Début d'année 2014, le Ministère français de la Défense, la Direction Générale de l'Armement (DGA) et Dassault Aviation annoncent officiellement le lancement des travaux pour la mise au point du standard F3-R sur les Rafale M de la Marine Nationale et les Rafale Air (C/B) de l'armée de l'Air. Quatre ans plus tard, ces travaux sont en passe de se terminer et le standard s'apprête à rejoindre les forces armées françaises.
En effet, d'après nos informations, l'ensemble des travaux effectués par les industriels engagés dans cette nouvelle version du Rafale ont été menés à bien et sont validés en cette fin du mois de mai 2018, comme prévu lors de la signature du contrat, notamment entre Dassault Aviation, THALES, SAFRAN, MBDA et la DGA.
Mais la fin des travaux de développement et de test du standard F3-R ne signifie pas son intégration directe dans les forces armées. La modernisation des Rafale M/C/B actuellement livrés et qui opèrent avec le standard F3-4+ ne se fera qu'à compter du troisième trimestre de cette année, aux alentours de septembre 2018, d'après nos informations.
Par ailleurs, les Rafale EM/DM de la Force aérienne égyptienne et les EQ/DQ de la Force aérienne qatarie qui sont sortis des usines de Dassault Aviation devront eux aussi être portés à ce nouveau standard. Cependant, il ne faudrait que quelques heures seulement pour intégrer le F3-R dans le système des avions.
En outre, la validation de l'ensemble des essais du standard F3-R par les industriels doit encore franchir l'étape de l'expérimentation. En effet, dans quelques mois, le Centre d'expertise aérienne militaire (CEAM) de l'armée de l'Air à Mont-de-Marsan, et le Centre d'expérimentations pratiques et de réception de l'aéronautique navale (CEPA/10S) sur la base aéronavale d'Hyères vont devoir définir le mode d'emploi de ces systèmes.
Les équipages navigants et le personnel au sol vont être chargés de concevoir le manuel d'utilisation de l'ensemble des nouveaux équipements qui composent ce standard F3-R. Lors de la signature des contrats, les industriels sont chargés uniquement de la conception du système et de leurs équipements, de leur intégration sur Rafale et de les tester dans toutes les configurations de vol possibles pour voir s'ils fonctionnent bien, ou non (toutes les altitudes, vitesses, configurations, séparation avion-armement, avec des défaillances, etc…).
Pour le CEAM et le CEPA, l'objectif est donc de tester ce même matériel dans un environnement représentatif d'un contexte opérationnel. Que ce soit un système d'aide au pilotage, un armement offensif ou défensif, les deux centres vont conduire des expérimentations en vol en prenant en compte de nouvelles problématiques. Par exemple, ils vont vérifier que tout fonctionne normalement même en présence de brouillage, en l'absence de GPS, avec des menaces adverses, dans quelles situations tel armement est plus adapté et quelles sont ses capacités, etc…
Il faut que la fonction qui testée ne prenne pas la main sans que le pilote ne le veuille, mais aussi et surtout, qu'elle soit analysée avec tous les types de missions, les configurations et emports que les équipages sont amenés à rencontrer sur les théâtres d'opérations. Le travail est immense puisqu'il faut prendre en compte absolument tout : facteurs de charge, vitesse, vent, altitude, masse avion et armement, inclinaison, profil d'attaque, manoeuvres, etc…
L'ensemble de ces essais effectués, les manuels d'emploi établis, toujours avec le soutien des industriels, la mise en service opérationnelle du standard F3-R pourra alors être prononcée. Elle devrait d'ailleurs l'être, d'après nos informations, dans le courant de l'année 2019.
Avant tout, l'un des changements majeurs avec l'arrivée de ce nouveau standard, c'est le missile air-air longue portée METEOR. Annoncé en exclusivité en avril 2017 sur Defens'Aero et confirmé récemment par Dassault Aviation, l'intégration a été effective le 06 avril 2017, lors du tir d'un quatrième et dernier missile METEOR depuis le Rafale B301.
Cette campagne d'intégration a été menée par Direction Générale de l'Armement (DGA), en coopération avec Dassault Aviation, le missilier MBDA et l'industriel Thales. Conçu pour la mission de défense et de supériorité aérienne à très longue portée, il est équipé d’un statoréacteur et doté du mode « tire et oublie ».
Grâce aux performances du radar RBE2 à antenne active équipant le Rafale (seul avion de combat européen doté de ce type de radar), il sera capable d’intercepter des cibles à très longue distance, en complément des actuels missiles MICA IR ou EM (InfraRouge ou ElectroMagnétique), utilisés aussi pour le combat et l’autodéfense mais à des distances plus rapprochées.
Avec une vitesse de pointe de Mach 4, le METEOR dispose d'une portée de plus de 100 kilomètres. Toutefois, pour des raisons opérationnelles évidentes, la portée réelle du missile n'a jamais été divulguée. Il peut être tiré avec un Rafale équipé du radar PESA ou AESA.
Ce nouveau standard permettra aussi l'intégration de la nouvelle nacelle de désignation laser, le TALIOS, en remplacement des nacelles DAMOCLES, qui souffrent d'un retard technologique face à ses concurrentes américaines, dont notamment le SNIPER, qui a été sélectionné par le Qatar. L'ensemble des essais sont aujourd'hui achevés, après une campagne d'essais en vol qui s'est ouverte fin avril 2016, comme nous l'avions précisé.
D'après nos informations, la livraison des premières nacelles de série TALIOS doit intervenir en début d'année 2019 afin de pouvoir débuter les expérimentations par le CEAM et le CEPA/10S. Toutefois, même si la nacelle est aujourd'hui intégrée sur Rafale, cela ne veut pas dire que son développement est arrêté. En effet, chez le fabriquant Thales, le développement et les tests se poursuivent pour rendre le pod encore plus performant.
En terme de capacité air-sol, le pilote pourra sélectionner le mode d'impact de la bombe guidée laser/GPS AASM. Par ailleurs, le Rafale sera aussi capable de tirer la bombe guidée laser GBU-16 Paveway II, dont le kit de guidage se monte sur un corps de bombe Mk 83. D'un poids de 500 kg, dont la charge explosive est de 200kg, elle est aujourd'hui utilisée par les M2000D uniquement. Son intégration permettra au Rafale de frapper des cibles faiblement durcies et d'une taille petite à moyenne.
Dans le cockpit et de manière moins visible, le Rafale disposera d'un nouvel IFF mode 5/S, le système SPECTRA se renforce avec de meilleures capacités de guerre électronique et le système de communication cryptée OTAN, la Liaison L16, sera amélioré. En outre, le radar RBE2-AESA (antenne active, ou Active Electronically Scanned Array) sera modernisé et le Rafale dispose d'un système AGCAS (Automatic Ground Collision Avoidance System) qui permet de récupérer l'avion en cas d'une perte de contrôle.
