DEFENSE NEWS
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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July 7, 2018 1:36 AM
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​Beijing keen to develop J-15 successor

Beijing wants to develop a new carrier-borne fighter to replace its Shenyang J-15s, which have been plagued by safety and mechanical problems.

According to a report in the South China Morning Post, quoting Chinese air force lieutenant general Zhang Honghe, a “new carrier-based fighter to replace the J-15” is in development.

The report goes on to add that the type, a Chinese copy of the Sukhoi Su-33, has been involved in four crashes and suffers a range of mechanical problems. At one point, this resulted in the entire fleet being grounded four three months.

There has been persistent speculation that the developmental AVIC FC-31 will become a carrier-borne aircraft, but the aircraft’s status is unclear. AVIC has suggested that a foreign buyer is needed to move the type's development along.

The J-15 is the heaviest carrier-borne fighter in current operation, with an empty weight of 17,500kg (38,500lb), higher than the Boeing F/A-18E/F Super Hornet's 14,600kg, but considerably less than the Grumman F-14, whose empty weight was 19,800kg.

China has one operational carrier, the Liaoning. Developed from a former Soviet Kuznetsov-class hulk, the Varyag. It recently launched an indigenously built sister ship, designated Type 001A. Both are short take-off but arrested (STOBAR) carriers, which limits the types of aircraft they can carry and their payloads.

In June, an image emerged on Chinese social media, apparently originating from a meeting of senior shipbuilding officials, of a new carrier design with three catapults. This fuelled long running expectations that Beijing is planning a more capable catapult-assisted take-off but arrested recovery (CATOBAR) vessel, similar to those operated by the US Navy.
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July 6, 2018 4:14 AM
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Florence Parly exige de nouveaux rapports entre la DGA et l'industrie

Florence Parly exige de nouveaux rapports entre la DGA et l'industrie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La ministre de la Défense estime que la direction générale de l'armement doit travailler davantage avec les industriels et propose une simplification des procédures d'acquisition. Mais elle accentue aussi le contrôle sur l'industrie de l'armement.

En visite à Balard au sein de la Direction générale de l'armement (DGA), la ministre des Armées, Florence Parly, a présenté les quatre axes de son plan de « transformation » de la DGA. Gagner en efficacité et réactivité dans un monde qui bouge très vite, apprendre à travailler au niveau européen, établir une relation plus équilibrée avec les industriels et renforcer l'innovation, forment les grands chapitres de la réforme qu'elle demande au nouveau délégué général, Joël Barre, de mener. Avec un premier bilan à tirer en fin d'année.
Définir ensemble le système aérien du futur

La première exigence concerne la capacité à travailler ensemble. « Il faut abandonner les vieilles lunes du travail en silo et mettre les armées et les équipes de la DGA sur un même plateau », a-t-elle déclaré, en demandant de réunir dans un document unique les fiches de caractéristiques militaires et la spécification technique. A titre d'exemple, la ministre a rappelé qu'elle attendait un travail très intégré entre DGA, Etat-major et industriels sur le futur système de combat aérien, mené en collaboration avec l'Allemagne.

La DGA, qui a créé un groupe de travail en janvier, rendra une première ébauche de projet à la fin de l'année. Avec une contrainte rappelée par la ministre hier, le système aérien qui remplacera le Rafale ne devra être « ITAR free », c'est-à-dire ne contenir aucun composant défini comme stratégique par les Etats-Unis. Avec cette définition, Washington se donne un droit de regard sur les programmes militaires étrangers, ce qui est contraire à la volonté d'autonomie souhaitée en France.
Révision des procédures

Pour donner plus de souplesse au processus de conduite de projet et d'acquisition, la ministre a toutefois promis de réviser le carcan réglementaire dans lequel évolue la DGA. L'instruction 15-16 qui oblige la DGA à mener des projets en six phases et dont la dernière version date de 2009, sera simplifiée revue pour réduire ce processus administratif pour passer à trois phases : préparation réalisation, utilisation des armes. En échange de cette souplesse, la ministre veut plus de contrôle et exige d'être informée de tous les marchés important. « Je vous le dis, je ne débourse pas un milliard d'euros sans qu'on me présente le dossier », a-t-elle averti.
Aller à Bruxelles

La ministre a aussi lancé un autre avertissement : « la DGA doit être un moteur pour l'Europe des armements, un architecte pour les partenariats internationaux ». Une demande sérieuse, les Français brillant par leur absence dans nombre d'instances européennes, comme l' Agence européenne de défense . « A l'heure où la Commission européenne annonce 13 milliards d'euros pour le fonds européen de défense, je trouverais insensé que la France n'investisse pas ces structures ».
Nouveaux contrats d'Etat à Etat

Enfin, alors que la base industrielle de défense ne peut viser la rentabilité sans exporter, la ministre a annoncé avoir obtenu de pouvoir passer de nouveaux types de contrats, sur le modèle des contrats Foreign Military Sales américain. Jusqu'à présent le ministère des finances était réticent, mais la nécessité de trouver une forme de contrat d'Etat à Etat pour vendre le système de blindés Scorpion à la Belgique , l'a emporté. La France pilotera et achètera aux industriels le matériel livré à la Belgique, cette dernière souhaitant obtenir non seulement le matériel mais aussi une formation et surtout des engagements de coopération à long terme entre les armées de terre française et belge. « Demain, si un de nos partenaires nous le demande, et qu'il s'agit d'un projet stratégique pour la France, nous serons en mesure de nous présenter en tant que fournisseur, pour offrir toutes les garanties souhaitables », a expliqué la ministre.
Partage des bénéfices

Alors que dans tout contrat export, la DGA et les armées se mobilisent pour faire la promotion et l'accompagnement des exportations, la ministre estime qu'en cas de succès, la rémunération ne doit pas aller au seul industriel. « Notre pays ne paiera pas seul pour des systèmes d'armes qui bénéficieront à d'autres », Si un système s'exporte, l'Etat doit en tirer au minimum une baisse de prix pour ses forces. Cette nouvelle approche_ j'achète un matériel à un prix révisable à la baisse en cas d'exportation, s'appliquera au lancement du programme de missile antiaérien MICA NG.
Anne Bauer
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July 6, 2018 4:10 AM
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La DGA, nouvelle machine de guerre du ministère des Armées

La DGA, nouvelle machine de guerre du ministère des Armées | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Plus réactive dans la gestion des grands programmes, plus à l’écoute des armées, plus ouverte sur l’innovation civile, plus exigeante vis-à-vis des industriels de l’armement… Le ministère des armées engage une modernisation en profondeur de la direction générale de l’armement. Florence Parly la ministre des Armées a présenté devant un parterre de députés et d’officiers généraux jeudi 5 juillet la réforme de la délégation générale de l’armement (DGA). Après le vote définitif de la loi de programmation militaire qui vise à porter les crédits de défense à 2% du PIB à l’horizon 2025, il s’agira de son chantier le plus critique à la réussite de son passage à l’Hôtel de Brienne.

Créée en 1961 de la volonté du Général De Gaulle pour lancer le programme de la dissuasion nucléaire, la DGA s’est imposée comme une véritable institution au cœur de l’écosystème de défense. Cette direction fait le lien entre le ministère des armées, les états-majors, les industriels de la défense, les acteurs de la recherche à vocation militaire. Ses missions sont essentielles : elle doit veiller à ce que les armées disposent des systèmes d’armes les plus efficaces, conduire les grands programmes d’armement, coordonner l’effort de R&D des industriels, soutenir les exportations…

Comme le reste du ministère, elle a payé son tribut aux réductions des effectifs militaires: la DGA compte 9 500 salariés contre 15 000 en 2007. Avec un budget d’achats de système d’armes de l’ordre de 11 milliards d’euros par an, elle s’impose comme le premier acheteur public de l’Etat français. La ministre Florence Parly a évoqué des pistes de réforme qui serviront de feuille de route pour le délégué général à l’armement Joël Barre.

1 - Gérer plus efficacement les grands programmes

La DGA doit être plus efficace dans son cœur de métier : la gestion des grands programmes. Experte en planification, elle pêche quand il s’agit d’adresser des besoins des armées à plus court terme et de moindre ampleur. Cela passe par une meilleure réactivé et l’adoption de procédures plus simple. Pour cela, la DGA doit renforcer ses compétences technologiques qu’elle a négligées au profit de compétences d’achat. Elle devra adapter ses méthodes en fonction de la complexité de chaque programme. Aujourd’hui, elle est critiquée car elle applique la même procédure, que ce soit pour un programme de sous-marins nucléaires ou un achat sur étagère d’un fusil d’assaut.

2 - Se rapprocher des armées

La collaboration insuffisante avec les armées s’est parfois révélée dommageable, aboutissant à du matériel mal adapté aux besoins des soldats ou trop complexe. Pire encore : en n’écoutant pas suffisamment les militaires, la DGA a raté le virage des drones armés et la France est contrainte d’acheter des équipements américains. Pour mettre fin au travail en silo, les équipes de la DGA et de l’état-major des armées travailleront sur un même plateau de projets. Leurs fiches techniques, aujourd’hui séparées, convergeront vers un document unique. Cela devrait permettre de définir en amont des spécifications au juste besoin.

3 - Etre plus exigeant vis à vis des industriels

Cette réforme doit être l’occasion de rééquilibrer les relations avec les industriels. Plus question de payer à n’importe quel prix comme par le passé. Les négociateurs de la DGA se retrouvent souvent en effet en tête à tête avec un fournisseur en situation de monopole. Pour s’assurer de payer le juste prix de ses équipements, des enquêtes de coûts a priori seront menées.

Par ailleurs, en cas de succès à l’exportation, les industriels devront participer aux coûts de développement de la technologie aujourd’hui largement supportés par la DGA. De telles dispositions sont prévues à l’occasion du lancement du programme du missile air-air de nouvelle génération, le MICA NG.

