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Today, 1:21 AM
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La compétition pour fournir à l'armée de l'air française des avions d'entraînement 'ennemis' dans le cadre de la préparation au combat des pilotes de chasse vient d'être totalement bouleversée dans
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Today, 1:18 AM
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Quand, il y a quelques mois, Lockheed Martin a proposé le M142 HIMARS [High Mobility Artillery Rocket System] au ministère des Armées pour le renouvellement des capacités de frappe dans la profondeur de l’armée de Terre, actuellement basées sur le Lance-roquettes unitaire [LRU], les essais des solutions développées par deux groupements d’entreprises français, à savoir MBDA/Safran et ArianeGroup/Thales n’avaient pas encore eu lieu. Effectués entre la fin avril et la mi-mai au titre du partenariat d’innovation «Frappe Longue Portée / Terrestre» [FLP/T], lancé par la Direction générale de l’armement [DGA] en octobre 2023, ces derniers ont tenu pleinement leurs promesses, les systèmes proposés ayant dépassé les attentes des industriels. Pour autant, même si la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 privilégie une solution «souveraine» pour le remplacement des LRU, un achat «sur étagère» d’un système étranger n’était pas totalement exclu par la DGA. D’où l’offre de Lockheed Martin, qui aurait assuré être en mesure de livrer au moins treize M142 HIMARS dix-huit mois après la notification d’un contrat. «Il s’agit de tout faire pour avoir une solution souveraine. Maintenant, je dois à la vérité de dire que cette solution souveraine, c’est évidemment l’efficacité qui nous sera démontrée, c’est le prix et c’est la capacité à la livrer. Et pour que les choses soient bien claires, j’ai demandé aux équipes de la DGA d’aller évaluer ce qui est sur étagère de façon à ce qu’on puisse avoir une comparaison bien claire des avantages et des inconvénients de chacun des élément», avait d’ailleurs expliqué Catherine Vautrin, la ministre des Armées, lors d’une audition au Sénat, le 28 avril dernier. Outre le M142 HIMARS, le Pinaka indien et le K239 Chunmoo sud-coréen étaient alors cités parmi les solutions étrangères susceptibles d’être retenues. Mais, visiblement, les performances démontrées par les systèmes Thundart [MBDA/Safran] et FLPt-150 [ArianeGroup/Thales] ainsi que les assurances données par les industriels sur leurs capacités à les livrer très rapidement ont convaincu la DGA. En effet, dans une allocution prononcée à l’ouverture du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory, ce 15 juin, Mme Vautrin a annoncé que le successeur du LRU serait le Thundart de MBDA/Safran. «Notre pays a souhaité se doter, pour la frappe dans la profondeur, d’un successeur au lance-roquettes unitaire. […] Nous sommes en phase de négociation exclusive avec un groupement souverain composé de Safran et de MBDA. Je voudrais remercier l’ensemble des compétiteurs [pour] la grande qualité des différentes offres», a dit la ministre. Dans un communiqué diffusé le 28 avril, MBDA s’était félicité des premiers essais de sa roquette Thundart, celle-ci ayant affiché des performances «supérieures aux attentes» et démontré sa «robustesse dans des environnements spécifiques et contraints», grâce à un propulseur fourni par sa filial Roxel et au module de guidage AASM [Armement Air Sol Modulaire] développé par Safran. D’une portée d’au moins 150 km, cette munition sera associée à un «camion-lanceur tout chemin capable d’amener huit roquettes» et de «se déplacer sur la route à vitesse allant jusqu’à 80 km/h», ce qui permet de «délivrer le tir» et de rapidement «changer de position», selon Michael Soulat, le responsable du programme Thundart chez Safran Electronics & Defense. Ce véhicule sera fourni par Scania France. Par ailleurs, les deux industriels avaient assuré qu’ils seraient en mesure de livrer cette capacité de frappe dans la profondeur dans les délais fixés par l’armée de Terre. Et cela grâce notamment à leurs investissements pour augmenter leurs capacités de productions et à une chaîne de sous-traitance «intégralement française» permettant de garantir une «sécurisation des approvisionnements». La version actuelle de la LPM 2024-30 prévoit de doter l’armée de Terre de treize lance-roquettes multiples d’ici 2030. Selon le projet d’actualisation de cette dernière, il est question d’acquérir entre treize et vingt-six exemplaires avant cette échéance.
