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June 5, 1:36 AM
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Is This A Glimpse Of The Aircraft That Gave Birth To The F-47?

Is This A Glimpse Of The Aircraft That Gave Birth To The F-47? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
A purported sighting over Area 51 has features that would fit with what we think we know about the F-47, but many questions remain. A purported nighttime sighting near Groom Lake has fueled debate, but the aircraft’s identity remains unconfirmed for now.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Today, 7:58 AM
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Burkina-Faso, Mali, et Niger ne recevront pas d'hélicoptères de combat de la Russie

Burkina-Faso, Mali, et Niger ne recevront pas d'hélicoptères de combat de la Russie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En ce début juillet Moscou a officiellement apposé une fin de non recevoir à ses trois «fidèles» partenaires africains. Au nom de la FU-AES, la Force Unifiée de l’Alliance des États du Sahel, une demande de livraison d’hélicoptères de combat avait été formulée au début de cette année 2026. Des Mil Mi-35M Hind-F que les dictatures militaires burkinabées, maliennes, et nigériennes entendaient engager contre les groupes armés djihadistes mais aussi les rébellions touaregs. C’est la seconde réaction russe de ce genre après le véto aux Yakovlev Yak-130 Mitten au printemps 2025.

Burkinabés, Maliens, et Nigériens ont en commun (outre le fait d’être dirigés par des juntes militaires largement corrompues) d’aligner dans les rangs de leurs forces aériennes respectives des hélicoptères de combat Mil Mi-24 Hind et Mi-35 Hind-E depuis une bonne vingtaine d’années. Des appareils lourdement armés, permettant la dépose de commandos, qui ont largement fait la démonstration de leur aptitude à opérer dans la bande sahélo-saharienne.
Officiellement le Burkina-Faso possède cinq Mi-35 Hind-E, le Mali quatre Mi-35M Hind-F, et le Niger un Mi-24 Hind-B et un Mi-35 Hind-E.

Dans les faits c’est beaucoup plus nuancé. D’abord les hélicos burkinabés sont en fait la propriété de l’Afrika Corps, tout comme l’unique Mi-35 nigérien, organisation paramilitaire 100% russe et totalement à la solde du Kremlin. Ensuite le Mi-24 nigérien n’aurait pas volé depuis plus de dix ans et servirait en fait de stocks de pièces détachées… pour le marché noir. Quand aux Mi-35M Hind-F maliens, normalement les plus avancés de la région acquis avec l’aide diplomatique de la France voici une dizaine d’années, il semble que seule 50% de la flotte soit deux exemplaires soit réellement en état de vol. Les deux autres serviraient là aussi pour pièces détachées, à la cannibalisation.

L’an dernier déjà le Mali, via son très inféodé dictateur Assimi Goïta, aurait tenté seul d’acquérir deux ou trois Mi-35P Hind-H au standard Phoenix. Sachant que Bamako demandait aussi que ses Mi-35M soient modernisés à cet ultramoderne standard apparu en 2019 et avant tout destiné au marché d’export. Et donc déjà le Kremlin avait refusé.

Quand l’information de la demande formulée en janvier dernier par l’alors toute jeune Force Unifiée de l’Alliance des États du Sahel a été connue j’avoue que je me suis dit que la Russie allait s’y soumettre de bonnes grâces. Aussi son refus de fournir des Mi-35M Hind-F à ses trois partenaires qui se disent si fidèles alliés de Vladimir Poutine pose de véritables questions diplomatiques. La proximité réelle entre la fédération de Russie d’un côté et le Burkina-Faso, le Mali, et le Niger de l’autre existe t-elle réellement ? Rappelons que ces trois nations ont offert des concessions minières à une dizaines d’entreprises oligarchiques moscovites sans broncher. L’uranium nigérien est désormais exploité en coopération avec un proche du maitre du Kremlin.

Qu’est-ce qu’une petite dizaine de Mi-35M Hind-F finalement pour la Russie ? Rien, même en cette période de guerre contre l’Ukraine. Ces hélicoptères auraient permis aux forces de ces trois pays de mener des frappes aériennes contre les djihadistes avec autre chose que leurs drones de facture turque. Moscou en a décidé autrement. Les trois dictateurs doivent s’incliner.
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Vol inaugural pour le premier CH-149 Cormoran modernisé 

Vol inaugural pour le premier CH-149 Cormoran modernisé  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 1ᵉʳ juillet, le premier hélicoptère CH-149 « Cormorant » modifié dans le cadre du projet de modernisation à mi-vie du CH-149 a effectué avec succès son premier vol, à Yeovil, au Royaume-Uni. Le premier vol constitue une étape importante dans le processus de production. S’en suivront des tests de systèmes et capacités avant la livraison du premier hélicoptère modernisé à l’Aviation royale canadienne (ARC) en 2027.

Le premier CH-149 modernisé @ Leonardo

La modernisation

La flotte d’hélicoptères Leonardo CH-149 « Cormoran » (AW-101) fournit un service fiable et crucial au Canada depuis 2001 et avait besoin de mises à niveau pour rester opérationnellement efficace. Grâce au contrat avec Leonardo U.K. Ltd., la flotte est actuellement dans une phase de mise à jour importante en direction de la version la plus avancée de l'hélicoptère. Ce projet prolongera l'espérance de vie estimée du CH-149 à au moins 2042, s'attaquera aux problèmes d'obsolescence et assurera la conformité aux réglementations émergentes.

Travaux en profondeur @ Leonardo

Le projet de mise à jour comprend le remplacement des anciens systèmes sur un châssis existant. On peut parler ici d’une refonte majeure de l’aéronef. L’une des premières étapes une fois le projet approuvé par l’équipe d’ingénierie afin de déterminer ce qui pouvait être réutilisé et ce qui devait être remplacé Par exemple, les boîtes de vitesses principales et la culasse du rotor principal sont révisées et réutilisées. Le Canada s’est notamment inspiré de la nouvelle version de l’AW-101 en service en Norvège. Suite à cette comparaison, il a été décidé de renoncer au radar AESA Leonardo Osprey et au système d’alerte LiDAR (détection lumineuse et téléportation) lorsque les rotors sont proches des parois rocheuses ou des arbres, mais intégrera un système électro-optique/infrarouge L3Harris WESCAM ainsi que le système de détection de localisation des téléphones mobiles Smith Myers ARTEMIS. De plus un système de pilote automatique avancé et d’un contrôle moteur numérique à pleine autorité, d’un cockpit grand écran intégré avec affichage de carte en mouvement, d’un système d’évitement et d’alerte du terrain, d’une vision synthétique, ainsi que d’un radar météorologique nettement amélioré sont intégrés.

En vol @ Leonardo

En modifiant le « Cormorant » pour une variante déjà en service, l’ARC devrait pouvoir réduire son délai de certification. L’ARC et Leonardo ont mis en place une série d’inspections de produits pendant la construction visant à renforcer la confiance. Le processus passera à une phase de navigabilité où les pilotes d’essai de Leonardo transmettront les procédures de vol aux pilotes de l’ARC pour effectuer les procédures d’acceptation de l’hélicoptère.
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Today, 7:50 AM
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Vol inaugural pour le premier A330 MRTT canadien 

Vol inaugural pour le premier A330 MRTT canadien  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le premier Airbus A330 Multi Role Tanker Transport (MRTT) construit pour la Royal Canadian Air Force (RCAF) a terminé son premier vol en Espagne, plaçant ainsi le programme de ravitailleur de nouvelle génération du Canada dans la phase d'essai en vol.

Le premier MRTT canadine en vol @ Airbus

Le programme « Husky »

L'avion, désigné CC-330 Husky au sein de la RCAF a volé de l'installation d'Airbus à Getafe le 2 juillet. Airbus a déclaré que les livraisons restent dans les délais pour commencer en 2027. Le Canada a commandé neuf Huskies CC-330 dans le cadre de son programme de capacité de transport stratégique de pétrolier. La flotte comprend quatre A330 MRTT nouvellement construits et cinq Airbus A330-200 d'occasion qui seront convertis dans la même configuration. Ils remplaceront l'avion CC-150 Polaris de la RCAF, un dérivé militaire de l'Airbus A310.Le MRTT canadien comportera à la fois des systèmes de ravitaillement aérien à perche et à tuyau et à drogue, ce qui lui permettra de faire le plein d'avions des États-Unis, de l'OTAN et d'autres forces aériennes alliées. La configuration comprend également des contre-mesures défensives et une protection améliorée de la cybersécurité.Les cinq A330 convertis sont entrés en service en premier dans un rôle de transport. Les MRTT nouvellement construits ajouteront une capacité de ravitaillement aérien ainsi que le transport de passagers, l'évacuation aéromédicale et les missions de transport du gouvernement.
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Today, 7:49 AM
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Modernisation des Kfir srilankais 

Modernisation des Kfir srilankais  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La société IAI achève la modernisation de la flotte d’avions de combat Kfir pour l'armée de l'air sri-lankaise. Le premier appareil a effectué son vol inaugural.