4 - Favoriser les coopérations internationales et l’export

Trop centrée sur les besoins des armées tricolores, la DGA devra s’ouvrir à la "grammaire" des équipements européens afin qu’ils soient capables d’interagir sur les théâtres d’opération. Le programme de système de combat aérien du futur, le SCAF, doit montrer l’exemple. La France et l’Allemagne ont d’abord signé un accord politique de haut niveau en édictant des règles claires : désigner une nation leader, imposer des développements technologiques souverains au niveau européen, s’accorder sur les règles d’exportation. Ils ont ensuite incité les industriels, même rivaux, à travailler ensemble comme Dassault Aviation et Airbus.

Les exportations d’armes sont critiques pour l’équilibre économique des industriels de la Défense. Pour favoriser ces exportations, la DGA devra sélectionner en amont les spécifications qui correspondent au besoin du marché au-delà des besoins nationaux.

5 - S’ouvrir à l’innovation civile

La DGA va abriter la nouvelle agence de l’innovation de défense. Son rôle : anticiper les technologies de rupture afin d’assurer la supériorité technologique des troupes. Cela passe par le décloisonnement de la recherche de défense et l’accès à l’innovation issue des acteurs du secteur civil : start-up et acteurs du numérique, PME innovantes, laboratoires de recherche... L’agence pilotera l’ensemble des financements de soutien à l’innovation (crédits des études amont, subvention RAPID, DefINvest…), soit environ 1 milliard d’euros par an.
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July 6, 2018 1:45 AM
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La forteresse DGA appelée à se moderniser

La forteresse DGA appelée à se moderniser | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La ministre des Armées, Florence Parly, veut revoir le fonctionnement de la Direction générale de l'armement, le premier investisseur public du pays. Un rude défi pour un corps technique très compétent mais peu transparent.

L'exécutif n'attend pas. La loi de programmation militaire (LPM) aussitôt bouclée, la ministre des Armées, Florence Parly, s'attaque à la réforme de la Direction générale de l'armement (DGA). Chaque euro dépensé doit être utile, a-t-elle promis au président de la République. Ce qui suppose de réformer la forteresse DGA , « afin de s'adapter aux exigences du 21ème siècle », insiste la ministre.
11 milliards par an

Responsable de la conception, de l'acquisition et de l'évaluation des programmes militaires, la DGA s'occupe aussi bien des sous-marins nucléaires, que des gilets pare-balles. Avec 9.600 employés dont plus de la moitié sont ingénieurs, elle pilote quelque 80 programmes, investit 11 milliards d'euros et consacre plus de 700 millions dans la recherche et le développement par an. Polytechnique y envoie ses meilleurs élèves, avant que ceux-ci ne pantouflent dans les grands groupes de défense... Les ministres passent, la DGA reste. Son ancien directeur général, Laurent Collet Billon, y a régné dix ans.
Une maison sclérosée

Son successeur Joël Barre , nommé en été dernier, va donc recevoir une feuille de route pour secouer une maison de plus en plus sclérosée. Dotée de compétences techniques inégalées dans la conduite des grands programmes d'armements, comme la dissuasion nucléaire, la DGA est bousculée par la numérisation. Les conflits avec les forces armées qui estiment qu'elle répond mal à leurs besoins se multiplient.

Commandant des opérations spéciales, l'amiral Laurent Isnard confie ainsi aux « Echos » sa lassitude : « entre les programmes structurants de long terme et l'achat sur étagère, il devrait y avoir une latitude pour des acquisitions qui permettent à la DGA de valider des points techniques tout en évitant la lourdeur du cycle d'acquisition propre à cette administration ». Plus direct, Benoit de Saint Sernin, président du cercle de l'arbalète, une association qui s'efforce de trouver des entreprises capables de répondre aux besoins de forces d'intervention, comme les Forces spéciales, le GIGN, le Raid ou la DGSE, souligne que « pour rivaliser avec la créativité de Daech, il n'y a besoin ni de DGA, ni de code des marchés publics ». « La DGA ? Une vieille dame un peu larguée », résume un patron de start-up.
Changer les méthodes de travail

Pour changer la donne, il faut d'abord modifier les méthodes de travail. « Il faut créer une vision d'ensemble entre les forces armées et la DGA, mieux aligner les besoins militaires et la contractualisation, raccourcir les délais de passation des marchés, revoir les méthodes de conduite de projets pour aller vers des procédures d'acquisition plus souple et plus ouvertes », a expliqué la ministre aux « Echos » lors d'un déplacement chez MBDA.

Le nouveau patron de la DGA devra donc faire travailler en mode collaboratif les ingénieurs de l'armement, l'état-major, voire les industriels, alors qu'aujourd'hui un programme se construit sur plusieurs années en séquence. Une gageure... Actuellement, les armées réfléchissent à leurs besoins, puis la DGA les traduit en cahier des charges qu'ensuite l'industriel peut ou ne peut pas remplir.

Un travail en plateau permettrait aussi de prendre en compte en amont la définition des besoins, la maintenance, les infrastructures et l'exportation. La création d'une agence de l'innovation fait partie de la réforme. Elle reste dans le giron de la DGA, mais doit s'ouvrir au monde civil. Enfin, en cas de succès à l'export d'un matériel commandé par l'armée, celle-ci bénéficiera de ristournes sur les équipements achetés.
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July 6, 2018 1:40 AM
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Touch and Go de Rafale Marine sur l'USS Truman au large de Brest

Touch and Go de Rafale Marine sur l'USS Truman au large de Brest | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 3 juillet, des Rafale marine de Landivisiau ont effectué des manœuvres avec le groupe aéronaval du porte-avions américain USS Harry S. Truman (CVN 75) qui croise actuellement au large du Finistère. Ces manœuvres d'interopérabilité ont débuté le 2 et se poursuivront jusqu'au 6 juillet, tant en mer qu'au-dessus du territoire français.

Selon le Sirpa Marine, les Rafale ont effectué des Touch and Go sur le pont du Truman (photo US Navy).

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La présence du porte-avions US a été l'occasion pour l'ambassadeur des USA en France, Jamie D. McCourt, de se rendre à bord. Elle était accompagnée par l'amiral Jean-Louis Lozier, qui représentait le chef d'état-major de la Marine.

Le "Harry S. Truman Carrier Strike Group" (HSTCSG) est actuellement intégrée à la 6e Flotte. Il est entré dans l'Atlantique le 29 juin après une mission en Méditerranée.
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July 6, 2018 1:38 AM
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U.S. Army researchers develops new smart robots

U.S. Army researchers develops new smart robots | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The U.S. Army Research Laboratory (ARL) has developed a prototype of robots that can navigate autonomously in environments while carrying out actions a human would expect of the robot in a given situation.

Researchers at the U.S. Army Research Laboratory and the Robotics Institute at Carnegie Mellon University developed a new technique to quickly teach robots novel traversal behaviors with minimal human oversight.

According to the statement of the ARL, the experiments of the study were recently published and presented at the Institute of Electrical and Electronics Engineers’ International Conference on Robotics and Automation held in Brisbane, Australia.

ARL researchers Drs. Maggie Wigness and John Rogers engaged in face-to-face discussions with hundreds of conference attendees during their two and a half hour interactive presentation.

According to Wigness, one of research team’s goals in autonomous systems research is to provide reliable autonomous robot teammates to the Soldier.

“If a robot acts as a teammate, tasks can be accomplished faster and more situational awareness can be obtained,” Wigness said. “Further, robot teammates can be used as an initial investigator for potentially dangerous scenarios, thereby keeping Soldiers further from harm.”

To achieve this, Wigness said the robot must be able to use its learned intelligence to perceive, reason and make decisions.

“This research focuses on how robot intelligence can be learned from a few human example demonstrations,” Wigness said. “The learning process is fast and requires minimal human demonstration, making it an ideal learning technique for on-the-fly learning in the field when mission requirements change.”

ARL and CMU researchers focused their initial investigation on learning robot traversal behaviors with respect to the robot’s visual perception of terrain and objects in the environment.

More specifically, the robot was taught how to navigate from various points in the environment while staying near the edge of a road, and also how to traverse covertly using buildings as cover.
ARL researchers Drs. Maggie Wigness and John Rogers pose with a small unmanned Clearpath Husky robot in their lab at the Adelphi Laboratory Center in Maryland.

According to the researchers, given different mission tasks, the most appropriate learned traversal behavior can be activated during robot operation.

This is done by leveraging inverse optimal control, also commonly referred to as inverse reinforcement learning, which is a class of machine learning that seeks to recover a reward function given a known optimal policy.

In this case, a human demonstrates the optimal policy by driving a robot along a trajectory that best represents the behavior to be learned.

These trajectory exemplars are then related to the visual terrain/object features, such as grass, roads and buildings, to learn a reward function with respect to these environment features.

While similar research exists in the field of robotics, what ARL is doing is especially unique.

“The challenges and operating scenarios that we focus on here at ARL are extremely unique compared to other research being performed,” Wigness said. “We seek to create intelligent robotic systems that reliably operate in warfighter environments, meaning the scene is highly unstructured, possibly noisy, and we need to do this given relatively little a priori knowledge of the current state of the environment. The fact that our problem statement is so different than so many other researchers allows ARL to make a huge impact in autonomous systems research. Our techniques, by the very definition of the problem, must be robust to noise and have the ability to learn with relatively small amounts of data.”

According to Wigness, this preliminary research has helped the researchers demonstrate the feasibility of quickly learning an encoding of traversal behaviors.

“As we push this research to the next level, we will begin to focus on more complex behaviors, which may require learning from more than just visual perception features,” Wigness said. “Our learning framework is flexible enough to use a priori intel that may be available about an environment. This could include information about areas that are likely visible by adversaries or areas known to have reliable communication. This additional information may be relevant for certain mission scenarios, and learning with respect to these features would enhance the intelligence of the mobile robot.”

The researchers are also exploring how this type of behavior learning transfers between different mobile platforms.

Their evaluation to date has been performed with a small unmanned Clearpath Husky robot, which has a visual field of view that is relatively low to the ground.

“Transferring this technology to larger platforms will introduce new perception viewpoints and different platform maneuvering capabilities,” Wigness said. “Learning to encode behaviors that can be easily transferred between different platforms would be extremely valuable given a team of heterogeneous robots. In this case, the behavior can be learned on one platform instead of each platform individually.”

