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Plan d’investissement dans les compétences : 200 millions d’euros alloués à la (...)

Plan d’investissement dans les compétences : 200 millions d’euros alloués à la (...) | Dynamique des compétences | Scoop.it
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud a signé le 28 mai un accord-cadre pour la formation des salariés du secteur de l'insertion par l'activité (...)...
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Soft skills : comment former au “savoir-être” ? | ABILWAYS DIGITAL

Soft skills : comment former au “savoir-être” ? | ABILWAYS DIGITAL | Dynamique des compétences | Scoop.it
Alors que la place des intelligences artificielles en entreprise est de plus en plus importante, beaucoup d’emplois craignent d’être robotisés sans pouvoir y faire grand-chose. Mais si les hard skills, les compétences techniques, ne permettent plus toujours de différencier l’homme de la machine, à...
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« Un socle de compétences fondamentales pour l’emploi »

« Un socle de compétences fondamentales pour l’emploi » | Dynamique des compétences | Scoop.it
ENTRETIEN avec Marie-Claire Carrère-Gée, directrice générale du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE). Pour cette spécialiste du marché du travail, les acteurs de la formation doivent travailler ensemble pour aider les Français à s’adapter à un monde professionnel incertain. ZOOM Marie-Claire Carrère-Gèe. / Stéphane Lagoutte/M.Y.O.P La Croix : Il est beaucoup question de former aux emplois de demain. Mais comment les détecter, alors que le numérique crée et détruit sans cesse des métiers ? Marie-Claire Carrère-Gée : Le marché du travail évolue, en effet, sur fond de grande incertitude, parce que la révolution technologique est très rapide et qu’elle se diffuse dans l’économie à un rythme que nous ne maîtrisons pas. Pour refonder la formation, nous devons néanmoins étudier autant que possible l’impact de cette mutation sur les volumes d’emplois, sur leur localisation comme sur leur nature. DOSSIER : « Imaginez votre travail demain ! » Sur quels éléments s’appuyer pour anticiper les besoins ? M.-C. C.-G. : Nous ne partons pas de zéro. Beaucoup d’études existent déjà, qui nous permettent de nous projeter… Au Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), par exemple, nous avons montré que moins de 10 % des postes actuels pourraient être automatisables, tandis que 50 % traverseront des transformations profondes dans les prochaines années. Ce constat posé, la priorité est de changer les mentalités. Il s’agit désormais de réfléchir en termes de compétences et pas seulement de métiers. Ces derniers sont en effet en mutation permanente, mais de nombreuses compétences nécessaires pour les exercer aujourd’hui resteront pertinentes demain. C’est une certitude sur laquelle nous pouvons concevoir une stratégie de formation. Quelles sont ces compétences indispensables ? M.-C. C.-G. : Il y a d’abord les compétences « expertes », liées aux nouvelles technologies, au numérique, à l’automatisation. Un rapport réalisé pour la Commission européenne, basé sur les projets de recrutement des entreprises, a évalué que ce secteur manquerait de 80 000 emplois en France d’ici à 2020. Pour environ la moitié des personnes dont le métier se transforme, il faudra aussi des compétences nouvelles. Il peut s’agir de compétences numériques : par exemple, dans la vente, maîtriser les usages numériques en plus de « savoir vendre ». Mais il peut s’agir aussi de compétences professionnelles non numériques. Ainsi, dans l’agriculture, pour la culture sous serre, si certains travaux sont faits par des machines, les métiers vont évoluer : il faudra des connaissances plus poussées qu’aujourd’hui en agronomie, en techniques culturales et en gestion du climat. Notre rapport démontre enfin que les compétences « transversales » seront systématiquement demandées à tous, quelles que soient les professions de demain. Il s’agit d’abord de compétences très classiques, également appelées « littéracie » et « numéracie », autrement dit la capacité à lire, à compter, analyser des données… Non seulement le nouveau monde numérique ne les rend pas obsolètes, mais il les rend indispensables : 13 % des personnes actuellement en emploi doivent absolument progresser, et 30 % seraient plus à l’aise dans leur parcours professionnel si elles le faisaient ! ÉTUDE : Informatique, aide à la personne… ces gisements d’emploi de demain Et puis il y a les compétences numériques de base, comme savoir utiliser un ordinateur… En la matière, tous les classements indiquent que les Français ont des progrès à faire et que près de 10 % sont en grande difficulté. Enfin, les besoins porteront aussi de plus en plus sur les compétences dites « sociales » – la capacité à travailler en équipe… – et « situationnelles » – s’adapter à une nouvelle organisation du travail… Sur ces compétences-là, nous ne disposons d’aucune évaluation de leur degré de maîtrise par les Français. Quels sont les enjeux ? M.-C. C.-G. : Moins nous connaissons les évolutions à venir, plus il est urgent que les Français maîtrisent toutes ces compétences fondamentales. Elles constituent un socle qui permettra à chacun de rebondir vers un nouveau métier dès que ce sera nécessaire. Il faut se donner les moyens d’avoir assez de compétences « expertes » dans les technologies : c’est stratégique. Il faut aussi gérer la situation des quelque 50 % d’actifs dont le métier se transforme. Ce sont les raisons pour lesquelles, au COE, nous appelons à un « Grenelle des compétences ». ENQUÊTE : Le numérique chamboule la recherche d’emploi Qui doit s’impliquer dans ce Grenelle ? M.-C. C.-G. : Il s’agit de réunir tous ceux qui jouent aujourd’hui un rôle dans la formation professionnelle. Tous sont pertinents car tous détiennent des informations précieuses sur le sujet, chacun à son niveau – entreprises, régions, branches professionnelles, État… Nous pouvons même inclure les réseaux sociaux désormais. Dans notre précédent rapport sur les mutations du travail liées au numérique, nous avons ainsi sollicité la collaboration du réseau social professionnel LinkedIn, qui a accepté de nous communiquer les compétences actuelles de ses membres, leur quantité et leur localisation… Ces données « en temps réel » s’avèrent très précieuses. Plutôt que de travailler « en silo » comme c’est le cas aujourd’hui, il est urgent de mettre tout le monde autour de la même table, de mieux partager les informations, de se fixer des objectifs communs et de se doter des moyens de les réaliser. 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Pourquoi les grands groupes recrutent-ils les talents "soft skills" pour insuffler la dynamique startup ? | 1001startups

