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Romain
February 2, 2018 9:56 PM
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Grâce à un tir réussi, l'hélicoptère léger H145M d'Airbus Helicopter a prouvé début décembre sa capacité à être équipé du nouveau système de guidage laser de roquette.
Si les paysages enneigés de Suède sont magnifiques, ce n'est pas pour ça qu'Airbus Helicopters a posté cette vidéo mais pour démontrer la capacité d'amélioration de son H145M. Equipé d'une roquette FZ275 LGR de 70 mm développée par Thales et d'un système électro-optique MX-15D de L3 Wescam doté d'un système de désignation laser, l'hélicoptère léger a procédé à un tir visant une cible située à 4,5 kilomètres de distance. Le tout avec une précision de moins d'un mètre. Le pilote d'essai Raymond Laporte a affirmé dans un communiqué que ce nouveau système a très bien fonctionné, surtout au vu des conditions climatiques difficiles.
Ce test mené début décembre depuis le centre d'essai du ministère de la Défense suédois d'Älvdalen vient s'ajouter aux précédents essais de tirs de missiles balistiques ayant eu lieu en octobre. Airbus Helicopters cherchant à améliorer les capacités du H145M.
L'avionneur européen devrait obtenir toutes les certifications pour son système de tir balistique d'ici la fin de l'année et d'ici fin 2019 pour le système de guidage laser.
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Romain
February 2, 2018 8:18 PM
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Les autorités de Taïpei parlent d'une «provocation politique et militaire» des Chinois après l'ouverture de couloirs aériens qui présentent des «risques sécuritaires» dans le détroit de Formose.
La décision est vécue comme une menace de plus dans cette «région en paix froide», comme l’explique un diplomate taïwanais. Le 4 janvier, d’une manière unilatérale, la Chine a décidé d’utiliser quatre couloirs aériens dans le détroit de Formose où les bruits d’hélice et de bottes redoublent depuis deux ans et l’arrivée au pouvoir de la présidente Tsai Ing-wen. Aujourd’hui, l’ambassadeur Zhang Ming-Zhong, qui dirige le bureau de représentation de Taiwan à Paris, se dit «inquiet de la situation», évoquant les «dangers» et les «risques sécuritaires» d’un tel changement et se faisant l’écho de la «préoccupation majeure» de Taiwan.
Jusqu’à présent, Pékin faisait passer ses avions commerciaux près du continent à l’ouest de la ligne médiane du détroit qui sépare tacitement la zone en deux parties. L’une pour Pékin, l’autre pour Taiwan. «Depuis 1999, les avions militaires ou les navires de la marine des deux côtés l’ont toujours respectée, à de très rares exceptions près. Et elle permet d’éviter toute erreur imprévue ou accident», précise le Bureau de représentation du Taiwan. Dans les années 2000, il arrivait même que les deux armées se jaugent de part et d’autre de la ligne, allant parfois jusqu’à communiquer. La situation et la pratique au cours des dernières années avaient été avalisées par l’Organisation de l’aviation civile internationale. «Grave menace»
Or depuis début janvier, tout a changé. Pékin a décidé l’ouverture de nouvelles routes, notamment le couloir M503 avec ses trois prolongations, du sud vers le nord. Sans consulter Taïpei. Tracée en 2007 par la Chine, la route M503 se trouve très proche de la ligne médiane. «Compte tenu de la complexité des couloirs aériens, cette action de la Chine constitue une grave menace pour la sécurité aérienne. C’est une provocation politique et militaire», indique Taiwan. «Les autorités chinoises ont violé l’accord de mars 2015», poursuit l’ambassadeur Zhang Ming-Zhong, qui appelle à des discussions pour assurer la «sécurité des passagers».
Cette année-là, les Chinois avaient déjà décidé unilatéralement d’une mise en service de la M503. Avant d’accepter huit rounds de négociations inter-détroit qui avaient abouti à un consensus : pas d’utilisation à des fins militaires, consultation de Taiwan avant une utilisation et pas de navigation du sud vers le nord.
Cette fois, le bureau chinois des affaires taïwanaises, via son porte-parole Ma Xiaoguang, a fait savoir que Taïpei avait été informée de la réouverture, ajoutant qu’il n’avait pas pour autant «besoin de l’accord de Taiwan pour l’ouverture de couloirs aériens». Ma Xiaoguang a fait valoir que cette décision était nécessaire pour faire face à l’augmentation des vols entre la Chine du sud-est et Hongkong et Shanghai. Reprochant aux Taiwanais de chercher à «faire des histoires», il a ajouté que les nouveaux parcours avaient été validés par l’Organisation de l’aviation civile internationale. Guerre psychologique
Taïpei fait face à une pression croissante de Pékin. Trois jours après la décision sur la M503, la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen avait organisé un conseil de sécurité nationale et mis en garde contre une «expansion militaire» chinoise. Depuis son élection en 2016, les relations inter-détroit connaissent une nouvelle période de froid. Tsai Ing-wen n’a pas caché qu’elle souhaitait préserver l’autonomie et la souveraineté de l’île tout en garantissant pour ses concitoyens l’exercice des libertés fondamentales d’une réelle démocratie. Pékin souhaite réintégrer l’île dans son giron selon le principe de la «Chine unique». Mais Taïpei constate que le concept «un pays, deux systèmes» n’a guère été profitable à Hongkong depuis sa rétrocession en 1997.
Les Chinois multiplient les exercices militaires face à l’île «rebelle». L’ambassadeur Zhang Ming-Zhong, à Paris, indique qu’entre août 2016 et décembre dernier, l’armée chinoise a procédé à 32 manœuvres et patrouilles. Récemment, le porte-avions Liaoning – un bâtiment soviétique d’une trentaine d’années profondément rénové et modernisé – et sa flotte ont croisé dans le détroit de Formose. Ces dernières années, l’armée et la marine chinoise ont pris du galon. Le Liaoning illustre d’ailleurs l’ambition d’une Chine conquérante sur les mers de la région. Elle ne souffre pas les positions autonomistes et souveraines mises en avant par les Taiwanais et a menacé d’intervenir militairement si la flotte américaine venait mouiller dans les ports de l’île. Dans les années 1995-1996, le détroit avait connu une brusque montée des tensions, avec des tirs chinois dans les eaux du Pacifique. La Chine n’était pas aussi hégémonique sur les mers et les Etats-Unis étaient plus présents dans la région. Tout a changé.
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February 1, 2018 10:13 PM
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Le premier plan de l'ère Profumo manque de vision et d'ambition industrielle, selon les analystes. A la Bourse de Milan, le titre a dévissé.
« J'ai confiance dans le futur de Leonardo. Nous savons où nous allons. » Alessandro Profumo, PDG du géant italien de l'aéronautique et de la défense Leonardo depuis huit mois, présentait mardi son premier plan stratégique 2018-2022. Catapulté à la tête du deuxième groupe industriel italien, ce banquier a surtout égrené des chiffres, visant une croissance moyenne annuelle de 5 à 6 % de ses revenus et de 8 à 10 % de l'Ebita ces quatre prochaines années. Acte de foi
Après une année 2017 « décevante », Leonardo (ex-Finmeccanica) a touché « le fond », estime Alessandro Profumo, qui a assuré que le groupe allait « remonter la pente après une année 2018 qui sera une année de consolidation. » Pour cette année, il table sur des commandes de l'ordre de 12,5-13 milliards d'euros, un chiffre d'affaires stable autour de 11,5 à 12 milliards et une dette nette de 2,6 milliards. Le groupe est notamment affecté par la mauvaise santé de sa branche hélicoptères , qui représente près de 30 % de son chiffre d'affaires et subit une baisse des commandes.