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Romain
Today, 1:15 AM
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Depuis l’opération Barkhane, menée contre les groupes armés terroristes de la bande sahélo-saharienne est terminée, les douze drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9A Reaper de la 33e Escadre de surveillance, de reconnaissance et d’attaque [ESRA] n’ont plus l’occasion d’effectuer les missions pour lesquelles ils avaient été acquis auprès du groupe américain General Atomics en 2013. Et il est peu probable qu’ils soient engagés dans un conflit dit de haute intensité, à moins de consentir, comme l’a fait l’US Air Force en Iran, d’en perdre une bonne partie. D’ailleurs, le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 suggère que ces MQ-9A Reaper seront retirés du service à l’horizon 2035 pour être remplacés par une «capacité MALE de théâtre». En outre, il semble sonner le glas pour le drone MALE européen [l’EuroDrone], alors que cet appareil, certes imposant, pourrait être utilisé pour des missions de surveillance maritime, comme le souligne désormais Airbus. Justement, en 2021, l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] avait engagé l’un de ses Reaper dans la mission navale EUNAVFOR Irini, menée sous l’égide de l’Union européenne afin de faire respecter, entre autres, l’embargo sur les armes décidé par les Nations unies à l’encontre de la Libye. «Télépiloté depuis la France […], ce drone a évolué dans des corridors aériens dédiés jusqu’en Méditerranée centrale. Ce vol réaffirme l’attachement de la France et de ses alliés au respect du droit international dans la région», avait expliqué l’État-major des armées [EMA], en évoquant une mission «exploratoire» pour les Reaper de l’AAE [ceux de l’Aeronautica Militare étaient déjà rompu à ce type de mission, ndlr]. Récemment, les Nations unies n’ont pas renouvelé le mandat de l’opération EUNAVFOR Irini pour faire respecter l’embargo sur les armes imposé à la Libye. Pour autant, celle-ci va changer de nature et se concentrer désormais sur la «flotte fantôme» utilisée par la Russie pour exporter ses hydrocarbures. Les Reaper de la 33e ESRA vont-ils de nouveau être sollicités pour cette nouvelle mission confiée à EUNAVFOR Irini ? Peut-être… En tout cas, ils n’auront plus à survoler le sud de la France pour rejoindre leur zone de patrouille. En effet, le 12 juin, l’AAE a indiqué, via le réseau social X, que la base aérienne 126 «Capitaine Preziosi» de Ventiseri-Solenzara [Haute-Corse] disposait désormais des infrastructures nécessaires à la mise en œuvre de ces drones. «Face aux exigences opérationnelles croissantes des missions de renseignement, notamment pour l’Otan, l’armée de l’Air & de l’Espace renforce son dispositif avec la création d’une capacité d’accueil ‘Reaper’ sur la BA 126. Ce point d’appui permet un gain de 4 à 5 heures de présence sur zone par mission», a-t-elle en effet indiqué. Pour rappel, un MQ-9A dispose d’une autonomie de 30 heures. En clair, a encore souligné l’AAE, il s’agit de renforcer les capacités ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance] en Méditerranée afin de «contribuer à la stabilité régionale et protéger les voies de navigation». À noter que, si les avions de surveillance maritime Falcon 50 de la Marine nationale ne sont pas armés, ce n’est pas le cas des Reaper. Ce qui peut toujours offrir une option supplémentaire, le cas échéant. Aménagé par le 25e régiment du génie de l’Air [RGA], ce « plot, complètement équipé, permettra d’accueillir sous très faible préavis, et avec une empreinte logistique réduite, le drone Reaper, tout en étant piloté soit depuis Cognac, soit depuis Solenzara», a précisé, plus tard, le général Fabrice Fayet, le commandant la Brigade aérienne connaissance et anticipation [BACA]. Armé de façon régulière, ce plot «offrira aux personnels de la 33e ESRA des conditions optimales d’accueil dans une zone sécurisée, à proximité immédiate de la piste», a-t-il ajouté. Ce gain de temps permis par ce «plot Reaper» en Corse sera «transformé en capacité ISR réelle», ce qui permettra d’augmenter le volume de renseignements collectés, a conclu l’AAE.
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Today, 1:10 AM
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Today, 1:09 AM
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Today, 1:08 AM
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Fincantieri Marine Group CEO George Moutafis gives us exclusive insights into what sunk the frigate and what needs to change because of it.
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Today, 1:08 AM
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Opinion: The USAF says the A-10's service is extended to 2030, but funding and planning doesn't really reflect that, which has to change and fast.
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Today, 1:07 AM
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The blockade that went into effect on April 13 will continue until the U.S. and Iran sign an agreement.
