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March 13, 3:00 AM
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Le missile antinavire BrahMos indien confirme une percée en Asie du Sud-Est

Le missile antinavire BrahMos indien confirme une percée en Asie du Sud-Est | DEFENSE NEWS | Scoop.it
BrahMos s’invite au cœur de l’actualité indonésienne avec la signature, confirmée le 9 mars par le porte-parole du ministère de la Défense à Reuters…
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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YFQ-44 CCA Begins Testing with U.S. Air Force Experimental Operations Unit

YFQ-44 CCA Begins Testing with U.S. Air Force Experimental Operations Unit | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The YFQ-44 flew sorties with the U.S. Air Force Experimental Operations Unit at Edwards AFB, allowing to start working on development of the initial tactics, techniques and procedures for CCAs.
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Today, 1:17 PM
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CENTCOM Releases Images of Apaches Over Strait of Hormuz as Iran Reimposes Restrictions

CENTCOM Releases Images of Apaches Over Strait of Hormuz as Iran Reimposes Restrictions | DEFENSE NEWS | Scoop.it
U.S. CENTCOM released some interesting photos of the AH-64 gunships patrolling the Strait just as Iran moved to restrict traffic through the narrow waterway once again.
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Today, 1:17 PM
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SNC’s ATHENA-S ISR Jets Are Now Operational with the U.S. Army

SNC’s ATHENA-S ISR Jets Are Now Operational with the U.S. Army | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Sierra Nevada Corporation announced that two Contractor-Owned Contractor-Operated ATHENA-S jets finished testing and are now operational in support of the U.S. Army’s Aerial-ISR mission.
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L'US Marines Corps adapte ses AH-1Z Viper à la guerre des drones

L'US Marines Corps adapte ses AH-1Z Viper à la guerre des drones | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est un des enseignements directs de l’engagement américain contre l’Iran des ayatollahs. Face au danger croissant des drones de combat et des munitions rôdeuses l’US Marines Corps entend employer désormais ses hélicoptères d’attaque afin de les détruire. Un rôle nouveau qui ressemble étrangement à celui dévolu depuis quelques jours à quatre Eurocopter Tigre français déployés au Proche-Orient. Les aéronefs télépilotés n’en finissent pas de révolutionner la guerre contemporaine.

Si elle ne veut pas attendre qu’ils soient à portée de tirs de ses redoutables canons Phalanx CIWS de DCA l’US Navy n’a actuellement pas d’autres solutions que de faire décoller Boeing F/A-18E/F Super Hornet et/ou Lockheed-Martin F-35C Lightning II afin d’intercepter les drones menaçant ses porte-avions. C’est d’ailleurs ce qu’elle a fait depuis l’USS Abraham Lincoln avec un de ses chasseurs furtifs. L’emploi de missiles air-air AIM-9 Sidewinder ou AIM-120 AMRAAM contre des Shahed 136 de quelques milliers de dollars reste cependant une dépense particulièrement élevée. Même la très dépensière administration Trump ne peut pas accepter cela à trop long terme.

Aussi le Navy Yard a trouvé une solution d’urgence : faire décoller en urgence des Bell AH-1Z Viper. L’hélicoptère de combat de l’US Marines Corps dispose d’un armement jugé comme satisfaisant pour cette fonction nouvelle. On parle évidemment ici du canon (à trois tubes) M197 de calibre 20 millimètres et des paniers lance-roquettes. Ces derniers peuvent emporter et tirer aussi bien des Hydra 70 non guidées que des APKWS à guidage laser. Dans les deux cas ces armes au fort pouvoir destructeurs permettraient d’abattre des drones et munitions rodeuses ennemies à bien moindre coût.
Le futur ange-gardien des porte-avions de l’US Navy.

Il y a cependant un hic. Et il est de taille dans le cas d’un drone de combat pouvant se défendre. Les roquettes n’ont qu’un rayon d’action très faible. Elles devraient être tirées quasiment à vue de l’engin télépiloté. Dans le cas du canon on peut supprimer le conditionnel : il est employé à vue ! Pour autant les tests réalisés aux États-Unis contre des drones cibles semblent avoir convaincu les amiraux américains.

On devrait donc prochainement voir des Bell AH-1Z Viper rejoindre les ponts d’envol des porte-avions de l’US Navy où ils sont habituellement absents.
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Fin de carrière annoncée des Gazelle en Bosnie-Herzégovine

Fin de carrière annoncée des Gazelle en Bosnie-Herzégovine | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il s’agit de machines produites sous licence yougoslave durant la guerre froide. Ce jeudi 16 avril 2026 la Bosnie-Herzégovine a annoncé avoir commandé six Agusta-Westland AW.119Kx Koala afin de remplacer ses quatre actuelles Soko SA.341 Gazelle. C’est l’usine Leonardo Helicopters de Philadelphie aux États-Unis, là où sont notamment produits les TH-73A Thrasher de l’US Navy, qui assemblera les machines en question. De ce fait cette vente italienne est soumise l’approbation de l’administration Trump.

Les quatre Gazelle bosniaques, une SA.341H et trois SA.341L, font partie des cent trente-deux hélicoptères de ce genre produits sous licence yougoslave à partir de 1971. Ils furent pris en compte par les forces de ce pays européen aujourd’hui disparu puis lors de son éclatement furent disséminés dans les différentes nouvelles nations qui en ont découlées. Outre la Bosnie-Herzégovine la Croatie et Monténégro en utilisèrent et les ont depuis remplacés tandis que la Serbie en fait encore voler.

Les Gazelle bosniaques sont actuellement des hélicoptères de reconnaissance et de surveillance, mais aussi d’appui aérien tactique via l’emport de paniers lance-roquettes. Ces hélicoptères arborent une livrée particulièrement martiale, réhaussée par les marquages de nationalité au niveau du Fenestron. L’unique SA.341H assure également des missions de liaisons et d’entraînement.

De l’aveu même des militaires bosniaques les six AW.119Kx ne seront pas armés. On pourrait alors croire que la Bosnie-Herzégovine va perdre en capacité opérationnelle ? C’est en fait assez faux. En effet les missions d’appui tactique rapproché et d’attaque légère sont désormais dévolus à des drones Baykar Bayraktar TB.2 d’origine turque.
Par rapport aux Gazelle les Koala apporteront un vrai plus en matière d’accueil de personnels, de sécurité à bord, et de polyvalence. C’est un véritable gap qui attend les mécanos et pilotes entre ces deux modèles d’hélicoptères, de générations très différentes.
L’AW.119Kx Koala était en compétition face au Bell 407GXi américain. La balle est désormais dans le camp de l’administration fédérale des États-Unis qui doit donner son feu vert à ce contrat, eut égard à l’assemblage à Philadelphie des six hélicos d’origine italienne. Espérons que la dégradation des relations italo-américaines ne soit pas un frein au contrat.
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Le Sukhoi Su-75 Checkmate en quête... d'acheteurs. —

Le Sukhoi Su-75 Checkmate en quête... d'acheteurs. — | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Alors que son premier vol est toujours annoncé pour les prochaines semaines le chasseur léger de 5ème génération peine toujours à convaincre de potentiels pays utilisateurs. Et ce début d’année 2026 n’a vraiment pas arrangé les choses, fermant la porte du Venezuela jusque là client annoncé de ce Sukhoi Su-75 Checkmate. La Russie tente donc de se recentrer sur ses clients traditionnels comme l’Algérie, l’Inde, et l’Iran ; ce qui est actuellement loin d’être gagné pour ce dernier. Sauf que voilà la concurrence est rude…

En 2026 peut-être plus encore que les années précédentes le marché des avions de combat est hyper tendu.
En quelques mois la politique néo-impérialiste de Donald Trump a largement rebattu les cartes pour l’avionneur Sukhoi qui en début d’année a perdu le Venezuela et ne peut plus compter sur l’Iran à courte ou moyenne échéance.
Le pays d’Amérique du Sud, client traditionnel du constructeur russe, a accepté les désidératas trumpiens visant à les sortir de la sphère d’influence de Moscou, par la force ! Maduro déposé et enchaîné aux USA la présidente intérimaire vénézuélienne sait qu’elle n’a pas intérêt à acheter du matériel russe. D’autant que son pétrole est désormais aux mains des États-Unis. Le Su-75 Checkmate a donc perdu un de ses clients initiaux.