On retrouvera aussi le système SAASM (Selective availability anti-spoofing module). Ce dernier permet, entre autres, d'éviter le brouillage électronique des données GPS par l'adversaire. Enfin, chez les Rafale Marine uniquement, le ravitaillement en vol « buddy-buddy » sera effectué avec la nacelle NARANG (Nacelle de ravitaillement nouvelle génération). Ses compétences doivent lui permettre d'avoir un débit de kérosène plus important que celle en service.
Image incroyable relayée par la presse et les sites d’informations de l’Etat hébreux. Un F35I Adir, de l’armée de l’air israélienne pris en photo en plein jour avec comme arrière-plan en contrebas la capitale libanaise Beyrouth. La veille, le patron de l’aviation israélienne, Amikam Norkin, relayé par Haaretz, annonçait que le F35 avait réalisé les premières frappes opérationnelle au Monde pour cet appareil, à deux reprises, au Moyen-Orient.
Il aurait été utilisé pour des frappes en Syrie et pour des missions de reconnaissances au dessus du Liban et peut-être même de l’Iran.
La principale problématique est l’inaction de la communauté internationale face aux violations, documentées par leur auteur, des réglementation internationales sur l’aviation et sur le droit qui régit l’espace aérien des pays souverains.
» L’article 11 de la convention de Chicago énonce ainsi que l’aéronef étranger doit se conformer à l’entrée, sortie et intérieur du territoire, aux lois et règlements de l’État qui les a édictées. Il est important de savoir que l’État exerce sur son espace aérien un véritable pouvoir de police (qui a été reconnu par le Conseil d’État en 1930 dans le célèbre arrêt Compagnie aérienne française des chambres syndicales de l’aéronautique. »
Après le massacre de 62 civils palestiniens à Gaza la semaine dernière, Israël vient, une fois encore, prouver qu’en termes de relations internationales, le deux-poids deux-mesures était de mise.
Quel type de nourriture stocker ? Quelle quantité d'eau conserver ? Comment s'informer ? En cas de guerre, d'attentat ou de catastrophe naturelle, toutes les réponses se trouvent dans un manuel qui va être distribué à près de cinq millions de foyers suédois. On y trouve vingt pages illustrées qui détaillent les mesures à prendre. Le manuel évoque même une possible mobilisation générale. Service militaire rétabli
"Toute personne qui vit ici, âgée de 16 à 70 ans, peut-être appelée pour aider à différentes tâches", est-il indiqué. Stockholm a également annoncé début mars le rétablissement du service militaire dès cet été, sept ans après l'avoir supprimé. Cette stratégie s'explique par la situation géographique de la Suède et par les tensions croissantes entre les Occidentaux et la Russie, qui possède une base navale dans la région de Kaliningrad. L'heure est donc à l'extrême vigilance.
La marine britannique a annoncé hier avoir officiellement mis en service le Sea Ceptor, nouveau système surface-air développé par MBDA. La campagne de tirs avait pour mémoire été conduite fin 2017 par la frégate HMS Argyll.
Représentant selon la Royal Navy un investissement de 850 millions de livres, le Sea Ceptor va progressivement équiper les frégates du type 23, le nouveau système remplaçant le Sea Wolf dont elles sont dotées depuis l’origine. La dotation est identique, avec 32 cellules. Après le HMS Argyll, les HMS Westminster et HMS Montrose ont reçu leurs lanceurs verticaux et effectué un tir de qualification. Les 10 autres T23 de la flotte britannique devraient suivre d’ici 2021, avec là aussi un tir prévu après chaque intégration du système, installé à l’occasion d’un arrêt technique majeur des frégates.
Le Sea Ceptor est issu du programme Common Anti-air Modular Missile (CAMM), développé par MBDA UK pour les besoins de l’armée britannique. Appelé à succéder au Sea Wolf de la Royal Navy, mais aussi aux ASRAAM et Rapier utilisés par les forces aériennes et terrestres, le CAMM dans sa version navale équipera aussi les futures frégates du type 26. Ce nouveau système a également été commandé pour les deux frégates néo-zélandaises du type ANZAC, ainsi que les trois ex-frégates britanniques du type 23 rachetées par le Chili. Il a aussi été retenu pour équiper les futures corvettes brésiliennes du type Tamandaré.
Missile supersonique à lancement vertical, avec éjection du silo avant allumage du booster, le CAMM mesure 3.2 mètres, pèse 99 kilos et affiche une portée de 25 km, avec une vitesse dépassant Mach 3 et une zone de couverture donnée à 1300 km2. Autonome mais pouvant bénéficier du rafraîchissement en vol des données, il dispose d'un autodirecteur électromagnétique actif et est conçu pour s'opposer à des cibles aériennes rapides, évasives, à faible signature et dotées de contre-mesures modernes.
The press service of the US Army announced on 17 May that the Fort Benning hosted a live-fire demonstration of a new Stryker weapon’s system.
According to a statement, the upgraded Striker armored fighting vehicle equipped with new medium calibre turret has demonstrated its capacity during a live-fire event held at the Fort Benning in Georgia.
“Tuesday Fort Benning hosted a live-fire demonstration of a new stryker weapon’s system designed to increase the accuracy and lethality of the stryker.” said in a statement.
The U.S. Army Armament Research, Development and Engineering Center (ARDEC) in cooperation with, the CMI Defence developed new variant of Stryker armored fighting vehicle armored with medium caliber turret. The turret system provides a cutting edge situational-based fire control system as well as the XM813, the US Army’s linkless 30mm medium caliber weapon system, currently to be fielded as part of the Stryker ONS. This system has the capability, once tested, to be used in multiple future US Army programs.Most Stryker vehicles are infantry carriers armed with .50 caliber machine guns or MK19 automatic grenade launchers, but lightly-armed U.S. Army infantry brigades need heavier firepower
Après la réception de ses deux premiers F-35I « Adir » le 12 décembre 2016, la Force aérienne et spatiale israélienne a annoncé, le 06 décembre 2017, qu'elle venait de prononcer la capacité opérationnelle initiale (IOC, initial operational capability) de sa flotte de F-35I, actuellement composée de neuf appareils au sein du 140th Squadron « Golden Eagle », situé sur la base aérienne de Nevatim, dans le sud d'Israël et dans le désert du Néguev.
Quelques mois plus tard, cette IOC a été rapidement suivie par… les toutes premières missions opérationnelles pour un F-35, toutes versions et toutes nations confondues. En effet, hier mardi 22 mai 2018, lors d'une conférence à l'occasion d’une convention internationale sur les opérations aériennes, le général Amikam Norkin, chef d’état-major de la Force aérienne israélienne, a annoncé que les « Adir » venaient d'être engagés en opération.
