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August 27, 2018 1:55 AM
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August 27, 2018 1:48 AM
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Entre le 27 juillet et le 17 août, trois Rafale B et un avion de transport CASA C-235 de l’armée de l’Air ont participé aux manoeuvres aériennes « Pitch Black », organisées tous les deux ans par la Royal Australian Air Force (RAAF). « Cet exercice aura permis d’entraîner les équipages à la mission d’entrée en premier dans un environnement fortement contesté, de renforcer leur aptitude à évoluer à plusieurs milliers de kilomètres de la métropole, et de conforter la capacité des aviateurs français à opérer conjointement avec les armées de l’air alliées, australienne notamment », a fait valoir l’État-major des armées (EMA). À l’issue de ce séjour en Australie, les trois Rafale, accompagnés par un A400M, un A310 et un ravitailleur C-135 (pour certaines étapes, seulement), ont mis le cap vers l’Indonésie, dans le cadre du déploiement opérationnel « PEGASE » (Projection d’un dispositif aérien d’EnverGure en Asie du Sud-Est). Il s’agit de faire la démonstration des capacités de l’armée de l’Air à se déployer partout dans le monde (et accessoirement, d’envoyer un message à la Chine, qui s’intéresse – de trop près? – à la Polynésie française et à la Nouvelle-Calédonie…). Quoi qu’il en soit, le détachement français a rallié l’Indonésie, pays récemment frappé par une série de puissants séismes qui ont fait 550 morts et des centaines de milliers de sans-abri sur l’île de Lombok. Aussi, à la demande des autorités indonésiennes, l’A400M de la mission PEGASE a été sollicité, ce 24 août, pour transporter à Lombok 25 tonnes de fret (nourriture, matériaux de construction) ainsi que d’une dizaine de sécouristes et de paramédicaux. D’après le général Patrick Chareix, qui commande le dispositif français, cette mission a fait l’objet d’une « demande écrite du ministère indonésien » pour transporter jusqu’à « 35 tonnes d’aide humanitaire à Lombok. » Et d’ajouter, rapporte RFI : « Ce sont du ciment, des tentes, des tôles ondulées pour reconstruire un peu les logements sur place ou quelques habitations sur place. Et donc, c’est à mon avis une façon de voir un peu les qualités, les capacités de l’avion. Et de le mettre en pratique. » Pour rappel, l’Indonésie a déjà exprimé son intention de se procurer un « petit nombre » d’avions A400M pour moderniser sa flotte d’avions de transport, qui repose actuellement sur des C-130 Hercules. Par la suite, la mission PEGASE va se rendre en Malaisie (24/26 août) avant de mettre le cap vers le Vietnam, Singapour et l’Inde. Le retour des aviateurs français est prévu pour le 6 septembre, à Istres.
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August 27, 2018 1:45 AM
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Alors que Donald Trump ordonne la création d'une force spatiale, Paris souhaite amener l'Europe à réfléchir aux outils de surveillance de l'espace. La technologie existe, mais les financements manquent. Pour la ministre des Armées, Florence Parly, c'est un des dossiers clefs de la rentrée. Alors que le président Donald Trump a annoncé sa volonté de créer un corps d'armée spatial ( US Space Force ), la question de l'autonomie militaire française dans le domaine de l'espace gagne en intensité. Car si la France est engagée dans le renouvellement de ses satellites militaires, (programmes CSO dans l'observation, Syracuse IV dans les télécommunications et Ceres dans l'écoute électromagnétique), elle reste dépendante des données américaines pour calculer les risques de collisions qui menacent ses satellites ou les tirs d'Ariane. Seuls les Etats-Unis disposent de la cartographie complète des objets dans l'espace. Dépendance américaine Florence Parly a demandé à la Direction générale de l'armement, l'Etat-major et au commandement interarmées de l'espace les options pour répondre aux besoins du pays. A la veille d'une démocratisation de l'espace, avec des dizaines d'acteurs privés qui songent à lancer des constellations de minisatellites, le temps presse. Grâce au système de radar Graves, opérationnel depuis 2005, la France fait encore partie des quatre nations, avec les Etats-Unis, la Chine et la Russie, capables de voir ce qui se passe dans le ciel. Six alertes récentes - 2007: un missile chinois détruit à 800 kilomètres de la terre un de leur satellite de météo - 2008: les Etats-Unis répliquent en détruisant par missile un satellite de reconnaissance USA193, en faisant attention à limiter les débris - 2009: la collision entre le satellite iridium et un satellite russe créé 600 débris minimum - 2012: un satellite « inspecteur » non identifié tourne autour du satellite militaire français Syracuse - 2018: le Pentagone publie un rapport pointant la militarisation de l'espace par la Chine A Lyon, le Centre opérationnel de surveillance militaire des objets spatiaux observe 24 heures sur 24 les objets qui évoluent en orbite basse autour de la terre. L'an dernier, une trentaine d'alertes ont eu lieu, soit pour des risques de collision, soit pour des rentrées atmosphériques potentiellement à risque pour les populations. L'outil est précieux, il a permis à l'armée française de voir que le catalogue mis à sa disposition par les Américains était très incomplet... Des projets de nouveaux radars et télescopes Mais le système Graves vieillit. Il identifie 3.000 objets, soit huit fois moins que les Etats-Unis, qui développent actuellement une « Space Fence » pour parvenir à surveiller 100.000 objets ! Un investissement de plus de 1,5 milliard de dollars. En face, la rénovation de Graves engagée en 2016 sera insuffisante, même si elle permettra d'en étendre la durée de vie jusqu'en 2030 et d'en améliorer certaines performances. « A terme, l'ensemble des améliorations prévues nous permettront de gagner en gamme de détection, en passant des mini-satellites à 1.000 kilomètres d'altitude de la terre aux microsatellites dans le futur. Mais la détection de tous les cubesats (à partir de 10 cm de côté) qui se multiplient nécessitera un changement de technologie », explique Florent Muller, responsable du programme Graves à l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (Onera), qui étudie un moyen aux performances plus élevées et teste un démonstrateur développé pour l'ESA pour la détection des débris. « En orbite basse, la vitesse (7,5 km/s) est telle, qu'un tout petit débris peut mettre hors de service un satellite. » Décollage d\'Ariane 5 avec quatre satellites Galileo. - AFP Décollage d'Ariane 5 avec quatre satellites Galileo. - AFP Depuis décembre, la France utilise aussi les services du réseau GEOTracker développé par ArianeGroup pour surveiller les satellites situés en orbite moyenne et géostationnaire. A partir d'une petite dizaine de télescopes répartis au Chili, en Australie, en France et en Espagne, ArianeGroup a observé ce que les militaires nomment un « sous-marin spatial », un objet non identifié qui naviguait très près d'un satellite Syracuse... « Geotracker permet de suivre un millier d'objets supplémentaires par rapport à Graves et nous travaillons sur une proposition pour améliorer le système et le mettre au service de l'Europe », explique Christine Francillon, responsable de la surveillance spatiale chez ArianeGroup. Un enjeu européen Enfin, un débat doit être mené sur la nécessité de se doter d'un radar d'alerte avancée, afin de détecter les départs de missiles balistiques. Ni la France, ni l'Europe n'en disposent, mais l'Onera et Thales ont mis au point un démonstrateur de radar très longue portée, réalisé à une échelle d'un huitième, qui est en test. « Il y a près de 20 ans, l'Europe décidait Galileo. Aujourd'hui, c'est de la construction d'un système de surveillance de l'espace dont nous devons parler, déclarait Florence Parly en visite chez ArianeGroup fin décembre. Car notre souveraineté et notre liberté en dépendent ». Anne Bauer