Est-ce vraiment mieux du côté de l’Iran ? Théoriquement cela aurait dû être le cas. Sauf que le pays est désormais empêtré dans un conflit ouvert avec les États-Unis autours à la fois de son stock d’uranium enrichi mais aussi depuis quelques semaines maintenant de sa capacité à fermer le robinet d’arrivée de l’or noir en verrouillant le très stratégique détroit d’Ormuz. La majorité des infrastructures militaires majeures en Iran ont été bombardées par les Américains et les Israéliens depuis la fin février. De nombreuses bases aériennes ont été détruites et les stocks de missiles balistiques et de munitions rodeuses de la république islamique ont fondu comme neige au soleil. Là encore le Su-75 Checkmate n’est plus du tout une priorité pour les Iraniens qui ont besoin d’équipement existant réellement.

Alors bien sûr il reste l’Algérie ! C’est le client le plus fidèle de la Russie de Vladimir Poutine. Celui qui ne lui fera jamais défaut. Sauf que sur ce coup là c’est loin d’être assuré. Car si les généraux algériens ne tarissent pas d’éloges aux Su-34 Fullback et Su-57 Felon, dont ils sont le client export de lancement, ils savent être nettement plus prudents vis-à-vis de ce Su-75 Checkmate dont on ne sait pas grand-chose en réalité. L’Algérie ne s’est d’ailleurs pas placé, que ce soit officiellement ou officieusement, comme cliente potentielle de ce nouveau chasseur furtif.

Souhaitant sans doute ménager la chèvre et le chou les Émirats Arabes Unis avaient annoncé fin 2024 s’intéresser de près à lui. Une manière pour les Émiratis en se mettant la Russie dans la poche de garder l’encombrant voisin iranien à bonne distance. Sauf que durant plus d’un mois le pays s’est pris en pleine poire les Shahed 136 et autres missiles tirés par la république islamique et n’a d’un seul coup plus du tout envie de la satisfaire. Aux EAU le Su-75 Checkmate est même devenu le symbole d’une politique diplomatique parfois jugée trop timorée vis-à-vis de l’Iran via la Russie.

Oui en ce mois d’avril 2026 les clients potentiels du Sukhoi Su-75 Checkmate ne se bousculent plus au portillon. Officiellement Moscou croit en les chances de son avion furtif auprès de l’Inde. Cependant cette dernière n’a jamais caché lui préférer le Dassault Aviation Rafale F4 français tout en continuant de développer son AMCA, l’Advanced Medium Combat Aircraft indigène. Un AMCA qui est clairement annoncé comme concurrent direct du Su-75 Checkmate et pour lequel les Indiens ont signé des partenariats industriels avec… la France.

Surtout le Sukhoi Su-75 Checkmate doit désormais jouer sur un marché où la concurrence est rude. On passera outre le champion incontesté des avions furtifs, j’ai nommé le Lockheed-Martin F-35A/B Lightning II américain, pour se concentrer sur le KAI KF-21 Boramae sud-coréen et le TAI TF Kaan turc. Même les Chinois ne comptent pas faire tapisserie avec leur ambitieux Shenyang J-35. Ces trois avions comptent bien pourrir le marché au Su-75 Checkmate, notamment auprès des clients non alignés.
Bon sinon Vladimir Poutine pourra toujours compté sur son très très fidèle allié, le «général» Assimi Goïta au Mali…

Affaire à suivre.
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Today, 1:10 PM
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Le ministère des armées a lancé le programme ADAPT pour remplacer les drones tactiques Patroller

Dix ans après avoir fait l’objet d’une commande notifiée à Safran par la Direction générale de l’armement [14 exemplaires et 5 stations de contrôle] pour 330 millions d’euros, maintien en condition opérationnelle [MCO] pendant douze ans compris, le drone tactique Patroller va être finalement abandonné par l’armée de Terre.

Confirmée par le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, cette décision n’est pas surprenante étant donné que le Patroller était en sursis depuis plusieurs mois.

Ayant pris du retard après la perte d’un appareil lors d’un vol de réception, en décembre 2019, ce programme semblait avoir été remis sur de bons rails après plusieurs campagnes d’essais concluantes. D’ailleurs, quatre ans plus tard, la Grèce commanda quatre exemplaires du Patroller, lequel venait alors d’être certifié par la Direction générale de l’armement.

Seulement, c’était sans compter sur les tracasseries auxquelles ce «drone de commandement» [comme l’avait décrit l’armée de Terre] fut confronté en France. «Le Patroller est en capacité de voler, mais pas au niveau d’exigence technique» requis, avait expliqué le colonel Pierre-Yves Le Viavant, alors chef de corps du 61e Régiment d’Artillerie [RA], au Journal de la Haute Marne, en mai 2025. Et cela principalement à cause de contraintes administratives et réglementaires.

Et puis la guerre en Ukraine démontra que les chances de survie d’un drone de cette envergure [18 mètres, pour une longueur de 8 mètres et une masse de 1,5 tonne] étaient des plus réduites, notamment dans un environnement saturé de moyens de brouillage et de détection.

Cependant, de par sa portée [150 km, 450 km avec des relais] et ses capteurs [radar PicoSAR AESA, boule optronique Euroflir 410, charge de guerre électronique, nacelle de désignation laser], le Patroller était censé apporter des capacités indispensables à l’armée de Terre, en particulier pour collecter du renseignement dans la profondeur tactique d’une division. Voire aussi de lui permettre de se réapproprier certaines, perdues après le retrait du Cougar HORIZON [Hélicoptère d’observation radar et d’investigation sur zone].

Le projet d’actualisation de la LPM 2024-30 évoque l’acquisition de 40 systèmes de drones tactiques [SDT et SDT légers]. D’où l’appel d’offres que la Direction générale de l’armement vient d’émettre pour se procurer une «capacité initiale de drone d’appui dans le profondeur» au titre du programme ADAPT.

Le montant de l’accord-cadre qui sera notifié à l’industriel retenu est de l’ordre de 150 millions d’euros. Cette somme comprend la livraison de cinq premiers systèmes, la formation des opérateurs et un soutien initial pendant deux ans. «D’éventuels systèmes supplémentaires pourront être commandés au cours de la période 2026-28», est-il précisé dans l’appel d’offres.

Dans le détail, un système «ADAPT» se compose d’une station au sol « contenant a minima une console de pilotage et une console d’exploitation des charges utiles et ses éléments antennaires déportables» et deux drones. Ces derniers devront emporter une charge ROIM [Renseignement d’Origine Image] associée à un désignateur laser et un radar SAR/GMTI [Synthetic Aperture Radar/Ground Mobile Target Identification] pouvant détecter et suivre une cible à une distance d’au moins 20 km ou une capacité ROEM/GE [Renseignement d’Origine ElectroMagnétique/Guerre Electronique].

Chaque drone doit avoir une endurance de 14 heures et pouvoir être mis en œuvre depuis une piste sommaire d’une longueur inférieure à 400 mètres. Leur portée n’est pas précisée.

