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October 15, 2018 1:32 AM
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The UK-based airborne radar and advanced targeting business of Leonardo Airborne and Space Systems has confirmed the first sales of a larger aperture variant of its Osprey X-band active electronically scanned array (AESA) multi-mode surveillance radar. While declining to identify its customers, Leonardo said that it had received an initial two orders for the Osprey 50 variant. This follows earlier contract wins with the smaller aperture Osprey 30. Combining solid-state 2D AESA array technology - based on the Wombat miniaturised Gallium Arsenide (GaAs) transmit/receive module (TRM) - with software-based functionality infused from the existing Seaspray, PicoSAR, and Vixen AESA radar lines, the generic Osprey radar family adopts a compact and lightweight flat-panel antenna architecture designed to optimise electronically scanned radar performance, while at the same time circumventing the platform installation constraints associated with rotating antennas.
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Romain
October 15, 2018 1:25 AM
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Aujourd'hui, l'armée de l'Air française avec l'Escadron d'Hélicoptères (EH) 1/67 « Pyrénées » et ses hélicoptères H225M Caracal dispose d'une capacité à pouvoir faire ravitailler en vol ses hélicoptères. Toutefois, cette capacité est biaisée par l'absence d'un aéronef à voilure fixe capable de ravitailler en vol les H225M. Si l'A400M Atlas était censé pouvoir assurer cette mission, il n'en est toujours pas capable aujourd'hui. C'est donc pour cette raison que l'armée de l'Air a pris la décision de commander deux KC-130J Super Hercules, puisqu'ils disposent d'une capacité de ravitaillement en vol des hélicoptères et qu'ils doivent arriver en 2019, et qu'elle cherche aussi des partenaires qui pourraient lui fournir des moyens de ravitaillement en vol en attendant les siens. Après les nombreux exercices « Dark Dune » avec les MC-130J de l'US Air Force ou les entraînements avec les C-130J de l'Aeronautica Militare, la France vient de se trouver un nouvel allié, l'Espagne et son Ejército del Aire. En effet, d'après nos informations, une campagne de ravitaillement en vol d'un H225M Caracal par un KC-130H Hercules espagnol s'est tenue du 1er au 04 octobre 2018 depuis la base aérienne 125 d'Istres-Le Tubé. D'après plusieurs sources concordantes, cette campagne a été effectuée à la demande de la Direction des Opérations de la Direction générale de l'armement (DO DGA), et conduite par l'Unité de management opérations d'armement hélicoptères et missiles (UM HMI) et la DGA Essais en vol (DGA EV). Cette campagne rassemblait, autour d'une équipe franco-espagnole, une trentaine de personnes. Le KC-130H était mis en oeuvre par des aviateurs issus du Centro Logístico de Armamento y Experimentación (CLAEX), le centre d'essais en vol du Ministère espagnol de la Défense, et embarquait à bord un ingénieur français qui oeuvrait à la bonne coordination entre les participants pendant les vols. Du côté français, l'équipage du Caracal était composé d'aviateurs de la DGA EV et du Centre d'expertise aérienne militaire (CEAM). C'est la toute première fois qu'un hélicoptère Caracal se ravitaillait sur un KC-130H Hercules espagnol. Pour réaliser cette série d'essais en vol, l'hélicoptère a été spécialement équipé d'une installation d'essais et de mesure, dont une perche de ravitaillement en vol prêtée par Airbus Helicopters. Au cours de ces vols, il a été possible « d’analyser le débit du carburant, de vérifier les efforts sur la perche de ravitaillement du KC-130H et d’évaluer les qualités de vol du Caracal dans tout le domaine d’utilisation opérationnelle ». Les opérations de ravitaillement en vol ont été menées uniquement de jour. Toutefois, toujours d'après nos informations, il est prévu d'étendre cette capacité avec l'Ejército del Aire aux ravitaillement en vol de nuit. Si l'armée de l'Air française a choisi l'Espagne, c'est pour des raisons multiples. D'abord la proximité géographique avec la France, puisque cela permet de faire venir d'Espagne un KC-130H ou de s'y rendre assez rapidement avec les H225M pour s'entraîner ou qualifier de jeune équipage au ravitaillement en vol. Dans un second temps, il ne faut pas oublier que l'Espagne engage, en soutien de l'opération Barkhane dans toute la bande sahélo-saharienne, à tour de rôle, un Casa C-295 ou un KC-130H Hercules depuis Dakar, au Sénégal. Ces derniers assurent des missions de transport de troupes et de matériels, mais aussi, des missions de ravitaillement en vol pour l'Hercules, qui a déjà pu ravitailler en vol des Mirage 2000D/2000C et un Transall Gabriel. Dorénavant, les Caracal engagés au Sahel pourront aussi compter sur la présence espagnole pour se ravitailler en vol et ainsi éviter les contraintes des aires d'avitaillement au sol (convois terrestres sur des centaines de kilomètres, risque d'accrochage avec l'ennemi, fatigue des machines face aux éléments (sables, cailloux, poussières…), perte de temps, etc…).
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Romain
October 15, 2018 1:22 AM
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La polémique ne cesse d’enfler autour du contrat de vente de 36 Rafale à l’Inde. Alors qu’elle s’est transformée en affaire politique en Inde, elle ternit l’image de l’avionneur et pourrait compromettre de futurs contrats. Un appel d'offres annulé, une instrumentalisation politique en Inde, une bourde impromptue de François Hollande, des "offset" qui sèment le doute... Ces derniers mois, la vente par Dassault Aviation des 36 Rafale à l'Inde a pris la tournure d'une affaire politico-industrielle de grande ampleur. Elle agite tout le milieu politique indien et pourrait mettre à mal les ambitions de l'industriel dans ce pays. Cinq dates pour comprendre comment on en est arrivé là. 23 septembre 2016 : Dassault signe un contrat pour 36 Rafale Ce jour-là, Dassault Aviation signe un contrat pour la vente de 36 Rafale à l’Inde, représentant un marché d’environ 8 milliards d’euros. Le deuxième succès du Rafale à l’export, après l’Egypte, était pourtant bien mal engagé. Certes, en 2007, l’appel d’offres lancé par l’Inde concernait au total 126 appareils. Mais il prévoyait que Dassault vende directement 18 appareils puis que les 108 restants soient assemblés sur le sol indien. Remporté en 2012 par Dassault, l’appel d’offres fait long feu en raison d’un écosystème indien aéronautique insuffisant. Et se transforme en 2015, à l’occasion de la venue du Premier ministre indien Narendra Modi à Paris en avril, en un contrat de "seulement" 36 Rafale. L’Armée de l’Air indienne, qui opère une flotte vieillissante composée notamment d’appareils russes d’ancienne génération, a un besoin urgent de nouveaux appareils. Mais avec le contrat signé en 2016, il s’agit bien de l’achat d’appareils assemblés par Dassault sur son site historique français de Mérignac (Gironde). Les premières livraisons sont prévues pour fin 2019 et sont étalées sur trois ans environ. "Make in India" oblige, le français se voit imposer des "offset", des investissements compensatoires. Bien connu dans l’industrie, et dans l’aéronautique en particulier, ils consistent pour celui qui remporte un contrat à investir - en production, en formation… - un pourcentage de la valeur de ce contrat dans le pays qui achète. Dans le cadre du contrat Rafale avec l’Inde, Dassault Aviation s’est engagé à réaliser des offset à hauteur de 50 % de la valeur du marché. En octobre 2016, l’industriel annonce s’associer avec l’entreprise indienne Reliance, un conglomérat dirigé par l’homme d’affaire Anil Ambani. 10 février 2017 : Dassault crée une société commune avec Reliance Dans le cadre de la réalisation d’une partie de ces offset, Dassault Aviation créé une société commune avec son nouveau partenaire indien Reliance : Dassault Reliance Aerospace Ltd (DRAL), le 10 février 2017. Dassault y investit pour sa part 100 millions d’euros. Les deux industriels visent notamment à construire une usine commune, à Nagpur. La première pierre est posée le 27 octobre 2017. Le site produira d’abord des pièces pour le Falcon 2000 puis pour le Rafale. Si le Français jouit d’une réputation mondiale dans l’aéronautique, le groupe Reliance n’a en revanche pas d’expérience en la matière. C’est le choix de ce partenaire industriel indien, détenu par le milliardaire Anil Ambani, qui va peu à peu générer en Inde la suspicion. L’Inde ne possède-t-elle pas un constructeur aéronautique maison, Hindustan Aeronautics (HAL) ? A la fin de l’année 2017, l’opposition s’enflamme. Rahul Gandhi, le président du Parti du Congrès, fait naître la polémique : Reliance aurait bénéficié du contrat en raison de sa proximité entre son patron et Narendra Modi, le chef du gouvernement indien. Cette accusation de favoritisme en faveur de Reliance va peu à peu se transformer en "affaire Rafale". Elle fait régulièrement la Une des journaux et alimente le gros des débats politiques en vue des élections générales, prévues en 2019. 