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MWC 2017: Sigfox connecte des rhinocéros

MWC 2017: Sigfox connecte des rhinocéros | Toulouse networks | Scoop.it

A terme, la fondation de Sigfox rêve de connecter les 29.000 rhinocéros encore en vie autour du globe.(Crédits : Reuters)

 

Le spécialiste français de l'Internet des objets a, via sa fondation, décidé de connecter des rhinocéros africains pour lutter contre le braconnage. Pour la société, c'est l'opportunité de proclamer que sa solution fonctionne, dans un climat ultra-concurrentiel.

L'initiative pourrait presque rentrer dans une case "Internet des animaux". Ce mardi, au Mobile World Congress de Barcelone, Sigfox, le spécialiste français de l'Internet des objets, s'est fendu d'une annonce singulière. Plutôt que de vanter un énième contrat pour glisser ses capteurs bas débit, à faible coût, et à faible consommation dans des machines-outils ou sous des camions, il a indiqué qu'il connectait désormais... des rhinocéros!

Il s'agit là d'un projet de la fondation de Sigfox. Concrètement, celle-ci expérimente un nouveau système de suivi à distance des rhinocéros dans une réserve africaine. L'objectif étant de géolocaliser ces gros mammifères sur le long terme pour lutter contre le braconnage. "Depuis six mois, on suit dix rhinocéros sur un total d'environ 450", affirme Marion Moreau, à la tête de la fondation. Par soucis de sécurité, elle refuse d'indiquer où la réserve se trouve. "C'est au sud de l'Afrique", dit-elle vaguement.

 

Un concurrence féroce

Pour mettre au point cette solution de suivi, Sigfox s'est associé à trois organisations dédiées à la préservation de cette espèce. Ses spécialistes ont développé un capteur à fixer sur la corne de l'animal. Celui-ci permet d'effectuer trois relevés GPS par jour. Il serait capable, a priori, de fonctionner "entre un an et trois ans" avant que la batterie ne rende l'âme, indique Marion Moreau. Les données sont envoyées sous forme de messages très courts, aux trois antennes déployées spécialement dans cette réserve de 5.000 m2. Celles-ci transitent ensuite vers les satellites de télécommunications d'Eutelsat, avant de garnir la plateforme dédiée à la surveillance des herbivores menacés.

D'après Marion Moreau, l'objectif est de connecter, à terme, tous les rhinocéros de la réserve. Avant, pourquoi pas, de s'occuper de leurs 29.000 cousins encore en vie à travers le globe, espère la directrice de la fondation. Bien sûr, il ne faut pas s'y tromper: présentée comme une louable démarche de protection des animaux, l'initiative n'en demeure pas moins stratégique pour Sigfox. Dévoilée en plein congrès du mobile de Barcelone, elle vise aussi à louer la solution du pionnier français de l'Internet des objets. Et ce, alors que la concurrence est de plus en plus rude dans ce domaine. En témoigne l'agressivité des opérateurs traditionnels. Lesquels, depuis quelques années, dépensent des fortunes pour voir, in fine, les communications entre objets transiter sur leurs bons vieux réseaux mobiles.

 

Par Pierre Manière

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Ludovic Le Moan prépare une levée de fonds record pour l'internet des objets

Ludovic Le Moan prépare une levée de fonds record pour l'internet des objets | Toulouse networks | Scoop.it
Ludovic Le Moan n'exclut pas de déménager Sigfox (Crédits : Rémi Benoit)Ludovic Le Moan annonce dans cet entretien exclusif que Sigfox prépare une nouvelle levée de fonds inégalée. Elle pourrait atteindre 200 à 300 millions d'euros, afin d'accélérer le déploiement de son réseau. Il menace de quitter Toulouse si son projet de Silicon Valley des objets connectés n'est pas davantage soutenu. Entretien.

La Tribune - Quel est votre regard sur l'IoT (Internet of Things, l'Internet des objets) que beaucoup considèrent comme la prochaine grande révolution ?

Ludovic Le Moan - Au-delà de Sigfox, je pense qu'on assiste à la prise de conscience que l'IoT devient une réalité. Il y a un vrai besoin de connecter le monde réel au monde virtuel et d'introduire dans le cloud tout ce qui nous entoure. On parle d'industrie 4.0, avec toutes les applications liées à la maintenance prédictive, mais aussi de santé connectée. De nombreux secteurs sont concernés, ainsi que potentiellement des milliards d'objets. À terme, pour moi, il n'y aura pas un objet qui ne sera pas connecté. C'est gigantesque, on ne connaît pas les limites de ce marché aujourd'hui.

