon Bérard, un second espace, « l’Espace Pyramide », va permettre d’accueillir gratuitement les patients adultes dans un programme d’APA de 3 mois. Cet espace possède une salle de cours collectif (pour des séances adaptées de Zumba, de step, de circuit training, de yoga, etc.) et un plateau technique composé d’appareils servant à améliorer l’endurance cardio-respiratoire (vélo, tapis de marche, rameur, etc.).

 

Les adolescents et jeunes adultes ont également la possibilité d’utiliser l’espace sur des temps donnés pour pratiquer diverses activités ludiques et adaptées.

Quant aux patients les plus éloignés géographiquement, ils sont orientés sur demande vers des lieux de pratique adaptée par l’intermédiaire des plateformes départementales de sport-santé ou par le biais de contacts directs avec les associations ou structures existantes.

 

Et lorsque l’on habite une zone plus éloignée, certains enseignants en APA se déplacent à domicile et d’autres organismes assurent même des séances adaptées en visioconférence !

 

Voilà de quoi nous faire bouger un peu plus…"

 

Magali Dubois

Enseignante en Activités Physiques Adaptées, Centre Léon Bérard


Via Festival Communication Santé
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Les patients sont-ils mal informés ? Le fossé qui sépare la connaissance scientifique et les croyances des patients est-il en train de s’élargir ? 

Les patients sont-ils mal informés ? Le fossé qui sépare la connaissance scientifique et les croyances des patients est-il en train de s’élargir ?  | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

Le fossé qui sépare la connaissance scientifique et les croyances des patients est-il en train de s’élargir ? La réponse est clairement oui pour l’éditorialiste du journal médical « The Lancet Oncology » qui parle d’une réelle crise de confiance entre les professionnels de la santé et le grand public.

Des médecins et des patients toujours plus éloignés ?

Les raisons de cette évolution ? En vrac et sans être exhaustif : des patients qui ne croient plus aveuglément ce que les médecins leur disent, la disponibilité toujours plus grande d’informations santé de qualité très variable, des professionnels de la santé qui communiquent insuffisamment avec leurs patients et enfin, pour lier le tout, une bonne dose de crédulité humaine.

 

En oncologie, cet éloignement se manifeste de façon très concrète par des patients qui s’auto-diagnostiquent et qui recourent à des thérapies alternatives non éprouvées, quel que soit l’avis de leurs médecins.

 

Comme le rappelle cet article, des chercheurs ont étudié l’association entre l’utilisation de la médecine complémentaire et alternative, l’adhésion aux traitements conventionnels et la survie globale chez les patients atteints de cancer1, 2. Ces études ont révélé que les patients qui ont recours à la médecine complémentaire sont plus susceptibles de refuser la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie, et que les patients qui ont recours à la médecine complémentaire ou alternative sont deux fois plus susceptibles de mourir que ceux qui sont traités par la médecine conventionnelle.

 

Je pensais jusqu’à récemment que l’homéopathie et les autres thérapies alternatives, à défaut d’être efficaces, ne faisaient pas de mal, je n’en suis plus convaincu.

Comment savoir quel est le meilleur traitement ?

Un article publié sur le site evidentlycochrane.org nous donne la réponse :

 

  1. Le patient et le professionnel de la santé doivent accéder à des informations de qualité.
  2. Le patient doit avoir confiance au médecin mais doit aussi être capable de le « challenger », il ne doit pas croire et faire tout ce que le médecin lui dit sans réfléchir.
  3. Le professionnel de la santé doit être capable de prendre en compte les préférences du patient.

 

Cela nécessite de former les professionnels de la santé. Ils doivent apprendre à utiliser les bases de données médicales électroniques où ils pourront trouver les réponses aux questions qu’ils se posent face à leurs patients. Cela signifie aussi qu’ils doivent être capables d’intégrer dans les traitements proposés les préférences et les valeurs du patient.

 

Pour ce qui est des patients, ils doivent eux aussi apprendre à utiliser l’Internet santé. C’est ce que l’on appelle la littératie santé, la capacité d’une personne à trouver, à comprendre, à évaluer et à utiliser une information sur la santé afin de prendre des décisions éclairées concernant sa propre santé ou celle d’un proche.

Les patients s’informent

Je me réjouis bien sûr de voir les patients prendre une plus grande place dans la relation soignant – soigné, de les voir s’informer sur leurs problèmes de santé. Mais pour que cela soit utile, ils doivent impérativement accéder à des informations de qualité.

 

Un des grands problèmes actuels est à mes yeux la qualité extrêmement variable des informations santé trouvées dans les médias. A une époque où les fausses informations se répandent sur Internet et sur les médias sociaux plus vite que les vraies, on est en droit de s’inquiéter.