21 septembre 2018 : François Hollande ravive la polémique L’opposition indienne n’en attendait pas tant. Dans une interview accordée à Mediapar, le vendredi 21 septembre, l’ancien président de la République François Hollande apporte de l’eau au moulin à Rahul Gandhi. François Hollande affirme que la France n'avait "pas eu le choix" du partenaire indien du constructeur Dassault. Et d’ajouter : "C'est le gouvernement indien qui a proposé ce groupe de services et Dassault qui a négocié avec [le magnat Anil] Ambani". Des propos qui s’expliquent, toujours selon Mediapart, par la volonté de l’ancien président de se dédouaner : Reliance a participé au financement du film "Tout là-haut", dans lequel joue sa compagne Julie Gayet. La sortie de François Hollande n’agite pas que les politiques indiens. "Je trouve que cette petite phrase prononcée à l'étranger, s'agissant de relations internationales importantes entre la France et l'Inde, ne rend service à personne et ne rend surtout pas service à la France", avait réagi sur Radio J le secrétaire d’État français aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne, cité par l’AFP. Il n’aura d’ailleurs pas fallu beaucoup de temps pour que François Hollande effectue un rétropédalage. "Dassault s'est retrouvé avec Reliance sans que le gouvernement français ait été consulté (...), dira-t-il un peu plus tard. Ce sont des partenaires qui se sont choisis eux-mêmes." 11 octobre 2018 : Dassault monte au front pour se défendre Face à la polémique croissante, et suite à la sortie de François Hollande et à la (très) mauvaise tournure que prend l’affaire, Dassault, pourtant habitué à observer la plus grande discrétion, sort du bois. L’industriel publie le 11 octobre 2018 un communiqué de presse, précisant de nouveau les contours du contrat passé avec l’Inde. "Pour réaliser une partie de ces offsets, Dassault Aviation a décidé de créer une joint-venture avec le groupe Reliance qu’il a librement choisi", précise l’avionneur. Qui en profite pour souligner la multiplication de partenariats passés avec d’autres industriels indiens, tels que BTSL, DEFSYS, Kinetic, Mahindra, Maini, SAMTEL… Pas de hasard dans le choix de communiqué ce 11 octobre : ce jour-là, la ministre indienne de la Défense, Nirmala Sitharaman, en visite à Paris, nie de nouveau toute implication de son gouvernement dans le choix du partenaire indien de Dassault. Pour enfoncer le clou, le patron de Dassault Aviation se fend d’une interview accordée à l’AFP. Le dirigeant cherche à relativiser l’importance de Reliance dans le contrat des 36 Rafale et précise que les compensations avec ce partenaire ne représentent que 10 % du total. "Nous sommes en négociation avec une centaine d'entreprises indiennes, dont une trentaine avec lesquelles des partenariats ont déjà été conclus", précise le dirigeant. Printemps 2019 : les indiens vont aux urnes Nul doute que la polémique autour de la vente des Rafales de Dassault en Inde devrait perdurer au moins jusqu’aux élections générales, prévues en avril-mai 2019. L’opposition indienne tient là l’arme politique qui lui permet de dénoncer la collusion supposée entre les politiques et les grands industriels. Victorieux, Rahul Gandhi laissera-t-il tomber la ficelle ? Perdant, persistera-t-il à affirmer que les règles entourant ce type de contrat ont été contournées ? Côté Dassault, la polémique exaspère. Elle ternit l’image de l’industriel qui espère vendre davantage que ces 36 Rafale. L’avionneur lorgne deux nouveaux appels d’offres. Le premier concerne 57 appareils pour la marine indienne, Dassault espérant convaincre avec ses Rafale Marine. L’autre représente l’un des plus gros contrats militaires du moment : 110 avions de combat. En plus de devoir se battre pour maintenir sa réputation, Dassault va affronter des concurrents tels que Lockheed Martin (avec son F16), Saab (avec le Gripen), Boeing (et son F18), Eurofighter (avec le Typhoon) sans oublier le MIG 35 russe.
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October 14, 2018 12:19 PM
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La force océanique stratégique fête, ce jeudi 11 octobre à l’Île Longue (Finistère), la 500e patrouille de sous-marin nucléaire lanceur d’engins, 46 ans après la première. Le Brestois Michel Ferrane raconte… Il y a 46 ans, le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), Le Redoutable, appareillait pour sa première patrouille, le 28 janvier 1972. Et ce jeudi 11 octobre, la force océanique stratégique (FOST) célèbre, à l’Île Longue (Finistère), la 500e patrouille de SNLE : « La 500e patrouille ! La vache ! J’ai fait la 200e ! s’exclame le Brestois Michel Ferrane, sous-marinier en retraite. À l’époque, ça nous paraissait déjà énorme ! » Une patrouille, c’est 1 500 heures de plongée Une patrouille, c’est 1 500 heures de plongée. Le Brestois Michel Ferrane en comptabilise 25 000. Treize patrouilles en tout, jusqu’à ses 45 ans, il était alors le plus ancien officier marinier des forces sous-marines en activité. Du Marsouin, sous-marin diesel si « petit qu’on partageait un même lit pour trois », il a servi, une fois obtenu son diplôme d’atomicien, sur Le Tonnant, le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins. Puis sur Le Terrible, sur L’Indomptable, « tellement modernes », considérés, technologiquement, comme les équipements les plus complexes jamais conçus et réalisés : « On avait une cafétéria immense, et, oui, on faisait du vélo entre les missiles ! » De mécanicien à maître de central De simple mécanicien, il a remonté, de poste en poste, les 130 m du sous-marin, pour arriver à l’avant, à la passerelle du bâtiment : « J’ai commencé à l’arrière, aux machines, au réacteur. Avant, on faisait tous les postes pour évoluer, c’était bien, on connaissait parfaitement le bateau. » Il a terminé « maître de central », responsable de la sécurité des plongées, poste où « on est au courant de tout, de la mécanique à la tactique ». Une vie passionnante, faite de rigueur : « Du matelot au commandant, tout le monde est responsable sur un sous-marin. Avec 3 000 m de fond, il suffit d’un grain de sable pour dérégler la machine… » Son credo ? « Celui que je disais aux jeunes : « Tu es sous-marinier, tu es mécanicien et… tu es militaire. Dans cet ordre. » « Unis comme à bord » « Unis comme à bord » reste d’ailleurs la devise, à vie, du vétéran brestois, profondément investi au sein de L’AGASM Minerve, l’association des sous-mariniers finistériens, nommée d’après le sous-marin français mystérieusement disparu il y a 50 ans au large de Toulon. « On était 115 à bord. On a des affinités, on noue des liens d’amitié très forts. Aujourd’hui, on passe encore beaucoup de temps ensemble, nos épouses nous disent qu’on devrait prendre un appartement ! » sourit Michel Ferrane. [Michel Ferrane (au premier plan) et l'équipe de quart au central sur le sous-marin nucléaire lanceur d'engins « L'Indomptable » en 1986.] Michel Ferrane (au premier plan) et l'équipe de quart au central sur le sous-marin nucléaire lanceur d'engins « L'Indomptable » en 1986. | DR Leur temps libre, ils ne le passaient pas tout seuls devant leur console de jeux : « 72 jours sous l’eau, sans voir la lumière du jour, c’est long. On rigolait, on organisait des lotos, des sketches, on regardait des films, on s’occupait de la « cabane », cette fête à mi-parcours, sur le chemin du retour. On avait d’excellents cuistots ! Je n’ai jamais aussi bien mangé ! Certains finissaient en jogging, ils ne rentraient plus dans leurs tenues ». Un temps révolu : la diététique (et l’absence d’alcool) a fait son chemin à bord. Jamais de mauvaises nouvelles Pendant ce temps, à terre, l’épouse gère absolument tout. Et s’il arrive un malheur, le sous-marinier ne sera pas mis au courant : « C’est normal. Tu apprends que ton père est mort et il te reste un mois de patrouille ? Non, c’est insupportable… » Avec ses potes retraités, celui qui fut président des officiers mariniers sur le Terrible, autrement dit garant de l’esprit d’équipage, est, depuis huit ans, à l’origine d’une sorte de musée du « Patrimoine Sous-Marin », au fort de Bertheaume en Plougonvelin, conçu pour faire mieux connaître l’univers de la « sous marinade » et le monde des bateaux noirs. « La dissuasion porte bien son nom » Il y explique au public que « la dissuasion porte bien son nom » : « C’est dire à l’adversaire : « je suis au moins autant armé que toi ». En 1981, sous Mitterrand, il y avait en permanence trois sous-marins à la mer. J’ai commencé pendant la guerre froide, le méchant alors, c’était l’Ours blanc. On montait très haut dans le Nord. On se sentait investi d’une mission, défendre notre pays. Mais on espérait toujours que ça ne dérape pas. Si on rentre de mer sans avoir tiré, on a réussi notre mission. » Depuis 1972, aucun président de la République n’a jamais remis en question les sous-marins nucléaires. En 2030, arrivera la 3e génération de SNLE. Conçue pour durer jusqu’en 2 080…
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October 14, 2018 9:22 AM
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Les essais d’État d’un pistolet développé pour l’armée russe pour remplacer le Makarov sont presque achevés, a indiqué à Sputnik le directeur de l’institut élaborant cette nouvelle arme.Un nouveau pistolet pour l'armée russe en est à l'étape des essais de tir, a annoncé à Sputnik le directeur général de l'Institut de recherche centrale de génie mécanique de précision de la société Rostec, Albert Bakov. «Les essais d'État seront achevés en décembre 2018 conformément à la directive du ministère de la Défense. Ensuite, une décision sur sa fourniture aux Forces armées de Russie sera prise», a précisé M.Bakov. Auparavant, il avait été signalé l'élaboration d'un pistolet chambré en 9×21mm sur commande de la Défense russe. Il doit remplacer le pistolet Makarov mis en service en 1951. À l'heure actuelle, c'est l'arme la plus courante de ce type dans l'armée russe. Le Makarov est également utilisé par les forces armées d'une trentaine de pays.