Pourquoi les grands groupes recrutent-ils les talents "soft skills" pour insuffler la dynamique startup ? | 1001startups | Dynamique des compétences | Scoop.it
« Innovate or die », ce mantra de base des startups a eu tendance à se perdre dans les grands groupes. Désireux d’évoluer et de réussir leur transformation digitale, les entreprises ont décidé de recruter de jeunes diplômés pour renforcer leur agilité, développer des programmes d’intrapreneuriat et insuffler une dynamique startup. Pourquoi les grands groupes veulent insuffler l’esprit startup ? L’«open innovation» est devenu le terme clé pour les grands groupes, dans l’idée il serait question de partager et d’échanger des idées avec l’extérieur. Chez les entreprises du CAC 40, des départements d’open innovation sont nés avec l’objectif de collaborer avec des startups, organiser des hackathons et bousculer les habitudes. Aujourd’hui, les startups sont l’objet des convoitises. En effet, les grands groupes ont compris qu’ils n’avaient pas l’agilité pour suivre le rythme effréné des innovations. Comment transformer une idée en projet en peu de temps avec une organisation traditionnelle et lourde ? Ils développent donc des lieux de vie pour les startups. À l’instar de Big de Pernod Ricard, Bizlab d’Airbus, le Village by CA ou encore Leonard du Groupe Vinci. Et cette démarche porte ses fruits, d’après une étude de Fabernovel, 47% des startups ont d’ailleurs déjà développé un partenariat avec un grand groupe. Les objectifs annoncés de ce type de partenariats sont de gagner en notoriété et en visibilité, de bénéficier de la caution d’un partenaire connu et l’accession au marché et à de nouveaux prospects. Dans seulement 48% des cas, il est question de financements. Pourtant la relation startups / grands groupes n’est pas au beau fixe. D’après le baromètre de la relation par Bluenove, 84% des startups trouvent que le délai d’exécution par les grands groupes est lent ou très lent. Et pas moins de 45% des startups trouvent que les objectifs des grands groupes sont peu clairs ou pas du tout clairs. Autre chiffre éloquent, plus d’une startup sur deux considère que sa relation avec les grands groupes est « peu équilibrée ou pas du tout équilibrée ». Recruter pour mieux réussir sa transformation digitale ? Pour innover, pour gagner en agilité, pour saisir les opportunités, les grands groupes se penche donc sur une autre solution : recruter des talents à la mentalité entrepreneuriale pour innover et créer les conditions de l’agilité. Seul bémol, les grands groupes sont aujourd’hui en concurrence avec les startups pour recruter ces jeunes talents du numérique. Social media manager, growth hacker, content marketer et autre développeur souhaitent intégrer des structures agiles dans lesquelles ils peuvent exprimer tout leur potentiel et assouvir leur esprit d’initiative. EN 2016, UNE ÉTUDE DE L’APEC DÉMONTRAIT QUE 62% DES JEUNES FAISAIENT LE CHOIX DE REJOINDRE UNE GRANDE ENTREPRISE DANS LES DEUX ANS SUIVANT L’OBTENTION DE LEUR DIPLÔME. L’autre avantage de recruter de jeunes talents, c’est de confronter les générations. En startup ou dans les grands groupes, l’expérience prouve que l’innovation découle de la diversité. Apporter l’expertise métier des cadres du grand groupe à la vision numérique, et parfois naïve, des jeunes talents peut faire émerger des axes de travail uniques. Dans ces conditions, ENGIE, acteur mondial de l’énergie place au centre de ses préoccupations 3 métiers : l’électricité, le gaz naturel et les services à l’énergie. Le groupe recherche ses « Alter Ego » : de jeunes talents agiles et audacieux, avant tout des personnalités, ayant l’esprit startup, prêt à enrichir leur expérience professionnelle et à construire le monde de demain. Il faut dire que le groupe développe des initiatives en faveur de l’innovation. Depuis 2015, l’incubateur interne d’ENGIE accompagne ses salariés dans 25 projets de startup. Aujourd’hui, près de 170 idées sont développées par des collaborateurs ENGIE dans 5 incubateurs externes. « Chez ENGIE, l’audace, nous aimons la cultiver : au mieux on réussit et au pire on apprend. C’est pourquoi nous donnons à nos talents autonomie et responsabilités. Et pour qu’ils s’épanouissent, nous commençons toujours par leur faire confiance, » peut-on d’ailleurs lire sur le site de 5ème élément 5ème élément, le site qui présente la vision et les offres d’emploi du groupe. Par ce branding, le groupe exprime d’ailleurs l’importance accordée aux futures recrues d’ENGIE. Elles sont en effet une ressource essentielle dans sa mission de transition écologique, qui fait elle-même appel aux 4 éléments naturels. Jeunes diplômés : Grands comptes ou startups ? Pour beaucoup de jeunes diplômés, un premier job dans un groupe permet d’avoir des opportunités de carrière plus lisibles, et offre des garanties pour les futurs employeurs. En 2016, une étude de l’APEC démontrait que 62% des jeunes faisaient le choix de rejoindre une grande entreprise dans les deux ans suivant l’obtention de leur diplôme. Pour ceux qui faisaient le choix des startups, le choix était dicté par le souhait se réalisation de soi. Dans ces organisations au mode de management plus flexible, les nouvelles recrues “ont le sentiment de pouvoir être le plus directement utiles, d’être reconnues pour ce qu’ils peuvent apporter et d’en profiter pour accumuler une expérience riche et variée”. Pourtant les grands groupes disposent encore d’arguments de poids pour séduire et faire s’épanouir les jeunes talents, entre autres de fortes perspectives d’évolutions, des possibilités de formations plus importantes et une stabilité certaines.   Article partenaire
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Pour Jean Pisani-Ferry, la France a « un lourd problème de compétences »

