Tout savoir sur le sommeil
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Tout savoir sur le sommeil
Découvrir le sommeil, ses mécanismes, ses ratées, les solutions pour mieux dormir
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La «Sleep Tech», des gadgets pour nous mettre en veille | Daphne ROUSSEAU | Techno

La «Sleep Tech», des gadgets pour nous mettre en veille | Daphne ROUSSEAU | Techno | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
L'obsession du sommeil parfait est devenue un marché rêvé pour les entreprises technologiques, en témoigne la place accordée aux «sleep tech» au salon IFA d
sylvie Royant-Parola's insight:

Connaissez-vous l'orthosomnie? Une nouvelle "maladie" très lucrative 

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Changement d'heure : pour ou contre sa suppression ? L'UE vous demande votre avis - 07/08/2018

Changement d'heure : pour ou contre sa suppression ? L'UE vous demande votre avis - 07/08/2018 | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Institué en France en 1975 et harmonisé dans l’Union européenne en 1998, le passage à l'heure d'été avait pour vocation de réduire les émissions d’énergie. Alors que les résultats sont loin d’être probants, l’UE s’interroge sur s
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Le sommeil, l’oublié de la santé publique ?

Le sommeil, l’oublié de la santé publique ? | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it

Par Sylvie Royant-Parola, psychiatre, présidente du Réseau Morphée*

Alors que le gouvernement lance 25 mesures phares de « Priorité Prévention » aux différents âges, qui reposent notamment sur une alimentation saine, la pratique d’une activité physique régulière, et la prévention des pratiques addictives, rien n’est dit sur le sommeil en tant que besoin et rythme biologique fondamental de l’individu. Or pour l’équilibre et la santé de l’être humain, « bien dormir » est aussi important que « bien manger » ou « bouger ».

 

sylvie Royant-Parola's insight:
Merci au rédacteur en chef de la Revue Parlementaire de m'avoir solliciteée pour cette tribune. J'espère que les parlementaires auront envie de s'intéresser (enfin) au sommeil. Il est en train de changer avec notre société. Mais à quel coût et pour quels risques?
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Quoi de neuf sur le sommeil ? - Auteur Anne Le Pennec - Quae.com

Quoi de neuf sur le sommeil ? - Auteur Anne Le Pennec - Quae.com | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Quoi de neuf sur le sommeil ? -
Si les rôles exacts du sommeil nous échappent encore, ses effets et ses influences sont de mieux en mieux connus. Métabolisme énergétique, immunité, activité cellulaire, performances cognitives, santé mentale... Les connaissances scientifiques actuelles révèlent que chacune de ces fonctions tire profit du sommeil. Fruit d'une collaboration entre des spécialistes du sommeil et une journaliste, ce livre s'intéresse aux vertus du sommeil et à la façon dont il contribue à la santé et au bien-être, tout en passant au crible les nombreux grains de sable susceptibles de les enrayer.
sylvie Royant-Parola's insight:

Alors que le sommeil est plutôt malmené dans notre société, il est important de comprendre à quoi il sert et comment les mécanismes du sommeil fonctionnent. Ce livre fait le point, avec humour et précision,  de ce que pense les spécialistes de cette parenthèse obligatoire qui ponctue nos jours et nos nuits pour permettre à notre corps et à notre esprit de se régénérer et de s'adapter.

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Le travail de nuit peut faire le lit des cancers  

Le travail de nuit peut faire le lit des cancers   | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Hôpitaux, transports, restauration… Tous ces secteurs ont besoin de travailleurs de nuit pour fonctionner. Plus de 3,5 millions de Français partent travailler à la nuit tombée. Mais cette organisation du travail pourrait mettre leur santé en danger. Une nouvelle étude parue dans Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention suggère de plus que les femmes ont davantage de risques de cancer que les hommes.
sylvie Royant-Parola's insight:

Le travail de nuit a des conséquence immédiates et à long terme qui justifient qu'une société qui a besoin de ces travailleurs de nuit leur accordent une considération financière et sociale à hauteur des enjeux mobilisés

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Une analyse sur 24 mille personnes confirme l’impact cardiovasculaire du SAOS sévère

Une analyse sur 24 mille personnes confirme l’impact cardiovasculaire du SAOS sévère | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Une analyse sur 24 mille personnes confirme l’impact cardiovasculaire du SAOS sévère
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) concerne 24 % des hommes d’âge moyen aux États-Unis, et 9 % des femmes. Environ 20 % de ces personnes présentent des épisodes de somnolence diurne. Le SAOS a été associé à un risque augmenté de glaucome, de néphropathie diabétique et de syndrome métabolique. Le risque de pathologies vasculaires et de mortalité est toutefois encore mal défini et semble varier selon le profil de chaque patient.

C’est en tout cas ce que confirme une méta-analyse réalisée sur 16 études de cohorte regroupant au total plus de 24 mille individus. Onze de ces études incluaient des participants en bonne santé, tandis que dans les 5 autres études, les participants étaient atteints de pathologies diverses.


Augmentation de la mortalité cardiaque et de toute cause
Les résultats suggèrent que, si une forme mineure de SAOS n’a pas d’impact sur le risque d’accident cardiovasculaire et la mortalité toutes causes, les formes modérées en revanche sont associées à une augmentation du risque d’accident cardiovasculaire (Risque Relatif [RR] 1,16 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] 1,01 à 1,33) et de pathologie coronaire (RR 1,38 ; IC 1,04 à 1,83). Quant aux formes sévères, elles augmentent à la fois le risque d’accident cardiovasculaire (RR 2,04 ; IC 1,56 à 2,66), de pathologie coronaire (RR 1,63 ; IC 1,18 à 2,26), d’accident vasculaire cérébral (RR 2,15 ; IC 1,42 à 3,24), de décès d’origine cardiaque (RR 2,96 ; IC 1,45 à 6,01) et de décès toutes causes (RR 1,54 ; IC 1,21 à 197). Si quelques différences semblent exister selon le genre, elles n’atteignent pas un seuil statistiquement significatif et il paraît difficile de conclure définitivement sur ce point. D’autres travaux pourraient être menés sur ce sujet.