« Les appareils 'Adir' (F-35I) sont déjà opérationnels et effectuent des missions de combat en vol. En fait, nous avons effectué la première frappe opérationnelle des F-35 dans le monde. Nous avons attaqué deux fois au Moyen-Orient en utilisant le F-35. Nous sommes les premiers au monde à le faire. La Force aérienne israélienne est une pionnière et un leader mondial dans l'utilisation de la puissance aérienne », a-t-il déclaré.
Outre ces propos, rapportés par le service de communication de la Force aérienne israélienne dans un articles publié sur son site Internet, le quotidien national Haaretz a également apporté des précisions sur cette annonce majeure. Citant encore le général Amikam Norkin, une photo d'un F-35I au-dessus de Beyrouth, au Liban, aurait été diffusée lors de sa prise de parole pour appuyer ses déclarations.
Le F-35 a un « potentiel incroyable » et la Force aérienne israélienne discute actuellement de la meilleure façon d'exploiter son vaste éventail de capacités, a aussi précisé le journal.
Par ailleurs, il a également ajouté que ces mêmes F-35I n'ont pas été engagés lors des dernières frappes aériennes menées dans la nuit du 09 au 10 mai 2018 au-dessus de la Syrie, l'un des plus importants raid aérien pour la Force aérienne israélienne. Toutefois, leur participation s'est faite à deux reprises dans des précédentes frappes aériennes, sans que les dates précises de ces interventions ne soient indiquées.
Pour rappel, cette opération a été effectuée à la suite du tir de 32 roquettes sol-sol par les forces armées iraniennes présentes sur le territoire syrien. D'après le général Amikam Norkin, quatre roquettes ont pu être détruites en vol par les systèmes de défense anti-aérienne sol-air israéliens, tandis que les autres roquettes sont tombées à l'extérieur des frontières israéliennes. A la suite de cette attaque, de nombreux avions de combat israéliens ont mené des raids aériens contre des positions militaires iraniennes implantées sur les bases aériennes syriennes. Lors de cette mission, une centaine de missiles sol-air auraient été tirés contre les appareils.
Le programme Joint Strike Fighter (JSF) est régulièrement à la une des médias spécialisés pour ses nombreux déboires, dont les dépassements de coûts, les retards dans le programme, les défauts de construction et de développement, etc… Mais cette annonce est une étape supplémentaire dans l'entrée du F-35 au sein du paysage aéronautique militaire international, et aussi une très bonne nouvelle pour Lockheed Martin, qui utilise toutes les bonnes occasions pour mettre en avant son avion tant décrié.
L'annonce des premières missions opérationnelles intervient à la suite du premier déploiement à l'étranger du F-35. En effet, le 09 janvier 2017, l'US Marine Corps a déployé ses premiers F-35B Lightning II sur la Marine Corps Air Station de Iwakuni, située dans le sud du Japon. Ces appareils appartiennent tous au Marine Fighter Attack Squadron (VMFA), issus du 3rd Marine Aircraft Wing.
Non, les espions britanniques ne sont pas tous comme James Bond: c'est le message véhiculé par la toute première publicité télévisée du service de renseignements extérieurs de Sa Majesté, destinée à changer l'image du "MI6" et à diversifier son recrutement.
Les premières secondes du clip font délibérément penser à un film d'espionnage: des eaux sombres, une musique inquiétante, et un énorme requin, gueule ouverte, semblant prêt à fondre sur sa proie. "Nous sommes des agents de renseignement, mais nous ne faisons pas ce que vous pensez", commente une voix off, comme vous pouvez le voir et l'entendre ci-dessous.
La vidéo bascule alors sur un enfant regardant, mi-intrigué mi-inquiet, le formidable prédateur, avant de se réfugier en riant dans les bras de sa maman, tandis qu'un plan large permet de comprendre que la scène se passe dans un aquarium.
La musique change, devient entraînante et positive. "Comprendre les autres. Les aider à voir les choses différemment", poursuit la voix off. "Si cela vous semble familier, c'est parce que vous le faites tous les jours", ajoute-t-elle, avant de conclure: "MI6: nous sommes secrètement comme vous".
Pas d'espion casse-cou et séducteur, ni de poursuite de voitures ou de fusillade: cette publicité vise à mettre en valeur les compétences humaines et intellectuelles que le MI6 souhaite voir chez les quelque 800 agents qu'il compte recruter d'ici 2021.
"A bien des égards, les personnes que nous engageons ont des qualités que l'on retrouve chez beaucoup de gens dans la population", explique la responsable du recrutement de l'agence, une mère de famille dont le nom n'a pas été divulgué. Le candidat idéal? Quelqu'un ayant à la fois une "intelligence émotionnelle" et "sociale", ainsi qu'un "sens aigu de l'intégrité et de la créativité", détaille-t-elle.
En diversifiant son recrutement, l'agence pourra mieux combattre le risque de "pensée de groupe" que fait peser un personnel trop homogène, souligne un cadre du MI6, alors que l'agence ne comptait en 2016 parmi ses responsables que 24% de femmes, et aucun issu de minorités ethniques.
Les objectifs de recrutement du MI6 pourraient profiter de l'affaire de l'ex-agent russe Sergueï Skripal, empoisonné sur le sol britannique le 4 mars, qui aurait dopé les vocations d'espion au Royaume-Uni ces dernières semaines.
Les services secrets britanniques utilisent régulièrement des méthodes plus ou moins insolites pour recruter leurs personnels. En 2015, le service de renseignements électroniques (GCHQ) avait tagué des graffitis sur le pavé pour attirer les jeunes d'un quartier branché de Londres.
Il parviendra par la poste à tous les foyers suédois: un livret détaille les mesures à prendre en cas de conflit ou de catastrophe naturelle, dans un contexte tendu entre Russes et Occidentaux.
Où se trouvent les abris? Quels aliments stocker? A quelles sources d'information se fier? Edité à la demande du gouvernement en 13 langues, "En cas de crise ou de guerre" sera expédié entre le 28 mai et le 3 juin à 4,8 millions de foyers (sur 10 millions de Suédois).
En vingt pages illustrées, ce court imprimé énonce les menaces auxquelles le pays scandinave est exposé: guerre, attentat, cyberattaque, accidents graves ou catastrophes naturelles.
"Même si la Suède est plus sûre que de nombreux autres pays (...), les menaces existent. Il est important que tous sachent ce que sont ces menaces pour pouvoir se préparer", a expliqué Dan Eliasson, directeur général de l'Agence suédoise de la sécurité civile MSB, lors de la présentation du livret lundi à Stockholm.
"Un conflit militaire à proximité affecterait nos importations de marchandises, notamment alimentaires, même s'il ne s'étendait pas à notre territoire", a souligné à l'AFP Christina Andersson, responsable de la conception de la brochure, disponible en ligne. La dernière de ce type imprimée à l'initiative des autorités remonte à 1961, en pleine Guerre froide.
