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January 22, 2025 10:12 PM
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Des nominations en bataille: le Pentagone bientôt en ordre de marche

Des nominations en bataille: le Pentagone bientôt en ordre de marche | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le président Donald Trump a nommé Robert Salesses au poste intérimaire de secrétaire à la Défense par intérim en attendant le feu vert du Congrès et la
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Les communications tactiques néerlandaises modernisées par Thales

Les communications tactiques néerlandaises modernisées par Thales | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est une victoire sans surprise de Thales aux Pays-Bas, qui décroche un marché majeur pour la modernisation des communications tactiques et infrastructures IT des forces armées néerlandaises.

Officialisé juste avant Noël, cet accord-cadre dit « C2Infra » porte, comme son nom l’indique, sur la livraison et le développement de systèmes IT de commandement et de contrôle (C2). C’est l’une des briques majeures de FOXTROT, ce programme d’ensemble visant à moderniser les communications tactiques et infrastructures IT d’environ 8000 véhicules, 3500 combattants débarqués, 135 navires et 110 aéronefs.

C2Infra représente ainsi un investissement global de 471 M€ que la Défense néerlandaise prévoit de déployer entre 2028 et 2040. Son attribution était annoncée de longue date. Les Pays-Bas ont en effet invoqué l’article 346 du TFUE pour éviter le recours à une mise en compétition et se tourner d’emblée vers Thales Nederland, « seul fournisseur néerlandais capable de proposer une solution matérielle/logicielle (propriétaire) répondant aux exigences techniques et opérationnelles ».

« Cet accord démontre clairement comment la numérisation et l’innovation renforcent la souveraineté européenne en matière de défense. En fournissant des systèmes IT tactiques évolutifs dans le cadre du programme FOXTROT, nous contribuons à la vision ‘Readiness 2030’ et garantissons que nos forces armées soient connectées, résilientes et prêtes à relever les défis de demain », déclarait le PDG de Thales Nederland, Gerben Edelijn.

Si FOXTROT est à vocation interarmées, C2Infra représente surtout « une avancée significative dans la modernisation des systèmes de communication tactique et informatiques déployés lors d’opérations terrestres, principalement par l’armée royale néerlandaise », souligne le commandement en charge du matériel et de l’IT, le COMMIT.

Thales fournira notamment sa solution SOTAS, une combinaison d’intercoms, de radios et de réseaux de données garantissant la communication entre et au sein des véhicules, avec les combattants et les systèmes d’armes. L’Australie, le Brésil ou encore le Danemark, par exemple, l’ont également acquise au cours de la dernière décennie. « Les équipements existants seront également perfectionnés », expliquait la Défense néerlandaise. De quoi renouveler un ensemble d’outils en service depuis 1993.
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SYFRALL officiellement attribué à un trio d'industriels français

SYFRALL officiellement attribué à un trio d'industriels français | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Direction générale de l’armement (DGA) a officiellement attribué le marché SYFRALL à CNIM Systèmes Industriels (CSI), CEFA et Soframe. Ensemble, ils répondront au besoin pressant de renouvellement des moyens de franchissement de coupure humide de l’armée de Terre.

C’était l’un des dossiers capacitaires que les armées espéraient matérialiser en 2025, après un report décidé un an plus tôt afin de simplifier les exigences. Promesse tenue, mais sur le fil. Notifié le 30 décembre, cet accord-cadre verra CSI, CEFA et Soframe livrer et soutenir des systèmes de franchissement léger-lourd (SYFRALL) attendus de longue date par les régiments du génie.

Destiné à remplacer les engins de franchissement de l’avant (EFA), moyens légers de franchissement (MLF) et ponts flottants motorisés (PFM), un système SYFRALL sera composé de portières de classe MLC 40R et MLC 85C/100R et des ponts de classe MLC 85C/100R, le tout embarqué sur camion porteur protégé ou non. De quoi permettre à toute la gamme de véhicules SCORPION ou à un char Leclerc rénové de traverser rivières, lacs et autres fleuves.

La surprise n’est que relative pour le trio concerné, seul en lice dans une procédure négociée sans mise en concurrence « pour des raisons techniques ». L’ampleur de l’investissement ? Près de 700 M€ sur 10 ans. Conduit de manière incrémentale, SYFRALL devait théoriquement bénéficier d’une affectation initiale de 150 M€ en 2025 afin de pouvoir engager le lancement en réalisation d’une première phase. L’objectif inscrit dans la loi de programmation militaire reste de disposer de huit portières (ou 300 m de ponts) d’ici à 2030, avec des livraisons espérées à compter de l’an prochain.

Chef de file du groupement, CSI s’est depuis longtemps associé à CEFA pour pousser des offres communes tant en France qu’à l’export. En ressort le PFM XP proposé aux armées françaises, une version courte du PFM de nouvelle génération d’ores et déjà vendu et livré à la Pologne, donc mature. Soframe sera quant à lui chargé du volet mobilité, les différents modules devant être emmenés sur base d’un porteur 8×8.
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Norvège: des milliers de propriétaires peuvent voir leurs biens réquisitionnés en temps de guerre

Norvège: des milliers de propriétaires peuvent voir leurs biens réquisitionnés en temps de guerre | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Plusieurs milliers de Norvégiens propriétaires de bâtiments, de bateaux, d'immeubles et de machines ont reçu ce lundi une lettre de l'armée norvégienne
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La prédation US en marche: après le Groenland, bientôt le tour de Diego Garcia?