Dr Roseline Péluchon

RÉFÉRENCES
Xie C et coll. : Association of obstructive sleep apnoea with the risk of vascular outcomes and all-cause mortality: a meta-analysis. BMJ Open 2017;7:e013983.

sylvie Royant-Parola's insight:

"Les résultats suggèrent que, si une forme mineure de SAOS n’a pas d’impact sur le risque d’accident cardiovasculaire et la mortalité toutes causes, les formes modérées en revanche sont associées à une augmentation du risque d’accident cardiovasculaire (Risque Relatif [RR] 1,16 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] 1,01 à 1,33) et de pathologie coronaire (RR 1,38 ; IC 1,04 à 1,83). Quant aux formes sévères, elles augmentent à la fois le risque d’accident cardiovasculaire (RR 2,04 ; IC 1,56 à 2,66), de pathologie coronaire (RR 1,63 ; IC 1,18 à 2,26), d’accident vasculaire cérébral (RR 2,15 ; IC 1,42 à 3,24), de décès d’origine cardiaque (RR 2,96 ; IC 1,45 à 6,01) et de décès toutes causes (RR 1,54 ; IC 1,21 à 197). Si quelques différences semblent exister selon le genre, elles n’atteignent pas un seuil statistiquement significatif et il paraît difficile de conclure définitivement sur ce point."

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SmartSleep, un bandeau Philips pour améliorer la qualité de votre sommeil

SmartSleep, un bandeau Philips pour améliorer la qualité de votre sommeil | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Lors de l’édition du CES 2018, la société Philips a annoncé la sortie à venir d’un bandeau qui permet de s’endormir plus facilement.

Philips n’est pas la première entreprise à proposer une solution technologique visant à aider les gens à améliorer leur endormissement. Par le passé, Bose a présenté des écouteurs intra-auriculaires baptisés SleepBuds. Intra-auriculaires, ces derniers sont chargés de diffuser 6 ambiances naturelles telles que le vent, les vagues, la pluie, les chutes d’eau, une nuit à la campagne ou la rivière. L’objet propose aussi d’autres ambiances et peut par exemple s’adapter aux cabines d’avion. Philips s’est intéressé à la question afin de présenter sa solution permettant d’améliorer la qualité du sommeil profond. À ce titre, l’entreprise précise que « près de 40 % des personnes âgées de 25 à 54 ans dorment moins que les sept heures de sommeil recommandées par nuit ».

sylvie Royant-Parola's insight:

Et hop! après Dreem, Smartsleep...

Nous n'allons plus savoir où donner de la tête :)

Cela va devenir très tendance de dormir avec un bandeau sur la tête. Est ce que ça va remplacer avantageusement le bonnet de nuit? That is the question!

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Le manque de sommeil fait le lit d’Alzheimer

Le manque de sommeil fait le lit d’Alzheimer | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Les résultats ont été sans appel : les taux de peptide bêta-amyloïde chez les personnes privées de sommeil étaient de 25 à 30 % plus élevés que ceux qui avaient dormi toute la nuit ! Quand a ceux qui avaient pris un narcotique, ils avaient des niveaux de bêta-amyloïde équivalents à ceux qui avaient dormi normalement. L'aide de médicaments n'apporte donc pas d'avantages pour un adulte en bonne santé sans problème pour dormir. "Cette étude est la démonstration la plus claire chez l'homme que la perturbation du sommeil conduit à un risque accru de maladie d'Alzheimer par un mécanisme bêta-amyloïde", assure Randall Bateman. Et ce, à cause de la surproduction du peptide délétère pendant la phase de privation de sommeil.
sylvie Royant-Parola's insight:

Dormir, y compris avec un médicament permet d'abaisser les concentrations de substances amyloides  qui s'accumulent dans les neurones et provoquent la maladie d'Alzheimer.

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Le sommeil est apparu avant le cerveau au cours de l'évolution

Le sommeil est apparu avant le cerveau au cours de l'évolution | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Bien que dénuée de cerveau, la méduse dort : elle présente des cycles d'éveil-sommeil. Et la découverte de cette forme ancestrale du sommeil éclaire le nôtre. En effet, pourquoi dort-on ? 

Que font les méduses la nuit ? Jusqu'ici, personne n'avait pris la peine de se poser sérieusement la question... Ces êtres gélatineux semblent d'une constance à toute épreuve, vaquant à leurs paisibles occupations dans un ballet indifférent au rythme du monde. Trois jeunes chercheurs de l'Institut de technologie de Californie (Caltech) viennent pourtant de démontrer que, la nuit venue, ces organismes très primitifs plongeaient dans un sommeil profond. Comme vous et moi.
sylvie Royant-Parola's insight:

Le sommeil a pour équivalent le repos, plus les êtres sont primaires, plus les mécanismes sont simples. Le cerveau ne fait que rajouter une couche de complexité.

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Déficit de sommeil : les mêmes effets que l’alcool

Déficit de sommeil : les mêmes effets que l’alcool | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Sacrifier ses heures de sommeil a des conséquences importantes pour le fonctionnement du cerveau. Une nouvelle étude démontre en quoi cela peut affecter notre quotidien. 

Trous de mémoire, troubles de la vision… le manque de sommeil perturbe la communication entre les cellules nerveuses dans le cerveau, selon une recherche menée par la David Geffen School of Medicine à l’Université de Los Angeles (UCLA), en Californie, et l’Université de Tel Aviv, en Israel.

Les résultats de cette recherche, publiés dans le journal Nature Medicine démontrent que le fonctionnement du cerveau est considérablement ralenti. 

sylvie Royant-Parola's insight:

La privation de sommeil qui touche près de 30% de la population a des conséquences sur notre capacité à réagir et à réfléchir. Si tout le monde dormait plus le monde tournerait mieux :)

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Les ados dorment moins, la faute aux smartphones ?

Les ados dorment moins, la faute aux smartphones ? | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
 
 

Les ados dorment moins, la faute aux smartphones ?Une étude américaine de vaste ampleur montre que les adolescents d'aujourd'hui dorment moins que les jeunes des générations précédentes, et que l'utilisation des smartphones pourrait en être la cause.

 

Une étude américaine a montré qu’environ 40% des adolescents dormaient moins de 7 heures par nuit en 2015, soit 58% de plus qu’en 1991 et 17% de plus qu’en 2009.
 
Ces recherches, menées par des professeurs de la San Diego State University et de l'Iowa State University, ont pris en compte des données nationales émanant de deux cohortes comprenant plus de 360.000 ados américains, de 13 à 18 ans. 

On a demandé aux jeunes de la première cohorte (de quatrième, seconde et terminale) la fréquence à laquelle ils dormaient au moins 7 heures par nuit, et à la deuxième cohorte (des collégiens de troisième et des lycéens de terminale) le nombre d'heures qu'ils dormaient en moyenne par nuit en semaine.

Après avoir recoupé les données des deux cohortes, les scientifiques ont trouvé qu'environ 40% des adolescents dormaient moins de 7 heures par nuit en 2015, soit 58% de plus qu'en 1991 et 17% de plus qu'en 2009.