 

Internet n’a pas l’exclusivité des fausses informations santé, les magazines dits féminins en sont la preuve. Si vous devez encore vous en convaincre, lisez cet article « Non, je ne veux pas  repulper ma poitrine en trois pschitt, merci » paru dans le Temps cet été.

 

Il y a aussi une foule d’inspirés qui sans aucune connaissance médicale se permettent de donner des conseils santé, les célébrités sont les plus dangereuses car leurs conseils sont suivis. Vous découvrirez un bel exemple dans cet article « Oeuf dans le vagin et jus détox : un dimanche en enfer avec Gwyneth Paltrow ».

 

Chose plus inquiétante encore, ce sont parfois les professionnels de la santé qui diffusent de dangereux messages, ce médecin proposant de traiter l’homosexualité par l’homéopathie en est la preuve.

 

Un des problèmes d’Internet est que l’on y trouve tout, y compris ce qui est complètement faux. Si vous vous demandez si le SIDA peut être guéri par une plante, vous trouverez facilement un site qui vous dira que oui (une plante qui en plus traite le diabète et le cancer…).

 

Dans ce domaine de la fausse information, les médecines dites alternatives sont surreprésentées.

Suivre des traitements inefficaces, pour peu qu’ils ne soient pas dangereux, est sans conséquence pour des problèmes de santé qui guérissent tout seuls. Vous pouvez traiter votre rhume hivernal avec n’importe quel traitement, vous guérirez. Pour les problèmes plus sérieux, faites tout de même attention.

Mieux informé, mieux soigné

Je ne prétends pas avoir la réponse à cette problématique mais deux pistes doivent à mon avis être suivies :

 

  1. Aider le grand public à acquérir les connaissances pour une utilisation efficace mais aussi critique de l’Internet santé. Cela pourrait être une belle mission pour l’Office fédéral de la santé publique.
  2. Encourager les professionnels de la santé à plus communiquer, avec leurs patients bien sûr mais aussi en dehors de leur cabinet, en étant présents sur Internet et sur les médias sociaux. Il ne s’agit pas de se substituer au travail des journalistes scientifiques, juste de proposer une information complémentaire.

Il en va de la santé des patients.

 

  1. Complementary Medicine, Refusal of Conventional Cancer Therapy, and Survival Among Patients With Curable Cancers. JAMA Oncol. Published online July 19, 2018.
  2. Use of Alternative Medicine for Cancer and Its Impact on Survival. JNCI: Journal of the National Cancer Institute, Volume 110, Issue 1, 1 January 2018, Pages 121–124

Via Renaloo
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Renaloo's curator insight, October 21, 2018 6:45 AM

Les patients sont-ils mal informés ? Le fossé qui sépare la connaissance scientifique et les croyances des patients est-il en train de s’élargir ? 

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Le #Syntec Numérique se réorganise pour "faire émerger le secteur du numérique en santé" #transfonum #esante #hcsmeufr 

Le #Syntec Numérique se réorganise pour "faire émerger le secteur du numérique en santé" #transfonum #esante #hcsmeufr  | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

PARIS, 23 octobre 2018 (TICsanté) - Le comité santé du Syntec Numérique, syndicat professionnel des entreprises de services du numérique, a vu sa gouvernance remaniée au début de l'été et il est désormais coprésidé par un binôme composé d'Olivier Vallet, PDG de Docapost (groupe La Poste), et Isabelle Zablit, présidente de Clavesis, qui veulent "faire émerger le secteur du numérique en santé en France".

 

"Le comité santé est né de l'écoute des besoins des adhérents du Syntec. Nous souhaitions que le numérique soit identifié comme un secteur porteur en santé", a rappelé Isabelle Zablit le 17 octobre lors d'une rencontre avec la presse.

 

Fort de "150 adhérents", le comité a été remodelé en juillet "de façon à ce qu'il représente toutes les personnes membres de l'organisation et qu'il fasse émerger le secteur du numérique en santé en France", a exposé la coprésidente de la structure.

Au sein de la nouvelle gouvernance, Olivier Vallet représente plutôt les grands noms de la tech en santé, membres de l'organisation syndicale, et Isabelle Zablit "les petites structures".

 

Le duo succède à Pierre Leurent, qui s'est retiré à la suite de l'entrée en Bourse, fin mai, de l'éditeur Voluntis, dont il est directeur général.

 

"Le Syntec doit être un 'accélérateur' et pour cela, nous avons réorganiser notre comité pour le structurer, le consolider et mettre le numérique au service du patient et du médecin", a expliqué Olivier Vallet.