Par ailleurs, l'IoT est aussi perçu comme un relais économique, en particulier pour les opérateurs mobiles qui, en panne de croissance, y voient l'opportunité de se relancer. Voilà pourquoi, en ce moment, ça bouillonne. Tout le monde veut faire de l'Internet des objets. De notre côté, nous avons démarré les premiers, avec la conviction que l'IoT ne pourrait pas dépendre des réseaux existants [les réseaux mobiles, ndlr]. C'est la raison pour laquelle nous misons sur des réseaux bas débit à basse consommation.

 

Depuis les débuts de Sigfox en 2010, vous avez fait le choix d'exploiter votre technologie en tant qu'opérateur, avec l'ambition de devenir un "Google de l'IoT". Quel est votre modèle économique ?

Notre objectif est simple : avoir une cou-verture mondiale. Aujourd'hui, nous sommes dans 24 pays [dont la France, l'Espagne et les États-Unis, ndlr]. Notre ambition, c'est d'être au moins dans une trentaine de pays d'ici à la fin de l'année. Sigfox doit être un opérateur mondial pour une raison simple : l'IoT ne peut pas être local. Pour que notre modèle économique soit viable, nos abonnements sont très peu coûteux, autour de 1 dollar par an. C'est pourquoi un opérateur local ne pourra jamais avoir la masse critique pour faire décoller ce business.

 

Votre stratégie repose sur le développement d'un écosystème fermé avec une technologie propriétaire. Ce qui nécessite un abonnement pour l'utiliser et avoir accès au réseau...

Non, nous sommes beaucoup plus ouverts que beaucoup d'autres, et notamment ceux qui essayent de nous concurrencer [notamment Orange et Bouygues Telecom, qui déploient des réseaux bas débit concurrents grâce à LoRa, une technologie ouverte, ndlr]. Pourquoi ? Parce que l'on ne s'occupe que des tuyaux et que l'on ne fournit pas du tout les matériels et dispositifs à utiliser. Chez nous, les clients sont libres de travailler avec n'importe quel fournisseur de matériels. À l'opposé de nos concurrents qui arrivent avec des solutions propriétaires sur ce créneau.

 

Résultat, votre stratégie agace les opérateurs mobiles qui soutiennent que votre modèle économique n'est pas le bon. À leurs yeux, avec une connectivité qui ne vaut presque rien, il faut tout miser sur les services et les matériels associés...

Et donc pour eux, ça ne sert à rien de faire un Sigfox ! Je vois les choses autrement : dans quelques années, le marché mondial de l'IoT avoisinera les 50 ou 100 milliards d'objets. Si Sigfox en possède une bonne part, et à raison de 1 dollar l'abonnement par objet et par an, nous réaliserons quelques milliards de dollars de chiffre d'affaires... Je n'en serai pas triste ! Et plutôt que de gaspiller leur argent en créant de nouveaux réseaux concurrents, ils gagneraient à utiliser le nôtre...

C'est ce qu'a fait SFR qui a signé cette année un partenariat avec Sigfox. Patrick Drahi [à la tête d'Altice, maison mère de l'opérateur au carré rouge, ndlr] nous a dit qu'il préférait utiliser un réseau existant et développer pour ses clients des services à valeur ajoutée. C'est un choix plus pragmatique que celui d'Orange ou de Bouygues Telecom, qui tentent, chacun de leur côté, de monter un réseau qui n'est toujours pas là.

 

Qui sont vos clients ?

Pour l'instant, on fait très majoritairement du B to B. Il faut comprendre que, même dans les années à venir, ce sera difficile de s'adresser directement au grand public. Imaginez, pour un objet, si je vous fais une facture à un euro par an, celle-ci coûtera plus cher que l'abonnement ! Parmi nos clients, il y a des groupes, comme Securitas, qui connectent plusieurs millions de dispositifs, telles les alarmes à incendie. On a Engie qui utilise notre réseau pour mesurer la performance énergétique des bâtiments, le groupe australien Silicon Controls ou le français Otio qui veut connecter un million d'objets sur le marché de la maison intelligente. Bref, notre solution fonctionne. N'en déplaise à nos concurrents qui, eux, n'ont rien à proposer.

 

Aujourd'hui, vous ressentez une coalition du monde des télécoms contre vous ?

Oui. Parce que globalement, aucune technologie alternative ne fonctionne. Rien ne marche.

 

Mais Bouygues Telecom et Orange, par exemple, déploient actuellement des réseaux concurrents sous LoRa, une technologie très similaire à la vôtre...