Pour Jean Pisani-Ferry, la France a « un lourd problème de compétences » | Dynamique des compétences | Scoop.it
L'économiste, qui a participé à la campagne d'Emmanuel Macron, était l'invité ce dimanche du « Grand rendez-vous » Europe 1 - « Les Echos » - CNews.Il appelle le gouvernement à être « très ferme » en matière de taxation des contrats courts lors de la réforme de l'assurance-chômage. Après une année 2017 marquée par l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République française, Jean Pisani-Ferry, qui a été le concepteur du programme du candidat au printemps dernier, était invité ce dimanche du « Grand rendez-vous » Europe 1 - « Les Echos » - CNews. L'occasion de faire le point sur les réformes engagées ou envisagées par l'exécutif. Avec une première constatation, « la question de la dépense publique est absolument centrale » mais celle-ci «  reste devant nous. Le premier budget n'a pas été un budget de restructuration de la dépense publique », a reconnu l'économiste, espérant toutefois que les prochaines lois de finance soient l'occasion de s'attaquer à ce problème. «  Je ne crois pas à l'automaticité du ruissellement  », a-t-il ensuite déclaré en évoquant cette soi-disant théorie « reaganienne » selon laquelle la richesse de quelques-uns profiterait à la société dans son ensemble. « Ce n'est pas parce que certains s'enrichissent que cela bénéficie à tous », selon Jean Pisani-Ferry. Pour lui, tout dépend de la politique menée par le gouvernement, notamment pour permettre de créer des emplois. Pour autant, l'ancien président de France Stratégie est favorable à  la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) qui n'avait qu'une « apparence redistributrice ». Il appelle aussi le gouvernement à être « très ferme » en matière de taxation des contrats courts lors de  la réforme de l'assurance-chômage . La multiplication de CDD de moins d'un mois, « c'est le modèle des intermittents du spectacle qui se généralise ». L'économiste se montre inquiet des difficultés de recrutement déjà rencontrées par les entreprises qui, aujourd'hui, « se situent au même niveau qu'en 2007 alors qu'on avait un taux de chômage deux points plus bas. C'est tout à fait anormal. Nous avons un lourd problème de compétences qui démarre à l'école », estime celui qui a été à l'origine du plan d'investissement de 50 milliards d'euros sur le quinquennat, dont 15 milliards devront être consacrés à la formation. Le système actuel de formation professionnelle est « inefficace. Il y a trop d'offreurs, pas de transparence et trop de rentes, et ce système est cher. » Parallèlement, Jean Pisani-Ferry milite pour une réforme du système de retraite, dans lequel « les Français ont perdu confiance ». Enfin, s'il n'est pas un politique, il n'a quand même pas oublié de lancer une pique au premier adversaire du Président. « La responsabilité d'un parti de gouvernement, ce n'est pas seulement de capter la colère », a lancé l'économiste, à l'attention de  Laurent Wauquiez, le nouveau président du parti Les Républicains . Indéniablement, s'il n'occupe aucun poste officiel aujourd'hui, Jean Pisani-Ferry est resté un fidèle macroniste. Guillaume de Calignon @gcalignon
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Il faut se parler de ces nouvelles compétences —

Il faut se parler de ces nouvelles compétences — | Dynamique des compétences | Scoop.it
Tout le monde parle des nouvelles compétences que son l’intelligence artificielle, la modélisation 3D ou les sciences des données. Toute transformation digitale s’accompagne d’une transformation des compétences.
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Pourquoi et comment développer les soft skills ?

Plus les métiers deviennent techniques et digitaux, plus les compétences transversales aident à en intégrer la complexité. Face à un monde volatile, incertain, complexe et ambigu, les compétences socio-émotionnelles participent à faire face aux changements ou au manque de visibilité.

Les #SoftSkills sont complémentaires des hard skills, voire favorisent à les développer.

En enrichissant ses compétences humaines, émotionnelles et cognitives, chacun s’ouvre au développement et accroît ses capacités à atteindre ses objectifs.

Pour en parler, Thomas Chardin a reçu Anne Ambrosini, Directrice Pédagogie et Développement de docendi, l’organisme de formation spécialiste des soft skills qui propose une formule pédagogique blended. Comment l’apprentissage présentiel associé à un accompagnement digital, tous deux basés sur les dimensions comportementale et collaborative, favorise-t-il l’acquisition des compétences transverses ?

Le 17 janvier 2018, notre experte a défini ce que sont les soft skills et a expliqué comment les développer au mieux en conjuguant les modalités pédagogiques.


Pour en savoir plus :
https://www.docendi.com/blog/


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Parlons RH est une agence de marketing éditorial et digital dédiée à la fonction RH.

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Le bénévolat de compétences, une bouffée d'oxygène pour les associations