La prédation US en marche: après le Groenland, bientôt le tour de Diego Garcia? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le président américain Donald Trump a qualifié ce mardi de "grande stupidité" l'accord de restitution des îles Chagos par le Royaume-Uni à l'île Maur
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Lutte anti-drones : la France face au défi du passage à l’échelle

Lutte anti-drones : la France face au défi du passage à l’échelle | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Lutte anti-drones : capteurs, IA, brouillage, canon, lasers… mais un enjeu domine : passer à l’échelle pour protéger sites sensibles et OIV.
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Imagerie thermique non refroidie : Lynred miniaturise ses capteurs LWIR XGA

Imagerie thermique non refroidie : Lynred miniaturise ses capteurs LWIR XGA | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Avec le Yocto1024, le Grenoblois propose un capteur LWIR combinant haute résolution et encombrement minimal afin de répondre à la demande d’équipements infrarouges toujours plus légers et compacts, mais conservant des capacités de détection à longue portée et une bonne qualité d’image. Lynred, société grenobloise spécialisée dans les technologies d’imagerie infrarouge, lance la commercialisation de […]
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La Marine nationale lance le projet DANAE afin de se doter rapidement d'un drone de surface armé

Comme il l’a rappelé lors d’une audition au Sénat, en novembre dernier, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Nicolas Vaujour, a la même ambition que son homologue britannique, à savoir « droniser partout où c’est possible et maintenir ‘habité’ ce qui est nécessaire ».

Seulement, si cela ne pose, a priori, pas de problèmes insurmontables pour le domaine aérien, il en va tout autrement pour les drones navals, qu’ils soient sous-marins ou de surface.

« Évaluer un système de drones, c’est apprécier leur résistance et leur employabilité opérationnelle. Les drones aériens actuels tiennent sans problème vingt-quatre heures : technologiquement, la robustesse opérationnelle est acquise. Les drones sous-marins, en revanche, n’ont pas encore cette robustesse… Or un drone sous-marin doit pouvoir tenir longtemps en mer – un jour, deux jours, trois jours », avait développé l’amiral Vaujour lors de cette audition. Et de s’interroger : « Sommes-nous capables d’aller plus loin ? »

Cela vaut aussi pour les drones de surface [USV]. « Employer tel drone pendant quelques heures, c’est facile : certains tiennent même plusieurs jours. Mais un drone d’escorte est-il capable de naviguer en autonomie plusieurs mois ? Non. Peut-il tenir plusieurs semaines ? Non plus. Une semaine ? Peut-être. Mais si le drone s’arrête de fonctionner au bout d’une semaine, comment procède-t-on ? La capacité d’autonomie est un véritable problème », avait expliqué le CEMM.

Aussi, la volonté de la Marine nationale d’aller vite dans la « dronisation » est contrariée par le manque de maturité des systèmes qui lui sont proposés. « La robustesse n’est pas encore complètement au rendez-vous », avait insisté l’amiral Vaujour.

D’où l’importance du projet – inédit – qui, financé par l’Agence de l’innovation de défense [AID], vient d’être lancé par la Marine nationale à Saint-Mandrier [Var], avec l’appui du centre d’expertise et d’essai « Techniques navales » de la Direction générale de l’armement [DGA].

Appelé DANAE [pour Drone de surface Autonome Naval avec une capacité d’Armement Embarqué], il s’agit d’un projet d’accélération de l’innovation [PAI] qui vise à doter la Marine nationale de drones de surface capables d’assurer la protection de ses bases navales et l’escorte de ses navires.

« Un PAI a vocation à accélérer l’innovation aux côtés de l’écosystème civil. Ces projets spécifiques visent à capter l’innovation issue du marché civil afin de les déployer au plus tôt », souligne l’AID.

Ce projet va se dérouler en trois phases. La première, qui vient de débuter, implique sept entreprises de la Base industrielle et technologique de défense [BITD], à savoir Keys4sea, Exail, SeaOwl Group, Marine Tech, Thales, SIREHNA [filiale de Naval Group] et SEAir. Les systèmes qu’elles ont soumis vont être évalués et testés « en termes de performances de navigation, d’endurance et d’autonomie décisionnelle [détection et gestion des menaces] », explique l’AID.

À l’issue de cette première phase, les trois drones de surface offrant les meilleures capacités [et/ou le plus de potentiel] seront sélectionnés. Puis, des prototypes seront développés en fonction des besoins exprimés par la Marine nationale. Le projet DANAE se terminera avec la sélection d’un modèle d’USV promis à une production en série.

Devant les sénateurs, l’amiral Vaujour décrit le projet DANAE comme étant « crucial ».

« Je veux que nous testions ces objets, car nous devons être certains de ce que nous faisons : il ne faut pas dépenser l’argent inutilement. Il faut donc avancer sur ce terrain si nous voulons pouvoir employer de tels drones dans les opérations de surveillance et de renseignement, en complément d’autres ressources – patrouilleur, drone de surface, drone sous-marin de type ‘glider’ – et améliorer notre protection des approches maritimes », avait-il fait valoir.

Photo : Naval Group
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Les coûts du futur avion de combat développé par l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni ont déjà triplé

Les coûts du futur avion de combat développé par l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni ont déjà triplé | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Si la France, l’Espagne et l’Allemagne peinent à surmonter leurs désaccords sur la façon de mener le projet de Système de combat aérien du futur [SCAF], le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon sont parvenus à faire avancer leur programme commun d’avion de combat de 6e génération, à savoir le GCAP [Global Combat Air Programme].

Ainsi, en décembre 2024, ces trois pays ont confirmé leur coopération en signant l’accord GIGO [GCAP International Government Organisation]. Puis, six mois plus tard, BAE Systems, Leonardo et Japan Aircraft Industrial Enhancement [JAIEC, qui réunit Mitsubishi Heavy Industries et Society of Japanese Aerospace Companies] ont parachevé le schéma industriel de ce projet avec la création de la coentreprise Edgewing. En outre, l’objectif de faire voler un démonstrateur en 2027, en vue d’une mise en service en 2035, est régulièrement rappelé.

Le 16 janvier, lors d’une rencontre à Tokyo, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, et son homologue japonaise, Takaichi Sanae, « se sont félicitées des progrès accomplis dans le cadre du GCAP, [lequel] vise à développer conjointement avec le Royaume-Uni un avion de chasse de nouvelle génération ». Et elles « ont confirmé l’importance d’atteindre l’objectif de livrer le premier appareil en 2035 ».

En apparence, le GCAP suit son cours normalement. Mais il faut toujours se méfier des apparences. En effet, selon un document budgétaire émanant du ministère italien de la Défense, les coûts de développement pour les deux premières phases de ce projet ont triplé en cinq ans.