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Today, 1:07 AM
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Les 3 et 4 juin derniers, la Direction générale de l'armement (DGA) a organisé à Paris un exercice inédit baptisé « Endurance », destiné à éprouver la
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Today, 1:04 AM
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The UK has conducted boarding operations against a Russian ‘shadow fleet’ ship for the first time. The vessel, the crude oil tanker Smyrtos, was interdicted in the English Channel in the early hours of 14 June.
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Today, 1:04 AM
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Exail unveils the Advans Vega SL, a new high-precision inertial navigation system maintaining navigation continuity across amphibious operations.
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Today, 1:04 AM
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Sur le plan technique, le U145 reprend l’architecture générale de l’hélicoptère H145, l’un des plus gros succès commerciaux d’Airbus Helicopters. Il conserve notamment la cellule, les moteurs et les principaux systèmes mécaniques de cette machine. La principale différence réside dans la suppression complète du cockpit, remplacé par une vaste soute accessible grâce à des portes à ouverture frontale, en plus des portes arrière déjà existantes sur l’hélicoptère de base.
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Today, 1:03 AM
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L’actualisation de la loi de programme militaire 2024-2030 fait l’objet de critiques diverses. L’après-élection présidentielle pourrait rebattre les cartes.
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Today, 1:19 AM
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Le constructeur français Renault s’était d’abord montré prudent quand la Direction générale de l’armement [DGA] l’avait sollicité pour produire des munitions téléopérées [MTO] à grande échelle grâce à son expertise en matière d’industrialisation et de maîtrise des coûts, de la qualité et des délais. Après avoir reçu la garantie que son implication dans ce projet n’allait pas compromettre «sa capacité d’investissement dans son cœur de métier», il a finalement noué un partenariat avec Turgis Gaillard pour produire le drone d’attaque à longue portée Chorus dans l’usine Ampère de Cléon, près de Paris. Turgis Gaillard et Renault «sont à la phase d’essais. La production de masse, à cadence industrielle automobile, débutera avant la fin de cette année. Mais c’est un domaine qui évolue si vite qu’il faudra adapter nos modèles régulièrement. Rien ne sert de constituer de larges stocks de matériels qui pourraient être dépassés rapidement», a expliqué Catherine Vautrin, la ministre des Armées, dans un entretien publié par Ouest France, le 6 juin dernier. Un autre domaine qui évolue rapidement est celui de la robotique. Comme avec Turgis Gaillard, Renault s’est associé à Arquus [filiale de John Cockerill Defense] pour développer un drone terrestre [UGV] de la taille d’une «petite citadine», comme la R5. Cet engin pourrait être utilisé pour des missions de renseignement, de ravitaillement, de logistique ou bien encore d’évacuation de blessés. A priori, ce projet est encore au stade des études préliminaires. Cela étant, Renault n’est pas venu les mains vides au salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory. En effet, ayant noué un partenariat avec Thales, l’industriel a dévoilé 4Troop, un prototype de «Véhicule civil multirôle» [VCMR] 4×4 à motorisation hybride, censé répondre aux «nouveaux besoins opérationnels des forces terrestres». Le développement de ce véhicule répond à une demande du ministère des Armées. La DGA «nous a demandé d’en faire une version poste de commandement. Certains postes de commandement actuels, coûteux, peu ergonomiques, ont parfois un côté très artisanal, avec divers instruments rassemblés tant bien que mal dans des voitures. Le projet 4Troop vient intégrer nativement dans l’architecture électronique du véhicule le système Thales, qui permet des communications sécurisées, une connectivité tactique et une coordination opérationnelle», explique Ombeline Suzanne, la directrice des projets spéciaux et des partenariats chez Renault Group, dans les page du quotidien Le Parisien. Quoi qu’il en soit, résument les deux industriels dans un communiqué, «ce projet apporte le savoir-faire technologique et industriel de Renault et la technologie de pointe embarquée de Thales en communication sécurisée et connectivité afin de développer une nouvelle génération de véhicules multimissions, alliant rapidité de production, durabilité et optimisation économique». Doté de capteurs, de moyens sécurisés de communication, évidemment compatibles avec le programme SCORPION, et d’outils d’aide à la décision dotés d’algorithme d’intelligence artificielle [IA] ainsi que de la capacité à mettre en œuvre et à coordonner des drones aériens et des robots, le 4Troop est censé pouvoir traiter un «grand volume de données». Selon les deux partenaires, il permettra «d’apporter un véritable centre de commandement mobile et configurable au plus proche des missions des forces terrestres.» Mais le 4Troop pourra être aussi être utilisé pour des missions de reconnaissance, d’escorte et de soutien logistique. Au passage, sa capacité à déployer des drones et des robots est susceptible de susciter l’intérêt de l’armée de Terre pour équiper ses «escadrons de drones de chasse», dont le concept a été élaboré par le 1er Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa]. Ou bien encore dans le cadre de son projet PENDRAGON, qui vise à créer une unité de combat entièrement robotisée. D’autant plus que le 4Troop est équipé d’un système d’alimentation «Vehicle-to-Load» [V2L], lequel permet, explique Renault, de «renforcer son autonomie énergétique et d’alimenter directement certains équipements électriques sur le terrain». «Plus qu’une évolution technologique, 4 TROOP incarne la fusion entre l’expertise de Thales et les systèmes numériques embarqués des véhicules, créant un environnement intégré innovant et singulier», souligne Christophe Salomon, le directeur général adjoint de la division «Systèmes d’Information et Communication Sécurisés» du groupe d’électronique de défense. Et d’ajouter : «Cette innovation ouvre la voie à une nouvelle génération de solutions duales, où la data [la donnée, ndlr] devient un multiplicateur de performance, capable de soutenir aussi bien les missions de sécurité intérieure que les opérations de haute intensité.»