Le bénévolat de compétences, une bouffée d'oxygène pour les associations | Dynamique des compétences | Scoop.it
Le bénévolat de compétences, une bouffée d'oxygène pour les associations BENJAMIN JARROSSAY, LE 30/01/2018 L'association Passerelles et Compétences a publié la première étude consacrée au bénévolat de compétences, une forme d'engagement qui s'avérerait particulièrement bénéfique pour les structures associatives. Le bénévolat de compétences permet à des personnes de partager un savoir-faire au bénéfice d’une association sur son temps-libre. Passerelles et Compétences, association née en 2002 et visant à développer le bénévolat de compétences, a publié la première étude consacrée au sujet. Réalisée en partenariat avec la Fondation Bettencourt Schueller - engagée dans les sciences de la vie, la culture et la solidarité - et le groupe d’assurances Malakoff Médéric, 666 bénévoles et 636 associations ont répondu à un questionnaire distribué deux fois (un premier à la fin d’une mission puis un second entre 12 et 24 mois plus tard), afin d’étudier les évolutions sur le long terme. Elle révèle d’abord la méconnaissance de ce type de bénévolat chez les Français. Moins d’un sondé sur deux (42%) en a déjà entendu parler et 81% ne sont pas en mesure de le définir. Pourtant, l’apport de ce type de bénévolat est largement bénéfique: 91% des personnes interrogées ont constaté une évolution positive de leur association. Lors d’une table-ronde organisée par Passerelles et Compétences, les acteurs du milieu associatif ont pu partager leur expérience. Alexandra Box, secrétaire générale de YMCA - réseau international d’associations dédié à la jeunesse - témoigne de l’impact bénéfique qu’a eu cette forme de bénévolat sur son organisation: “Cela nous a permis de bénéficier de compétences techniques pour structurer notre association”, assure-t-elle. Vincent Godebout, délégué général de SNC (Solidarité Nouvelle face au Chômage) appuie ses propos: “Nous n’avons pas les moyens de payer des cabinets de conseil. Un bénévole qui met à disposition ses acquis nous permet par exemple de réaliser un cahier des charges pour ensuite faire appel à un professionnel.”   Une économie de 4.500 euros Le coût des missions reste une problématique centrale pour les associations. Selon l’étude, les associations qui ont recours au bénévolat de compétences économisent en moyenne 4.500 euros pour chaque bénévole travaillant 36 heures dans une structure. Cela permet aussi une meilleure gestion des équipes: 39% des membres des associations interrogées ont avoué qu’ils auraient penser faire appel à un bénévole de leur réseau plutôt que de faire confiance à un bénévole de compétence. Au final, dans 78% des cas, les missions ont eu un impact positif sur le moyen et le long terme. Mais le bénévolat de compétences a aussi des effets sur les territoires. Richard Bouigue, premier adjoint à la Mairie du 12ème arrondissement de Paris qui a mis des locaux vacants à disposition des associations, assure que le bénévolat de compétences a permis de “créer des activités”, des “liens avec la population”, et plus généralement de “fonder un écosystème associatif avec des créateurs de projets”.   “Un enrichissement personnel et professionnel”   Manifestement bénéfique, ce type de bénévolat n’en a pas moins de nombreux défis à relever. Le problème principal ne vient pas des associations, mais des bénévoles. Huit sur dix (80%) hésitent à s’engager à cause du “manque de disponibilité” et 62% partagent une “crainte de ne pas pouvoir honorer leurs engagements”. Alexandra Box souligne aussi l’importance de “bien identifier les besoins des associations”. Les bénévoles ayant mis à profit leur savoir-faire tirent aussi du positif de leur expérience. 93% d’entre-eux sont prêts à s’engager dans une nouvelle mission, 27% ont même développé de nouvelles compétences professionnelles lors de leurs missions. Thierry Metayer a été bénévole pour Emmaüs afin de développer la boutique en ligne de l’association: Label Emmaüs. “C’est un mode de fonctionnement très différent par rapport à une entreprise. Discuter avec d’autres milieux sociaux, même au niveau du savoir-faire m’a permis d’apprendre de nouvelles choses. On en sort un enrichissement personnel et professionnel”.
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Tout savoir sur les soft skills : vos questions, nos réponses (1/2)

Tout savoir sur les soft skills : vos questions, nos réponses (1/2) | Dynamique des compétences | Scoop.it
Au-delà de « l’addition de savoirs, savoir-faire et savoir-être », Guy Le Boterf [2], Directeur de Le Boterf Conseil, développe une approche intéressante de la compétence professionnelle. Il s’agit d’une capacité d’action qui s’exerce de façon dynamique, en situation de travail. Ce savoir-agir et interagir combine « des ressources internes (connaissances, habiletés, capacités cognitives, savoir-faire relationnels et méthodologiques, ressources émotionnelles…) et externes (savoirs capitalisés, logiciels…)» pour atteindre des objectifs. Elle dépasse la notion de qualification. Prenons l’exemple de l’empathie, que l’on peut considérer comme une qualité « naturelle ». Pour la développer, l’acquisition de connaissances sur le fonctionnement du cerveau et le rôle des neurones-miroirs – qui permettent l’empathie – est intéressante. Va-t-on pour autant en faire preuve en situation professionnelle ? Progresser et développer savoir-faire et savoir-être nécessite la mise en oeuvre d’actions comme : L’identification des blocages éventuels dans les situations professionnelles ; L’entraînement, avec des méthodologies simples (sur le questionnement et la reformulation par exemple). C’est ce que l’on propose par exemple dans la formation docendi Écoute et empathie.
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Revue du web #192 : soft skills, formation professionnelle, égalité FH