Visiblement, il s’agit d’aller vite. Les candidats potentiels ont jusqu’au 15 mai pour remettre leurs propositions à la Direction générale de l’armement. Et la «livraison de l’ensemble des cinq systèmes est attendue au maximum trois mois après la notification de l’accord-cadre», est-il précisé dans le texte de cet appel d’offres.
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Le porte-avions Charles de Gaulle valide la capacité à lancer n’importe quel aéronef pendant un ravitaillement à la mer

Le porte-avions Charles de Gaulle valide la capacité à lancer n’importe quel aéronef pendant un ravitaillement à la mer | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un ravitaillement à la mer [RAM] est toujours une manœuvre délicate : il faut en effet veiller à ce que le bâtiment de soutien et le bateau à ravitailler restent côte à côte pendant plusieurs heures, ce qui suppose de maintenir un cap et une vitesse constante. Évidemment, de mauvaises conditions météorologiques ou la fatigue des équipages, après plusieurs mois de mission, ajoutent des difficultés supplémentaires, comme en témoigne la récente collision entre le navire de soutien au combat USNS Supply avec le destroyer USS Truxtun, en mer des Caraïbes.

Le ravitaillement à la mer d’un porte-avions sans perturber ses opérations aériennes est un exercice encore plus compliqué.

En effet, pour lancer et récupérer ses aéronefs, un porte-avions doit réunir quatre conditions pour établir une «route avia» : l’état de la mer, le vent, le type de l’aéronef à catapulter [masse, configuration] et sa vitesse. Les deux premiers facteurs étant susceptibles d’évoluer, il est donc important que le «PC météo» dispose de données les plus fiables possibles pour anticiper tout changement.

Un tel savoir-faire est important car, lors d’une manœuvre de ravitaillement, le porte-avions est vulnérable. Aussi, la possibilité de faire décoller sur alerte des aéronefs permet de contrer toute éventuelle menace contre le groupe aéronaval.

En 2021, le Charles de Gaulle avait validé la capacité à catapulter des Rafale Marine durant un RAM assuré par le Bâtiment de commandement et de ravitaillement [BCR] Var. Il restait à en faire de même avec l’avion de guet aérien E-2C Hawkeye. Ce qui vient d’être réalisé avec le Bâtiment ravitailleur de forces [BRF] Jacques Chevallier, en Méditerranée orientale.

«La semaine a également été marquée par plusieurs ravitaillements à la mer, assurés par un BRF au profit du porte-avions Charles de Gaulle et de ses escorteurs français et étrangers. Pour la première fois pendant un ravitaillement à la mer, le porte-avions a catapulté un E-2C Hawkeye, validant ainsi la capacité à projeter tout type d’aéronef sous alerte durant ce type d’opération logistique délicate», a en effet annoncé l’État-major des armées, dans son dernier compte rendu hebdomadaires des opérations.

De son côté, la Marine nationale a souligné que la capacité d’effectuer une «pontée complète pendant un RAM» est essentielle pour «renforcer la protection du groupe aéronaval sur court préavis».

Photo : © Thomas Bruno/Marine Nationale
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L’avion de transport A400M Atlas pourra bientôt lancer des missiles de croisière à longue portée

L’avion de transport A400M Atlas pourra bientôt lancer des missiles de croisière à longue portée | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Selon Airbus, l’avion de transport A400M Atlas intéresserait de nombreuses forces aériennes de par le monde. Pour autant, les commandes tardent à se concrétiser, malgré ses qualités évidentes. Aussi, l’industriel développe de nouveaux concepts d’emploi pour son appareil, dont les caractéristiques et les performances sont encore sous-exploitées.

Il est ainsi question de le transformer en bombardier d’eau, grâce à l’ajout d’un module spécifique, de le doter de capacités dédiées à la guerre électronique ainsi qu’aux opérations spéciales ou bien encore d’en faire une plateforme de combat.

En février, le responsable du programme A400M chez d’Airbus, Gerd Weber, avait confié à l’agence Bloomberg qu’un projet visant à faire de l’Atlas un «vaisseau-mère» capable de lancer cinquante drones pour effectuer des frappes dans la profondeur était en cours. Et cela pour le compte d’un client mystère qu’il n’avait pas souhaité préciser.

Deux mois plus tard, interrogé par Europäische Sicherheit & Technik [ESUT] à l’occasion de la livraison du 53e et dernier A400M à la force aérienne allemande, M. Weber en a dit un petit peu plus sur ce projet, sans toutefois révéler le nom du «client mystère» pour lequel il est mené.

Ainsi, outre les drones, l’A400M devrait aussi être en mesure de lancer des missiles de croisière à longue portée.

«Avec un client dont je ne peux révéler le nom, nous développons également le « Vaisseau-mère A400M », capable d’emporter et de déployer jusqu’à 50 drones de taille moyenne ou jusqu’à douze missiles de croisière de la taille d’un Taurus – individuellement ou en essaim – partout dans le monde», a en effet affirmé le responsable d’Airbus.

Et d’ajouter : «Grâce à une connectivité améliorée via une communication satellite haut débit chiffrée, les drones et les missiles de croisière peuvent également être contrôlés et surveillés depuis l’A400M. Ceci va lui donner une capacité de frappe en profondeur sans précédent».

La référence au missile Taurus laisse entendre que cette capacité est développée pour le compte de l’Allemagne. Mais sans doute que M. Weber a cherché à brouiller les pistes. Et plusieurs éléments laissent à penser que ce «client mystère» n’est autre que l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE].

Lors de sa dernière audition au Sénat en tant que Délégué général pour l’armement, Emmanuel Chiva avait en effet évoqué le développement d’un «porte-drones».

«La Direction générale de l’armement [DGA], dans son rôle de préparation de l’avenir, poursuit un certain nombre de travaux, théoriques ou en partenariat avec les avionneurs, sur ce type d’emports – sur des avions de transport pourvus d’une soute plutôt que des avions de chasse», avait-il dit.

D’ailleurs, en janvier, la DGA fit savoir qu’elle avait récemment mené une «campagne d’essais de largages de drones inertes, sans électronique embarquée, depuis l’A400M» après avoir effectué des «simulations numériques de caractérisation aérodynamique et de séparation avec l’avion porteur».

Plus tôt, le responsable du développement capacitaire «avions de transport et hélicoptères» au sein de l’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [EMAAE] avait confié à DSI qu’il était envisagé de solliciter l’A400M pour des missions de frappe de précision dans la profondeur, à proximité d’espaces aériens non permissifs. Et cela, grâce à l’intégration «d’effecteurs à bas coûts ».

L’A400M deviendrait ainsi un «avion de combat lourd», capable de «larguer une quantité importante d’effecteurs à distance des menaces sol-air adverses», avait expliqué l’officier de l’EMAAE. Et d’ajouter qu’il pourrait dès lors contribuer à la «neutralisation des systèmes de défense aérienne ennemis [SEAD] en effectuant des missions de guerre électronique offensive et/ou de saturation ou en lançant des missiles de croisière et des effecteurs connectés».

D’ailleurs, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], le général Jérôme Bellanger, a confirmé cette évolution lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 14 avril.

«Dans le combat aérien, la maîtrise du tempo est une clef essentielle. […] Le temps est un multiplicateur de forces. Mal exploité, il devient un facteur de vulnérabilité. Maîtriser le tempo, c’est prendre en compte les évolutions capacitaires au rythme de la guerre. C’est donc concevoir nos systèmes d’armes, de contrôle et de commandement selon une architecture nativement ouverte pour être en mesure de les adapter au jour le jour», a d’abord souligné le général Bellanger.

«Nous l’avons fait sur Mirage 2000D [avec le standard RMV] et nous allons le faire également sur A400M, avec le ‘panel mission system’ qui nous permettra d’intégrer rapidement de nouvelles capacités dans sa soute», a-t-il ensuite indiqué. «Soute, a-t-il conclu, qui est véritablement le système de combat de l’A400M».
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Today, 1:06 PM
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SCAF : Selon la presse allemande, l'ultime médiation entre Dassault Aviation et Airbus a échoué

SCAF : Selon la presse allemande, l'ultime médiation entre Dassault Aviation et Airbus a échoué | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Quand, en 2017, la France et l’Allemagne firent part de leur intention de nouer une coopération pour le Système de combat aérien du futur [SCAF] et le Système principal de combat terrestre [MGCS – Main Ground Combat System], il avait été avancé que ces deux projets allaient être menés selon le principe du «meilleur athlète».