This research is funded through the Army’s Robotics Collaborative Technology Alliance, or RCTA, which brings together government, industrial and academic institutions to address research and development required to enable the deployment of future military unmanned ground vehicle systems ranging in size from man-portables to ground combat vehicles.

“ARL is positioned to actively collaborate with other members of the RCTA, leveraging the efforts of top researchers in academia to work on Army problems,” Rogers said. “This particular research effort was the synthesis of several components of the RCTA with our internal research; it would not have been possible if we didn’t work together so closely.”

Ultimately, this research is crucial for the future battlefield, where Soldiers will be able to rely on robots with more confidence to assist them in executing missions.

“The capability for the Next Generation Combat Vehicle to autonomously maneuver at optempo in the battlefield of the future will enable powerful new tactics while removing risk to the Soldier,” Rogers said. “If the NGCV encounters unforeseen conditions which require teleoperation, our approach could be used to learn to autonomously handle these types of conditions in the future.”
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July 6, 2018 1:33 AM
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La Chine développerait un nouveau chasseur embarqué

La Chine développerait un nouveau chasseur embarqué | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Chine est en train de développer un nouveau chasseur embarqué pour remplacer le chasseur Shenyang J-15, actuellement utilisé après une série de défaillances techniques et de crash d’aéronefs, écrit le quotidien South China Morning Post, citant des sources militaires et des experts.Selon le quotidien South China Morning Post, qui cite des sources militaires et des experts, la Chine développe un nouveau chasseur embarqué qui doit remplacer le chasseur Shenyang J-15 actuellement utilisé après une série de défaillances techniques et de crash d'appareils.

Le J-15 est un chasseur embarqué développé par Shenyang Aircraft Corporation basé sur le prototype du Su-33 avec un radar et un armement chinois modernisés.
Selon la publication, la nécessité de développer un nouveau chasseur pour la Chine est devenue encore plus urgente après une série de «défaillances techniques impardonnables» touchant les J-15, à la suite de laquelle l'un des meilleurs pilotes de l'APL a été tué et un autre a été blessé.

Selon deux sources militaires, au moins quatre accidents impliquant des J-15 se sont produits, en dépit du fait que seulement deux cas ont été traités.

«Le J-15 est un avion problématique, son système de contrôle de vol instable a été le principal facteur dans deux cas de crash il y a deux ans», a déclaré une source.

Comme le notent les sources, de nombreux avions de combat fabriqués en Chine ont eu des problèmes de moteurs, de conception et de modifications. Cependant, au lieu de faire plus de vols d'essai, les pilotes ont été contraints de voler sur ces appareils militaires malgré la présence de défaillances techniques.

«Bien que l'on apprenne aux pilotes à se catapulter en cas de défaillance technique, on leur dit également qu'il est de leur devoir de garder une "machine militaire de valeur" qui appartient à l'État», a déclaré une source.

Selon lui, cette approche doit être modifiée, car la vie humaine n'a pas de prix. L'avion peut être reconstruit tandis que la vie du pilote ne peut pas être restaurée.
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July 6, 2018 1:28 AM
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Les choix capacitaires de Canberra

Les choix capacitaires de Canberra | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Sydney réalise actuellement des efforts considérables non seulement pour protéger son espace maritime mais également pour démontrer son rôle de puissance régionale autonome.

C’est un contrat de 26 milliards de dollars qui vient d’être signé pour l’acquisition de neuf frégates anti-sous-marines Type 26 à BAE. «Consensuelle», cette frégate associe la coque construite par Navantia et Fincantieri au système de combat AEGIS américain. Un choix militaire qui permet l’interopérabilité avec les marines américaines, japonaises et coréennes, mais aussi politique.

Avec le contrat SEA 1000 (Naval Group), le gouvernement Turnbull dispose ainsi dans son jeu de toutes les cartes diplomatiquement impactantes. De plus, simultanément un contrat de 5 milliards de dollars était signé avec Washington pour l’acquisition de six drones HALE stratégiques de surveillance maritime Triton identiques à ceux de l’US Navy, dont une partie a été déployée sur l’île de Guam en avril dernier. Sydney se dote ainsi d’un moyen ISR capable de rayonner du Pacifique Sud, en passant par l’océan Indien et l’Antarctique. Un choix analogue à celui de Tokyo.

La menace sous-marine chinoise, qui aligne quarante-huit sous-marins diesels et dix nucléaires, apparaît donc comme la première priorité des forces australiennes. D’autant que les Triton assureront leurs missions en coordination avec les huit P-8 Poseidon acquis en 2015 et qui seront en dotation à compter de 2021. Des plateformes qui sont, elles, interopérables avec les P-8 américains, indiens et japonais.

Ce maillage océanique de moyens ISR communs dans la zone indo-pacifique pourrait s’étendre à l’hémisphère nord puisque le Canada se coordonne avec l’Australie depuis des années pour acquérir le même type de frégate. En outre si Berlin a également fait le choix d’acquérir des Triton, Ottawa, qui dispose également de P-8 Poseidon, pourrait acquérir prochainement des Triton, dont une partie de la production est assurée sur son territoire.
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July 6, 2018 1:25 AM
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UAE seeks to buy F-35 fifth-generation fighter jets

UAE seeks to buy F-35 fifth-generation fighter jets | DEFENSE NEWS | Scoop.it
he United Arab Emirates (UAE) has been seeking to buy an unknown number of F-35 Lightning II fifth-generation fighter jets, said in the report byi24NEWS.

According to the Israeli news portal, the UAE seeks to purchase its own fleet of the advanced F-35 fighter jets, built by US defense giant Lockheed Martin, and amid reports of a burgeoning Israeli-Gulf alliance against Iran.

The UAE is building one of the most modern armed forces in the region and for this purpose visited Israel to review operations of the advanced US-made F-35 fighter jets. A delegation from the USA was also present at the time of the UAE visit to Nevatim Air Base in Israel.

However, there is no official confirmation of both the visit of the UAE delegation to Israel and the negotiations on the F-35 at the moment.

The F-35 Lightning II is a 5th Generation fighter, combining advanced stealth with fighter speed and agility, fully fused sensor information, network-enabled operations, and advanced sustainment. Israel is the only country in the Middle East to have the F-35 fighter jet, where they are operated by the IAF’s Golden Eagle Squadron, based in the Nevatim Air Base in the center of the country.
Tags: IsraelUAE
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July 6, 2018 1:24 AM
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Egypt plans to procure additional Rafale fighter jets

Egypt plans to procure additional Rafale fighter jets | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Egypt is set to acquire additional Rafale multirole fighter aircraft from Dassault by the end of this year, the French newspaper La Tribune reported on 4 July.

According to the newspaper, Egypt’s government is looking to sign a new agreement with France to supply the new 24 Rafale multirole fighter aircraft by the end of 2018.

Under the previous contracts, France had concluded several major military agreements with Egypt, including the sale of 24 Rafales, at a cost of € 5.2 billion. To date, the French company has delivered 14 of Egypt’s Rafale aircraft.

Egypt was the first export client for the Rafale, which was part of a French arms deal that included a Naval Group multimission frigate and four Gowind corvettes, with options for two more.

According to the Dassault, the Rafale is a twin-jet combat aircraft capable of carrying out a wide range of short and long-range missions, including ground and sea attacks, reconnaissance, high-accuracy strikes and nuclear strike deterrence.

From 2006 to 2011, French Air Force and Navy Rafale fighters were engaged in countless combat missions in Afghanistan where they demonstrated a very high proficiency and a tangible military value. The AASM/HAMMER precision-guided modular air-to-surface armament, PAVEWAY laser-guided bombs, and the 30 mm cannon were employed on many occasions, scoring direct hits with remarkable precision.

In 2011, French Air Force and French Navy Rafale fighters were successfully engaged in coalition operations over Libya. In Iraq and Syria, Rafales operate in difficult conditions, far from their bases, taking advantage of their huge operational range to strike distant targets with clinical accuracy.
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July 6, 2018 1:22 AM
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L’armée belge crée son Special Operations Regiment

L’armée belge crée son Special Operations Regiment | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Comme prévu dans la Vision stratégique belge, la Brigade légère de la Composante Terre est transférée de Marche-en-Famenne à Heverlee (Est de Bruxelles). Elle devient en outre le Special Operations Regiment (SO Regt), composé du Special Forces Group, du 2e bataillon de Commandos, du 3e bataillon de Parachutistes et des centres d’instruction connexes, ainsi que du 6e CIS Group (Groupe de commandement et de systèmes d’information). « Ce n’est pas une naissance mais une évolution vers une structure mieux adaptée pour répondre à l’environnement sécuritaire actuel », a expliqué le colonel Vincent Descheemaeker, commandant du SO Regt.

Les missions du SO Regt seront particulièrement axées sur l’exécution d’opérations spéciales telles que, par exemple, la lutte contre le terrorisme. L’état-major du régiment, chapeauté par le Major Tim Jansen, commande désormais toutes les forces terrestres impliquées dans des opérations spéciales. Il est chargé de leur formation permanente, de l’instruction et de la gestion du personnel. C’est l’épine dorsale de la conduite des interventions rapides des forces spéciales. Mais pourquoi ce transfert vers Heverlee? Tout simplement pour « assurer un déploiement plus rapide partout dans le monde grâce à la position centrale de Heverlee, qui offre un accès facile aux grands axes routiers et à la base aérienne de Melsbroek », ajoute le colonel Descheemaeker.



La structure du Special Forces Group (SF Gp) a été élargie avec une cellule d’instruction spécifique adaptée pour intégrer les développements les plus modernes des SOF, y compris les micro et mini-UAV, ainsi que les chiens. Son effectif organique devrait en conséquence atteindre 250 militaires l’horizon 2030.