Ah oui ? Où ça ?

 

En France.

Mais où ? Honnêtement, je suis provocateur. Mais c'est vrai. Le protocole LoRa fonctionne, mais la technologie ne marche pas parce qu'initialement, elle n'a pas été conçue pour faire du bas débit, mais du haut débit. C'est simplement une technologie qui a été poussée par défaut par les opérateurs parce qu'ils ont voulu faire comme nous et que c'était la seule disponible.

 

Pourquoi LoRa n'a-t-elle pas, d'après vous, de potentiel ?

Je vais vous le dire différemment. Nous avons dépensé quelques millions d'euros pour couvrir la France. C'est chose faite depuis un an et demi, et le réseau fonctionne. Alors pourquoi Orange et Bouygues Telecom n'ont-ils pas fait de même avec leurs réseaux LoRa ? Après tout, ils ont déjà les points hauts [les antennes qui leur servent déjà à émettre en 3G ou en 4G, ndlr], et ont un peu plus d'argent que Sigfox, quand même. Donc normalement, ça devrait marcher...

 

Selon vous, Orange et Bouygues Telecom ne cherchent qu'à gagner du temps, et attendent que des technologies mobiles destinées à l'IoT soient disponibles ? À l'instar de la 5G, qui permettra de connecter des objets en bas débits dans les années 2020 ?

Oui, c'est ça. Pour eux, LoRa n'est qu'une technologie d'attente.

 

Et le Narrow Band-IoT, qui permet aussi de connecter les objets, et qui vient d'être validé par le 3GPP, le consortium des industriels des télécoms ?

C'est différent. Pour moi, cette technologie va être complémentaire de Sigfox et adaptée aux services qui nécessitent un certain débit. Contrairement à nous, qui nous concentrons sur le bas débit.

 

Vos détracteurs disent que votre positionnement en tant qu'opérateur mondial, c'est du bluff destiné à faire grimper la valeur de Sigfox pour revendre sans trop tarder la société et encaisser un gros chèque. Qu'en dites-vous ?

Pour moi, cette agressivité est un bon signal. Cela veut dire qu'on dérange énormément. À mes yeux, l'agressivité et le niveau de bashing sont proportionnels au succès que l'on a et à la pertinence de notre solution. Reste, bien sûr, qu'on n'a pas créé Sigfox pour la revendre.

 

Dans la perception du marché, y a-t-il un avant et un après la levée de fonds de 100 millions d'euros de 2015 ?

Oui, parce qu'à l'époque, avant que Blablacar ne lève 200 millions de dollars, c'était la plus grosse levée de fonds pour une boîte française. Beaucoup ont pris l'avion pour venir nous voir à Labège et constater que notre réseau fonctionnait, que ce n'était pas du bullshit. Ce financement nous a aussi permis de gagner en crédibilité, et de convaincre certains industriels, comme Engie, de faire des affaires avec nous. C'est essentiel, parce que lorsqu'on met des millions d'objets sur un réseau, on doit être sûr qu'il tienne la route. En outre, la levée de fonds nous a permis d'accélérer notre développement et d'étendre vite notre couverture. L'objectif étant de rester premier et de s'imposer comme un standard.

 

Pour conserver ce leadership, visez-vous une nouvelle levée de fonds ?

Effectivement, si l'on veut aller plus vite, il faut remettre du charbon dans la machine. Tout va dépendre du coût de l'argent. Mais c'est vrai que le marché est assez propice. Si on se met d'accord sur un bon deal, on pourrait lever entre 200 et 300 millions d'euros. Cela pourrait nous permettre de couvrir le reste du monde, ou du moins tous les pays représentant 90 % du PIB mondial à l'échéance de dix-huit à vingt-quatre mois.

 

Quand pourrait intervenir cette levée de fonds ?

D'ici à la fin de l'année, ou au début 2017.

 

Lors de la précédente levée de fonds, trois opérateurs téléphoniques mondiaux, trois industriels et un fonds américain avaient rejoint les investisseurs historiques de l'entreprise. Qui vous rejoindra cette fois-ci ?

Il est trop tôt pour le dire. Plusieurs types d'acteurs sont intéressés par Sigfox. Cela va des industriels - comme des opérateurs  -aux fonds de capital-investissement. À nous de trouver le bon équilibre.

 

Sigfox va-t-elle rester française ?

Je ne sais pas, tout est possible. J'essaie de faire en sorte que l'entreprise reste française. J'ai toujours l'objectif de montrer qu'on peut développer une grande entreprise en France. Mais tout va dépendre du type d'actionnaires que nous choisirons.