Le premier Kfir srilankais remis en état et modernisé @ IAI

Le premier avion modernisé

C’est en toute discrétion que le premier avion de combat Kfir modernisé d'Israel Aerospace Industries (IAI) au Sri Lanka a effectué son vol inaugural le 11 juin dernier depuis la base aérienne de Katunayake de la Force aérienne sri-lankaise (SLAF). Cet événement marque la remise en service d'une flotte immobilisée depuis plusieurs années.

Cérémonie pour le premier vol @ SLAF

L'appareil modernisé, immatriculé « SFM1018 », a pris son envol lors d'une cérémonie en présence du secrétaire à la Défense, le vice-maréchal de l'air (à la retraite) Sampath Thuyacontha. Un autre avion, un biplace, était exposé statiquement lors de l'événement.

Ce vol d'essai inaugural a marqué le début du programme d'essais en vol de l'appareil, après la validation au sol et l'intégration des systèmes.



La remise en état

IAI modernise actuellement 5 Kfir de la SLAF, soit 4 monoplaces C2 et C7 et un biplace d'entraînement TC2 au standard C12 Block 60, mais sans le radar Elta 2052 AESA pour des raisons de coûts, dans le cadre d'un contrat de 50 millions de dollars américains attribué mi-2021.

Bien que les détails précis de la modernisation n'aient pas été divulgués, un communiqué d'IAI publié pour marquer cette étape importante indique que les travaux ont porté sur l'intégration de systèmes avioniques et de missions avancés, et qu'ils visent à prolonger la durée de vie opérationnelle de la flotte de Kfir de la SLAF.



Cela comprend une configuration de cockpit tout écran moderne pour améliorer la conscience situationnelle, les capacités de navigation et de communication, l'emploi précis des armes, la planification des missions et les fonctions de débriefing.

Outre la modernisation de l'avionique, le programme inclut une rénovation structurelle et la mise en place de nouvelles capacités de maintenance afin de pérenniser la flotte de Kfir du Sri Lanka.



Kfir @ SLAF

Boaz Levy, président d'IAI, a déclaré : « Le Kfir représente un chapitre important de l'histoire de l'industrie aérospatiale israélienne et témoigne du savoir-faire technologique et d'ingénierie qui caractérise IAI depuis des décennies. La modernisation réussie de la flotte de la Force aérienne sri-lankaise (SLAF) démontre comment des technologies de pointe peuvent être intégrées à des plateformes éprouvées pour répondre à l'évolution des besoins opérationnels et aux défis des champs de bataille modernes. »



Le premier Kfir modernisé va maintenant subir un programme d'essais en vol avant sa remise en service opérationnel. (SLAF)
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Today, 7:47 AM
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Des P-8A « Poseidon » pour le Danemark 

Des P-8A « Poseidon » pour le Danemark  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’annonce était attendue, le Danemark va renforcer sa capacité en matière de surveillance maritime.

P-8A australien @ RAAF

La décision

Le Danemark a annoncé ce mardi l’acquisition de 2 appareils Boeing P-8A « Poseidon » destinés à la surveillance maritime dans l’Atlantique Nord et dans la région stratégique de l’Arctique, autour du Groenland.



« Le Danemark assume une responsabilité particulière en matière de sécurité et de défense dans l’Arctique et l’Atlantique Nord », a expliqué le ministère de la Défense danois dans un communiqué.

« Cette acquisition est un signal clair indiquant que nous prenons au sérieux nos responsabilités partagées au sein de l’OTAN », a déclaré le ministre de la Défense, Jeppe Bruus, cité dans le communiqué.



Les tensions se sont renforcées en début d’année autour du Groenland après que Donald Trump a multiplié les menaces d’annexion de ce territoire autonome danois afin de garantir la sécurité des États-Unis. Mais l’Otan et une partie des pays nordiques ont également reconnu les risques liés au déploiement de navires russes et chinois en corrélation avec la fonte des glaces qui modifie les routes maritimes dans la région. Ces modifications simplifient ainsi les tracés permettant d'atteindre non seulement l’Amérique du Nord, mais également le nord de l’Europe de manière plus rapide.



Boeing P-8A « Poseidon »

Le P-8A « Poseidon » de Boeing est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proches et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demande moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante. Le constructeur estime que cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en service et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il est possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, du commandement volant, de la guerre psychologique (PsyOps), du brouillage.

Cet avion, équipé de liaison 11, de liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec les autres aéronefs
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Today, 7:43 AM
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La DGA commande des terminaux satellites à Greenerwave, Thales, et Airbus

La DGA commande des terminaux satellites à Greenerwave, Thales, et Airbus | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Direction générale de l’armement a conclu un accord avec la start-up Greenerwave, qui avec l’aide de Thales et d’Airbus Defence & Space, devra développer puis fournir des terminaux de communication avec la constellation OneWeb d’Eutelsat.
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Today, 7:42 AM
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La Suède et l’Allemagne vont renforcer leur coopération dans le domaine de la défense aérienne au sens large

Le mois dernier, il a été avancé que la France pourrait se tourner vers la Suède pour développer un avion de combat de nouvelle génération, la coopération avec l’Allemagne et l’Espagne sur ce sujet, dans le cadre du Système de combat aérien du futur [SCAF], ayant échoué, en raison notamment de divergences entre Dassault Aviation et Airbus.

Selon des propos rapportés par le quotidien Les Échos, l’ambassadeur de France en Suède, et par ailleurs ancien numéro deux de la Direction général de l’armement, Thierry Carlier, a fait valoir qu’il existe une «reconnaissance mutuelle forte entre Dassault Aviation et Saab», d’autant plus que l’un et l’autre ont un ADN commun, un respect fort et une compétence partagée». Aussi, a-t-il ajouté, «nous pouvons regarder ensemble les pistes de convergence sur une vision commune de l’avion de combat du futur».

En outre, lors d’une audition au Sénat, le 1er juillet, le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier, s’est dit «tout à faire ouvert à la coopération» sous réserve que les «compétences soient mises en avant» car «l’important, c’est de servir nos armées» et «non de se faire plaisir». Ce qui est, peu ou prou, l’approche défendue par Micael Johansson, le PDG de Saab.

De son côté, l’industrie aérospatiale allemande n’a pas perdu de temps. Lors du salon de l’aéronautique et de l’espace de Berlin, elle s’est fédérée autour d’Airbus pour former le groupement Team Gen 6 et lancer le développement d’un avion de combat de 6e génération. Et cela en tendant la main à des entreprises espagnoles qui venaient d’annoncer une initiative similaire.

Par ailleurs, le 8 juillet, la commission des Finances du Bundestag a donné son feu vert au programme «Combat Fighter System Nucleus» [CFSN], qui vise à mettre au point un «cloud de combat» souverain, censé permettre aux avions de combat «existants» de mettre en œuvre des drones de combat collaboratif [CCA].

Pour l’instant, il n’est pas clair si ce CFSN doit se substituer ou non au «cloud de combat» qui devait être le «ciment» du SCAF.

Quoi qu’il en soit, le même jour, lors du sommet de l’Otan, à Ankara, la Suède et l’Allemagne sont convenues d’approfondir leur coopération dans le domaine de la défense aérienne, au sens large.

Via le média social X, le ministre suédois de la Défense, Pål Jonson, a détaillé le contenu de la lettre d’intention qu’il a signée avec Boris Pistorius, son homologue allemand.

«Il s’agit d’une étape importante pour deux alliés proches, pour la sécurité de l’Europe et pour notre capacité commune à répondre aux exigences de l’Otan», a-t-il d’abord souligné.

«La coopération couvre la défense aérienne et antimissile, la détection et le contrôle aéroportés, les capacités spatiales ainsi que les capacités avancées de combat aérien, notamment les drones de combat collaboratif», a ensuite énuméré M. Jonson, avant de souligner que «la rapidité, la technologie et l’interopérabilité seront déterminantes dans ces domaines».

En matière de défense aérienne stricto sensu, la Suède et l’Allemagne ont plusieurs systèmes en commun, comme le Patriot américain et l’IRIS T SLM de Diehl Defence. En revanche, la Luftwaffe n’a pas de capacités de détection et de commandement aéroportés [sauf au travers de l’Otan] alors que la force aérienne suédoise disposera de trois GlobalEye. Enfin, Saab et Airbus ont confirmé leur intention de collaborer dans le domaine des drones de combat collaboratif, via un accord signé en décembre dernier.