« Par rapport aux coûts estimés en 2021, l’engagement de l’Italie dans la conception et le développement du système de combat aérien de 6e génération [avions et drones d’escorte] est passé de 6 à 18,6 milliards d’euros », a en effet rapporté le site spécialisé italien Analisi Difesa, le 17 janvier.

Cette explosion des coûts n’est pas due à l’organisation industrielle du programme mais à « la maturation technologique, aux essais, au développement et à la conception », explique le ministère transalpin de la Défense. Des sources « proches du dossier » ont précisé auprès de l’agence ANSA qu’il s’agit de tenir compte de « l’évolution rapide de l’intelligence artificielle » et, surtout, de la hausse des prix des minéraux critiques.

L’échéancier du GCAP s’étend jusqu’en 2050 et compte quatre phases. Pour le moment, l’Italie a décaissé 2 milliards d’euros, ce qui couvre en partie le financement de la première. Aussi, 16,6 milliards d’euros sont nécessaires pour la mener à bien et achever la seconde.

Comme le souligne MILEX, qui suit l’évolution des dépenses militaires italiennes, le GCAP va coûter plus cher que le programme de chasseurs-bombardiers F-35A/B [18,3 milliards d’euros pour 90 exemplaires]. D’autant plus que les coûts évoqués ne tiennent pas compte de l’achat des avions issus du GCAP. Et pour cause : leur prix n’est pas encore connu.

« Il convient de noter que le programme GCAP […] ne peut être financé par le prêt de 14,9 milliards d’euros du programme européen SAFE que l’Italie prévoit d’obtenir, car il ne s’agit pas d’un programme européen et il est encore en phase de développement, donc non éligible à ce type de financement. Par conséquent, l’intégralité du programme GCAP devra être financée par des ressources nationales », précise MILEX.

Cependant, le gouvernement italien estime que « les implications économiques et industrielles seront particulièrement importantes, avec des retombées positives attendues pour l’ensemble de l’écosystème de la défense nationale. »

Quant au Royaume-Uni, il a déjà investi 2 milliards d’euros dans le GCAP. Comme l’Italie. Et selon un document parlementaire publié en novembre 2024, 12 autres milliards sont prévus pour les dix prochaines années. « De nouvelles approbations budgétaires seront nécessaires pour l’exercice 2024/2025 afin de lancer la phase de développement. Selon le ministère de la Défense, les coûts finaux dépendront des solutions proposées, de l’efficacité du modèle et de notre capacité à agir rapidement », avait-il expliqué.

Quoi qu’il en soit, cette hausse significative des coûts de développement explique l’empressement du Royaume-Uni et de l’Italie à trouver de nouveaux partenaires. D’où leurs appels adressés à l’Allemagne pour qu’elle rejoigne le GCAP.

« L’Allemagne pourrait probablement rejoindre ce projet à l’avenir », avait d’ailleurs affirmé Guido Crosetto, le ministre italien de la Défense, lors d’une audition parlementaire, le 5 décembre dernier. « Nous créons les conditions pour que chaque pays souhaitant rejoindre ce programme sache quelle voie suivre » car « plus les pays s’unissent, plus la masse critique dans laquelle investir est importante, plus on peut rassembler les cerveaux, plus les retombées économiques sont grandes et plus les coûts pour nous sont faibles », avait-il fait valoir.
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Saab propose d'assembler 72 Gripen E/F et 6 avions d'alerte avancée GlobalEye au Canada

Saab propose d'assembler 72 Gripen E/F et 6 avions d'alerte avancée GlobalEye au Canada | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En mars 2025, sur fond de tensions diplomatiques et commerciales avec les États-Unis, le gouvernement canadien fit savoir qu’il allait reconsidérer l’achat de 88 chasseurs-bombardiers F-35A auprès de Lockheed-Martin, alors que 16 exemplaires avaient déjà fait l’objet d’une commande ferme.

Pour rappel, en 2022, à l’issue d’un appel d’offres lancé pour remplacer les CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne [ARC], Ottawa avait retenu le F-35A aux dépens du JAS-39 Gripen E/F proposé par le groupe suédois Saab. La candidature du F/A-18 Super Hornet de Boeing avait été écartée tandis que Dassault Aviation [Rafale] et le consortium Eurofighter n’avaient pas jugé pertinent de maintenir leur participation à cette compétition.

Quoi qu’il en soit, la décision sur l’avenir de l’aviation de combat canadienne se fait encore attendre, alors qu’elle aurait dû être annoncée dans le courant de l’été dernier. A priori, deux camps s’opposent.

Ainsi, l’ARC soutient la nécessité d’acquérir les 88 F-35A prévus car, selon un rapport interne évoqué par l’agence Reuters, il serait « insensé, d’un point de vue militaire » de scinder l’achat de nouveaux avions de chasse avec une commande de 72 autres appareils de facture européenne. Une position partagée par Stefanie Beck, alors sous-ministre de la Défense nationale, lors d’une audition parlementaire. Seulement, elle a dû quitter ses fonctions à l’issue d’un remaniement ministériel, le 19 décembre.

Pour d’autres responsables politiques, les arguments avancés par l’ARC pour justifier la poursuite des achats de F-35A constituent une « fausse excuse » car, comme l’a fait valoir Mélanie Joly, la ministre de l’Industrie, « tous les pays du G7 ont une flotte mixte ».

C’est dans ce contexte que, le mois dernier, les informations – confidentielles – sur les évaluations du F-35A et du JAS-39 Gripen faites durant l’appel d’offres ont opportunément « fuité » dans la presse. Et, selon Radio Canada, les chiffres sont sans appel.

En effet, il est apparu que le F-35A avait obtenu une note de 95 % [soit un total de 57,1 points sur 60] sur le seul critère des capacités militaires. De son côté, le Gripen s’en était tiré avec une note de 33 % [soit 19,8 points sur 60]. « L’écart considérable entre les deux appareils aide à comprendre pourquoi le gouvernement de Justin Trudeau s’est senti obligé de renier sa promesse électorale, faite en 2015, de ne pas procéder à l’achat du F-35 », a commenté Radio Canada.