 

Pour apporter leur éclairage sur la question de l'e-santé, aux entreprises adhérentes comme aux pouvoirs publics le requérant, le comité santé du Syntec a lancé "il y a trois semaines" des groupes de travail composés de professionnels du secteur: éditeurs de logiciels, ingénieurs informatiques mais aussi grandes entreprises de la tech dont Atos, Visiomed ou encore Open Health.

 

Ces groupes de travail "se sont fixés une trajectoire à trois ans sans calendrier de publication de rapports", a précisé Olivier Vallet.

 

Ils devront produire des analyses et propositions sur des thématiques du secteur (données de santé, interopérabilité, télémédecine, nouvelle organisation des soins, etc.) et "être réactifs" aux annonces.

 

"Nous assistons à un véritable alignement des planètes. Le numérique devient central en santé et notre enjeu est d'être utile à un niveau industriel et donc de favoriser et accélérer les usages", a indiqué le coprésident du comité.

Health Data Hub: "réguler l'écosystème des données de santé sans l'administrer"

En attendant le passage à l'échelle industrielle, le comité santé du Syntec est intervenu sur le projet du Health Data Hub.

Auditionnée, l'organisation syndicale s'est félicitée de "retrouver [ses] messages dans le rapport" de préfiguration du projet, rendu public le 12 octobre (voir dépêche du 22 octobre 2018).

 

Les données de santé "constituent un enjeu majeur pour le pays", "l'Etat doit avoir un rôle de régulateur et non d'opérateur", "le Health Data Hub ne doit pas être une infrastructure centralisée"... telles étaient les propositions -dans les grandes lignes- du Syntec, qui a également publié une note de position sur le projet.

 

"Le rapport de préfiguration du Health Data Hub est dans la continuité de ce que nous avions proposé. Nous y avons porté quelques convictions dont celle de faire de l'Etat un régulateur et non pas un opérateur. Quand l'Etat est un opérateur c'est long, comme ce fut le cas avec le dossier médical partagé (DMP)", a pointé Olivier Vallet.

 

Pour le comité santé du Syntec, le Health Data Hub doit s'articuler autour de cinq axes stratégiques:

 

  • favoriser le partage de données dans le respect du droit des personnes

 

  • accélérer la production de données de qualité par les acteurs de santé
  • développer l'interopérabilité

 

  • enrichir les données de santé existantes

 

  • mettre en place une action pluriannuelle dotée d'une gouvernance associant les acteurs.

 

"Nous allons être vigilants sur ce projet et pousser l'Etat à l'exécuter. Il ne faut pas que cela se transforme en usine à gaz", a prévenu Olivier Vallet.

 

Même tonalité pour Isabelle Zablit, qui a rappelé que, s'agissant du Health Data Hub comme du plan "Ma santé 2022", "les entreprises vont avoir besoin d'engagements, de visibilité et de lisibilité sur la façon dont tout cela va être déployé pour s'organiser et investir".

 

Note de position du Syntec Numérique sur le Health Data Hub

 

wz/gb


Via GIE_GERS
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GIE_GERS's curator insight, October 23, 2018 3:06 AM

 Le comité santé du Syntec Numérique, syndicat professionnel des entreprises de services du numérique, a vu sa gouvernance remaniée au début de l'été et il est désormais coprésidé par un binôme composé d'Olivier Vallet, PDG de Docapost (groupe La Poste), et Isabelle Zablit, présidente de Clavesis, qui veulent "faire émerger le secteur du numérique en santé en France".

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Surveiller l’épidémie de grippe grâce à Twitter, c’est efficace #socialmedia #Sociallistening #hcsmeufr #Esante #Patient 

Surveiller l’épidémie de grippe grâce à Twitter, c’est efficace #socialmedia #Sociallistening #hcsmeufr #Esante #Patient  | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it
Surveiller l’épidémie de grippe grâce à Twitter, c’est efficace
Le nombre de tweets relatifs à la grippe publiés sur le réseau social suit la même courbe que les consultations médicales. Selon Santé publique France, Twitter pourrait aider à surveiller les épidémies.

 

À l’heure actuelle, les épidémies de grippe sont surveillées grâce à des réseaux comme celui de SOS médecins pour les consultations médicales ou OSCOUR pour le recours aux urgences. Désormais, Twitter pourrait compléter le dispositif.

Une étude de Santé publique France a passé au crible 238 244 tweets relatifs à la grippe, publiés sur le réseau social entre le 8 août 2016 et le 26 mars 2017. Parmi ceux-ci, les chercheurs ont isolé 22 939 tweets dans lesquels la personne évoque son état grippal. En tenant compte de leurs dates de publication, ils les ont comparées aux statistiques de SOS médecins et du réseau Oscour. Et les résultats montrent des courbes remarquablement parallèles.