Mais la lettre d’intention signée par les deux ministres va encore plus loin puisqu’elle englobe aussi «la guerre électronique, les capteurs, la propulsion, la simulation, les armes aéroportées, l’avionique, l’intelligence artificielle et la coopération entre systèmes habités et non habités». Seul le développement d’un avion de combat de nouvelle génération n’a pas été cité par M. Jonson.

Cependant, c’était sans doute un oubli… car le ministre suédois l’a évoqué en affirmant, selon Reuters, que l’Allemagne était aussi intéressée par une collaboration avec Saab pour la fabrication de nouveaux avions de chasse.

«C’est parce que nous sommes l’un des deux seuls pays en Europe, avec la France, à être capables de concevoir, de développer et de produire de nouveaux avions de chasse», a fait valoir M. Jonson. Et cela alors que l’Allemagne brûle de faire partie de ce club très restreint…
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Today, 7:42 AM
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Un avion Atlantique 2 et un sous-marin nucléaire d’attaque ont effectué un tir coordonné de missiles antinavires Exocet

Un avion Atlantique 2 et un sous-marin nucléaire d’attaque ont effectué un tir coordonné de missiles antinavires Exocet | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La «veille coopérative navale» consiste à mettre en réseau les navires et les aéronefs d’une flottille pour partager les données tactiques et augmenter les effets militaires qu’elle est susceptible de produire. On pourrait penser que, compte tenu des contraintes qui leur sont propres, les sous-marins ne sont pas les mieux placés pour mener ce type de combat collaboratif. Or, il n’en est rien.

Ainsi, lors de la mission Foch, en 2020, un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] de type Rubis, envoyé en reconnaissance en avant du porte-avions Charles de Gaulle, avait désigné une cible à des Rafale M du groupe aérien embarqué [GAé] par l’intermédiaire d’un avion de guet aérien E-2C Hawkeye. Et cela en utilisant la liaison tactique L11, qui permet d’échanger automatiquement des données en temps réel.

Un an plus tard, la Marine nationale organisa un nouvel exercice de ce type, appelé LinkEx, avec cette fois un avion de patrouille maritime [PATMAR] Atlantique 2 [ATL2] et un SNA alors en patrouille dans l’océan Atlantique.

Dans le détail, une cible avait été détruite par un missile antinavire à changement de milieu SM39 Exocet lancé par le sous-marin, à partir des coordonnées communiquées par l’avion de patrouille maritime.

Pour rappel, pouvant aussi tirer des missiles AM-39 Exocet, l’ATL 2 porté au standard 6 est doté d’un radar à antenne active Searchmaster, associé à un détecteur infrarouge [FLIR] pour identifier les objectifs à grande distance ainsi qu’à un système d’émission radar.

En 2023, l’exercice Oceanis s’était concentré sur la coopération entre l’ATL2 et le Rafale M, l’objectif étant de «multiplier les effets» contre un adversaire.

Lors de cette séquence, un ATL 2 de la 21F et un Rafale M effectuèrent un tir coordonné de deux missiles AM39 Exocet sur une cible représentative d’un «navire de combat ennemi». Puis, deux autres avions PATMAR larguèrent chacun un torpille MU90 pour neutraliser un «sous-marin hostile» menaçant de s’en prendre à une «frégate amie».

«Cet entraînement au combat multilutte démontre la capacité d’emploi de l’armement de l’Atlantique 2 au standard 6 et ses excellentes capacités de coordination, tant avec les unités navales qu’avec l’aviation de chasse», avait alors souligné la Marine nationale.

Mais c’est de nouveau la coordination entre un ATL 2 et un sous-marin qui a été mise à l’épreuve lors d’un exercice effectué en juin.

En effet, via une vidéo diffusée par les réseaux sociaux, la Marine nationale a fait savoir qu’un ATL 2 de la Flottille 21F et un SNA en plongée avaient «engagé en simultané des missiles antinavires Exocet [SM39 et AM39] contre une cible gonflable, en pleine mer, au large des côtes françaises.

«Ce scénario, conçu pour simuler au plus près les conditions d’un engagement de haute intensité, a permis de renforcer la coordination entre les forces sous-marines et l’aéronautique navale et confirme la fiabilité et les performances de nos systèmes d’armes», a expliqué la Marine, sans livrer plus de détails. «Dans un contexte sécuritaire international exigeant, ces entraînements garantissent la crédibilité de nos forces», a-t-elle conclu.

Coordonner un tel tir suppose de prendre plusieurs paramètres en compte, comme la latence de la liaison entre l’ATL 2 et le sous-marin, la distance de l’un et de l’autre par rapport à la cible et les caractéristiques propres aux missiles SM-39 et AM-39.

Pour rappel, pouvant toucher une cible située à 50 km de distance, le SM39 Exocet est lancé depuis le tube lance-torpilles de 533 mm du SNA. Il est éjecté du véhicule sous-marin étanche dans lequel il est logé dès que celui-ci perce la surface. Puis, il se dirige vers sa cible , à très basse altitude, en utilisant un système de navigation inertielle et un autodirecteur électromagnétique actif. Quant à l’AM39, il a quasiment les mêmes caractéristiques, à la différence que sa portée est de 70 km.
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Today, 7:41 AM
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En 2030, l’Allemagne devrait dépenser près de 2,5 fois plus que la France pour ses armées

En 2030, l’Allemagne devrait dépenser près de 2,5 fois plus que la France pour ses armées | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En 2026, le budget «normal» du ministère allemand de la Défense s’élève à 82,7 milliards d’euros. Et, à cette somme, il faut ajouter 25,5 milliards d’euros provenant du Fonds spécial de la Bundeswehr, doté de 100 milliards d’euros. Or, dans le même temps, la France a alloué une enveloppe de 57,1 milliards à ses armées. Soit presque deux fois moins.

Sous réserve de ce que décidera le pouvoir issu des urnes en 2027, cet écart risque fort de se creuser dans les années à venir, même avec les 36 milliards d’euros supplémentaires que prévoit d’ajouter la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 actualisée au budget des armées. Et les légères améliorations que le Sénat a obtenues pour ce texte, comme l’anticipation de 1,2 milliards d’euros de dépenses en 2028, n’y changeront rien.

En effet, le 6 juillet, le gouvernement allemand a adopté son budget de base pour l’exercice 2027 et dévoilé un plan financier pour la période 2027-30. Or, selon ces deux textes, Berlin a l’intention d’augmenter ses dépenses militaires de 32,7 % l’an prochain, ce qui représente une hausse de 27 milliards d’euros. Ainsi, la Bundeswehr disposera d’une enveloppe de 109,7 milliards d’euros [sur un budget fédéral de 555,4 milliards]. Et c’est sans compter sur les sommes devant être prélevées dans le Fonds de soutien, qui sera toutefois épuisé en 2028.

Mais ce n’est qu’un début… car les dépenses militaires augmenteront encore significativement durant les trois exercices suivants, le montant du budget du ministère allemand de la Défense sera porté à 153,9 milliards d’euros en 2028, à 162,9 milliards en 2029 et, enfin, à plus de 183,6 milliards en 2030.

Si l’on s’en tient à la trajectoire financière de la LPM 2024-30 actualisée, les armées françaises disposeront de 76,3 milliards d’euros à cette échéance. Soit un écart de 110 milliards [ou 2,4 fois moins].

Certes, contrairement à la France, l’Allemagne ne dispose ni de dissuasion nucléaire, ni de groupe aéronaval. Pour autant, lors d’une audition au Sénat, en mai, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général Fabien Mandon, a évoqué le risque d’un «déclassement» des forces françaises par rapport à leurs homologues allemandes.

«Le décrochage est possible. […] Si l’Allemagne continue à ce rythme, dans cinq ans, l’argument selon lequel nous bénéficions d’une expérience opérationnelle et d’une certaine culture ne tiendra plus», avait dit le CEMA, devant la commission sénatoriale des Finances publiques. Et d’insister : «Pour les Américains, la référence européenne devient peu à peu l’Allemagne», laquelle prévoit de «dépenser trois fois plus que la France chaque année». Aussi, avait-il conclu, «au bout de cinq ans, le différentiel sera frappant !».

Cependant, dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a relativisé ce risque de «décrochage».