La Russie n'est pas citée dans le fascicule mais les responsables suédois craignent une agression en cas de conflit ouvert avec l'Otan pour couper la voie maritime à l'Alliance atlantique vers ses membres baltes.
Car si la Suède n'a pas de frontière terrestre avec la Russie, les deux pays sont riverains de la mer Baltique, et Moscou dispose d'une base navale à Baltiïsk, dans la région de Kaliningrad.
- Incursions russes -
En décembre, une commission de défense réunissant l'ensemble des partis représentés au Rikdsag a publié un livre blanc traçant les orientations militaires de la Suède entre 2021 et 2025 et intitulé "Volonté de résistance".
"La situation militaire s'est dégradée en Europe ces dernières années. Les capacités militaires russes augmentent et vont continuer à augmenter", s'alarmait alors le président de la commission, Björn von Sydow, ancien ministre social-démocrate de la Défense.
La commission recommandait d'investir 400 millions d'euros par an dans la modernisation des systèmes de défense militaire et civil, devant permettre aux populations de tenir une semaine grâce au stockage d'eau et de nourriture, et au pays de soutenir un blocus pendant trois mois.
La Suède, qui n'a pas connu de conflit armé sur son territoire depuis plus de deux siècles, ne fait pas partie de l'Otan, mais souscrit au Partenariat pour la paix de l'Alliance atlantique.
La crainte représentée par la Russie a été ravivée par l'incursion d'un sous-marin non identifié dans l'archipel de Stockholm à l'automne 2014 et plusieurs incursions d'appareils russes dans le ciel suédois.
Les Suédois rencontrés lundi à Stockholm disaient ne pas redouter la menace russe, mais aucun ne souhaitait l'évoquer face caméra.
Quoi qu'il en soit "l'état de préparation de la Suède doit être amélioré parce que nous vivons comme s'il n'y aura jamais de guerre", notait Svante Rosing, un septuagénaire, avocat à la retraite.
A la fin de la Guerre froide, la Suède avait considérablement réduit ses dépenses militaires mais l'annexion de la Crimée par Moscou a changé la donne.
Stockholm a annoncé le rétablissement du service militaire et regarni ses forces sur l'île de Gotland, avant-poste exposé en cas de conflit dans la Baltique.
Lundi, le roi Carl XVI Gustaf et le Premier ministre Stefan Löfven ont présidé, à Gotland, à la première création d'un nouveau régiment depuis la Seconde Guerre mondiale.
"Nous montrons ainsi nos muscles", s'est félicité le Premier ministre. "Nous avons vu ce qu'il s'est passé en Ukraine, avec l'annexion de la Crimée, et un conflit en cours dans les régions orientales du pays. Nous enregistrons une activité croissante en mer Baltique, surtout côté russe. Nous devons le prendre en compte, la Suède doit se sentir en sécurité", a-t-il ajouté.
Le sommet promettait d’être d’autant plus « historique » qu’il était totalement inespéré après des mois de tensions. Prévu le 12 juin prochain, à Singapour, il n’aura finalement pas lieu. En effet, ce 24 mai, le président Trump a annoncé qu’il ne rencontrerait finalement pas Kim Jong-Un, le chef du régime nord-coréen.
Pourtant, le 27 avril, le maître de Pyongyang s’est engagé, avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, à oeuvrer à la dénucléarisation « totale » de la péninsule coréenne et à mener à bien un « désarmement par étapes. » Puis, en gage de bonne volonté, les autorités nord-coréennes ont libéré trois ressortissants américains (d’origine coréenne) arrêtés entre 2015 et 2017.
Enfin, ce 24 mai, la Corée du Nord a procédé au démantèlement de son site de Punggye-ri, où elle a mené ses 6 essais nucléaires entre 2006 et 2017. Seulement, ce dernier ne lui était plus utile (Kim Jong-Un l’a dit lui-même, estimant que son but a été atteint). Sauf que ce démantèlement n’a pas pu être constatée par des inspecteurs ou des experts internationaux, même si des journalistes occidentaux ont été conviés à y assister.
Cela étant, ce sommet entre Donald Trump et Kim Jong-Un avait déjà un peu de plomb dans l’aile, le président américain ayant laissé entendre, il y a deux jours, qu’il envisageait de le reporter à une date ultérieure.
« Il est possible que ça ne marche pas pour le 12 juin. […] Si la rencontre n’a pas lieu, elle aura peut-être lieu plus tard », avait-il dit en présence de Moon Jae-in, en évoquant « certains conditions » qu’il s’était gardé de préciser.
Pour rappel, Washington exige de Pyongyang une dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible ». Seulement, pour la Corée du Nord, il n’est pas question que cela se fasse unilatéralement. En clair, la Corée du Sud devrait également renoncer au parapluie nucléaire américain.
D’ailleurs, le 16 mai, Kim Kye Gwan, le ministre adjoint nord-coréen des Affaires étrangères, avait prévenu que le sommet du 12 juin pourrait être annulé car Washington « nous met au pied du mur et exige unilatéralement que nous renoncions à l’arme nucléaire, nous n’aurions plus d’intérêt pour des discussions. »
Aussi, M. Trump a pris les devants. Au moment d’évoquer un simple report du sommet de Singapour, il avait noté un changement d’attitude de la part de Pyongyang, notamment après une nouvelle rencontre entre Kim Jong-Un et Xi Jinping, le président chinois.
« Les choses ont changé après cette rencontre et je ne peux pas dire que cela me rende très heureux », avait dit M. Trump, pour qui le « président Xi est un joueur de poker de niveau mondial. »
Dans la lettre qu’il a envoyée à Kim Jong-Un, le locataire de la Maison Blanche justifie sa décision d’annuler la rencontre de Singapour par « la colère » et « l’hostilité » dont a récemment fair preuve Pyongyang. « Vous parlez de vos capacités nucléaires, mais les nôtres sont si massives et puissantes que je prie Dieu pour qu’elles n’aient jamais à être utilisées », a-t-il aussi fait valoir.
Plus tard, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a expliqué devant le comité des Affaires étrangères du Sénat qu’il n’était pas envisageable de croire qu’il « pouvait y avoir un résultat positif » à l’issue de ce sommet. « Nous n’avons reçu aucune réponse à nos demandes » de la part de Pyongyang, a-t-il déploré.
Reste à savoir ce que deviendront les engagements pris lors de la recontre inter-coréenne d’avril dernier. L’un de leurs effets a été une remise en cause de certains programmes d’armement sud-coréen, pour lesquels Séoul avait prévu une enveloppe de 230 milliards de dollars entre 2019 et 2023.
En effet, la stratégie sud-coréenne repose sur trois axes : les frappes préventives contre des cibles nord-coréennes, une défense antimissile multicouches (KAMD) et une stratégie de représailles massives en cas d’attaque. Évidemment, en cas de normalisation des relations avec Pyongyang, ces « pilliers » n’auront plus lieu d’être.
