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Faut-il lire les textes des expositions ?

L’exposition est devenue un média, fabriquée par les professionnels (muséographes ou expositeurs) en vue de provoquer des effets sur les publics. Selon la thématique dans laquelle elle est inscrite, ces effets sont de différente nature : esthétiques, scientifiques, sociaux… La spécificité du média exposition est qu’il déploie dans un espace, aménagé et ordonnancé, des œuvres ou des objets exhibés afin qu’ils soient vus, compris ou appréciés par les publics.

Comme d’autres médias, l’exposition combine plusieurs registres de sens afin de construire un contenu à transmettre ou de produire des effets sur les visiteurs. Ces registres (objets, son, décor, éclairage, audiovisuel…) ont pour mission de mettre en valeur les objets ou les œuvres exhibés dans un parcours architecturé. Or, l’un d’eux est parfois laissé de côté ou oublié, le registre textuel. En dépit du peu de cas qu’on lui accorde, l’écrit joue un rôle primordial dans la conception et l’appropriation du discours d’exposition.

Les textes affichés remplissent trois fonctions : signaler (créer une signalétique), étiqueter (apposer des étiquettes ou cartels), commenter (ajouter des panneaux). La signalétique est primordiale afin que le visiteur repère et prévoit le parcours prescrit. Les étiquettes, petits supports discrets placés à proximité de chaque objet, le nomme et l’identifie. C’est la présence d’une étiquette qui fait de lui un objet d’exposition. Les panneaux permettent d’introduire le propos, d’apporter des informations qu’il est impossible de communiquer avec des objets, d’expliquer et commenter tel ou tel aspect de l’exposition.

Peut-on se passer de l’écrit ?

La présence des textes fait l’objet de commentaires et d’appréciations très contrastées dans le monde des professionnels (conservateur, commissaire, muséographe, scénographe, curateur) qui conçoivent et signent des expositions originales. Au petit nombre de ceux qui estiment que les textes sont inutiles, qu’il est préférable de s’en passer ou de les réduire au strict minimum, s’opposent ceux qui leur accordent une place non négligeable, voire les travaillent avec soin.

Mais que deviennent-ils quand l’exposition est ouverte aux publics ? On ne dispose que d’informations éparses et partielles sur les pratiques de lecture des visiteurs. Dans les recherches sur l’évaluation des textes, on est passé d’un excès à un autre. Les recherches anciennes, influencées par le modèle de la didactique et donc de l’évaluation administrée dans le cadre scolaire, cherchaient à vérifier que le contenu cognitif des panneaux ou des étiquettes était compris ou retenu par les visiteurs. Les travaux plus récents se sont détournés de l’information textuelle pour prêter plus d’attention à la situation de visite et au média exposition lui-même.

Écrire pour être lu et par qui ?

L’écriture et la lecture sont indissociables. On écrit toujours à quelqu’un ou pour quelqu’un. Le public des expositions est un visiteur-lecteur. Il est debout et se déplace, le plus souvent en compagnie de ceux ou celles qui l’accompagnent. Et la plupart du temps, il lit en même temps que d’autres visiteurs, ou sous leur regard. Cette lecture est donc différente de la lecture individuelle, silencieuse et personnelle. Le fait d’être debout, dans un espace plus ou moins bien éclairé, face à des textes plus ou moins longs, intéressants ou pas, bien ou mal disposés et parfois pas faciles à comprendre, singularise ce mode de lecture.

Celui qui écrit un texte d’exposition ne perd pas de vue qu’il s’adresse à un visiteur curieux et de bonne volonté. Ce dernier n’aime pas qu’on le croie complètement ignorant ou qu’on l’infantilise. Mais si on s’adresse à lui comme s’il était lui-même un spécialiste, alors il comprend d’emblée que le texte n’est pas pour lui. Et il renonce à continuer de lire avant même d’avoir fini de déchiffrer le premier texte consulté. Pourtant, il est impossible d’imaginer un lecteur moyen. Le public des musées est composé de lecteurs très différents. Ils n’ont ni le même âge, ni le même niveau d’éducation, ni le même capital de familiarité avec le contenu de l’exposition et la nature des objets exposés. Ce qui revient à dire qu’ils n’ont ni les mêmes intérêts, ni les mêmes compétences. Cette hétérogénéité est pourtant une contrainte ordinaire et le scripteur sait qu’il écrit à la fois pour des néophytes et des passionnés déjà bien informés.