«Les Allemands font certes un gros effort financier pour leurs armées, mais une armée opérationnelle, cela ne se résume pas à un budget… En France, les 36 milliards supplémentaires sont le fruit d’un travail finalisé […] avec les chefs d’état-major, la Direction générale de l’armement, les parlementaires rapporteurs et les présidents des deux commissions en amont du dernier vote», a en effet expliqué Mme Vautrin.
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Pour renforcer ses moyens de surveillance maritime, l’Otan va acquérir cinq drones MQ-4C Triton auprès de Northrop Grumman

Pour renforcer ses moyens de surveillance maritime, l’Otan va acquérir cinq drones MQ-4C Triton auprès de Northrop Grumman | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Créée en 2015, la Force de renseignement, surveillance et reconnaissance de l’Otan [NISRF – ex-AGS, pour «Capacité alliée de surveillance terrestre»] exploite actuellement cinq drones HALE [Haute Altitude Longue Endurance] RQ-4D Phœnix depuis la base aérienne de Sigonella, en Sicile. Elle agit sous l’autorité du Grand Quartier général des puissances alliées en Europe [SHAPE], en lien avec le Commandement aérien allié [AIRCOM].

Ces cinq RQ-4D Phœnix avaient été acquis auprès de l’américain Northrop Grumman, grâce aux contributions financières de quinze pays membres, à savoir l’Allemagne, la Bulgarie, le Danemark, l’Estonie, les États-Unis, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Norvège, la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. Plusieurs entreprises européennes, dont Airbus Defence & Space, Leonardo et Kongsberg, furent impliquées dans ce programme, notamment pour fournir les stations terrestres de contrôle.

Pour rappel, propulsé par un turboréacteur Rolls-Royce F137-RR-1001, le RQ-4D Phoenix est équipé d’un radar à synthèse d’ouverture [SAR], d’une caméra électro-optique/infrarouge [EO/IR] et d’une charge utile dédiée à la collecte de renseignements d’origine électromagnétique [ROIM]. Affichant une endurance de 35 heures pour un rayon d’action de plus de 22 000 km, il peut voler à la vitesse de croisière de 575 km/h, à 18 000 mètres d’altitude.

Cela étant, les moyens de la NISRF vont être significativement renforcés. En effet, lors du Forum des industries de défense, organisé le 7 juillet, en marge du sommet de l’Otan d’Ankara, l’Allemagne, la Norvège, le Danemark et la Finlande ont fait part de leur intention de commander jusqu’à cinq drones HALE MQ-4C Triton, c’est-à-dire une version du RQ-4 Global Hawk/ Phœnix développée dans le cadre du programme américain BAMS [Broad Area Maritime Surveillance].

«Les nouveaux appareils viendront étoffer la flotte de la capacité alliée de surveillance terrestre, qui opère depuis la base aérienne de Sigonella», a précisé l’Otan, via un communiqué. Et d’ajouter que, grâce à ces drones dotés de capteurs à longue portée, les «Alliés seront mieux à même de détecter les menaces plus tôt, de protéger leurs lignes de communication maritimes et de mener des opérations dans des environnements exigeants, par exemple dans l’Arctique et le Grand Nord».

Même s’ils ont pu être engagés dans le nord de l’Europe, notamment en Norvège, les RQ-4D Phœnix de la NISRF ont surtout mené des missions ISR dans la région de la mer Noire. A priori, au regard de la position géographique des pays qui se proposent de les acquérir, les MQ-4C Triton devraient effectivement être prioritairement déployés en mer Baltique et dans le Grand Nord.

Équipé d’un radar à antennes actives [AESA] en bande X de type AN/ZPY-3 MFAS [Multi-Function Active Sensor] avec un champ de vision à 360°, le MQ-4C Triton peut balayer une surface maritime de 7 000 000 km² sur une période de 24 heures [ou 5 200 km² en un seul balayage]. Et cela, quelles que soient les conditions météorologiques. Emportant également un système électro-optique, un récepteur AIS pour l’identification des navires et une charge dédiée à la guerre électronique, cet appareil affiche quasiment les mêmes performances que le MQ-4D Phœnix.

Selon l’Otan, l’achat de ces cinq MQ-4C Triton va aussi concerner plusieurs entreprises européennes, dont Airbus Defence & Space. Ces dernières «s’occuperont du segment sol, des services de gestion des données, du système de commandement et contrôle, des infrastructures et du soutien des missions».

Le fait que l’Allemagne soit partie prenante dans cette initiative pose la question de ce qu’elle fera de ses futurs EuroDrone, dont la mission principale devrait se concentrer sur la surveillance maritime [du moins, c’est ce que suggère Airbus]. D’autant plus qu’elle a commandé huit MQ-9 SeaGuardian à l’américain General Atomics, pour accompagner ses avions de patrouille maritime P-8A Poseidon. Cela étant, en 2017, le ministère allemand de la Défense avait déjà envisagé de se procurer quatre MQ-4C Triton pour environ 2 milliards d’euros. Mais il avait dû renoncer à ce projet, en raison d’un dépassement « incontrôlable » des coûts.
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Today, 7:40 AM
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Guerre des drones : des sénateurs alertent sur l’urgence d’un sursaut stratégique

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La société française et la guerre (rapport des Jeunes IHEDN, juin 2026)

CULTUREPenser la guerreTextes de réflexionDÉFENSEArmées françaisesMULTIMEDIADocumentsPREMIERES LIGNES La société française et la guerre (rapport des Jeunes IHEDN, juin 2026). par Stéphane GAUDIN 10 juillet 2026 0 113 Partager Version PDF Le rapport « La société française et la guerre » analyse la...
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Combined arms the Turkish way – showcasing new tech at an amphibious exercise | Shephard

Combined arms the Turkish way – showcasing new tech at an amphibious exercise | Shephard | DEFENSE NEWS | Scoop.it
New Turkish weapon systems and operational capabilities continue to evolve, as the recent EFES 2026 event clearly demonstrated.
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Today, 7:54 AM
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Des jets chinois aux USA 

Des jets chinois aux USA  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’équipe de démonstration acrobatique de l’Armée de l’air des Émirats (EAU) est actuellement aux États-Unis dans le cadre des festivités entourant les 250 ans de l’indépendance du pays.

Patrouille Al Fursan sur L-15 @ Al Fursan

Une première

Si l’arrivée d’une patrouille aérienne n’a rien d’exceptionnel en soi, c’est bien le modèle d’avion qui retient l’attention. En effet, l'armée de l'air des Émirats arabes unis était arrivée à l'aéroport de Long Island MacArthur à New York, pilotant leurs nouveaux appareils, soit des Hongdu L-15 chinois qui équipent la patrouille Al Fursan « Les Chevaliers ». L’équipe devrait effectuer plusieurs démonstrations les 5 & 6 juillet prochain.



L'équipe s'est formée en 2008 sous l'armée de l'air et de la défense aérienne des Émirats arabes unis, formée par des instructeurs des Frecce Tricolori en Italie, et a fait ses débuts publics au salon aéronautique de Dubaï 2011 pilotant l'Aermacchi MB-339 de construction italienne, un avion qu'elle exploitait exclusivement pour le service de l'exposition aérienne pendant environ 15 ans. Cela a changé au salon aéronautique de Dubaï en novembre 2025, lorsqu'Al Fursan a dévoilé une transition complète vers le Hongdu L-15, marquant le premier changement d'avion dans l'histoire de l'équipe et mettant un jet de conception chinoise dans le schéma de peinture noir et or qui a représenté les sept émirats des Émirats arabes unis lors d'expositions aériennes à travers l'Europe, le Golfe et l'Asie pendant plus d'une décennie.



Une commande en 2023

Le choix de l’avion chinois a été perçu comme une double surprise. D’une part le pays soigne comme ses voisins sa diversification en matière d’approvisionnement. Ce choix est principalement motivé pour des raisons politiques. Le cas chinois est particulièrement typique et fait suite d’une part aux nouvelles relations économiques entre les deux pays avec notamment l’implantation réseau de téléphonie 5G du géant des télécommunications chinois. Il faut également voir dans cette transaction une lente mais bien réelle avancée chinoise en matière d’exportation aéronautique. Jusqu’ici le s’équipait exclusivement d’avions occidentaux.

Les sept L-15 d'Al Fursan @ Weimeng

AVIC Hongdu L-15/Jl-10 « Falcon »

La PLAAF (People's Liberation Army Air Force) dispose d’un nouvel avion école développé par le constructeur aéronautique chinois, Hongdu, en coopération avec Yakovlev. Issus des planches à dessins de l'ingénieur M. Zhang Hong. Le L-15 « Falcon » reprend les lignes du Yak-130, mais dispose d’une capacité supersonique. Au sein de la PLAAF, la désignation est JL-10.



Ce choix permet aux élèves pilotes de poursuivre entièrement leur entrainement au combat sur un seul type d'avion avant leurs affectations en unités de front.