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Today, 1:17 AM
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En février, alors que le projet de Système de combat aérien du futur [SCAF] faisait de nouveau face à de fortes turbulences en raison des tensions entre Dassault Aviation et Airbus, le président Macron avait rejeté l’idée de développer deux avions de combat de nouvelle génération [NGF], laquelle passait pour être la seule solution, aux yeux de certains, pour sortir ce projet de l’ornière. «Pour ma part, je considère que les choses doivent avancer. Et de la même manière sur le char de combat, d’ailleurs. Parce que vous imaginez, si d’aventure, le partenaire allemand remettait en cause l’avion commun, on serait obligé de remettre en cause le char commun», avait-il dit, en faisant allusion au Système principal de combat terrestre [Main Ground Combat System, MGCS], annoncé en même temps que le SCAF, en 2017. Cela étant, M. Macron n’était pas le premier à lier ces deux projets. Avant lui, les députés allemands avaient déjà exigé de faire avancer le SCAF et le MGCS au «même rythme», ainsi qu’une meilleure prise en compte des intérêts de leurs industriels. Quoi qu’il en soit, si la coopération sur le «cœur» du SCAF, c’est-à-dire le «cloud de combat» devrait a priori continuer, celle sur le NGF a finalement été abandonnée par Paris et Berlin, la semaine passée. Et le MGCS, qui se veut un «système de systèmes» reposant sur une «capacité de char de combat» associée à des blindés, à des robots terrestres et à des drones aériens, risque fort de connaître le même sort. L’Allemagne ayant lancé le développement d’un successeur au char Leopard 2, le MGCS a pris beaucoup trop de retard pour qu’il puisse être opérationnel quand viendra le moment de retirer du service les Leclerc de l’armée de Terre, à l’horizon 2038. Aussi, en ayant pris acte, le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 prévoit de lancer une étude sur une «capacité de char intermédiaire comme brique préfiguratrice du MGCS». À l’occasion d’un entretien accordé au quotidien «Les Échos», ce 15 juin, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a donné quelques détails. «Le char futur a pris dix ans de retard. On ne pourra pas attendre. Nous travaillons sur un char intermédiaire doté d’une tourelle souveraine et connecté à des drones et à des systèmes robotisés. C’est au centre de partenariats que nous avons justement avec l’Ukraine. Ce sera un char repensé, avec beaucoup de connectivité. Et ces travaux sont inscrits et financés par la Loi de programmation militaire», a-t-elle dit. Lors de l’examen du projet d’actualisation de la LPM par l’Assemblée nationale, les députés ont adopté un amendement pour demander le lancement d’études «en vue de la définition de la capacité succédant au char Leclerc» avant la fin de cette année, afin de «pallier le risque de rupture temporaire de capacité.» Et d’ajouter : «Ces études examineront prioritairement les compétences des industriels nationaux.» Justement, à l’occasion d’EuroSatory, KNDS France a dévoilé le projet CAPINT [pour CAPacité INTermédiaire] mené en vue de proposer un successeur au char Leclerc. «Le choix d’une tourelle française sur un châssis allemand est sans doute le plus rationnel et le plus rapide», avait affirmé Patrick Pailloux, le Délégué général pour l’armement, lors d’une audition au Sénat. Et c’est cette solution qui a été retenue par l’industriel. «Basé sur un châssis amélioré dérivé de la dernière version du Leopard 2A8 et équipé d’une tourelle téléopérée ASCALON de KNDS France, le CAPINT est la proposition de KNDS pour le nouveau système de combat blindé français», a en effet indiqué le groupe franco-allemand. Pour rappel, le système ASCALON [Autoloaded and SCALable Outperforming guN] a été une pomme de discorde entre KNDS et Rheinmetall dans le cadre du MGCS, l’industriel allemand ayant cherché à imposer sa tourelle de 130 mm. Pouvant tirer des obus de 120 ou de 140 mm [à condition de changer de canon, ce qui prend à peine une heure], ASCALON offre, selon KNDS France, des «niveaux de performance inaccessibles aux technologies actuelles». Il utilise des munitions télescopées qui, stockées dans une tourelle à chargement automatique, sont programmables «au-delà de la vue directe». Et le tout avec une usure minimale. Dans son communiqué, KNDS France précise par ailleurs avoir effectué une « campagne de tirs dynamiques réussie avec un démonstrateur de char équipé » du système ASCALON, en janvier dernier, au