Une nouvelle campagne de mesure des PFAS dans l'eau potable met en évidence leur présence au robinet. L'occasion pour les associations Générations futures et l'UFC-Que choisir de critiquer la gestion française de cette pollution.
Les inondations qui touchent le Sud-Ouest de la France provoquées par la tempête Nils pourraient alimenté à nouveau le débat sur le rôle l’aménagement du territoire dans la survenue de ces événements.
Au-delà des aspects techniques, la question de la potabilité de l’eau renvoie aujourd’hui à des enjeux de sécurité, de souveraineté et de stratégie internationale. Autant de dimensions que cet épisode met en perspective, pour éclairer les décisions à venir. 🎧 Retrouvez dans ce dernier épisode, Denis SNIDARO, directeur technique adjoint chez SUEZ Eau France et président de la commission assainissement de l'Astee et Joséphine Staron, docteure en philosophie politique, directrice des études du think tank Institut Synopia et spécialiste de la géopolitique européenne.
Le bassin Adour-Garonne appelle à une politique de l’eau ancrée dans les territoires. Face au changement climatique, la gestion de l’eau doit s’adapter aux réalités locales.
La métropole Montpellier Méditerranée a récemment diversifié son approvisionnement en eau par une connexion au Rhône, tout en renforçant l’exploitation des ressources locales, notamment le Lez. À partir d’une approche en political ecology, cet article étudie les mécanismes politiques,...
Depuis janvier, l'analyse de 20 PFAS dans l'eau potable est obligatoire en France, en application d'une directive européenne. Les analyses de ces molécules, qui persistent dans l'environnement et s'accumulent dans les organismes, seront financées par les collectivités et donc facturées aux ménages. La directive prévoit 100 nanogrammes maximum par litre d'eau du robinet (200 ng pour l'eau brute, avant traitement) pour la somme des concentrations de 20 PFAS, norme retenue par la France.
La COP30 de Belém, présentée comme la « COP de la mise en œuvre », a-t-elle tenu ses promesses face à l’urgence climatique ? Entre reconnaissance croissante des enjeux de l’eau dans l’adaptation, modestes avancées et ambitions insuffisantes, le Partenariat Français pour l’Eau vous propose une analyse des négociations. Découvrez aussi comment le PFE s’est mobilisé tout au long de la COP, pour porter la voix de l’eau dans les débats et faire rayonner l’expertise et les actions de ses membres sur la scène climatique
Parution du numéro 14 de la revue Ressources du PS-Eau ( revue biblio sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les pays à revenus faible et intermédiaire).
Vous y trouverez des focus sur la réutilisation et la valorisation des produits issus de l’assainissement, le genre ainsi que l’interrelation entre les services essentiels eau-assainissement, déchets et électricité.
Gestion patrimoniale et métrologie : fondamentaux, innovations et expériences de terrain
Cette 20ᵉ conférence "Autosurveillance des systèmes d’assainissement" a eu lieu le jeudi 6 novembre 2025 sous forme de webinaire. Elle fût l’occasion de restituer les travaux du groupe régional, de faire un éclairage réglementaire sur les évolutions de la DERU2, de présenter les stratégies et démarches retenues par différentes collectivités et de mobiliser des experts en métrologie et hydrologie urbaine.
Le traitement des eaux usées est essentiel pour éviter la pollution de l’environnement et ses impacts potentiels sur la santé humaine. Des pistes existent pour rendre les stations d’épuration plus efficientes, et donc réduire le prix de l’eau.
Cet article synthétise les principaux résultats d’une thèse en urbanisme et aménagement du territoire. Centrée sur l’évaluation des politiques de développement des Hauts à La Réunion, elle s’attache à répondre à la question suivante : dans quelle mesure la combinaison des approches institutionnelles et des capabilités permet-elle d’expliquer les trajectoires de résilience des socio-écosystèmes de La Réunion ? A travers 3 études de cas, la thèse cherche à qualifier les impacts de la gestion de l’eau du cirque de Mafate sur sa résilience. En combinant les apports théoriques et méthodologiques des travaux de Sen et Ostrom, elle propose l’analyse des capabilités territoriales des acteurs, c’est-à-dire leurs possibilités réelles d’agir pour adapter la gestion de l’eau aux évolutions des socio-écosystèmes mafatais. Les résultats montrent une impossibilité d’améliorer la gestion de l’eau dans le cirque, diminuant sa capacité de résilience et la protection des droits fondamentaux des populations. Ce statu quo est renforcé par 3 facteurs : l’absence de prise en compte du risque manifeste de l’eau brute pour les habitants et visiteurs ; une gestion habitante ne pouvant pas être reconnue officiellement ; des interactions déséquilibrées et une situation de sur-étude (over-study) du cirque mettant à mal les collaborations entre acteurs publics et habitants.