Leurs résultats ont aussi montré que plus les ados rapportaient passer du temps en ligne, moins ils dormaient. Par exemple, ceux qui rapportaient passer 5 heures par jour en ligne étaient deux fois plus susceptibles de ne pas assez dormir en comparaison avec les jeunes qui ne passaient qu'une heure en ligne chaque jour.

La plupart des spécialistes du sommeil s'accordent sur le fait que les adolescents ont besoin de neuf heures de sommeil pour réussir leurs études. On considère que sept heures par nuit ne sont pas suffisantes.

Les chiffres montrant que l'utilisation des smartphones a augmenté de façon spectaculaire à partir de 2009, l'auteur principal de l'étude, Jean Twenge, pense que l'augmentation de 17% des jeunes dormant moins de 7 heures par nuit entre 2009 et 2015 leur est imputable. Elle note que "le sommeil des ados a commencé à se réduire juste au moment où la majorité a commencé à utiliser des smartphones. C'est très suspect".

Des recherches précédentes avaient déjà montré les effets néfastes des smartphones sur le sommeil des ados, non seulement parce qu'ils veillent plus tard, mais aussi du fait de l'émission de lumière bleue des écrans qui peut compromettre la qualité du sommeil et retarder l'endormissement. Les conséquences se retrouvent le lendemain en classe, où les jeunes sont plus fatigués et moins concentrés.

L'auteur de l'étude reconnaît qu'il serait nécessaire d'essayer de limiter à deux heures par jour l'utilisation des écrans, tant chez les ados que chez les adultes. Elle souligne aussi l'importance de ne pas "utiliser d'appareils à écran juste avant de dormir, car ils peuvent interférer avec l'endormissement".

L'intégralité de ces recherches est consultable dans la revue en ligne Sleep Médicine.

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« Notre société néglige de plus en plus le sommeil, rythme fondamental de l’individu »

« Notre société néglige de plus en plus le sommeil, rythme fondamental de l’individu » | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Le manque de sommeil est un enjeu de santé publique que le gouvernement devrait davantage prendre en compte, s’alarme un collectif de spécialistes dans une tribune à « La Matinale du Monde ».

 

Tribune. La stratégie nationale de santé qui vient d’être publiée par le ministère de la santé définit comme axe prioritaire une forte politique de prévention. Les principaux facteurs de risque identifiés dans ce rapport sont le tabac, l’alcool, la sédentarité, le surpoids et l’obésité. Il s’agit d’enjeux primordiaux, évidemment, mais nous regrettons que le mot « sommeil » ne soit pas cité dans les 189 pages du rapport du Haut Conseil de la santé publique. Cette situation est pour nous, spécialistes du sommeil, extrêmement alarmante.

Le sommeil est vital pour la réparation physique et psychique, l’équilibre et la santé de l’individu. Dormir insuffisamment, mais aussi avoir des rythmes irréguliers de sommeil, est un facteur de risque en termes de santé publique, affectant de nombreuses maladies. Alors que le prix Nobel de médecine vient d’être attribué à trois chercheurs pour leurs travaux sur l’horloge biologique, on constate que notre société néglige de plus en plus le sommeil, rythme fondamental de l’individu s’il en est.

Pourtant, depuis les années 1980, les effets néfastes de l’insuffisance de sommeil sont bien identifiés, notamment les retentissements cardiovasculaires (hypertension artérielle, infarctus, accidents vasculaires cérébraux, etc.). Les récentes recherches ont mis en évidence les liens entre manque de sommeil et troubles métaboliques. Quand on ne dort pas suffisamment, les hormones qui interviennent dans la régulation du poids et de l’appétit sont modifiées, en particulier la leptine et la ghréline, ainsi que l’insuline. La prise de poids est donc facilitée. Les risques de déclencher un diabète de type 2 augmentent. Comment envisager une prévention dans le domaine du surpoids et de l’obésité sans un « plan sommeil » ?

 

La privation de sommeil a également des conséquences dans la régulation immunitaire : baisse des lymphocytes et altération des autres systèmes de l’immuno-régulation. L’organisme sera notamment plus sensible aux infections et aux cancers hormono-dépendants ; ainsi, les cancers du sein et de la prostate seront plus fréquents chez les personnes en privation de sommeil.

Plus d’une heure par nuit de sommeil perdu en trente ans

Concernant les maladies neurodégénératives, pendant les périodes de sommeil, certaines zones cérébrales sont le lieu d’un lavage neuronal qui élimine les substances amyloïdes et les protéines tau impliquées dans les maladies comme l’Alzheimer. Cette fonction de nettoyage se réalise exclusivement pendant le sommeil. Enfin, on peut ajouter qu’un sommeil trop réduit, voire trop fractionné, va plus facilement faire le lit des dépressions. Comment envisager une prévention du cancer, des maladies neurodégénératives, de la dépression, sans envisager un « plan sommeil » ?

Les études montrent que, depuis trente ans, nous dormons entre 1 heure et 1 h 30 de moins, et que cette tendance s’est accentuée chez les adolescents. De manière très préoccupante, nous observons maintenant une diminution du temps de sommeil des enfants, avec des conséquences sur la scolarité, la santé mentale, l’obésité et une augmentation des comportements d’hyperactivité. Le déficit de sommeil chez les jeunes est également associé à un usage abusif d’alcool et de drogues. Comment exercer une prévention dans le domaine du tabac et de l’alcool sans un « plan sommeil » ?

 

En 2006, un rapport sur le sommeil commandé par le ministre de la santé d’alors, Xavier Bertrand, avait donné une impulsion positive grâce à laquelle des projets « sommeil » ont pu être soutenus. En 2017, nous avons le sentiment de revenir dix ans en arrière. Il y a un vrai décalage entre, d’un côté, les instances publiques qui ignorent le sommeil et, de l’autre, nos concitoyens, avides d’information et en attente de solutions qu’ils ne savent pas où trouver.

« Epidémie catastrophique »

Nous pourrions inverser cette tendance avec des actions qui devraient être relayées par les pouvoirs publics. Quatre axes nous semblent importants :

1) Mobiliser l’existant en travaillant avec les associations et les sociétés savantes médicales pour des actions d’information et de formation du grand public et des professionnels de santé.

2) Prévenir les risques psycho-sociaux par une meilleure prévention des troubles du sommeil. Protéger le sommeil des travailleurs de nuit et à horaires décalés en assurant une éducation pour la santé. Mieux identifier et prévenir les risques d’accidents de la route et du travail liés à la somnolence, comme cela a été recommandé par le Conseil national de la sécurité routière en 2017.