Revue du web #192 : soft skills, formation professionnelle, égalité FH | Dynamique des compétences | Scoop.it
Cette semaine, la blogosphère RH met le cap sur les compétences ! Avec les soft skills – les compétences humaines, émotionnelles et cognitives – qui deviennent décisives dès le stade des business schools et au moment du recrutement. Mais, si révolution des compétences il y a, concerne-t-elle tous les types de collaborateurs et de secteurs d’activités ? Indispensable à cette transformation, la formation professionnelle est souhaitée par une majorité de Français et considérée comme un investissement par les entreprises. Sa réforme risque-t-elle toutefois de buter sur la question du financement ?  L’égalité professionnelle figure également sur le podium de la semaine, avec un écart évident entre la volonté affirmée par les entreprises – souvent traduite par un accord dédié – et des inégalités qui persistent en termes de salaires, voire se dupliquent dans les métiers du numérique.  La revue du web qui surfe sur l’actualité RH, c’est ⬇    Soft skills La personnalité des candidats, leur intelligence émotionnelle, leur empathie sont des éléments de plus en plus capitaux dans les process de #recrutement (@CHDumonMorgan) https://goo.gl/rvFuKE ; #compétences #softskills par @pole_emploi via @Le_Figaro [Publication] Comment faire en sorte que les transitions professionnelles soient choisies plutôt que subies ? C’est le sujet de notre document de travail élaboré avec @pole_emploi http://ow.ly/kAxa30icXQD ; #compétences #softskills par @bruno_bensalem via @Strategie_Gouv Mutations du #travail : “les grandes écoles bougent, elles ont intégré les nouvelles exigences et multiplient les programmes pour développer les #softskills chez leurs étudiants” https://goo.gl/3Tk8vn ; par @ManagerReussir via @lemonde_campus cc @ConferenceDesGE #RH #management Penchez-vous sur les #Softskills et le management bienveillant : http://ow.ly/xvJ730icNyO ; par @You_trust37 via @BloominFR   Formation professionnelle Plus de 80 % des salariés envisagent une remise en question professionnelle selon la dernière enquête @RegionsJob. http://bit.ly/2sx9Ctv #FormPro #formation #reconversion #transitionprofessionnelle par @aminegharbi18 via @yvesdeloison et @Modes_dEmploi [#formpro] Enquête @centreinffo : la formation considérée comme un investissement par 3/4 des entreprises. Tous les https://www.arftlv.org/TWIT/20384/actu.aspx … par @PartiPris_Paris via @ARFTLV Financement de la formation professionnelle : les syndicats rejettent les propositions du patronat #FormPro http://bit.ly/2EHjMg6 par @Inffo_Ressource via @LesEchos   Égalité FH #EgaPro Comment venir à bout des écarts de salaires entre #femmes et hommes ? http://bit.ly/2F6h3dL #mixité #négotraining #egaliteFH par @Digitaly_FR via @20Minutes Les inégalités d’accès aux opportunités du numérique recoupent les traditionnelles inégalités de genre. #EgaliteFH http://bit.ly/2EuBmRl via @ladonzelle 61,4 %, c’est la part d’entreprises françaises qui disposent d’un accord collectif ou d’un plan unilatéral sur l’égalité hommes-femmes. http://bit.ly/2CpaUqd #EgaliteFH par @ESTIMnumerique via @Bpifrance     Retrouvez également nos publications de la semaine sur le fil twitter de @Parlons RH :   � Plus un post sur les réseaux sociaux, plus le moindre article : quelqu’un a des nouvelles de la #GPEC ? https://t.co/S3xs0patR5 #RH #fonctionRH pic.twitter.com/Ky30WkfnJ5 — Parlons RH (@ParlonsRH) 12 février 2018   Donner du sens au travail, est-ce vraiment nécessaire en 2018 ?https://t.co/2H9W3hBn06 #QVT #RH #SensAuTravail pic.twitter.com/aXCwxHGg9h — Parlons RH (@ParlonsRH) 13 février 2018   Et si la solution pour réinventer les #RessourcesHumaines se trouvait chez @NetflixFR ? https://t.co/u65FS8ImU1 par @StephaneLeGal #RH #conversion #engagement pic.twitter.com/WQZJvJfPcU — Parlons RH (@ParlonsRH) 14 février 2018   Quels sont les priorités des #DRH pour faire face à la transformation digitale des entreprises ? https://t.co/HJ70hfcC4g une étude de @MarkessFR #TransfoDigitale #RH pic.twitter.com/K04lkIC0qD — Parlons RH (@ParlonsRH) 15 février 2018   Recevez les derniers articles de Parlons RH par mail▼     The following two tabs change content below.
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Soft skills : que cherchons-nous vraiment ?

Soft skills : que cherchons-nous vraiment ? | Dynamique des compétences | Scoop.it
Depuis quelques temps, je vois fleurir les articles sur l’importance que les recruteurs accorderaient désormais aux « soft skills » car elles deviendraient cruciales pour la performance de l’entreprise.
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Top 5 des soft skills les plus recherchés par les manger

Top 5 des soft skills les plus recherchés par les manger | Dynamique des compétences | Scoop.it
Émergentes d’une évolution sociétale et technologiques, les Soft Skills sont devenues un élément de différenciation dans un monde où les Hard skills sont similaires entre collaborateurs ! Qu’est ce que les Soft Skills ?
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Face à la pénurie de compétences,Total s'engage contre le décrochage scolaire

Face à la pénurie de compétences,Total s'engage contre le décrochage scolaire | Dynamique des compétences | Scoop.it
Le géant de l'énergie va investir 60 millions d'euros pour soutenir la Fédération nationale des écoles de production (Fnep), une structure qui offre des formations en apprentissage à des jeunes en difficulté scolaire.
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Revue du web #204 : intelligence artificielle, QVT et soft skills

Revue du web #204 : intelligence artificielle, QVT et soft skills | Dynamique des compétences | Scoop.it
Cette semaine, la twittosphère RH souligne les opportunités en matière de QVT, de soft skills et d'intelligence artificielle. Un "effet waouh" RH mâtiné d'exigence et de réflexions opérationnelles, à retrouver dans votre revue du web #204 !
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Les 10 compétences-clés du monde de demain –

Les 10 compétences-clés du monde de demain – | Dynamique des compétences | Scoop.it
Aucun doute, le futur nous intéresse. Et comme le dit Woody Allen, nous avons plutôt intérêt... puisque c'est là que nous allons passer le reste de notre vie. Le Peoplesphere de mars 2016 vous emmène dans les méandres des impacts de l'évolution socio-démographique sur nos organisations à l'horizon...
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"La maîtrise et le traitement des données vont devenir une compétence clé des services RH dans un très proche avenir", Jon Addison, Linkedin

"La maîtrise et le traitement des données vont devenir une compétence clé des services RH dans un très proche avenir", Jon Addison, Linkedin | Dynamique des compétences | Scoop.it
LInkedin a organisé les 8 et 9 novembre 2017 à Londres le Talent Intelligence Summit. Pour l'occasion, les dirigeants et fondateurs du réseau professionnel avaient fait le déplacement en Europe pour exposer leur stratégie à un parterre de DRH.
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[WEBINAR] Pourquoi et comment développer les soft skills ?

[WEBINAR] Pourquoi et comment développer les soft skills ? | Dynamique des compétences | Scoop.it
Plus les métiers deviennent techniques et digitaux, plus les compétences transversales aident à en intégrer la complexité. Face à un monde volatile, incertain, complexe et ambigu, les compétences socio-émotionnelles participent à faire face aux changements ou au manque de visibilité.   Les soft skills sont complémentaires des hard skills, voire favorisent à les développer.   En enrichissant ses compétences humaines, émotionnelles et cognitives, chacun s’ouvre au développement et accroît ses capacités à atteindre ses objectifs.   Pour en parler, Thomas Chardin a reçu Anne Ambrosini, Directrice Pédagogie et Développement de docendi, l’organisme de formation spécialiste des soft skills qui propose une formule pédagogique blended. Comment l’apprentissage présentiel associé à un accompagnement digital, tous deux basés sur les dimensions comportementale et collaborative, favorise-t-il l’acquisition des compétences transverses ?   Notre experte a défini ce que sont les soft skills et a expliqué comment les développer au mieux en conjuguant les modalités pédagogiques.   Ne manquez pas ce 20e rendez-vous !       Crédit photo : © Shutterstock/ Sergey Nivens   Découvrez les autres webinars RH et management de Webikeo The following two tabs change content below.
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La compétence professionnelle la plus importante... et de loin !