Le Comité de bassin Rhin-Meuse a adopté à l'unanimité l’état des lieux, diagnostic complet de la santé environnementale des cours d’eau et des nappes d’eau souterraine, le 5 décembre 2025 et approuvé par arrêté préfectoral le 18 décembre 2025.
L’eau est omniprésente dans les échanges de biens et de services. Elle est pourtant la grande oubliée des régulations environnementales mondiales. Des pistes émergent pour y remédier. Avec quelle efficacité ?
Auteur : Simon Porcher Professeur, Université Paris Dauphine - PSL. Il précise l'enjeu : " 88 % de l’eau prélevée dans le monde sert à produire des biens ou des services. "
La réutilisation des eaux usées traitées (REUT) est un sujet d’actualité, en France et au plan international, dans le contexte du changement climatique qui affecte la disponibilité des ressources en eau. Le plan Eau lancé en 2023 par le président de la république prévoit ainsi de massifier la valorisation des eaux non conventionnelles dont les eaux usées traitées. Il propose notamment de multiplier par 10 d’ici 2030 le volume d’eaux usées traitées réutilisées. L’irrigation des cultures est concernée au premier chef. La REUT présente un potentiel considérable si l’on considère les volumes d’eau produits par les stations de traitement des eaux usées, qui sont actuellement en quasi-totalité rejetés dans le milieu naturel et servent donc, en période d’étiage, au maintien de l’état hydrique des cours d’eau et d’autres ressources en eau. Augmenter le volume de réutilisation pour l’irrigation soulève toutefois des questions d’ordre réglementaire, technique, sanitaire, environnemental, et économique. Cette séance propose de faire le point sur ces problèmes et leurs solutions en vue d’amplifier l’usage des eaux usées traitées pour l’irrigation des cultures et des espaces verts.
Chaque année, l’agence de l’eau Seine Normandie collecte 6 millions de données pour suivre l’état des milieux aquatiques. Parmi elles, un enjeu émerge : la présence de résidus médicamenteux dans nos rivières.
An investigation in the canton of Zurich has shown that certain rare earth elements can enter bodies of water via wastewater treatment plants in concentrations that pose a risk to aquatic organisms. These elements are gadolinium, which comes from contrast agents used in healthcare facilities, as well as lanthanum and cerium, which are used in a number of wastewater treatment plants to remove phosphorus.
"L'eau n'est pas une marchandise, c'est le bien commun le plus précieux": comme le président de la métropole de Lyon, Bruno Bernard, de plus en plus de collectivités décident d'un retour en gestion directe de l'eau. Les craintes croissantes sur la pérennité de la ressource et les enjeux de qualité de l'eau ont renforcé un désir de gérer en direct, né dès les années 1990, après des malversations dans certains marchés de l'eau. La décision de la ville de Paris, première grande métropole à "remunicipaliser" l'eau, a marqué un tournant en 2009.
Depuis les années 2000, les politiques de prévention des inondations et de gestion des cours d’eau privilégient le recours à des solutions fondées sur la nature plutôt qu’à des ouvrages d’hydraulique lourde. Des projets de restauration de zones d’expansion des crues (ZEC) se multiplient afin de redonner de l’espace aux cours d’eau et à leurs débordements au sein des lits majeurs. Pourtant, ces projets de ZEC représentent des opérations d’aménagement qui se déploient au sein de territoires occupés, appropriés, utilisés, parfois bâtis, supports de projets divers et traversés d’intérêts contradictoires. L’article interroge ainsi la territorialisation – entendue comme le processus complexe de
"Panorama sur l'eau", les préconisations de la société civile face à la raréfaction de l'eau
Dans la continuité du grand discours national annoncé par le Premier ministre en 2024, le CESE (Conseil économique social et environnemental), les CESER (Conseil économiques social et environnemental régional), les CODEV (Conseil de développement), et l'ANPP - Territoires de projet (Association Nationale des Pôles territoriaux et des Pays) se sont mobilisés le 9 décembre 2024 afin d'établir une vision structurée des enjeux liées à l'eau à travers "le panorama de la société organisée" un outil nécessaire au futur traitement du sujet. Ces travaux ont souligné la nécessité que le Gouvernement structure les politiques publiques associées, en les abordant par un prisme régional de la métropole aux Outre-mer.