3) Mettre en place une éducation au sommeil dès la maternelle, puis tout au long de la scolarité, en travaillant avec le ministère de l’éducation nationale : enseigner aux enfants le rôle du sommeil avec des notions d’hygiène du sommeil, incluant en particulier l’influence bénéfique de l’activité physique le jour et celle, néfaste, des écrans utilisés le soir ou la nuit.

4) Inclure le mot « sommeil » comme champ possible d’action dans les projets ou plans santé institutionnels, que ce soit pour la recherche, la prévention, les programmes d’éducation à la santé, aux niveaux régional comme national : permettre aux chercheurs, aux professionnels de santé, au milieu éducatif, de proposer des projets afin de faire évoluer la connaissance du sommeil.

 

En Europe et aux Etats-Unis, de nombreux spécialistes du sommeil ont aussi lancé des messages d’alerte sur cette progression de la « dette de sommeil », estimant que nous vivons une « épidémie catastrophique de perte de sommeil ». Ne pas prendre conscience aujourd’hui de cette situation risque de conduire les jeunes générations vers une dégradation de leur état de santé, alors que nous avons les moyens d’éviter cette catastrophe annoncée. 
Nous espérons que les pouvoirs publics tiendront compte de notre appel et intégreront le sommeil dans leurs priorités de santé.

 

Sylvie Royant-Parola, présidente du Réseau Morphée, Joëlle Adrien, présidente de l’Institut national du sommeil et de la vigilance, Jean-Claude Meurice, président de la Société française de recherche et de médecine du sommeil, Damien Léger, vice-président de la Société française de recherche et de médecine du sommeil.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/10/08/notre-societe-neglige-de-plus-en-plus-le-sommeil-rythme-fondamental-de-l-individu_5197860_1651302.html#u0KhXM5eGCU6v3GE.99

sylvie Royant-Parola's insight:

Faire une politique de prévention en santé sans parler du sommeil,  c'est comme sauter d'un avion sans parachute !

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Formation and suppression of acoustic memories during human sleep

Formation and suppression of acoustic memories during human sleep | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it

Le sommeil et la mémoire sont profondément liés, mais la nature des processus neuroplastiques induits par le sommeil reste incertaine. Dans ce travail, nous montrons que les traces de mémoire peuvent être formées ou supprimées pendant le sommeil, selon la phase de sommeil. Nous avons fait entendre des bruits particuliers à des sujets endormis. L'exposition répétée à un bruit nouveau pendant le sommeil paradoxal (REM) ou le sommeil léger entraîne une amélioration de la performance comportementale lors du réveil. Mais de façon étonnante, la même exposition pendant le sommeil profond entraîne une perte de performance lors du réveil. Les marqueurs électroencéphalographiques de l'apprentissage extraits pendant le sommeil confirment une dissociation entre les stades de sommeil facilitant la mémoire (léger et paradoxal) et le sommeil qui supprime l'apprentissage (sommeil profond). Nous avons pu retracer ces changements neuronaux au travers des marqueurs du sommeil, tels que les fuseaux pour la facilitation de la mémoire et les ondes lentes pour la suppression. Ainsi, des processus de mémoire hautement sélectifs sont actifs pendant le sommeil humain, qui mettent en jeu des phases de plasticité facilitatrice et suppressive

sylvie Royant-Parola's insight:

Très joli travail collaboratif (CNRS, ECN, Hotel Dieu) sur l'apprentissage possible au cours du sommeil réalisé par des équipes françaises

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Jacques Testart: Le transhumanisme est une idéologie infantile

Jacques Testart: Le transhumanisme est une idéologie infantile | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Jacques Testart «Le transhumanisme est une idéologie infantile»

Avec ses promesses de toute-puissance, ce courant futuriste commence à séduire au-delà des technophiles enthousiastes. Pour le biologiste Jacques Testart, père scientifique du premier bébé-éprouvette, il s’agit d’une croyance dangereuse et il faut questionner d’urgence la notion même de progrès scientifique.

 
Dessin de Simon Bailly
 

En 2045, l’intelligence artificielle va brutalement dépasser l’intelligence humaine. Capables de s’auto-améliorer à l’infini, des programmes ultra-perfectionnés sauront résoudre tous les problèmes de l’humanité, à commencer par la mort. Alors, enfin, le post-humain, génétiquement amélioré et technologiquement augmenté, pourra se considérer accompli. C’est la promesse du transhumanisme, courant longtemps jugé comme gentiment illuminé mais dont le discours porte aujourd’hui de plus en plus. Dans son ouvrage Au péril de l’humain paru au Seuil, écrit avec la journaliste Agnès Rousseaux, le biologiste Jacques Testart, père scientifique du premier bébé-éprouvette, s’alarme des conséquences irréversibles sur le monde qu’une telle idéologie pourrait engendrer.

Pourquoi le transhumanisme gagne-t-il en influence ?

C’est une idéologie qui prospère sur les innovations extraordinaires de la technoscience, que ce soit autour de la génétique, du cerveau, de l’intelligence artificielle. Il y a des trucs assez fantastiques qui donnent une prise pour faire croire que tous les mythes anciens, qu’on traîne depuis le début des temps, l’immortalité, l’intelligence supérieure ou le héros imbattable, vont devenir réels. Ce ne sont rien d’autre que des rêves enfantins, une idéologie infantile.

Parmi ces mythes, il y a celui de vaincre la mort. Ce n’est pas un peu compliqué, de se positionner contre ?

On peut déjà se positionner rationnellement, en montrant que ce n’est pas possible. Et on peut aussi se positionner philosophiquement en montrant que ce n’est pas souhaitable. Qu’est-ce que ça veut dire, être immortel ? On doit s’emmerder tout le temps ! Je crois même qu’on doit rester au lit. C’est l’immobilité, c’est l’attente, c’est l’ennui, sûrement. Mais ça, d’autres l’ont dit mieux que moi. Pour ce qui est de la faisabilité, il y a plein d’éléments qui montrent que c’est impossible. On nous dit que c’est imminent, que les enfants qui vivront trois cents ans sont déjà nés. Ce qui voudrait dire que les technologies sont déjà là. Mais nos prédicateurs ont-ils déjà créé une souris immortelle ? Une mouche immortelle ?

Et puis il faut bien se rendre compte que la durée de vie en bonne santé est en train de diminuer, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France. Et c’est à ce moment-là qu’on nous propose l’immortalité. C’est dire si ça ne tourne pas rond ! On a plein de nouvelles maladies, les perturbateurs endocriniens, de nouveaux virus, et toutes les maladies chroniques qui se développent. C’est donc quand notre civilisation connaît une régression directement due aux excès du capitalisme qu’on nous dit que grâce aux nouvelles technologies produites par ce même capitalisme, on va tout surmonter.