S’agissant du SCAF, et en vertu de ce principe, Dassault Aviation fut donc désigné maître d’œuvre pour le développement d’un avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter], avec Airbus pour partenaire. Même chose pour la motorisation de cet appareil [pilier n° 2], avec Safran Aircraft Engines.

Puis, alors qu’il avait été convenu de ne pas ouvrir la coopération autour du SCAF à d’autres partenaires tant que les bases de ce projet n’auraient pas été suffisamment établies, l’Espagne y fut finalement associée, à la demande de l’Allemagne. Puis, en février 2021, Angela Merkel, alors à la tête du gouvernement allemand, lança un pavé dans la mare en remettant en cause le principe de meilleur athlète.

«C’est un projet sous leadership français mais il faut quand même que les partenaires allemands puissent être à un niveau satisfaisant face à leurs homologues [français]. Nous devons donc voir très précisément les questions de propriété industrielle, de partage des tâches et de partage de leadership», avait-elle dit, à l’issue d’un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité.

Cependant, malgré les dissensions de part et d’autre du Rhin, la phase 1B du SCAF fut lancée en avril 2023… mais sans avoir réglé les questions de fond, hormis pour le pilier n° 2, Safran Aircraft Engines ayant consenti à créer une coentreprise avec l’allemand MTU Aero Engines, l’espagnol ITP Aero ayant gagné le statut de «partenaire majeur». Le tout avec un partage des tâches bien établi.

Depuis, Dassault Aviation réclame un changement de gouvernance du SCAF afin d’avoir la latitude nécessaire pour assurer son rôle de maître d’œuvre face aux filiales allemande et espagnole d’Airbus, lesquelles n’ont pas les compétences nécessaires pour développer un avion de combat capable d’assurer des missions nucléaires et d’apponter sur un porte-avions, comme le Rafale. Ces deux points, non négociables, avaient pourtant été acceptés par l’Allemagne et l’Espagne. Du moins le croyait-on.

Soutenu par l’industrie aérospatiale et les syndicats allemands [dont IG Metall], Airbus n’entend rien céder à Dassault Aviation qui, outre-Rhin, passe pour le «vilain petit canard». Quitte à lui prêter des intentions qui ne sont pas les siennes, malgré des démentis. D’où les échanges acrimonieux entre les deux industriels.

En février, alors qu’il avait avancé que Berlin songeait à rompre avec la France pour se tourner vers le GCAP [Global Combat Air Programme], mené par Londres, Rome et Tokyo, ou pour nouer un partenariat avec la Suède, le chancelier allemand, Friedrich Merz a remis en cause le SCAF.

«Il ne s’agit pas d’une querelle politique. Nous avons un réel problème au niveau du cahier des charges. Et si nous ne parvenons pas à le résoudre, nous ne pourrons pas poursuivre le projet», avait-il en effet déclaré. «Les Français auront besoin, dans la prochaine génération, d’un avion capable d’emporter des armes nucléaires et d’opérer depuis un porte-avions. La Bundeswehr n’en a pas besoin pour le moment», avait-il ajouté, avant de suggérer que l’Allemagne pourrait se tourner vers d’autres partenaires. « Il y en a d’autres en Europe, les Espagnols en tout cas, mais aussi d’autres pays intéressés pour en discuter avec nous», avait-il souligné.

Une solution pour sortir de cette impasse consisterait à développer deux avions de combat de nouvelle génération, le ciment du SCAF étant son «cloud de combat». Mais elle a été écartée par le président Macron. «Nous Européens, si on a le sens de l’histoire, on a intérêt à standardiser et à simplifier. Et donc avoir un modèle commun», estime-t-il.

Menée par Laurent Collet-Billon, Délégué général pour l’armement entre 2008 et 2017, ainsi que par Frank Haun, ex-PDG de KNDS, une médiation entre Dassault Aviation et Airbus a été initiée par Paris et Berlin pour «trouver des voies de convergences».

«On se donne encore un petit peu de temps, deux ou trois semaines pour essayer de trouver un accord entre Français et Allemands, pour trouver un équilibre qui permettrait de continuer le projet », a dit Éric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, lors du forum «Guerres et Paix» organisé par l’hebdomadaire Le Point, début avril. Mais sans renoncer sur le fond de l’affaire.

«Je ne suis pas pour qu’un projet industriel ambitieux qui va servir à nos armées soit cogéré. Il faut un chef» car «on va faire un avion qui succédera au Rafale. Il faut qu’il conduise des missions [nucléaires] et qu’il aille sur un porte-avions […] Ce sont des conditions majeures », a insisté M. Trappier. Et d’ajouter : «Le Rafale, on l’a fait tout seul. L’Eurofighter, ils l’ont fait à quatre » et «sur ces quatre pays, trois ont acheté des F-35″ américains. «Est-ce que cela a contribué à l’Europe de la défense ? », a-t-il ensuite demandé.

Dans son bras de fer avec Airbus, Dassault Aviation a reçu le soutien appuyé d’Alice Rufo, la ministre déléguée aux Armées, lors du même forum. «Il faut être capable de reconnaître que la France sait faire des avions de chasse, que cela marche et sert à quelque chose et que c’est plutôt demandé à l’export», a-t-elle affirmé, en rappelant que la France avait un porte-avions et besoin de «chasseurs performants pour assurer la dissuasion nucléaire».

Quoi qu’il en soit, une piste évoquée par le quotidien Les Échos passerait par la création d’une coentreprise entre Dassault Aviation et Airbus, sur le modèle de celle mise en place par Safran et MTU ou sur celui de KNDS. Mais cela ne changerait rien sur le fond… sauf s’il est décidé de développer deux avions de combat de nouvelle génération pour un seul système.

Aussi, la médiation conduite par MM. Collet-Billon et Haun n’a pas permis de dépasser les différends. C’est en effet ce qu’a révélé le journal économique allemand Handelsblatt, le 18 avril.

«Une ultime tentative de médiation dans le cadre du projet franco-allemand SCAF a échoué. Les médiateurs n’ont pas trouvé d’accord, selon des sources proches des négociations», a avancé le quotidien. Ce qu’un responsable au fait du dossier a confirmé auprès de l’agence Reuters. «Le médiateur allemand est arrivé à la conclusion que la construction d’un avion de combat commun n’était plus possible», a-t-il dit.

Ite missa est ? Peut-être pas encore. «Des sources industrielles proches des négociations sur le SCAF craignent désormais que M. Macron ne persuade M. Merz […] de poursuivre le projet plutôt que d’explorer d’autres pistes. Celles-ci pourraient consister à développer deux appareils distincts et à maintenir la coopération sur d’autres composants du système», a rapporté Handelsblatt. Les deux responsables devraient évoquer le sujet lors d’un sommet de l’Union européenne qui se tiendra à Chypre, les 23 et 24 avril.

Évoquant cette médiation lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 14 avril, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace, le général Jérôme Bellanger, a rappelé que le besoin opérationnel du SCAF était partagé par ses homologues allemand et espagnol.