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October 14, 2018 7:05 AM
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The German company Rheinmetall announced on 8 October that it has received an order to provide an international customer with components for the manufacturing of Fuchs-2 6×6 armoured vehicles. It said the order is worth hundreds of millions of euros and that the components will be delivered between 2019 and 2020. It did not identify the customer, but Algeria is the only country that produces the Fuchs-2 under licence. The German press reported in 2014 that Berlin had approved a USD2.7 billion deal under which a factory would be established in Algeria to produce 980 Fuchs-2s. The first Algerian Fuchs-2s were seen when Chief of Staff Lieutenant General Ahmed Gaïd Salah visited the Republican Guard's Special Intervention Regiment in May 2015.
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October 14, 2018 6:55 AM
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Le groupe américain qui fournit l’avionique de nombreux aéronefs français s’organise pour pouvoir réparer en France les composants comprenant des données sensibles. Depuis quelques années le groupe américain Rockwell Collins et sa filiale française (Rockwell Collins France, RCF) ont renforcé leur position sur le marché français. Les équipements proposés par Rockwell Collins, principalement de l’avionique, ont en effet été sélectionnés dans le cadre de la modernisation des KC-135, des C-130H, des Awacs de l'armée de l'Air ou encore des Falcon 50M de la Marine Nationale. Pour soutenir ces équipements et effectuer d’éventuelles réparations, RCF peut s’appuyer sur son centre de réparation de Toulouse qui emploie 250 personnes. Ce centre est employé aussi bien pour les équipements civils que pour les équipements militaires. Une partie des réparations peuvent être effectuées localement mais certains systèmes doivent être envoyés vers d’autres centres du groupe se trouvant à l’étranger. Devant le nombre croissant d’équipements Rockwell Collins embarqués sur les aéronefs militaires français l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information et la DMAé (Direction de la maintenance aéronautique) ont entamé une collaboration avec RCF afin que les équipements pouvant contenir des données sensibles puissent être réparés sur le territoire français. Il s’agit par exemple de radios et des calculateurs de vol pouvant enregistrer des données relatives aux missions effectuées par les aéronefs. Pour s’adapter à ces exigences de sécurité d’informations classifiées Rockwell Collins a entamé un processus mené conjointement avec la DMAé et le SIAé (Service Industriel de l'Aéronautique). Le deuxième niveau de maintenance des équipements Rockwell Collins, dit intermédiaire devrait en effet être prochainement confié au SIAé. RCF sera en charge du troisième niveau de maintenance nécessitant d’intervenir par exemple au coeur des équipements, sur les composants. RCF en liaison avec sa maison mère aux Etat-Unis est donc en train de se doter des équipements (Tel que des bancs d’essais) et des compétences permettant d’effectuer ces taches de maintenance en France. Le développement d’un banc d’essai dédié à la modernisation des C-130H de l’armée de l’Air avait déjà permis une montée en compétence du site de Toulouse. Selon RCF le fait de maintenir les systèmes sensibles en France permettra également de réduire les délais d'indisponibilité et donc les coûts. La mise en place des nouveaux moyens devrait être effective à partir de 2019.
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October 14, 2018 5:52 AM
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Quand on doit administrer un territoire gigantesque le principe d’un état fédéral est loin d’être le plus mauvais. Et ça le Brésil le sait. Or ces derniers jours le pays a demandé à la Força Aérea Brasileira d’apporter son concours à la tenue de l’élection présidentielle en désenclavant certaines communes isolées à l’aide de ses avions et hélicoptères. Une mission de service publique qui a notamment permis l’acheminement des urnes et différents équipements électoraux. Grosse panique en fait en fin de semaine dernière dans les allées du pouvoir brésilien : plusieurs rapports font état qu’une trentaine de communes ne possède pas d’urnes électronique nécessaire au vote. Une situation particulièrement tendue et qui risquerait de faire annuler le scrutin. La solution trouvée alors par le ministère de la défense brésilien est le recours aux avions et hélicoptères militaires afin de permettre le transport du matériel électoral. Dans l’urgence la Força Aérea Brasileira mobilise deux avions-cargos Casa C-105 Amazonas et une dizaine d’hélicoptères, de trois modèles différents : Eurocopter CH-34 Super Puma et CH-36 Caracal mais également des Sikorsky CH-60L Blackhawk. Chacun des deux avions emporte le matériel électoral et les fonctionnaires chargés d’assurer le bon fonctionnement de ce scrutin. Reste ensuite aux hélicoptères à assurer la distribution finale auprès des communautés les plus reculées du territoire brésilien. Particularité propre au respect du code électoral brésilien : les mitrailleuses de sabord type gundoor avaient été déposées des hélicoptères. Une manœuvre afin d’éviter d’éventuels recours d’un parti politique ou d’un autre contre l’utilisation de ces machines militaires. Le Brésil est en effet un pays encore particulièrement traumatisé par la période de dictature militaire en 1964 et 1985. Seul véritable hic dans ces opérations : même au Brésil toutes les communes ne possèdent pas un terrain de football ou n’importe quel espace dégagé nécessaire à l’atterrissage et au déchargement d’un hélicoptère d’assaut. Du coup à trois reprises les équipages ont été obligé d’hélitreuiller le matériel et les fonctionnaire au plus près des futurs bureaux de vote. Une technique toujours aussi dangereuse quand on sait que ces municipalités se trouvaient en pleine forêt amazonienne, loin de toute structure médicale majeure. Globalement pourtant cette mission s’est bien déroulée. Les avions et hélicoptères ont tous pu livrer leur précieuse cargaison… qui restera sur place pour le second tour. De leurs côtés les pilotes de la Força Aérea Brasileira ont démontré leur très haut niveau de très professionnalisme. Le vol en forêt amazonienne est véritablement leur spécialité.
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October 13, 2018 12:28 PM
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Le protectionnisme et une politique extraterritoriale agressive permettent aux Etats-Unis de Trump de dominer le reste du monde. Et le président américain vient de renforcer les mesures pour mieux contrôler les investissements étrangers aux Etats-Unis. En France, le Sénat plaide pour la mise en place de plateformes financières spécifiques et pour un rôle accru de l'euro afin de contrer les sanctions extraterritoriales américaines. Les Etats-Unis, l'hyperpuissance à qui rien ne résiste ou presque. Avec Donald Trump, Washington assume aujourd'hui complètement ce rôle de gendarme du monde. L'actuel président américain ne fait pourtant qu'utiliser un arsenal judiciaire mis en place depuis longtemps par ses prédécesseurs comme les lois Helms-Burton et d'Amato adoptées en 1996. Elles pénalisaient les transactions commerciales réalisées respectivement avec Cuba, la Libye et l'Iran. Les précédents présidents américains n'ont jamais hésité eux non plus à se servir de cet arsenal. En conséquence, entre 2009 et 2016, les banques européennes ont par exemple versé environ 16 milliards de dollars de pénalités infligées pour violations des sanctions internationales américaines et/ou de la législation anti-blanchiment aux administrations américaines, dont 8,97 milliards pour BNP Paribas. Ces sanctions entraînent "aussi, inévitablement, des interrogations sur un possible ciblage des entreprises européennes et sur la loyauté de certaines pratiques des administrations américaines", avaient d'ailleurs estimé en février 2016 les auteurs d'un rapport sur l'extraterritorialité de la législation américaine, les députés Pierre Lellouche et Karine Berger. Souveraineté, Donald Trump réveille un peu l'Europe Pour autant, Donald Trump va sans aucun complexe un cran plus loin. Le retrait unilatéral des États-Unis le 8 mai dernier de l'accord nucléaire avec l'Iran conclu en 2015 et la remise en application concomitante des sanctions américaines ont fragilisé, voire annihilé la mise en œuvre d'un accord politique pourtant jugé capital dans la lutte contre la prolifération nucléaire et pour la stabilité régionale. Cette décision entraîne un retrait massif des entreprises européennes des échanges avec l'Iran par crainte des sanctions extraterritoriales des États-Unis. Washington a également amplifié les sanctions contre la Russie de Poutine et a en outre lancé une guerre commerciale contre la Chine. C'est beaucoup. A tel point que les États-Unis pratiquent sans complexe une politique juridique extérieure... Car au-delà des sanctions économiques et financières que les Etats-Unis infligent aux entreprises non américaines, Washington met en péril la qualité des relations transatlantiques et affecte surtout l'autonomie des décisions économiques des autres pays et leur souveraineté diplomatique. D'ailleurs on voit naître des alliances assez inimaginables il y a peu de temps encore : l'Union européenne s'allie à la Chine et la Russie pour contrer les Etats-Unis sur le dossier iranien. En France, le Sénat plaide pour la mise en place de plateformes financières spécifiques et pour un rôle accru de l'euro afin de contrer les sanctions extraterritoriales américaines. Ainsi, une plateforme comme celle dont l'Union européenne vient d'annoncer la création avec l'Iran permettra ainsi à ce pays de continuer à exporter du pétrole et à acheter des biens à l'étranger sans échanges financiers. "Ce n'est pas une banque mais un dispositif sur lequel on enregistrerait des + et des -", a expliqué mercredi le sénateur Philippe Bonnecarrère, en saluant son côté à la fois "rustique et robuste". "Quand l'Iran vendrait du pétrole en Chine ou en Inde, des + viendraient s'aligner sur cette plateforme au prorata des ventes", a précisé le sénateur centriste du Tarn (Union centriste), auteur d'un rapport de la Commission des Affaires européennes du Sénat, intitulé "L'extraterritorialité des sanctions américaines : quelles réponses de l'Union européenne ?". 1/ L'arme de l'extraterritorialité La domination des Etats-Unis sur le reste du monde tient à ce que certaines lois américaines s'appliquent à des personnes physiques ou morales de pays tiers en raison de liens parfois ténus avec les Etats-Unis (un paiement en dollars par exemple). C'est l'arme imparable des Etats-Unis pour sanctionner les personnes et les entreprises non américaines. Les lois s'appliquent notamment à toutes les sociétés présentes sur les marchés financiers réglementés américains. Ces lois concernent essentiellement trois domaines : les sanctions internationales imposées, y compris de façon unilatérale, par les Etats-Unis ; la corruption d'agents publics à l'étranger ; et, enfin, l'application de la fiscalité personnelle américaine aux citoyens américains non résidents. Pour Donald Trump, l'application d'une politique extraterritoriale agressive est semble-t-il sa doctrine. 