Présenté pour la première fois en 2004, l’avion effectua son premier vol le 26 mars 2006 mais motorisé par deux réacteurs ZMKB-Progress DV-2 sans PC (postcombustion) d'une puissance de 21,58 kN. Pour répondre aux besoins de l’entraînement avancé, les ingénieurs ont finalement opté pour une remotorisation de l’avion avec l'Ivchenko-Progress AI-222K-25F (construit sous licence en Chine) d'une puissance comprise entre 49 et 86 kN qui lui permet d’accélérer jusqu'à Mach 1,6. Le moteur IA-222-25F a été initialement développé pour équiper les Yak-130 de l’aviation russe.



Le Hongdu L-15 dispose d'un cockpit doté d’écrans EFIS pouvant accueillir deux membres d'équipage, soit un élève-pilote et un instructeur, ou en mode attaque légère, un pilote et un officier des systèmes d'armes. Un affichage tête basse multicolore est installé sur le cockpit avant et arrière, tandis que l'affichage tête haute est installé à l'avant du cockpit. Des systèmes de commande de vol numériques « fly by wire » (FBW) et de manette des gaz et de manche (HOTAS) sont également installés dans l'avion. Question armement, le L-15 comprend six points durs, dont quatre sont situés sous les deux ailes et deux sous les extrémités des ailes. Il peut accueillir 3 000 kg de charge utile. L'avion peut transporter des missiles air-air à courte portée, des missiles air-sol, des bombes et des nacelles de roquettes.



Pour information, le prix d'un exemplaire du Hongdu L-15 avoisine les 10 millions de dollars. Le L-15 a connu un succès à l'exportation en Zambie, où il est désigné L-15Z, avec des livraisons de six avions achevés en 2017, et en Éthiopie.
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Today, 7:50 AM
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Le dernier Mirage 2000D modernisé est livré 

Le dernier Mirage 2000D modernisé est livré  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'Agence française des marchés publics de la défense (DGA) a livré la cinquantième et dernière mise à niveau de la quarantaine (RMV) de Mirage 2000D à la Force aérienne et spatiale française.

Mirage 2000D @ AAE

Le programme de rénovation à mi-vie (RNV)

Le programme de modernisation impliquait que Dassault Aviation produise des kits de modification et la rénovation. Les capacités de 50 Mirage 2000D sont améliorées via une mise à jour à mi-vie (RMV) reportée à plusieurs reprises depuis 2015. Cette dernière prolonge la durée de vie opérationnelle et renforce les capacités de la flotte. Cette rénovation comprend l’intégration d’écrans tactiles et de nouveaux logiciels permettant une plus grande souplesse dans l’emploi du système du Mirage 2000D et offre, par là même, une meilleure intégration des équipages dans les missions aériennes complexes. Le système de navigation est lui aussi modernisé. Par ailleurs, un des objectifs de la rénovation est aussi de traiter des obsolescences, comme celle du PC embarqué SCARABEE, qui permet une meilleure coordination air-sol. Enfin, les systèmes de simulation de vol seront mis à niveau. L’avion comprend désormais :



– Un canon DEFA de 30 mm conférant une capacité d’appui-feu rapproché pour les missions d’attaque au sol.



– Un armement air-air moderne avec le remplacement des Magic 2 par des missiles MICA IR.



– Une architecture du système d’armes permettant l’intégration d’armements de précision, tels que les bombes guidées laser GBU-48 et GBU-50.



– De capacités de renseignement accrues via la nacelle d’écoute électromagnétique ASTAC.

Le Mirage 2000D RMV est en mesure d’emporter simultanément jusqu’à trois armements de précision guidés, deux armements non guidés et un pod de désignation laser. Auparavant, il n’emportait que deux bombes guidées laser en plus du pod. Cette modernisation permettra à ces avions de poursuivre leurs engagements opérationnels aux côtés des Rafale jusqu’en 2035.



Dassault Mirage 2000D

Né d’un concept issu des années 1980, le Mirage 2000D est un avion de chasse mis en œuvre par Dassault Aviation en 1994. Il s’agit d’un biplace, capable de mener des assauts conventionnels tous temps, des actions de Close Air Support (CAS – Appui aérien rapproché), ou encore de renseignement. L’aéronef intègre le système ASTAC, en nacelle, lui permettant d’assurer un suivi de l’environnement électromagnétique et une reconnaissance électronique tactique. Sa dernière mise à jour, jusqu’à ce jour, avait été mise en œuvre en 2009 et comporte notamment l’intégration de la liaison 16 (L16), standard de liaison de données tactiques de l’OTAN pour l’échange d’informations. Mis en service en 1993, le Mirage 2000D est un avion d’attaque au sol. Totalement interopérable dans les dispositifs alliés, il dispose des derniers standards de liaison de données tactiques. Sa capacité de tir de munitions est régulièrement mise à jour en vue d’accroître l’efficacité des missions. À cet effet, les équipes de la Direction générale de l’armement et de l’armée de l’Air et de l’Espace travaillent en étroite collaboration. Le Mirage 2000D peut emporter les munitions GBU 12, 16, 22 et 24 guidées laser, la bombe Mk82, le missile SCALP ainsi que les GBU 48, 50 et 49 à guidage terminal laser/GPS. Ces dernières confèrent au Mirage 2000D la capacité au tir de bombes de précision.



Cette conservation de toutes ses capacités militaires est d’autant plus cruciale que le Mirage 2000D participe depuis sa mise en service à tous les engagements français sur les théâtres d’opérations : ex-Yougoslavie, Kosovo, Afghanistan, Libye, République centrafricaine, Iraq, Syrie, bande sahélo-saharienne, etc.
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Today, 7:50 AM
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GCAP, contrat signé pour la suite du développement !

GCAP, contrat signé pour la suite du développement ! | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les partenaires du GCAP ont signé un contrat pour la prochaine phase du développement de ll avion de combat de sixième génération marquant officiellement la transition du programme de la phase de concept et d'évaluation vers la phase de conception et de développement

Possible design du GCAP @ BAE

Le contrat

Les gouvernements du Royaume-Uni, de l'Italie et du Japon ont attribué un contrat de 4,6 milliards de livres sterling (6,3 milliards de dollars américains) pour la prochaine phase du Programme mondial d'avion de combat aérien (GCAP).

L'accord a été signé par l'intermédiaire de l'Agence GCAP et attribué à Edgewing, la coentreprise créée par BAE Systems, Leonardo et Japan Aircraft Industrial Enhancement Co. (JAIEC) pour assurer la maîtrise d'œuvre et la conception du programme.



Ce contrat de 18 mois couvre la finalisation de la phase d'étude de concept et d'évaluation avancée, ainsi que le lancement de la conception et du développement détaillés. Cette attribution de contrat marque une autre étape importante pour le programme, soulignant le rythme des progrès et renforçant le GCAP en tant qu'exemple phare de collaboration innovante en matière de défense. Financé conjointement par les trois nations, le contrat stimulera la prochaine phase de l'activité clé de conception et d'ingénierie du programme. Cet investissement à long terme reflète la confiance, l'unité et l'élan vers l'avenir dans ce partenariat de défense très important.Il s'agit du deuxième contrat international conjoint attribué par l'Agence GCAP à Edgewing, pour donner suite à un contrat initial de 686 millions de livres sterling qui a été placé en avril 2026. Le programme est vital pour la sécurité mondiale et pour vaincre les menaces futures, tout en partageant les coûts, les avantages technologiques et en créant des emplois hautement qualifiés dans les trois pays. Avec ce financement à long terme, l'avenir du GCAP n'a jamais été aussi assuré.



Le programme GCAP (Global Combat Air Programme) progresse rapidement. BAE Systems a déjà fabriqué 75% du démonstrateur aérien (avianews 28.06.2026).
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Today, 7:48 AM
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L’Otan privilégie le GlobalEye 

L’Otan privilégie le GlobalEye  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’Otan a fait son choix, le remplacement des avions d’alerte lointaine Boeing vieux E-3 « Sentry » devrait se faire par le Saab GlobalEye suédois. Lors du sommet de l'OTAN à Ankara (Turquie) le 7 juillet dernier, le secrétaire général Mark Rutte a annoncé l'ouverture de négociations formelles entre l'Alliance atlantique et Saab pour l'acquisition jusqu'à 10 avions de type GlobalEye Airborne Early Warning & Control (AEW&C).
GlobalEye @Saab
GlobalEye @Saab

La décision

Avec les tergiversations de Washington sur le programme du Boeing E-7 « Wedgetail » puis son retour en grâce, six pays de l'OTAN ont exploré les alternatives au remplacement des vieux E-3 « Sentry ». L'OTAN exploite une flotte de 14 E-3A depuis la base de Geilenkirchen en Allemagne, qui représente la principale capacité AWACS de l'Europe. Les avions atteindront la fin de leur durée de vie d'ici 2035 et sont également une source de pollution sonore. Initialement il était prévu pour les pays européens de s’aligner sur le choix de Washington avec une commande initiale de 6 Boeing E-7 « Wedgetail ». À l’époque, les avantages stratégiques et financiers liés à l'exploitation d'un appareil commun avec l'US Air Force et, dans une moindre mesure, la Royal Air Force britannique étaient perçus comme un avantage certain.