« La situation a changé avec le remarquable rapprochement inter-coréen, de sorte que les autorités militaires sont confrontées à un dilemme concernant leurs programmes d’acquisition d’armes, en particulier ceux concernant le plan à trois axes », a ainsi expliqué Kim Dae-Young, de l’Institut coréen de recherche pour la stratégie nationale, dans les colonnes de Defense News.
La Russie, désireuse de reprendre pied en Afrique, souhaite renforcer ses liens avec la République centrafricaine, a indiqué mercredi Vladimir Poutine au président centrafricain dont le pays, déchiré par la guerre, est riche en ressources naturelles.
"Nous serons heureux de réfléchir à différents moyens d'intensifier nos relations, en premier lieu et avant tout dans les sphères économique et humanitaire", a déclaré le président russe à son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadera, présent à Saint-Pétersbourg.
M. Touadera a remercié M. Poutine pour l'aide de la Russie alors que son pays vit une "situation humanitaire difficile" et "un processus de consolidation et de réconciliation du pays".
"Notre pays est actuellement parmi les moins développés mais nous avons un énorme potentiel", a-t-il ajouté, dans des propos traduits en russe et publiés par le Kremlin.
Les deux présidents ont par ailleurs loué les liens entre leurs pays pendant l'époque soviétique.
Pendant la guerre froide, les Etats-Unis et l'Union soviétique menaient une lutte d'influence sur le continent africain. Aujourd'hui, la Russie tente de reconstruire sa présence en Afrique.
Divisé par des conflits ethniques et religieux, la République centrafricaine est visée par un embargo sur les armes décidé par l'ONU et prolongé jusqu'en février 2019.
Mais la Russie a récemment réussi à obtenir une exemption afin de vendre des armes au gouvernement centrafricain. En décembre, Moscou a ainsi livré un important stock d'armes, incluant des armes de poing, des fusils d'assaut, des mitrailleuses et des lance-roquettes.
La Russie a également obtenu l'autorisation de l'ONU pour dispenser une formation militaire à deux bataillons - environ 1.300 hommes - des Forces armées centrafricaines.
Officiellement, le programme russe vise à renforcer une armée en grande difficulté dans un pays où des pans entiers de territoire sont contrôlés par des groupes armés.
Mais par cette mission, Moscou vise également à renforcer son influence dans un État stratégique, riche en ressources telles que les diamants, l'or, l'uranium et le bois.
M. Touadera doit assister cette semaine au Forum international économique de Saint-Pétersbourg, où plusieurs chefs d'Etat sont attendus, dont le président français Emmanuel Macron.
Les interventions de la France (2013-2016) et des Nations Unies (depuis 2014) ont permis un relatif retour au calme en Centrafrique, mais, depuis le départ de la force française Sangaris, les violences ont progressivement repris dans les provinces qui restent majoritairement contrôlées par les groupes armés.
Alors que les Etats-Unis avaient décidé de bannir les drones DJI des rangs de l'armée, ceux-ci continuent d'être utilisés dans un cadre militaire. Un sénateur américain dénonce cet usage et appelle le secrétaire à la Défense à réagir.
Le sénateur du Connecticut Chris Murphy a adressé une lettre au secrétaire à la défense James Mattis, où il dénonce l'emploi de drones DJI par l'armée américaine. Selon lui, cet usage est dangereux pour les Etats-Unis en raison des soupçons de collecte de données pesant sur l'entreprise chinoise. Il dit également ne pas comprendre l'emploi de ses drones, près d'un an après la décision de les bannir des rangs de l'armée.
Dans une démarche protectionniste, le sénateur appelle également le secrétaire Mattis a interdire l'utilisation de tous les drones conçus à l'extérieur des Etats-Unis. En effet, le recours à de telles technologies importées représenterait un réel danger pour les forces armées mais également pour la population civile.
« J'écris avec inquiétude à propos de l'utilisation toujours en cours de drones commerciaux par le département de la défense. Utilisation qu'au moins trois agences différentes ont considérée comme pouvant représenter une potentielle menace pour la sécurité nationale », explique ainsi le sénateur Murphy. Et ce d'ajouter : « Ces vulnérabilités posent un important risque pour la sécurité nationale, alors que les informations obtenues par le gouvernement chinois pourraient être utilisées pour mener des attaques directes ou cyber contre les Etats-Unis ».
Le sénateur a également insisté sur le fait que les Etats-Unis possédaient les ressources leur permettant d'utiliser des drones conçus nationalement. L'industrie des drones est très importante aux Etats-Unis et les besoins des armées pourraient trouver des réponses à l'intérieur des frontières américaines. « Avec une certaine assistance, les constructeurs américains peuvent répondre aux besoins de votre département. Nous adversaires verront toujours un avantage à pouvoir surveiller nos infrastructures critiques, et sans une source nationale d'approvisionnement en drones, nous continuons à être vulnérable », a-t-il ajouté.
Suite à la décision américaine de bannir les drones DJI, l'industriel chinois avait annoncé le 14 août avoir développé un mode de vol privé. Il permet aux pilotes de désactiver internet et donc d'empêcher les transferts de données, transitant par le drone.
apan has taken delivery of a second batch of four Bushmaster 4x4 protected mobility vehicles for the Japan Ground Self-Defense Force (JGSDF), manufacturer Thales Australia confirmed on 24 May.
The JGSDF has received a second batch of four Bushmaster 4x4 protected mobility vehicles from Australia. (Thales Australia)The JGSDF has received a second batch of four Bushmaster 4x4 protected mobility vehicles from Australia. (Thales Australia)
The company built and supplied four Bushmasters to the JGSDF in 2014 at a cost of about AUD3.6 million (USD2.7 million).
At the time a Japanese Ministry of Defense (MoD) official stated that the Bushmasters had been acquired to provide land transportation for Japanese evacuees in the event of an overseas emergency, either natural or man-made.
All eight Bushmasters are the infantry mobility variant, accommodating eight troops, a driver, and a commander in a monocoque hull of all-welded steel armour.
L’édition 2018 du Tiger Meet a été remportée par le squadron 313 des Forces Aériennes hollandaise équipée du chasseur Lockheed-Martin F-16 C/D « Fighting Falcon ».
Les pilotes hollnadais ont été les plus réguliers au cours des deux semaines de l’édition du Tiger Meet 2018 qui se déroulait, cette année du 14 au 25 mai la base aérienne de Poznan-Krzesiny en Pologne.
Les divers exercices comportaient des dizaines de duels aériens simulés, des opérations de secours en faveur des pilotes abattus, la recherche, l’identification de cibles et la destruction de celles-ci, ainsi que la protection d’hélicoptères.