2/ L'arme des sanctions économiques Hier, Cuba, la Libye, le Soudan, aujourd'hui, l'Iran à nouveau, la Russie. Les États-Unis mettent en œuvre des sanctions économiques et embargos au cas par cas. Ainsi, le Congrès américain a voté la loi CAATSA (Counter America's Adversaries Through Sanctions Act ou en français "Contrer les ennemis des Etats-Unis par le biais des sanctions") pour sanctionner la Russie. Cette loi impose des sanctions économiques contre toute entité ou pays, qui conclut des contrats d'armement avec des entreprises russes. Les Etats-Unis ont également rétabli en mai un embargo contre l'Iran et demandent au reste du monde de le respecter sous peine d'imposer des pénalités financières aux entreprises américaines et étrangères qui y contreviendraient. Donald Trump a appelé fin septembre tous les pays de la planète à isoler le régime iranien, dénonçant la "dictature corrompue" au pouvoir selon lui à Téhéran. Et gare à ceux qui voudrait passer entre les mailles du filet. L'Office of Foreign Assets Control (OFAC), service du Trésor qui veille à l'application des sanctions internationales américaines dans le domaine financier, emploie environ 200 personnes et dispose d'un budget de plus de 30 millions de dollars. L'OFAC surveille notamment les transactions financières mondiales pour détecter les mouvements suspects. Toutes les transactions faites par les circuits officiels sont enregistrées et donc contrôlables dès lors que l'on dispose de moyens de traitement de masse. C'est bien sûr le cas des Etats-Unis. Ainsi, BNP Paribas s'est vu infliger en 2014 une amende stratosphérique de près de 9 milliards pour violation des sanctions internationales américaines. Dans cette affaire, le ministère de la Justice américain (Department of Justice) a mis en avant la dimension de sécurité nationale, qui est l'une des justifications traditionnelles de l'extraterritorialité. Début septembre, la Société générale a évalué à près de 1,2 milliard d'euros les amendes qu'elle devra payer après avoir effectué des transactions en dollars impliquant des pays sous le coup de sanctions américaines, notamment l'Iran. Actuellement, Danske Bank, la plus grande banque danoise, a annoncé début octobre faire l'objet d'une enquête des autorités américaines. Sa filiale estonienne, qui est au centre du scandale, a vu transiter entre 2007 et 2015 quelque 200 milliards d'euros à travers les comptes de 15.000 clients étrangers non-résidents en Estonie. Les transactions ont été faites en dollars et en euros. Une part importante de ces fonds a été jugée suspecte, ce qui pourrait porter la somme d'argent sale à plusieurs dizaines de milliards d'euros, provenant essentiellement de Russie. 3/ L'arme anti-corruption Pas question de badiner avec la corruption. Les Etats-Unis veillent. Ainsi, la législation américaine réprime la corruption d'agents publics à l'étranger. Cette lutte est incarnée par le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) de 1977. Et les Etats-Unis y ont mis les moyens. Ils ont à ce titre été parmi les principaux promoteurs de la Convention sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales adoptée dans le cadre de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 1997. En outre, la lutte contre la corruption est clairement assumée comme la seconde priorité du FBI, juste après le contre-terrorisme. Le non-respect de cette législation a d'ailleurs entraîné de très lourdes pénalités pour des entreprises européennes. C'est le cas d'Alstom qui a dû payer une amende de 772 millions de dollars en 2014 pour violation de la législation américaine anti-corruption. Siemens, qui a racheté l'activité transport d'Alstom, a également été rattrapé en 2008 par la justice américaine (800 millions) tout comme Total (398 millions), Alcatel (137 millions) et bien d'autres... Airbus est d'ailleurs dans le collimateur de la justice américaine, qui surveille les enquêtes du Serious Fraud Office britannique et du parquet national français lancées contre le constructeur européen. 4/ L'arme du protectionnisme commercial C'est l'un des risques majeurs pour les échanges commerciaux mondiaux, la recrudescence des mesures protectionnistes. En 2017, 20% de ces mesures ont émané des Etats Unis, ce qui augmente considérablement leur impact sur l'économie mondiale, précisait AON dans sa 21e édition de la cartographie internationale des risques politiques, terrorisme et violences politiques. "L'impact des décisions de Donald Trump est significatif notamment dans la métallurgie et l'aéronautique et pourrait engendrer des mesures de rétorsion, principalement de la part de la Chine, avait estimé en avril dernier Jean-Baptiste Ory, responsable du Pôle Risques Politiques d'Aon France. Il n'avait pas tort. Après l'imposition cet été de taxes punitives réciproques de 25% sur 50 milliards de marchandises, Donald Trump a imposé début septembre des tarifs douaniers punitifs sur des biens chinois représentant 250 milliards de dollars d'importations annuelles. Il menace également de frapper pour 267 milliards de dollars d'importations supplémentaires, soit la quasi-totalité des exportations de la Chine vers les États-Unis. Pékin avait promis de répliquer avec l'imposition de droits de douane de 5 ou 10% sur des produits américains d'une valeur de 60 milliards de dollars d'importations annuelles. 5/ L'arme du CFIUS Les Etats-Unis étaient déjà l'un des pays où les acquéreurs étrangers devaient montrer patte blanche pour s'offrir une société américaine disposant de technologies sensibles. Pas suffisant pour Donald Trump. L'administration américaine a décidé mercredi de prendre de nouvelles mesures pour cadenasser son industrie des investissements étrangers. Les nouvelles règles, liées à la réforme du Comité sur les investissements étrangers (CFIUS) adoptée cet été, vont exiger des investisseurs étrangers qu'ils soumettent obligatoirement aux autorités toute prise de participation - et non plus seulement prise de contrôle - dans une entreprise américaine appartenant à l'un des 27 secteurs clés désignés, dont l'aéronautique, les télécoms, l'industrie informatique, celle des semi-conducteurs et des batteries. Cette réforme constitue la première mise à jour des règles du CFIUS depuis plus de 10 ans. Toutefois, l'administration Trump préparerait d'autres réglementations pour les domaines de l'intelligence artificielle et des infrastructures. Ces nouvelles règles prendront effet le 10 novembre avant une mise en application définitive dans 15 mois. Elles prévoient désormais que tout investissement étranger dans une des industries clés soit passé sous revue et éventuellement bloqué s'il représente "une menace d'érosion de la supériorité technologique", selon un haut responsable du Trésor. Trois critères vont ainsi motiver l'inspection du CFIUS : s'il y a prise de participation étrangère, d'où qu'elle vienne, même minoritaire; s'il y a attribution à un étranger d'un siège au conseil d'administration de l'entreprise américaine visée, et si l'investisseur étranger peut influencer les prises de décision au sein de cette entreprise technologique. Aucun pays étranger n'était spécifiquement visé, mais par le passé, le CFIUS, un organisme intergouvernemental dont la tutelle est le Trésor, a bloqué des prises de contrôle par des investisseurs chinois. Huawei a déjà dû renoncer à l'acquisition des sociétés américaines informatiques 3 Leaf en 2012 et 3 Com en 2008. En 2016, selon les derniers chiffres, le CFIUS avait examiné 172 transactions, qui étaient à l'époque des prises de contrôle, et lancé 79 enquêtes avec une seule décision défavorable. 6/ L'arme ITAR Quatre lettres inquiètent les industriels de la défense : ITAR (International Traffic in Arms Regulations). Pourquoi? Si un système d'armes contient au moins un composant américain sous le régime de la réglementation américaine ITAR, les Etats-Unis ont le pouvoir d'en interdire la vente à l'export à un pays tiers. Or beaucoup de sociétés françaises et européennes intègrent des composants américains notamment électroniques, dans de nombreux matériels, tout particulièrement dans les domaines aéronautique et spatial. "Notre dépendance à l'égard des composants soumis aux règles ITAR est un point critique", avait reconnu en mai 2011 à l'Assemblée nationale le PDG de MBDA, Antoine Bouvier. Washington a récemment frappé d'un veto l'industrie d'armement tricolore en interdisant l'exportation du missile de croisière Scalp de MBDA vers l'Egypte et au Qatar. En conséquence, cette décision freine la vente de Rafale supplémentaires au Caire. C'est clairement une atteinte à la souveraineté de la France. Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis jouent avec les nerfs de la France. Ainsi, ils avaient longuement hésité à faire jouer la réglementation ITAR sur un dossier français en Inde. Ils ne l'ont finalement pas fait. En 2013, ils avaient déjà refusé une demande de réexportation aux Emirats Arabes Unis de composants "made in USA" nécessaires à la fabrication de deux satellites espions français (Airbus et Thales). La visite de François Hollande aux États-Unis en février 2014 avait permis de régler positivement ce dossier. 7/ L'arme du Cloud Act Désormais, le Cloud Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act) s'applique à toutes les sociétés relevant de la juridiction des Etats-Unis et qui contrôlent les données quel que soit le lieu où elles sont stockées, selon l'avocat Yann Padova. Les grands acteurs américains du cloud et leurs filiales devront donc s'y conformer. Tout comme le devront les autres entreprises du secteur, y compris européennes, qui opèrent sur le territoire américain. Clairement, des données stockées hors des États-Unis mais sur des serveurs appartenant à des sociétés américaines ne peuvent plus être considérées comme sécurisées. Le Cloud Act donne la possibilité aux États-Unis d'accéder aux données dès lors qu'elles sont hébergées par des Cloud Providers américains, sans que les utilisateurs en soient informés, quand bien même ces données seraient stockées en France ou concerneraient un ressortissant européen, et ce sans passer par les tribunaux
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October 13, 2018 11:33 AM
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La désormais célèbre société conceptrice de robots, Boston Dynamics, améliore encore les capacités sportives de son robot humanoïde Atlas et en fait la démonstration en vidéo. Si vous aimez les robots, vous connaissez forcément Boston Dynamics. Cette entreprise spécialisée dans la conception d'humanoïdes ou d'animaux motorisés multiplie les créations et se fait un plaisir de poster des vidéos de leurs dernières prouesses sur YouTube. La dernière en date met en scène le bipède Atlas, déjà connu pour ses aptitudes à la course, ses sauts périlleux arrières ou encore, plus triviale, sa capacité à soulever des objets. Aujourd'hui, Atlas fait démonstration de ses talents d'adepte du parkour, une discipline sportive venue du milieu urbain qui consiste à gravir des murs, sauter de toit en toit, bondir par dessus des escaliers ou des murets, etc. tout en faisant quelques cabrioles et roulés-boulés au passage. Pas question pour Atlas de pratiquer en milieu urbain, le robot doit se contenter d'un hangar dans lequel ses créateurs l'ont mis à l'épreuve. Bien que le circuit parcouru soit court, la prouesse d'Atlas force l'admiration. En fait, ce qui est le plus troublant, c'est la relative fluidité des mouvements exécutés par le robot, vraiment très similaires à ceux qu'un humain pourrait réaliser. Pour s'orienter, Atlas fait appel à plusieurs caméras embarquées et marqueurs disposées sur le parcours, qui le renseignent sur la hauteur, la longueur ou encore le diamètre des embuches disposées sur son chemin. Ses informations sont ensuite analysées en temps réel par un logiciel qui, lui, se charge de contrôler les mouvements du corps. Il peut ainsi réguler la force et l'amplitude des mouvements à effectuer par les membres robotisés pour éviter que l'humanoïde ne tombe ou ne trébuche. A quand une compétition sportive officielle entre robots des différentes universités et entreprises spécialisées en la matière ? Sources : YouTube via The Verge
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October 13, 2018 11:02 AM
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October 13, 2018 8:54 AM
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SimulationX d’ESI va permettre de tester virtuellement le fonctionnement de moteurs d’avion en conditions réelles. La solution est mise en œuvre par DGA Essais Propulseurs en collaboration avec ESI Group.