C’est un discours typique d’une religion…

C’est la vieille stratégie scientiste. Claude Allègre en était un éminent représentant. Le climat se dérègle ? Pas grave, on va inventer des machines qui vont corriger ça. On fait croire que le système qui a provoqué les problèmes est capable de les réparer. Ce n’est pas crédible. Effectivement, c’est un peu comme une religion. En France, ce n’est pas encore vraiment implanté, même si ça gagne de plus en plus les esprits. Il y a cinq ans, tout le monde rigolait à l’évocation du transhumanisme. Aujourd’hui, beaucoup commencent à y adhérer. Et il faut croire, parce qu’il n’y a aucune preuve de rien.

On vous connaît pour être à l’origine du premier bébé-éprouvette, n’est-ce pas contradictoire de s’opposer à ces «progrès» ?

Vous pensez bien que je suis habitué à cette question. La fécondation in vitro, c’est une intervention pour les gens qui ne peuvent pas faire d’enfants. Il s’agissait, en 1982, de restituer un état de normalité qui est la possibilité de fonder une famille. Ça ne dépassait pas ce cadre, on ne faisait pas de bébé sur-mesure. Quand je me suis aperçu, quatre ans plus tard, que cette technique pouvait permettre à terme de faire des bébés de «meilleure qualité», j’ai écrit l’Œuf transparent. J’expliquais qu’on allait pouvoir trier parmi les embryons pour choisir celui qui convient le mieux. Ça a finalement été inventé par des Anglais et ça s’appelle le diagnostic génétique préimplantatoire. Je me suis battu contre et je continue à me battre. Alors oui, on peut me dire qu’il fallait que les gens restent stériles parce que c’est la nature. Mais à ce titre, on n’aurait pas inventé la médecine, on n’aurait pas de médicaments, de vaccins… Ce n’est pas ma façon de voir. Moi, je veux que les gens puissent vivre une bonne vie, en bonne santé, et que ça vaille le coup, qu’ils puissent être créatifs.

Comment cette idéologie transhumaniste a-t-elle infusé pour inspirer autant les recherches actuelles qui tendent beaucoup vers le post-humain, que ce soit en informatique, en génétique, en robotique ou en biologie ?

Je prendrais le problème à l’envers. Je ne crois pas que le transhumanisme dirige quoi que ce soit. Ce sont les recherches qui, par la continuité et le progrès des sciences, nous mènent à cet état qu’on peut nommer transhumanisme. C’est-à-dire que la volonté de la science, c’est de maîtriser. De maîtriser la nature, bien sûr, mais aussi de maîtriser l’humain. Et maîtriser l’humain, c’est le but des transhumanistes. Il faut donc que ce progrès scientifique soit raisonné, mais surtout pas par les scientifiques eux-mêmes. On en vient donc forcément à la démocratisation de la science, qui est l’objet de l’association Sciences citoyennes à laquelle je participe.

Mais, du coup, dans le cadre de cette démocratisation de la science que vous appelez de vos vœux, qu’est-ce qu’on recherche ? Si ce sont les citoyens qui décident, ne peuvent-ils pas choisir d’aller vers le post-humain ?

Ce n’est pas impossible, mais je n’y crois pas. Je travaille sur les procédures démocratiques des conférences de citoyens depuis 2002. Toutes les études menées à travers le monde sur ce type de conférences aboutissent à des conclusions frappantes. Ce sont des gens tirés au sort, aux profils variés, de milieux, d’âges, de sexes, de professions différents, et ils finissent par se sentir investis d’une mission pourvu qu’ils aient la certitude que leur avis soit pris en compte politiquement. On observe que, d’une part, c’est très intelligent, on trouve plein d’idées nouvelles que les experts et les politiques n’avaient pas eues et que, d’autre part, ce sont des idées généreuses et altruistes, qui prennent en compte le tiers-monde, les générations futures, etc. Ils pensent plus loin. Il y a une sorte de mutation temporaire et positive de l’humain quand on le met dans ces conditions. Il se passe une sorte d’alchimie, un mélange d’intelligence collective et d’empathie.

C’est donc la démocratie qui augmente l’humain…

Exactement ! La vraie démocratie permet de faire du post-humain intéressant !

Malgré cette mince note d’espoir, votre livre est assez…

…pessimiste…

…Apocalyptique, même.

Oui. Ça ne veut pas dire que la Terre explose, hein ! Je parle du monde tel qu’on le conçoit aujourd’hui, avec la nature et ses relations à l’homme. Ce monde qu’on peut admirer tous les jours. Quand on regarde un chat, par exemple. Pour moi, le chat, c’est la perfection. C’est un animal fabuleux. Un animal qui a cette grâce, et en même temps cette distance, cette espèce de mépris… Si on regarde une abeille, c’est la même chose. Je suis émerveillé par la nature. La fin du monde, ça veut dire que tout ça disparaît. On le constate déjà. On voit que la moitié des insectes a disparu en vingt ans. On le voit aussi au niveau de l’humanité, avec des comportements induits par la technologie, comment les gens ont changé leurs relations aux autres. On est en train d’infantiliser la population, de la déresponsabiliser, de lui faire perdre son autonomie en la mettant sans arrêt à la merci de «spécialistes» qui dictent le bon comportement.

Ce que je remarque, c’est que les dates qu’on croise souvent, 2045-2050, sont avancées à la fois par les transhumanistes pour la singularité, ce moment où la machine devrait devenir plus intelligente que l’homme, et par d’autres, comme le Giec [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, ndlr], qui parlent de la même période pour des situations de catastrophe écologique, où la vie devient insupportable. Nos enfants vont vivre une période épouvantable.

En voulant «améliorer» la nature, le transhumanisme s’attaque de fait au mécanisme même de l’évolution qui dure depuis des millions d’années…

On travaille effectivement à la ruine de l’évolution et à celle de la civilisation qui est venue se greffer dessus. La nature a créé des êtres qui, pour la plupart, sont parfaitement à leur place, et on a besoin de la place de chacun. La diversité n’est pas un vain mot, et sa disparition est très grave. C’est dramatique de considérer que ce n’est qu’une crise, la crise du XXIe siècle. Et qu’il y en aura une autre au XXIIe. Mais ce n’est pas ça. Le XXIe siècle rompt avec tout ce qui le précède, et avec toute l’évolution. On ne maîtrise rien ! Si on prend la génétique, par exemple, on est capable de détruire des espèces, de mettre des gènes tueurs, mais on est incapable de maîtriser les espèces qu’on modifie génétiquement, c’est-à-dire d’empêcher les effets indésirables de nos manipulations.