«J’espère qu’il y aura une porte de sortie, surtout pour la connectivité et le cloud de combat car, sinon, on se retrouverait dans ce que l’on connaît actuellement, c’est-à-dire un F-35 qui ne parle à personne et des difficultés pour faire des opérations avec nos homologues européens», a-t-il expliqué.
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Portugal : Rafale ou F-35 ? Le dilemme stratégique du siècle

Portugal : Rafale ou F-35 ? Le dilemme stratégique du siècle | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le Portugal doit remplacer ses 28 F-16 vieillissants. En avril 2026, le Rafale devance le F-35A pour un contrat estimé à 5,5 milliards d'euros.
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Today, 12:59 PM
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Surcoûts, imprévisibilité... La Suisse empêtrée dans sa commande de F-35 américains 

Surcoûts, imprévisibilité... La Suisse empêtrée dans sa commande de F-35 américains  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Malmenée par l’administration Trump, la Suisse se retrouve coincée dans une commande d’avions de combat aux surcoûts colossaux. Le Conseil fédéral n'achètera que 30 F-35 contre les 36 initialement prévus.
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Today, 12:58 PM
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La France déploie au Moyen-Orient les « tueurs de Shahed » d’Alta Ares, Harmattan AI et Destinus

La France déploie au Moyen-Orient les « tueurs de Shahed » d’Alta Ares, Harmattan AI et Destinus | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les forces françaises ont déployé trois types d’intercepteurs de drones Shahed sur ses bases au Moyen-Orient, notamment la base d’Al Dhafra à Abu Dhabi. Le trio retenu est composé d’Alta Ares, Harmattan AI et Destinus. Gros plan sur les engins concernés.
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Today, 1:17 PM
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Skunk Works Is Looking for a U-2 Pilot

Skunk Works Is Looking for a U-2 Pilot | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Despite being one of the oldest aircraft still flying in U.S. service, the U-2 remains relevant enough for Skunk Works to seek a qualified pilot in Palmdale.
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Today, 1:17 PM
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Rusty Dagger Extended Range Attack Munition Tested from F-16 at Eglin Test Range

Rusty Dagger Extended Range Attack Munition Tested from F-16 at Eglin Test Range | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The U.S. Air Force announced a test of the Family of Affordable Mass Munitions-Lugged, with photos showing the weapon was a Rusty Dagger low-cost cruise missile.
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Today, 1:15 PM
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Le Bell MV-75 est officiellement baptisé Cheyenne II

Le Bell MV-75 est officiellement baptisé Cheyenne II | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il y a quelques mois ce convertiplane de nouvelle génération recevait sa désignation militaire de MV-75. Depuis ce mercredi 15 avril 2026 on sait que celui qu’on appelait jusque là Bell V-280 Valor portera le patronyme de Cheyenne II. L’US Army maintient ainsi la tradition des noms de tribus amérindiennes, celles des natifs présents en Amérique avant l’arrivée des colons européens. Cheyenne II est aussi un clin d’œil à un hélicoptère de combat… n’ayant jamais été construit en série.

Le convertiplane Bell MV-75 Cheyenne II aura une fonction particulière dans l’US Army : remplacer le mythique hélicoptère Sikorsky UH-60 Blackhawk. Ce n’est pas rien. Les premiers exemplaires sont attendus en unités au tout début de la décennie prochaine, avec une montée en puissance progressive durant quinze ans. C’est donc l’avenir proche de l’aéromobilité américaine.

Qui étaient les Cheyennes ? Nation amérindienne des Grandes Prairies (en gros au milieu des actuels Canada et USA) les Cheyennes sont aussi connus sous le nom de Tsitsistas, celui qu’ils portaient dans leur langue d’origine. Ils figurent parmi les tribus les plus célèbres au monde, notamment grâce au film que John Ford réalisa à Hollywood en 1964 autour de leur exode.

Cheyenne II indique qu’il a existé un Cheyenne comme le Globemaster III a succédé aux Globemaster et Globemaster II ou encore le Thunderbolt II au Thunderbolt. C’est là encore une tradition assez répandue au sein des forces américaines. Mais quel aéronef était ce Cheyenne ? Un convertiplane ? Un hélicoptère de transport d’assaut ? Même pas. Le Lockheed YAH-56 Cheyenne était un prototype de très ambitieux, trop sans doute, hélicoptère de combat apparu durant la guerre du Vietnam. Son échec conduisit quelques années plus tard au programme Advanced Attack Helicopter qui vit s’opposer les Bell YAH-63 King Cobra et Hughes YAH-64 Apache… la suite appartient à l’Histoire.

On remarquera le risque pris par l’US Army de nommer son futur (et premier) convertiplane opérationnel en filiation d’un hélicoptère raté. Ce n’est pas anodin. Habituellement les Américains choisissent plutôt un patronyme plus positif. On aurait pu imaginer qu’il s’appelle Iroquois II, comme un certain Iroquois également pensé et construit par Bell.
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Today, 1:13 PM
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Le Maine célèbre ses 30 ans sur Casa CN-235. —

Le Maine célèbre ses 30 ans sur Casa CN-235. — | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Et si le petit avion de transport tactique d’origine espagnole avait éclipsé le mythique Transall C.160 ? On est en droit de se le demander aux vues des trente dernières années de service de celui-ci en zone Pacifique. C’est en effet en avril 1996 que le Casa CN-235 est entré en service au sein de l’Escadron de Transport 82 Maine de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Pour célébrer l’évènement comme il faut l’excellent Régis «Rage» Rocca a repeint un des deux avions de l’unité.
Le CN-235 des 30 ans, signé Régis Rocca.

Le rôle de l’Escadron de Transport 82 Maine est avant tout d’assurer la souveraineté de la France sur ses territoires ultramarins en zone Pacifique. Quand on a dit cela on a tout dit… et surtout rien dit à son sujet. Formé il y a 62 ans il vole donc depuis 30 ans sur le Casa CN-235, ce qui en fait l’avion majeur de son histoire.
Avant l’avion produit en Espagne le Maine a volé sur des avions aussi différents que les quadrimoteurs à pistons Breguet Br.763 Provence et Douglas DC-6 mais aussi sur des bimoteurs là encore à pistons Piper Aztec et Cessna 411 de liaisons. Propre aux unités ultramarines il a utilisé en même temps des avions et des hélicoptères, dans ce cas aussi bien des Sikorsky H-34 que plus tard des Aérospatiale SA.316B Alouette III ou encore AS.332L Super Puma.
Le Maine a surtout volé de mi 1978 à fin 1991 sur biréacteur Sud Aviation Caravelle. Le Transall en prit la suite pour donc seulement cinq ans. Et enfin l’actuel CN-235. Belle histoire faite de montures de légende.

Mais alors pourquoi une telle longévité pour un avion finalement si mal connu du grand public ? D’abord parce que le Casa CN-235 est sans nul doute un des avions de transport tactique les plus réussis depuis 1945. C’est un aéronef assez simple, disposant d’une motorisation fiable, bien pensé, robuste, rustique, et pouvant remplir aussi bien des missions de transport de fret que de troupes et mêmes de forces aéroportées. Il est en outre parfaitement adapté aux vols en configuration de recherches et de sauvetages en haute mer. Son extrême polyvalence en font l’outil essentiel de nos forces de souveraineté en zone Pacifique.
Sympa la piste à l’arrière de l’avion… vous ne trouvez pas ?

L’Escadron de Transport 82 Maine est réputé pour voler au-dessus de quelques-uns des plus beaux panoramas français : la Polynésie Française. Un bout de notre république aux antipodes de l’Hexagone. Là bas sans l’avion militaire bien des vies auraient été perdues. Les femmes et les hommes du Maine sont bien plus que de simples aviateurs et aviatrices, ce sont également des auxiliaires précieux pour les équipes des SAMU. Le CN-235 joue fréquemment, plusieurs fois par an, le rôle d’ambulance des cieux. Une femme enceinte sur le point d’accoucher dans des conditions particulières ? Un pêcheur blessé en mer ? Un surfeur attaqué par un requin ? Tout cela ne fait pas peur aux équipages du Maine.