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October 13, 2018 8:06 AM
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Alors que beaucoup ont déjà les yeux tournés vers les déploiements de Lockheed-Martin F-35B Lightning II à bord des porte-aéronefs de l’US Navy il ne faut peut-être pas encore totalement enterrer son prédécesseur. Actuellement le porte-aéronefs américain USS Boxer participe à diverses missions de patrouille dans la partie orientale de l’océan Pacifique où ses avions embarqués sont encore de «bons vieux» AV-8B Harrier II. Des appareils qui bien qu’ayant largement fait leurs preuves au combat demeure avant tout des avions d’attaque et non des chasseurs multirôles. Pour autant ils savent encore largement remplir de fiers services aux forces américaines. Car les McDonnell Douglas AV-8B Harrier II sont avant tout des avions rustiques, bien armés, et totalement adaptés à leur fonction première dans l’aéronavale américaine : soutenir au plus près les engagements amphibies de l’US Marines Corps. Et à ce petit jeu là les «moutons noirs» du squadron VMA 214 sont devenus de véritables spécialistes. Pour mémoire ils volent sur ce type de machine depuis vingt-neuf ans maintenant. Autant dire qu’ils connaissent par cœur cette monture avec laquelle ils ont connu le feu dans le Golfe en 1996-1997 et 2003 ou encore en Afghanistan en 2009. Les attaques aériennes de nuit sont parmi leurs spécialités. Et actuellement ces avions de combat patrouillent donc dans le Pacifique est afin de soutenir le cas échéant toute intervention militaire américaine qui serait décidée. Une situation à laquelle les femmes et les hommes embarqués à bord de l’USS Boxer sont pleinement formés. Ils s’y entraînent très fréquemment sous la protection de leur destroyer lance-missile d’escorte, un rôle actuellement tenu par l’USS Pinckney. Les AV-8B Harrier II embarqués à bord réalisent donc des appontages et des décollages de jours comme de nuit. Mais comme leur désignation ne le laisse pas deviner ces avions sont également employés comme chasseurs. Légers certes puisque leur armement air-air ne dépasse pas le canon-mitrailleur de calibre 25mm et les deux missiles AIM-9 Sidewinder d’autodéfense mais c’est déjà un début. Bon certes pas de quoi impressionner des pilotes de Shenyang J-11 ou de Sukhoi Su-33 mais pouvant cependant mettre en déroute des avions plus légers ou des hélicoptères. Un avion d’attaque à décollages et atterrissages verticaux est d’ailleurs maintenu en alerte permanente pour assurer de tels missions de supériorité aérienne. En cas de danger immédiat pour l’USS Boxer l’USS Pinckney dispose de quatre-vingt-seize missiles surface-air RIM-66 Standard d’une portée pouvant dépasser les 150 kilomètres. Des armes anti-aériennes d’une redoutable efficacité malgré leur âge désormais avancé. Sans compter bien évidemment un des fameux canons Phalanx de calibre 20mm à tir rapide pour la protection rapprochée. Cette mission de patrouille pour les AV-8B Harrier II embarqués à bord de l’USS Boxer doit se dérouler jusqu’en novembre. Mais il ne s’agit nullement du chant du cygne pour cet avion d’attaque d’excellente facture. Il volera encore longtemps. Photos © US Navy
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October 15, 2018 1:25 AM
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Promis ce n’est pas une histoire belge ou alors un 1er avril anticipé. Ce jeudi 11 octobre 2018 un armurier de la Composante Air a par accident actionné le tir canon depuis un General Dynamics F-16 Fighting Falcon entreposé, entraînant des impacts sur deux avions se trouvant dans sa ligne de mire. L’un d’entre-eux a été intégralement détruit par l’incendie qui s’en est suivi. Un mécanicien légèrement blessé aux oreilles a lui été hospitalisé. C’est sur la célèbre base aérienne de Florennes, en Wallonie, que l’incident s’est déroulé. Pour une raison encore inconnu l’armurier a tirer une rafale au canon embarqué de 20mm de l’avion. Les obus tirés ont atteints deux avions similaires, des General Dynamics F-16AM Fighting Falcon et l’un d’eux s’est embrasé. Malgré la rapidité d’intervention des services de secours et de lutte contre l’incendie l’avion n’a pas pu être sauvé. Il n’en reste désormais qu’une carcasse calcinée. Un mécanicien qui travaillait à proximité des deux avions a lui été victimes d’atteintes légères aux oreilles et hospitalisés pour des acouphènes. Son pronostic vital n’a fort heureusement jamais été engagé. C’est un incident fort heureusement rarissime, d’autant plus dans une force aérienne comme la Composante Air soumise aux stricts process de sécurité édictés par l’OTAN. Une enquête a été confié par le parquet fédéral au service de police judiciaire en milieu militaire. Photo © AFP
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October 15, 2018 1:24 AM
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La Défense belge a mis en vente 25 avions d'entraînement de type Alpha-Jet basés en France. La date limite de participation à cet appel d'offres, qui couvre les 25 avions ainsi que divers équipements, y compris les moteurs, la documentation technique et un simulateur, a été fixée au 7 novembre, selon un avis publié par la Direction générale de la Défense et des ressources matérielles (DG-MR). L’Alpha-Jet, dont 33 avaient été acquis à l'origine en 1973, est entré en service entre 1978 et 1980 et approche maintenant de la fin de sa vie utile, malgré une mise à niveau effectuée à partir de 2000. La flotte d’Alpha-Jet belge est actuellement basée à Cazaux, dans le sud-ouest de la France, où ils sont gérés par la Franco Belgian Fighter Pilot School, une école de pilotage baptisée Advanced Jet Training School (AJETS) créée en 2004. Cette école cessera formellement d’exister en décembre prochain. ob_e9c506_dark-bat-002.jpg La Force aérienne belge, dans l'attente du choix par le gouvernement d'un nouveau chasseur pour succéder à son F-16, a décidé de transférer la formation de ses pilotes dès 2019, pour une «période intérimaire» au sein de la Joint Pilot Euro-NATO Joint Training, opérant depuis la base aérienne de Sheppard, près de Wichita Falls, dans le nord du Texas, pour former ses futurs pilotes de chasse. Fermeture de l’AJETS : L’école franco-belge Advanced Jet Training School (AJETS), destinée à la formation de pilotes militaires, est officiellement fermée. Cela s'est passé le jeudi 11 octobre lors d'une cérémonie de clôture à la base aérienne BA120 de Cazaux, dans le département de la Gironde. Sous la direction des ministres de la Défense de l’époque: Michèle Alliot-Marie et André Flahaut, les forces aériennes française et belge ont procédé en 2003 à une coopération de grande envergure pour la formation de leurs pilotes. Cette coopération est le résultat d'une surcapacité d'avions Alpha-Jet modernisés, d'un quota minimum d'étudiants-pilotes belges et d'une pénurie d'avions d'entraînement au sein de l'Armée de l'Air française. Les Alpha-Jets belges ont eu droit à une mise à jour à mi-vie (midlife update), avec un nouvel affichage tête haute, une navigation GPS et des symboles de tir, de sorte que les appareils étaient plus modernes et mieux équipés que les Français.