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August 27, 2018 1:38 AM
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À quelques jours du 50e anniversaire du premier essai français d’une bombe thermonucléraire à Moruroa (ou Murora), les Forces armées en Polynésie française [FPAF] ont été sollicitées, le 19 août, pour réaliser une évacuation sanitaire délicate, étant donné qu’il s’agissait de récupérer une personne malade habitant l’atoll éloigné de Tenarunga. Pour cela, un hélicoptère Dauphin N3+ de la Flottile 35F, basée à Tahiti, a été mobilisé pour réaliser, selon l’État-major des armées [EMA] l’opération d’évacuation la « plus lointaine jamais réalisée par cet aéronef ». En effet, la mission assurée par de Dauphin N3+ de la Marine nationale aura exigé 14 heures de vol, soit le temps nécessaire pour parcourir 3.426 km (soit la distance entre Gibraltar et Helsinki). « Dans le cas d’un atoll éloigné, il faut s’assurer de pouvoir avitailler l’hélicoptère, tout en essayant de rapatrier au plus vite le patient », explique l’officier qui était de permance ce jour-là. Pour rappel, le Dauphin N3+, utilisé par la Marine nationale pour des missions de service public ou pour servir de « Pedro » à bord du porte-avions Charles de Gaulle, a une autonomie de 4 heures (ou de 400 nautiques). Aussi, l’appareil sollicité pour cette EVASAN [évacuation sanitaire, ndlr] a dû effectuer plusieurs étapes. Ayant décollé de Tahiti le 19 août au matin, l’appareil s’est posé successivement à Fakarava et à Hao, puis à Moruroa, où il a été rejoint par un avion Falcon « Guardian » de la Flottille 25F, à bord duquel avait pris place une équipe médicale dotée de tout le matériel nécessaire pour médicaliser le patient. L’hélicoptère de la 35F a ensuite rallié l’atoll de Tenarunga à la nuit tombée. Là, un médecin et un infirmier ont pris en charge le patient afin de le préparer à son évacuation. Deux heures plus tard, le Dauphin N3+ décollait pour rejoindre Moruroa, où le malade et l’équipe médicale ont embarqué à bord du Falcon Guardian, lequel a ensuite mis le cap vers Tahiti. Quant à l’équipage du Dauphin N3+, il a dû rester à Moruroa pendant la nuit avant de prendre le chemin du retour. « Il faut prévoir également tous les aspects logistiques. Que ce soit l’ouverture des terrains ou le repos et l’alimentation des équipages, ces évacuations au milieu du Pacifique nécessitent une préparation fine », a souligné l’officier de permanence. Et pour cause : la Polynésie française s’étend sur une surface aussi vaste que l’Europe continentale ses 118 îles et atolls ne représentent 3.500 km² sur les 5,5 millions de km² que compte sa zone économique exclusive. Par ailleurs, le détachement polynésien de la 35F, qui compte 2 Dauphin N3+, a également assuré une mission peu commune, au début du mois d’août, en intervenant pour maîtriser un feu de brousse sur les hauteurs des jardins d’eau de Vaipahi à Papeari [Tahiti]. Pour cela, l’un de ses hélicoptères a dû réaliser 55 largages d’eau pendant les 7 heures qu’aura duré l’intervention des sapeurs-pompiers. Pour cela, le Dauphin N3+ a mis en oeuvre, pour la première fois, le système Bambi Bucket, qui est une nacelle souple qui, transportée sous élingue, peut contenir jusqu’à 700 litres d’eau. Le remplissage de cette dernière se fait en quelques secondes, pendant que l’hélicoptère se tient en vol stationnaire à 2 mètres au-dessus de l’eau.
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August 27, 2018 1:33 AM
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Une centaine d'aviateurs, trois Rafale, un A400M Atlas, un C-135 ravitailleur et un A310 de l'armée de l'air sont en Asie pour assurer la mission Pégase. On n'ose à peine vous livrer le sens de cet acronyme bien tiré par les cheveux : Projection d'un dispositif aérien d'EnverGure en Asie du Sud-Est. Passons, l'intérêt stratégique de la zone justifie amplement cette mission diplomatique. La première étape s'est déroulée du 19 au 24 août sur la base aérienne d'Halim en Indonésie (photo armée de l'Air au pied d'un A400M). L'Atlas de l'armée de l'air française a même acheminé 25 tonnes d'aide humanitaire vers la zone sinistrée de Lombok, permettant opportunément d'allier la diplomatie à l'opérationnel. La mission Pégase se poursuit en Malaisie, au Vietnam, à Singapour, en Inde pour un retour sur la base aérienne 125 d'Istres le jeudi 6 septembre.
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August 27, 2018 1:32 AM
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La division hélicoptère de Boeing travaille à la production des premiers AH-64E « Apache » BlockIII destiné au Qatar. Les livraisons vont débuter en 2019 et s’étaler jusqu’en 2020. Rappel : Le 12 juin 2016, Boeing et le gouvernement des États-Unis et le gouvernement Qatari ont signé un contrat pour la fourniture de 24 hélicoptères de combat AH-64E BlockIII « Apache ». La Defense Security Cooperation Agency a accordé l'autorisation sur la base d’un contrat de 667 millions de dollars. Quelques détails : Le contrat comprend également un paquet logistique avec pièces de rechange et la formation de 70 pilotes et de 100 membres du personnel au sol. Des pièces détachées, des radios sécurisées Thales. Question armement, des missiles guidés à laser AGM-114R « Hellfire », des missiles FIM-92H « Stinger » ainsi que des roquettes guidée APKWS (Advanced Precision Kill Weapon Systems) de BAE Systems. L’AH-64 E Apache : L’AH-64E «Apache» offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.
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August 27, 2018 1:29 AM
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Avec son missile balistique /K15/, lancé depuis un sous-marin, le pays rejoint les cinq nations dotées de cette arme de dissuasion. L'unique sous-marin nucléaire lanceur d'engins indien et son missile balistique K15 Sagarika sont désormais opérationnels. L'annonce des autorités de New Delhi, lundi, fait suite à des essais secrets, les 11 et 12 août, au cours desquels trois engins ont été tirés depuis le sous-marin Arihant en immersion. Le succès de ces trois tests, « qui ont atteint leurs cibles avec une précision extrême », selon un officiel interrogé par le New Indian Express, permet à l'Inde de rejoindre le club des nations capables de riposter, depuis la mer, à une attaque nucléaire sur son territoire. C'est le stade ultime de la stratégie de dissuasion. Pour autant, les moyens indiens restent limités : un seul sous-marin ne peut assurer qu'une présence intermittente à la mer et le missile K15 n'a qu'une portée de 700 km. C'est pourquoi trois bâtiments supplémentaires sont prévus. Le premier, Arighat, est en construction et devrait entrer en service dès 2019. Un nouveau missile est également en développement, le K4, d'une portée annoncée de 3 500 km. Avec ses nouvelles capacités, l'Inde désigne clairement - si besoin était -, ses principaux adversaires. Le Pakistan voisin, doté de l'arme nucléaire, est dans le rayon d'action du missile K15, tandis que l'objectif affiché de New Delhi est de faire jeu égal dans la région avec l'autre géant asiatique, la Chine, qui arme actuellement cinq sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. Quatre autres pays sont actuellement dotés de cette capacité de frapper depuis les profondeurs : les États-Unis, la Russie, la France et le Royaume-Uni.