La compétence professionnelle la plus importante... et de loin ! | Dynamique des compétences | Scoop.it
Mais qu'êtes-vous devenu ? Qui êtes-vous aujourd'hui ? Voici peut-être les deux questions les plus pertinentes qui devraient vous être posées en entretien d'embauche... Et comme aucun recruteur ne songe à les poser, alors, chers candidats, lecteurs de ce blog emploi, prenez les devants et abordez votre carrière professionnelle sous cet angle quelque peu philosophique. Qu'avez-vous fait de vos expériences ? Un candidat du passé ou de l'avenir ? D'abord, partons d'un postulat simple, vous n'êtes pas compétent grâce à votre expérience passée, vous êtes compétent parce que vous avez tiré des enseignements du passé - nuance ! En d'autres termes, c'est votre capacité à aborder sereinement vos échecs, mais aussi vos réussites, à tirer les axes d'amélioration, à définir les méthodologies, les stratégies les plus efficaces et à détecter celles qui mèneront à coup sûr vers l'atteinte d'un résultat qui est bien votre compétence la plus précieuse. Vous n'êtes donc pas compétent parce que vous avez connu un succès dans votre expérience passée, mais vous êtes compétent parce que aujourd'hui, vous savez exactement comment manoeuvrer pour atteindre un résultat positif... Pas mal, non ? Tirer partie de ses échecs Souvenez-vous, je criais hier, haut et fort, que le CV illustre l'avenir, davantage que votre passé (sinon, cela s'appelle une nécrologie)... Et pourtant, lorsque nous travaillons, mes clients et moi, à la préparation à l'entretien de recrutement, beaucoup sont tentés de justifier leurs compétences au travers de quelques succès remportés jusque 10 ans en arrière (et encore, parfois plus loin dans le temps)... Selon cette "logique", je devrais (en tant que recruteur) alors déduire que puisque vous avez réussi en 2005, vous réussirez demain... Erreur ! C'est un biais qui précipite les candidats dans la liste des non-retenus ! Vous n'êtes pas votre passé, vous êtes la somme de toutes vos expériences, difficultés, facilités, vous êtes la somme de votre intelligence, de vos remises en question, de vos craintes, de vos croyances, de vos tests... Vous êtes donc en perpétuelle évolution, et c'est bien cette capacité à évoluer, à tirer les enseignements de vos expériences qui fera de vous un candidat de l'avenir, davantage que celui du passé. Tirer les enseignements Comme tire t'on les enseignements ? D'abord en examinant scrupuleusement les faits : ce qui a marché, avec lesquelles de vos qualités professionnelles, ce qui a échoué, et ce dans tous les domaines de votre vie professionnelle. Le but de cet examen, de cette analyse, honnête, est de déterminer une méthodologie efficace qui laisserait entendre que, demain, au service de votre futur employeur, vous saurez atteindre les objectifs demandés grâce aux enseignements que vous tirez de vos expériences. Du coup, cela facilite grandement la présentation en entretien : plutôt que de parler au passé en justifiant votre présence devant le recruteur par quelques passages dans telle ou telle entreprise, vous aborderez l'entretien dans une posture plus positive, présente, en exprimant ce que vous êtes aujourd'hui et en l'illustrant au travers de quelques exemples bien choisis. Vous devenez donc un candidat d'avenir, parlant dans le même temps que votre recruteur, sans justifier quoique ce soit puisque vous assumez votre passé, échecs comme succès... Carrière professionnelle en évolution Vous l'avez compris, votre compétence numéro un, est cette capacité à prendre du recul sur vos expériences passées, pour tirer tous les enseignements de vos méthodologies, celles qui ont mené au succès comme aux échecs et de les proposer sur un plateau d'argent à votre futur employeur. Au passage, vous lui permettez de se projeter dans votre future collaboration.. Voulez-vous travailler vos candidatures sous cet angle terriblement efficace et générateur de confiance partagée ? Etc bien, commencez peut-être par découvrir gratuitement, de quelle façon j'aborde le coaching emploi, notamment dans la refonte du CV.
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Quelles compétences pour réussir ?