Un acte de foi plus qu'une prévision, estime Gregory Alegi, spécialiste des questions aéronautiques à l'Université Luiss Guido Carli de Rome. « Pas une seule fois le mot innovation n'a été prononcé, pas plus que des propositions industrielles concrètes. C'est un plan de gestion qui vise à faire mieux ce qu'ils savent déjà faire. Cela manque cruellement de vision, estime-t-il. On a l'impression que le pilote nous fait monter à bord d'un vol Paris-Clermont-Ferrand alors qu'il faudrait un vol Paris-Sydney. » Les défis et les concurrents ne manquent pas
Une déception partagée par les marchés. A la Bourse de Milan, le titre Leonardo a perdu jusqu'à 12 % en séance et a été suspendu trois fois. Après les années de la direction de Mauro Moretti (2014-2017) où l'accent a été mis sur la réduction des coûts et la réorganisation du groupe pour améliorer les résultats financiers, les analystes attendaient plus de hauteur et d'ambition . « L'innovation et le lancement de nouveaux projets sont essentiels pour maintenir la compétitivité d'une entreprise, a fortiori dans un secteur stratégique comme l'aérospatiale, la défense et la sécurité », insiste Gregory Alegi.
D'autant que les défis et les concurrents ne manquent pas. A l'alliance entre Bombardier et Airbus s'ajoutent les négociations entre Embraer et Boeing, des partenaires traditionnels de Leonardo. Sans oublier le rapprochement dans les domaines civil et militaire entre la France et l'Italie suite à la reprise de STX par Fincantieri. Alessandro Profumo redoute que les intérêts italiens dans le domaine de l'aérospatial ne soient pas assez défendus. Pas sûr que Leonardo ait, comme il l'a déclaré, déjà touché « le fond ». Olivier Tosseri
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February 1, 2018 10:10 PM
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L’armée irakienne qui a commandé 73 chars T90S et SK en 2017, va recevoir son premier lot dans les prochains jours selon une vidéo prise lors du chargement en Russie.
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February 1, 2018 10:01 PM
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Selon la réglementation en vigueur, les trois Bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR) de la Marine nationale, dont la conception remonte aux années 1980, ne devraient pas naviguer étant donné qu’ils n’ont qu’une simple coque. Aussi, le lancement du programme FLOTLOG (Flotte Logistique) est devenu d’autant plus urgent qu’il a souffert, par le passé, de reports. Tout comme d’ailleurs celui appelé « BATSIMAR », qui prévoit le renouvellement des patrouilleurs hauturiers.
Lors de ses voeux aux Armées, le 19 janvier dernier, à Toulon, le président Macron a indiqué que ces deux programmes seraient (enfin) lancés dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire (LPM). Mieux : il a même précisé que les pétroliers-ravitailleurs seraient remplacés et que leur nombre serait augmenté. Au minimum, la Marine nationale devrait donc disposer non pas de trois mais de quatre navires de ce type.
En 2012, Naval Group (ex-DCNS) avait été chargé par la Direction générale de l’armement d’étudier le renouvellement des BCR via un contrat d’études amont d’un montant de 10 millions d’euros. À l’époque, le constructeur naval français avait déjà dans ses cartons un concept, appelé BRAVE (Batiment RAvitailleur d’Escadre). L’idée était de construire un navire pouvant emporter jusqu’à 16.000 m3 de liquides, avec une zone arrière modulable en fonction des missions et un poste de commandement susceptible d’accueillir un état-major. Deux hélicoptères devaient compléter l’armement de ce nouveau type de navire.
Mais, visiblement, le concept BRAVE ira enrichir les archives de Naval Group… En avril dernier, alors que Fincantieri venait d’obtenir un accord pour reprendre le chantier naval STX France à Saint-Nazaire, le ministère italien de la Défense affirma que son homologue français venait de « demander officiellement de coopérer avec l’Italie, via l’OCCAr [Organisation conjointe de coopération en matière d’armement] pour la construction de 3 navires de soutien logistique, sur la base des projets réalisés » pour le futur pétrolier-ravitailleur de la Marine Militare, à savoir le A5335 Vulcano.
Seulement, après les élections du printemps 2017, les conditions de l’accord relatif à la reprise de STX France ont dû être renégocié (dans la douleur) entre Rome et Paris. Dans le même temps, le gouvernement français a plaidé pour un rapprochement, dans le domaine des navires de surface, entre Naval Group et Fincantieri, les deux entreprises étant alors appelées à former une alliance similaire à celle réunissant Renault et Nissan dans le secteur de l’automobile.
Peu avant le déplacement, à Rome, de Florene Parly et de Bruno Le Maire, respectivement ministres des Armées et de l’Économie, l’Hôtel de Brienne a confié à l’AFP que l’un des enjeux des discussions avec la partie italienne porterait justement sur le renouvellement, à l’horizon 2020, des pétroliers-ravitailleurs de la Marine.
« L’Italie a déjà lancé la production d’un pétrolier ravitailleur, et la France s’appuiera sur ce design italien pour faire construire ses propres bâtiments à Saint-Nazaire », a indiqué l’AFP. Ainsi, a-t-on fait valoir au ministère des Armées, « les flottes française et italienne seront très similaires et parfaitement interopérables. »
Reste à voir quel sera le rôle exact du chantier naval STX de Saint-Nazaire. En Italie, trois sites participent à la construction de l’A5335 Vulcano : un fabrique la partie avant, un second s’occupe de la partie arrière tandis qu’un troisième assemble tout.
Le LSS (logistic support ship) A5335 Vulcano est un navire affichant un déplacement de 26.000 tonnes environs. Long de 179 mètres (pour 24 m de large), il est en mesure d’accueillir deux hélicoptères ainsi qu’un hôpital de rôle 2. Mis en oeuvre par 167 marins, il peut emporter jusqu’à 11.200 m3 de liquides (carburant, eau douce), 220 tonnes de munitions, 15 tonnes d’huile lubrifiante, 30 000 rations alimentaires, 20 tonnes de pièces de rechange et 8 conteneurs de 28 tonnes.
Par ailleurs, a indiqué le ministère des Armées, le rapprochement entre Fincantieri et Naval Group doit permettre d’éviter les luttes fratricides à l’exportation entre les deux groupes et de développer des synergies en matière de recherche, d’achats, de processus industriels et de maintenance. L’idée est de permettre de « construire en France des bateaux sur plans italiens et vice versa. » Ce qui suppose des « dépendances mutuelles. »
« Nous allons avoir besoin de faire un accord intergouvernemental entre la France et l’Italie pour consentir ces dépendances mutuelles. […] L’idée est de graver dans le marbre le fait que dans le domaine des bâtiments militaires de surface, il y a une alliance entre Naval Group et Fincantieri et donc ils peuvent s’échanger des informations, des études, des matériels, et donc aller vite, être compétitifs, efficaces », explique-t-on au ministère des Armées.
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February 1, 2018 9:52 PM
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L'avion furtif F-35 du constructeur américain Lockheed Martin est bien plus qu'un avion de chasse, selon le plaidoyer du chef de l'armée de l'air néerlandaise, qui en a commandé 35 exemplaires et qui a déjà pu s'entraîner avec l'appareil aux Etats-Unis. "C'est incroyable tout ce que cet avion peut apporter au combat et sur le terrain", a ainsi analysé le lieutenant-général Dennis Luyt mercredi lors d'un briefing consacré à ce sujet à l'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles.