Contrairement à la lecture en position assise, où la distance à la page imprimée est invariable, le rapport à l’aire de lecture du texte affiché sur une cimaise est instable et parfois difficile à ajuster. Le même texte est susceptible d’être vu et lu de loin ou de près. De plus, le visiteur est venu d’abord pour voir des œuvres, des objets ou des dispositifs d’exposition. Il ne lit que par nécessité, ou parce que ce qui est exposé l’intrigue ou l’interpelle. Le texte complète et accompagne le regard centré en priorité sur les objets et ne peut évidemment s’y substituer.

De même, il faut abandonner l’idée d’un lecteur docile qui lirait les textes affichés dans l’ordre du parcours. Ou celle d’un visiteur-lecteur appliqué qui déchiffrerait chaque énoncé du début jusqu’à la fin, sans sauter ni ligne ni paragraphe et en relisant ce qu’il n’a pas compris. Non seulement seuls certains textes sont lus, mais de plus chacun lit comme il l’entend : celui-ci ne lit qu’un titre, cet autre ne consulte que les premières lignes tandis qu’un lecteur plus audacieux zappe sur un intertitre ou un paragraphe qu’il isole…

La diversité des lectures d’un même texte affiché a évidemment des conséquences sur la production et l’édition des textes affichés dans les musées, les monuments ou les centres d’interprétation. Ce constat suggère qu’il est prudent pour le scripteur et l’expositeur de proposer différents parcours de lecture d’une aire scripturale ou scriptovisuelle.

Combien de visiteurs lisent les textes affichés ?

On sait que classiquement, dans la plupart des enquêtes administrées à la sortie d’une exposition, la question « Avez-vous lu les textes de l’exposition ? » entraîne un taux de réponses positives très faible (entre 10 à 20 % des personnes interrogées). La faiblesse récurrente de tels scores a fini par persuader la communauté des professionnels que les textes sont peu utiles car rarement lus. Pourtant, nous avons déjà montré que cette opinion est en partie erronée. Ou plutôt qu’elle repose sur une fausse idée de l’activité de lecture dans une exposition. Si, comme nous l’avons fait, on pose la question de la façon suivante : « Au cours de votre parcours dans l’exposition, avez-vous jeté de temps en temps un coup d’œil aux textes affichés dans cette exposition ? », le taux de réponses positives avoisine 90 %.

Même si l’on a parfois proclamé l’inutilité des textes dans l’exposition ou prédit leur mort ou que l’on ait sans cesse affirmé sans preuve que les visiteurs ne lisent pas les textes proposés, la production d’écrits continue d’occuper une place majeure. Trois raisons permettent de l’expliquer : l’écrit est un moyen de communication efficace et très peu coûteux ; le multimédia, contrairement aux idées reçues, démontre qu’au contraire l’ordinateur et l’Internet se caractérisent par la tyrannie de l’écrit ; enfin, l’écrit est indispensable pour que l’exposition joue, à part entière, sa fonction d’outil majeur d’éducation non formelle, puisque dorénavant on apprend et on se cultive aussi en dehors de l’école et de l’enseignement.

Comment rendre compte de cet écart ? La question « Avez-vous lu les textes affichés ? » constitue une double menace pour un visiteur : d’une part, elle semble le rappeler à un devoir (il faut lire les textes dans une exposition !) ; d’autre part, elle renvoie inévitablement à une seule modalité de lecture : la lecture exhaustive et attentive telle qu’elle est enseignée à l’école. Celui qui est interrogé et qui a évidemment lu comme on le fait dans la vie courante (lecture partielle, en diagonale, survol ou écrémage…) craint qu’une réponse affirmative ne conduise l’enquêteur à vérifier s’il l’a effectivement fait. Il a donc intérêt à dire qu’il n’a pas lu. C’est un façon de ne pas perdre la face pour la suite de l’entretien et donc de prévenir ou de justifier son incapacité à répondre ultérieurement à d’autres questions.

La lecture : une activité automatique

Pourtant, non seulement les visiteurs consultent les textes, mais ils les lisent sans même savoir qu’ils le font. En effet, on oublie que la lecture est une activité cognitive automatisée : il est impossible à un visiteur déjà lecteur de ne pas lire une ligne écrite placée dans la ligne de son regard. Certes, les visiteurs ne lisent pas tous les textes affichés. Et ils ne parcourent pas intégralement chacun. Ils se contentent des titres ou de certaines légendes. Ils s’arrêtent de lire quand ils ont trouvé l’information qu’ils cherchent. Mais ils peuvent lire attentivement quand ils en ressentent le besoin ou chaque fois qu’ils sont intéressés. Il suffit de parcourir les expositions pour vérifier que le texte, comme composante du média exposition, est un registre irremplaçable.