Vous voulez remettre au goût du jour les expressions «jouer avec le feu» et «apprentis sorciers».

Je suis frappé de voir le nombre de transhumanistes non assumés, notamment en biologie, qui travaillent actuellement pour modifier le vivant. Pour rajouter une lettre à l’ADN, par exemple. Il y en a aujourd’hui quatre, ils veulent en rajouter une. Et pour quoi faire ? Pour voir ce que ça fait ! C’est vraiment un truc d’apprentis sorciers. On a déjà eu ça avec les nanotechnologies. Cette façon de faire, de modifier les choses «pour voir», c’est nouveau. C’était un truc de sorcier qui avait disparu avec la science moderne, où on devait suivre un protocole qui expliquait le but, la méthodologie, le déroulé de l’expérience. Et on observait le résultat en fonction de la prédiction. Aujourd’hui, c’est le contraire, on fait la manip, et on voit ce que ça fait. Ça, c’est suicidaire, parce qu’on s’expose à des résultats qui ne sont pas réfléchis.

Vous expliquez qu’on manque d’un récit alternatif pour un futur différent de celui proposé par le transhumanisme, très populaire dans les œuvres de science-fiction. Quel pourrait être ce nouveau récit ?

Je ne vais pas l’écrire. Mais il est indispensable parce que le récit transhumaniste est tout à fait recevable, surtout par les jeunes. Ils sont très réceptifs. Ça recoupe à la fois leurs relations sociales, leur imagination, leur jouissance, même… Ça me glace de voir ces gamins devant un écran d’ordinateur quinze heures par jour, mais on ne peut rien faire. On ne peut pas interdire ces choses-là. Je parle beaucoup du téléphone portable. Aujourd’hui, les gens ne pourraient plus s’en débarrasser. C’est une prothèse obligatoire et généralisée. C’est un exemple assez fort de quelque chose qui s’est imposé en quinze ou vingt ans et qui est devenu indispensable dans le monde entier, jour et nuit, pour toutes les activités. Et il y a aussi les montres connectées, les assistants domestiques, tous ces projets de médecine prédictive et personnalisée à partir du génome. On ne peut pas espérer arrêter ça de façon autoritaire. Il faut pouvoir montrer que ce n’est pas comme ça que nous avons envie de vivre. Il faut donner autre chose à rêver.

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sylvie Royant-Parola's insight:

Le créateur des bébés éprouvettes remet les pendules à l'heure sur les croyances de toute puissance qui s'insinuent de plus dans notre société.

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Soutien à l’innovation majeure : 4 adhérents décrochent des fonds !

Soutien à l’innovation majeure : 4 adhérents décrochent des fonds ! | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Snips, Wandercraft, Bioserenity et Dreem ont obtenu un financement global de près de 100 millions d’euros en levée de capital, doté en partie par le fonds PSIM – Programme de soutien à l’innovation majeure-  créé en 2017 par Bpifrance.  Ce fonds intervient exclusivement auprès des entreprises lauréates du Concours Mondial d’Innovation (CMI), lancé en décembre …
sylvie Royant-Parola's insight:

Que des startups lèvent des fonds en apportant des changements dans la technicité et du rêve avec plein de zéros pour les investisseurs, c'est normal. Mais cette folie déraissonnable des chiffres pour des projets non matures ne pourra devenir une vraie source de progrès que si parallèlement nous changeons de modèle économique , et que cette nouvelle économie devienne le premier apport de fond pour la recherche fondamentale. Problème, le timing de la recherche, lent par nature et par nécessité,  est assez incompatible avec le timing des startups , qui telles des étoiles filantes , passent dans le ciel. 

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L'insomnie pourrait être principalement dans votre tête

L'insomnie pourrait être principalement dans votre tête | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it

Même lorsqu'elles ont passé plusieurs heures au lit pendant la nuit, certaines personnes ont souvent l'impression de ne pas avoir beaucoup dormi. Il y a un mauvaise déconnexion des structures cérébrales qui donnent le sentiment de ne plus penser. Les insomniaques continuent à percevoir leur cerveau en activité. Les apports de l'imagerie cérébrale permettent d'identifier les zones qui sont trop actives au cours du sommeil.

sylvie Royant-Parola's insight:

L'imagerie cérébrale met en évidence que les insomniaques n'arrivent pas à déconnecter certaines structures cérébrales même en dormant. Ceci explique la perception de ne pas dormir et la fatigue le lendemain.

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Recherche sommeil désespérément

Recherche sommeil désespérément | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Simulateurs d’aube, exercices de respiration, filtres anti-lumière bleue… Alors qu'un Français sur trois déclare mal dormir, le sommeil est en passe de devenir la nouvelle obsession santé.
sylvie Royant-Parola's insight:

Le sommeil est tellement important qu'il est en train de devenir le marché du siècle! 

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Sommeil : les objets connectés peuvent-ils vraiment nous aider à mieux dormir ?

Sommeil : les objets connectés peuvent-ils vraiment nous aider à mieux dormir ? | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Actualités HIGH-TECH : ZZZzzzzz - Les applications et autres objets connectés destinés à mesurer et améliorer la qualité de notre sommeil sont légion. Mais améliorent-ils vraiment notre repos ? Avec l'aide d'experts, nous avons passé au crible les technologies utilisées par ces gadgets, dont l'efficacité serait scientifiquement prouvée.
sylvie Royant-Parola's insight:

Comme quoi avec les applis connectés et les appareils qui mesurent votre sommeil, il  y a encore du boulot pour arriver à des aides au sommeil.

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SAOS, HTA et infarctus cérébraux silencieux

SAOS, HTA et infarctus cérébraux silencieux | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
SAOS, HTA et infarctus cérébraux silencieux
La prévalence du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) apparaît très élevée chez les patients atteints d’une HTA essentielle. Par ailleurs, le SAOS est souvent associé à des facteurs de risque cardiovasculaire qui interviennent dans la pathogénie de la maladie cérébrovasculaire, mais il active aussi des mécanismes multiples capables d’aggraver cette dernière et de favoriser ses complications, notamment les accidents vasculaires cérébraux (AVC), tout autant que les infarctus cérébraux silencieux (ICS).