 

SFR pourrait entrer au capital de Sigfox ?

Je n'en ai pas discuté avec Patrick Drahi. Il est sur d'autres projets.

 

Est-il toujours question d'une entrée en bourse ?

Cela dépendra de la situation économique. Aujourd'hui, il est plus pertinent de lever des fonds auprès d'investisseurs. Peut-être que d'ici à quelques années, il sera plus pertinent d'entrer en Bourse. On verra.

 

Pour développer Sigfox vous comptez aussi sur l'IoT Valley, un projet visant à rassembler à Labège - non loin de Toulouse -, un écosystème de startups et d'entreprises dévolues à l'Internet des objets... Peut-on même dire que c'est vital ?

C'est vital à terme, d'ici à trois à cinq ans. Il ne faut pas se leurrer : aujourd'hui ce que l'on cherche pour doper notre croissance, ce sont des industriels qui commandent au moins 100 000 pièces et autant de connexions. Voire plus. Jamais des startups ne s'engageront sur de telles commandes. Mais demain, si elles ont du succès, ce sont elles qui nous permettront de faire de plus gros volumes. L'IoT Valley permet surtout à des startups qui viennent ici de rencontrer des industriels et donc potentiellement d'avoir accès à des clients. Il y a encore tout à faire, mais c'est une belle opportunité pour les startups et les porteurs de projets.

 

Toulouse peut-elle devenir la Silicon Valley des objets connectés ?

Oui, si Sigfox reste à Toulouse...

 

Parce qu'il est question que Sigfox quitte Toulouse ?

Oui, car aujourd'hui je constate que Toulouse et sa région ne sont pas toujours conscientes qu'il y a, autour de Sigfox, un véritable enjeu économique. Il y a l'opportunité que Toulouse devienne la référence nationale, européenne ou mondiale des objets connectés. Mais je ne vois pas de dynamique.

 

Vous songez donc à déménager ?

Oui, pourquoi pas à Angers... ou Bordeaux ? Ce pourrait être aussi à Barcelone. En fait, Sigfox et le projet d'IoT Valley ne sont pas accrochés à Labège. Il pourrait très bien s'installer n'importe où. Il suffit de trouver les terrains. Pour Sigfox, l'objectif est de réussir à l'échelle mondiale. Je suis donc pragmatique, et ma question est : où va-t-on pouvoir créer un vrai écosystème ?

J'ai eu des propositions en France, mais aussi à l'étranger. Il y a des discussions avancées, mais pas d'engagement, même si de toute façon Sigfox ne quittera pas complètement Labège.

 

La localisation du siège est-elle liée à la future levée de fonds ?

Il y a une corrélation. Le choix des investisseurs peut influer sur le choix du futur siège. Il nous faut un investisseur et un engagement des pouvoirs publics qui soit autre chose que des bonnes paroles. Beaucoup de startups frappent à la porte de l'IoT Valley, mais pour que le deuxième bâtiment (IoT Valley 2) ouvre ses portes cet été, il faut savoir que c'est l'association qui a dû emprunter 300  000 euros.

 

Le Sicoval, la communauté de communes du Sud-Est toulousain, ne vous soutient-il pas ?

Oui, mais le Sicoval n'a pas de moyens financiers. Il faudrait un accord global pour qu'il n'y ait plus de clivages entre Toulouse Métropole, le Sicoval et la Région, ainsi qu'un plan de financement. Carole Delga [la présidente du conseil régional d'Occitanie, ndlr] a fait un pas vers nous. La Région et l'État m'ont confié au printemps une lettre de mission, afin que je livre ma vision du développement de l'IoT. Je vais y travailler avec Hervé Schlosser et Pierre-Olivier Bessol, président et vice-président de l'IoT Valley, qui font tous les deux un très bon travail.

 

Sigfox ne veut pas prendre le risque de lancer seul le campus IoT ?

Non, je ne suis pas l'abbé Pierre. Ce que l'IoT Valley peut rapporter à Sigfox à l'échelle mondiale, c'est marginal. En revanche, ce serait un vrai plaisir de voir l'écosystème se développer ici, avec des startups, une école et des logements.

Aujourd'hui, je considère que Sigfox et l'IoT Valley ont plus donné qu'ils n'ont reçu. Nous avons recruté 300 personnes en quelques années, ça compte quand même. On a embauché plus d'une centaine de personnes depuis un an, et 200 personnes devraient l'être dans les douze mois à venir.