Nous avons, avec d’autres, conduit à différentes reprises des recherches visant à explorer l’impact des textes mobilisés dans le patrimoine, les musées et les expositions temporaires. Les panneaux, les étiquettes, la signalétique, les feuillets et autres aides à l’interprétation ont été tour à tour décrits, comparés et auscultés. Plus récemment, l’audioguide, les catalogues, les sites Internet et tous les avant-textes (affiches, flyers) ou les après textes (critiques d’exposition) l’ont été à leur tour. Ces recherches ont établi une série de faits peu discutables et qui confirment que l’écrit inséré dans le média exposition est essentiel et irremplaçable.

Certes, le texte affiché est un peu moins omniprésente qu’autrefois, mais il n’est pas certain que ses substituts (textes électroniques sur des écrans ou projetés, textes oralisés dans des lecteurs mp3 ou des écouteurs…) soient ergonomiquement supérieurs et plus faciles à reconnaître par le visiteur. Mais, quoi qu’il en soit, il s’agit toujours d’un discours en langue naturelle, traduit ou pas en d’autres langues ; d’une part, il apporte des informations originales, d’autre part, il nomme, désigne, interprète ou commente les unités d’exposition disséminées dans l’espace ou le parcours.

La question de savoir si une exposition idéalement scénographiée pourrait se passer du texte suppose une connivence quasi idéalisée entre expositeurs et visiteurs. Un peu comme dans un couple amoureux qui, paraît-il, n’a plus besoin de parler pour se persuader qu’ils s’aiment. Cet idéal est hors de portée. Les textes, parce qu’ils mobilisent notre premier outil de communication – la langue naturelle maternelle -, ne sont pas des accessoires, mais le socle du média exposition On peut affirmer, sans grand risque de se tromper, que modifier les textes est l’une des plus petites modifications de registre susceptible à elle seule de transformer le discours d’exposition au point d’en faire un autre discours.

Daniel Jacobi 
Centre Norbert Elias, UMR CNRS 8562, Université d’Avignon (danieljacobi@orange.fr)

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Jean Luc Boulin's curator insight, November 17, 2013 2:38 AM

Une manière originale et trés marketing de renouveler les brochures de la destination!

Maryline Piel's curator insight, November 19, 2013 6:56 AM

La promotion du tourisme local par des locaux. Impliquer les habitants dans la promotion de leur environnement vient renforcer l'authenticité d'une destination et contribue bénéfiquement à son développement.

Tahar Mehenni's curator insight, December 4, 2013 7:19 AM

       Le 04 Décembre de l'année 2013     

                       Bonjour madame,

                                          Bonjour monsieur,

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[Vidéo] Attirer les publics digitaux dans les musées : le pari du Louvre

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« Emmené par son professeur, l’adolescent traîne maussadement ses semelles sur les sols de marbre du musée. Il lève à peine les yeux de son téléphone sur lequel défilent les dernières actualités de ses réseaux sociaux, et maugrée des « hmm… » et des « ah » à chaque interpellation de son guide qui tente désespérément de lui faire apprécier les beaux arts… »


Bientôt obsolète, cette image d’Epinal ? C’est ce que souhaite en tous cas le musée du Louvre, qui verrait bien plutôt ses allées arpentées par des hordes enthousiastes de jeunes amateurs d’art. Et pour ceci, le plus grand musée français a décidé de se mettre à la page des usages de ces « digital natives » et d’aller les chercher sur leur terrain.


A l’occasion de Communicating the Museum, qui aura lieu à Québec en novembre, le Louvre viendra sur scène exposer sa nouvelle stratégie d’influence en ligne. Lors d’une interview filmée, Anne-Laure Béatrix (directrice des relations extérieures du musée) et Adel Ziane (sous-directeur de la communication) nous ont dévoilé en avant-première les temps forts de cette opération séduction, qui les a menés de Will.i.am (chanteur des Black Eyed Peas) aux youtubers stars français…


C’est par un clip que tout a commencé


2010. Will.i.am, chanteur emblématique des Black Eyed Peas, fait un passage au Louvre pour le tournage de la série « Visionnaires : dans le Cerveau des Esprits Créatifs » (Visionaries : Inside the Creative Mind) qui doit être lancée sur la nouvelle chaîne d’Oprah Winfrey (OWN). Dans cet épisode, la superstar américaine de la musique dévoile les coulisses de la conception de sa chanson Mona Lisa Smile (le Sourire de Mona Lisa), qui sortira sur son album Willpower en 2013. La visite inspire l’artiste, qui décide de tourner le clip vidéo correspondant dans le « plus beau temple de l’art du monde« .