Pour autant, cette fuite n’a pas permis de « plier » le débat… car d’autres considérations entrent en ligne de compte. Les compensations industrielles en font partie, Ottawa ayant l’objectif de tirer le maximum de retombées économiques de la hausse programmée de ses dépenses militaires [82 milliards de dollars canadiens sur les cinq prochaines années, ndlr].

Sur ce point, Saab a dévoilé son jeu. Selon CBC News, l’industriel suédois a proposé d’assembler 72 JAS-39 Gripen E/F et 6 avions d’alerte avancée GlobalEye [basé sur le Global Express 6000 de Bombardier, ndlr] au Canada. Ce qui permettrait de créer 12 600 emplois.

« Les projets de l’entreprise suédoise suscitent un vif intérêt au sein du gouvernement Carney, qui cherche à diversifier les sources d’approvisionnement du Canada en équipements militaires et à renforcer le secteur industriel durement touché par les tarifs douaniers imposés par le président américain Donald Trump », a avancé CBC News.

En outre, Simon Carroll, le PDG de Saab Canada, a réaffirmé l’engagement du groupe suédois à « fournir des solutions souveraines et de pointe aux Forces armées canadiennes, solutions qui contribueront à la croissance de l’industrie nationale ».

Mais Lockheed Martin n’a pas tardé à riposter en rappelant que 110 entreprises canadiennes font partie de la chaîne d’approvisionnement mondiale du F-35 et que le programme engendrera plus de 15,5 milliards de dollars canadiens de valeur industrielle pour le Canada d’ici 2058.

« Chaque F-35 contient des pièces d’une valeur de plus de 3,2 millions de dollars canadiens fabriquées au Canada », a-t-il ajouté. Et d’insister : « L’impact économique du F-35 dépasse largement le cadre de la production industrielle. Il dynamise les économies locales et aide les entreprises canadiennes à conquérir de nouveaux marchés. Nombre de fournisseurs ont tiré parti de leur expérience avec le F-35 pour remporter de nouveaux contrats dans le secteur aérospatial et de la défense à l’échelle internationale ».

Reste à attendre la décision d’Ottawa. Mais pour l’opinion publique, l’avantage va à Saab. Selon un récent sondage publié par Ekos, 43 % des personnes interrogées se disent favorables à l’achat de Gripen pour remplacer les CF-18 tandis que 29 % souhaitent une flotte mixte Gripen/F-35. Une flotte uniquement composée de F-35 ne réunit que 13 % des suffrages.
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Washington accuse une société sud-africaine d'avoir tenté de vendre deux simulateurs de P-8A Poseidon à la Chine

Washington accuse une société sud-africaine d'avoir tenté de vendre deux simulateurs de P-8A Poseidon à la Chine | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En 2022, il fut avancé que l’Armée populaire de libération [APL] recrutait des pilotes militaires occidentaux par l’intermédiaire d’une société sud-africaine, en l’occurrence la « Test Flying Academy of South Africa » [TFASA]. Et cela pour au moins deux raisons : disposer d’instructeurs pour accompagner la montée en puissance de ses capacités aéronavales et accroître ses connaissances sur les tactiques et les procédures mises en œuvre au sein de l’Otan.

Si des mesures ont été prises par les pays concernés [dont la France] pour mettre un terme à ce phénomène, la TFASA est toujours en affaires avec les autorités chinoises.

Du moins, c’est ce que prétend le département américain de la Justice [DoJ] qui, le 15 janvier, a dit avoir engagé une procédure pour confisquer deux simulateurs de mission [MCT] dédiés à l’entraînement des équipages d’avions de patrouille maritime P-8A Poseidon qui auraient dû être livrés à l’APL par cette société sud-africaine.

Logeant dans des conteneurs maritimes, ces MCT ont été conçus selon une configuration inspirée par celle d’un P-8A Poseidon. Développés dans le cadre du projet Elgar, selon les documents du DoJ, ils utilisent des logiciels basés sur un code écrit et commercialisé par une entreprise américaine [dont l’identité n’a pas été précisée, ndlr] et « enrichi » de données techniques relatives, notamment, à l’avion de patrouille maritime de Boeing.

« Les MCT et les logiciels associés ont été conçus par la TFASA, à partir de logiciels et de données techniques de défense d’origine américaine. Le projet Elgar visait à former les aviateurs de l’Armée populaire de libération aux techniques de lutte anti-sous-marine, afin d’accroître leur capacité à localiser et à suivre les sous-marins américains opérant dans le Pacifique », a résumé le DoJ.

En outre, a-t-il ajouté, « d’anciens pilotes de l’Otan, formés aux techniques de luttes anti-sous-marine », ont été recrutés par la TFASA pour travailler sur le projet Elgar.

Les deux simulateurs de mission auraient été saisis à Singapour, à bord d’un porte-conteneurs qui, appartenant à la compagnie maritime d’État chinoise COSCO, faisait route vers la Chine. Cette opération aurait été menée en 2024, en vertu de l’Export Control Reform Act [ECRA] et de l’Arms Export Control Act [AECA]. A priori, le bureau new-yorkais de l’agence « Homeland Security Investigations » [HSI] y a tenu le premier rôle.

« En interrompant le transfert d’équipements d’entraînement de pointe à la lutte anti-sous-marine à l’armée chinoise, le HSI de New York et ses partenaires ont privé les adversaires d’accès à des tactiques et capacités américaines essentielles et, par conséquent, ont protégé les intérêts vitaux des États-Unis », a en effet souligné le DoJ.

Quoi qu’il en soit, de nouveau mise en cause, la TFASA a dit rejeter « les allégations et les sous-entendus » du communiqué du DoJ, qu’elle a qualifié de « factuellement inexact et de trompeur ».