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Ressentez-vous une inquiétude grandissante face à l'avenir ? Je la perçois souvent pendant mes échanges avec mes étudiants. Leurs questions sont profondes et existentielles. Et je vois bien, dans leur façon de me regarder, qu'ils attendent des réponses qui leur apporteront des pistes valables, des pistes qui les aideront à faire les bons choix dans leurs études, leurs carrières et leur vie personnelle. Chaque fois, j'ai l'impression de porter une lourde responsabilité. J'essaie de les éclairer au meilleur de ma connaissance. Mais vous savez comme moi que les meilleures réponses consistent à leur poser les questions pertinentes qui les aideront à trouver eux-mêmes les réponses. Personne ne devrait répondre à cette question pour une autre personne. Ni un professeur ni un parent. S'il y a un domaine où nous devrions nous rappeler les enseignements de Socrate, c'est bien celui-là. Le côté positif de cette inquiétude, c'est qu'il vaut mieux s'inquiéter maintenant que de se retrouver dans un cul-de-sac dans trois, cinq ou dix ans parce qu'on aura suivi la masse comme un mouton de Panurge. L'idée n'est pas, bien sûr, de prendre un chemin différent pour la seule raison que l'on souhaite se démarquer des autres, mais simplement de se donner le temps de la réflexion ou de la digestion comme l'a écrit pertinemment Paul Valéry dans ses Cahiers : « Le désir d'originalité est le père de toutes les imitations. Rien de plus original, rien de plus soi que de se nourrir des autres. Mais il faut les digérer. Le lion est fait de moutons assimilés. » Et il n'y a pas que les étudiants. De plus en plus de personnes me posent ce genre de questions, avec la même inquiétude dans le regard. Ils ont peur. Ils s'inquiètent pour leur avenir ou celui de leurs enfants. Et ils me demandent : « Si vous n'aviez qu'un seul conseil à nous donner, quel serait-il ? » Cette question, on me l'a encore posée hier. Deux chercheurs. Deux mathématiciens. Le premier fait un postdoctorat dans le domaine aérospatial à l'Université McGill. La deuxième, docteur en météorologie, fait un doctorat à l'École Polytechnique de Montréal. Deux personnes intelligentes et cultivées, occupant des postes importants. Des parents qui se préoccupent de l'éducation de leur jeune fille. Ils souhaitent mettre toutes les chances de son côté afin qu'elle puisse être agile dans un monde où la technologie remplacera de plus en plus les humains. Ils se font du souci pour elle. Ma réponse est toujours la même : la chose la plus importante que nous puissions leur enseigner, c'est d'apprendre à apprendre, et les aider à acquérir les compétences de base nécessaires pour qu'ils puissent contribuer au monde d'aujourd'hui et à celui de demain. Il faut éviter de les former pour le monde d'hier, mais aussi veiller à ne pas former une armée d'ingénieurs et de programmeurs en oubliant les humanités. Apprendre, oui ! Mais quoi ? 1. Compétences cognitives La société change rapidement et le corpus de connaissances qu'il nous faut maîtriser augmente sans cesse. Aux compétences cognitives qui jusqu'à maintenant se limitaient aux champs traditionnels de la lecture, l'écriture et l'arithmétique, s'ajoutent les domaines stratégiques de la programmation (la maîtrise d'au moins un langage de programmation), des mathématiques (statistiques, calcul différentiel et intégral, algorithmiques), des sciences (physique, génétique, etc.), sans oublier l'usage d'un nombre toujours grandissant d'applications de toutes sortes. Cela est clair pour la plupart des personnes qui veulent développer des compétences pour répondre aux attentes du marché du travail aux prises avec une évolution fulgurante des technologies. Mais il existe plusieurs autres compétences tout aussi importantes. Parmi ces compétences, on retrouve la créativité, l'éthique du travail, le travail en équipe, le leadership, l'intelligence émotionnelle qui n'ont rien à voir avec les compétences cognitives, mais qui seront tout aussi primordiales à maîtriser, on les appelle les compétences psychosociales. 2. Compétences psychosociales Vous avez probablement entendu parler des Big Five en psychologie qui décrivent cinq traits importants de la personnalité proposé, de manière empirique, par Goldberg, en 1981, puis développé par Costa et McCrae dans les années 1987-1992. Le modèle OCEAN les résume : O - Ouverture : appréciation de l'art, de l'émotion, de l'aventure, des idées peu communes, curiosité et imagination ; C - Conscienciosité : autodiscipline, respect des obligations, organisation plutôt que spontanéité ; orienté vers des buts ; E - Extraversion : énergie, émotions positives, tendance à chercher la stimulation et la compagnie des autres, fonceur ; A - Agréabilité : une tendance à être compatissant et coopératif plutôt que soupçonneux et antagonique envers les autres ; N - Neuroticisme ou névrosisme : le contraire de la stabilité émotionnelle : tendance à éprouver facilement des émotions désagréables comme la colère, l'inquiétude ou la dépression, vulnérabilité. À partir des Big Five, deux chercheurs, Jeremy Burrus et Meghn Brenneman, les ont regroupés et simplifiés en trois catégories de compétences très importantes à développer pour les élèves. Les programmes en ligne gratuits de K12 dispensés dans des écoles publiques américaines et des écoles privées en tiennent compte. Un projet intéressant, je vous laisse découvrir. Ces trois catégories sont : Compétences de performance : réussite scolaire Compétences interpersonnelles : réussir avec les autres Compétences autogestion : réussir avec soi-même Jamais trop tard pour apprendre Ce qui est très prometteur, c'est que ces compétences ne sont pas figées, elles varient. De nombreuses études montrent que les compétences psychosociales peuvent être améliorées tout au long de la vie. Il ne faut donc pas négliger les compétences psychosociales qui se révèlent d'une importance cruciale pour le développement de la personnalité et viennent renforcer les compétences cognitives. Plusieurs études illustrent également que les compétences psychosociales sont trop souvent déficientes chez les employés d'entreprises oeuvrant dans divers domaines. Si vous vous demandez quelles sont ces fameuses compétences psychosociales, un ouvrage de 2016, rédigé par Anastasiya Lipnevich, Franzis, Preckel et Richard Roberts, tente d'en faire l'inventaire en précisant toutefois que l'éventail est large et que certaines d'entre elles, malgré leur importance reconnue, mériteraient d'être plus clairement définies. Voici leur liste : Auto-efficacité : Croire que nous sommes en mesure de réaliser une tâche. Apprentissage auto-régulé : Apprentissage guidé par la métacognition (réfléchir par rapport à nos propres pensées), par l'action stratégique (planifier, faire le suivi et évaluer), et par la motivation d'apprendre. Besoin de connaître : Éprouver le besoin de connaître et déployer les efforts soutenus pour y parvenir. Conscienciosité : Le fait d'être vigilant, le désir de bien faire une tâche. Créativité : Imaginer et mettre en œuvre un nouveau concept, une solution originale à un problème donné. Curiosité : Se rendre disponible, s'intéresser à un sujet ou à un phénomène. Empathie : Comprendre les sentiments et les émotions d'un autre individu. Engagement intellectuel : Faire preuve d'un intérêt soutenu pour un sujet, un domaine de connaissance. Estime de soi : Être capable de se valoriser en accomplissant des tâches conformes à ses valeurs. Extraversion : Manifester un intérêt pour les événements, les personnes et les objets. Faire face : S'adapter de manière constructive et innovante à une situation en réduisant le stress. Gestion du temps : Pouvoir gérer son emploi du temps. Intelligence émotionnelle : Capacité à utiliser les émotions et les sentiments. Leadership : Établir une relation de confiance réciproque entre un individu et un groupe. Motivation intrinsèque : Faire preuve d'un intérêt soutenu et personnel menant à un sentiment d'accomplissement et de satisfaction. Ouvert·e à de nouvelles expériences : Ouverture qui se manifeste par une imagination active, une sensibilité esthétique, une sensibilité émotionnelle, une préférence pour la diversité, et une curiosité intellectuelle. Perfectionnisme : Retirer une réelle sensation de plaisir du travail exigé par un effort soutenu. Persévérance : Faire preuve de passion et de détermination pour un projet à long terme. Résilience : Pouvoir récupérer suite à un événement stressant, voire traumatique. Schéma de soi : Être en mesure d'organiser les informations à propos de soi afin de favoriser la motivation et la mémoire. Stabilité émotionnelle : Capacité d'une personne à rester stable et équilibrée. Travail d'équipe : Travail effectué par un groupe dans un climat d'entraide et de coopération spontanée. Des compétences pour s'épanouir ! Si le sujet vous intéresse, voici en complément, la conférence de Tony Wagner, l'auteur des best-sellers Creating Innovators et The Global Achievement Gap. Les nouvelles compétences pour réussir selon Tony Wagner : Savoir poser les bonnes questions pour développer une pensée critique ; Être capable de résoudre des problèmes ; Pratiquer un leadership d'influence dans des réseaux collaboratifs ; Être agiles et habiles ; Développer un esprit entrepreneurial ; Savoir communiquer à l'oral et à l'écrit de manière efficace ; Avoir accès aux informations pertinentes et savoir les analyser ; Développer sa curiosité et son imagination. Tony Wagner aborde les thèmes qui recoupent les compétences du XXIe siècle que tous ont besoin d'apprendre et de développer même s'ils se dirigent vers des métiers et des professions techniques, dont : le travail d'équipe, l'intelligence collective, l'interdisciplinarité et la prise de risque. Échouer fait partie du processus d'innovation. Apprendre de ses erreurs. Itérations. On améliore en avançant... Fin de la consommation passive. Co-création de produits et de services. Motivation intrinsèque, essentielle pour réussir dans la durée. Et son dernier conseil, jouez pour donner un sens à votre vie. Savoir communiquer En terminant, pour les férus de technologies que je n'ai pas encore réussi à convaincre de l'importance des compétences psychosociales, ne manquez pas l'explication d'un algorithme par la formidable Claire Mathieu, professeur au Collège de France. Elle est le parfait exemple de l'importance de savoir communiquer et de faire preuve de créativité même lorsque nous enseignons les mathématiques algorithmiques. Apprendre est passionnant. Mais que faut-il apprendre pour développer les bonnes compétences ? L'ère post-numérique révolutionne la notion du travail. Bien sûr, nous connaissons les compétences à développer pour réussir dans un monde en mutation. Malheureusement, les connaître ne suffit pas toujours. Encore faut-il les développer et nous en servir quotidiennement. Si vous avez envie de prendre la mesure de votre intelligence émotionnelle, je vous offre jusqu'à la Saint-Valentin, Sortir de soiet son cahier d'exercices pour vous aider à développer votre palette de compétences. J'espère que cela vous amusera. Vous m'en donnerez des nouvelles. ______ Par Sylvie Gendreau, Chargé de cours en créativité et innovation, Polytechnique Montréal    La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation
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Les entreprises donnent aussi leurs compétences