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October 14, 2018 2:17 PM
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Les futurs pilotes de chasse de l'armée française s'entraîneront désormais sur des avions fabriqués en suisse. Destiné à la formation, les PC-21 ont vite conquis les pilotes instructeurs de la base. Équipés d'écrans à cristaux liquides de dernière génération, les PC-21 sont considérés comme des "minis" Rafale. Ces nouveaux avions peuvent faire subir jusqu' à 8G à son pilote lors de certaines manœuvres. "Le système est très intuitif, la nouvelle génération de pilote va très vite s'adapter. Les logiques qu'ils découvrent sur le PC-21 sont les mêmes qu'ils auront à appréhender sur le Mirage 2000 ou le Rafale, on leur facilite la vie", explique le Lieutenant-Colonel Le Prince, qui commande l'école de Cognac. D'après le Général Philippe Lavigne, l'intérêt de ces avions est économique et pratique. "Ces avions permettent un gain de niveau des jeunes pilotes. Et en terme de coût d'heures de vol, un avion à hélice est incomparable à un alpha jet", explique le chef d'état-major de l'armée de l'air.
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October 14, 2018 11:30 AM
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Deux ans après la signature du contrat de vente des Rafale à l’Inde, l’usine ultra-moderne prévue par la joint-venture de Dassault avec son associé indien Reliance se résume à un bâtiment aux allures d’entrepôt. Alors qu’une nouvelle plainte a été déposée à New Delhi, un document obtenu par Mediapart montre que Dassault considérait cette alliance comme une « contrepartie », « impérative et obligatoire », pour décrocher le marché.
C’était une vraie fausse inauguration. Une « première pierre » symbolique posée sur du gazon prédécoupé, sous un chapiteau de circonstance, à Nagpur (centre de l'Inde), mais qui annonçait le début de la construction de la « future usine » Dassault-Reliance. Selon un document interne à Dassault obtenu par Mediapart, un haut cadre du groupe d’aviation avait expliqué aux représentants du personnel que la joint-venture était une « contrepartie », « impérative et obligatoire » pour décrocher le marché du Rafale.
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October 14, 2018 9:14 AM
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Dans le cadre du documentaire « Opération Kra », des membres des Forces spéciales françaises racontent l’arrestation du Serbe de Bosnie Momcilo Krajisnik en 2000. Ils ont surgi de la nuit, silencieux sur leurs armes, fait sauter la porte et capturé un criminel de guerre recherché par le Tribunal pénal international de l’Ex-Yougoslavie (TPIY). Pour la première fois, des membres des Forces spéciales françaises racontent l’arrestation d’une « cible ». PUBLICITÉ inRead invented by Teads Pour réaliser le documentaire « Opération Kra », la réalisatrice Anna Roch a obtenu le feu vert de cette unité habituellement si discrète, les témoignages de ces soldats de l’ombre et de leur chef, le vice-amiral Laurent Isnard, aujourd’hui commandant des Opérations spéciales. Le documentaire retrace l’interpellation du Serbe de Bosnie Momcilo Krajisnik à Pale (à l’est de Sarajevo) en avril 2000, et sera diffusé le 11 octobre sur la chaîne française Planète +. Février 2000. En secret, le Tribunal pénal international de l’Ex-Yougoslavie inculpe Momcilo Krajisnik, ancien président du parlement des Serbes de Bosnie, pour crimes contre l’humanité. Il a notamment été jugé coupable de l’extermination de personnes non-Serbes pendant la guerre de Bosnie entre 1992 et 1995. Sur le terrain, depuis des mois, se sont glissés parmi les casques bleus français des membres du 13e Régiment de dragons parachutistes, soldats d’élite spécialistes de la collecte de renseignement. La maison de ses parents surveillée « Krajinsnic, on le voyait tous les jours, on savait où habitaient ses parents » raconte Gérard (comme ses camarades, il ne révèle qu’un prénom, ou un pseudo). Un jour de mars 2000, il repère un cortège de voitures Audi noires dans un hameau proche de Pale, fief des Serbes de Bosnie près de Sarajevo. Gérard suppose que « Kra » est revenu chez ses parents, mais doit être sûr. « Une nuit, nous nous infiltrons par la forêt jusque dans un champ, à 80 m de la fenêtre d’une salle de bains. J’ai une petite caméra sur trépied, un objectif de 500 mm. Il fait froid, nous attendons. La lumière s’allume. J’appuie sur Rec. La cible va passer treize fois devant la fenêtre. On ne voit que le sommet du visage, mais je reconnais ses sourcils épais. C’est lui », raconte Gérard. En planque dans du foin En France, l’état-major confie la mission au fameux commando Hubert, les nageurs de combat de la Marine basés à Toulon. Son « pacha » est Laurent Isnard. « Il est localisé, maintenant il faut monter une opération, le prendre sans déclencher une nouvelle guerre et le ramener vivant », explique-t-il. « Ce qu’on devait faire, c’était un tour de magie » s’amuse « Némo » sous sa cagoule. « Le téléporter en prison, sans qu’il s’en rende compte ». En attendant, pour être sûr que la cible - baptisée « John » - reste terrée chez ses parents, Gérard a trouvé un bon poste d’observation : une grange. « Je pouvais lever une tuile de deux centimètres la nuit pour avoir une vue sur sa chambre », dit-il. « Mais l’agriculteur venait nourrir le bétail deux fois par jour. Il montait dans la grange et prenait du foin avec sa fourche. Alors on avait creusé une cache dans le foin, et quand il venait on se glissait dedans. Fallait pas bouger, pas tousser, pas respirer fort ». L’avion du commando Hubert se pose à Sarajevo. Pour ne pas donner l’alerte, ils s’entassent dans des 4x4 de l’ONU, sautent deux par deux dans les fossés, se regroupent à un point de rendez-vous et marchent, à travers la forêt, vers la maison de « John ». Des lasers de conférence en guise de menace La hantise des soldats français, c’est la réaction des habitants, une fois que l’explosion de la porte aura trahi le début de l’opération. « A Pale, la défiance est partout » assure Némo. « Les armes sont ventilées dans toutes les maisons, les caches d’armes doivent pulluler […] C’est un village d’irréductibles Serbes ». L’équipe est divisée en trois : certains sont chargés de sécuriser le périmètre, de contrôler tous les accès de la maison, d’autres surveillent les abords immédiats et d’autres, accompagnés du « pacha » Isnard, se glissent jusqu’à la porte. Leurs pistolets-mitrailleurs sont dotés de lasers de visée, mais leur faisceau est invisible. « Alors on a acheté des pointeurs de conférence, qu’on a fixés sur nos armes » sourit Némo. Un ou deux points rouges sur la poitrine ont un remarquable effet dissuasif. Les explosifs sont placés sur la porte d’entrée. « Je suis juste derrière eux, je donne le signal » raconte l’amiral Isnard. BOUM ! En quelques secondes, les vieux parents terrorisés sont assis de force sur un lit. Au premier étage, « John » s’est levé. Il est en pyjama, un Colt 45 à la main, qu’il lâche pour lever les bras. Menottes. Cagoule. Tout Pale est réveillé, mais personne ne bouge. Un hélicoptère se pose, emporte le prisonnier vers l’aéroport de Sarajevo où il est remis à des membres du TPIY. Condamné en 2006 à 27 ans de prison, Momcilo Krajisnik verra sa peine réduite à 20 ans en 2009, sera libéré en 2013 et reviendra, en héros, dans sa maison de Pale.