Désormais, en plus de leur formation actuelle pour des missions conventionnelles telles que la capture et la sécurisation d’un aéroport ou l’évacuation de ressortissants d’une zone de crise, les bataillons para-commandos sont également formés pour mener des opérations spéciales ; selon la mission, ils peuvent l’exécuter en appui du Special Forces Group ou de manière totalement autonome. Les missions supplémentaires requièrent des compétences supplémentaires, en l’occurrence une manière différente de planifier et de préparer les opérations, un leadership plus décentralisé et une formation plus intensive aux techniques de tir de précision (sniping), aux communications, aux compétences médicales, aux combats urbains, à la mobilité (techniques d’insertion), aux dispositifs explosifs et la survie sont des éléments clés de leur processus de transformation. Cette formation adaptée est en vigueur depuis mai au sein du Centre d’entraînement commandos de Marche-les-Dames.



Le ministre de la Défense belge, Steven Vandeput, a déclaré à Forces Operations que cette nouvelle structure de l’ex-Brigade Légère correspondait à un besoin opérationnel appris des différentes opérations extérieures auxquelles participent les unités belges, que ce soit sous le drapeau de l’OTAN ou de l’ONU. Un élément clé de l’environnement du nouveau régiment est le SOCOM (Special Operations Command), le commandement des opérations spéciales. Le ministre Vandeput a expliqué que « Parallèlement au processus de création du Special Operations Regiment, un Commandement des opérations spéciales (SOCOM) a été mis en place à la mi-2017. Bien que les unités SO ne relèvent pas directement du SOCOM, cette dernière peut être considérée comme le centre d’expertise belge pour les opérations spéciales. En raison de sa place dans la structure de défense, le SOCOM est le point de contact pour la coopération internationale et interdépartementale concernant les opérations spéciales. Le SOCOM est également responsable de la rédaction du projet de commandement de la composante des opérations spéciales composites où la Belgique, avec les Pays-Bas et le Danemark, développe un QG SOF déployable qui peut être mis à la disposition de l’OTAN ».
Le colonel Descheemaeker a déclaré à Forces Operations que « le changement de nom est un tremplin dans un processus de construction qui s’inscrit dans la Vision stratégique. Nos méthodes de recrutement et de formation s’adapteront à cette nouvelle structure. Notre coopération privilégiée avec les forces spéciales hollandaises et danoises explique la raison pour laquelle nos trois unités échangent des officiers de liaison ». En effet, notons, par exemple, que le nouveau véhicule Fox RRV (Rapid Reaction Vehicle), le « Fox » dont les livraisons ont commencé, a été conçu pour être transportable à l’intérieur d’un hélicoptère CH-47 Chinook de l’armée néerlandaise. « Les ambitions du SO Regt évolueront et grandiront pour faire face aux menaces de manière plus efficace, tant au sein d’une coalition ou que de manière autonome », a ajouté le colonel Descheemaeker.
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July 6, 2018 1:19 AM
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Japan, Vietnam agree to expand industrial collaboration

Japan and Vietnam have said they will expand defence collaboration to include engagement across defence industries and related technologies.

Following a defence policy dialogue between the two countries in Tokyo on 4 July, a statement by the government in Hanoi said defence industrial co-operation had been highlighted as a requirement in order to deepen strategic ties.

Hanoi said the two counties’ defence partnership is framed around a ‘Joint Vision Statement on Japan-Vietnam Defence Cooperation’, which was signed in April 2018. This outlines collaboration across a range of activities until the late 2020s.

In addition to defence industries, other areas in which the two countries have agreed to expand collaboration include cyber security, marine security, search and rescue, military medicine, peacekeeping.
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July 6, 2018 1:16 AM
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Armement : Paris lance enfin un FMS à la française (contrat d'Etat à Etat)

Armement : Paris lance enfin un FMS à la française (contrat d'Etat à Etat) | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La France va se doter d'un nouvel outil pour soutenir les exportations d'armes. Elle pourra désormais signer des contrats d'Etat à Etat avec ses partenaires stratégiques.

Et la réforme de la Direction générale de l'armement, accoucha notamment d'un FMS (Foreign Military Sales) à la française. Longtemps souhaité mais jamais lancé jusqu'ici en raison de l'opposition ferme de Bercy, réticent à engager la garantie de la France, ce dispositif permettra à la France de signer des contrats d'Etat à Etat avec des pays alliés dans le cadre de projets stratégiques. Ce sera le cas notamment avec la Belgique dans le cadre du projet "Camo" (capacité motorisée) destiné à équiper l'armée belge de 60 blindés Jaguar et de 417 véhicules de combat légers de type Griffon. "La Belgique se met en sécurité en travaillant avec la France", souligne-t-on au ministère des Armées.

"Je veux saluer le magnifique travail qui a été fait par les équipes de la DGA, de la direction des affaires juridiques, et de l'EMA (Etat major des armées, ndlr), pour avoir mis sur pied un nouveau mode de contrat d'Etat à Etat, a souligné la ministre des Armées, Florence Parly lors de son discours à Balard sur la transformation de la direction général de l'armement (DGA). Demain, si un de nos partenaires nous le demande, et qu'il s'agit d'un projet stratégique pour la France, nous serons en mesure de nous présenter en tant que fournisseur, pour offrir toutes les garanties souhaitables".

Pourquoi un tel dispositif ? La politique d'exportation d'armement contribue à consolider la position de la France sur la scène internationale, à garantir son autonomie stratégique et à renforcer la crédibilité de ses forces armées. S'inscrivant dans une logique économique, industrielle, opérationnelle et diplomatique, elle contribue en outre à la soutenabilité financière de la politique de défense de la France et au développement d'un bon niveau d'interopérabilité des capacités des armées françaises.
L'Etat jouera une rôle d'intermédiaire

Concrètement, l'Etat français signera les contrats et jouera l'intermédiaire entre les pays acheteurs et les industriels tricolores. Il achètera les équipements militaires aux groupes de défense français pour le compte du pays acheteur. C'est précisément la DGA, qui pilotera le programme pour le compte du pays client, qui aura également la garantie de la France. C'est en quelque sorte une "sincérisation" des contrats export dans le domaine de la défense. Car les industriels de l'armement se tournaient toujours vers l'Etat en cas de problème dans l'exécution d'un contrat export.

Le ministère, qui a "pris ce sujet à bras le corps", doit encore affiner les modalités des contrats d'Etat à Etat (ou gouvernement à gouvernement). Mais il travaille déjà sur "des pistes juridiques" pour boucler ce dossier, explique-t-on dans l'entourage de la ministre. Les futurs contrats d'Etat à Etat condamnent à termes les officines, qui servaient d'intermédiaires entre l'Etat français et certains pays clients, à l'image d'ODAS en Arabie Saoudite. "C'était des cotes mal taillées", explique-t-on au ministère... même si ODAS proposait déjà des contrats d'Etat à Etat.
Contribution des industriels

Ce dispositif permettra par ailleurs au ministère des Armées d'intégrer dans les contrats les coûts d'intervention directs et indirects de l'Etat (DGA et armées), explique-t-on dans l'entourage de Florence Parly. Les armées pourront être sollicitées pour apporter leur expertise dans les actions de soutien aux exportations des matériels (SOUTEX). En outre, des effectifs supplémentaires seront affectés à la DGA pour la renforcer dans ce rôle et pour accompagner les exportations (400 nouveaux postes sur la période 2019-25).

En matière de soutien aux exportations, la loi de programmation militaire (LPM) 2019-25 "prévoit une contribution des entreprises et industries de défense couvrant de manière plus complète et équilibrée la charge induite pour les armées par leur soutien aux exportations d'armement, avait expliqué le rapport annexé au projet de LPM. Cette contribution, d'ordre pécuniaire, sera prévue, en fonction des cas, par un texte réglementaire ou conventionnel, qui organisera les conditions d'abondement du budget des armées, par voie de fonds de concours ou d'attribution de produits, pour couvrir les coûts indirects aujourd'hui laissés à la charge du ministère".

Enfin, les industriels vont devoir contribuer aux programmes d'armement dès lors que celui-ci a été déclaré exportable lors de la définition du programme. "Il n'est pas normal que l'Etat ne bénéficie pas de prix plus avantageux, lorsque les hypothèses d'exportation deviennent réalité, a martelé Florence Parly. Cela doit changer, et nous inaugurerons cette nouvelle approche avec le lancement du programme MICA NG (missile air-air développé par MBDA, ndlr) à la fin de ce mois de juillet". Clairement, le ministère des Armées veut désormais un "retour étatique" dans "une logique de redevance" dans le cadre de son soutien à l'industrie de défense. En tout cas, l'Hôtel de Brienne veut à tout prix rééquilibrer les forces entre les industriels et la DGA.

"Se retrouver en tête à tête avec un industriel en situation de monopole n'est pas une situation facile pour un négociateur même pour des acheteurs chevronnés de la DGA et j'ai donc souhaité que nous puissions nous redonner des marges de manœuvre", a précisé la ministre dans son discours.
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July 7, 2018 1:24 AM
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Singapore to replace Victory-class missile corvettes with Multi-Role Combat Vessels

Key Points

Singapore has laid out plans to replace its Victory-class corvettes with a new type of multi-mission ship known as the Multi-Role Combat Vessel
New ship type will further enhance the country’s ability to secure its sea lines of communication

The Republic of Singapore Navy (RSN) will retire its class of six Victory-class corvettes, and replace these with a new type of platform known as the Multi-Role Combat Vessel (MRCV).

The matter was disclosed by Singapore’s Defence Minister Ng Eng Hen at a media conference held in conjunction with the country’s Singapore Armed Forces (SAF) day, which falls on 1 July.
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July 6, 2018 4:13 AM
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Réforme de la DGA : les trois objectifs prioritaires de Florence Parly

Réforme de la DGA : les trois objectifs prioritaires de Florence Parly | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La ministre des Armées a annoncé jeudi un plan de transformation de la Direction générale de l'armement (DGA) afin de la rendre plus efficace et plus innovante, avec une simplification des procédures d'acquisition et une redéfinition de ses liens avec l'industrie.

Ni un pétard mouillé, ni une réforme. Plutôt une transformation d'usage. La Direction générale de l'armement (DGA), qui va droit dans ses bottes sur ses 60 ans (1961), avait besoin d'un "lifting" pour accompagner à la fois les mutations technologiques et les axes stratégiques d'une nouvelle équipe installée à l'hôtel de Brienne. Les quatre orientations poussées par la ministre des Armées, Florence Parly, semblent frappées au coin du bon sens même s'il faudra bien analyser le bilan de l'Agence de l'innovation, qui a été voulue par la ministre.