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De plus en plus d’entreprises acceptent de libérer des salariés, sur leur temps de travail, pour qu’ils épaulent des associations.
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Les soft skills ou compétences transversales : de quoi parle-t-on, et peut-on les évaluer ? - Apec.fr - Cadres

Les compétences transversales, ou soft skills, telles que l’adaptabilité, la motivation, l’esprit d’initiative, la créativité, etc.,  censées accompagner et faciliter les transitions, notamment professionnelles, suscitent un intérêt grandissant de la part des employeurs, des personnes en emploi, des personnes en mobilité professionnelle ou à la recherche d’un emploi. Afin de répondre à cet intérêt, il est devenu primordial d’apprendre à mieux les identifier et à les évaluer de la façon la plus objective possible de telle sorte que ces compétences puissent être valorisées dans la relation à l’emploi ou plus généralement dans la vie sociale. Par Nadine Berthaut, responsable emploi, projets et relations institutionnelles à l’Agefos PME Bourgogne-Franche-Comté et Véronique Chauvin, responsable innovation et qualité de l’offre de formation, Agefos PME. Conférence suivie d’un atelier de mise en pratique sur l’appropriation d’outils d’évaluation ou d’auto-évaluation des soft skills expérimentés actuellement en Europe, animé par Mariela De Ferrari, responsable innovation à CO-alternatives. Mercredi 14 février, de 9h à 12h au Cnam à Nantes. Gratuit, sur inscription, dans la limite de places disponibles
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Savoirs, connaissances, capacités, compétences : une question sociale et politique ?

Savoirs, connaissances, capacités, compétences : une question sociale et politique ? | Dynamique des compétences | Scoop.it
Définitions de quelques mots et concepts essentiels dans le débat actuel sur l’éducation.
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Le défi de la GPEC réside dans l'évaluation des compétences | Ressources Humaines

Le défi de la GPEC réside dans l'évaluation des compétences | Ressources Humaines | Dynamique des compétences | Scoop.it
Beaucoup d'entreprises ont construit des référentiels de compétences, cependant le plus grand défi réside dans l'évaluation des compétences, c'est-à-dire la mesure des écarts entre le besoin et la réalité.
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Le manager à l'heure des Soft Skills

Le manager à l'heure des Soft Skills | Dynamique des compétences | Scoop.it
Découvrez comment les Soft Skills vont transformer les postures et les comportements managériaux et comment elles influenceront les organisations.
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Les "soft skills", des compétences pas molles du tout

Les "soft skills", des compétences pas molles du tout | Dynamique des compétences | Scoop.it
Connaissez-vous les "soft skills" ? Avez-vous identifié les vôtres ? Savez-vous comment elles peuvent vous servir à trouver un job ou vous mettre en lumière dans votre entreprise ?
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