Les résultats du Tiger Meet 2018:
Silver Trophy : 313 Sqn Hollandes
Best Flyling Unit : 313 Sqn Hollande
Best Looking Uniform: 11F France
Best Painted Tiger Aircraft: LwG 74 Allemagne
Tiger Games : LwG 74 Allemagne
Best Skit : 1 JTS Autriche
Le 313e Escadron a été officiellement créé en 1953. Cependant, pour un escadron ayant une histoire aussi longue, il y a peu à dire, car l'escadron était surtout une unité de conversion opérationnelle (UCO). Ils ont commencé à piloter le Lockheed T-33. Les avions utilisés où sur les États-Unis et où (officieusement) nommé JVS II. Ils ont été utilisés pour donner une formation opérationnelle aux pilotes néerlandais qui revenaient d'une formation aux États-Unis. En 1958, l'escadron déménage à Woensdrecht. Les deux Escadrons de formation se sont unis pour former le JVO et le 1er janvier 1959, le 313e Escadron a été dissous. L'escadron a été reformé en octobre 1972 à Twente AB, à nouveau comme escadron de l'OCU, mais maintenant sur le NF-5A « Freedom Fighter ». Au cours des années suivantes, le 313 e Escadron était le seul escadron d'entraînement de la RNAF. En septembre 1986 a été l'année où le 316e Escadron a assumé le rôle d'instructeur, et le 313e Escadron est devenu pour la première fois un escadron pleinement opérationnel sur la Northrop NF-5A. Le statut opérationnel a pris fin en 1988 avec l'arrivée du F-16 « Fighting Falcon ». En avril 1990, le 313 est redevenu opérationnel en tant qu'unité offensive et défensive. En octobre 1990, le 313 à changé d'insigne avec une tête de Tigre et est devenu membre de l'Association des Tigres de l'OTAN.
Le groupe russe Kalachnikov a publié sur YouTube une vidéo des tests de son nouveau pistolet-mitrailleur Vitiaz (Preux en français).
Dans la vidéo, on voit des experts qui utilisent le pistolet-mitrailleur Vitiaz ainsi que le pistolet Iariguine dans différentes situations.
Le pistolet-mitrailleur Vitiaz, version modernisée du fusil d'assaut AKS-74U, a été mis au point pour les spetsnaz (les groupes d'interventions spéciaux russes, ndlr).
En mars, le groupe Kalachnikov avait annoncé le début de la fabrication en série de ce nouveau modèle.
Signe de force, outil de dissuasion, assurance contre les nouvelles menaces… Les porte-avions sont des fleurons couronnant la Marine des grandes puissances militaires, mais aussi des objets de désir que certains, comme par exemple la Chine, se procurent activement. Découvrez avec Sputnik une liste de ces géants des mers.
Récemment, la Chine a annoncé sa volonté de construire son troisième porte-avions, ce qui lui permettrait de «se transformer en puissance maritime de niveau mondial». Or, l'Empire du milieu n'est évidemment pas la seule à posséder des aérodromes flottants. Quels sont les porte-avions déjà en service qui équipent la Marine de la Russie, des États-Unis, de la France, de la Chine et de l'Inde? Tour d'horizon avec Sputnik.
Chine, Liaoning La Chine, qui s'est longtemps cantonnée à des opérations côtières, est en passe de réaliser ses ambitions de devenir une puissance maritime. La Marine de ce pays possède à ce jour un seul porte-avions opérationnel, mais en développe deux autre. Le premier, baptisé Liaoning, a été acheté en 1998 à l'Ukraine et réaménagé en Chine la base du croiseur soviétique inachevé Variag.
Un autre porte-avions, 100% chinois, a été mis à l'eau il y a une dizaine de jours pour des essais en mer. Encore sans nom, celui dont la construction a débuté en 2013 ne devrait pas entrer en service avant 2020. Le bâtiment à propulsion conventionnelle pourra emporter des avions de combat Shenyang J-15.
Le troisième est aussi en cours de construction sur le chantier naval Shanghai Jiangnan Shipyard Group. Le navire devrait afficher un déplacement d'eau de 80.000 tonnes avec une capacité d'accueil de 40 avions, sans compter les hélicoptères et les drones. D'ici 2050, le gouvernement chinois s'est fixé pour objectif de «se transformer en puissance maritime de niveau mondial», ce qui suppose la construction d'au moins trois autres navires de cette classe. États-Unis, US Carl VinsonL'US Navy compte dix porte-avions opérationnels et prévoit d'en construire deux autres. Parmi eux, l'USS Carl Vinson (CVN-70), un porte-avions polyvalent à propulsion nucléaire, faisant partie de la classe Nimitz. Les navires de ce type se rangent parmi les plus grands du monde. Avec un propulseur composé de deux réacteurs nucléaires et quatre turbines, l'appareil est capable d'embarquer jusqu'aux 6.300 militaires et personnel de bord. Le coût du bateau s'élève à plus de 6,3 milliards de dollars alors que ses frais d'exploitation mensuels approchent les 13 millions de dollars.Russie, Admiral KouznetsovFleuron de la marine russe, le porte-avions Admiral Kouznetsov de 55.000 tonnes est à ce jour l'unique vaisseau de ce type au service du pays. Il s'agit du plus grand navire de guerre de ce type construit en dehors des États-Unis. L'appareil a été mis à l'eau en 1985 et a donné nom à toute une classe de porte-avions. Il mesure 306 mètres de long pour 71 mètres de large.
À l'heure actuelle, la Russie élabore un projet de porte-avions nucléaire polyvalent Chtorm. Son déplacement d'eau avoisinera les 95.000 tonnes avec des dimensions de longueur, de largeur et de tirant d'eau de 330x42x11 m respectivement. Le pont sera large de 85 m. Le système de propulsion principal pourra fonctionner avec du carburant organique ou autre en fonction des exigences du client, y compris mixte: nucléaire/turbine à gaz. France, Charles de GaulleL'unique porte-avions français, le Charles de Gaulle, semble relativement petit en comparaison avec des géants américains. L'appareil mesure 261 mètres de longueur pour 75 mètres de hauteur et est en mesure d'embarquer 40 avions. Si la durée de sa mission en mer est limitée à une semaine, le porte-avions est en mesure d'assurer une centaine de sortie de l'aviation quotidiennement.
Depuis février dernier, le Charles de Gaule subit à Toulon une vaste rénovation longue de 18 mois, qui doit redonner une seconde vie à ce bâtiment pour les 20 prochaines années. Mis en service en 2001, il avait déjà été immobilisé une première fois en 2007.
Pour préparer l'avenir, la France va lancer des études sur le remplacement Charles de Gaulle, qui sera retiré du service à l'horizon 2040.
Finland’s Patria expects to sign a contract for delivery of 8×8 AMV vehicles to Slovakia this summer.