 

« Une corrélation positive et statistiquement significative a été observée entre les tweets indiquant un état grippal et les consultations pour grippe/syndrome grippal rapportées par les réseaux Oscour et SOS médecins, à la fois au niveau national et au niveau régional », indiquent les auteurs.

 

Ces résultats sont comparables à ceux d’autres études montrant que Twitter peut contribuer non seulement à la surveillance des épidémies de grippe, mais aussi d’autres maladies infectieuses comme la dengue ou le choléra. 

 

Twitter étant majoritairement utilisé par des 16-44 ans, qui publient des informations en temps réel, le réseau social pourrait à l’avenir détecter la survenue des épidémies de manière plus précoce que les méthodes traditionnelles. 

 

Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 18 octobre 2018.


Via GIE_GERS
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GIE_GERS's curator insight, October 31, 2018 6:14 AM
Surveiller l’épidémie de grippe grâce à Twitter, c’est efficace

Le nombre de tweets relatifs à la grippe publiés sur le réseau social suit la même courbe que les consultations médicales. Selon Santé publique France, Twitter pourrait aider à surveiller les épidémies.

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Le carnet de santé numérique va devoir faire ses preuves

Le carnet de santé numérique va devoir faire ses preuves | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

"Le dossier médical partagé est officiellement « disponible pour tous » depuis mardi. Les médecins expriment leurs doutes sur sa mise en œuvre."

 
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Suzana Biseul PRo's curator insight, November 6, 2018 2:05 PM
Sur le papier, l’outil présente beaucoup de vertus. Il doit renforcer la collaboration entre les professionnels de santé, permettre un accès immédiat aux informations médicales d’un patient lors d’une première consultation ou en cas d’urgence, éviter les risques liés aux interactions médicamenteuses ou la réalisation d’actes médicaux redondants. En 2004, lors de la présentation du projet, M. Douste-Blazy estimait que le DMP pourrait permettre d’économiser 3,5 milliards d’euros par an, un montant jamais réévoqué depuis.
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Microsoft peut désormais héberger des données de #santé en France #GAFAM #esante #hcsmeufr 

Microsoft peut désormais héberger des données de #santé en France #GAFAM #esante #hcsmeufr  | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

Le géant américain de l'informatique est l'une des premières entreprises à obtenir la nouvelle certification d'hébergeur de données de santé, qui va lui permettre de travailler étroitement avec des hôpitaux et des start-up spécialisées.

 

Héberger des dossiers d'un hôpital, entraîner une intelligence artificielle sur de l'imagerie médicale, permettre à une start-up de prendre les rendez-vous d'un patient. Voilà les ambitions de Microsoft, qui a annoncé mardi avoir obtenu la certification hébergeur de données de santé pour ses data centers français. Cette procédure, appliquée depuis 2018 et délivrée par le ministère de la Santé, est obligatoire pour toute entreprise ou institution qui souhaite héberger des données de santé, ou fournir un service d'hébergement à des hôpitaux ou des start-up spécialisées. Elle remplace progressivement l'agrément des hébergeurs de données de santé, qui était en vigueur depuis 2006. Microsoft est la première grosse entreprise de cloud à l'obtenir.

Un secteur délicat

En France, le géant américain des nouvelles technologies propose ses services de cloud - de l'hébergement et de l'analyse de données pour les professionnels - depuis plusieurs années, au travers de sa plateforme Azure et sa suite bureautique en ligne Office 365. Il dispose même, depuis début 2018, de quatre centres de données installés en région parisienne et à Marseille. Néanmoins, le secteur de la santé est délicat. Tout hébergeur prétendant gérer des données «à caractère personnel relatives à la santé physique ou mentale d'une personne physique» doit recevoir l'approbation du ministère de la Santé. Souvent, les hôpitaux se retrouvent à devoir héberger leurs données et leurs différents services informatiques sur leurs propres serveurs, afin d'en garantir la sécurité.

 

Cette nouvelle certification, délivrée par des organismes de certification, est valable depuis cette année. Elle est soumise à un audit annuel, et doit être renouvelée tous les trois ans. Elle concerne six types d'activités, du stockage en passant par la gestion de l'infrastructure réseau, la sauvegarde de données ou l'hébergement d'applications. C'est la première fois que Microsoft reçoit l'approbation du ministère de la Santé, n'ayant pas candidaté à l'agrément des hébergeurs de données de santé, qui faisait foi jusqu'ici. C'est aussi pour cela qu'il a reçu rapidement la certification. Les autres acteurs du cloud bénéficiant déjà de l'ancien agrément, comme OVH, doivent attendre son expiration avant de passer au nouveau système.