Est-ce suffisant pour relancer la DGA, qui doit être forte, et ses 9.600 personnels, dont 56% d'ingénieurs ? A voir. Car il faudra trouver un moyen de garder leurs compétences au sein de la DGA. Et donc de les payer au juste prix. "Partout, où il y a besoin de compétences techniques, j'ai besoin de vous", a reconnu jeudi Florence Parly dans son discours sur la transformation de la DGA.
1/ Travailler en équipe

Gagner en efficacité et en réactivité est le principal objectif à atteindre pour la DGA et son délégué général pour l'armement, le discret Joël Barre. Car Florence Parly a constaté lors de son discours jeudi à Balard sur la transformation de la DGA, que le ministère fonctionnait "trop souvent en silo". "Les programmes pourraient se parler davantage, et les dialogues entre l'état-major et la DGA devraient être plus directs et pragmatiques", a-t-elle souhaité. Clairement, la DGA et ses partenaires du ministère des Armées ne travaillent pas assez de façon intriquée.

La coopération entre la DGA, l'Etat-Major des armées (EMA) ainsi que les états-majors Terre, Mer et Air va être renforcée afin de mieux préparer les choix des équipements et leurs spécifications pour qu'elles soient "au juste besoin", rappelle-t-on dans l'entourage de la ministre. "Nous ne voulons plus de sur-spécification et de délais non justifiés", précise-t-on. Dès cet été, les équipes de service de préparation des systèmes futurs et d'architecture de la DGA et la division cohérence capacitaire de l'EMA travailleront donc en mode "plateau projet". Dotées progressivement de moyens numériques, ces équipes seront regroupées à Balard dans les mêmes locaux dès et automne "pour développer au quotidien l'axe capacitaire, de manière progressive sur l'ensemble du spectre des activités", a expliqué le ministère des Armées. Les projets pilotes de cette démarche seront le SCAF (système de combat aérien du futur), qui devra intégrer également les opportunités de la coopération avec l'Allemagne et d'autres pays européens, et la surveillance maritime.

Enfin, les décisions d'équipement structurantes seront désormais proposées à la ministre "à l'échelle d'une capacité et non plus isolément programme par programme". Elles seront préparées conjointement par la DGA et l'EMA. Le rôle du comité ministériel d'investissement sera donc renforcé. "Je ne débourse pas des centaines de millions d'euros sans qu'on me présente un dossier. La souplesse est notre arme, la rigueur sera notre force", a expliqué Florence Parly.
2/ Travailler plus vite

La ministre a souhaité que le cycle d'acquisition soit simplifié. Il va passer "de six phases à trois phases au long du cycle de vie des équipements", pour favoriser l'accélération des processus, tout en continuant à maîtriser les coûts, délais et performances. "Nous allons simplifier les procédures d'acquisition d'armement, donner plus de souplesse, plus de capacité à intégrer l'innovation, en cherchant de nouveaux véhicules juridiques, de nouvelles modalités de financement et en revoyant la fameuse instruction 15-16 (phases d'acquisition réduit, ndlr)", a détaillé Florence Parly. Enfin, la "recherche systématique" de coopérations, en particulier au niveau européen et la prise en compte de l'exportation et de la souveraineté du matériel en sont également des principes majeurs. En matière de coopération, 19 programmes seront menés en coopération pendant la prochaine LPM, dont dix programmes nouveaux.

"Il faut créer ce que j'appelle une grammaire des équipements européens : des équipements capables de communiquer et d'agir de concert", a souligné Florence Parly.

La formalisation du besoin doit être élaborée conjointement avec la spécification technique du produit à développer, de manière à combiner les aspects techniques, industriels, financiers et calendaires. "Cela permettra de réduire les délais et facilitera le processus de qualification et de mise en service des matériels sur la base de dispositions partagées et d'un programme commun d'essais et d'expérimentations", a précisé le ministère. Par exemple, l'Hôtel de Brienne souhaite simplifier le processus de qualification des équipements (essais constructeurs, recette du matériel par la DGA et enfin qualification par les armées).
3/ Équilibrer les relations entre le ministère et les industriels

"Cette transformation de la DGA doit être l'occasion de redéfinir notre lien avec eux. Car la DGA n'est ni un service d'intendance ni cette vieille grand-mère qui distribuerait des chèques en blanc. Nos relations avec les industriels ne doivent obéir qu'à un mot d'ordre : l'équilibre", a affirmé la ministre. Les relations entre l'industrie et le ministère seront donc repensées "pour mieux responsabiliser les industriels, mieux partager les risques, obtenir le retour sur investissement de notre soutien aux exportations d'armement", a expliqué l'Hôtel de Brienne. Florence Parly souhaite donc "une mise sous tension des industriels de l'armement", qui seront mieux contrôlés.

Comment ? Pour les inciter à respecter les délais, les matériels seront payés pour une large part à la livraison, à l'image de ce qui se passe dans l'aéronautique civile. Ce qui maintiendra sous tension les entreprises jusqu'au dernier moment, espère le ministère. Pour garantir le juste prix des opérations d'armement, le contrôle des coûts par l'Etat sera également renforcé, y compris avant qu'un marché ne soit notifié. Car le ministère, qui achète un certain nombre d'équipements très sensibles et souverains auprès d'un seul fournisseur (sous-marins, avions de combat par exemple), souhaite desserrer l'étau quand il se retrouve en tête à tête avec les industriels concernés. "Les capacités de négociation sont de fait plus limitées lorsque l'industriel est sûr que la commande lui échoira quoi qu'il arrive !", explique-t-on dans l'entourage de la ministre. L'idée est d'envoyer des enquêteurs de la DGA dans les entreprises pour vérifier la véracité des devis et des coûts pratiqués et in fiine garantir que le prix payé par l'Etat est le juste prix.

Enfin, les perspectives d'exportation seront mieux prises en compte. Aujourd'hui, lorsque la France achète un matériel, elle en paye le développement indépendamment du fait que le matériel soit ensuite vendu à des pays tiers. Demain, le ministère souhaite que les ventes export bénéficient à l'Etat, par exemple en diminuant le coût unitaire des équipements. Premier exemple de cette nouvelle disposition, le futur missile air-air MICA NG de MBDA, qui sera lancé au mois de juillet. Et la ministre d'avertir, "Je le dis calmement mais clairement : notre pays ne paiera pas seul pour des systèmes d'armes qui bénéficieront à d'autres". Cela promet de sérieuses empoignades entre la DGA et les industriels...
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July 6, 2018 1:46 AM
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Pourquoi les exportations d'armes tricolores ont chuté en 2017

Pourquoi les exportations d'armes tricolores ont chuté en 2017 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les prises de commandes des industriels de la défense à l'exportation ont chuté à moins de 7 milliards d'euros en 2017. Elections présidentielles et ralentissement économique dans les pays producteurs de pétrole expliquent ce net ralentissement.

Juste retour à la normale ou contreperformance? Après voir enregistré des records de vente à l'exportation, les industriels de la défense français ont retrouvé un rythme normal de prises de commandes en 2017. Le rapport présenté aux députés le 4 juillet par la ministre des Armées Florence Parly précise que la France a vendu pour près de 7 milliards d'euros de systèmes d'armement à l'exportation l'an dernier. C'est bien loin des années record de 2015 (16 milliards) et 2016 (14 milliards), exercices qui avaient été bonifiés par la vente de Rafale à l'Egypte, au Qatar et à l'Inde .

Report de commandes

A l'hôtel de Brienne, on refuse d'y voir une contreperformance. Le rapport remis aux députés avance toutefois deux raisons expliquant ce faible niveau des exportations. D'une part, les années avec des élections présidentielles entraînent souvent un attentisme des pays partenaires et ne sont guère propices à la signature de contrat d'armement d'envergure. D'autre part, le contexte économique défavorable subi par les bons clients des technologies militaires françaises. "(...) le ralentissement économique qui a touché la plupart des pays producteurs de pétrole a entraîné le report de certains projets d’acquisition de systèmes d’armement" soulignent les auteurs.

Malgré tout, le Proche-Orient et le Moyen-Orient ont accueilli en 2017 un peu plus de 60% des exportations d’armement. Les secteurs des hélicoptères et des missiles ont par ailleurs représenté plus de la moitié des exportations de défense cette année.

Un tiers du chiffre d'affaires exporté

Faut-il s'inquiéter des conséquences pour les Dassault Aviation, Naval Group, Nexter et autres Thales ainsi que les 4 000 PME tricolores du secteur de la défense ? Les 11 milliards d'euros de commandes passées en moyenne par la DGA (direction générale de l'armement) pour équiper les armées françaises ne suffisent pas en effet aux industriels pour assurer leur pérennité.

"L'exportation fait partie du business-model de l'industrie de défense", admet-on dans l'entourage de la ministre. Sur les dernières années, ils ont exporté en moyenne près d’un tiers de leur chiffre d’affaires. "(…) Les exportations peuvent d’abord compenser les fluctuations des commandes nationales. Elles contribuent ainsi directement à la préservation des compétences, des bureaux d’études et un plan de charge industriellement viable des lignes de production", souligne le rapport.

Dassault Aviation en est l'exemple même: avant de remporter ses contrats à l'export, la chaine d'assemblage des Rafale à Mérignac (Gironde) tournait au ralenti, produisant seulement un appareil par mois. Depuis les succès en l'Inde, au Quatar et en Egypte, l'avionneur envisage de produire jusqu'à trois Rafale par mois. L'année 2018 s'annonce comme celle du rebond avec l'entrée en vigueur de plusieurs contrats significatifs comme la vente de blindés Nexter ou de Rafale au Qatar.
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July 6, 2018 1:44 AM
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Quand les applications mobiles menacent la sécurité militaire

Quand les applications mobiles menacent la sécurité militaire | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Mardi, Israël a accusé le Hamas d’avoir tenté de pirater le smartphone de soldats israéliens par le biais d’applications malveillantes. Une accusation qui interroge sur l’utilisation des smartphones par les forces de défense.