 

La crainte que Sigfox ne remporte pas à l'avenir la guerre des standards dans les télécoms peut refréner les collectivités ?

Les paris sont ouverts et je n'ai pas de boule de cristal. Quand Sigfox sera leader mondial avec 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires, ceux qui auront misé au départ seront contents. Je reste humble, mais je sais qu'on a tout le potentiel pour réussir.

Notre objectif est simple : avoir une couverture mondiale. Aujourd'hui nous sommes dans 24 pays [dont la France, l'Espagne ou les États-Unis, NDLR]. Notre ambition, c'est d'être au moins dans une trentaine de pays d'ici à la fin de l'année. Sigfox doit être un opérateur mondial, pour une raison simple : l'IoT ne peut pas être local. Pour que notre modèle économique soit viable, nos abonnements sont très peu chers, autour de 1 dollar par an. C'est pourquoi un opérateur local ne pourra jamais avoir la masse critique pour faire décoller ce business.

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Présidente de Sigfox à Toulouse, Anne Lauvergeon mise en examen dans l'affaire Areva 

Présidente de Sigfox à Toulouse, Anne Lauvergeon mise en examen dans l'affaire Areva  | Toulouse networks | Scoop.it

Anne Lauvergeon qui est depuis deux ans présidente du conseil d'administration de la start-up toulousaine Sigfox, a été mise en examen vendredi dans l'une des enquêtes concernant le groupe Areva. Groupe dont elle a été la patronne pendant 10 ans.

 

L'ancienne patronne emblématique d'Areva, Anne Lauvergeon qui est depuis avril 2014 la présidente du Conseil d’administration de la start-up toulousaine Sigfox, a été mise en examen vendredi par les juges d'instruction dans l'une des enquêtes sur les zones d'ombre entourant le rachat d'Uramin en 2007, une opération qui s'est avérée désastreuse pour le géant français du nucléaire.

Celle que l'on surnommait "Atomic Anne", qui a dirigé le groupe de 2001 à 2011, a été mise en examen pour présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations, a indiqué une source judiciaire après l'audition qui aduré toute la journée.
Anne Lauvergeon a en revanche été placée sous le statut moins défavorable de témoin assisté pour le délit d'abus de pouvoirs.

Deux informations judiciaires sont ouvertes depuis 2014, l'une sur le rachat désastreux de la société minière canadienne Uramin, qui ambitionnait d'exploiter trois gisements d'uranium en Namibie, Afrique du Sud et Centrafrique, l'autre sur la présentation des comptes du groupe Areva en 2010 et 2011, les années précédentes étant couvertes par la prescription.

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Bouygues Telecom crée une filiale dédiée à l’Internet des objets

Bouygues Telecom crée une filiale dédiée à l’Internet des objets | Toulouse networks | Scoop.it
Baptisée Objenious, elle s’appuiera sur le réseau déployé par l’opérateur.

Alors que les discussions se poursuivent avec Orange pour un éventuel rachat , les affaires continuent chez Bouygues Telecom. L’opérateur avance notamment ses pions dans l’un de ses domaines de prédilection : l’internet des objets. Il vient de créer une filiale dédiée, baptisée Objenious, qui compte déjà une vingtaine de collaborateurs.

 

En créant une filiale ad hoc, l’opérateur espère profiter de l’agilité d’une petite structure pour se développer plus rapidement dans l’univers prometteur des objets connectés. « Sur ce marché, il faut être capable de réagir vite et de s’adapter au changement. Il faut pouvoir travailler comme une start-up », estime Stéphane Allaire, le nouveau directeur de la filiale.

Le dirigeant sait de quoi il parle : il a travaillé plusieurs années dans la Silicon Valley pour le compte de l’opérateur, au contact direct des start-up. Objenious va jouir d’une réelle autonomie au sein du groupe, avec des directions commerciale, marketing et technique qui lui sont propres.

Ses activités sont en outre dissociées de la division « machine-to-machine » de l’opérateur. La filiale a aussi ses propres locaux, à Boulogne-Billancourt. « Agile » comme une start-up, la nouvelle filiale va pouvoir tout de même s’appuyer sur les forces de Bouygues Telecom.

 
Bouygues Telecom s’appuie sur la technologie LoRa

Toute la partie réseau reste à la charge de l’opérateur. Celui-ci a commencé le déploiement l’an dernier d’un réseau dédié aux objets connectés, qui s’appuie sur la technologie LoRa , concurrente de Sigfox . Un peu moins de 1.000 antennes ont été installées à ce jour ; il devrait y en avoir 4.000 à la fin de l’année, permettant de couvrir la quasi-totalité de la population française. Bouygues Telecom pourra aussi faire office d’apporteur d’affaires.