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August 27, 2018 1:26 AM
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Vendredi, le ministre danois de la défense a annoncé son intention d’envoyer en France une frégate de la marine danoise pour participer début 2019 à des exercices avec le porte-avions Charles de Gaulle. Le ministre danoise de la défense a souligne que le Premier Ministre Lars Løkke Rasmussen exprimerait la semaine prochaine au Président Macron l’intérêt de son pays à envoyer une de ses frégates avec des unités françaises. Si la France invitait une frégate danoise pour des exercices, le déploiement durerait de 3 à 4 mois et se déroulerait en Méditerranée et en océan Indien. Le ministère danois a expliqué que le principal objectif de ce déploiement est de permettre aux marins de la Marine Royale danoise de s’entraîner avec leurs partenaires français et d’autres marines, dont la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. La frégate danoise serait chargée d’assurer les capacités de défense aérienne du groupe du porte-avions. Référence : Naval Today (Etats-Unis)
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August 27, 2018 1:24 AM
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La France a commandé à General Atomics deux nouveaux systèmes de drones Reaper MQ-9 Block 5. Le contrat s'élève à 123 millions de dollars. La France a commandé au groupe américain General Atomics Aeronautical Systems deux nouveaux systèmes de drones Reaper MQ-9 Block 5. Le contrat s'élève à 123 millions de dollars (106,4 millions d'euros). L'armée de l'air française dispose déjà de deux systèmes de drones, dont un exemplaire a volé pour des missions de surveillance lors du défilé du 14 juillet. La fabrication de ces nouveaux drones devrait être terminée début mai 2020. En 2017, la France a reçu son deuxième système de drones MQ-9 Reaper, composé de trois avions et d'une station de contrôle au sol (GCS). En règle générale, un drone MQ-9 est basé à la base aérienne de Cognac, où il effectue des missions d'entraînement de soutien pour des missions interministérielles dans l'espace aérien français. L'escadron 1/33 Belfort exploite également cinq Reaper pour fournir des capacités de renseignement et de soutien à l'opération Barkhane ainsi qu'aux forces spéciales. Début août, la flotte française de Reaper avait effectué quelque 21.000 heures de vol à ce jour. Cinq systèmes de drones fin 2025 Les systèmes de drones aériens vont poursuivre leur montée en puissance avec la mise en service des drones Reaper, qui seront bientôt armés. Selon la loi de programmation militaire, les deux derniers systèmes de drones Reaper devaient être livrés en 2019. Ce ne sera pas le cas. Fin 2025, la France disposera de cinq systèmes MALE (4 Reaper + 1 européen). En juillet 2012, la France avait décidé d'acheter des drones MALE américains et d'abandonner la solution intérimaire franco-israélienne, qui était une francisation d'une plateforme israélienne Heron TP, baptisée Voltigeur au salon Eurosatory de juin 2012, en vue de remplacer les drones Harfang. En juin 2013, le ministère de la Défense américain avait donné son accord pour la vente de 16 MQ-9 Reaper et huit stations de contrôle au sol (1,5 milliard de dollars).
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August 27, 2018 1:23 AM
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En mars dernier, lors d’une adresse au Parlement, le président russe, Vladimir Poutine, présentait de nouvelles armes censées être « invincibles », dont le missile de croisière « Burevestnik » qui, à propulsion nucléaire, aurait une portée théoriquement illimitée. Cet engin reprend en réalité un concept abandonné voilà plus de 60 ans. Dans les années 1950, en effet, l’US Air Force avait lancé le programme « Supersonic Low Altitude Missile », visant à développer une telle arme. Mais elle y renonça en 1961, les missiles balistiques intercontinentaux apparaissant alors bien plus fiables (et moins coûteux à developper) pour effectuer une frappe nucléaire. De plus, il y avait également des problèmes des rejets radioactifs. Selon des sources du renseignement américain, citées par la chaîne d’information CNBC, les forces russes auraient procédé à quatre essais du missile Burevestnik entre novembre 2017 et février 2018. Mais, a priori, les premiers tests auraient commencé en juin 2016. Et, apparemment, aucun ne fut concluant. Le test le plus court a duré seulement 4 secondes, l’engin ayant parcouru 8 kilomètres. Et le meilleur des quatre a été celui pendant lequel le missile a volé sur 35 km avant de s’écraser après une perte de contrôle. Évidemment, la Russie a nié l’échec de ces essais. Comment le renseignement américain a-t-il pu être au courant de ces derniers? Peut-être que la perquisition faite en juillet dernier par le FSB à l’Institut central de recherche scientifique sur les constructions mécaniques [TsNIImach] a-t-elle un lien avec cette affaire, le quotidien Kommersant ayant évoqué une enquête pour « haute trahison », avec des employés soupçonnés d’avoir « transmis sciemment aux services secrets étrangers des informations classées secrètes sur les projets hypersoniques russes. » En outre, les essais du Burevestnik, dont le mode de propulsion est censé émettre des particules radioactives, expliqueraient également l’envoi au Royaume-Uni, en février 2017, d’un des deux Boeing WC-135 « Constant Phoenix » utilisés par l’US Air Force pour détecter la radioactivité. Quoi qu’il en soit, au cours d’un essai, sans doute celui effectué en novembre, un missile Burevestnik aurait été perdu en mer de Barents, précisement dans le secteur de l’île Ioujny qui, dans les années 1950, avaient été évacuée pour y réaliser des tests nucléaires. Or, début août, une flottille de 8 navires a quitté Severomorsk pour mener un « exercice » en mer de Barents. Seulement, la composition de ce détachement intrigue puisque le navire-grue KIL-143 en fait partie, tout comme le destroyer « Vice-amiral Koulakov », spécialisé dans la lutte anti-sous-marine. Il n’en fallait pas plus pour lancer les spéculations sur le but réel de cette expédition. Cela étant, il n’a pas été fait mention de la présence du Yantar, un navire océanographique rattaché à la Direction principale des plongées et études en eaux profondes du ministère russe de la Défense. Ce bâtiment avait attiré l’attention quand il fut remarqué qu’il suivait les lignes suivies par les câbles sous-marins de communication. Pas plus que n’a été évoqué le déploiement des sous-marins russes spécialisés BS-136 Orenbourg et BS-64 Podmoskovye… Ce qui est normal, au regard de la confidentialité qui entoure leurs missions. La présence du destroyer « Vice-amiral Koulakov » peut s’expliquer par le fait que l’US Navy serait susceptible de tenter de récupérer le missile « Burevestnik » supposé perdu. Pour cela, elle dispose du sous-marin USS Jimmy Carter. Ce dernier fit récemment parler de lui, lors de son retour à la base navale de Kitsap [État de Washington], car il avait déployé le pavillon « Jolly Roger » au côté de la bannière étoilée, ce qui signifiait qu’il venait d’accomplir une mission réussie. Pour autant, le Kremlin a fait savoir qu’il ne possédait « pas d’informations » au sujet d’un essai raté du missile « Burevestnik ». Ainsi, interrogé au sujet des informations publiées par CNBC, son porte-parole, Dmitri Peskov, a conseillé de s’adresser « à nos spécialistes en la matière », c’est à dire au ministère russe de la Défense. « Écoutez le président russe Vladimir Poutine et ayez confiance en lui », a-t-il ajouté à l’endroit des journalistes russes.
