Binômes jeunes/seniors: ils n'ont pas attendu le "contrat de génération" | Une passion pour l'humain dans toutes ses vérités :-) by Pharmacomptoir | Scoop.it

Chez ce fabricant de verre de banlieue parisienne, quand un senior approche de la retraite il s'associe à un jeune pour préserver et transmettre les...

SAV, une petite entreprise de 26 salariés installée dans une impasse de Joinville-le-Pont, produit des pièces uniques en verre, chauffées à très haute température pour des laboratoires. Cette PME n'a pas attendu l'annonce de François Hollande, destiné à lutter contre le chômage des jeunes et à maintenir les seniors dans l'emploi, lors de la conférence sociale des 9 et 10 juillet derniers à Paris pour mettre en oeuvre la formule du tutorat jeune/senior.


Depuis la loi de Sécurité Sociale de 2009 obligeant les entreprises, y compris les établissements publics, d’au moins 50 salariés à mettre en place un accord ou un plan d’action relatif à
l’emploi seniors, sous peine de payer une pénalité égale à 1% de leur masse salariale, peu de choses ont évolué dans les organisations.
Or les pratiques de management innovantes le prouvent, la durabilité de toute organisation, son évolution et sa force d'innovation passe aussi par sa capacité à accompagner et à faire évoluer ses collaborateurs tout au long de leur parcours professionnel. Favoriser le tutorat entre salariés expérimentés et débutants (tutorat intérimaire, parrainage seniors), c'est d'abord utiliser et valoriser les seniors dans la capitalisation et le transfert de connaissances, et c'est minimiser les risques de perte de savoir-faire. C'est enfin élargir les perspectives d’intégration de compétences : les seniors sont un gisement d’expériences, et les jeunes un potentiel de talents.
Il serait temps de voir les seniors comme des apports indispensables plutôt que comme des rebuts dont on ne saurait que faire.

 


Via Respons_news, Pierre Wouters