Une étude transversale de type cas-témoins a précisé les liens entre ces entités, en estimant la prévalence du SAOS chez des hypertendus présentant ou non des stigmates d’ICS sur l’IRM cérébrale. L’objectif était aussi d’évaluer le rôle du SAOS en tant que facteur de risque indépendant associé à la survenue d’ICS lacunaires ou non en cas d’HTA sous-jacente. En pratique, chaque cas d’ICS a été apparié à deux témoins indemnes de cette anomalie en IRM. La sévérité du SAOS éventuel a été évaluée au moyen de l’index d’apnées et d’hypopnées (IAH) mesuré au cours d’un enregistrement polysomnographique. Un SAOS a été jugé sévère dès lors que l’IAH était >30.
Davantage d’infarctus cérébraux lacunaires en cas de SAOS sévère
Au total, l’étude a inclus 183 patients hypertendus (dont 72,1 % d’hommes), répartis en 2 groupes, selon l’existence (ICS+, n = 61) ou non (ICS -, n = 122) de signes d’ICS sur l’IRM. L’âge moyen des participants a été estimé à 64,1 ± 4,5 ans. Au sein de cet effectif, la prévalence des formes sévères de SAOS atteignait 44,3 % dans le groupe ICS+, versus 38,5 % dans le groupe témoin (ICS-). La comparaison intergroupe dans le cadre d’une analyse par régression logistique conditionnelle n’a révélé aucune augmentation significative du risque d’ICS en cas de SAOS sévère (odds ratio, OR = 1,362; intervalle de confiance à 95 %, IC: 0,659-2,813; p = 0,404). Chez 43 patients du groupe ICS+ (70,5 %), il s’agissait d’infarctus lacunaires. Dans ce sous-groupe, la prévalence du SAOS s’est avéré plus élevée que dans celui défini par l’absence d’infarctus lacunaires, soit 55,8 % versus 35,7 %, p=0,019), l’association étant indépendante des autres facteurs de risque sur la base d’une analyse par régression logistique avec ajustement, avec un OR estimé à 2,177 (intervalle de confiance à 95 % : 1,058-4,479; p= 0,035).

En bref, cette étude transversale de type cas-témoins confirme la prévalence élevée du SAOS dans ses formes sévères chez les patients hypertendus. Par ailleurs, elle plaide en faveur d’une association entre SAOS sévère et ICS lacunaire, a priori indépendamment des autres facteurs de risque, ce qui reste tout de même à confirmer.

Dr Philippe Tellier

RÉFÉRENCE
Alvarez-Sabín J et coll. Obstructive sleep apnea and silent cerebral infarction in hypertensive individuals. J Sleep Res., 2017 ; publication avancée en ligne le 20 juin. doi: 10.1111/jsr.12571.
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La grande question vaut-il mieux traiter le SAOS, la tension ou les deux?

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CES 2018 – Sleep, le capteur de sommeil de Nokia pour mieux dormir

CES 2018 – Sleep, le capteur de sommeil de Nokia pour mieux dormir | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it

Le géant finlandais présente au CES son capteur de sommeil. Nommé Sleep, il sera lancé au premier semestre à moins de 100 €. 

Le constructeur profite donc du CES de Las Vegas pour révéler son premier capteur de sommeil, le Nokia Sleep. But de l'objet, qui ressemble beaucoup dans son approche au capteur de sommeil SE 80 de la marque allemande Beurer : nous aider à améliorer la qualité de nos dodos. Afin d'y parvenir, Sleep analyse tout d'abord de façon détaillée notre sommeil : durée et interruptions ; cycles de sommeil léger, profond ou paradoxal ; ronflements. Sleep prend la forme d'un capteur pneumatique molletonné qui se glisse sous le matelas. L'appareil analyse les cycles du sommeil en prenant en compte les rythmes cardiaques et respiratoires, ainsi que les mouvements de son utilisateur. Les données sont ensuite synchronisées de façon automatique avec l'application Nokia Health Mate. Pour chaque nuit, un score de sommeil est décerné. Sur 100 points, il prend en compte six paramètres (durée, profondeur, interruptions, régularité, temps d'endormissement et temps de lever). Ensuite, l'application est supposée délivrer des recommandations sur mesure. Nokia avance même la possibilité de suivre un programme de coaching développé avec plusieurs experts du sommeil et qui, selon le constructeur, permettrait d'accroître de 12 minutes au moins la durée quotidienne de son sommeil. Nokia ne précise pas si cette formule est payante ou non…

sylvie Royant-Parola's insight:

Intéressant si le programme de coaching adossé au capteur est bien pensé!

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Un manque de sommeil chez 80% des lycéens à Hô Chi Minh-Ville

Un manque de sommeil chez 80% des lycéens à Hô Chi Minh-Ville | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Le 4 janvier, la finale du concours en sciences et techniques dédié aux élèves du secondaire a eu lieu au lycée d’élite Lê Hông Phong à Hô Chi Minh-Ville. Il avait pour sujet “Le manque de sommeil des élèves du secondaire”.

Deux lycéennes Trân Thuy Trang et Pham Thi Khanh Vy ont attiré l’attention du jury et des spectateurs. Thùy Trang, du lycée Gia Dinh, a su s’exprimer avec brio  sur ce sujet : "Dans ma classe, je remarque bien souvent que mes amis dorment dès les premières heures de classe. J’ai connu la même situation."

Selon les résultats du sondage auprès de 7.300 lycéens interrogés à Hô Chi Minh-Ville, la moitié d'entre eux ont révélé qu’ils se mettaient au lit assez tard, généralement après 23h00 et 20% après minuit et qu’ils se réveillent à 05h30 ou 06h00 pour aller à l'école. Ainsi, plus de 80% dorment habituellement moins de sept heures par jour et 10% d’entre eux moins de cinq heures.
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Le manque de sommeil des jeunes lycéens est un phénomène universel et au Vietnam comme en France un grignotage du sommeil important en raison de l'utilisation des réseaux sociaux.

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« Le manque de sommeil nous tue »

« Le manque de sommeil nous tue » | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it

Psychiatre, la docteure Sylvie Royant-Parola préside le Réseau Morphée, qui se consacre à la prise en charge des troubles du sommeil. Avec trois confrères médecins et chercheurs, elle a lancé début octobre un appel aux autorités sanitaires pour une véritable politique de prévention sur le sommeil.

Sous quel seuil estime-t-on qu’un individu est en manque de sommeil ?

Un adulte se met en réel danger s’il dort moins de six heures par nuit. Les courts dormeurs existent. On estime entre 1 % et 3 % de la population ceux qui sont génétiquement programmés pour se contenter de quatre à cinq heures et demie de sommeil par nuit. Pour tous les autres, une nuit devrait durer entre sept et huit heures, exceptionnellement six heures. Jamais en dessous. Celui qui, en vacances, dort systématiquement trois heures de plus que d’habitude (passant de six heures à neuf heures par nuit, par exemple) doit se poser des questions : il est sans doute en forte privation de sommeil.