 

«Cette certification nous permet de toucher les hôpitaux, les start-up spécialisées dans la santé, mais aussi les assureurs et les mutuelles», se félicite Laurent Schlosser, directeur de la division Secteur Public de Microsoft France. «Le fait d'avoir des data centers en France est un élément de confiance supplémentaire pour nos clients dans la santé, notamment les hôpitaux», ajoute Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France. La certification s'applique pour le moment aux services relatifs à Azure et Office 365 proposés depuis les data centers français de Microsoft. Dynamics 365, des applications d'analyse de données pour les professionnels, sera également couvert par cette nouvelle norme de sécurité à partir de 2019."


Via GIE_GERS
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GIE_GERS's curator insight, November 7, 2018 2:25 AM

Le géant américain de l'informatique est l'une des premières entreprises à obtenir la nouvelle certification d'hébergeur de données de santé, qui va lui permettre de travailler étroitement avec des hôpitaux et des start-up spécialisées.

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La santé, le nouvel eldorado des ingénieurs

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"Des mutations de l’industrie pharmaceutique à l’essor du « patient connecté », la santé offre de nouvelles opportunités pour les ingénieurs. Un phénomène qui ne fait que commencer."

 

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Quand l’IA aide à prédire le parcours de soin d’un patient  

Quand l’IA aide à prédire le parcours de soin d’un patient   | "Autonomisation | capacitation du patient (francophonie) : littératie en santé - ETP - patients experts - Promotion de la santé - Droits des patients - esanté - santé digitale - epatients - TIC et hôpital numérique - IA et santé " by VAB Traductions | Scoop.it

[FRANCE]

"En utilisant des outils de Process Mining, les chercheurs de Mines Saint-Étienne s’attachent à décrire les parcours de soin typiques de patients atteints d’une pathologie donnée. À partir de ces modèles, ils peuvent aider les praticiens à prédire les prochaines étapes de traitement ou les évolutions d’une maladie."


Via Lionel Reichardt / le Pharmageek
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L’ordre des médecins s’oppose à la publicité pour la télémédecine

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[FRANCE]
Le Conseil national de l’ordre des médecins a décidé de mettre en demeure la société Qare pour qu’elle cesse la diffusion d’encarts publicitaires pour ses services de télémédecine. Des publicités que le Conseil juge fallacieuses.
 
« Satisfaits et remboursés ». C’est le titre de la publicité présentée par la société Qare dans le Journal du dimanche pour promouvoir son service de télémédecine. L’encart a été publié le 15 septembre, date à laquelle l’Assurance maladie a commencé à prendre en charge la télémédecine. Une publicité qui n’est pas du goût du Conseil national de l’ordre des médecins qui a annoncé, dans un communiqué publié lundi dernier, avoir pris la décision, lors de sa session plénière du 27 septembre, de mettre en demeure la société Qare de cesser la publication de ses encarts promotionnels.
 
Bien qu’il se félicite de l’essor de la télémédecine et de la téléconsultation, l’Ordre indique vouloir éviter que ces nouvelles pratiques entrainent une « ubérisation » de la médecine. Il insiste : « le développement d’offres de télémédecine ne saurait signifier un affranchissement des règles d’exercices de la profession ». Aussi, la télémédecine doit donc respecter le principe d’interdiction de la publicité en matière médicale.
 
Le Conseil estime également que ces publicités sont fallacieuses, quand elles laissent croire aux usagers de Qare que leurs dépenses de télémédecine seront remboursées par l’Assurance maladie. Or, l’accord conclu entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecin sur la prise en charge de la télémédecine n’inclut justement pas les services de télémédecine créés par des assurances et des sociétés privées, dont Qare, au grand dam de ces derniers qui investissent de plus en plus dans ces plateformes de télémédecine.
 
Le docteur Alexandre Maisonneuve, directeur médical de Qare admet une publicité maladroite mais estime qu’il ne s’agissait pas d’une « publicité commerciale concernant directement les médecins ». Il dénonce également le terme d’ubérisation, puisqu’ « on ne remplace pas des médecins par des non-médecins ».
 
La décision du Conseil national de l’ordre des médecins a en tout cas le mérite de relancer le débat sur la publicité en matière médicale, alors que le Conseil d’Etat a récemment exprimé l’idée, sous la pression de la Cour de Justice de l’Union Européenne, d’autoriser les médecins à « communiquer » avec le public.   
 

Quentin Haroche

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