The recast Urban Wastewater Treatment Directive (UWWTD), 3019/2024/EU, requires the removal of micropollutants from urban wastewater. To cover at least 80% of the costs, it mandates extended producer responsibility (EPR) schemes with two industrial sectors, pharmaceuticals and cosmetics, identified as main polluters. Using data available mostly from before 2021, the impact assessment (IA) of the UWWTD estimated a costs of treatment of ca. 1,2 billion Euro/year for the EU by 2040 when all treatment facilities would be in place (1,56 billion Euro/year in 2025 prices due to the meanwhile relatively high inflation). On the other hand, the recast UWWTD requires less widespread treatment of micropollutants than assumed in the IA. The Commission, in the Water Resilience Strategy adopted in 2025, committed to conduct an updated study of costs and its potential impacts on concerned sectors. As a contribution to such study, this report compares the costs in the IA with alternative estimates derived from recently published evidence. It shows that the alternative estimates support higher treatment costs per p.e., with total costs remaining within the margin of uncertainty of the IA. By 2045, when all the quaternary treatment would be in place, the costs that can be expected from the implementation of quaternary treatment in current prices can be estimated in the range 1,48-1,8 billion Euro/year i.e. between - 5% and +15% compared to the 1,56 billion Euro/year estimation of the IA corrected for inflation. Such cost adaptation per se would not challenge the conclusions of the IA concerning the aggregated impact of costs on the industry and consumers, all the rest being equal.
Comment concilier les enjeux de souveraineté alimentaire avec les impératifs de sobriété hydrique ? À partir d’exemples de réussites dans différents territoires, une mission du CGAAER identifie les ingrédients du succès et formule des propositions pour favoriser l’essaimage des initiatives positives dans un contexte de tension sur la ressource en eau.
En décembre 2025, l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) a publié une note sur la géopolitique de l’eau. Cette dernière a longtemps été dominée par la question de la répartition des volumes. Aujourd’hui s’affirme plutôt le défi de la gestion des cycles de l’eau : volatilité des flux, nouvelles temporalités, etc. Il s’agit plus d’assurer la stabilité et la continuité de ces cycles qui se dégradent que d’anticiper les pénuries.
Localtis : Selon l’ONG Générations futures, des cas de non-conformité de l’eau potable liés à la présence du fluopyram, un fongicide utilisé dans l’agriculture, ont été détectés dans 17 unités de distribution d'eau potable alimentant 83.000 personnes dans les Hauts-de-France.
En Île-de-France, le traitement de l’azote et du phosphore constitue un enjeu majeur pour la qualité des masses d’eau. Une étude sur le déploiement de la séparation à la source des urines en Île-de-France a été lancée. Elle constitue une première à l’échelle régionale en proposant une stratégie territorialisée pour le déploiement de cette technique.
Classée zone humide littorale depuis plus de trois décennies, la Camargue gardoise expérimente des politiques environnementales organisant la gestion de l’eau et la préservation des écosystèmes, à travers l’agencement de dispositifs territoriaux de protection. Le mouvement de décentralisation de l’action publique, engagé concomitamment, a conforté la capacité d’initiative locale, par la mobilisation d’opérateurs de terrain (syndicats mixtes, établissements publics) prenant appui sur les collectivités territoriales. Les politiques de gestion coordonnée des zones humides et de régulation de l’eau ont été mises en œuvre dans le cadre d’un système de gouvernance dont les visées et les rouages constituent l’objet d’étude. Ce système procède d’une territorialisation de l’action publique, sous forme de zonages de protection spécifiés par des prescriptions et d’un processus d’institution-nalisation des structures de coopération
intercommunale. Aujourd’hui la quête de stratégies d’adaptation au changement climatique demande la révision d’une gouvernance territoriale insuffisamment intégrée, notamment en raison du découpage en départements et régions, et de l’émiettement des intercommunalités.
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