C’est au moyen de trois applications mobiles, l’une de résultats sportifs, les deux autres de rencontre, que le Hamas aurait tenté de pirater les smartphones de plusieurs officiers israéliens. Ces applications, disponibles sur la plateforme Android et supprimées depuis du Google Play Store, ont été développées pour s’implanter dans les téléphones de soldats et capter leurs données à leur insu.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, les officiers israéliens n’ont pas précisé, d’après Reuters, comment ils avaient établi que le Hamas était à l’origine de ce piratage présumé. Une des applications incriminées, « Golden Cup », avait été configurée en juin pour le début du mondial en Russie.

D’après Tsahal, les membres du Hamas auraient utilisé de fausses identités pour entrer en contact avec les soldats et les inciter à télécharger les applications malveillantes. La tentative de piratage, circonscrite d’après l’armée israélienne à moins d’une centaine de soldats, n’aurait provoqué aucun dommage. Une technique d’hameçonnage déjà utilisé par le Hamas en janvier 2017. L’organisation palestinienne qui dirige la bande de Gaza avait utilisé de faux profils de femmes pour séduire des soldats israéliens sur Facebook et les convaincre d’installer une application malveillante sur leur smartphone. Plusieurs d’entre eux avaient été dupés.

Un risque généralisé

Mais Israël n’est pas le seul pays dont le système de défense se voit menacé par l’utilisation de smartphones. En janvier déjà, Strava, une application d’analyses de performances sportives, avait fait apparaître la localisation de quartiers en zone sensible où résidaient des militaires américains et français.

Tracé du parcours des joggeurs français sur la base militaire de Madama au Niger./STRAVA

Pour le criminologue français Alain Bauer, ce n’est pas tant le smartphone que son utilisation qui est incriminée : « Dans 99 % des cas, l’humain devient complice de son propre hacking. Le smartphone est tout à la fois un outil de facilité et de vulnérabilité ». Partant du principe qu’aucun système de cryptage n’est infaillible, il en appelle à la vigilance et à la discipline des membres des forces armées : « Le bon sens voudrait qu’ils abandonnent leur téléphone personnel chez eux et n’utilisent qu’un smartphone professionnel sur leur lieu de travail ». Il préconise que ce téléphone ne puisse recevoir ou envoyer que des « appels strictement professionnels » et qu’aucune application ne soit téléchargée dessus.

A l’ère du numérique, prévient Alain Bauer, le smartphone peut se révéler être le meilleur ennemi des forces armées : « la cybersécurité devient un enjeu vital qui ne peut se contenter d’à-peu-près ».
Renforcer la sécurité des systèmes d’exploitation

Associé général des activités de cybersécurité Deloitte, Mickael Bittan considère que « le risque que présentent certaines utilisations du smartphone n’est pas apprécié à sa juste valeur ». S’il ne minimise pas la responsabilité des usagers dans le piratage dont ils sont victimes, Mickael Bittan pointe également du doigt la porosité de certains systèmes d’exploitation sur smartphone : « Android par exemple - système incriminé dans cette affaire - se caractérise par la liberté sans bornes dont jouissent les utilisateurs. Tout un chacun peut créer son application et l’intégrer au système. Une aubaine pour des individus mal intentionnés ». Il suggère donc de renforcer la sécurité des systèmes et de sensibiliser sur les comportements à risque sur smartphone. « Les soldats israéliens ont ici adopté le bon réflexe en avisant leur hiérarchie. Une simple application aurait pu avoir ici des conséquences bien plus graves. »
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July 6, 2018 1:39 AM
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Le Rafale a la cote

L'Egypte, puis le Qatar, représenté par l'émir en personne : en quelques heures, c'est la deuxième
visite étrangère qui n'est pas évoquée par le minarm, toutes deux ayant un rapport certain avec les exportations de défense -et particulièrement le Rafale-, pourtant au coeur de l'actualité, avec la publication d'un rapport destiné au parlement.
L'Egypte est, de longue date, candidat à l'achat de corvettes et Rafale supplémentaires. 24 chasseurs qui le feraient passer dans le premier parc export de Rafale (plus que la marine...). Mais il faut aussi garder un oeil sur les Singapouriens dont le CEMAA et le Premier ministre sont attendus le 12 juillet à Cazaux pour célébrer 20 ans de présence à Cazaux. Et peut-être plus. Invitée de marque du chef de l'Etat pour la fête nationale, l'île-Etat doit en effet moderniser son aviation, comme l'Inde (prête à reprendre du Rafale), la Suisse aussi (des Rafale Marine étaient dans les montagnes il y a peu, un pur hasard).
Dans quelques semaines, des Rafale feront une tournée en extrême-Orient, avant de terminer leur périple en Inde puis aux Emirats Arabes Unis.
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July 6, 2018 1:38 AM
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Terrorisme : Des gendarmes du GIGN vont patrouiller incognito dans les trains

Terrorisme : Des gendarmes du GIGN vont patrouiller incognito dans les trains | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 21 août 2015, une carnage fut évité in extremis grâce à l’intervention de quatre voyageurs pour maîtriser Ayoub El Khazzani qui s’apprêtait à commettre, au nom de l’État islamique (EI ou Daesh), une attaque dans un train Thalys assurant la liaison Amsterdam-Paris. Un an plus tard, à Wurtzbourg, un jeune jihadiste de nationalité afghane (ou pakistanaise), Riaz Khan Ahmadzai, blessa cinq personnes dans un train avant d’être abattu par la Spezialeinsatzkommando, une unité d’élite de la police allemande.

Ces deux attaques, en particulier celle du Thalys, ont été un « élément déclencheur » pour le Groupe d’intevention de la Gendarmerie nationale (GIGN), qui vient de lancer l’opération « Train Marshalls » à la veille des départs en vacances.

Ainsi, explique le colonel Ghislain Réty, chef du bureau de la défense et de la sécurité nationale au sein de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), des gendarmes du GIGN vont se mêler aux voyageurs « en toute discrétion » (c’est à dire incognito) afin d’intervenir en cas d’attaque terroriste.

« Ils voyageront tous les jours, dans les trains circulant sur l’ensemble du territoire, de façon aléatoire ou de façon plus ciblée en fonction de l’état de la menace. L’objectif est d’être efficace et de rassurer la population », a précisé le colonel Réty.

Cette opération est d’autant plus pertinente que, en août 2017, al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), organisation liée à l’attentat contre Charlie Hebdo, a menacé le transport ferroviaire américain et européen dans sa revue en ligne Inspire.

Les gendarmes du GIGN seront au moins deux par train. Ils seront évidemment armés et équipés de radio. Afin de garder leur couverture, ils n’auront pas à intervenir sur les faits de petite et moyenne délinquance.

« Il est temps que nous inculquions la peur et les contraignons à imposer des mesures de sécurité strictes aux trains comme ils l’ont fait avec leur transport aérien », avait fait valoir AQPA. « Nous devons menacer davantage les vulnérabilités de leur sécurité. Et quand ils dépensent des millions de dollars pour en traiter une, nous devons être prêts pour nous attaquer à une autre », avait expliqué l’organisation jihadiste.
Pour cela, AQPA avait donné trois modes opératoires : l’attaque dans un train, l’assaut d’une gare et le déraillement d’une locomotive en se servant d’un outil similaire à celui utilisé par le personnel technique des compagnies ferroviaires.
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July 6, 2018 1:32 AM
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G5-Sahel : le général Dacko (sans doute) débarqué de la Force conjointe

A la suite du déplacement récent du président Macron en Afrique, le général malien Didier Dacko qui commande la Force conjointe (FC) du G5-Sahel devrait être rapidement remercié. Il sera remplacé par un officier mauritanien, secondé d’un tchadien. Emmanuel Macron est passé par la Mauritanie…

Paris est visiblement agacé par l’attitude des autorités maliennes dans la lutte contre le terrorisme. Lundi 4 juillet, Jean-Jacques Bridey, président de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, avait vendu la mèche, en répétant à l’antenne de RFI ce qui se dit partout en off dans les milieux qu’ils fréquentent : « le pouvoir actuel (au Mali, ndlr) n’est pas à la hauteur des enjeux ». Et visiblement le général Dacko non plus, alors qu’il était présenté il y a peu comme l’homme de la situation. Récemment en visite à Paris, le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga expliquait que « le Mali n’est pas un pays en guerre » même s’« il fait face au terrorisme comme d’autres pays ».

La décision de virer le général Dacko - qui n’est pas officiellement confirmée - interviendrait à quelques semaines de l’élection présidentielle au Mali, le 29 juillet. Le PC de la Force conjointe est installé au Mali, à Sévaré et ce pays est l’épicentre de la lutte contre le terrorisme, même s’il déborde sur le Burkina et le Niger.

L’Elysée entend aujourd’hui « redéployer » la force Barkhane, alors que des discussions confidentielles ont lieu sur le rôle respectif de Barkhane et de Sabre, l’opération plus discrète des forces spéciales. Aucune décision publique n’a encore été annoncée.

Une chose semble certaine. L’armée française préfère miser sur les armées beaucoup plus aguerries du Tchad et de la Mauritanie que de leur partenaire malien.

Plusieurs épisodes récents ont contribué à tendre l’atmosphère : le massacre de civils (16 morts) par des éléments liés à l’armée malienne, l’attaque du PC de Sévaré par un groupe terroriste, puis celle, dimanche dernier, d’une patrouille commune franco-malienne à Gao. L’image d’un VBCI touché - avec quatre blessés sérieux - n’est pas de celles que l’on apprécie à l’Elysée, où l’on attendait des victoires au premier semestre 2018. Malgré le chiffre de 120 terroristes « mis hors de combat » depuis janvier, rendu opportunément public à l’occasion du déplacement du chef de l’Etat, le compte n’y est visiblement pas.
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July 6, 2018 1:27 AM
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UK in talks with Sweden over next-generation fighter jet

UK in talks with Sweden over next-generation fighter jet | DEFENSE NEWS | Scoop.it

The UK has held initial discussions with Sweden about collaborating on a future fighter jet, as it prepares to reveal a long-awaited combat air strategy at the Farnborough air show later this month.