On mentionnera que la Royal Air Force prévoit actuellement de n'exploiter que trois appareils de type E-7 (Wedgetail AEW1) sur les 5 prévus initialement.

Les incertitudes en provenance de Washington ont fini par pousser les membres de l’Otan en direction d’une solution non seulement mûre, mais également suffisamment pérenne, à plus forte raison que le temps presse.



Entrée en négociation

L'Agence de soutien et d'approvisionnement de l'OTAN (NSPA) est formellement entrée en négociation avec l’avionneur suédois Saab afin de définir les conditions de l'acquisition en vue d’un contrat. Si les capacités technologiques du Global Eye ont séduit les membres de l’Otan, deux autres motivations sont bien présentes. D’une part le timing de livraison qui permettra de ne pas prendre de retard en vue du remplacement des vieux E-3 et de l’autre l’occasion de donner une réponse politique aux pressions du président Trump. Ce dernier menaçant d’une part l’Otan de retrait et de l’autre en pressant des acquisitions essentiellement américaines. L’occasion pour les membres européens de prendre un peu de distance et d’autonomie.



Si l’Otan parle d’une dizaine d’avions GlobalEye, ce chiffre n’est pas encore gravé dans la pierre. Le calendrier de livraison reste à définir. Par contre l'OTAN a confirmé que les futurs aéronefs continueront d’être basés à Geilenkirchen, soit la plaque tournante opérationnelle. De plus, le programme plus large de surveillance et de contrôle futurs alliés de l'alliance traite l'achat de l'avion comme une partie d'une architecture de surveillance plus large plutôt qu'un simple échange d'avion pour avion. En effet, les GlobalEye pourraient être associés à des drones et des satellites, le tout combiné au système en réseau qu’offrent les flottes de F-35 en Europe.



Saab GlobalEye

Basé sur la famille d'avions Global 6000/6500 de Bombardier, le GlobalEye combine le radar Erieye Extended Range de Saab avec une combinaison avancée de capteurs et un système de commande et de contrôle (C2) multi-domaines.

Le radar Erieye Extended Range (ER) du GlobalEye est un radar de surveillance aéroporté à longue portée de nouvelle génération, assurant une surveillance simultanée de l'air, de la mer et de la terre. C'est le résultat du développement continu par Saab du concept Erieye, augmentant la portée de détection de 70 % contre des cibles aériennes « furtives » peu observables. Détecter des cibles aériennes peu observables à longue distance n'est pas facile. Cela nécessite un gros radar, une grosse antenne à haute puissance. L’Erieye ER est basé sur la technologie GaN pour permettre la haute puissance nécessaire. Le radar Erieye ER est construit sur des capteurs AESA multicanaux où la direction de balayage est dirigée électroniquement et permet également une puissance de sortie plus élevée pour augmenter les performances de portée. La surveillance aérienne à longue portée possède de manière unique la vitesse, la portée et la flexibilité nécessaires pour fournir ces informations dans les airs, sur mer et sur terre.

L'énorme quantité de données gérées par le GlobalEye doit être traitée rapidement et efficacement pour permettre une identification instantanée des modèles et des déviations susceptibles d'affecter le cours des événements. La fonctionnalité d'intelligence artificielle (IA) et l'apprentissage automatique permettent une analyse puissante des données en temps réel et constituent un complément solide à l'intelligence intégrée au système de commande et de contrôle.

Adapté sur le jet d'affaires à très long rayon d'action Global 6000/6500, le système GlobalEye permet une autonomie jusqu’à 11 heures de vol avec une portée de plus de 550 km.
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Today, 7:47 AM
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F-35 suisses, des affaires compensatoires plus élévées !

F-35 suisses, des affaires compensatoires plus élévées ! | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Armasuisse et le constructeur américain Lockheed Martin F-35A ont annoncé mardi avoir concrétisé de nouveaux projets de compensation liés à l’achat des avions de combat. Les objectifs fixés pour les contreparties sont en bonne voie d’être atteints et même plus.

F-35 @ LM

Des contreparties en hausse

Par le biais d’un avenant à l’accord existant en matière d’affaires compensatoires, armasuisse et Lockheed Martin concrétisent de nouveaux projets en lien avec l’acquisition du F-35A. Ces projets renforcent de façon ciblée les technologies clés importantes pour la sécurité, les capacités industrielles et la résilience de la Suisse.

En cas de mise en œuvre réussie, les exigences seront largement dépassées: au total, des affaires compensatoires à hauteur de près de 73% de la valeur contractuelle seront atteintes contre les 60% demandés dans le contrat iniital. Les valeurs cibles régionales seront également clairement dépassées: en Suisse romande, la part attendue est d’environ 40% supérieure à l’objectif fixé et en Suisse italienne, la valeur cible sera vraisemblablement surperformée d’environ 140%.

Les affaires compensatoires sont des contrats, des projets ou des coopérations qu’un fournisseur étranger met en œuvre en Suisse avec des entreprises, des hautes écoles ou des partenaires de recherche dans le cadre d’une acquisition. En lien avec l’acquisition du nouvel avion de combat F-35A, le registre des affaires compensatoires comprend déjà, au 30 juin 2026, des affaires d’un montant de 1,03 milliard de dollars américains prises en compte pour Lockheed Martin, soit près d’un tiers de l’obligation de compensation totale. Un ensemble de nouveaux projets vient à présent s’ajouter, par lequel la mise en œuvre de l’obligation de compensation est rendue plus prévisible, plus efficace et davantage axée sur les capacités pertinentes pour la sécurité en Suisse.

Des projets pour la disponibilité opérationnelle et la souveraineté

Parmi les nouveaux projets figurent notamment un système de formation au moteur Pratt & Whithey F135 avec transfert de savoir-faire selon le principe « Train the Trainer », le développement de capacités pour la production et la réparation de composants de la verrière du F-35, une formation à la cybersécurité pour la protection des réseaux informatiques liés au F-35, ainsi que le développement et la qualification de munitions d’entraînement pour le F-35. De tels projets ne se contentent pas de générer des commandes industrielles. Ils contribuent à ce que la Suisse puisse développer et préserver à long terme sur son propre territoire des capacités critiques, des connaissances techniques et des compétences pertinentes pour les opérations.

Moteur F135 @ PW

D’autres projets concernent la fabrication de pointe et la certification de composants critiques pour la sécurité, le développement de compétences en micro et nanotechnologies, la mise en place en Suisse d’un écosystème Quantum System 2, ainsi que des projets dans le domaine des carburants d’aviation synthétiques durables. Cela permet de renforcer des domaines d’avenir qui revêtent une importance croissante pour la défense, la sécurité d’approvisionnement, la cyber-résilience, les communications sécurisées, les technologies de détection et la robustesse des chaînes d’approvisionnement.

Renforcer l’industrie suisse et les technologies clés

Cet avenant permet à armasuisse d’axer la participation de l’industrie suisse de façon plus ciblée sur les technologies clés importantes pour la sécurité, sur les capacités industrielles et sur un ancrage régional plus vaste. Les projets convenus portent principalement sur des prestations industrielles, des contributions à la chaîne d’approvisionnement, ainsi que sur des activités de recherche et de développement, de même que sur le renforcement des capacités technologiques. L’élément central réside ici dans le bénéfice concret apporté à la Base technologique et industrielle im-portante pour la sécurité de la Suisse.

Dans un environnement politico-sécuritaire complexe, de telles aptitudes sont essentielles, une instance capable d’assurer la maintenance, le contrôle, la certification, la sécurisation numérique ou le développement technologique accroît en effet sa propre liberté d’action. Les affaires compensatoires ne sont alors pas considérées comme une compensation formelle mais un instrument à même de renforcer le substrat industriel, le savoir-faire et la capacité d’innovation dans des domaines importants pour la sécurité de la Suisse.

Des valeurs cibles régionales dépassées

Les projets récemment convenus constituent une étape importante en direction d’un ancrage régional plus vaste. Une mise en œuvre réussie se traduirait par un dépas-sement significatif des valeurs cibles régionales: en Suisse romande, la part attendue grimpe à près de 43% au lieu des 30% prévus – soit un dépassement de l’objectif de quelque 40%. Et en Suisse italienne, cette part augmente à 12% au lieu 5%, soit une surperformance d’environ 140%. Les régions suisses de langues latines se voient ainsi plus fortement intégrées.