A quels problèmes de santé un déficit de sommeil nous expose-t-il ?

Il y a bien entendu les conséquences immédiates et évidentes : troubles de la vigilance et de l’attention, dont les risques d’accidents lors de la conduite automobile – 30 % des accidents de la route mortels sont dus à la somnolence. Mais, au-delà, les découvertes de ces dix dernières années nous ont permis de mesurer toute l’importance du sommeil. La privation de sommeil, même relativement légère (une heure de moins par rapport au temps habituel), a des retentissements sur le métabolisme et le fonctionnement de notre organisme. Nous en sommes sûrs, désormais : le manque de sommeil nous tue.

D’abord il modifie deux hormones digestives. Il accroît la ghréline, qui stimule l’appétit, et diminue la leptine, qui régule la satiété et le stockage des graisses dans l’organisme. Qui dort moins a davantage faim le lendemain et stocke davantage ce qu’il ingère. Plus la privation de sommeil est grande, plus ces effets sont importants, surtout chez l’enfant. Il y a donc un lien direct avec la prise de poids, l’obésité, et tout cela favorise le diabète.

La privation de sommeil crée aussi une instabilité de l’humeur avec, au minimum, une irritabilité et des troubles du caractère. Mais elle augmente aussi le risque de dépression. Elle favorise les troubles cardiovasculaires (AVC, infarctus), de l’hypertension. Elle affecte l’immunité, rendant plus sujet aux infections. Elle facilite le déclenchement des cancers hormono-dépendants (celui du sein chez la femme, de la prostate chez l’homme). Et même de maladies neurologiques comme celle d’Alzheimer, puisque, durant notre sommeil profond, un « lavage » neuronal s’exécute dans le cerveau.

Les conséquences sont-elles encore plus lourdes chez les enfants ?

Les privations importantes de sommeil (moins de six heures par nuit) concernent désormais 5 % des élèves de sixième, 15 % de ceux de troisième. Les enfants ont perdu vingt minutes par nuit en moyenne – ce qui veut dire que certains ont perdu une heure et demie de sommeil chaque nuit. Cela provoque des troubles de la vigilance, de la concentration, sources d’échec scolaire. Chez les petits, cela s’accompagne de fatigabilité, donc souvent d’hyperactivité. Pour cette dernière, on parle d’épidémie, on évoque les causes liées aux insecticides, mais on ne pense pas assez au lien avec le sommeil malmené.

« Rattraper » en dormant plus le week-end ne règle pas le problème. Car on s’est aperçu que l’irrégularité de nos rythmes nous fragilise énormément en désorganisant les rythmes circadiens (alternance entre la veille et le sommeil), dont la découverte vient de faire l’objet du prix Nobel de médecine. ­Alterner nuits courtes et nuits de récupération a un impact sur la santé, car les horloges internes ne peuvent plus programmer les fonctions de l’organisme, ce qui engendre un stress biologique supplémentaire.

Qu’est-ce que cette crise du sommeil dit de nous ?

Notre société voudrait fonctionner sur un mode linéaire, comme une machine. Nous sommes constamment sur le qui-vive, dans l’instantanéité de la réponse, l’angoisse de ne pas être présent, de ne pas exister. Nous avons du mal à mettre réellement notre cerveau hors connexion. La nuit, l’idée même que l’on puisse être joignable nous maintient en alerte. Mais nous sommes des êtres cycliques et non numériques. Notre corps a besoin d’une alternance de fonctionnement et d’arrêt où il se recharge. Où dormir est une fonction exclusive.

sylvie Royant-Parola's insight:

Comment peut-on penser que le sommeil est du temps perdu? Curieuse  époque qui veut tout contrôler et fonctionner à 100 à l'heure. En alerte permanente, sur le pont 24/24, nous oublions que pour vivre il faut savoir se poser, déconnecter et récupérer. Ne pas l'intégrer est sacrément dangereux... 

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Commencer l’école avant 8h30 est mauvais pour les adolescents 

Commencer l’école avant 8h30 est mauvais pour les adolescents  | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it

Les adolescents, qui ont besoin de davantage de sommeil, s’endorment plus tard, du fait de facteurs biologiques et sociaux.

Et si commencer le lycée à 8h… c’était trop tôt? Une étude américaine, publiée dans la revue Sleep Health, le 7 octobre semble montrer que l’école ne devrait pas commencer avant 8h30 pour les adolescents.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont évalué, par questionnaire, l’état psychologique de 197 adolescents américains. Ils ont ensuite interrogé leurs parents sur le sommeil de leur enfant. «Nos résultats suggèrent que pour améliorer la qualité du sommeil des adolescents, il faudrait qu’ils fassent attention à leur hygiène de vie. Mais il faudrait également revoir les horaires de début des cours», notent les auteurs de l’étude.

 

sylvie Royant-Parola's insight:

Il faudrait réfléchir aux horaires pour les ados qui habitent loin des établissements avec un ramassage scolaire beaucoup trop précoce.

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Priver de sommeil pour sortir d'une crise de dépression sévère

Priver de sommeil pour sortir d'une crise de dépression sévère | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Une synthèse d'études confirme les bénéfices de la privation de sommeil encadrée pour diminuer les symptômes de la dépression.
sylvie Royant-Parola's insight:

La privation de sommeil quand elle est complète a paradoxalement des effets bénéfiques sur l'humeur. Peu pratiquée dans le monde en pratique courante, une équipe est particulièrement performante, celle du Pr Benedetti à Milan.

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La France, troisième marché mondial pour les « aides au sommeil »

La France, troisième marché mondial pour les « aides au sommeil » | Tout savoir sur le sommeil | Scoop.it
Les produits pour favoriser l’endormissement sont l’un des segments de l’automédication connaissant la plus forte croissance à l’échelle mondiale, selon Euromonitor.

Mal dormir, le mal du siècle ? Les ventes de médicaments d'aides au sommeil en vente libre, une catégorie comprenant notamment les antihistaminiques de première génération comme le Donormyl mais aussi des solutions naturelles à base de plantes, ont atteint près de 2,2 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros) en 2016 dans le monde. Avec un taux de croissance annuel moyen de 4,4% sur la période 2011-2016, c'est l'un des secteurs de l'automédication qui connaît la plus forte hausse ces dernières années, selon une étude de la société d'analyse Euromonitor International. 
sylvie Royant-Parola's insight:

Quand on voit les têtes de gondoles dans certaines pharmacies on est impressionné par le nombre de produits proposés "pour  dormir"

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