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August 27, 2018 1:16 AM
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Russian Helicopters (filiale de Rostec State Corporation) présente pour la première fois des hélicoptères d’attaque Mi-35M et Mi-35P modernisés lors du Forum militaire international technique ARMY 2018, qui se tient du 21 au 26 août à Kubinka près de Moscou. Russian Helicopters présente une version du Mi-35P modernisé est équipé du système de visée OPS-24N-1L avec une caméra infrarouge à matrice longue de troisième génération, une caméra de télévision et un télémètre laser. Par ailleurs, les lcinets de l’hélicoptère pourront désormais disposés d’un nouveau simulateur de vol numérique basé sur le système de commande de vol automatique PKV-8, qui augmentera la stabilité de l’hélicoptère et automatisera le pilotage pour assister le pilote. En outre, un système de vision et informatique modernisé augmentera la précision de l'engagement de la cible. Par ailleurs, le Mi-35P dispose d’un système électro-optique DSP-HD de la société israélienne Controp. Le système FLIR DSP-HD combine une caméra haute définition, un canal infrarouge à ondes courtes (SWIR) et un télémètre laser avec capacité de pointage. Les caractéristiques du DSP-HD : Capacités d'observation supérieures pour les gammes d'acquisition très longues. - Imagerie thermique (TI) avec 720 mm de focale (Continuous x36 Zoom). - Caméra Full HD Zoom. - Full HD Daylight Spotter Channel. - Laser Range Finder inoffensif pour les yeux. - Pointeur laser. Hautes performances pour un poids léger: - 29 kg pour tourelle. - 35,4 cm Diamètre. Quatre systèmes entièrement gyrostabilisés en azimut et en élévation pour l'ensemble du champ de vision, y compris au point NADIR / ZENITH. Interface des périphériques externes tels que carte mobile, système C4I, RADAR et système de navigation utilisant tous les canaux de communication standard. Suivi automatique de la cible. Zoom optique en continu. Amélioration de l'image intégrée. Graphiques personnalisés superposées pour vidéo. En ce qui concerne la version de l’hélicoptère Mi-35M, celle-ci offre maintenant beaucoup plus d'options en termes d'équipement. L'hélicoptère peut être amélioré pour utiliser des missiles air-air « Igla-S » et le système de défense embarqué « President-S » avec une station laser pour la suppression des autodirecteurs infrarouges des missiles de défense aérienne portables. Des équipements supplémentaires peuvent inclure des systèmes VOR / ILS et un télémètre radio pour mesurer la distance entre un hélicoptère et des balises au sol. Le MIL Mi-35M Le Mi-35M est version modernisée du Mi-35 au niveau de l’avionique, de la motorisation (turbines Klimov VK-2500 de 2’400 chevaux), des capteurs (GOES-342 géostabilisé par exemple) et de l’armement (missiles anti-char AT-6 « Spiral », AT-9 « Spiral-2 » et AT-12 « Ataka », missiles air air SA-18 « Grouse », canon bitube GSh-23V de 23mm) avec notamment des éléments communs avec l’hélicoptère de combat Mi-28N, comme son rotor et sa transmission. Le poids à vide de l’appareil est réduit à 8,09 tonnes augmentant ses performances. Le Mi-35M est proposé principalement à l’export Le Mil Mi-35P : La version Mi-35 est le modèle d’exportation du célèbre Mi-24. Le Mi-35P dispose d’un canon bitube GSh-30K de 30 mm avec 750 obus, fixé sur le côté droit, 20 roquettes de 122 mm S-13 et quatre missiles AT-6 Spiral. La version « P » est une version simplifiée du modèle « M ».
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August 26, 2018 8:46 AM
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Face à la menace russe, la Pologne voit se multiplier les milices paramilitaires. Elles regrouperaient 35 000 hommes chauffés à blanc contre l'ex-"grand frère". Extrait d'un reportage à voir dans "Avenue de l'Europe, le mag" le 15 février 2017. Depuis la crise ukrainienne, les bruits de bottes aux frontières orientales de l'Union européenne et de l'Otan se font de plus en plus insistants. Les Européens doivent-ils les prendre au sérieux ? "Avenue de l'Europe, le mag" se penche sur la question le 15 février 2017. Extrait d'un reportage en Pologne. Dans la forêt enneigée, des hommes en treillis s'entraînent au tir à la kalachnikov. Des militaires ? Non, des volontaires. Qui sont-ils ? Si l'on en croit Zbigniew Antolak, ancien militaire qui commande cette milice baptisée le Tireur, "des passionnés de l'histoire militaire, et aussi des gens qui veulent s'engager dans l'armée [...] et peuvent s'y préparer grâce à nous. C'est tout"... "On ne va pas attaquer Moscou... pour l'instant !" Les milices paramilitaires de ce genre, interdites pendant la période communiste, se multiplient. Le gouvernement a officialisé leur existence le 1er janvier 2017 et veut les placer sous la tutelle de l'armée régulière. Elles regrouperaient quelque 35 000 volontaires. Toujours d'après le "commandant" Antolak, leur seul but est de préparer à "réagir à une menace militaire, d'où qu'elle vienne", mais son humour risque de faire rire jaune : "Il ne faut pas avoir peur de nous. On ne va pas attaquer Moscou... pour l'instant !" Dans les rangs du Tireur, Darek, ingénieur dans le civil, est inquiet : "Tous les jours, on nous bombarde d'informations inquiétantes sur l'Ukraine et sur des incidents dans les pays baltes, [...] que les Russes présentent comme des erreurs. Ils débarquent 'par mégarde' de l'autre côté de la frontière. Ces informations ne sont pas claires. Les Russes montrent les dents. Peut-être font-ils seulement semblant... mais ça, on n'en sait rien." Ce que l'on sait, c'est que l'animosité envers l'ex-"grand frère" ne date pas de la crise en Ukraine. Toute une génération a été nourrie aux récits d'exactions de soldats soviétiques à la fin de la Seconde Guerre. A suivre dans "La Pologne aux avant-postes", un reportage à voir dans "Avenue de l'Europe" le 15 février 2017.
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August 26, 2018 7:24 AM
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aut-il avoir peur des drones civils et de leur capacité à embarquer des explosifs ? Peuvent-ils engendrer des catastrophes nucléaires, ou des attentats de masse ? Futura fait le point sur cette nouvelle menace issue du ciel. Samedi 4 août, en plein centre de Caracas, au Venezuela, alors qu'une parade militaire se tient au pied de la tribune sur laquelle le chef de l'État Nicolas Maduro réalise un discours, deux explosions retentissent. Le président est immédiatement protégé par les boucliers en Kevlar de ses gardes du corps. Sept militaires sont blessés. Selon les autorités, il s'agirait d'une tentative d'attentat par le biais de deux drones, des DJI Matrice 600 portant chacun un kilo d'explosif C4. Sur les images, on voit effectivement les militaires rompre les rangs et s'enfuir. Une autre vidéo montre l'explosion d'un drone Matrice 600 sans beaucoup plus d'images contextuelles. Réalité, montage politique... difficile de savoir ce qu'il s'est vraiment passé. En France, ce lundi, c'est le fort de Brégançon, où le président Emmanuel Macron se trouve en vacances, qui a été survolé par un drone. La préfecture du Var a précisé que l'aéronef était tombé à l'eau, neutralisé par un brouilleur d'ondes. Début juillet, c'est Greenpeace qui avait symboliquement crashé un drone en forme de Superman contre l'enceinte réservée au stockage des combustibles usés en piscine d'une centrale nucléaire. Ces trois évènements sans lien nous font nous interroger quant aux capacités des drones, notamment les quadricoptères accessibles au grand public, à mener de redoutables attaques. Représentent-ils un danger ? Quelle est vraiment leur force de frappe ? Les drones porteurs de grenades de Daech En France, dès 2014, une vague de survols de drones au-dessus des centrales nucléaires avait fait polémique et posé la question de l'éventuelle dangerosité des aéronefs. Il faut dire qu'à la même époque, Daech, sur les champs de bataille, commençait à exploiter des drones à des fins de renseignement, puis en les équipant d'explosifs. Les premières victimes d'un tel drone datent de début octobre 2016 : un drone piégé était tombé près de militaires kurdes ; l'explosion en a tué deux et blessé deux militaires français. Ensuite, l'organisation a modifié des petits quadricoptères semi-professionnels de type DJI Phantom et les a équipés d'un dispositif de largage pour bombarder en vol statique des positions avec des grenades M430. Ce type de munitions peut tuer dans un rayon de cinq mètres pour un poids de près de 600 grammes. Mais, dans le cas du prétendu attentat contre Nicolas Maduro, les Matrice 600 de DJI peuvent effectivement transporter jusqu'à près de 6 kg de charge. Le transport de ce C4 est donc possible. Il existe toutefois quelques contraintes. Ainsi, à moins de piloter le drone à vue, donc tout près de la cible, il faut encore ajouter la masse d'une caméra FPV sur l'appareil, ainsi que le détonateur. De même, en zone urbaine, le pilote doit se trouver à proximité, puisque la portée maximale sans obstacle ni interférence est de 5 km. Enfin, selon la charge embarquée, l'autonomie est plus ou moins importante. Par exemple, si l'on compte transporter une charge d'environ deux kilogrammes, l'autonomie est limitée à un peu plus de 25 minutes avec de bonnes batteries. Le délai est certes suffisant pour acheminer un drone suicide, mais il reste clair que ce type d'attentat nécessite des moyens financiers conséquents, ne serait-ce que pour faire l'acquisition de tels drones. Le tarif de ces appareils destinés aux professionnels, mais qu'il est possible d'acheter en quelques clics sur le site de DJI, s'élève tout de même à près de 5.700 euros en version de base. Des centrales nucléaires conçues pour résister à un crash Côté djihadistes, il est clair que les attentats sur le territoire français ces dernières années sont à tendance low cost. L'objectif consiste à faire beaucoup de victimes avec peu de moyens. Difficile donc d'imaginer des terroristes passant hors des radars des services de renseignement avec de coûteux drones pesant 15 kg pour commettre un attentat. En plus des moyens financiers conséquents, pour faire de nombreuses victimes, il faudrait coordonner plusieurs drones et disposer d'une logistique conséquente et d'une excellente maîtrise des explosifs. Au niveau des centrales nucléaires, l'expérience de Greenpeace visait à démontrer qu'un drone chargé d'explosifs pouvait éventuellement percer la structure du bâtiment de stockage des déchets radioactifs. Côté enceinte renfermant le réacteur, il faut savoir que la paroi peut résister à une chute d'avion de type Cessna 210 (1.500 kg), ou Learjet (5.700 kg). Selon la puissance du réacteur, la paroi dispose d'une épaisseur allant de 90 à 120 cm et le dôme a une épaisseur allant de 80 à 82 cm. À l'intérieur, s'ajoute une peau métallique de 6 mm. Au niveau du bâtiment servant au stockage du combustible, la paroi est certes moins conséquente, mais même si le drone parvenait à la détruire, cela ne serait pas pour autant une véritable menace, selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Des drones pour détruire les avions ? Si la portée d'attaques au sol par drones bombardiers reste donc limitée, ces derniers pourraient faire bien plus de dégâts en percutant un avion de ligne. La proximité d'un drone filmant le décollage d'un A380 sur l'île Maurice a dernièrement irrité les pilotes et provoqué le courroux de l'aviation civile. C'est effectivement dans ce domaine que les drones pourraient être les plus destructeurs. C'est d'ailleurs dans la lutte contre les drones à proximité des aéroports et lors des décollages et atterrissages que les efforts se concentrent. Les expérimentations se multiplient, notamment avec des brouilleurs ou encore des lance-filets pour capturer les drones, comme le Skywall, ou encore les aigles chasseurs de drones.