"Le F-35 est plus léger que le F-16. Il a une capacité à capter des informations et à les partager avec les autres, ce qui est par exemple important pour la coalition active en Syrie et en Irak, comme je ne l'avais jamais vu auparavant. L'avion est capable de faire beaucoup plus de tâches qu'auparavant", note le chef de l'armée de l'air néerlandaise. La durabilité et la maintenance de l'appareil sont en outre bien meilleures que par le passé, selon lui. Si la Belgique devait finalement opter pour un autre modèle que le F-35, cela n'empêchera pas les différents avions de coopérer entre eux. "Mais opter pour le même permet de s'entraîner ensemble. Nous serons, de toute façon, toujours des alliés très proches", assure le colonel en bon lobbyiste. La Belgique et les Pays-Bas sont en effet tous les deux impliqués au sein de la coalition internationale au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis, où les F-16 des deux pays se sont relayés. "Nous faisons partie d'une même équipe et sommes très fiers de notre partenariat."
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February 1, 2018 9:49 PM
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Huitième FREMM construite à Lorient et sixième de la série commandées par l’OCCAR au profit de la Direction générale de l’armement (DGA) pour la Marine nationale, la FREMM Normandie est sortie, ce jeudi en fin d'après-midi, de la forme de construction de Lorient où "elle a été assemblée en temps et en heure: 12,5 mois à peine se sont écoulés depuis la mise sur cale du premier bloc", comme l'a précisé Naval Group (photo Thierry Creux).
C'est à l’automne que la Normandie sortira du bassin pour réaliser ses premiers essais à la mer avant sa livraison à la Marine nationale prévue à l’été 2019. Elle sera basée à Brest.
Pour sa part, la FREMM Bretagne mise à l’eau en septembre 2016 doit rejoindre Brest où elle sera basée, au cours du deuxième trimestre 2018.
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February 1, 2018 9:46 PM
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A test of a US missile interceptor failed in Hawaii on Wednesday, a defense official said, marking the second such unsuccessful attempt in less than a year.
The test using the Aegis Ashore system occurred at the Pacific Missile Range Facility on the island of Kauai, Missile Defense Agency spokesman Mark Wright said in a statement.
Wright said the test was of an SM-3 Block IIA missile, made by arms giant Raytheon and designed to intercept intermediate-range ballistic missiles.
A defense official told AFP the test was a failure and investigators have opened a probe.
Wednesday's failure comes after another unsuccessful test in June of the missile, which is being jointly developed by the United States and Japan.
A test firing in February 2017 was successful.
According to the MDA, America has so far spent about $2.2 billion on the system and Japan about $1 billion.
According to Raytheon, the Block IIA missile is still in testing but is on track for deployment at sea and on land in Poland this year.
The failure comes amid heighted tensions over North Korea's ballistic missile program.
Hawaii is on edge after its Emergency Management Agency triggered mass panic with a false alert of a ballistic missile headed for the Pacific islands.
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February 1, 2018 9:43 PM
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Selon Der Spiegel, la mission allemande auprès de l'EUTM-Somalie prendra fin le 31 mars prochain.
Le gouvernement fédéral a donc décidé de mettre fin au déploiement de la Bundeswehr dans l'un des pays les plus dangereux d'Afrique où l'UE déploie depuis 2010 une mission de formation.
200 militaires européens, dont quelques Allemands (moins de 20 en vertu de l'autorisation donnée par le Parlement), prennent part à cette mission d'abord effectuée en Ouganda puis en Somalie à partir de 2014.
Le Bundestag avait prolongé le mandat de déploiement des forces allemandes en Somalie jusqu'au 31 mars 2018.
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February 1, 2018 9:41 PM
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A la suite d'un appel d'offres international, le système intégré de navigation inertielle de Safran Electronics & Defense (incluant les centrales de navigation inertielle Sigma 40 et les calculateurs associés) a été sélectionné pour la modernisation des sous-marins de classe Walrus de la Marine des Pays-Bas.
Danny Pronk, acheteur programme et Jaap Hagesteijn, ingénieur intégration système naval, représentant le DMO (Defence Materiel Organisation), qui a animé ce processus de sélection, ont déclaré : « Nous avons choisi la société Safran Electronics & Defense car nous avons confiance en sa grande expérience dans le domaine naval. Ses équipes ont su nous convaincre grâce aux performances, à la fiabilité de leur système et au support client. »
Jean-Christophe Mugler, Directeur commercial de la Division Défense de Safran Electronics & Defense, s'est exprimé à l'issue de la signature du contrat : « Nous sommes fiers d'avoir été reconnus comme fournisseur privilégié pour les sous-marins de classe Walrus et de pouvoir continuer à apporter le meilleur service au DMO. Cette nouvelle sélection démontre une fois de plus la qualité de notre savoir-faire. »
La centrale Sigma 40 de Safran Electronics & Defense est la centrale de navigation inertielle navale la plus vendue au monde. Les centrales inertielles de Safran Electronics & Defense sont utilisées par plus de 40 marines dans le monde.
Depuis plus de 70 ans, Safran Electronics & Defense livre des systèmes de navigation inertielle pour des applications de navires de surface ou de sous-marins. Ses solutions, de fiabilité et de qualité supérieures, équipent aujourd'hui plus de 600 bâtiments en service et en commande à travers le monde.
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February 1, 2018 9:31 PM
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Début janvier 2018, l'US Air Force Global Strike Command a déployé depuis la base aérienne de Minot, dans l'Etat du Dakota du Nord, quatre B-52H Stratofortress du 5th Bomb Wing qui ont rejoint la base aérienne anglaise de Fairford, située dans le sud du Royaume-Uni. Ce déploiement a pour objectif principal de conduire des missions d'entraînement en Europe et d'améliorer l'interopérabilité avec les alliés de la région.
Le capitaine Matthew, chef de bord sur B-52H et directeur-adjoint des opérations de logistique au 23rd Expeditionary Bomb Squadron, a déclaré que «nous avons la possibilité de nous entraîner avec de nombreuses nations alliées, en leur donnant l'opportunité de travailler avec des bombardiers qu'ils ne croisent pas normalement». «En fin de compte, c'est bon pour tout le monde - en plus des autres pays, cela nous permet de nous entraîner dans la région afin de maintenir un état de préparation et de déploiement sans préavis», a-t-il ajouté.
Au cours de l'une de ces missions d'entraînement, le 24 janvier, au moins deux B-52H Stratofortress se sont rendus au champ de tirs de Diane, en Corse, et situé à proximité de la base aérienne 126 de Solenzara. Sur place, les appareils se sont entraînés à l'appui aérien rapproche (ou close air support) avec des JTAC de l'US Marine Corps.
Pendant le transit entre Fairford et la zone d'entraînement, et dans un objectif d'entraînement à la permanence opérationnelle, les bombardiers stratégiques lourds ont été interceptés par un Rafale M de la Flottille 11F qui assurait la Posture permanente de sûreté aérienne (PPSA). Cette interception a été immortalisée par l'US Air Force, qui a publié ces photographies.
Toutes les photos : © US Air Force / Tech. Sgt. Joshua J. Garcia.