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October 14, 2018 6:57 AM
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Canadiens et Américains célèbrent en 2018 les 60 ans d’existence du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (North American Aerospace Defense Command / NORAD). L’Aviation royale canadienne (ARC) marque à sa façon cet anniversaire par une livrée spéciale d’un McDonnell Douglas CF-188 Hornet de commémoration qui participe à divers spectacles aériens. Cette année commémorative a également donné lieu à une exceptionnelle démonstration conjointe des trois grandes patrouilles nord-américaines.La coopération canado-américaine en matière de défense a toutefois débutée bien avant 1958. Face à la déroute initiale des Alliés en Europe, les dirigeants des États-Unis et du Canada avaient déjà pris le soin de signer, en août 1940, un accord de défense commune du continent. Cela se concrétisa notamment lors de la participation d’unités de l’ARC à la défense de l’Alaska lors de la campagne des Aléoutiennes. Lorsque la Deuxième Guerre mondiale prit fin, les Nord-Américains se croyaient enfin à l’abri de toute agression. Une séquence d’événements allait complètement bouleverser cette sérénité. Lors du défilé du 1er mai 1947 à Moscou, l’URSS dévoilait son nouveau bombardier stratégique à long rayon d’action, le Tupolev Tu-4 Bull. Suite à l’explosion de sa première bombe atomique, en septembre 1949, l’URSS démontrait dorénavant sa capacité de menacer sérieusement l’Amérique du Nord. Le Canada se trouva en première ligne d’une éventuelle attaque aérienne, puisque les bombardiers soviétiques survoleraient inévitablement son territoire en passant par l’Arctique.En réponse à cette menace, le Canada entreprit de rapidement moderniser ses moyens de défense aérienne. Dès décembre 1948, le premier escadron opérationnel de défense aérienne d’après-guerre s’établissait à la base de Saint‑Hubert au Québec, de même que le Commandement de la défense aérienne du Canada. Pour équiper ces nouveaux escadrons, le Canada fit l’acquisition de 85 chasseurs à réaction De Havilland Vampire qui seront à leur tour rapidement remplacés par une cinquantaine de chasseurs North American F-86 Sabre.L’avionneur Canadair obtint également une licence de fabrication de cet avion américain et plus de 1800 CL-13 Sabre sortiront de ses installations à Montréal, tant pour les besoins de l’ARC que de pays alliés. En parallèle, Avro Canada développait un chasseur biréacteur tout-temps pour l’ARC, le CF-100 Canuck, qui entra en service en 1953.Le réarmement de l’ARC, ainsi que de la toute jeune US Air Force (USAF), n’était toutefois pas suffisant pour faire face à la menace soviétique. L’immensité de l’Alaska et du territoire canadien présentait un défi titanesque en termes de détection précoce d’avions ennemis et nécessitait le déploiement d’un vaste réseau de radars. Au cours de l’été 1950, les États-Unis et le Canada convenaient de collaborer à la conception d’un réseau continental d’alerte radar baptisé Pinetree Line. Ainsi, 44 sites radars furent aménagés dans la partie sud du Canada, dont les premiers entrèrent en fonction dès 1952. Bien que de propriété canadienne, le financement de ces stations fut assumé aux deux tiers par les États-Unis. Sept de ces stations radar furent implantées au Québec, soit à Senneterre, Parent, Chibougamau, Lac Saint-Denis, Mont Apica, Saint-Sylvestre et Moisie.Dès leur mise en service, plusieurs problèmes techniques limitèrent l’efficacité des stations de la ligne Pinetree. D’une part, l’utilisation de radars classiques empêchait de détecter les cibles volant à faible altitude. D’autre part, bien que situés à quelques centaines de kilomètres au nord des grands centres urbains, ces radars ne permettaient qu’un temps de réaction très court. À compter de 1956, un réseau complémentaire de radars fut déployé plus au nord, le long du Mid-Canada Line. Deux de ces stations furent construites au Québec, soit à Grande Baleine (aujourd’hui Whapmagoostui) sur les rives de la Baie d’Hudson et au Lac Knob, près de Schefferville à la frontière du Labrador.Contrairement aux stations de radar de la ligne Pinetree, une bonne part de ceux de la ligne Mid-Canada devaient être construits à des endroits isolés et non accessibles par voie terrestre. Profitant initialement des plans d’eau à proximité, hydravions en été et avions sur ski en hiver permit d’initier la construction de ces installations, le temps d’y aménager des pistes d’atterrissage. Pour prêter main forte à ce chantier, l’ARC se dota en 1954 de son premier escadron d’hélicoptères basé à Bagotville au Québec. L’Escadron 108 fut doté d’hélicoptères Piasecki H-21 Workhorse, Sikorsky H-19 Chickasaw et Sikorsky H-34 Choctaw. Les appareils H-21 Workhorse s’avérèrent particulièrement efficaces et fiables, même durant les grands froids hivernaux. Ils furent largement utilisés pour l’hélitreuillage et comme grues volantes. Au plus fort de ce chantier, des hélicoptères de la Marine royale canadienne et de l’USAF furent appelés en renfort afin de participer à la plus grande opération héliportée jamais vue. Lorsque les radars de la ligne Pinetree devinrent opérationnels, l’ARC céda une bonne partie de ses hélicoptères aux entreprises Okanagan Helicopters et Spartan Air Services qui furent chargées de soutenir leur fonctionnement.En parallèle, Américains et Canadiens s’affairaient déjà à implanter le DEW Line (Distant Early Warning) située à environ 300 km au nord du cercle arctique. Bien que la construction des stations radar de la ligne Mid-Canada présenta un important défi logistique, le chantier de la ligne DEW s’annonçait pharaonique. Dans un environnement encore plus hostile et isolé, plus de soixante stations alignées sur près de 10000 kilomètres devaient être implantées en moins de trois ans. Le chantier de la ligne DEW mobilisa un pont aérien sans précédent faisant appel tant aux aéronefs militaires que civils. Sur une période de 32 mois, plus de 45000 vols permettront de transporter près de 140000 tonnes.Aussi, le transport de matériel durant les très courtes saisons de navigation dans l’océan Arctique fut exécuté grâce à des opérations amphibies dignes des débarquements alliés durant la Deuxième guerre mondiale. Sous la supervision des autorités militaires américaines et canadiennes, la maîtrise d’œuvre de ce vaste chantier fut confiée au conglomérat privé Bell System qui était alors la principale entreprise de télécommunications en Amérique. Les meilleurs ingénieurs et techniciens de cette entreprise recrutés aux États-Unis et au Canada furent assignés à ce projet spécial. En septembre 1957, l’ensemble des radars de la ligne DEW étaient opérationnels. Le soutien aérien pour l’approvisionnement de ces stations fut confié à divers transporteurs privés, dont Nordair, Transair, Okanagan Helicopters et Kenting Helicopters. Tant durant la construction qu’après, les vols au nord du cercle arctique présentait son lot de défis et plus d’un aéronef fut perdu dans ces opérations.Les stations de la ligne Pinetree demeurèrent opérationnelles durant le développement des deux nouvelles lignes de défense mais furent modifiées pour s’incorporer à la technologie SAGE (Semi-Automatic Ground Environment) qui coordonnait les informations provenant des différentes stations radar afin de disposer d’une carte globale du ciel. Cette technologie permit de réduire de moitié le personnel d’opération des stations radar. À la fin des années 1950, la majorité des stations de la ligne Pinetree furent toutefois délaissées au profit des nouveaux radars situés plus au nord et entrant en service. Néanmoins, plusieurs furent modernisées et demeurèrent en fonction jusque dans les années 1980. À terme, ce vaste réseau de radars fut intégré électroniquement, mais le principal problème résidait dans l’absence d’intégration opérationnelle. Il n’y avait pas de commandement unifié pour diriger efficacement une éventuelle bataille aérienne d’ampleur. L’USAF souhaitait intercepter elle-même les avions ennemis dans l’espace aérien du Canada. Mais cela soulevait évidemment de vives réactions, le Canada souhaitant conserver sa souveraineté. En février 1957, les chefs d’état-major des États-Unis et du Canada proposèrent un concept de commandement unifié : le Commandement de la défense aérienne de l’Amérique du Nord (NORAD). Entérinée par les gouvernements américain et canadien, l’entente donnant naissance au NORAD fut signée le 12 mai 1958. Les tensions avec l’URSS ne cessant de croître, le Canada et les États-Unis avaient entretemps débuté la construction de deux centres de commandement pouvant résister aux attaques nucléaires. Au Canada, le North Bay Underground Complex situé dans le nord de l’Ontario débuta ses opérations le 1 octobre 1963. Creusé à même le granit du Boucler canadien, ce complexe conçu pour accueillir 400 personnes pouvait résister à une explosion 267 fois plus puissante que celle d’Hiroshima. Plus connu du grand public, le Cheyenne Mountain Complex situé à Colorado Springs aux États-Unis, entra en service en 1966. En 2006, ces installations souterraines furent délaissées au profit de bâtiments de surface. Mais ces complexes souterrains sont encore entretenus de façon à pouvoir être réutilisés en cas de besoin. out au long de son histoire, le NORAD s’est ajusté afin de répondre aux menaces en constante évolution, comme celles posées par les missiles balistiques intercontinentaux. Cette évolution constante a donné lieu à l’élargissement de la mission du NORAD de façon à y inclure les alertes tactiques et l’évaluation de toute attaque possible contre l’Amérique du Nord, qu’il s’agisse d’aéronefs, de missiles ou de véhicules spatiaux; cette mission a été codifiée dans l’accord du NORAD qui, en 1981, fut renommé Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord. Lorsque l’on entend parler du NORAD, c’est souvent des images d’avions de chasse interceptant des aéronefs frappés de l’étoile rouge qui viennent en tête, même encore aujourd’hui. Les pilotes de chasse ne sont toutefois pas les seuls anges gardiens de l’Amérique. Les équipages de bombardiers (dissuasion), d’aéronefs de transport, ainsi que le personnel d’entretien et d’opération des stations radar et autres moyens de détection, des centres de commandement et des batteries de missiles jouent un rôle tout aussi essentiel au bon fonctionnement du NORAD.
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Romain
October 14, 2018 5:57 AM
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Du 17 au 21 septembre, le pas de tir de Naqoura, sur la côte extrême sud-ouest de l’aire d’opérations, a accueilli l’exercice FINUL semestriel Steel Storm. Organisé par la Force Commander Reserve (FCR), il a rassemblé 13 nations, 700 soldats et a permis à ses acteurs de s’entraîner tout en démontrant leurs capacités. L’objectif était d’améliorer encore la coopération et l’interopérabilité de la FINUL et des forces armées libanaises (FAL). En position de tir couchée avec bipieds, alignés sur une butte d’une centaine de mètres de long face à la mer, les soldats de la FCR sont prêts à tirer. Leurs cibles : des silhouettes noires sur flotteurs. À leur gauche, les véhicules sont alignés, les tireurs sont concentrés, l’appui est en place. Le lundi, les soldats affectés au secteur Est ouvrent le bal, suivi le mardi par ceux de la FCR et de trois sections des forces armées libanaises (FAL), puis ceux du secteur Ouest, avant de clore par un nouveau tir des soldats de la FCR. Cet exercice à munitions réelles est complété, en milieu de semaine, par une série de démonstrations dynamiques et statiques des secteurs Est (Népal, Espagne, Indonésie, Inde) et Ouest (Italie, Irlande, Chine, Malaisie, Ghana, Finlande) et de la FCR (France et Finlande) en présence des autorités militaires de la FINUL et auxquelles sont conviées les généraux libanais. Les FAL ont par ailleurs contribué à la sécurisation de l’exercice par une veille en mer grâce à leur Marine, au balisage et au filtrage sur terre, mais aussi à la mise en place des cibles en mer. Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence dans le cadre de l’opération Daman. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban et empêcher l’introduction d’armes par la mer.