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August 27, 2018 1:52 AM
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Dans une annonce officielle publiée hier, le Département de la défense américain annonce avoir attribué un contrat de $123M (106M€) à General Atomics Aeronautical Systems Inc. (GA-ASI) pour la livraison des 3e et 4e systèmes de drones Q-9 Reaper Block 5 commandés par la France en 2015 et 2016. Une annonce parmi d’autres pour le Pentagone, mais qui, côté français, illustre à sa manière la fameuse montée en puissance de la capacité Reaper évoquée en début d’année par le CEMAA, le général Lanata, en Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale. Un Q-9 Reaper de l'armée de l'Air (Crédits photo: Jean-Luc Brunet/Armée de l'Air Un Q-9 Reaper de l’armée de l’Air (Crédits photo: Jean-Luc Brunet/Armée de l’Air Ce nouveau contrat sera exécuté d’ici le 1er mai 2020 par l’implantation californienne de GA-ASI, à Poway. Soit… quelques mois après le calendrier évoqué par le général Lanata, qui parlait d’une livraison devant intervenir « en 2019, en complément des deux déjà en service » au sein de l’escadron de drones 1/33 Belfort basé à Cognac. Retard ou non, les Reaper sont chaudement attendus par les Armées. « (…) vous savez qu’ils constituent une capacité désormais incontournable pour nos opérations au Sahel. Leurs capacités de recherche, d’identification et de suivi des groupes terroristes, que nous traquons inlassablement sur un territoire grand comme l’Europe, sont indispensables à l’efficacité des actions de renseignement conduites dans la bande sahélo-saharienne », rappelait le général Lanata. Grâce aux six drones aujourd’hui en commande, trois par système, les forces armées seront alors en mesure « d’armer deux théâtres simultanément, ce qui n’est pas le cas actuellement », ajoute-t-il. Les systèmes commandés seront donc les des deux premiers portés au niveau Block 5 parmi la flotte française. Opérationnel au sein de l’US Air Force depuis juin 2017, ce nouveau standard inclut des améliorations tant au niveau des charges utiles, que du point de vue des systèmes de communication et de l’alimentation électrique. Celle-ci est « gonflée » grâce à un nouveau système de démarrage et à l’adjonction d’un générateur de secours pour compenser la gourmandise des systèmes embarqués. De même, des nouveaux trains d’atterrissage renforcés permettront d’emporter davantage de charges utiles, dont de l’armement et de nouveaux systèmes de communication. Il s’agira notamment de nouvelles liaisons de données satellite et Ku-Band pour les communications transhorizon et d’un nouveau routeur BADDC agissant comme un multiplexeur afin d’accroître le flux de données. Mais l’extension des communications doit nécessairement être accompagnée d’une augmentation de l’autonomie, et le Block 5 comprend dés lors l’installation de réservoirs extérieurs additionnels pour augmenter le rayon opérationnel. Le Block 5 sera opéré au départ d’une nouvelle station de contrôle au standard Block 30. Outre la capacité de frappe, désormais confirmée, les Reaper français pourront être dotés d’une capacité de renseignement d’origine électromagnétique (ROEM) à l’horizon 2020, rappellait le général Lanata. Cette capacité « permettra de renforcer l’efficacité des capteurs « intelligence, surveillance, reconnaissance » (ISR) et radar, en disposant d’un champ de couverture plus large, ce qui sera précieux pour repérer plus facilement des cibles dans un espace aussi vaste le Sahel ». Ces Reaper Block 5 seront également les premiers drones armés intégrés dans le panel capacitaire des Armées françaises. Une décision prise à l’automne 2017 et pour laquelle « aucune difficulté n’a été identifiée », rassurait le général Lanata. « Les demandes ayant été transmises aux États-Unis, nous sommes en attente d’une proposition américaine qui devrait arriver d’ici à l’été prochain pour une mise en service opérationnelle à l’horizon 2019-2020 ». Outre les « traditionnels » AGM-114, GBU-12 Paveway II et autres GBU-38, la France envisage l’intégration d’un armement sinon français, au moins européen. Nul doute que MBDA et son missile Brimstone seront sur les starting blocks lorsque la question se posera. Faute de concurrence sérieuse de la part du marché européen, GA-ASI multiplie les succès en Europe en s’appuyant sur la « famille Reaper ». Après le Royaume-Uni et l’Espagne, ce fût au tour des Pays-Bas d’annoncer l’achat, le mois dernier, de quatre systèmes MQ-9. Son voisin belge est également en embuscade et annonce avoir retenu un dérivé du Reaper comme solution intérimaire de remplacement de sa flotte de B-Hunter, en attendant l’arrivée d’une solution européenne pour 2025.