Portugal. «Le char CAPINT intégrera un ensemble de capacités permettant de répondre aux nouveaux besoins du champ de bataille en matière de puissance de feu, de capacités antidrones, de protection, d’architecture numérique ouverte et de connectivité avec des systèmes robotisées», explique KNDS France. Cela étant, ce CAPINT ne sera pas qu’un «simple» char dans la mesure où il sera la pierre angulaire d’un système multiplateforme, comprenant des systèmes robotisés et dont «l’architecture ouverte garantira évolutivité et adaptabilité». Doté d’un groupe motopropulseur diesel de 1 500 chevaux, censé garantir un «excellent rapport poids/puissance pour une mobilité supérieure», le CAPINT disposera donc d’une tourelle ASCALON «non intrusive» et munie d’un canon automatique à âme lisse de 120 mm de «dernière génération». A priori, il n’est plus question du calibre de 140 mm. Du moins pour le moment. «KNDS développe ce système dans le but de livrer les premières unités dans les années 2030», souligne l’industriel. Expert incontournable dès qu’il est question de blindés, Marc Chassillan donne d’autres détails au sujet de ce CAPINT, dans un hors série du magazine RAIDS dédié au «char du futur». Ainsi, d’une masse n’excédant pas les 50 tonnes, ce char intermédiaire sera mis en œuvre par trois personnes, qui prendront place dans une «cellule de survie» au sein du châssis. Il disposera d’un système de protection active et de drones filaires pour repérer et désigner les cibles à longue portée. Enfin, il pourra tirer le projectile guidé PELTASTE [8 km de portée], dont le développement repose sur des briques technologiques issues des projets KATANA et POLYNEGE.
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Today, 1:14 AM
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L’entreprise parisienne vient de procéder à une levée de fonds de 20 millions d’euros menée par Critical Path Ventures et dévoile Mantara, un système de détection et de suivi de drones reposant sur sa technologie de vision basée sur les événements et l’IA embarquée. L’entreprise accompagne ce lancement avec sa nouvelle plateforme logicielle Hearth. Prophesee, […]
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Today, 1:10 AM
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Today, 1:09 AM
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Today, 1:08 AM
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The dramatic accident, captured in multiple videos, removes another precious aircraft from Russia’s long-range bomber fleet. The dramatic accident, captured in multiple videos, removes another precious aircraft from Russia’s long-range bomber fleet.
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Today, 1:08 AM
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With their pop-out wings, JDAM-ERs already offer valuable extra reach that helps keep launching aircraft further away from threats.
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Today, 1:07 AM
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A massive tower of black smoke emanated from near the main runway at Edwards AFB, which we now know was caused by the crash of a B-52.
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Today, 1:06 AM
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À Eurosatory, MBDA présente le Land Cruise Missile, missile de croisière terrestre (MdCN) de plus de 1 000 km de portée, livrable dès 2029.
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Today, 1:04 AM
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After Operation Epic Fury, the U.S. Navy sees Mine Warfare as a priority for every single surface ship in the fleet, on any vessel of opportunity.
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Today, 1:04 AM
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Le 28 mai, la Belgique et les Pays-Bas annonçaient le départ de deux de leurs chasseurs de mines tripartites (CMT) vers la Grande Bleue. Le Primula et le Willemstad ont depuis rejoint le bassin méditerranéen et intégré le Standing Nato Mine Countermeasures Group Two (SNMCMG2), l’un des quatre groupes navals permanents de l’OTAN et l’un des deux dédiés à la guerre des mines.
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Today, 1:03 AM
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Les nouveaux investissements dans plusieurs villes en France et au Royaume-Uni créent des emplois, mais provoquent des tensions et un certain ressentiment
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