As part of the strategy, the government is expected to commit to launching a next-generation fighter programme by 2020 in a sign of its post-Brexit ambitions to retain cutting-edge combat air expertise.

The strategy, which is expected to set out a timeline for awarding a firm manufacturing contract by 2020, has yet to be given final cabinet approval. But it aims to deliver a strong signal to potential international partners that the UK is determined to press ahead with such a programme, despite being left out of a Franco-German future fighter project last year.

The statement is expected to set out the criteria for international collaboration, stressing that the UK intends to play a leading design role in any partnership to develop a fighter to replace the Typhoon jet from 2040. Sweden — whose defence flagship, Saab, makes the Gripen combat aircraft — has indicated its potential interest and would be a natural partner, according to several sources.

A Ministry of Defence spokesperson said: “The combat air strategy will be launched to ensure Britain maintains a world-leading combat air capability.”

The accord struck last summer between Paris and Berlin to work on a road map for a future fighter programme took the UK government by surprise and stunned executives at BAE Systems, repository of Britain’s combat air expertise. BAE has for several years been working with France’s Dassault Aviation on a future unmanned fighter. It is also a prime partner in the Eurofighter consortium with Franco-German Airbus and Italy’s Leonardo.

The unmanned project, combining capabilities on Britain’s Taranis demonstrator and France’s Neuron, has been seen by many in the defence sector as critical to sustaining the UK’s competence in high-end aerospace skills and technology once Typhoon production ends around 2024.

However, several sources said that collaboration appeared to be stalling in the wake of the Franco-German accord. A person close to BAE said it continued to progress but admitted that the technology involved in the partnership was being reviewed as the focus turned to a future fighter.

France and Germany last month signalled that initial plans for collaboration on a so-called sixth-generation fighter had expanded to include its role in a wider combat system.

Dassault and Airbus have been named the prime industrial partners on the Franco-German project, while France will lead the programme. The two countries have said they would be open to working with other partners, but at a later stage. This has raised concerns that if Britain were to join the project it could be forced to take a secondary role and be locked out of the crucial planning and design phase of any future fighter.

Industrial sources said Brexit tensions had clouded the issue. Questions over the UK’s willingness to make a firm commitment to funding a programme have also frustrated European partners, one industry executive said.

“To break into the Franco-German relationship, we have got to put something on the table that makes it worthwhile for them to take it seriously,” he said.


The strategy will aim to do just that and will be a “strong statement of national interest”, according to one person close to the subject. However, it will not mention the Franco-German accord and will deliberately leave the door open to other partners. As well as Sweden, Japan and South Korea could be potential partners, industry sources said.

BAE said: “We welcome debate about the need for next-generation combat air systems across many nations. We have a strong history of collaboration with other nations and continue to invest in new and emerging technologies so we can develop future aircraft.”

Although the strategy is not expected to define whether the next-generation jet will be manned or unmanned, it will set out policy goals, future requirements and timelines for certain milestones on a future fighter programme.

It is not yet clear if there will be any funding announced at the air show. However, BAE Systems is expected to unveil a concept aircraft at Farnborough to showcase potential technologies for a sixth-generation fighter.

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July 6, 2018 1:25 AM
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L'Espagne est intéressée par le futur avion de combat franco-allemand

L'Espagne est intéressée par le futur avion de combat franco-allemand | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 19 juin, la France et l’Allemagne ont signé une lettre d’intention concernant le développement d’un futur avion de combat. Auparavant, Dassault Aviation et Airbus Defence & Space avait conclu un accord industriel afin de préciser leurs rôles respectifs dans ce programme – d’origine française – appelé SCAF [Système de combat aérien futur]. Cet appareil remplacera, à l’horizon 2040, les Rafale et les Eurofighter Typhoon.

Concrètement, le constructeur français sera chargé de diriger les travaux relatifs à ce nouvel avion de combat, qui sera au coeur d’un « système de systèmes » puisqu’il travaillera en réseau avec différents types d’aéronefs, de satellites et autres plate-formes.

Cela étant, le Royaume-Uni et la France avait déjà établi une coopération pour mettre conjointement au point un drone de combat [SCAF-D]. Seulement, ce programme avance au ralenti pour le moment, sur fond d’incertitudes liées au Brexit. Aussi, les industriels du secteur britannique de l’aéronautique s’inquiètent d’être mis sur la touche avec ce projet d’avion de combat franco-allemand.

Cependant, et comme l’avait expliqué Florence Parly, la ministre des Armées, dans un entretien accordé en avril à La Tribune, il n’est pas question, du moins pour le moment, d’ouvrir ce programme à d’autres pays européens. « Il faut évidemment ne pas l’exclure mais il y a un temps pour tout. Aujourd’hui la priorité, c’est que le socle franco-allemand soit bien solide avant de commencer à s’ouvrir à d’autres partenaires », avait-elle en effet déclaré.

Or, en décembre dernier, l’Espagne fit savoir qu’elle souhaitait participer à ce projet d’avion de combat. Et elle ne peut qu’être intéressée par une telle participation dans la mesure où elle détient 4% du capital d’Airbus et qu’elle devra moderniser son aviation de combat. Dans un premier temps, il serait question de remplacer ses F/A-18 Hornet, qui ne sont plus de toute première jeunesse, par des Eurofighter Typhoon supplémentaires, à l’image de ce qu’envisage de faire Berlin avec ses vieux Panavia Tornado.

Seulement, et comme l’on pouvait s’y attendre, Paris et Berlin n’ont pas la suite qu’espérait Madrid. Selon une source du ministère allemand de la Défense, citée par l’agence Reuters, il a en effet été proposé à l’Espagne un statut « d’observateur » sans lui donner la possibilité de pouvoir changer les « paramètres initiaux » de ce programme d’avion de combat.

« La raison n’est pas d’exclure qui que ce soit, mais d’assurer un travail accéléré sur ce programme », a expliqué cette source, confirmant ainsi les propos de Mme Parly. « L’Espagne et d’autres pays pourraient probablement participer à des étapes ultérieures du programme », a-t-elle ajouté.

À Madrid, l’on a confirmé avoir reçu la proposition franco-allemande. Proposition actuellement examinée par le ministère espagnol de la Défense. Mais si ce dernier l’estime insuffisante, clea risque de poser un dilemne. Refuser tout implication espagnole dans ce projet franco-allemand pourrait pousser Madrid à regarder de l’autre côté de l’Atlantique et d’opter pour le F-35 de Lockheed-Martin. À l’inverse, une participation serait de nature à modifier l’équation industrielle du projet…
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July 6, 2018 1:23 AM
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Les Français veulent-ils vraiment abandonner la dissuasion nucléaire?

Les Français veulent-ils vraiment abandonner la dissuasion nucléaire? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Selon un sondage réalisé par l’IFOP à la demande du « Mouvement de la Paix » et publié, ce 5 juillet, par le quotidien La Croix, 67% des personnes interrogées (et elles ont été 1001 à l’avoir été, choisie dans un « échantillon représentatif ») se disent favorables à ce que la France s’engage dans la ratification du traité sur l’interdiction des armées nucléaires, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en juillet 2017.

Or, ratifier ce traité reviendrait de facto à renoncer à la dissuasion nucléaire, c’est à dire à « l’assurance-vie de la Nation ». C’est d’ailleurs pour cette raison que la France, mais aussi les autres puissances nucléaires, ainsi que l’ensemble des pays membres de l’Otan, ont jusqu’à présent refusé de signer ce traité.

Cependant, le résultat de ce sondage est surprenant. Ainsi, régulièrement, le ministère des Armées commande aussi des enquêtes d’opinion. Et, l’adhésion à la dissuasion nucléaire ne s’est jamais démentie. En octobre 2017, 61% des Français considéraient ainsi que « la possession de l’arme nucléaire » était « un point fort de nos armées » [ce sondage avait été aussi réalisé par l’IFOP, ndlr].

Les chiffres du « baromètre » les « Français et la Défense », publiés quelques semaines plus tôt, ne disaient pas autre chose. « En 2017, 72% des Français estiment que l’arme nucléaire française est crédible », s’était félicité le ministère des Armées. « Par ailleurs une large majorité de nos concitoyens [60%, ndlr] souhaite que nos capacités actuelles soient maintenues et modernisées pour en préserver la crédibilité », avait-il souligné.

Depuis que cet indicateur existe (1985), jamais la dissuasion nucléaire n’avait obtenu de si bonnes opinions parmi les personnes interrogées. Et la seule fois où il fut constaté une forte hausse des réponses favorabes à une réduction du format des forces stratégiques coïncida avec l’incident de la centrale de Fukushima (Japon), qui n’avait rien à voir avec le nucléaire militaire. En 2017, moins de 10% des sondés ont dit souhaiter une telle mesure.

Aussi, le sondage commandé par le « Mouvement de la Paix » prend le contrepied de ceux publiés par le ministère des Armées depuis bientôt 33 ans. Faut-il en déduire définitivement que « les Français sont contre le nucléaire militaire », comme l’a fait le quotidien La Croix? Pas si sûr…

Car cette étude présente un paradoxe : si 67% des sondés veulent que la France ratifie le traité sur l’interdiction des armes nucléaires, 56% se disent hostiles à la modernisation et au renouvellement des forces stratégiques françaises. Or, ces deux variables auraient dû être logiquement égales.

Entre les pro et anti-nucléaires, « 23% attendent en même temps que la France s’engage dans la ratification du traité d’interdiction des armes nucléaires et qu’elle renouvelle et modernise les siennes », précise La Croix.

« En apparence incohérente, cette position ‘réaliste’ peut s’interpréter comme le souhait de l’interdiction du nucléaire militaire dans l’absolu, mais la volonté, en attendant que toutes les autres puissances nucléaires s’y engagent, que la France conserve à jour son propre arsenal », analyse le quotidien.