« La société réfute catégoriquement toute allégation de transfert d’expertise de l’Otan ou d’exportation, en violation des lois applicables, de technologies militaires américaines, de données techniques de défense ou d’autres informations confidentielles. Les conteneurs en question étaient des unités mobiles de formation de base et ne contenaient ni ne représentaient aucun simulateur tactique, système avancé ou capacité de formation militaire classifiée, sensible ou spécifique à une mission », a-t-elle ensuite fait valoir. Et, pour appuyer ses dires, elle a produit les résultats d’une enquête « indépendante » de trois pages, réalisée par… COSCO.
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January 21, 2:24 PM
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Mistral and Uvision announce Hero 90 selection for U.S. Army’s LASSO program

Mistral and Uvision announce Hero 90 selection for U.S. Army’s LASSO program | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Bethesda, MD – January  19, 2026 -Mistral Inc. and Uvision Inc. announced that the HERO 90 loitering munition has been
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January 21, 2:23 PM
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New sensor option enhances Do228 NXT capabilities for search and rescue and maritime patrol missions

New sensor option enhances Do228 NXT capabilities for search and rescue and maritime patrol missions | DEFENSE NEWS | Scoop.it
General Atomics AeroTec Systems announced a new advanced sensor option for its Do228 NXT multi-role aircraft.
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January 21, 2:22 PM
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DARPA completes RACER autonomous vehicle testing

DARPA completes RACER autonomous vehicle testing | DEFENSE NEWS | Scoop.it
DARPA, the Pentagon’s research and technology arm, confirmed on January 14, 2026, that its Robotic Autonomy in Complex Environments with Resiliency (RACER) program has completed final operational tests and is ready for transition to U.S. military units and commercial users.
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De nouveaux systèmes Leguan pour les sapeurs belges

De nouveaux systèmes Leguan pour les sapeurs belges | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Belgique a signé avec KNDS Deutschland pour la livraison de systèmes de pose de pont Leguan, l’un des projets d’investissement programmés pour l’an dernier mais que la Défense belge n’avait pas encore officialisé.

La filiale allemande du groupe européen fournira huit systèmes Leguan, 17 ponts de 26 mètres, un ensemble logistique et des outils spécifiques à la Défense belge. Montant de cet investissement au profit du génie de combat : environ 80 M€, tel qu’annoncé à l’été 2024 au lancement du processus d’achat.

Ces systèmes succèderont à ceux d’ancienne génération montés sur châssis Leopard 1. Leurs remplaçants seront quant à eux intégrés sur un porteur 10×10, un choix technique exprimé dès l’origine afin de conserver « une grande mobilité tactique et une capacité tout-terrain ».

Ce contrat a été décroché « face à de nombreux concurrents », précise KNDS Deutschland dans un communiqué publié aujourd’hui. Ceux-ci ne sont pas cités, mais un tel appel d’offres n’aura pas manqué de retenir l’attention de CNIM Systèmes Industriels, à l’origine du système SPRAT en service dans l’armée de Terre.

Ces ponts mobiles sont l’une des briques d’un pilier « Combat Support » en cours de renforcement au profit de la Force Terrestre belge. Plus de 1,5 Md€ sont fléchés vers le renouvellement capacitaire des appuis dans la nouvelle loi de programmation belge, dont 842 M€ pour l’acquisition de moyens d’appui à la mobilité et à la contre-mobilité, des systèmes robotisés de contre-minage ou encore des systèmes de pose de mines. Le tout, théoriquement engagé dès 2026.

KNDS Deutschland fait coup double dans ce segment. Hasard du calendrier, l’entreprise allemande a été missionnée le même jour pour livrer plusieurs systèmes Leguan additionnels à l’armée danoise. Des exemplaires eux aussi intégrés sur châssis 10×10 et appelés renforcer la mobilité de la 1ère brigade des forces terrestres, et un exemple des 22 armées aujourd’hui utilisatrices ou appelées à l’être.
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Douze plaques mémorielles de soldats français morts en Afghanistan et au Sahel installées à Balard

Douze plaques mémorielles de soldats français morts en Afghanistan et au Sahel installées à Balard | DEFENSE NEWS | Scoop.it
12 plaques mémorielles issues des bases de Gao et de Kaboul seront inaugurées au ministère des Armées et des Anciens combattants dans l’enceinte de Balard en parcelle Valin. Cette cérémonie, présidée par le général d’armée aérienne Fabien MANDON, chef d’état-major des armées (CEMA), se déroulera demain mardi, le 20 janvier de 10h à 11h.

Des plaques commémoratives étaient installées au sein des bases françaises de Gao et de Kaboul, portant les noms de soldats français tombés pour la France sur ces théâtres d’opérations. Elles sont les témoins silencieux de l’engagement et du sacrifice de ceux qui ont servi la Nation jusqu’au bout. À la fermeture de ces bases, ces plaques ont été recueillies et confiées au service historique de la Défense, afin que leur mémoire ne s’éteigne pas.

Le chef d’état-major de l’armée de Terre a souhaité que ces plaques trouvent une place au cœur d’une emprise militaire pour devenir un lieu de recueillement et de mémoire.

La date du 20 janvier a été retenue en mémoire des quatre soldats morts pour la France lors d’une action de combat à Gwan, en Afghanistan, en 2012 :
-Major Fabien WILLM – 93ème RAM
-Major Denis ESTIN – 93ème RAM
-Adjudant Svilen SIMEONOV – 2ème REG
-Maréchal des logis Geoffrey BAUMELA – 93ème RAM
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Les Français opposés aux projets impéralistes américains, selon une enquête de l'Ifop

Les Français opposés aux projets impéralistes américains, selon une enquête de l'Ifop | DEFENSE NEWS | Scoop.it
À l'occasion du premier anniversaire du second mandat de Donald Trump, le site d'information touristique et culturel Partir à New York a commandé une
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Des drones aériens militaires assemblés par Renault au Mans « d’ici la fin du premier semestre 2026 »

Des drones aériens militaires assemblés par Renault au Mans « d’ici la fin du premier semestre 2026 » | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Au Mans, l’usine Renault ne fabriquera plus seulement des châssis pour l’automobile. La direction générale du groupe a confirmé que des drones militaire
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Renault va produire des drones militaires

Renault va produire des drones militaires | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le constructeur automobile devrait produire des drones militaires dans ses usines du Mans et de Cléon, dans le cadre d’un contrat avec la DGA qui atteindrait un milliard d’euros sur dix ans, selon l’Usine Nouvelle. Selon des informations recueillies par l’Usine Nouvelle, le groupe Renault va produire des drones militaires pour le compte de la […]
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L'administration américaine autorise Singapour à acquérir 4 avions de patrouille maritime P-8A Poseidon

Lors d’une visite officielle à Washington, en septembre, le ministre singapourien de la Défense, Chan Chun Sing, fit savoir que la Cité-État avait l’intention de se procurer quatre avions de patrouille maritime P-8A Poseidon auprès de Boeing afin de remplacer les cinq Fokker 50 Enforcer II MPA utilisés depuis plus de trente ans par ses forces aériennes. Et cela aux dépens du C-295 MPA proposé par Airbus.