Deux Casa CN-235, codés 82-IG et 82-IH, forment en ce mois d’avril 2026 l’ossature du Maine. C’est le premier d’entre eux qui a reçu la décoration spéciale signée Régis Rocca au niveau de son empennage. Perso je la trouve très classe. L’œil toujours aiguisé de nos lecteurs et lectrices les plus assidus (n’est-ce pas Dimitri, James, et Rafaletiger ?) aura également remarqué que l’avion arbore désormais les marquages Armée de l’Air et de l’Espace et non plus uniquement Armée de l’Air avec une typologie revue et corrigée. Celle-ci s’impose donc désormais également sur les avions antérieurs au changement de nom de notre force aérienne. Mieux vaut tard que jamais.
Scène de la vie quotidienne pour nos militaires en outremer.

À l’heure où le futur remplacement de l’avion est dans toutes les têtes à Balard le Casa CN-235 n’a de cesse de démontrer qu’il est un des grands avions de l’histoire de l’Armée de l’Air puis de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Ce ne sont pas les trente dernières années passées au sein du Maine qui me feront mentir. Il est assez intéressant de voir que ce bimoteur turbopropulsé est aujourd’hui l’avion militaire français le plus connu en Polynésie Française.

Joyeux anniversaire polynésien donc au Casa CN-235.
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Today, 1:11 PM
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La France absente du prochain NATO Tiger Meet 

La France absente du prochain NATO Tiger Meet  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est suffisamment rare que nos avions et hélicoptères soient absents de cette manifestation pour le souligner. Le mois prochain le NATO Tiger Meet 2026 aura lieu sur la base aérienne d’Araxos en Grèce. Aux vues des unités annoncées participantes ce qui frappe c’est l’absence à la fois de l’Armée de l’Air et de l’Espace, de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre, et de la Marine Nationale. Les unités tigrées de notre pays payent peut-être aussi l’instabilité internationale et les déploiements de nos forces.

Au sein de l’Armée de l’Air et de l’Espace ce sont l’Escadron de Chasse et d’Expérimentation 1/30 Côte d’Argent et l’Escadron de Chasse 3/30 Lorraine qui aujourd’hui peuvent participer au NATO Tiger Meet. Dans les rangs de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre il s’agit du 3ème Régiment d’Hélicoptères de Combat et de la Flottille 11F pour le compte de la Marine Nationale. Les Rafale B/C et M ainsi que les Gazelle ne feront donc pas le déplacement vers le Péloponnèse cette année.

Comment expliquer que la France, pays fondateur du NATO Tiger Meet, ne participe pas à l’édition 2026 ? D’abord notre pays n’est pas le seul à en être absent cette année. Les Britanniques et les Turcs également ne sont pas présents, et ce malgré le réchauffement des relations diplomatiques entre Athènes et Ankara ou encore les liens étroits en la Grande Bretagne et la Grèce. La raison n’est donc pas diplomatique, d’autant plus que les Grecs considèrent les Français comme leurs alliés les plus importants au sein de l’OTAN et de l’Union Européenne.
Ce n’est donc pas un boycott !

La raison est plus internationale… et nationale dans le cas de la France.
Pour ce qui concerne l’Aviation Légère de l’Armée de Terre il faut savoir que le NATO Tiger Meet débutera quatre jours seulement après la fin de l’exercice Orion 2026, ce qui peut en partie expliquer l’absence du 3ème RHC et de ses Gazelle. Concernant les Rafale B/C de la 3ème Escadre de Chasse et les Rafale M de la Flottille 11F il ne faut pas oublier qu’actuellement nos avions de combat sont engagés au Proche-Orient afin de sécuriser nos intérêts et ceux de nos pays partenaires, et que le porte-avions Charles de Gaulle opère lui aussi dans la région. En outre des Rafale français sont actuellement déployés en Europe septentrionale dans le cadre de l’opération otanienne Baltic Air Policing. La France n’a donc sans doute pas les moyens de se démultiplier, même aux profits du NATO Tiger Meet 2026.
Pas de beaux Rafale du Lorraine cette année en Grèce.

L’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la Hongrie, l’Italie, la Pologne, et la Tchéquie seront présentes aux côtes de la Grèce qui joue à domicile. Nous aurons l’occasion de revenir sur cette future édition 2026 qui débutera dans un peu plus de deux semaines.
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Today, 1:10 PM
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Le Rafale teste sa capacité à tirer des roquettes à guidage laser de 68 mm pour abattre des drones

En octobre dernier, lors d’un entretien accordé au magazine Air Fan, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], le général Jérôme Bellanger, avait évoqué le projet d’adapter le Mirage 2000D RMV à la lutte antidrone.

«Nous étudions des options […] issues de nos réflexions sur les conflits actuels, comme la possibilité d’adapter des armements à bas coûts pour traiter la menace de type drones Shahed. Ces systèmes d’armes prolifèrent sur tous les théâtres et, dans un contexte d’engagement majeur, il est inenvisageable de consommer nos armements les plus sophistiqués et les plus coûteux pour les détruire», avait-il expliqué.

Le bombardement tactique étant la mission principale du Mirage 2000D RMV, l’idée évoquée par le CEMAAE supposait alors d’adapter la conduite de tir de sa nacelle canon au mode air-air et de lui donner la capacité de tirer des roquettes à guidage laser, à l’instar de ce qu’avait fait l’US Air Force quelques mois plus tôt, celle-ci ayant intégré des APKWS II à ses avions de combat [F-15, A-10 et F-16] pour abattre les drones lancés par les rebelles houthistes depuis le Yémen.

Seulement, les répliques des opérations «Fureur épique» et «Rugissement du lion», lancées respectivement par les États-Unis et Israël contre le régime iranien, ont contraint le ministère des Armées à accélérer le mouvement, les Rafale de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] engagés dans la protection de l’espace aérien des Émirats arabes unis [et, a priori, de celui de l’Irak] ayant consommé plusieurs dizaines de missiles air-air MICA IR/EM à 700 000 euros l’unité pour abattre des drones Shahed vingt fois moins chers.

Aussi, la Direction générale de l’armement [DGA] a promptement réagi en intégrant la liaison tactique L16 sur l’hélicoptère de reconnaissance et d’attaque EC665 Tigre de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] pour lui permettre d’effectuer des mission de lutte antidrone, grâce à son canon de 30 mm. Les quatre exemplaires déployés aux Émirats arabes unis depuis la fin du mois de mars ont d’ailleurs ouvert leur tableau de chasse.

Mais d’autres travaux ont été lancés par la DGA afin de permettre au Rafale d’utiliser des munitions beaucoup moins coûteuses que les MICA IR/EM pour la lutte antidrone.

«Nous avons passé un contrat à Dassault Aviation pour modifier la conduite de tir du Rafale parce que pour ‘descendre’ un Shahed au canon, il faut s’en rapprocher. Ce n’est pas un sport de masse, c’est quand même assez risqué. Quand on est très très près du Shahed, il y a un effet de parallaxe» qu’il faut réduire, a en effet expliqué Patrick Pailloux, le Délégué général pour l’armement, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 15 avril.

En outre, la DGA a lancé une étude pour intégrer un panier à roquettes sur le Rafale. «Roquettes qui sont notamment fabriquées par Thales et qui sont évidemment beaucoup moins chères que les MICA. C’est en cours et cette capacité sera disponible cet été», a précisé M. Pailloux, sans donner plus de détails sur le type du lanceur et des munitions associées.

Quoi qu’il en soit, les essais sont déjà en cours. C’est en effet ce que suggère une photographie du Rafale M1 qui, prise dans les environs de la base aérienne d’Istres, vient d’être diffusée via les réseaux sociaux.

Selon ce document, la configuration testée repose sur au moins un lanceur TELSON 12 JF qui, développé par Thales, contient douze roquettes ACULEUS-LG de 68 mm, ainsi que sur une nacelle optronique TALIOS pour l’acquisition et le suivi des cibles.