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February 1, 2018 10:44 AM
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February 1, 2018 3:26 AM
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Key Points
HELIOS will leverage proven mature technology to field a 60-150 kW class high-energy laser weapon system The project plans to deliver two test units in FY 2020: one for a DDG 51 Flight IIA destroyer and one at a land-based test site
The US Navy (USN) has selected Lockheed Martin’s Aculight business for the fast-track development of a high-energy laser weapon system for testing on a DDG 51 Arleigh Burke-class guided-missile destroyer.
The new system, known as the High Energy Laser and Integrated Optical-dazzler with Surveillance (HELIOS), is intended to provide an initial laser weapon capability to the US fleet.
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February 2, 2018 9:40 PM
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Face à l'évolution des menaces sur les théâtres d’opération, Thales a présenté à l’occasion de la conférence internationale annuelle sur les véhicules blindés à Londres (International Armoured Vehicles - IAV), son nouveau véhicule tactique protégé, le Bushmaster multi-rôle 6 (MR6). Ce nouveau modèle s’appuie sur les excellentes performances du Bushmaster et offre notamment une capacité de protection renforcée pour protéger les soldats. Pour répondre aux besoins de ses clients, Thales s’inscrit dans une démarche continue d’innovation et d’investissement dans les technologies de pointe.
Points clés
Le nouveau Bushmaster MR6 est une version évoluée du Bushmaster qui a déjà fait ses preuves au combat (plus de 1150 unités livrées) Il offre notamment une protection, une mobilité et un volume d’emport accrus pour plus de sécurité et de puissance dans le champ de bataille de plus en plus numérisé Les premiers essais ont déjà eu lieu et le véhicule peut être disponible rapidement dans ses 12 différentes configurations
Thales Group - Bushmaster MR6 at IAV 2018 The Bushmaster MR6 showcased in its ambulance version at IAV conference in London on 22nd January 2018
Conçu et fabriqué par Thales en Australie, le nouveau Bushmaster MR6 s'appuie sur le retour d’expérience en opérations de la précédente version du Bushmaster avec des capacités de protection et de fiabilité renforcées. La caisse « monocoque en V » du Bushmaster MR6 permet de dévier la puissance de déflagration vers l’extérieur du véhicule, afin d’en protéger les occupants, et offre un niveau maximal de protection contre les mines terrestres et les engins explosifs improvisés. Ce type de protection a déjà fait ses preuves sur de nombreux théâtres d’opération en Irak, en Afghanistan ou au Mali. Aujourd'hui en service dans 8 pays, le Bushmaster est utilisé dans une douzaine de configurations pour remplir différents types de missions.
Nous sommes très fiers de lancer ce nouveau Bushmaster MR6. Il illustre notre volonté d’innover en permanence pour continuer à protéger les soldats et améliorer leurs équipements grâce à une prise en compte des besoins concrets de nos clients. Pierre Bénard, vice-président en charge des véhicules et systèmes tactiques de Thales
Cette nouvelle plateforme tactique a été notamment conçue pour les environnements de combat numérisés et concourt actuellement pour l’appel d’offres des véhicules blindés multi-rôles au Royaume-Uni (VBMR). Si ce véhicule était choisi, il serait générateur d’emplois en Australie et au Royaume-Uni. Protection, mobilité et capacités accrues – systèmes de gestion des opérations plus performants et adaptés au champ de bataille numérisé. Le Bushmaster MR6 s'impose comme la nouvelle référence en matière de véhicules tactiques protégés dans sa catégorie. Offrant plus de volume d’emport, de protection et de mobilité ainsi qu'une panoplie de fonctions et d’options supplémentaires, le Bushmaster MR6 répond aux besoins de protection accrue des forces armées.
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February 2, 2018 12:39 PM
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La technique proposée par les militaires est imparable, encore fallait-il y penser…Trop beau pour être vrai. L’annonce ressemble à un tract de marabout qui promet chance au travail et le retour de l’être aimé. Sauf que là, il s’agit des (vrais) gendarmes de l'Oise. Ils livrent leur astuce imparable pour ne plus jamais payer de contravention pour excès de vitesse. Indice : c’est un peu ironique.
« Étonnamment, très peu de gens connaissent cette astuce simple, mais géniale », assurent les gendarmes. Pour « éviter astucieusement les amendes pour excès de vitesse », les militaires détaillent une liste détaillée de trois points à suivre scrupuleusement. Une recette en trois étapes
Il faut commencer par regarder « attentivement les panneaux » ronds cerclés de rouge avec un nombre dedans. « le nombre indique la vitesse maximale autorisée », précisent les gendarmes.
Ensuite il faut regarder le compteur de vitesse de son véhicule, qui se trouve « normalement sur le tableau de bord, devant le siège du conducteur ». En mémo, ils soulignent que l’aiguille « indique la vitesse à laquelle vous roulez ».
Dernier point, « le plus difficile », reconnaissent les militaires : « Ajustez votre vitesse en fonction du nombre indiqué sur le panneau de signalisation ».
Magique. La personne qui parvient à enchaîner ces trois étapes ne pourra jamais se voir infliger d’amende par les services de police et de gendarmerie pour excès de vitesse. Après ça, qui pourra encore dire que les forces de l’ordre n’ont pas d’humour ?
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February 1, 2018 10:10 PM
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BEC et Pratt & Whitney ont signé un protocole d’entente (« Memorandum of Understanding », MoU) pour explorer de futurs partenariats en matière de maintenance sur les moteurs militaires de Pratt & Whitney, en réponse aux intérêts essentiels de sécurité tels que définis par le gouvernement belge.
L’accroissement des opportunités de partenariat entre BEC et Pratt & Whitney doit être analysé à la lumière de la future décision du gouvernement belge concernant le remplacement de ses 54 F-16 qui arrivent en fin de vie. Pratt & Whitney fournit en effet le moteur du F-35 qui est un des candidats au marché belge.
Ce MoU permettra également de renforcer la collaboration entre Pratt & Whitney et AIM Norway, la société mère de BEC. AIM Norway a été choisi par le F-35 Joint Program Office (JPO) en tant que dépôt régional pour le moteur F135, qui opère sur l’avion F-35.
Cet accord entre P&W et BEC fait partie de toute une série d'accords signés ces derniers jour entre la F-35 Team et l'industrie aéronautique belge en vue de renforcer la coopération avec l'industrie belge et marquer des points auprès des décideurs belges.
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February 1, 2018 10:09 PM
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Le rapport intermédiaire du Contrôle général des armées émet des "doutes sérieux" sur les procédures de passation et d'exécution des marchés d'affrètement stratégique. Il constate également une déficience des contrôles internes.
Accablant... Révélé par Le Monde et Ouest-France, le rapport intermédiaire du Contrôle général des armées (CGA) est terrible pour le ministère des Armées, et plus particulièrement, pour le Centre de soutien des opérations et des acheminements (CSOA) sur l'affrètement de moyens aériens militaires dans le cadre des opérations extérieures (OPEX) aussi bien dans le domaine stratégique qu'intra-théâtre.
Ce rapport confirme tous les doutes initiés par le rapport d'octobre 2016 de la Cour des comptes sur ce sujet brûlant, puis confirmé dans le rapport de mars 2017 sur le transport stratégique du député Républicain, François Cornut-Gentille. Nul doute aussi que les éléments découverts par le CGA, qui a enquêté sur le respect des procédures de passation et d'exécution de ces marchés ainsi que sur l'efficience du contrôle interne, seront versés à l'enquête en cours du Parquet national financier (PNF). "Des doutes sérieux" sur les marchés passés
Pour le CGA, "les procédures de passation et d'exécution de ces marchés présentent pour le marché d'affrètement stratégique (avions cargos), des doutes sérieux et justifient la transmission au cours de l'audit, de documentation à la direction des affaires juridiques" du ministère. Une direction qui assure le lien avec le PNF. En revanche, le CGA demande encore du temps pour se forger un avis pour ce qui concerne les marchés d'affrètement intra-théâtre. Des marchés qui présentent "un certain nombre d'hétérogénéités en dépit des besoins et de prestations réalisées marqués par de nombreux poins communs".