Pour Singapour, ce programme vise notamment à renforcer ses moyens de lutte anti-sous-marine [ASM]. Moyens dont ne disposent pas ses Fokker 50, dont le maintien en condition opérationnelle [MCO] est par ailleurs de plus en plus difficile à assurer, faute de trouver les pièces de rechange nécessaires.

Seulement, même si Singapour a commandé vingt chasseurs-bombardiers F-35 [le premier exemplaire devrait lui être livré à la fin de cette année], le feu vert pour l’achat de ces quatre P-8A Poseidon n’était pas pour autant acquis.

En effet, soucieuse de ménager les équilibres entre les États-Unis et la République populaire de Chine, qui est son premier partenaire commercial, la Cité-État a renforcé sa coopération militaire avec Pékin tout en veillant à maintenir des liens militaires et stratégiques forts avec Washington. Une telle position n’est pas simple à tenir.

L’équipement militaire de Singapour « étant en grande partie de fabrication américaine, un partage trop important avec l’Armée populaire de libération lors des exercices communs pourrait potentiellement poser des problèmes », avait ainsi souligné une note de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire [IRSEM], publiée en 2023.

Mais on n’en est pas encore arrivé à ce point. En effet, le 20 janvier, la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], chargée des exportations d’équipements militaires américains au titre du dispositif FMS [Foreign Military Sales] a recommandé au Congrès d’accepter la vente potentielle à Singapour de quatre P-8A Poseidon et 8 torpilles légères Mk 54 MOD 0 pour un montant estimé à 2,316 milliards de dollars.

« Cette vente proposée renforcera les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en améliorant la sécurité d’un partenaire stratégique qui joue un rôle important dans la stabilité politique et le progrès économique en Asie », a justifié la DSCA.

En outre, elle « renforcera la capacité de Singapour à faire face aux menaces actuelles et futures en lui fournissant une force maritime crédible, capable de dissuader ses adversaires et de participer aux opérations des États-Unis et de leurs alliés », a ajouté l’agence américaine.

Pour les forces sigapouriennes, ces P-8A Poseidon leur permettront de surveiller les approches du port de Singapour qui, situé à proximité de routes maritimes majeures en Asie du Sud-Est, « traite » plus de 40 millions de conteneurs par an, ce qui en fait la deuxième installation portuaire du monde, derrière celle de Shanghai.

Pour rappel, conçu à partir d’un Boeing B-737, le P-8A Poseidon est doté d’un radar multi-cibles de surface AN/APY-10 [fourni par Raytheon], d’un radar à ouverture synthétique AN/APS-128 et d’un système de détection passif AN/ALR-73. Il emporte des torpilles, des charges de profondeur Mk-57 et Mk-101, des mines Mk-55 et Mk-56 ainsi que des missiles antinavires AGM-84 Harpoon et LRSAM.
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La Grèce va bénéficier de l'expérience opérationnelle acquise par Israël grâce au F-35

En mai 2018, le général Amikam Norkin, alors commandant de la force aérienne israélienne [IAF] fit savoir que l’escadron 140 « Aigle Doré » avait été le premier au monde à avoir engagé des chasseurs-bombardiers F-35 dans des missions de combat. Et cela alors qu’il venait d’être déclaré opérationnel sur ce type d’appareil seulement quelques mois plus tôt.

Pour rappel, les F-35 mis en œuvre par Tsahal sont différents de ceux livrés par Lockheed Martin aux autres forces aériennes. Ils sont en effet équipés d’un système de guerre électronique développé par Elbit Systems qui leur est propre. En outre, ils peuvent être dotés de réservoirs censés augmenter leur autonomie sans dégrader leur furtivité.

En 2023, les F-35I « Adir » israéliens totalisaient plus de 20 000 heures de vol. Depuis, avec les frappes en Syrie, au Liban et au Yémen, l’intervention militaire à Gaza et l’opération « Rising Lion » contre le programme nucléaire iranien, l’expérience de Tsahal avec ce chasseur-bombardier s’est considérablement accrue. Et la force aérienne grecque va en profiter.

C’est en effet ce qu’a confié le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, un porte-parole de Tsahal, au journal Kathimerini. « Israël possède la plus grande expérience de toute la région avec le F-35 » et « nous ferons tout notre possible pour la partager avec les Grecs », a-t-il dit.

Pour le moment, Athènes a commandé vingt F-35A pour près de 3,5 milliards d’euros. Ces appareils seront affectés à la 117e escadre de chasse, implantée sur la base aérienne d’Andravida [ouest de la Grèce].

Selon le lieutenant-colonel Shoshani, la force aérienne hellénique est surtout intéressée par les tactiques visant à neutraliser les défenses aériennes ennemies [SEAD]. Et d’ajouter que les « partages de renseignements » et de savoir-faire « entre partenaires ayant des valeurs communes visent à « promouvoir la stabilité régionale ».

Par ailleurs, ce 20 juillet, à l’issue d’un entretien avec son homologue israélien, Israel Katz, le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias a annoncé que l’État hébreu allait aider la Grèce à développer des technologies dédiées à la lutte antidrone.

« Nous sommes convenus d’échanger nos points de vue et notre expertise afin de contrer les plateformes sans pilote, notamment les essaims de drones aériens et les groupes de drones sous-marins », a déclaré M. Dendias. « Nous nous sommes également engagés à collaborer pour prévenir et neutraliser les menaces dans le cyberespace », a-t-il continué. « Notre objectif est que la Grèce, d’État client et simple acheteur de systèmes de défense, devienne un coproducteur, voire un producteur de produits innovants à coût relativement bas », a-t-il conclu.