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August 27, 2018 1:47 AM
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Des rebelles et jihadistes en Syrie ont multiplié ces deux derniers mois les attaques de drones contre la principale base militaire russe dans le pays en guerre, mais celles-ci ont quasiment été toutes mises en échec, selon une ONG et des responsables russes. Sur cette base, l'aéroport militaire de Hmeimim situé dans la province de Lattaquié (nord-ouest), sont stationnées des forces russes intervenues fin 2015 dans le conflit syrien au côté du régime de Bachar al-Assad, alors en mauvaise passe face aux rebelles et jihadistes. "Ces derniers temps, les attaques de drone contre Hmeimim ont augmenté", même si elles ne représentent pas une réelle menace, a indiqué vendredi le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, qui a fait état de 18 "attaques" depuis le début juillet. "La majorité des drones sont abattus par la défense aérienne russe ou syrienne", a-t-il dit à l'AFP, indiquant que ces appareils étaient envoyés par des jihadistes ou des rebelles islamistes de la province voisine d'Idleb. Ultime grand bastion insurgé en Syrie, Idleb est dominée par Hayat Tahrir al-Cham, organisation jihadiste formée par l'ex-branche locale d'Al-Qaïda, mais elle accueille aussi une multitude de groupes rebelles. Au total depuis janvier, l'OSDH a comptabilisé 23 "attaques au drone" contre Hmeimim. En janvier, dix drones chargés d'explosifs avaient visé la base, sans faire de victimes ou de dégâts selon l'armée russe. Jeudi à Moscou, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a accusé des "terroristes", allusion aux rebelles et jihadistes, d'envoyer ces engins. "Les attaques de drones sont devenues régulières contre la base de Hmeimim. Nos défenses antiaériennes ont abattu 45 appareils de ce type". A la mi-août, un porte-parole de l'armée russe, le général Igor Konachenkov, a évoqué cette hausse. "Au cours du mois précédent, nous avons observé une hausse des tentatives d'attaques par des drones. Notre taux d'élimination est de 100%". Le pouvoir syrien et son allié russe pourraient lancer prochainement une offensive pour reconquérir certains secteurs périphériques de la province d'Idleb, notamment la région de Jisr al-Choughour. "Les Russes sont convaincus que les drones (...) sont envoyés des alentours de Jisr al-Choughour", selon Sam Heller, analyste à l'International Crisis Group. Depuis l'intervention russe, le régime a accumulé les victoires, jusqu'à reprendre près de deux tiers du territoire. La guerre en Syrie a démarré en 2011 après la répression de manifestations prodémocratie par le régime. Elle s'est complexifiée avec l'implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 350.000 morts. burx-all-tgg/tp
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August 27, 2018 1:38 AM
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Nudelman Precision Engineering Design Bureau (KBtochmash) says it has begun promoting the Sosna short-range surface-to-air missile (SAM) system for export to Southeast Asia. Newest Russian-made mobile short-range surface-to-air missile system Sosna which continues the line of the Strela-10 was unveiled for the first time at Army-2018 International Military-Technical Forum. KBtochmash sees opportunities to further penetrate the Southeast Asia market by increasing its focus on promoting new Sosna missile system aiming to replace the Strela-10M. A considerable amount of Strela-10 in various modifications has been delivered to the armies of more than 20 states in the Middle East, Africa, Latin America and Eastern Europe. Now the development of Pantsyr-S1 is completed and modernization of Tor is done. These air defense systems distinguish themselves by a high technological state of the art, availability of several firing channels and are capable to struggle against the wide range of air targets. However, these systems are characterized by high complexity and high cost. They are also vulnerable because of radio-frequency radiation. Therefore as long ago as the nineties of the last century Arkady Shipunov, Academician of Russian Academy of Sciences has suggested developing a substitution for Strela-10 – it should be light, passive and rather inexpensive missile systems with an electro-optical control system and laser-guided surface-to-air missile. This new system is intended for strengthening a tactical air defense and operation both independently and as a part of the composite air defense units. The new Sosna mobile short-range surface-to-air missile system is intended to protect against all types of air threats including high-precision weapons e.g. cruise missiles and guided aircraft missiles in the area of the system responsibility: in a range – up to 10 km, in altitude – up to 5 km. The weapon system of the Sosna consists of 2×6 Sosna-R missile launchers mounted on a turret which can turn on 360°. The turret also includes air search and target tracking equipment, missile flight control units that are combined by an integrated high-precision ECM-protected electro-optical control system (EOCS). The Sosna can be used as a part of the battery, including the battery of mixed air defense unit, receiving target designation from a battery control post, from the commander’s vehicle, or independently. A battery of Sosna can use the sector search and thus can operate without external target designation, carrying out all-around surveillance and target designation in a passive mode that does impossible the attacks of antiradiation missiles.
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August 27, 2018 1:35 AM
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Le concept de MALD (Miniature Air Launched Decoy) continue de séduire aux États-Unis. Une nouvelle version de ces leurres miniatures aéroportés a été testée par le Pentagone, avec deux séries de vol d'essais libres, les 20 et 22 août au Centre naval de guerre aérienne de Point Mugu (Californie). Baptisée MALD-X, elle est développée par Raytheon en coopération avec l'US Air Force et l'US Navy, sous l'égide du Bureau des capacités stratégiques (SCO) du Sous-secrétariat à la défense pour la recherche et l'ingénierie. Elle devrait ainsi équiper les deux armes. Ces deux essais, jugés complexes par le Pentagone, viennent sanctionner une période de développement et de démonstration de 24 mois. Celle-ci avait été lancée en juillet 2016 par la signature d'un contrat de 35 millions de dollars entre l'US Air Force et Raytheon. Le programme devrait désormais évoluer vers une phase de préparation opérationnelle, probablement menée par l'US Navy à en croire Chris Shank, directeur du SCO : « Le MALD-X est en train d'être confié à l'US Navy pour achever le développement du système et la transition vers une capacité opérationnelle. » Celle-ci avait en effet exprimé en début d'année un besoin pour une version intégrable sur ses Super Hornet, dénommée MALD-N (pour « Navy »). Cette étape devrait faire l'objet d'un nouveau contrat avec probablement une première commande. Une nouvelle phase de démonstration est en tout cas déjà prévue pour l'an prochain afin de poursuivre le développement de nouvelles capacités. Evolution du MALD-J Le MALD-X se présente comme une version améliorée du MALD-J, développé par Raytheon à la fin des années 2000 et entré en service en 2012. Il intègre ainsi des capacités de guerre électronique améliorées et des moyens de liaison de données renforcés afin de pouvoir interopérer en réseau avec d'autres plateformes. Il s'inscrit ainsi dans les nouveaux préceptes tactiques de la guerre aérienne, articulés autour de systèmes de systèmes. Cette nouvelle version se veut aussi plus modulaire, afin d'y intégrer des charges utiles voulues par l'US Air Force ou l'US Navy. Cela doit aussi permettre l'évolution rapide des capacités du leurre dans les années à venir. Enfin le MALD-X disposera de la possibilité d'évoluer à basse altitude. Ses autres performances devraient rester identiques, avec une autonomie de l'ordre de 500 nautiques (956 km) et 90 minutes. Malgré l'ajout de nouvelles capacités, il devrait conserver une masse inférieure à 136 kg pour une longueur de 3 m et une voilure déployable d'une envergure de 1,5 m. Des MALD sous l'aile d'un B-52 de l'US Air Force. © Raytheon Saturer les défenses adverses Le MALD s'appuie sur un concept développé à la fin des années 1990 par l'US Air Force avec Northrop Grumman avec l'ADM-160A, resté au stade du démonstrateur. Il est devenu opérationnel dans les années 2000 avec l'ADM-160B MALD de Raytheon. Ce leurre est conçu pour reproduire la signature radar d'un avion ami, afin de saturer les systèmes de détection ennemis lors d'une opération. Plusieurs MALD, largués par des avions de transport ou directement par des chasseurs, peuvent ainsi être envoyés en avant de la véritable force d'attaque pour lui servir de plastron lors de son entrée en territoire hostile. Cela oblige aussi les défenses ennemies à se révéler et donc à s'exposer à des frappes. L'US Air Force entend ainsi réduire les risques pour ces pilotes avec une solution à moindre coût. La plateforme de l'ADM-160B MALD a ensuite été reprise pour l'ADM-160C MALD-J (pour « jamming »), avec l'adjonction de premières capacités de guerre électronique, notamment un brouilleur de radar. De nouveaux équipements ont été progressivement intégrés. L'an dernier, le MALD-J a ainsi été doté d'un système de navigation anti-brouillage GAINS II, basé sur un GPS couplé à une centrale de navigation inertielle. Le système a ainsi dépassé son simple rôle de leurre.