During the 7th IDEB international defence and security exhibition in Bratislava, Slovakia, Patria exhibited its AMV platform equipped with the NEMO 120mm mortar system as part of an ongoing Finnish-Slovak bilateral development programme.
According to expert Norbert Tomasovsky, the Finnish producer presence was about to formally and successfully claim the signing of the contract with the defence ministry of Slovak Republic with the contract of delivering the PATRIA AMV as the AFV wheeled base where the turret will be manufactured by DMD group ( member of CSG czechoslovak group ) equipped with smoke grenade launcher system, 30 mm high-velocity gun and 7, 62 mm coaxial MG ( almost the same as what is using the CV-90 Swedish AFV) The Slovakian Ministry of Defence intends to procure 81 of the Finnish-built Patria AMV XP vehicles, the company’s newest, specially customised model.In May 2017, the Slovak government approved a request from the Slovak Ministry of Defense for the €1.2 billion procurement of 404 4×4 and 81 8×8 armoured vehicles. The first delivery of the vehicles could be started in 2018 and be completed in 2029.
Paramount Group, the African-based global defence and aerospace company, and its joint venture in Kazakhstan, Kazakhstan Paramount Engineering (KPE), has announced a new and substantial order from the Government of Kazakhstan for its advanced 4×4 mine-protected armoured personnel carrier, the Arlan.
The announcement was made during the Kazakhstan Defence Expo (KADEX 2018) held in the capital, Astana from 23-26 May.
This follows the recent announcement that KPE has delivered a large batch of Arlans, the localised version of Paramount’s Marauder, to the Kazakhstan Special Forces as the company’s local manufacturing facilities continues to accelerate production. The Arlans are in operation with the Ministry of Defence, Special Forces and other law enforcement agencies.
The company has started production on the new order with further deliveries expected during 2018-2019. The Arlan armoured vehicle is showcasing next-generation, customized features including however not limited to enhanced winterisation technologies and full anti-nuclear blast capabilities.
Ivor Ichikowitz, Group Chairman of Paramount Group said: “The latest Arlan order is a strong endorsement of the leading-edge technologies and industrial capability of KPE’s manufacturing base in Kazakhstan.
“Innovating to provide the necessary, modern-day security and defence solutions is a responsibility that can only be realized through strategic alliances with governments and strong local partners. We are tremendously proud of this achievement and the commitment of our partners and employees to deliver world-class solutions to our customers.”
Showcasing its culture of innovation, KPE for the first time, unveiled its own designed and developed light mechanical turret at KADEX 2018, fitted and displayed on an Arlan.
The Arlan has undergone testing in extreme conditions and environments across Kazakhstan; its continued winterisation includes a new liquid heating system for the all-season-accommodating cabin (hosting a range of 100 degrees Celsius, from minus 50 to plus 50 Degrees Celsius).
In a further sign that the The 15,000m2 KPE armoured vehicle factory in Astana, the largest armoured vehicle factory in Central Asia, is expanding its portfolio of armoured vehicle production, the company announced that its flagship Infantry Combat Vehicle, the Barys 8, is also nearing production following extensive winter and summer trials with the Kazakhstan armed forces.
KPE is exhibiting its range of advanced armored vehicles including the Arlan and the Barys with 6х6 and 8х8 configurations at KADEX.
The KPE armoured vehicle factory has a capacity of more than 200 vehicles per year for the production of the world’s most advanced armoured vehicles to meet the regional demand for land systems technologies.
The establishment of armoured vehicle manufacturing in Kazakhstan follows the technology transfer and local manufacturing model championed by Paramount Group globally, and realized through strategic alliances with governments and strong local partners.
Poland plans to extend the operational life of its oldest helicopters so they can remain in service, Deputy Defence Minister Wojciech Skurkiewicz told parliament on 10 May.
In a status report on the modernisation of the Polish Armed Forces’ helicopter fleet, he said PLN4.7 billion (USD1.3 billion) has been allocated to the purchase of new helicopters and all maintenance and upgrade work. This compares with PLN7.2 billion announced in January 2018.
Skurkiewicz reported that more than 200 helicopters of various types are in military service in Poland for attack (Mi-2, Mi-24W, and W-3PL Głuszec), transport (W-3 Sokół, Mi-8/17), search and rescue (W-3 Anakonda and Mi-14PL/R), anti-submarine warfare (SH-2G and Mi-14PL), and training (Mi-2 and SW-4 Puszczyk).
Russia has reportedly conducted the longest range surface-to-air missile test ever with its S-500. If and when it becomes operational, the air and missile defense system could significantly increase the Russian military’s anti-access and area denial capabilities in Europe, East Asia, and elsewhere, but its already years behind schedule.
CNBC was first to report on the development, citing unnamed sources familiar with U.S. intelligence on the Russian program, but its story did not say when the launch occurred. According to the anonymous individuals, the S-500 was able to hit a target just shy of 300 miles away, which is some 50 miles further than the previous record. The stated range of the existing S-400 system when using the 40N6 missile is almost 250 miles.
Créée en 1998, la Délégation à l’information et à la communication de la Défense (DICoD) a fêté ses 20 ans le jeudi 17 mai à l’École militaire. A cette occasion, le film « Volontaire » d’Hélène Fillières, qui sortira en salles le 6 juin prochain, a été diffusé en avant-première, en présence des acteurs.
14 juillet, Loi de programmation militaire, Revue stratégique, Salon du Bourget… Depuis 20 ans, la DICoD pilote, impulse, anime et coordonne la stratégie de communication institutionnelle de la Défense. Afin de fêter dignement deux décennies de travail, une soirée spéciale était organisée le 17 mai à l’Ecole militaire rassemblant les communicants, civils et militaires, ayant œuvré au sein de cette entité.
Avec comme point d’orgue, la diffusion en avant-première du film « Volontaire », film d’Hélène Fillières, tourné à l’Ecole des fusiliers marins de Lorient ainsi qu’à l’École navale de Brest, et racontant le parcours d’une jeune femme qui va rentrer dans les commandos Marine. Etaient présents la réalisatrice Hélène Fillières et les deux principaux acteurs, Diane Rouxel et Lambert Wilson qui s’est dit heureux d’avoir « rencontrer les militaires de la Marine nationale et de découvrir leur univers » à l’occasion du tournage.
Deux ex-agents des services secrets français ont été mis en examen et placés en détention provisoire en décembre pour intelligence avec une puissance étrangère. L'épouse de l'un d'entre eux est aussi poursuivie pour «recel» de trahison. Le ministère des Armées a dénoncé «des agissements d'une extrême gravité».
«Des agissements d'une extrême gravité.» Deux ex-agents des services secrets français ont été mis en examen le 22 décembre dernier pour intelligence avec une puissance étrangère. Dans un communiqué, le ministère des Armées a précisé que ces anciens membres de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) ainsi que la conjointe de l'un d'entre eux étaient mis en cause «pour des faits susceptibles de constituer les crimes et délits de trahison».