Mais, d'ores et déjà, "des modalités de mise en œuvre des principes de mise en œuvre des principes d'égalité de traitement des candidats et de transparence de procédure invitent à poursuivre les investigations". Par ailleurs, le CGA constate lors des appels d'offres que l'entreprise titulaire sortante est "dans un très grand nombre de cas titulaire du nouveau marché" sur ce type d'affrètement. Enfin, il confirme également que le contrôle interne doit "encore être amélioré dans certains services". Notamment à la direction de Villacoublay, où les effectifs sont "insuffisants" pour assurer toutes les opérations de contrôle. Le choix de la société ICS en question
Pour les affrètements dont l'urgence est supérieure à 20 jours, le CSOA a sélectionné la société française International Chartering Systems (ICS). Pourtant, comme l'a reconnu la Cour des comptes, "les heures de vol ICS sont plus élevées que les heures SALIS" (Strategic airlift interim solution) du nom de la solution gérée par l'agence de soutien de l'OTAN. A noter que le contrat d'ICS se caractérisait notamment par l'atteinte d'un minimum annuel (10 millions d'euros) pour le marché d'affrètement cargo.
Pour le CGA, la pratique la plus courante et la plus robuste est, pour le prescripteur, de disposer de différents contrats, dont les conditions financières ont été optimisées au moment de leur signature. Or, selon le contrôle général, ce n'est pas le cas dans le cadre du contrat signé entre le CSOA et ICS. "La situation à laquelle est confrontée le CSOA est inhabituelle, risquée à plusieurs titres, explique-t-il. Elle devrait reposer sur une procédure sous-jacente robuste conduisant à un choix documenté et traçable du contrat". Toutefois, le CSOA n'a pas été en mesure de présenter ce type de procédure avant septembre 2016 au CGA, qui constate que les prescripteurs "disposent d'une large autonomie et d'un pouvoir d'appréciation important". Et de regretter que "les responsabilités sont diluées et la décision n'est pas tracée".
Le CGA a toutefois mis la main sur une note du commandant du CSOA, datée du 30 mars 2017 pour justifier le choix d'ICS, "comme le plus adapté pour les déploiements et les redéploiements en raison de la composition du prix". Pour autant, critique le CGA, "la note est accompagnée d'un logigramme peu développé pour illustrer cette assertion". Une inexpérience incroyable
Comment l'état-major des armées (EMA) en est arrivé à cette situation hors contrôle? Tout est allé, semble-t-il, trop vite avec trop peu de moyens, un bricolage a provoqué des "déficiences de certains processus", selon le CGA. C'est ce que suggère d'ailleurs très clairement le Contrôle général dans son rapport intermédiaire : "manque d'effectif, jeunesse de certains services résultant de restructurations récentes, rotation ou formation insuffisante du personnel". Par exemple, le CSOA, qui est le responsable des choix des fournisseurs, a été créé en juillet 2014 tandis que les missions et attributions des directions du commissariat en opération extérieure (DIRCOM), en première ligne pour les affrètements intra-théâtre, ont été définies par une instruction de 2013.
Au sein des DIRCOM, les "acheteurs publics sont inégalement expérimentés", constate le CGA. D'ailleurs, le sous-chef d'état-major opération (SCOPS) a confié en décembre 2015 au CSOA un mandat d'étude afin de sécuriser les marchés d'affrètement aériens contractualisés par les théâtres d'opérations. Selon le CGA, ce mandat s'appuie sur le constat de "l'inexpérience des procédures achats et du milieu aéronautique civil" des acheteurs sur les théâtres d'opération dans le cadre des affrètements aériens. En même temps, toutes les préconisations du CSOA "ne sont pas, en pratique, mises en œuvre" par certaines DIRCOM, notamment celle concernant les opérations Barkhane et Sabre. Le CGA suggère que les DIRCOM, si elles ne suivent pas l'avis rendu par le CSOA et le Service spécialisé de la logistique et du transport (SSLT), motivent leur décision.
En outre, le CGA a observé que "dans de nombreux domaines, le contrôle interne au sein de la DIRCOM Barkhane et de ses antennes était quasiment inexistant jusqu'au printemps 2017". Pour autant, s'il a été rétabli, "les textes appliqués ne sont pas toujours ceux en vigueur", constate le CGA. Surtout, il présente "deux faiblesses notables". Notamment les contrôles internes "ne portent pas sur ce qu'il est plus difficile de contrôler, où les risques et les montants financiers sont plus élevés comme les achats ou les marchés". Selon le CGA, ils manquent notamment une grille de contrôle et des objectifs à atteindre formalisés. Une responsabilité politique
Cette situation aberrante est finalement le résultat de plus de dix ans de restructurations au sein du ministère des Armées. Il a été contraint de subir une cure amaigrissement sans précédent dans ses effectifs avec la suppression de plus de 60.000 personnes. Ce qui a forcément entrainé des restructurations à la hache. Pour autant, le pouvoir politique n'a pas hésité dans le même temps à octroyer aux armées de plus en plus de contrats opérationnels.
Le CGA confirme d'ailleurs que le besoin d'affrètement aérien "se situe à la limite du cœur de métier des forces armées". Et de constater que ce recours aux marchés d'affrètement aérien constitue "une externalisation subie" par le ministère des Armées "afin de compenser le déficit de capacité en aéronefs patrimoniaux". Dans le même temps, le besoin est commandé par des impératifs opérationnels des opérations extérieures. Faut-il enfin noter que le besoin exprimé par les armées est difficilement compatible avec les règles de transport aérien civil surtout... quand les avions transportent par exemple des obus pour les canons Caesar.
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Romain
February 1, 2018 9:55 PM
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Alors qu' Emmanuel Macron a prononcé ses vœux aux Armées et que se profilent de vifs débats autour de la prochaine loi de programmation militaire (LPM), Alexandre Papaemmanuel revient sur la Revue stratégique rendue publique en octobre dernier. Celle-ci a actualisé la feuille de route de l'exécutif en matière de défense et de sécurité après les Livres blancs de 2008 et de 2013. Mais l'auteur pointe un exercice d'anticipation stratégique aux conclusions prévisibles et qui n'opère aucun choix en tentant de concilier tous les points de vue. En effet, pour avoir souhaité ménager tous les acteurs et toutes les priorités, chacun fourbit maintenant ses armes pour la prochaine vraie bataille : la LPM 2019-2025. Loin de préparer le terrain, la Revue stratégique pourrait l'avoir miné.
Sous l'influence du désir de satisfaire tout et son contraire, sans exprimer clairement ce que sont les intérêts français, cette Revue stratégique s'est condamnée à réinventer l'eau tiède. Car Arnaud Danjean a dû se muer en alchimiste pour veiller aux alliages les plus ardus : comment faire de la « dissuasion » un enjeu majeur et en même temps instituer la « protection » de notre territoire national en nécessité primordiale ? reconnaître dans la fonction « connaissance et anticipation » une priorité et en même temps ériger l'« intervention » en obligation ? L'exécutif lui-même montre la voie d'une « autonomie stratégique » assumée mais en même temps soluble dans une dynamique de « coopération ».
