Web 2.0 et société
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La société en mouvement « 2.0 » : quels enjeux, quelles opportunités, quel avenir ?
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Justine Sacco, ou les infortunes de la vertu en ligne

Justine Sacco, ou les infortunes de la vertu en ligne | Web 2.0 et société | Scoop.it
Sur son blog, le sociologue des réseaux Antonio Casilli propose, sous le titre sadien «Justine ou les infortunes de la vertu», une analyse intéressante de cet évènement dont il estime qu'il révèle «le sens hypertrophié de la justice» à l'oeuvre sur Internet:
«Nous sommes incités à participer en ligne parce "quelqu'un a tort sur Internet", pour citer le célèbre dessin de xkcd, et par le désir de prouver que nous avons raison. Un fossé moral et sémantique se creuse quand avoir raison ne veut plus dire que nous fournissons des informations valides sur les réseaux sociaux, mais signifie la rectitude intrinsèque de notre contribution. [...] Toute l'affaire Justine Sacco peut être regardée comme une façon de réaffirmer une sorte de supériorité morale sur un méchant pris au hasard.»
BeerBergman's insight:

Suite sur le #shaming

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Présence numérique : traces, éditorialisation, mémoire | Louise Merzeau

BeerBergman's insight:

J'ai le grand plaisir d'assister aux séminaires d'Antonio Casilli, tous les mois à EHESS à Paris. Demain interviendra Louise Merzeau, sur la présence numérique. Voici son support.

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L'amitié à l'épreuve de Facebook

L'amitié à l'épreuve de Facebook | Web 2.0 et société | Scoop.it
Alors que le réseau social a dépassé le milliard d’utilisateurs, philosophes et sociologues s’interrogent sur la nature réelle des liens qui s’y tissent.
BeerBergman's insight:

Bel article reprenant; reprenant quelques références en sciences sociales sur le sujet de l'amitié 'à l'ère de Facebook. On peut zapper les premiers deux paragraphes, car inviter un philosophe à exprimer "ses tripes" sur un sujet qui'il ne connaît visiblement pas, c'est un peu comme inviter un footballer à s'exprimer sur la politique mondiale.

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J'ai une petite interrogation par rapport aux déclarations de Stéphane Vial, quand il dit "[il] estime que les concepteurs de Facebook ont gagné un pari audacieux en désignant par les mots « ami » et « amitié » le lien qu'ils proposent de tisser en ligne. « Au départ, il s'agissait de développer des contacts entre étudiants, mais ils ont voulu provoquer un attachement plus fort, plus affectif, et l'histoire leur a donné raison ! ".


Je ne suis pas certaine que Mark Zuckerberg et cie ont voulu "provoquer un attachement plus fort, plus affectif" en choisissant le terme "amis": 'friends' en américain n'a pas du tout la même connotation que 'amis' en Français, (ou que 'vrienden' en néerlandais par exemple).

Les mêmes mots provoquent un autre ensemble de pensées, sentiments, réflexions, dans de différentes cultures. Certes, 'friends' est plus fort que 'contact' (on ne partage pas les mêmes choses), mais s'inscrit dans une démarche de réseau (universités américaines, avec leurs fortes cultures internes - ref. "scool culture"). 


En revanche, tout à fait d'accord avec sa dernière phrase "Les usagers se sont précipités pour inventer toutes sortes de liaisons, allant de la camaraderie à la relation forte"  [ouf:-)].

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Pour le reste : article à lire. Extrait.

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"Pour la philosophe, une nouvelle « chronologie affective » fondée « sur l'immédiateté et le dialogue » s'est mise en place à travers les réseaux sociaux. « La sociabilité ne réside plus seulement dans le face-à-face physique : chacun se retrouve plongé au coeur d'une communauté virtuelle de proches, vivant avec eux dans une véritable “coprésence” numérique. »C'est une nouvelle manière d'être au monde, affirme Anne Dalsuet. « Prenez la page d'accueil de Facebook. Chaque usager la personnalise avec des photos, des vidéos, des musiques, comme on décore sa chambre. C'est un lieu convivial où nous invitons nos amis de coeur et nos complices, avec qui nous échangeons toute la journée sur un registre ludique et “cool”. C'est une façon de se comporter, une expérience spatio-temporelle tout à fait réelle et inédite. »"

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Entretien avec Louise Merzeau : culture numérique, média, communs et vivre ensemble. - Doc pour docs

Entretien avec Louise Merzeau : culture numérique, média, communs et vivre ensemble. - Doc pour docs | Web 2.0 et société | Scoop.it
Parce que nous suivons avec grand intérêt ses travaux autour de (entre autres) la présence numérique, du transmédia, de l'environnement-support et des (...)
BeerBergman's insight:

Elle est passionnante, Louise Merzeau, et jai eu de la chance de l'entendre lors d'un séminaire de @AntonioCasilli et voilà que cet interview est plein de belles choses et d'une grande intelligence. Je sui fan, c'est sur ! Extrait (difficile à choisir :-).

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"À une plus grande échelle, le dispositif bienveillant fabrique du commun en permettant aux utilisateurs d’administrer leurs ressources et leur mémoire collective. À une dynamique de performance – nécessairement structurée sur le mode de la rupture –, il oppose une logique de cohérence – avec soi-même et sa communauté, mais aussi avec les autres. C’est en ce sens qu’il concourt au bon fonctionnement démocratique de nos sociétés. Il assure un « vivre ensemble » qu’il ne faut pas confondre avec la clôture des univers affinitaires que construisent les grands acteurs du web."

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« La fin de la vie privée est un mythe »

« La fin de la vie privée est un mythe » | Web 2.0 et société | Scoop.it
Le sociologue Antonio A. Casilli dénonce dans une interview au Monde le discours et les nouvelles normes véhiculés par Facebook.
BeerBergman's insight:

C'est toujours une vision dystopique des entreprises qui gagnent d' l'argent avec les données personnelles, mais que se passerait-il si on y incluait les entrepreneurs et chercheurs et formateurs qui vivent également de l'essor de ces données finalement ? Est-ce que les données ne sont pas la matière première d'une activité économique grandissante ?

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Même si je me questionne sur le parti pris d'Antonio Casilli par rapport à la vie privée, je suis d'accord que cela révèle un modèle anglo-saxon et que les changements nous affectent à plusieurs niveaux. Article à lire. Extrait.

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'Le rejet de l'hypothèse de la fin de la vie privée ne veut pas dire que rien n'a changé depuis l'essor du Web social. Nous assistons à la reformulation et à l'élargissement de la vision idéalisée, anglo-saxonne de la vie privée, héritée du XIXe siècle. Il fallait protéger un noyau de données sensibles du risque d'une pénétration depuis l'extérieur.

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Dans un contexte de connectivité généralisée, la vie privée cesse d'être un droit individuel et devient une négociation collective. Il s'agit de définir à qui on peut dévoiler quoi, et de définir son rapport aux autres sur le Net, autant qu'aux entreprises comme Facebook et aux Etats. Cette « négociation » se renouvelle dans un cadre de complexité sociale et technologique croissante. "

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