Du point du vue du contenu également, les valeurs cibles devraient être dépassées de manière significative: dans l’état actuel des choses, la part des affaires compensatoires directes atteindra quelque 28%, et la part indirecte près de 45%. Au total, on obtient ainsi un volume d’affaires compensatoires attendues de 73% de la valeur contractuelle - soit nettement plus que les 60% exigés par contrat.

L’obligation de compensation totale de Lockheed Martin s’élève à 3 milliards de dollars américains, ce qui correspond à 60% de la valeur contractuelle. Selon l’arrêté fédéral, 20% doivent être en lien avec l’acquisition du F-35A. 40% supplémentaires peuvent s’effectuer indirectement, c’est-à-dire dans des domaines liés à la sécurité et à l’armement dans l’industrie suisse. Il est par ailleurs prévu que 65% des affaires compensatoires reviennent à la Suisse alémanique, 30% à la Suisse romande et 5% à la Suisse italienne.

La surveillance

Lockheed Martin demeure responsable de l’exécution de l’obligation de compensation. Les projets contenus dans l’avenant ne seront pris en compte qu’une fois mis en œuvre, attestés et contrôlés par armasuisse. Il s’agit notamment ici, en fonction du projet, des contrats, commandes, factures, justificatifs de paiements, contrôles de prestations ou autres documents spécifiques au projet.

Dans la mesure où un projet ne peut être mené à bien (intégralement), l’obligation d’affaires compensatoires demeure. Dans un tel cas, Lockheed Martin doit présenter, en accord avec armasuisse, une affaire de remplacement équivalente. En raison du caractère confidentiel des informations commerciales et de la fabrication, les détails des différents projets ne peuvent être divulgués. Armasuisse informera en temps utile de la suite de la mise en œuvre.

Tractations efficaces

Souvenez-vous, il y a encore peu, la barre des compensations industrielles à 60 % pour le F-35 peinait à convaincre. Si Lockheed Martin disposait de 10 ans pour amener des contreparties à partir de la signature du contrat en 2021, même les plus optimistes n'étaient pas convaincus de la possible réalisation à temps. Mais, il a fallu compter sur les nombreux acteurs de notre industrie et du "team F-35 pour la Suisse", dont les membres ont œuvré en sous-main durant de longs mois. Il faut mettre en avant le chemin parcouru depuis, qui nous amène au 60 % et probablement plus, soit 73 %. Oui, il faut encore finaliser l'ensemble et ne crions pas encore victoire. Mais à l'évidence les choses vont dans la bonne direction.
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Today, 7:42 AM
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La Direction générale de l’armement a commandé 24 nouvelles vedettes côtières pour la Gendarmerie maritime

Placée pour emploi auprès du chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], la Gendarmerie maritime est chargée de la police administrative et judiciaire des établissements relevant de la Marine, de la sûreté maritime et portuaire, de la protection des navires à passagers et de la lutte contre la criminalité [trafics, piraterie, etc.]. En outre, elle est aussi impliquée dans la surveillance et la sauvegarde des approches maritimes.

Pour ses missions, cette formation spécialisée de la Gendarmerie nationale dispose d’une petite trentaine de bateaux, dont le renouvellement est en cours. Ainsi, en décembre dernier, elle a pris possession de son premier patrouilleur côtier de nouvelle génération [PCG NG] sur les six commandés par la Direction générale de l’armement [DGA] auprès du groupement formé par Socarenam et CNN MCO pour 110 millions d’euros, en 2022.

En février 2025, la DGA avait émis l’appel d’offres «VGMAR» afin de remplacer les vingt-deux vedettes côtières de surveillance maritime [VCSM] de type Élorn, mises en œuvre par la Gendarmerie maritime depuis les années 2000 [sur les vingt-quatre exemplaires livrés, deux n’ont pas survécu au passage du cyclone Chido, à Mayotte, ndlr].

Le renouvellement de ces dernières avait toutefois été amorcé en 2019, dans le cadre du programme «Vedettes côtières de surveillance maritime de nouvelle génération» [VCSM NG], lequel avait été confié à Socarenam. Mais seulement trois unités furent construites, à savoir le Maroni, l’Oyapock et l’Aber Ildut.

Quoi qu’il en soit, le 8 juillet, la DGA a fait savoir que l’appel d’offres «VGMAR» avait été remporté par le chantier naval Couach. Le montant du contrat n’a pas été précisé.

«Ces vedettes participeront à la sauvegarde maritime [défense maritime du territoire et action de l’État en mer] dans le cadre de missions confiées par les préfets maritimes et les délégués du Gouvernement, a rappelé la DGA dans son communiqué. Et de préciser que la première de la série, appelée «Mousquetaire», sera livrée à la Gendarmerie maritime en 2029. Sur les vingt-quatre unités commandées, cinq seront affectées en outre-Mer [Guyane, Mayotte et Nouvelle-Calédonie].

Affichant un déplacement de 50 tonnes pour une longueur de 22 mètres, les vedettes côtières de la classe Mousquetaire seront équipées d’une embarcation d’intervention rapide, mise en œuvre depuis un radier. Pouvant accueillir jusqu’à dix personnes [en comptant l’équipage], elles devront être capables de naviguer à la vitesse minimale de 22 nœuds par un «état de mer 4 inclus» et de «réaliser des traversées en 3e catégorie selon le règlement de la marine marchande».

Si les VCSM de type Élorn sont armées d’une mitrailleuse de 7,62 mm, rien n’a été dit à ce sujet pour celles de la classe Mousquetaire, si ce n’est qu’elles disposeront «d’un système optronique stabilisé très longue portée capable d’opérer le jour, la nuit et au crépuscule». Enfin, complète la DGA, «polyvalentes, elles assureront des missions de police en mer, de lutte contre les trafics illicites, de protection de l’environnement marin, ainsi que de sauvetage et assistance».
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Today, 7:42 AM
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L’Allemagne a trouvé un accord avec les États-Unis pour acquérir des missiles à longue portée Tomahawk

L’Allemagne a trouvé un accord avec les États-Unis pour acquérir des missiles à longue portée Tomahawk | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ayant rejoint l’initiative ELSA [European Long Strike Approach] et lancé une coopération avec le Royaume-Uni pour développer un missile de croisière «haut de gamme» dans le cadre du traité de Trinity House, l’Allemagne entend se procurer, sans tarder, une capacité de frappe sol-sol dans la profondeur afin de renforcer sa dissuasion conventionnelle.

Cette capacité aurait dû être en partie fournie par les États-Unis, avec le déploiement d’un groupement interarmes multidomaine [Multi-Domain Task Force – MDTF] de l’US Army, doté de lance-roquettes multiples M142 HIMARS [High Mobility Artillery Rocket System], de lanceurs Typhon armés de missiles Tomahawk [ou SM-6] et de systèmes L-RHW «Dark Eagle», pouvant lancer des planeurs hypersoniques. Seulement, en mai dernier, l’administration du président Trump a annulé l’envoi d’une telle unité en Allemagne.

Cela étant, l’an passé, Berlin avait entrepris des démarches pour acquérir des lanceurs Typhon auprès de Washington. Et cela alors que la Deutsche Marine avait émis le souhait de doter certaines de ses frégates de missiles Tomahawk Block IV.

Si elles ont été faites via la procédure dite FMS [Foreign Military Sales], alors ces demandes allemandes feront l’objet de notifications adressées au Congrès par le Bureau des affaires politico-militaires du département d’État. Or, pour le moment, celui-ci n’a rendu aucun avis. En outre, au regard du nombre de Tomahawk tirés lors des opérations menées par les États-Unis contre le régime iranien, la priorité du Pentagone sera de regarnir ses propres stocks. Ceci expliquant sans doute cela…

Quoi qu’il en soit, l’Allemagne a fini par obtenir satisfaction. C’est ce qu’a en effet affirmé Friedrich Merz, son chancelier, devant le Bundestag, ce 9 juillet.

«L’Allemagne va acquérir des missiles Tomahawk américains à portée intermédiaire et les déployer sur son territoire. Un accord a été conclu avec les États-Unis lors du sommet de l’Otan à Ankara», a-t-il dit. «Grâce à cela, nous allons combler une lacune stratégique importante dans notre défense. Parallèlement, nous travaillerons au développement de nos propres systèmes européens et à leur déploiement en Europe», a-t-il ajouté.

Les performances exactes du missile Tomahawk sont classifiées. Cependant, il est avancé qu’il emporterait une charge militaire conventionnelle de 450 kg et que sa portée serait comprise entre 1 600 et 2 000 km. Soit la distance entre Berlin et Moscou, à vol d’oiseau. Selon la presse d’outre-Rhin, le ministère allemand de la Défense envisagerait d’en acquérir 400 exemplaires, pour plus d’un milliard d’euros. On devrait en avoir la confirmation quand le département d’État publiera un avis pour autoriser cette vente.