Face aux nombreuses menaces, la Revue stratégique énonce, énumère, souligne, invoque ! Gouverner c'est prévoir, mais c'est aussi choisir et une Revue stratégique, plus qu'un inventaire, doit tracer une feuille de route. Défaut de conception (2) : un chantier de l'innovation des Armées soigneusement évité
Indubitablement, la Revue stratégique aurait pu être la rampe de lancement du débat interne aux Armées sur les différents acteurs devant assumer cette ambition numérique, clef de voûte d'une transformation qui n'a pas encore eu lieu.
A ce titre, la nomination d'une conseillère au numérique au sein du cabinet de la Ministre des Armées s'avère un signe fort d'un ministère érigeant ce sujet en priorité. La ministre, sensibilisée par son passage à la SNCF, sait la puissance de la donnée et les risques de « désintermédiation » induits par les nouveaux usages numériques. Il faut désormais acculturer les Armées dans la durée.
Or, la Revue stratégique s'est bornée à questionner les nouveaux espaces de souveraineté que sont l'espace et le numérique :
« La révolution numérique en cours, stimulée par les usages publics et professionnels, devrait apporter les ruptures technologiques les plus importantes. L'hyper connectivité, les technologies du big data, l'internet des objets et la robotique sont quelques exemples d'opportunités majeures pour la défense. L'intelligence artificielle, en particulier, est amenée à jouer un rôle central dans les systèmes de défense, où elle contribuera de façon significative à la supériorité opérationnelle mais induira de nouveaux risques ».
Pourtant, comme l'ont souligné les contributeurs de la Revue, la performance des Armées est conditionnée par cette « info-numérisation » ; or cette complémentarité homme-système d'information n'est pas visible et les programmes d'armement de hautes technologies nécessaires à la maîtrise de cette information (COMSAT, COMCEPT, DESCARTES, SI TER, SCCOA,...) ne défilent pas (encore) sur les Champs-Élysées le 14 juillet.
De fait, si le numérique s'affirme comme une matière incontournable, elle est délicate à conceptualiser, ce qui en fait une priorité budgétaire in fine secondaire pour un chef d'Etat-major au moment de choisir entre investir dans une FREMM ou un SIOC. En effet, en cas de choix, il préférera augmenter le nombre de VBCI en sacrifiant les besoins financiers d'un système de télécommunication.
Face à de nouveaux défis, il faut agir autrement ! Les chantiers d'innovations lancés par le ministère des Armées confirment cette nécessité de revoir les façons de faire en questionnant les habitudes et les réflexes. Le défi sera de pouvoir capitaliser sur les énergies et les expériences présentes au sein du ministère des Armées. Et dans le contexte d'un paquebot budgétaire lourd à manœuvrer, le numérique devient alors un facteur porteur d'espérance au sein d'un budget qui, malgré son augmentation, est condamné à faire du neuf avec du vieux.
Au-delà de la promesse de ce nouvel horizon de la Data, le ministère aurait pu, grâce aux conclusions d'une Revue stratégique à qui l'exécutif aurait laissé plus de temps, se mettre en ordre de bataille pour faire face à la guerre 3.0 ! Et la revue stratégique doit être plus qu'un exercice imposé, car elle conditionne les investissements de l'Etat.
Si le numérique est mentionné, il était légitime d'attendre des recommandations concrètes consacrant durablement l'innovation. Dans le même sens, on aurait souhaité que le numérique soit autre chose qu'une bouée de sauvetage pour injecter du neuf, à peu de frais, dans un exercice budgétaire déjà figé par des Opérations d'Armement lancées précédemment et d'ores et déjà consommatrices de l'effort budgétaire !
Dans cette perspective, la revue aurait pu/dû éclairer l'action de l'Etat et tracer pour le numérique, l'avènement de transformations profondes pour mieux anticiper les débats des arbitrages financiers en prônant par exemple un « Commandement Numérique » et la montée en puissance du « Commandement des Programmes Inter Armées » pour investir efficacement cette nouvelle frontière digitale au service de l'efficacité opérationnelle.
Elle aurait également pu être ambitieuse en consacrant cette « innovation », quitte à prendre le risque de devenir prescriptrice pour insuffler durablement le changement et de la transformation au sein du ministère des Armées :
La direction générale des systèmes d'information de communication (DGSIC) doit disposer de ressources et de moyens plus rapidement que prévu afin d'incarner cette nouvelle « direction générale Numérique » indispensable pour porter les enjeux fondamentaux de la transformation numérique tout en laissant aux Armées la capacité d'innovation digitale. Cette DG doit orchestrer et fédérer autour d'un socle commun la transformation numérique des Armées, sans heurter les Armées. Le Commandement des Programmes Interarmées, en charge de la co-conduite avec la DGA des programmes d'armement « numérique » au sein des Armées, ne devrait-il pas remonter au niveau du CEMA ou du major-général (MGA) pour devenir l'« Officier Général du Numérique » (« OG Num ») afin que les programmes soient pilotés au niveau stratégique pertinent compte tenu de leur impact sur la façon de conduire la guerre ? L'Officier Général Transformation Digitale des Armées, après avoir évangélisé les Armées, doit désormais intégrer ce commandement pour qu'innovation et nouveaux usages s'accostent aux programmes et donc à la réalité des militaires. La DGA ne devrait-elle pas créer des dynamiques collectives et animer un écosystème souverain de façon souple et dynamique, sans interdit ni a priori hérités de la conduite des programmes d'armement, tout en poursuivant ses efforts de maîtrise des systèmes complexes (MASD) que le monde nous envie. De même, les organismes de doctrine (CICDE), ceux en charge de l'interopérabilité (CIADIOS) et de la préparation de l'avenir (CATOD) ne devraient-il pas fusionner pour atteindre une taille critique indispensable afin d'aligner les cultures autour de l'innovation ?
Le ministère des Armées est contraint à une stratégie opportuniste de l'innovation pour coordonner l'ensemble des acteurs/contributeurs à cette transformation en multipliant l'implication des utilisateurs, en élargissant les usages en interministériel. Or, la Revue stratégique aurait pu être le premier vecteur d'accélération de la transformation afin que le « MinArm » soit « en marche » volontaire, et non forcée. Après une Revue stratégique platement consensuelle, une LPM conflictuelle
Le ministère des Armées est celui de la planification et de l'anticipation. Il est d'ailleurs le seul à bénéficier de cette vision sur six ans à travers l'exercice de la LPM. Cela est certes inhérent à son activité, qui lui impose de programmer l'ensemble de ses moyens, mais aussi à l'importance de son budget dans celui de la Nation.
Dans cette configuration, les Livres blancs, Revue stratégique incluse, doivent constituer la première donnée d'entrée de l'exercice budgétaire qui définit l'ambition du ministère pour les prochaines années. De leur qualité dépend l'entier dispositif budgétaire qui en découle. Car, de manière classique dans le fonctionnement de l'Etat :
si la LPM trace une ambition sur six ans, le budget annuel confirme ou infirme cette ambition dans la réalité ; de même, le ministère des Armées, comme tous les ministères, est soumis à la programmation budgétaire triennale (par exemple le triennal 2017-2019) ; enfin, la LPM sera traduite par une loi de finances qui libèrera juridiquement les crédits nécessaires. En effet, le seul canal légal ouvrant les crédits réside dans la Loi de finances initiale (LFI) tandis que la Loi de finances annuelle (LFA) fixe la réalité des ressources des armées.