Invitée sur CNews ce vendredi matin, la ministre des Armées Florence Parly a estimé que les ex-agents incriminés, probablement en service au moment des faits, sont susceptibles d'avoir fourni des informations qui «peuvent potentiellement mettre en cause la sécurité de l'État».
En détention provisoire depuis décembre, les agents retraités sont poursuivis pour «livraison à une puissance étrangère d'informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation» et «compromission du secret de la Défense nationale», a précisé une source judiciaire à l'AFP. «L'un d'eux a également été mis en examen du chef de provocation directe au crime de trahison», a ajouté cette source, et la troisième personne mise en examen est poursuivie pour «recel des crimes et délits de trahison» et placée sous contrôle judiciaire. La Chine mise en cause?
Les faits reprochés «constituent un point d'attention majeur pour la DGSE comme pour tous les services de contre-espionnage français, qui font preuve d'une très grande vigilance dans la détection et l'entrave de ces menaces», a souligné le ministère des Armées sans plus de précisions.
Ni le ministère des Armées, ni Florence Parly, ni la source judiciaire interrogée par l'AFP n'ont désigné le pays bénéficiaire de la trahison. Ces sources n'ont pas non plus donné de détails sur sa durée ou sur la nature des informations que les suspects auraient pu transmettre.
Certains médias affirment toutefois que cette puissance étrangère serait la Chine. L'un des agents soupçonnés était en poste à Pékin, assure ainsi l'émission Quotidien, sans donner d'éléments sur les fonctions des autres mis en cause.
A l’occasion du 62 éme anniversaire de la création de l’académie royale de police de Kenitra au Maroc, une parade a été organisée le 17 mai dernier, pour montrer les nouvelles acquisitions et le degré de préparation de la police marocaine.
Pendant ce défilé il a été possible de voir les nouveaux véhicules d’intervention tactiques MARS sur châssis Chevrolet, des fusils de précision, ainsi que le travail de la brigade canine et équine. Le clou du spectacle a été la parade d’une section équipée de fusil d’assaut israélien IWI Tavor X95 9mm.
C’est la première fois que ce type d’arme est utilisé publiquement dans une armée de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, à l’exception d’Israël (et de la Turquie pour ses Bordo Bireliler).
L’introduction du Tavor classique (TAR 21) ou même du X95 à la munition 5.56 OTAN, aurait été compréhensible dans la mesure ou il y a peu de fusils d’assaut Bull-pup de qualité sur le marché. Le Maroc utilise déjà le SAR 21 singapourien pour sa garde royale. Mais dans cette configuration 9mm, le choix est très difficilement explicable vu la pléthore de petites carabines d’assaut de qualité sur le marché. Le Bull-pup étant dans ce cas une contrainte plus qu’un avantage. Ce dernier permet de diminuer artificiellement la taille de grands fusils d’assaut, mais converti en 9mm il se retrouve avec des mensurations dépassant celles des modèles les plus courus sur le marché.
Selon un expert militaire que nous avons contacté, il est possible que l’adoption du Tavor en 9mm obéisse à une démarche de dissuasion visuelle. Il citera le cas de la police locale belge qui utilise des Steyr AUG en 9mm pour impressionner à la fois le public et dissuader les malfaiteurs.
Le Maroc a l’habitude d’acheter des équipements israéliens sans toutefois que cela ne représente un gros chiffre d’affaire.
La mission d’entraînement aux États-Unis d’une partie du groupe aérien embarqué (GAé) français est terminée. Le compte twitter officiel Chasse Embarquée, qui communique pour les trois flottilles de chasse de l’aéronautique navale, a publié de très belles photos d’une formation de huit Rafale Marine en transit au-dessus de l’Atlantique, lors de leur retour vers la pointe bretonne. Il s’agit des appareils de la 17F qui étaient déployés pour la mission Chesapeake et sont rentrés à Landivisiau.
L'éco-système de nouvelles technologies du renseignement est recentré sur les objectifs de la Direction du Renseignement Militaire (DRM), explique aux « Echos », l'ingénieur général de l'armement, Caroline Gervais.
Retour à la réalité. L'Intelligence Campus, le nouvel écosystème high-tech qui devait associer pour la première fois en Europe le renseignement militaire, les services secrets (DGSE, DGSI) et les entreprises, initié il y a un an par celui qui était alors ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et celui qui était chef d'état-major des armées, Pierre de Villiers, voit ses objectifs recadrés .
« Tous les services de renseignements courent après l'innovation technologique et l'ambition de l'Intelligence campus était légitimement très forte. Le contrôleur général des armées, qui a rendu son rapport en début d'année, a d'ailleurs jugé ses objectifs et sa faisabilité très vertueux. Mais la marche pour y parvenir était trop haute », explique aux « Echos » l'ingénieur général de l'armement, Caroline Gervais, nommée pour recentrer ce programme, lancé après les attentats de 2015. La DGA freine le projet
Alors que le précédent projet souhaitait associer des acteurs civils et des entreprises aux recherches des divers services de renseignements français, l'initiative a fait long feu. La DGA, jalouse de ses prérogatives, va recentrer les ambitions sur celles de la seule Direction du Renseignement Militaire.
Dans un second temps seulement, précise Caroline Gervais, qui s'occupait dans son précédent poste du nouveau système de versement des soldes des militaires, « l'Intelligence Campus pourra profiter à l'ensemble des services de renseignement de l'Etat, s'ils en expriment le besoin. Cette phase ne pourra cependant intervenir que lorsque nous aurons rôdé les processus d'innovation en matière d'analyse de données et de géo-intelligence ». « L'alliance avec plus de 170 entreprises, telles que Thales, Atos, Airbus ou AXA, et des start-up, qui constituait la grande innovation du programme, n'est pas remise en cause, promet toutefois l'officier. Mais sans expliquer comment, puisque le Groupement d'intérêt public qui devait réunir les acteurs privés et publics a été abandonné.
Le projet de fonds d'investissement public privé qui devait déployer 150 millions d'euros dans de nouvelles technologies d'analyse de données et de géo intelligence n'est plus à l'ordre du jour. Pour le projet Intelligence Campus, répond la Direction des Renseignements Militaires, « nous ferons appel au programme Def Invest qui vise, dans le prolongement de l'accompagnement déployé par la DGA (Régime d'Appui pour l'Innovation Duale - RAPID-...), à prendre des participations au capital des entreprises clés de la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) et des pépites technologiques du secteur de la Défense ». Anne Drif
To get content containing either thought or leadership enter:
To get content containing both thought and leadership enter:
To get content containing the expression thought leadership enter:
You can enter several keywords and you can refine them whenever you want. Our suggestion engine uses more signals but entering a few keywords here will rapidly give you great content to curate.