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August 27, 2018 1:33 AM
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Fin juillet, la Bulgarie, membre de l’Otan depuis 2004, a émis une demande d’informations dans le cadre d’un processus visant à acquérir jusqu’à 16 nouveaux avions de combat pour moderniser son aviation de combat, laquelle repose sur des MiG-29 hérités de la période soviétique. Ainsi, sept pays ont été sollicités, dont les États-Unis (F-16 et F/A-18 Super Hornet), l’Italie (Eurofighter tranche 1 d’occasion), l’Allemagne (Eurofighter tranche 3), la Suède (JAS-39 Gripen C/D), la France (Rafale), le Portugal et Israël (F-16 de seconde main). Seulement, le ministère bulgare de la Défense a annoncé, le 21 août, qu’il enverrait prochainement une délégation à Washington, conduite par le vice-ministre Atanas Zapryanov. Et cela, à l’invitation de l’ambassade des États-Unis à Sofia. Visiblement, ce voyage n’est pas du goût du président bulgare, Roumen Radev, qui n’est pas du même bord politique que son Premier ministre, Boïko Borissov (centre-droit). « Dans les pays où l’égalité de traitement est assurée, aucune réunion, visite ou conférence n’a lieu entre l’invitation à soumettre des offres et la soumission de ces dernières », a ainsi fait remarquer M. Radev, qui, au passage, est un ancien pilote de chasse. « La seule réunion acceptable est celle qui rassemble tous les participants susceptibles de recevoir les mêmes informations », a-t-il insisté. En clair, le président bulgare craint un lobbying américain pour forcer la décision en faveur des appareils de Lockheed-Martin (F-16) ou de Boeing (F/A-18 Super Hornet). En outre, il a également souligné que cette visite à Washington n’avait été décidée en concertation avec lui, alors qu’il est le « commandant en chef » des forces armées. Le ministère de la Défense a tardé à réagir aux commentaires de M. Radev. Finalement, il a expliqué que cette rencontre à Washington découlait de « la volonté d’établir des partenariats dans des domaines spécifiques d’intérêt mutuel et de renforcer le dialogue stratégique entre la Bulgarie et les États-Unis. » Aussi, M. Zapryanov aura des réunions au Pentagone, au département d’État et au Congrès.
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August 27, 2018 1:31 AM
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Cela fait maintenant un moment que la Géorgie toque à la porte de l’Union européenne et de l’Otan. Sans succès pour le moment, même si elle a envoyé des troupes en République centrafricaine pour démontrer ses bonnes dispositions quand la plupart des pays membres de l’UE regardaient ailleurs quand il était question de lancer l’opération EUFOR RCA ou, plus récemment, de constituer la Force protection de la mission EUTM RCA, qui vise à former les soldats centrafricains. Et c’est sans compter sur les contributions de la Géorgie, relativement importantes au regard du format de ses forces armées, à la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) et à la mission Resolute Support, dirigées par l’Otan en Afghanistan. Seulement, ce pays du Caucase n’a pas les meilleures relations du monde avec la Russie, avec laquelle il a été en guerre en août 2008. Et depuis, Moscou a accru son influence militaire et économique sur l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, deux régions séparatistes géorgiennes. D’où ses tentatives, jusqu’à présent infructueuses, de rejoindre l’Otan. Cela étant, lors du dernier sommet de l’Alliance atlantique, organisé à Bruxelles les 11 et 12 juillet derniers, Tbilissi a eu une ouverture, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, ayant assuré le président géorgien, Guiorgui Margvelachvili, de son soutien. Mieux : « La Géorgie deviendra membre de l’Otan », a même affirmé M. Stoltenberg. « L’Alliance soutient l’intégrité territoriale de la Géorgie à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues, y compris les régions d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. Et nous vous félicitons pour votre engagement à respecter la ligne directrice de l’Otan qui consiste à consacrer 2% du PIB à la défense », a-t-il dit. « De nombreux experts estiment que quiconque a la maîtrise de la mer Noire ou y exerce une suprématie peut aisément projeter sa puissance sur le continent européen, principalement dans les Balkans et en Europe centrale, mais aussi en Méditerranée orientale, ainsi que dans le Caucase du Sud et dans le nord du Moyen-Orient », explique-t-on, en effet, du côté de l’Otan, en soulignant le fait que Moscou « n’a pas cessé d’y renforcer sa posture militaire. » Aussi, la Russie n’a pas manqué de réagir aux propos de M. Stoltenberg, son Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, ayant évoqué un « conflit terrible » en cas d’adhésion de la Géorgie à l’Otan, dont l’expansion constitue, aux yeux de Moscou, une « clairement une menace. » Sur ce point, Oana Lungescu, la porte-parole de l’Alliance, a mis les choses au clair. « Les actions de l’Otan sont défensives, proportionnées et conformes à ses engagements internationaux », a-t-elle fait valoir dans un courrier cité par l’agence Reuters. « L’Otan a déployé 4.000 soldats dans la partie orientale de l’Alliance, afin de prévenir toute agression éventuelle. Ces troupes ne peuvent se comparer aux divisions déployées par la Russie. En revanche, la Russie a des troupes en Ukraine, en Géorgie et en Moldavie contre la volonté des gouvernements de ces pays’, a encore insisté Mme Lungescu. Cela étant, la règle de l’unanimité étant de mise, à l’Otan, pour accueillir un nouveau membre, la Géorgie ne pourra pas compter sur le soutien de l’Allemagne. Du moins tant qu’Angela Merkel sera chancelière. « Je ne vois pas d’adhésion rapide à l’Otan pour la Géorgie, c’est la position de l’Allemagne », a en effet déclaré Mme Merkel, lors d’une rencontre avec les étudiants de l’Université de Tbilissi, le 24 août. « Les choses viennent graduellement », a-t-elle ajouté. Pour rappel, en 2008, la chancelière allemande et le président français, qui était Nicolas Sarkozy, s’étaient opposés à l’adhésion de la Géorgie à l’Otan, lors du sommet du Bucarest. Quelques semaines plus tard, la guerre russo-géorgienne éclatait… Quoi qu’il en soit, Mme Merkel a réaffirmé le soutien de l’Allemagne à « l’intégrité territoriale de la Géorgie », en établissant un parallèle avec la situation dans le Donbass, en Ukraine. « Nous sommes en discussion très étroite sur d’autres questions liées à l’Ukraine et nous essayons de résoudre ce conflit. Je crois que ces conflits sont quelque peu liés. Malheureusement, nous n’y avons guère progressé, malgré des efforts acharnés. Je ne peux que vous assurer que nous n’oublierons pas cette injustice et que nous veillerons à ce qu’elle reste à l’ordre du jour », a ainsi déclaré Mme Merkel, après avoir rencontré Mamuka Bakhtadze, le Premier ministre géorgien, le 23 août.
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August 27, 2018 1:28 AM
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Depuis 2010, le Commando parachustiste de l’Air n°10 [CPA 10] utilise des mini-drones de type Skylark 1LE, conçus par l’entreprise israélienne Elbit Systems pour mener des missions de surveillance ou de reconnaissance lors des opérations spéciales. En 2013, l’armée de l’Air avait indiqué que le CPA 10 disposait de deux systèmes, comprenant chacun trois drones et une station de contrôle. Lancé manuellement et doté d’une propulsion électrique, le Skylark 1LE dispose d’un rayon d’action de 20 à 40 km et peut voler à 5.000 mètres d’altitude. D’une autonomie de 3 heures, cet appareil pèse 7,5 kg pour une envergue de 3 mètres. Mis en oeuvre par deux opérateurs, grâce à la retransmission d’images en temps réel et au capteur 3D dont il est équipé, le Skylark 1E est en mesure de communiquer des informations précises à des avions de combat en vue d’une frappe. Cependant, son mode de récupération est délicat : ce mini-drone se pose en effet à l’aide d’un Airbag qui se gonfle sous son empennage au moment de toucher le sol. « Aujourd’hui, le taux d’attrition du Skylark est élevé car on l’utilise énormément », avance le sergent « Lucas », responsable de la cellule drone au sein du CPA 10, dans les colonnes du dernier numéro d’Air Actualités. D’où le projet CORVUS, pour « Capteur de reconnaissance à voilure ultralégère en soutien aux opérations spéciales. » Comme l’explique le sergent Lucas, l’idée est de développer, au sein du CPA 10, un drone « efficace pour l’observation et le lever de doute sans mettre en péril un système comme le Skylark », l’objectif étant de ménager de ce dernier au moins jusqu’en 2020. Avec CORVUS, il s’agit de pouvoir disposer d’un mini-drone à la fois performant et pouvant être réparable sur place. Actuellement, si un Skylark est endommagé sur un théâtre d’opérations, il faut le renvoyer en France (ou, du moins, la pièce cassée), ce qui prend du temps et finit par coûter cher. « Notre objectif avec CORVUS est de ne pas renvoyer la pièce en France pour une réparation. Nous avons trouvé la capacité à reproduire la pièce nous-mêmes grâce à une technologie innovante qui s’approche de l’impression 3D », a révélé le sous-officier du CPA 10. Pour mettre au point cet appareil à voilure fixe d’une envergure d’environ 2 mètres, ce dernier s’est inspiré de projets existants « disponibles sur Internet » pour la structure de l’aile, avant de s’adresser au bureau d’études de l’élément Air rattaché 279 de Châteaudun, spécialisé dans la « réparation de circonstance ». Quant aux capteurs, dont les capacités sont confidentielles, ils sont développés par une start-up spécialisée. Le projet CORVUS, soutenu par la Mission Innovation Participative (MIP) devrait faire l’objet d’une « mini-industrialisation » par l’armée de l’Air, avec l’objectif de déployer aussi rapidement que possible un premier système complet sur un théâtre extérieur.