Un des enjeux cardinaux pour le ministère des Armées est d'assurer une cohérence opérationnelle, juridique et financière entre ces exercices budgétaires aux temporalités différentes reposant sur un équilibre précaire. LPM Round 2 : Fight
La Revue stratégique a ouvert toutes les portes, les fenêtres et même les velux de la maison Armée, pour ne se couper d'aucun besoin opérationnel. Il conviendra à la LPM de les fermer. Une nouvelle séquence s'ouvre et les points de vue s'annoncent irréconciliables :
Les Armées ont ouvert une lutte financière sans relâche et sans concessions avec Bercy car les finances publiques apparaissent comme une contrainte à leurs yeux illégitime ; Pour Bercy les finances publiques sont depuis trop longtemps sous la contrainte des Armées.
Loin des légitimes attentes, la Revue stratégique n'aura permis qu'un premier tour de chauffe. Désormais, l'ensemble des intervenants se prépare à la guerre du budget.
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Retrouverez ce texte en intégralité sur le site de L'Hétairie (lien vers le fichier Pdf de 46 pages).
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NB : Le journal La Tribune accueillera régulièrement dans ses colonnes les meilleurs extraits des chroniques du pôle Défense de L'Hétairie.
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Romain
February 1, 2018 9:50 PM
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In Southeast Asia, geographical constraints and political tensions have combined to create a growing market for maritime surveillance aircraft. Multiple platforms are being proposed to meet this requirement.
Several exhibitors at the 2016 edition of the Singapore Airshow chose to highlight their solutions in the maritime surveillance sector. This year is likely to see a similar proliferation, as new developments in the region continue to underline the need for such systems.
The geography of the region alone is enough to justify the requirement. Indonesia, Malaysia, the Philippines and Japan are all composed of groups of islands. Vietnam and China have long coastlines facing the South China Sea, while Singapore is an island at the heart of one of the world's busiest sea lanes. All of these nations thus have a need for a maritime surveillance capability to defend their sovereignty and protect their economic interests.
Regional geopolitical tensions — particularly in the South China Sea — and the persistent threat of piracy serve to further amplify the requirement.
Three types of manned platform are on offer: high-wing turboprops like the ATR 72MP, C295MPA and Force Multiplier; modified bizjets from Dassault and Saab; and large, long-range platforms from the U.S. and Japan. Northrop Grumman is developing the unmanned Triton for the U.S. Navy, and other drones could come onto the market offering persistent surveillance capabilities (up to 24 hours).
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Romain
February 1, 2018 9:48 PM
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Alors que leur taux de disponibilité étaient encore récemment très bas, notamment en raison de leur intense activité opérationnelle, en particulier dans la bande sahélo-saharienne, est-il toujours pertinent d’avoir recours aux hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) pour certaines missions?
Le général Michel Grintchenko, le commandant de l’ALAT (COMALAT), a posé cette question tout en y apportant une réponse à l’occasion de l’IQPC Military Helicopter conference, organisée à Londres, le 31 janvier. Nul doute qu’il y aura matière à en débattre.
Ainsi, rapporte Jane’s 360, le général Grintchenko a indiqué qu’il serait question d’acquérir davantage d’avions légers afin de les utiliser à la place d’hélicoptères afin de pallier au faible taux de disponibilité de ces derniers et de réduire les coûts, tout en maintenant les capacités opérationnelles de l’ALAT.
En 2016, aucun hélicoptère en service dans les forces françaises n’affichait un taux de disponibilité supérieur à 50%. La situation était notamment critique pour les Puma et les Super Puma (27,70%) ainsi que pour les Cougar (moins de 10%) et les Tigre (25,60%). La création du pilier de l’aérocombat dans l’armée de Terre a permis d’améliorer un peu ce tableau. Et il est beaucoup attendu des mesures annoncées en décembre par Florence Parly, la ministre des Armées, au sujet du MCO aéronautique.
« Pourquoi ai-je besoin d’utiliser un hélicoptère […]? Parce que j’ai quelque chose à faire sur le terrain et que j’ai besoin d’atterrir sur une zone restreinte. Si je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit sur le terrain [comme lors de missions de surveillance ou d’appui aérien rapproché], alors pourquoi n’utiliserais-je pas plutôt un avion? C’est beaucoup moins cher », a affirmé le général Grintchenko.
À sa création, dans les années 1950, l’ALAT avait utilisé des avions légers, comme le Piper L-18, le Cessna L-19 où encore le Nord 3400. Ces appareils, pouvant être mis en oeuvre depuis des terrains sommaires, étaient utilisés pour des vols de liaison et d’entraînement ainsi que pour des mission de repérage de cibles pour l’artillerie, de reconnaissance, de surveillance, de ravitaillement, d’évacuation sanitaire et de transport de commandos.
Actuellement, l’ALAT dispose de 5 Pilatus PC-6, utilisés au profit des unités du Matériel pour des missions d’approvisionnements urgents, de 8 TBM-700 et de 2 Cessna F406 Caravan II (en service au sein du détachement avions de l’armée de Terre).
D’après Janes 360, l’ALAT étudierait l’acquisition d’un certain nombre de Pilatus PC-12. Cet avion est notamment utilisé par les forces spéciales américaines, sous l’appellation U-28A. Les appareils pourraient être équipés de capteurs électro-optique/infrarouge et être armés, comme le sont les Cessna 208 Caravan des forces irakiennes, philippines et libanaises (avec des missiles Hellfire).
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February 1, 2018 9:44 PM
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Photographs posted on Chinese online forums have prompted speculation that China is about to test an electromagnetic gun at sea. The images show a large turret featuring a single barrel mounted on a People’s Liberation Army Navy (PLAN) amphibious landing ship, which appears to be configured as a trials platform for the weapon.The turret is estimated to be about 10 m long and 4.5 m high, with the barrel of the weapon protruding about 9 m. It is much larger than the twin 37 mm gun mounting previously fitted on the foredeck of the Yuting I (Type 072 III)-class tank landing ship (LST) Haiyangshan (with pennant number 936).
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February 1, 2018 9:42 PM
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Lockheed Martin aurait presque pu reprendre le slogan d'une marque de bonbons bien connue dans les années 1980 pour promouvoir son missile Miniature Hit-to-Kill (MHTK). Le groupe de défense américain vient d'annoncer avoir procédé à un tir pour démontrer les nouvelles capacités de cet intercepteur de défense contre les tirs de roquette, d'artillerie et de mortier (C-RAM). Cet essai, jugé concluant, s'est déroulé le 26 janvier sur le polygone de tir de White Sands au Nouveau-Mexique.
Il s'agissait pour Lockheed Martin de tester le nouveau corps du missile - avec lequel un tir avait déjà eu lieu - mais aussi une version améliorée de l'électronique, et de valider ses nouvelles performances. A en croire le groupe, le MHTK affiche une agilité accrue et gagne ainsi en précision. Son rayon d'action est aussi augmenté. Le missile gagne aussi en fiabilité et en coûts, avec davantage de similitudes entre ses deux versions - à guidage actif et semi-actif - qui partagent désormais le même corps et la même électronique.
Avec le succès de cet essai, le système avance vers un niveau de maturité supérieur. Pour Tim Cahill, vice-président Integrated Air and Missile Defense de Lockheed Martin Missiles and Fire Control, « cet essai est passionnant parce qu'il s'agit d'une autre étape importante qui démontre les capacités révolutionnaires de l'intercepteur. Nous sommes impatients de poursuivre sur cette lancée ».