D’autres forces aériennes ont entrepris une démarche similaire. C’est ainsi le cas de la composante «Air» de la Défense belge [avec un F-16 doté de roquettes APKWS-II] et de la Royal Air Force, qui a récemment mené des essais avec un Eurofighter Typhoon, avec l’appui de BAE Systems.
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Today, 1:10 PM
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Après des attaques de drones ukrainiens, Moscou menace les pays baltes et la Finlande en invoquant la «légitime défense»

Lors de son audition à l’Assemblée nationale pour présenter le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général Fabien Mandon, a une nouvelle fois prévenu. «La permanence d’une menace russe sur notre continent, avec une guerre ouverte […] reste ma préoccupation première en termes de préparation des armées», a-t-il dit.

«Chaque pays garde la liberté d’évoluer», a continué le CEMA. Mais selon les projections qu’il a partagées avec les députés, la Russie devrait compter 1,9 million de combattants en 2030 contre 1,3 million actuellement. Son industrie de l’armement tournant à plein régime, il est attendu qu’elle fasse passer le nombre de ses chars de 4 000 à 7 000 et qu’elle porte le format de son aviation de combat de 1 200 à 1500 appareils. Enfin, sa flotte de guerre compterait toujours entre 230 et 240 navires. Et c’est sans compter sa production de drones d’attaque et de munitions complexes [missiles de croisière et missiles balistiques].

«C’est quelque chose qui n’est absolument pas dogmatique, c’est quelque chose de renseigné», a insisté le général Mandon, qui avait précédemment dit craindre un choc avec la Russie d’ici trois ou quatre ans. «Nous sommes dans une période de danger. Il ne faut pas susciter de l’inquiétude, mais juste de l’éveil», a-t-il ajouté, pour justifier l’effort budgétaire [36 milliards de plus] prévu par l’actualisation de la LPM 2024-30.

Cela étant, ce «choc» avec la Russie pourrait-il avoir lieu avant cette échéance de trois ou quatre ans évoquée par le CEMA ? Cette hypothèse n’est pas impossible étant donné que l’effort d’armement entrepris par plusieurs membres de l’Otan, à commencer par les pays baltes, est encore loin d’être achevé et que l’opération lancée par les États-Unis contre le régime iranien vide les stocks de munitions des forces américaines.

Même si le Pentagone a pris des mesures pour les reconstituer [quitte, a priori, à retarder certaines livraisons à l’exportation], la question est de savoir si Washington sera en mesure de répondre à une éventuelle activation de la clause de défense collective de l’Alliance atlantique, que ce soit pour des raisons politiques ou à cause d’une dégradation de la situation dans la zone indopacifique où, par exemple, la Chine et les Philippines sont à couteaux tirés.

Quoi qu’il en soit, depuis quelques jours, la Russie durcit le ton à l’égard des pays baltes et de la Finlande.

Le 6 avril, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a dit avoir adressé un «avertissement approprié» à la Lituanie, l’Estonie et la Lituanie après les avoir accusées de permettre aux drones d’attaque ukrainiens de survoler leur territoire avant d’aller frapper des infrastructures critiques en Russie. «Si les régimes de ces pays ont assez de bon sens, ils écouteront. Sinon, ils devront faire face à une réponse», a-t-elle asséné. Et cela alors que les forces ukrainiennes venaient d’enchaîner plusieurs frappes contre les infrastructures pétrolières de la région de Leningrad, notamment celles d’Oust-Louga et de Primorsk, essentielles pour les exportations russes transitant par la mer Baltique.

Les pays baltes ont rejeté les accusations russes, tout en admettant que des drones ukrainiens aient pu pénétrer par erreur dans leur espace aérien, comme cela est arrivé en Estonie, en Lettonie et même en Finlande, lors d’attaques massives. Et cela en raison, probablement, du brouillage électronique russe.

Cela étant, dix jours plus tard, le secrétaire du Conseil de sécurité de la fédération de Russie, Sergueï Choïgou, par ailleurs ancien ministre de la Défense, a haussé le ton non seulement à l’endroit des pays baltes mais aussi à celui de la Finlande.

«Ces derniers temps, les frappes de drones ukrainiens contre la Russie, via la Finlande et les pays baltes, se sont multipliées. Il en résulte […] des dégâts importants aux infrastructures civiles», a-t-il d’abord fait valoir, via un communiqué de presse. Et «cela peut se produire dans deux cas : soit les systèmes de défense aérienne occidentaux sont extrêmement inefficaces, soit ces États cèdent délibérément leur espace aérien, devenant ainsi complices d’une agression contre la Russie», a-t-il poursuivi.

Aussi, a prévenu M. Choïgou, «dans ce dernier cas, l’article 51 de la Charte des Nations unies, qui stipule le droit inhérent des États à la légitime défense en cas d’attaque armée, entre en vigueur, en vertu du droit international». En un mot, Moscou menace ces quatre pays d’une riposte militaire.

Cela étant, comme l’a souligné le général Ivan Martin, qui commande la cellule Anticipation, Stratégie, Orientation de l’État-major des armées après avoir été attaché militaire en Russie et en Ukraine, les pays de la Baltique sont déjà confrontés à des actions relevant de la «guerre hybride».

«Si on observe ce qui s’est passé dans les pays baltes – les attaques cyber, les événements dans le domaine informationnel, mais aussi les violations de l’espace aérien -, on comprend bien qu’y compris et en premier lieu sous le seuil strict de l’affrontement armé, des choses se produisent déjà dans cette région», a-t-il en effet confié à RFI, le mois dernier.
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Le Bâtiment ravitailleur de forces «Émile Bertin» a été mis à l’eau à Saint-Nazaire

Le Bâtiment ravitailleur de forces «Émile Bertin» a été mis à l’eau à Saint-Nazaire | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Si, en matière d’armement, certaines coopérations européennes sont «compliquées», ce n’est pas le cas de celle qui a été établie entre la France et l’Italie pour le programme LSS [Logistic Support Ship], géré par l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr] pour le compte de la Direction générale de l’armement [DGA] et la Direzione degli Armamenti Navali [NAVARM].

Notifié en 2019 à Naval Group et aux Chantiers de l’Atlantique par l’OCCAr, le contrat «FLOTLOG» [Flotte Logistique], d’une valeur de 1,7 milliard d’euros, vise à remplacer les Bâtiments de commandement et de ravitaillement [BCR, classe Durance] de la Marine nationale.

Dans le détail, les Chantiers de l’Atlantique assurent la construction des navires tandis que Naval Group est chargé de fournir leur système de combat ainsi que les installations aéronautiques.

Basés sur le pétrolier-ravitailleur A5335 Vulcano conçu par Fincantieri, deux premiers Bâtiments ravitailleurs de forces [BRF], à savoir le Jacques Chevallier et le Jacques Stosskopf, ont été livrés. Le premier a été admis en service en novembre 2024 tandis que le second effectue actuellement son déploiement de longue durée [DLD], étape indispensable avant qu’il puisse être déclaré pleinement opérationnel.

Quant au troisième BRF, l’Émile Bertin, il vient d’être mis à l’eau par les Chantiers de l’Atlantique, vingt mois après la pose de la quille de sa section avant par Fincantieri, au chantier naval Castellammare di Stabla [Italie]. La proue du navire a été transférée à Saint-Nazaire en septembre dernier.

«Le programme FLOTLOG a franchi un jalon majeur avec la mise à flot du BRF Émile Bertin, début avril 2026 et son transfert vers le quai de la prise d’eau amont de Saint-Nazaire en vue d’une livraison à la Marine nationale en 2027», a annoncé le ministère des Armées, via un communiqué diffusé dans la soirée du 17 avril.