Le soutien de l’opérateur permet aussi à Objenious de multiplier les partenariats pour concevoir ses offres. Elle travaille avec des sociétés comme Eolane ou Finsecur pour élaborer des capteurs spécifiques. Hewlett-Packard fournit aussi son expertise pour le stockage et l’analyse des données récoltées. Atos se charge quant à lui, via sa filiale Bull, de la sécurisation.

Objenious se pose ainsi en chantre de « l’open innovation », inhérent à l’univers des objets connectés, selon Stéphane Allaire. « On ne peut pas tout faire tout seul, mais il est important de pouvoir être présent sur l’ensemble de la chaîne de valeur ».

Un modèle économique encore mouvant

Si la structure est en place, reste à développer le business. Les expérimentations se multiplient mais le chiffre d’affaires est quasi nul. Objenious compte seulement une dizaine de clients pour l’instant. Parmi eux figure Colas, le spécialiste des infrastructures routières, et filiale du groupe Bouygues.

Des tests ont lieu aussi pour équiper les bacs de ramassage de textiles usagés, présents dans les grandes villes, gérés par Ecotextile, et optimiser les tournées de ramassage. JCDecaux réfléchit aussi à doter ses vélib de balises connectées, permettant de les localiser, et fonctionnant grâce au réseau LoRa.

Le modèle économique est encore mouvant. Si la connexion au réseau est facturée (quelques euros par an et par objet), le prix du service apporté est évalué au cas par cas, selon les clients. Un catalogue d’offres commerciales, pour le grand public comme pour les professionnels, verra le jour dans quelques semaines.


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Les 9 startups toulousaines qui vont marquer 2016

Les 9 startups toulousaines qui vont marquer 2016 | Toulouse networks | Scoop.it


Dans le sillage de Sigfox, la planète startup est en pleine effervescence à Toulouse. En 2015, quatre startups toulousaines ont déjà décroché le Pass French, d'autres devraient les rejoindre cette année. Tour d'horizon des 9 startups qui ont (ou vont) réaliser des levées de fonds importantes et marqueront l'année 2016 pour leurs grands projets.


Les levées de fonds de Sigfox, Payname et Naïo accélèrent leur développement

Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox le 16 septembre 2015 à Toulouse (Crédits : Rémi Benoit).

Après avoir levé 100 millions d'euros début 2015 (un record alors en France), Sigfox poursuit son développement avec l'objectif de devenir une licorne, autrement dit de faire partie de ces startups dont la valeur atteint au moins un milliard de dollars, à l'instar de Critéo ou Blablacar. La société, basée à Labège, couvre désormais neuf pays, dont les USA, avec son réseau bas débit pour objets connectés.

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Sigfox décale son entrée en bourse et prévoit une nouvelle levée de fonds de plus de 100 M€

Sigfox décale son entrée en bourse et prévoit une nouvelle levée de fonds de plus de 100 M€ | Toulouse networks | Scoop.it

Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox le 16 septembre 2015 à Toulouse

  

La société Sigfox, basée à Labège près de Toulouse, poursuit le développement de son réseau bas débit pour objets connectés et couvre désormais neuf pays, dont les USA, où travaillent désormais 20 personnes. Après avoir ouvert son capital pour 100 M€ l'année dernière, l'entreprise dirigée par Ludovic Le Moan envisage une entrée en bourse en 2017, mais prévoit d'ici à fin 2016 une nouvelle levée de fonds record.

  

Sigfox veut devenir "une licorne" : faire partie de ces startups dont la valeur atteint au moins un milliard de dollars, à l'instar de Critéo ou Blablacar. Pour cela, Ludovic Le Moan, PDG de la société, veut prendre son temps. Alors qu'une entrée au Nasdaq était annoncée pour 2016, elle pourrait être décalée à 2017 :

"Je dis 2017 pour me laisser du temps, mais des choses pourraient intervenir d'ici là. Nous sommes sollicités par des financiers qui ont beaucoup d'argent à investir et nous sommes positionnés sur un marché potentiel de plusieurs milliards de dollars."

Concrètement, Sigfox, qui développe un réseau bas débit afin de connecter les objets (alarmes, détecteurs, et trakeurs essentiellement) pourrait effectuer une nouvelle levée de fonds avant son entrée en bourse. La dernière, en février 2015, avait été saluée comme l'une des plus importantes levées de fonds en Europe. La prochaine pourrait battre ce record : "Nous lèverons plus de 100 M€", assure le PDG.