Le MHTK est un missile de 72 cm pour 2,2 kg. Dépourvu de charge explosive, il utilise son énergie cinétique pour détruire ces cibles avec un coup direct (concept du « hit-to-kill »). Tiré depuis un lanceur terrestre multiple, il doit offrir une bulle de protection contre les munitions tirées à courte portée.
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February 1, 2018 9:39 PM
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Le ministre de la Défense Song Young-moo s'est rendu ce jeudi en Thaïlande afin de promouvoir la coopération bilatérale dans le domaine de la défense.
Song a réaffirmé, au cours d'une réunion à Bangkok avec son homologue thaïlandais Prawit Wongsuwon, que Séoul livrera une nouvelle frégate à la Thaïlande, selon le ministère sud-coréen de la Défense.
L'armée de l'air thaïlandaise a reçu la semaine dernière les deux premiers chasseurs d'entraînement T-50TH Golden-Eagle, fabriqués par Korea Aerospace Industries (KAI). Deux autres seront livrés dans les prochains mois, dans le cadre d'un contrat signé en 2015.
La Thaïlande a décidé d'acquérir huit autres T-50 l'année dernière, pour un contrat d'une valeur estimée à 260 millions de dollars.
Séoul a de plus signé un autre accord pour la vente d'une frégate multi-missions de 3.650 tonnes.
Song a dit à son interlocuteur que la Corée du Sud espère contribuer à la modernisation de l'armée de son pays et renforcer sa sécurité maritime en participant à son second programme d'acquisition de frégate.
Le ministre sud-coréen a rappelé les liens de plusieurs décennies qu'entretiennent les deux pays dans le domaine de la défense. La Thaïlande avait envoyé des troupes pour aider la Corée du Sud pendant la guerre de Corée.
Les deux nations fêtent cette année le 60e anniversaire de leurs relations diplomatiques.
Song a aussi rendu une visite de courtoisie au Premier ministre thaïlandais Prayuth Chan-ocha, achevant ainsi sa visite dans le pays et sa tournée dans la région, qui l'a emmené à Singapour et en Indonésie.
mathieu@yna.co.kr
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February 1, 2018 9:22 PM
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Israel Aerospace Industries, le fabricant des drones Heron, a annoncé le 31 janvier le renforcement de la flotte de drones des forces israéliennes. De nouveaux Heron TP rejoindront prochainement l'escadron dédié à ce drone.
Grâce au renforcement de la flotte de Heron TP, dont la date n'a pas été annoncée, l'Israeli Air Force (IAF) pourra accroître le nombre de missions menées à partir de ces aéronefs ainsi que leurs heures de vol. « La quantité actuelle d'aéronefs augmentera et le nombre d'heure de vol connaîtra également une hausse de 70% », rapporte Israel Aerospace Industries (IAI).
Il faut dire aussi que ce drone est largement sollicité par l'IAF qui l'emploie dans de nombreuses missions. Il permet ainsi d'effectuer de « la collecte de renseignement, le marquage de cibles ponctuelles devant faire l'objet d'une attaque par les avions de combat, le contrôle de la qualité des impacts et d'autres missions supplémentaires », déclare l'industriel israélien. Convaincus des avantages du Heron TP, le drone réalise « 70% de l'ensemble des opérations de l'armée de l'air », ajoute IAI.
Doté d'une autonomie pouvant aller au-delà des 30 heures, ce drone peut emporter un grand nombre de capteurs. Il a été conçu afin de pouvoir décoller et atterrir de façon autonome, facilitant son emploi sur les théâtres d'opération.
Israël n'est pas le seul pays à s'être montré convaincu par le Heron. L'Allemagne l'opère également et l'emploie au Mali et en Afghanistan où sur la période 2010-2016 il avait déjà réalisé plus de 35 000 heures de vol.
L'Australie s'était aussi laissé séduire par cet appareil qui après plusieurs années de bons et loyaux services avait dû être retiré de service en août 2017. Le Heron était entré en service au sein de la Royal Australian Air Force en 2009 et avait également participé aux opérations conduites en Afghanistan.
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February 1, 2018 3:43 AM
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De nombreuses bases françaises à l'étranger sont visibles sur la carte de l'appli de fitness Strava, au mépris des « règles élémentaires de sécurité ». Par Guerric Poncet L'armée française a réagi après la divulgation de la géolocalisation de nombreux militaires par l'application de fitness Strava. Contacté par Le Point.fr, l'état-major des armées (EMA) explique avoir « effectué un rappel en interne sur la nécessité de respecter les règles élémentaires de sécurité des systèmes d'information », dans lequel « il est en particulier rappelé de désactiver les fonctions de géolocalisation et de GPS ». En clair, comme l'avait anticipé l'étudiant australien Nathan Ruser (qui a lancé la polémique le 27 janvier), « nombreux sont ceux qui passent un mauvais quart d'heure ». Les Californiens de Strava, une appli pour smartphone qui permet de suivre des activités physiques comme le vélo ou le jogging, publient régulièrement une carte (« heat map ») très détaillée des parcours de ses utilisateurs. La dernière version date de 2017 et affiche plus d'un milliard d'activités dans le monde entier. Même si les données sont anonymisées, la précision des tracés GPS permet de distinguer très clairement les bases militaires, en particulier les installations américaines, britanniques ou françaises sur leur territoire national, mais surtout à l'étranger, là où elles essaient de rester discrètes. Pour la France, par exemple, les bases de l'opération Barkhane (N'Djamena, Madama, Abéché, Faya-Largeau, Niamey, etc.) ou encore la base aérienne projetée de Jordanie apparaissent sur la carte de Strava. « De véritables espions » En Afghanistan, en Syrie, au Tchad, au Niger ou encore au Mali, n'importe quel internaute peut voir les trajets habituels des militaires pour leurs footings, leurs patrouilles ou leurs rondes. De quoi monter une embuscade parfaite, ou identifier des bases discrètes, voire secrètes. Le journaliste Jeffrey Lewis prend un exemple concret dansThe Daily Beast en se penchant sur une base taiwanaise de lancement de missiles. En partant d'une base connue (le centre de commandement) et des tracés GPS de militaires « faisant leur footing parfois à quelques mètres des camions transportant les missiles », il explique comment il est techniquement possible d'analyser les autres footings de ces mêmes militaires, y compris lorsqu'ils sont envoyés vers d'autres sites de missiles, dont la localisation est incertaine, voire inconnue, des services étrangers (chinois en tête). Certes, cela nécessite un accès aux données non anonymisées, qui ne sont aujourd'hui pas en ligne. Mais l'enquête montre à quel point les applis de fitness (ainsi que les smartphones et les appareils personnels connectés en général) sont une vulnérabilité majeure pour les armées. Un bon hacker peut déduire de très nombreuses informations sensibles en piratant une simple base de données de fitness... Et de bons hackers, il en existe des dizaines de milliers dans le monde, dont une bonne partie travaille pour des gouvernements. « La divulgation de données personnelles par le site Strava nous rappelle que les objets connectés (montres, téléphones, tablettes, etc.) peuvent également se révéler de véritables espions », nous précise d'ailleurs l'état-major des armées, qui estime que « les armées françaises ont pleinement conscience que les nouvelles technologies et l'utilisation des réseaux sociaux peuvent mettre en péril la sécurité des opérations ». « C'est pourquoi des consignes sont régulièrement passées à nos militaires », assure encore l'EMA.
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