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August 27, 2018 1:26 AM
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En 2013, il était apparu que l’avion de combat de 5e génération F-35, développé par Lockheed-Martin, pouvait être vulnérable à la foudre. Ce problème concernait en particulier la version B de cette appareil, c’est à dire celle dite STOVL [Short Take Off Vertical Landing / décollage court et à atterrissage vertical], utilisée par l’US Marine Corps. Deux ans plus tard, cette vulnérabilité était toujours un sujet de préoccupation, l’Operational Testing and Evaluation office [DOT&E, Bureau des évaluations et des essais opérationnels du Pentagone] ayant noté que la foudre présentait un risque pour le F-35 si ses réservoirs n’avaient pas été purgés entre deux missions réalisées en l’espace de 12 heures. Depuis, on ignore si ce problème a été réglé, les différents rapports publiés depuis ayant été très discrets sur ce sujet. Toutefois, note le site le blog américain « The War Zone », des restrictions de vol ont été imposées à plusieurs reprises aux F-35 lors d’épisodes orageux. Cela fut notamment le cas en 2016, lors d’un exercice Red Flag : deux sorties de F-35B avaient été annulées en raison des conditions météorologiques. Mais cette vulnérabilité à la foudre, qui peut « griller » les systèmes informatiques (dont le logiciel ALIS, pour « Autonomic Logistics Information System) et électroniques sans lesquels un F-35 ne peut pas voler, est aussi un problème au sol. D’où l’avis d’attribution d’un marché visant à acquérir 14 paratonnerres pour protéger les F-35B de l’USMC déployés sur la base aérienne d’Iwakuni, au Japon. « Les F-35 […] n’offrant pas de protection passive contre la foudre, des paratonnerres sont nécessaires pour déployer ces appareils sur des aérodromes dépourvus des équipements requis pour leur protection » 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, explique l’USMC. Selon les exigences des Marines, ces paratonnerres doivent être mobiles, mesurer environ 15m de haut et pouvoir résister à un coup de foudre allant jusqu’à 200 kiloampères ainsi qu’à des vents de 190 km/h et à de fortes précipitations. Ces équipements doivent protéger les F-35B sans avoir à les déplacer dans un hangar à chaque fois qu’un orage risque d’éclater. Le marché a donc été attribué à LBA Technology, une entreprise qui, installée en Caroline du Nord, propose le PLP-38-MOB, un paratonnerre coûtant 18.750 dollars pièce. Cet achat montre que, « indépendamment des améliorations » apportés au F-35B, l’USMC a « décidé de mettre en oeuvre des stratégies alternatives de protection contre la foudre », commente le blog « The War Zone », lequel ajoute qu’il « n’esr pas clair si ce problème a déjà entravé ses opérations » avec cet avion depuis son premier déploiement au Japon, en 2017.
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August 27, 2018 1:23 AM
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Les soldats d’une patrouille Sentinelle ont ouvert le feu, sur un véhicule qui circulait dans le quartier des gares à Lille (Nord) dans la nuit de samedi 25 août à dimanche 26 août, vers 21h15, ont appris franceinfo auprès du ministère de l’Intérieur dimanche matin et France Bleu Nord, confirmant une information d’Europe 1. Le chauffard a tenté d'écraser les soldats Selon les premiers éléments recueillis par France Bleu Nord, le conducteur de la Renault Mégane a fait une manœuvre jugée menaçante par les soldats alors qu’il roulait sur le boulevard périphérique de Lille, en direction de La Madeleine, commune proche de Lille. Il a fait une queue de poisson aux militaires, avant de tenter de les percuter. Un peu plus loin, la voiture s’est arrêtée à un feu rouge, deux militaires sont descendus pour arrêter le conducteur, qui a fait rugir son moteur. Au moment du passage au feu vert, il a foncé et tenté d'écraser les soldats à plusieurs reprises. "Le conducteur n’a pas obtempéré" et les soldats "après sommations verbales" ont fait feu "quand ils se sont sentis en danger", a précisé la communication de l’état-major. C’est à ce moment-là, que les militaires ont ouvert le feu "à quatre reprises". Le conducteur a fui sur l'autoroute malgré des pneus crevés et est toujours recherché Le véhicule a ensuite pris la fuite vers le centre de Lille. Il a forcé les barrages mis en place par la police et malgré les pneus crevés, il s’est engagé à contre-sens sur l’autoroute. La BAC Nord, qui avait pris en chasse la voiture, a renoncé à le poursuivre pour ne pas créer d’accident. Le conducteur, dont le signalement a été transmis, est toujours recherché. C’est la sécurité publique départementale qui est saisie de l’affaire. A ce stade de l'enquête, la piste terroriste est écartée. L’incident n’a fait aucun blessé parmi les militaires.
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Romain
August 27, 2018 1:16 AM
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C'est un chiffre en augmentation de 2,9% par rapport à l'année précédente : en 2017, les 100 plus importantes entreprises de Défense ont accumulé un chiffre d'affaires de 375,4 milliards de dollars, selon le classement 2018 édité par le magazine Defense News. Les 25 plus grandes sociétés ont cumulé 71% du total, les 10 premières 51,6%. Ce Top 100 le confirme une fois de plus : Lockheed Martin est le champion incontesté des industriels de l'armement. Affichant près de 48 milliards de dollars de chiffre d'affaires issu des ses activités liées au domaine militaire en 2017, le géant américain domine ses concurrents et n'a jamais été détrôné depuis 2000, selon l'archive la plus ancienne disponible du Top 100. Sur les dix dernières années, le top 3 a été « trusté » par Lockheed Martin, Boeing et BAE Systems ...
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Romain
August 26, 2018 12:45 PM
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Romain
August 26, 2018 8:14 AM
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Une fermeture aux appareils américains d'Incirlik, principale base aérienne de l'Otan en Turquie et important soutien des opérations de la coalition antijihadistes en Syrie, pourrait s'avérer coûteuse pour Ankara, selon plusieurs analystes.Alors que les relations entre les Etats-Unis et la Turquie, alliés au sein de l'Alliance atlantique, ont atteint leur plus bas depuis des décennies ces dernières semaines, le président turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu Washington qu'il pourrait être poussé à trouver "de nouveaux amis et de nouveaux alliés".M. Erdogan a notamment eu une conversation téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine, avec lequel il a discuté de questions économiques et commerciales, ainsi que de la crise en Syrie.Et, selon des documents publiés la semaine dernière par des médias américains, un groupe d'avocats proches du gouvernement turc a déposé une motion devant le tribunal d'Adana, ville la plus ...
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