Avec les 100 millions d'euros levés début 2015, Sigfox "a largement les moyens de se développer", mais cet argent frais permettrait d'aller plus vite.

"Nous n'avons plus à prouver que notre technologie fonctionne, tout le monde sait qu'elle fonctionne. Tout est maintenant une question de rapidité d'exécution. Soit nous poursuivons notre développement en signant des contrats pays par pays avec des partenaires, soit nous développons le réseau en propre, ce qui serait plus rapide, mais aussi plus cher", indique Ludovic Le Moan.

Par ailleurs, l'entrée en bourse ne se fera pas forcément au Nasdasq : "Nous verrons là où le marché nous porte le plus. Attendons de voir l'accueil qui nous est réservé au États-Unis. Il est un peu tôt pour savoir si cette entrée en bourse se fera uniquement sur le Nasdaq, ou en France également."

Ludovic Le Moan (PDG) et Thomas Nicholls (responsable commercial) ce mercredi 16 septembre à Toulouse pour une conférence de presse

20 personnes et un siège à Boston

Sigfox vient effectivement d'annoncer son déploiement aux États-Unis.

"Cela a été plus compliqué qu'en Europe car les normes ne sont pas les mêmes et tout y est plus cher", commente Ludovic Le Moan. Désormais, 20 salariés de Sigfox travaillent sur le territoire américain, répartis entre San Francisco et Boston, où se trouve le siège américain de Sigfox. Allen Proithis (ancien de chez Hewlett Packard et fondateur de wot.io) a été nommé président pour l'Amérique du Nord. Objectif : déployer le réseau en particulier dans le cadre de programmes de villes intelligentes ou d'applications industrielles.

"Aujourd'hui, San Francisco, Boston et New York sont couvertes par le réseau Sigfox. 12 grandes villes le seront d'ici à juin 2016 : Los Angeles, Chicago, Austin, Houston, etc."

 En 2015, le chiffre d'affaires de Sigfox attendra 12 millions d'euros. La société compte 140 salariés.

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HidnSeek : le capteur connecté sous Sigfox lancé sur Kickstarter

HidnSeek : le capteur connecté sous Sigfox lancé sur Kickstarter | Toulouse networks | Scoop.it

Développé et produit en France, HidnSeek est un traqueur GPS opensource qui permet de géolocaliser les objets à faible coût. Le produit est depuis lundi sur Kickstarter.

 

Présentation

HidnSeek prend l’apparence d’un capteur qui, connecté via le réseau Sigfox, permet toute une gamme de service personnalisés centrés autour de la géolocalisation par GPS. Lors de la Connected Conference, nous avons rencontré Stéphane Driussi et Xavier Torres-Tuset, les deux co-fondateurs (français !) de HidnSeek. Ils nous ont expliqué les multiples usages qui se cachent derrière le capteur GPS HidnSeek :

Avec HidnSeek, nous misons sur la polyvalence des usages. Bien plus qu’un tracker GPS, nous apportons de la valeur au client, lui permettant par exemple d’assurer la sécurité de ses objets ou de ses proches. Grâce à notre technologie intégrée, nous offrons aux utilisateurs la possibilité de multiplier et personnaliser les usages en créant par exemple un système de notifications basées sur le mouvement ou la géolocalisation des objets liés à notre capteur.

 

Après avoir développé des prototypes fonctionnels (et établi un partenariat avec Sigfox pour doter les capteurs d’une capacité de communication en France et à l’international), les deux fondateurs ont lancé une campagne Kickstarter en début de semaine. L’objectif est de passer à la vitesse supérieure et d’entrer dans la phase de production du produit.

 

Fonctionnement

La solution HidnSeek se compose d’une carte open-source intégrée dans un boitier qui peut s’attacher à n’importe quel objet nécessitant d’être surveillé.

Le traqueur se compose d’un accéléromètre (pour capter le mouvement), d’un récepteur GPS, d’une batterie et d’un port micro-USB permettant de la recharger, d’un modem radio et d’une antenne (pour communiquer les données récoltées via Sigfox).

HidnSeek a choisi le réseau Sigfox (plutôt que des solutions GSM standards) car le réseau permet de communiquer les données à moindre coût et donne plus d’autonomie au capteur. HidnSeek utilise le réseau Sigfox pour faire remonter les données du capteur jusqu’au Cloud et envisage également d’utiliser le sens retour (du Cloud vers l’objet, voir notre article : Le Réseau Sigfox est bidirectionnel, en voici la preuve). Les données récoltées sont ensuite stockées et gérées dans un Cloud et accessible depuis une application mobile (compatible iOS, Android et Windows Phone).