Déjà portée à un haut niveau, la coopération entre Israël et la Grèce s’est encore renforcée en décembre dernier, après que ces deux pays ont signé, avec la République de Chypre, un « plan d’action commun » visant à organiser davantage d’exercices et à instaurer un « dialogue militaire stratégique sur les défis communs en matière de sécurité ». Il serait même question, selon certains médias grecs, de mettre en place « une force militaire conjointe de réponse rapide en Méditerranée orientale ».
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Renault noue un partenariat avec Turgis & Gaillard pour produire des drones sous l'égide de la DGA

Renault noue un partenariat avec Turgis & Gaillard pour produire des drones sous l'égide de la DGA | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il y a près d’un an, Emmanuel Chiva, alors Délégué général pour l’armement avait estimé que le ministère des Armées devait simplifier ses procédures d’achat pour favoriser une production en masse. « Si après-demain on est obligé d’équiper une brigade ou une division qui ferait une zone tampon en Ukraine ou ailleurs, il va bien falloir la nourrir en équipements. Et ce n’est pas en leur fournissant trois missiles que cela va marcher », avait-il dit.

« Il faut être capable de produire en masse. C’est pour cela qu’on s’est posé des questions que nos aïeux s’étaient posées entre 39 et 45 et en 14-18. Produire vite et en masse devient un critère vital, ce qui n’a pas été le cas lors des appels d’offres de la DGA [Direction générale de l’armement] jusqu’à présent », avait poursuivi M. Chiva. D’où l’idée de solliciter le secteur manufacturier civil ».

« En 2025, il y aura des projets qui verront le jour dans la collaboration avec de l’industrie civile […]. C’est tout à fait nouveau », avait ainsi annoncé M. Chiva. Et l’un d’eux portait sur la fabrication de drones MTO [munitions téléopérées] à une échelle de « plusieurs milliers en quelques mois ».

En juin, alors ministre des Armées, Sébastien Lecornu fit savoir qu’une « grande entreprise produisant des voitures françaises » allait « s’allier avec une PME de défense française pour armer des lignes de production en Ukraine pour être capables de produire des drones ». Et s’il visait à soutenir les forces ukrainiennes, ce projet devait aussi bénéficier aux armées françaises « pour avoir en permanence un entraînement tactique, opératif qui colle à la réalité ».

Cela étant, M. Lecornu s’était avancé un peu trop vite car l’industriel en question, Renault, n’avait pas encore confirmé sa participation à ce projet. Et pour cause : dans une note interne publiée en septembre, il fit savoir qu’il en évaluait encore les bénéfices et les risques. En outre, avant de donner son feu vert, le groupe souhaitait plusieurs garanties de la part de la DGA et nouer des partenariats avec « des industriels français du secteur de la défense, dans une logique de complémentarité des savoir-faire ». En outre, cette initiative ne devait « pas affecter sa capacité d’investissement dans son cœur de métier ».

Visiblement, toutes ces conditions ont été réunies. Le 19 janvier, l’hebdomadaire « L’Usine nouvelle » a révélé que Renault s’apprête à lancer la production d’une MTO à longue portée appelée « Chorus », grâce à un partenariat scellé avec la PME Turgis & Gaillard. Un contrat d’un montant initial de 35 millions d’euros a été notifié par la DGA aux deux industriels. Potentiellement, ce marché pourrait rapporter 1 milliard d’euros au constructeur automobile sur dix ans.

L’information révélée par l’Usine nouvelle a été confirmée par le groupe Renault auprès de l’AFP.

« Sollicité par le ministère des Armées français, Renault Group a été invité à mettre son expertise au service du développement d’une filière française de drones », a rappelé l’industriel. « Renault Group dispose en effet d’un savoir-faire recherché : concevoir, industrialiser et produire en grande série des objets hautement technologiques, tout en maîtrisant la qualité, les coûts et les délais », a-t-il ajouté.

Selon La Tribune, ce partenariat entre Renault et Turgis & Gaillard pourrait s’étendre à la production d’un drone tactique d’une dizaine de mètres d’envergure, « à un prix extrêmement compétitif ».

Photo : Renault
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Le Maroc envisage l'achat de 400 chars K2 "Black Panther" auprès de la Corée du Sud

Le Maroc envisage l'achat de 400 chars K2 "Black Panther" auprès de la Corée du Sud | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’armée royale marocaine dispose actuellement d’environ 1 100 chars de combat, sans tenir compte de ceux mis en réserve. Le problème est que cette flotte est disparate : des M1A1/M1A2 Abrams américains côtoient des VT-1A Al Khalid de conception sino-pakistanaise ainsi que des T-72 d’origine soviétique et des M60 Patton qui, même s’ils ont été modernisés, ont plus de soixante années de service pour les plus anciens.

Évidemment, aligner autant de modèles différents complique l’approvisionnement en pièces détachées et la maintenance, ce qui ne peut que nuire à l’efficacité opérationnelle. D’où l’intention de l’état-major marocain de moderniser et, surtout, de rationaliser cette flotte de chars, avec l’acquisition de plusieurs centaines de K2 « Black Panther » auprès du groupe sud-coréen Hyundai Rotem.

L’hypothèse d’une telle commande a été évoquée en avril 2025, lors d’une visite officielle du ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, à Séoul. Mais pas seulement car il avait aussi été question de l’achat potentiel de systèmes de défense aérienne à moyenne portée Cheongung [KM-SAM] et de sous-marins KSS-III.

Pour le moment, il semble que le dossier des sous-marins ne soit pas prioritaire pour Rabat. Du moins pour le moment. En revanche, selon des sources industrielles sud-coréennes citées par le site spécialisé Defence Blog, le ministère marocain de la Défense envisage de commander jusqu’à 400 chars K2 « Black Panther ». Et l’achat de systèmes Cheongung est toujours d’actualité.