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Romain
October 13, 2018 1:56 PM
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October 13, 2018 11:48 AM
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Romain
October 13, 2018 11:29 AM
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Ce jeudi soir, RMC Découverte propose un remarquable documentaire sur la gigantesque rénovation du seul porte-avions français. Nous avons pu visiter le chantier cet été. Derrière un grand grillage parsemé de panneaux « attention terrain militaire », « défense d’entrer et de photographier », on peut apercevoir le « Charles-de-Gaulle », un monstre gris anthracite qui pèse « 40 000 tonnes de diplomatie », selon la formule consacrée. L’unique porte-avions français est à quai à Toulon (Var) depuis 2017 dans le cadre d’une rénovation colossale, laissant la France sans protection durant 18 mois. Un marin affublé d’un traditionnel béret pompon nous accueille sur la passerelle du navire militaire. « Attention à ne pas vous perdre, on touche avec les yeux et surtout attention à la tête », nous prévient Hedwige Pradel, chef de cabinet chargée de la visite. Première impression, on se sent à l’étroit dans ce bâtiment pourtant grand comme deux terrains de foot et haut de 75 m. Des petits couloirs sombres et métalliques se déroulent à l’infini. Du plafond, tombent à la verticale des échelles rouillées que les marins grimpent avec agilité. Nous sommes en juillet et ça grouille encore de monde, le chantier est presque abouti mais 2 000 ouvriers, qui au total auront travaillé quatre millions d’heures, sont encore mobilisés pour tenir les délais de ce chantier titanesque. « L’objectif c’est de faire passer le Charles-de-Gaulle (dont la première quille a été posée en 1989) du XXe au XXIe siècle », explique le commandant du porte-avions, Marc-Antoine de Saint Germain. C’est vrai qu’une fois arrivé au poste de commandement, on sent le coup de vieux. Les machines informatiques qui dirigent le fleuron de la marine française datent des années 1990, époque du minitel. Les tables grisâtres couvertes de gros boutons pressoirs de toutes les couleurs attendent donc d’être remplacées par des écrans tactiles et du matériel non obsolète qui permettra d’être en parfaite interopérabilité avec les autres porte-avions de l’Otan. Une buvette par grade, une zone hospitalière de 600m² La visite continue dans le dédale de cette mini-ville, on passe devant des bars (une buvette par grade, la hiérarchie est très stricte dans la marine), des boulangeries et même une zone hospitalière de 600 m2. « C’est tellement grand que ça nous arrive de ne pas voir certains collègues pendant deux mois », précise la chef de cabinet qui prend souvent la mer pour des missions de huit mois. On débouche finalement sur un immense sas où reposent habituellement les avions de chasse. Il est aujourd’hui vide car les pilotes se sont déployés sur une base en Bretagne pour continuer à s’entraîner pendant la période de travaux. L’occasion pour la marine de passer à la gamme supérieure : « Nous avons abandonné les Super Etendards pour passer au tout Rafale », nous explique Hedwige. Après avoir escaladé neuf étages, on arrive à l’air libre sur une grande dalle de béton coulée, qui ressemble à première vue à une autoroute. C’est le pont d’envol. La chef de cabinet nous laisse apprécier la vue en nous expliquant que « pour parvenir à décoller, l’avion de chasse passe de 0 à 350 km sur une distance de 70 m (un terrain de tennis) en une seconde et demie grâce à un système de catapultage au nucléaire ». Une prouesse qui a déjà permis 40 000 décollages depuis les débuts du porte-avions. Cette piste avait grand besoin d’être dépoussiérée. « Tout l’équipement a été démonté, nettoyé, réparé puis remonté… » Dernier grand défi de cette refonte à mi-vie, le remplacement des éléments combustible des deux cœurs nucléaires qui redonnera au bateau un potentiel énergétique pour dix ans. Comme le rappelle le commandant : « Le CDG, c’est un aéroport posé sur une centrale nucléaire qui navigue dans des zones de conflit. » Ce mastodonte, qui a déjà réalisé 23 tours du monde, sera à nouveau opérationnel à l’automne. UN DOCUMENTAIRE QUI SE DÉVORE Les caméras de Fabrice Gardel et Josselin Mahot se sont infiltrées dans ce bâtiment de guerre nucléaire en pleine rénovation. Le documentaire raconte avec une remarquable pédagogie les étapes de ce chantier colossal et complexe qui va permettre à la marine de rester dans le match. Le navire a été désossé, pièce par pièce lors de manœuvres extrêmement délicates comme changer les hélices, pesant 20 t chacune, ou remplacer les combustibles nucléaires. Mieux, on découvre 2 000 ouvriers et marins travaillant en parfaite coordination comme dans une grande fourmilière. A dévorer, pour les spécialistes comme pour les curieux ! NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5 Ce jeudi soir, sur RMC Découverte, 20 h 50 : « Charles-de-Gaulle, le porte-avions du futur », un documentaire inédit réalisé par Galaxie Presse avec la participation de RMC Découverte (2018). 60 minutes. 4 étoiles
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Romain
October 13, 2018 9:55 AM
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La ministre française des armées a confirmé deux opérations de soldats français dans le pays, devenu la cible d’attaques terroristes récurrentes. Le Burkina Faso, où les attaques terroristes se multiplient depuis le début de l’année, peut compter sur le même soutien militaire français que le Mali voisin. C’est ce qu’a affirmé la ministre des armées, Florence Parly, en visite au Tchad, lundi 8 et mardi 9 octobre, où elle a rencontré le président Idriss Déby Itno et des soldats de la force « Barkhane » déployée au Sahel qui compte 4 500 hommes. Interrogée sur la dégradation sécuritaire au Burkina Faso, Mme Parly a souligné que la force « Barkhane » avait prêté main-forte à ce pays à deux reprises ces derniers jours, à la demande des autorités. « Il y a quelques jours, une première opération a eu lieu, ce qui ne s’était jamais fait jusqu’à présent, suivie d’une autre ce week-end », a-t-elle déclaré à l’AFP. « Lorsque j’avais rencontré le président Kaboré [en juillet à Ouagadougou], j’avais fait une offre de service en disant que si les autorités burkinabées souhaitaient pouvoir s’appuyer sur “Barkhane”, comme on le fait au Niger ou au Mali, “Barkhane” était tout à fait disposée à monter ce type d’opérations », a expliqué Mme Parly. « Je ne dis pas que c’est la solution à tous les problèmes du Burkina Faso, mais je pense qu’une étape utile, constructive, a été franchie, a-t-elle ajouté. Avec le Burkina, nous restons disponibles, car le rôle de “Barkhane”, c’est aussi d’appuyer les forces nationales partout où c’est nécessaire et si elles le demandent ». « Les lignes bougent » Dans une interview à l’AFP, le nouveau commandant de la force « Barkhane », le général Frédéric Blachon, a confirmé les propos de la ministre. « Le Burkina, qui fait partie de la bande sahélo-saharienne et de la force conjointe du G5 Sahel, aura droit au même appui que nous apportons aux autres pays du G5 [la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Tchad] », a-t-il déclaré. Concernant le Mali, dont le nord était tombé en 2012 sous la coupe de groupes djihadistes en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, le général Blachon se veut optimiste : « J’ai la chance de prendre le commandement de cette opération au moment où les lignes bougent. S’il y a un an on nous avait dit que la présidentielle malienne se passerait aussi bien, on aurait immédiatement acheté. » Le commandant de « Barkhane » se réjouit également que le premier ministre malien soit « déterminé à mettre en place un accord de paix » et que certains membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) « s’interrogent sur l’opportunité de rejoindre le camp antiterroriste plutôt que de faire un bout de chemin avec le camp adverse ».
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Romain
October 13, 2018 8:15 AM
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Publié le 09/10/2018 par Matthias Espérandieu L’industriel français, qui injecte 10% de son chiffre d’affaires dans la Recherche et le Développement (R&D), continue de vouloir attirer de nouveaux talents. C’est notamment le cas dans le domaine des systèmes embarqués et celui de la cybersécurité. Naval Group organise à cet effet deux jobdatings, au Paris et à Toulon. Les postulants auront été auparavant sélectionnés par le dépôt d’une candidature. Le premier jobdating aura lieu le 26 octobre au Bourget, dans le cadre du salon Euronaval. Il s’inscrira dans le Navire des Métiers, une nouvelle initiative, créée par le GICAN, qui consiste à rapprocher les jeunes des métiers de l’industrie navale. Le second se tiendra le 23 novembre, sur le site d’Ollioules près de Toulon où se trouve un important centre de R&D de Naval Group. Ces rendez-vous permettront aux candidats d’assister à des démonstrations dynamiques, notamment dans les domaines des systèmes de combat et de la cybersécurité liée aux systèmes navals. Ce sera également l’occasion d’échanger avec les collaborateurs de l’entreprise au sujet des différents métiers pour lesquels les jeunes ont postulé. On retrouvera l’ingénierie des systèmes navals et des systèmes embarqués, la cybersécurité et les métiers du réseau et de la virtualisation qui accompagnent la digitalisation des navires. Les candidats souhaitant participer à cet évènement peuvent s’inscrire sur la plateforme dédiée www.jobdating-naval-group.com et choisir une date : - 26 octobre 2018 au Bourget, près de Paris en marge d’Euronaval, date limite des inscriptions le 18 octobre - 23 novembre à Ollioules, près de Toulon, date d’envoi des candidatures le 9 novembre.
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