Reste que si M. Merz a évoqué un accord sur les Tomahawk, il n’a rien dit au sujet des systèmes Typhon. Or, des munitions sans le revolver pour les tirer ne servent à rien. À moins que ces missiles ne soient destinés à la Deutsche Marine.

Pour rappel, le Typhon est, en quelque sorte, la version terrestre du système de lancement vertical Mk41 installé à bord des navires. Il se compose de quatre lanceurs dotés chacun de quatre missiles Tomahawk [ou SM-6], d’un véhicule de commandement [BOC pour Battery Operation Center] et de véhicules de soutien.
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La France discute avec l’Italie d’un possible achat de systèmes de défense aérienne SAMP/T par la Turquie

La France discute avec l’Italie d’un possible achat de systèmes de défense aérienne SAMP/T par la Turquie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pour Ankara, la mise en place d’une défense aérienne multicouche, dans le cadre de son programme «Dôme d’acier», est une affaire urgente, surtout après l’interception de quatre missiles présumés iraniens par des «moyens de l’Otan» dans son espace aérien, en mars dernier.

Pourtant, la Turquie a fait l’acquisition de quatre batteries de défense aérienne S400 auprès de la Russie, faute, selon elle, de pouvoir se procurer des systèmes américains Patriot. Cela lui a d’ailleurs valu d’être sanctionnée par les États-Unis, durant le premier mandat du président Trump [2017-21]. Pour rappel, elle a été exclue du programme Joint Strike Fighter, alors qu’elle comptait se procurer cent chasseurs-bombardiers F-35A.

Reste qu’il est désormais compliqué pour les forces turques d’utiliser les S-400 en leur possession. Surtout depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Aussi, dans le cadre de l’Otan, la Turquie peut compter sur l’appui de l’Allemagne et de l’Italie, qui ont respectivement déployé sur son sol des systèmes Patriot et SAMP/T [Sol-Air Moyenne Portée / Terrestre], ce dernier étant le fruit d’une coopération franco-italienne.

Cela étant, en janvier 2018, au titre du programme LORAMID [Long-Range Air and Missile Defense System], le gouvernement turc avait fait part de son intérêt pour ce SAMP/T, en notifiant un contrat d’étude au consortium Eurosam, formé par Thales et MBDA. D’une durée de dix-huit mois, il n’eut aucune suite, en raison de la multiplication des contentieux entre Paris et Ankara [affaire de la frégate Courbet, situation en Méditerranée orientale, dossiers libyen et syrien, soutien à l’Azerbaïdjan contre l’Arménie, etc.].

Cependant, depuis quelques mois, les relations franco-turques, très anciennes puisqu’elles furent établies par François Ier et Soliman Le Magnifique, connaissent une amélioration, comme en témoigne le récent partenariat stratégique noué par Safran avec Baykar, le spécialiste turc des drones. Cette éclaircie est-elle suffisante pour que la Turquie puisse acquérir des SAMP/T ?

En avril, Bloomberg a en effet rapporté qu’Ankara négociait non seulement l’achat mais aussi la coproduction du système franco-italien avec Rome. Encore fallait-il convaincre Paris, ce qui était loin d’être évident encore récemment.

Quoi qu’il en soit, cette semaine, cinq sources différentes ont confié à l’agence Reuters que la France était désormais «ouverte» à une éventuelle vente de SAMP/T NG [pour nouvelle génération] à la Turquie. La question aurait été abordée lors du sommet franco-italien qui s’est tenu à Antibes, le 25 juin.

Si l’Élysée a parlé «d’inexactitudes significatives» au sujet des informations rapportées par Reuters, ni le ministère des Armées ni celui des Affaires étrangères n’ont souhaité faire le moindre commentaire. Toujours est-il que ce dossier serait sur le point de se débloquer. En tout cas, c’est ce qu’a suggéré le président Macron, ce 8 juillet, après avoir rencontré son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, lors du sommet de l’Otan, à Ankara.

«Nous avons un travail qui est en cours en franco-italien avec la Turquie, et donc c’est ce travail technique qui se poursuit », a en effet déclaré le locataire de l’Élysée, sans livrer plus de détails, lors d’une conférence de presse.

Pour rappel, les SAMP/T NG utilisés par la France et l’Italie, s’ils reposent sur le missile intercepteur ASTER 30B1NT, ne sont pas exactement les mêmes. Ceux destinés à l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] fonctionnent avec un radar Ground Fire 300 de Thales tandis que le modèle transalpin utilise le radar Kronos GM HP de Leonardo.
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Safran fournit le système de guidage du missile de croisière à longue portée ukrainien FP-5 Flamingo

Safran fournit le système de guidage du missile de croisière à longue portée ukrainien FP-5 Flamingo | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le mois dernier, les sites industriels des entreprises russes VNIIR-Progress et Titan-Barrikady [filiale de Roscosmos] ont été touchés par des frappes ukrainiennes, menées respectivement à Tcheboksary [le 10 juin] et à Volgograd [le 27 juin]. L’un et l’autre ont le point commun d’avoir été visés par des missiles à longue portée FP-5 Flamingo.

Ayant un profil similaire au drone soviétique Tu-141 [mais d’autres y verront une similitude avec le V1], cet engin a été dévoilé par la société ukrainienne FirePoint, qui l’a développé avec l’appui du groupe anglo-émirien Milanion, en août 2025, soit quelques jours avant sa première utilisation opérationnelle contre une base du FSB [renseignement intérieur russe, ndlr] en Crimée.

Propulsé par un turboréacteur Ivchenko AI-25 à double flux, le FP-5 Flamingo porte une charge militaire de 1 150 kilogrammes sur une distance maximale de 3 000 km, en volant à une vitesse de croisière de 850 km/h [950 km/h en pointe] et à une altitude de 16 000 pieds. Environ trente exemplaires seraient produits chaque mois.

Pour se diriger vers sa cible, le FP-5 Flamingo utilise un système de guidage GPS et inertiel, au sujet duquel FirePoint n’avait pratiquement rien dit jusqu’à présent. Or, à l’occasion du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory 26, rapporte le quotidien Le Monde, l’entreprise ukrainienne a révélé qu’il était fourni par Safran. Et d’ajouter par ailleurs que le groupe français participait également au «développement d’autres produits», sans livrer plus de détails.

De son côté, Safran a confirmé que, via sa filiale Safran.AI [ex-Preligens], il fournissait à d’autres «opérateurs ukrainiens» différents équipements de navigation, des systèmes électro-optiques, des contre-mesures pour la lutte antidrone ainsi que des solutions d’aide à l’analyse du renseignement.

Quoi qu’il en soit, le système de guidage fourni à FirePoint par Safran n’a pas été précisé. L’industriel commercialise plusieurs solutions, comme, par exemple, la centrale inertielle ICONYX, résiliente, par définition, au brouillage des signaux de géolocalisation par satellite [GNSS].

Il n’est pas impossible non plus que le système de guidage du FP-5 Flamingo soit dérivé de celui mis au point par Safran pour l’Armement Air-Sol Modulaire [A2SM ou «Hammer»], comme cela est le cas pour la roquette Thundart, développée par MBDA dans le cadre du programme Frappe Longue Portée / Terrestre [FLP/T] mené par la Direction générale de l’armement pour le compte de l’armée de Terre.

Reste que cette coopération entre FirePoint et Safran pourrait profiter au projet Chorus, confié par le ministère des Armées à Turgis Gaillard et au constructeur automobile Renault.

Pour rappel, lors d’une audition au Sénat, en février, le Délégué général pour l’armement, Patrick Pailloux, avait expliqué que l’objet du projet Chorus était de développer «l’équivalent du Flamingo ukrainien», mais avec toutefois des performances moindres [charge militaire de 500 kg et vitesse de croisière de 400 km/h].
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Thales muscle sa production militaire face à la demande européenne

Thales muscle sa production militaire face à la demande européenne | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’équipementier français fait le point sur ses investissements en cours et à venir dans le secteur de la défense sur ses différents sites européens. Sur la période 2024-2026, ces investissement ont augmenté de plus de 40% jusqu’à atteindre un montant prévisionnel de 830 à 850 millions d’euros en 2026. Ils ciblent la production de radars, […]
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Attitude et réaction de la jeunesse face à la guerre (Étude des Jeunes IHEDN, juin 2026)

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Additional delays might hit Pentagon’s critical air programmes, GAO warns 

Additional delays might hit Pentagon’s critical air programmes, GAO warns  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
B-52 modernisation, Sentinel, MH-139A, T-7A and Air Force One replacement are among the US Air Force programmes the GAO says remain at risk of further schedule slips and cost growth due to acquisition and management challenges.
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