«Ce bâtiment est le troisième d’une série de quatre, qui ont été commandés en 2019 auprès du groupement momentané d’entreprises composé des Chantiers de l’Atlantique et de Naval Group», a-t-il rappelé. «Indispensables à l’autonomie stratégique de la Marine nationale, ces ravitailleurs donnent à la France la capacité de conduire des opérations en haute mer et de se déployer loin et longtemps», a-t-il conclu.

La construction du quatrième BRF, le «Gustave Zédé», n’a pas encore commencé. Contrairement à ce qu’avait pu laisser entendre un communiqué publié par le ministère des Armées en novembre dernier, lequel avait évoqué une livraison en 2029 [ce qui était le plan initial, ndlr], le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 a confirmé qu’il serait remis à la Marine nationale après 2030. En attendant, le BCR Somme, qui devait être désarmé en 2027, a été prolongé pour un an de plus.

Pour rappel, affichant un déplacement de 31 000 tonnes, pour une longueur de 194 mètres et une largeur de 24 mètres, un BRF est doté d’une double coque et de quatre mâts de ravitaillement polyvalents lui permettant de soutenir simultanément deux navires. Pouvant transporter 1 500 tonnes de fret et 13 000 mètres cubes de carburant, il a la capacité de transférer des missiles vers un autre navire en mer. Armé de deux canons RAPIDFire de 40 mm et d’un système de défense aérienne Simbad-RC, il met en œuvre un hélicoptère NH90 Caïman et un drone aérien.

Photo : Naval Group / Chantiers de l’Atlantique
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Today, 1:06 PM
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Liban : Un militaire du 17e Régiment du Génie Parachutiste a été tué lors d’une attaque attribuée au Hezbollah

Liban : Un militaire du 17e Régiment du Génie Parachutiste a été tué lors d’une attaque attribuée au Hezbollah | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Quarante-huit heures après l’entrée en vigueur d’une trêve entre Israël et le Hezbollah, par ailleurs plus ou moins respectée, un sous-officier du 17e Régiment du Génie Parachutiste [RGP], engagé dans l’opération Daman, a été tué alors qu’il effectuait une mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la Force intérimaire des Nations unies [FINUL] dans la région de Deir-Kifa. Trois de ses camarades ont été blessés.

«Le sergent-chef Florian Montorio du 17e Régiment du Génie Parachutiste de Montauban est tombé ce matin au sud-Liban lors d’une attaque contre la FINUL. Trois de ses frères d’armes sont blessés et ont été évacués», a en effet annoncé le président Macron, via le réseau social X, ce 18 avril. «La Nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban», a-t-il ajouté.

Selon la ministre des Armées, Catherine Vautrin, le détachement français a été pris dans une embuscade par un «groupe armé», à très courte distance. «Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer», a-t-elle précisé.

«Sous-officier expérimenté, déjà déployé plusieurs fois en opération, le sergent-chef Florian Montorio inspire le respect et l’admiration par son parcours, sa personnalité, son courage. […] Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d’armes», a commenté Mme Vautrin.

Auparavant, un porte-parole de la FINUL avait confirmé qu’un «incident s’était produit» dans le secteur de Ghandouriyé, dans le sud du Liban, et annoncé l’ouverture d’une enquête, sans plus de précisions.

Cela étant, le président Macron a attribué la responsabilité de cette attaque contre le détachement du 17e RGP au Hezbollah.

«Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah. La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FINUL», a affirmé le chef de l’État.

Pour rappel, le 12 mars, un autre militaire français, le major Arnaud Frion, du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins, a été tué en Irak, lors d’une attaque revendiquée par la milice chiite Ahab al-Kahf, alignée sur Téhéran, comme le Hezbollah.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a «fermement condamné» cette attaque «contre des éléments français de la FINUL».

«J’ai donné des instructions strictes pour procéder à une enquête immédiate afin de découvrir les circonstances de cette agression et de traduire les auteurs en justice. Il est évident que ce comportement irresponsable cause un préjudice considérable au Liban et à ses relations avec les pays amis qui le soutiennent dans le monde», a-t-il conclu.

Plus tard, sans porter d’accusation contre le Hezbollah, la FINUL a confirmé que l’attaque contre les militaires français avait été lancée par un groupe armé irrégulier.

«Ce matin, une patrouille de la FINUL déminant des engins explosifs le long d’une route dans le village de Ghandouriyé pour rétablir les liens avec des positions isolées de la FINUL a été prise pour cible par des tirs d’armes légères provenant d’acteurs non étatiques», a-t-elle en effet indiqué, via X.

Photo : Militaires français de la FINUL / Archive / armée de Terre
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Today, 1:04 PM
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L’Allemagne va pouvoir doter ses futures frégates F127 de systèmes de combat américains pour 10 milliards d’euros

L’Allemagne va pouvoir doter ses futures frégates F127 de systèmes de combat américains pour 10 milliards d’euros | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pour le moment, promis à un groupement industriel formé par TKMS et NVL [Naval Vessels Lürssen], le marché «NGFrig-AD» [Projekt Next Generation Frigate – Air Defence], qui vise à livrer huit nouvelles frégates de défense aérienne de type F127 à la Deutsche Marine, n’a toujours pas été notifié par le ministère allemand de la Défense.

Les détails sur cette nouvelle classe de navires sont encore parcellaires. On sait qu’ils auront un déplacement de 10 000 tonnes, qu’il est question de les doter de 96 systèmes de lancement vertical Mk41, de missiles SM-6 Block I et SM-2 Block IIIC, du système de combat naval AEGIS de Lockheed Martin et du radar SPY-6(V)1 de Raytheon.

Pour résumer, si la coque de cette frégate sera allemande, son système de combat sera… américain.

D’ailleurs, le 17 avril, le Bureau des affaires politico-militaires du département d’État [qui s’est substitué à la DSCA depuis peu] a rendu un avis pour recommander au Congrès d’accepter la vente à l’Allemagne de «systèmes de combat intégré et d’équipements de soutien» destinés au frégates F-127 pour un montant estimé à 11,9 milliards de dollars [soit environ 10 milliards d’euros].

Entre autres, le gouvernement allemand a demandé l’autorisation de se procurer, via le dispositif appelé FMS [Foreign Military Sales], huit systèmes de combat intégrés [ICS] MK 6 MOD X basés sur l’AEGIS, huit radars AN/SPY(V)1 à balayage électronique actif en bande S, 88 systèmes de lancement vertical MK40 Baseline VIII, 8 systèmes de positionnement, de navigation et de synchronisation basés sur le système GPS, neuf affûts de canon MK 45, trois systèmes de guerre électronique AN/SLQ-32(V)6 ; huit radars AN/SPQ-9B et huit systèmes de navigation inertielle AN/WSN-12.

La liste comprend également des dispositifs IFF [identification amis/ennemis] compatibles avec le standard Mod 5/S, des canons MK38 MOD 4 de 30 mm, des systèmes de conduite de tir MK99 Mod 14 et des systèmes de visée électro-optique MK20.

Le soutien de ces équipements est pris en compte dans le devis publié par le département d’État.

Cette vente potentielle «soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en améliorant la sécurité d’un allié de l’Otan, qui est une force de stabilité politique et de progrès économique en Europe. Elle renforcera les capacités de la marine allemande à faire face aux menaces actuelles et futures en améliorant la défense nationale et territoriale ainsi que l’interopérabilité avec les forces américaines et celles de l’Otan», a justifié la diplomatie américaine.

Selon des documents budgétaires évoqués par Politico, le ministère allemand de la Défense prévoit d’investir 26 milliards d’euros pour le développement et la construction des frégates F-127. Sous réserve du résultat des négociations contractuelles qui vont s’ouvrir, la valeur totale des équipements devant être acquis auprès de Raytheon et de Lockheed Martin représentera environ 40 % de cette somme.
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