En avril 2016, 3 ans après la sortie du morceau, Will.i.am dévoile le clip. 3 ans, c’est le temps qui a été nécessaire pour produire la vidéo, petite prouesse audiovisuelle qui voit s’animer un à un les tableau du musée.


Ces quelques années écoulées depuis sa première visite auront aussi alimenté les réflexions du plus grand musée français. Avec ses 15 millions de fans sur Facebook, 14 millions de followers sur Twitter et des clips vidéo qui totalisent chaque fois plusieurs millions (voire dizaines de millions) de vues, la star a de quoi faire rêver le Louvre qui, comme toutes les grandes institutions culturelles, rêve de séduire les jeunes générations de « digital natives ». Hyper-connectées mais plutôt absentes des salles d’exposition, celles-ci sont à la fois le grand casse-tête et le grand fantasme des établissements.


Le chanteur est réceptif à l’intérêt qu’on lui manifeste. Et quand on propose à la superstar de jouer les guides de visite, il accepte. C’est ainsi qu’en avril 2016 – en même temps que le clip Mona Lisa Smile – sort le documentaire Will.i.am au Louvre. On y voit le chanteur arpenter les salles et établir « un parallèle entre les inventions technologiques, la starification, les réseaux sociaux d’hier et d’aujourd’hui ».


Les Youtubers stars français prennent la relève


Ce qui a commencé par une opportunité saisie au vol par le musée va s’installer de façon pérenne dans sa stratégie de communication. A l’époque, le Louvre est doté d’une chaîne Youtube un peu poussiéreuse qui ne déchaîne pas les passions des publics connectés. Le département des relations extérieures voit dans l’intervention de porte-paroles plus en phase avec les jeunes publics une occasion d’aborder différemment la question du renouvellement des publics.


Ce sont donc 3 youtubers – bien français cette fois-ci – qui vont être mis à contribution pour une « carte blanche ». Nota Bene (qu’on connaît notamment pour ses vidéos qui revisitent l’histoire sous ses aspects les plus trépidants et qui est également courtisé par les éditeurs), Axolot (qui explore tout particulièrement les anecdotes étranges et méconnues de l’histoire) et le Fossoyeur de Films (qui s’amuse à déterrer les dossiers confidentiels du cinéma) ont ainsi présenté leurs réalisations sur la chaîne Youtube du musée en début d’année.


Et ces trois premières collaborations ont vocation à être suivies de bien d’autres. Le Louvre entend en effet transformer celles-ci en un « rendez-vous » régulier entre l’établissement et son public digital.


Un pari réussi ?


Comme souvent lors de ces initiatives, difficile d’estimer l’impact sur la fréquentation. D’autant plus que, dans ce cas précis, on dispose de peu de recul, les vidéos ayant été postées il y a moins d’un an.


Néanmoins, l’impact en termes d’image est bien réel. Plusieurs centaines de milliers de vues pour les vidéos des Youtubers (qui ont été postées à la fois sur leur chaîne et celle du musée), des millions de visionnages du clip de Will.i.am : les fans n’ont pu manquer la diffusion de ces vidéos à la fois pédagogiques et ludiques.


« On a multiplié par 3 et demi le nombre de nos abonnés » affirme Adel Ziane dans son interview. Avec à la clef, une image décomplexante, plus jeune et moins intimidante.


Et quand on sait que (selon une étude 2013 de l’OCIM) c’est la représentation « pas­séiste et ennuyeuse » des musées et l’impression que les galeries ne sont « pas pour eux » qui dissuade les adolescents et les jeunes adultes d’en pousser la porte, on ne peut que se féliciter du renouvellement de cette image amorcée par le Louvre. De plus, il semblerait que les visiteurs poussent la porte des musées essentiellement pour voir des oeuvres qu’ils connaissent déjà : les familiariser avec certaines oeuvres ne peut donc que les inciter à se déplacer physiquement.


Les influenceurs d’Internet font souffler un vent léger et effronté sur nos institutions parfois bien solennelles. Serait-ce donc l’impulsion qui manquait aux jeunes générations pour entrouvrir la porte des musées ? 


Via Aurélie R.
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