Cependant, sur cet aspect, ce sondage est binaire : en effet, on peut refuser ou approuver la modernisation de l’arsenal nucléaire français comme l’on peut tout aussi bien estimer qu’il est souhaitable de « s’en tenir à ce qui existe ». Le baromètre « les Francais et la Défense », lui, n’oublie pas de poser une telle question…

En tout cas, le « Mouvement de la Paix » entend s’appuyer sur les résultats de ce sondage pour organiser, à l’automne, une journée de mobilisation sur les « lieux du crime », c’est à dire « là où l’État français modernise et renouvelle l’arsenal atomique meurtrier. » Il est vrai qu’il est plus facile de protester en France (qui possède, au passage, 300 têtes nucléaires) que dans les rues de Pékin (280 têtes) ou de Moscou (7.000 têtes).

En attendant, il reste à connaître les résultats de la prochaine enquête d’opinion commandée par le ministère des Armées. Et il n’est pas certain qu’ils soient les mêmes que ceux du sondage réalisé à la demande du mouvement pacifiste.
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July 6, 2018 1:20 AM
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Armement : les dérapages coûteux de l'administration française

Armement : les dérapages coûteux de l'administration française | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La ministre des Armées présente ce jeudi une réforme de l'administration qui pilote les programmes d'armement de la France. L'exécutif veut plus d'agilité et de coopération. Tour d'horizon de trois surcoûts emblématiques.

Le fiasco des véhicules pour les forces spéciales

La faute à l'Europe ? Souvent invoquée pour expliquer les surcoûts de l'avion de transport militaire A400M ou de l'hélicoptère Tigre, l'explication ne tient pas. La DGA a réussi toute seule à ajouter des spécifications aux véhicules demandés par les forces spéciales , au point que le mouton à cinq pattes n'est toujours pas disponible.

A l'issue de l'opération Serval au Mali, où nombre de camions s'étaient ensablés, le marché avait pourtant été notifié dès 2015 à Arquus (ex-Renault Trucks Defense). En janvier 2016, une commande de 241 véhicules légers et 202 véhicules lourds était passée. Les premiers sont censés pouvoir poursuivre des pick-up de jihadistes, les second assurer une forte autonomie en carburant, eau, vivres et munitions. Un premier lot de 25 camions a été livré en janvier 2017. Mais la DGA a jugé qu'il ne répondait pas à ses attentes et a renvoyé les véhicules à l'usine.

Devant les députés, furieux, le commandant des opérations spéciales a demandé à pouvoir acheter « sur étagère » des véhicules « dérivés de modèles civils et disponibles sur le marché ». Et de réclamer aussi des véhicules légers de type buggy haute mobilité-vélocité, histoire de pas être semé par les pick-up des djihadistes... En réalité, les forces spéciales ont pu tester un poids lourd, avant que la DGA ne définisse une version améliorée, qui in fine ne tient pas bien la route... A l'été 2018, aucun véhicule n'a encore été livré.

Drones : le rendez-vous manqué

La DGA met les bouchées doubles pour rattraper son retard, mais c'est évidemment l'une de ses grandes erreurs : ne pas avoir vu venir la révolution des drones. Au Sahel, l'armée française dépend toujours des drones américains Reaper de General Atomics pour accompagner ses soldats à terre. Pour les armer, comme l'a promis la ministre des Armées Florence Parly il y a un an, il faudra obtenir un feu vert du Congrès américain...

Les premiers drones d'endurance made in France devraient arriver l'an prochain. D'un côté, le Spy Ranger de Thales, qui se range dans un sac à dos, se déploie facilement et promet une autonomie de 30 kilomètres. De l'autre, le Patroller de Safran, dont l'assemblage commence cette année à Montluçon mais prendrait du retard, selon certaines sources. Commandé en 2016 pour l'armée de terre à 14 exemplaires, le contrat serait de 350 millions d'euros. Un prix qui ne laisse d'étonner chez les start up qui ont investi ce nouveau champ d'activités.

Frégates : gâchis et surcoût

Programme phare, le coût des frégates multi-mission FREMM a dérivé de 67 % par unité, a calculé la Cour des comptes en novembre 2017. Le constructeur, Naval Group, ni d'ailleurs la DGA, ne sont vraiment responsables. De coupe budgétaire en coupe budgétaire, l'Etat n'a cessé de revoir à la baisses ses commandes. Au départ, il voulait commander 18 frégates, puis 15, puis 12 ! Et plus on traîne, plus la facture grimpe.

En outre, la FREMM française, taillée sur mesure pour une marine de haute mer, ne s'exporte pas. Trop grande (quelque 6.000 tonnes), elle ne correspond pas à la demande, qui se positionne sur des bateaux militaires d'environ 4.000 tonnes. Ainsi ni l'Etat, ni Naval Group ne peuvent amortir les coûts de développement du navire, faute d'avoir songé en amont à l'exportation. Pire, alors que la loi de programmation militaire prône de remonter la flotte française à 15 frégates de premier rang, la FREMM est délaissée au profit d'une frégate de taille intermédiaire. Mais cette fois, Naval Group a demandé qu'on change la donne : industriels, ingénieurs de la DGA et état-major se sont réunis autour de la table pour en faire le design. Afin de se donner une chance de la vendre...
Anne Bauer
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July 6, 2018 1:18 AM
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Une réforme de la DGA « impérative » pour les armées

Une réforme de la DGA « impérative » pour les armées | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C'est « un des derniers bastions des savoirs techniques de l'État », qui est sur le point de se transformer. La ministre des Armées Florence Parly a annoncé ce 5 juillet un plan de réforme de la Direction générale de l'armement, une feuille de route, plutôt qu'une refonte profonde de l'organisation. Efficacité, Europe, industrie et, bien entendu, innovation, sont les quatre domaines de cette réforme, présentée comme « impérative pour nos forces et leur succès ».

Il s'agira ainsi de délaisser le fonctionnement « en silo » et de mettre en place un dialogue « plus direct et plus pragmatique entre la DGA et les états-majors », déclare ainsi la ministre des Armées. Parmi les mesures évoquées, le regroupement des caractéristiques militaires et des spécifications techniques en un seul document et la réduction de six à trois phases de séquencement des programmes d'armement : préparation, réalisation, utilisation. Parmi les préconisations du ministère, l'intégration « dès la phase de préparation » des experts du MCO, mais également la fusion des essais de recette et des expérimentations en une seule campagne, afin de gagner en réactivité.

Concernant la dimension européenne, la DGA « doit être un moteur pour l'Europe des armements, un architecte pour les partenariats internationaux », a déclaré la ministre des Armées. « Nous ne pouvons pas prétendre parler d'Europe de la défense sans produire et acheter européen ». De source ministérielle, on indique qu'il est nécessaire que la DGA « s'organise avec ses partenaires pour voir comment organiser ces programmes », en faisant référence aux programmes d'envergure tels que le Système de combat aérien du futur, présenté comme l'un des modèles de cette nouvelle dynamique de la DGA. Le ministère souhaite par ailleurs privilégier davantage les accords d'État à État, avec l'objectif de renforcer les relations de partenariats entre la France et la nation cliente. Par ailleurs, « il s'agit d'éviter que la conclusion de ces accords ne vienne prendre sur la substance des armées et de la DGA », explique-t-on au ministère. Le soutien à l'exportation sera en outre renforcé par 400 personnes supplémentaires d'ici la fin de la LPM.

Troisième axe d'amélioration, les relations avec les industriels. « La DGA n'est pas un service d'intendance ni cette vieille grand-mère qui distribuerait des chèques en blanc », énonce Florence Parly, qui souhaite rééquilibrer les relations entre l'État et les industriels. « Nous devons travailler avec les industriels pour mieux définir en amont les caractéristiques des programmes et la manière dont ils pourront exporter », indique le ministère, qui évoque des « relations d'exigences extrêmement fortes avec les industriels ». Autre voeu de la ministre : ne pas payer « seul pour des systèmes d'armes qui bénéficieront à d'autres ». En clair, prendre en compte les perspectives d'exportation et réduire d'autant les coûts d'acquisition pour la France. Une nouvelle approche qui sera expérimentée lors du très prochain lancement du programme MICA NG.

Enfin, la DGA n'échappe pas à la volonté d'innovation du ministère, « c'est la condition de notre supériorité opérationnelle, la condition du succès de nos exportations, la condition de la sécurité et de la crédibilité de nos forces », martèle la ministre. L'agence d'innovation de la Défense, qui devrait être opérationnelle cet automne, « fédérera les efforts du ministère en matière d'innovation », avec un budget d'un peu plus d'un milliard d'euros par an, afin « d'élaborer une politique globale d'innovation », explique-t-on de source ministérielle. La nouvelle agence - qui attend encore un ou une dirigeant-e - se mettra en recherche de nouvelles méthodes en matière d'achat, de contractualisation ou encore de gestion des risques - au sein d'un portefeuille de projet et non plus projet par projet. Le ministère se défausse d'une appellation de « DARPA à la française » et préfère mettre l'accent sur l'ouverture à un écosystème dual. L'ensemble des dispositifs liés à l'innovation (MIP, Astrid, RAPID, etc.) seront intégrés à cette agence.

Cette réforme de la DGA n'est pas, en soi, une révolution, puisqu'elle s'appuie en grande partie sur des idées, des stratégies, des mesures déjà annoncées par ailleurs. Il en va ainsi pour l'intégration des experts du MCO dès la phase de conception des programmes d'armement, tout comme la prise en compte de « l'exportabilité » en début de processus, des mesures respectivement évoquées lors de la présentation du plan de transformation du MCO aéronautique en décembre dernier et dans le rapport au Parlement 2018 sur les exportations d'armement publié le 4 juillet. Il en va de même pour la coopération européenne, puisque le message a été maintes fois répété : tout programme d'armement d'envergure se fera à l'avenir en coopération bi- ou multilatérale, ou ne se fera pas.

Enfin, les accords intergouvernementaux font également l'objet de travaux depuis quelques temps déjà, le rapport sur les exportations d'armement précisant que ces derniers sont « toujours en cours de consolidation et de validation ». Pas de révolution donc, mais un vaste chantier tout de même.
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