« Les planificateurs de la défense marocaine sont arrivés à la conclusion que le recours exclusif aux Abrams ne répond plus à l’ensemble des besoins opérationnels actuels » et qu’il faudrait acquérir une « capacité blindée plus flexible et multiniveau », explique Defense Blog, en se basant sur les confidences faites par ces sources industrielles sud-coréennes.

Le Maroc ne serait pas le premier à faire un tel choix : disposant aussi de chars Abrams, la Pologne a également commandé un millier de K2. Et la Roumanie envisage d’en faire autant.

Depuis Séoul, le portail d’informations Press9 a confirmé l’intérêt marocain pour le K2 Black Panther.

« La coopération industrielle entre la Corée et le Maroc alimente également les discussions sur l’industrie de la défense. Hyundai Rotem a signé en février 2025 un contrat d’une valeur d’environ 2 200 milliards de wons avec les Chemins de fer nationaux marocains pour la fourniture de trains à traction électrique. […] Les analystes du secteur prévoient que cette coopération industrielle pourrait favoriser la localisation de la production, le transfert de technologies et la mise en place de systèmes de maintenance compensatoire dans l’industrie de la défense », a-t-il avancé.

Et d’ajouter, en citant un responsable de l’industrie de la défense sud-coréenne, qu’en décidant de se procurer des chars K2, le Maroc ferait un « choix stratégique » qui prendrait en compte « la stabilité de l’approvisionnement et la coopération industrielle ». En outre, un éventuel contrat permettrait à l’industrie sud-coréenne de l’armement de prendre pied en Afrique.

En clair, Hyundai Rotem pourrait emprunter la même voix que celle du groupe indien Tata Advanced Systems, qui a créé une filiale au Maroc [TASM pour Tata Advanced Systems Maroc] pour livrer 150 véhicules blindés WhAP 8×8 aux Forces armées royales [FAR].
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Place aux F-35 : La force aérienne danoise a retiré ses derniers chasseurs-bombardiers F-16 du service

Place aux F-35 : La force aérienne danoise a retiré ses derniers chasseurs-bombardiers F-16 du service | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En juin 2025, ne possédant pas d’avion ravitailleur, la force aérienne royale danoise [Flyvevåbnet] a pu compter sur un A330 MRTT « Phénix » de l’armée de l’Air & de l’Espace pour déployer deux chasseurs-bombardiers F-16 au Groenland, à un moment où les États-Unis venait de réaffirmer leurs visées sur ce territoire autonome constitutif du royaume de Danemark, associé à l’Union européenne [qu’il a quittée en 1985].

Le 16 janvier, le président américain, Donald Trump, ayant de nouveau évoqué une éventuelle annexion du Groenland, la Flyvevåbnet a répété le même exercice qu’elle avait effectué six mois plus tôt, avec la participation, une fois encore, d’un A330 MRTT français. Mais avec une différence : les F-16 ont été remplacés par des F-35A.

Et pour cause : après quarante-six ans de vie opérationnelle, les derniers F-16 danois ont officiellement été retirés du service lors d’une cérémonie organisée sur la base aérienne de Skrydstrup, le 18 janvier.

« Aujourd’hui, une icône tire sa révérence après plusieurs décennies de loyaux services au sein de l’escadron 727 de l’escadre de chasse de Skrydstrup. Le F-16 a été leurs yeux et leur bouclier dans les airs – un appareil qui a surveillé, dissuadé et riposté en cas de besoin. L’heure est venue de lui dire adieu », a en effet indiqué l’état-major danois. « Mais il est temps de passer le relais et de laisser le F-35 prendre la relève », a-t-il ajouté.

Et cela même si ces avions ne sont pas tous arrivés au bout de leur potentiel : vingt-quatre ont été revendus à l’Argentine et dix-neuf autres ont été promis à l’Ukraine. « Le personnel chargé des F-16 et de leurs opérations de maintenance a pris un tel soin de ces appareils qu’ils pourront ainsi être utilisés ailleurs », a souligné la Flyvevåbnet.

Mais, a-t-elle fait valoir, les progrès technologiques et l’évolution des opérations aériennes rendent indispensable l’acquisition de F-35A auprès des… États-Unis. Les premiers exemplaires ont été déclarés opérationnels à Skrydstrup le 1er avril dernier.

« À l’avenir, nous assisterons à un type de guerre totalement différent. Le nouveau champ de bataille exige que les pièces manquantes du puzzle soient assemblées pour former une image complète. C’est précisément ce que le F-35 contribuera à faire. La décision d’acquérir cet avion s’explique par sa capacité révolutionnaire à scruter de vastes zones, à recueillir des informations et à les transmettre directement aux forces armées. Ceci lui permet d’offrir, de manière autonome, une vision d’ensemble précise et une analyse fine du champ de bataille », a-t-elle justifié.

Pour rappel, le Danemark avait initialement commandé vingt-sept F-35A. Et, malgré les tensions avec les États-Unis au sujet du Groenland, il a fait part de son intention d’en acquérir seize de plus en octobre dernier. Ces appareils seront en outre épaulés par des drones de combat collaboratif, probablement de conception américaine.

« En allouant des fonds pour étendre la flotte danoise de F-35 à un total de 43 avions de combat, nous renforçons considérablement la défense du Royaume. Les F-35 sont déjà opérationnels au sein de la Flyvevåbnet, où ils jouent un rôle central dans les opérations et la défense de notre souveraineté », s’était félicité le général Michael Hyldgaard, le chef d’état-major des forces danoises.

Photo : Rune Dyrholm / Forces armées danoises.
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January 21, 2:23 PM
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Aselsan becomes first Turkish company to exceed $30 billion market value on Borsa Istanbul

Aselsan becomes first Turkish company to exceed $30 billion market value on Borsa Istanbul | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Aselsan has become the first Turkish company to surpass a market capitalisation of $30 billion, setting a milestone in the history of the BIST 100.
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January 21, 2:22 PM
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NATO launches Steadfast Dart 2026, its most visible exercise of the year across Central Europe

NATO launches Steadfast Dart 2026, its most visible exercise of the year across Central Europe | DEFENSE NEWS | Scoop.it
NATO has officially launched Exercise Steadfast Dart 2026 across Central Europe, with the start announced on 15 January in Mons, Belgium.
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