Des usages B2B, des usages B2C

Les usages que proposent HidnSeek peuvent toucher à la fois le marché B2B et le marché B2C.

Les fondateurs ont créé des fonctionnalités pouvant intéresser le grand public : envoi d’alertes, par exemple si le dispositif reste immobile pendant une période prolongée (fontion Body Guard), ou si celui-ci a détecté un mouvement (fonction Motion Sensor). Les utilisateurs peuvent également accéder à un historique des données mesurées : des usages de surveillance d’objet ou de personnes sont donc visés.

Les usages professionnels sont quant à eux favorisés par l’ouverture du code en open-source : chaque entreprise peut se baser sur le hardware de la solution développée et personnaliser la couche software pour l’adapter à son marché. Les deux fondateurs de HidnSeek nous ont expliqué leurs motivations quant aux cibles professionnelles :

Nous ouvrons notre code pour permettre à n’importe quel développeur de créer des services se basant sur notre capteur GPS. Les entrepreneurs sont également les bienvenus pour imaginer leurs propres solutions sur la base de notre produit.

Prix et disponibilité

HidnSeek est d’ores-et-déjà disponible en précommande sur Kickstarter(retrouvez la page du projet Kickstarter icipour le prix de 109€ (soit une économie de 40€ sur ce que sera le prix de HidnSeek).


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Sens'it Presentation and some use cases by the SIGFOX team HD

Ajoutée le 16 mars 2015

Sens'it, the first connected goody on the SIGFOX™ Network, developed by Axible Technologies®.

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Les 6 start-up toulousaines qui pourraient marquer l'année 2015

Les 6 start-up toulousaines qui pourraient marquer l'année 2015 | Toulouse networks | Scoop.it

Elles ont des grands projets pour 2015. SigFox, MyFox, MyFeelBack et ITrust tentent de conquérir le marché américain, Nanolike compte multiplier son chiffre d'affaires par 5 et Naïo Technologies veut lever 2 millions d'euros. Ces 6 start-up toulousaines feront probablement l'actualité business de cette année.

 

Alors que l'accélérateur de start-up le Camping de Toulouse lance sa 5e saison pour découvrir de nouvelles perles de la technologie de l'information et de la communication, plusieurs jeunes entreprises toulousaines continuent à montrer la voie de la réussite. Revue de détail de ces start-up à fort potentiel de croissance qui devraient faire parler d'elles cette année.

  • SigFox, à la conquête de l'Asie et de l'Amérique du Nord

L'opérateur télécoms, qui propose une technologie permettant aux objets connectés de communiquer entre eux, a annoncé fin 2014 vouloir lever 100 millions d'euros.  Déjà présent en Afrique, en Espagne, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, l'entreprise créée en 2012 part cette année à la conquête de l'Amérique du Nord et de l'Asie. Elle a déjà déployé son réseau dans le comté américain de Maryland et est en discussion avec des géants américains des télécoms. D'ici fin 2016, le groupe espère couvrir la moitié du monde avec son réseau, explique le PDG Ludovic Le Moan, visant même une introduction au Nasdaq en 2016. Selon ce dernier, "si on exécute bien l'année 2015, nous sommes quasiment irrattrapables. Nous aurons créé un écosytème et une empreinte mondiale".

  • Nanolike vise un chiffre d'affaires multiplié par 5

L'année 2015 est également une année clé pour Nanolike. L'entreprise de Ramonville devrait industrialiser ses technologies d'assemblage de nanoparticules en 2015, notamment grâce à une levée de fonds de 700.000 euros, annoncée début janvier, et soutenue par plusieurs investisseurs:  Newfund, Breega Capital et INSEAD Angels. La technologie développée par la start-up permet de concevoir des capteurs 100 fois plus petits que les capteurs classiques, plus sensibles et divisant la consommation d'énergie par 10.000. En plus de ces nanocapteurs destinés à l'industrie et à l'aéronautique notamment, la société conçoit des nanotags permettant de sécuriser des documents d'identité.

Le chiffre d'affaires de Nanolike devrait exploser dans les mois qui viennent.  En 2014 l'entreprise annonçait 80.000 euros de revenus. Elle espère atteindre les 450.000 euros en 2015, puis dépasser le million d'euros l'année suivante.

  • Myfox se développera à l'export aux États-Unis

Cette start-up qui fabrique à Labège des alarmes connectées a connu un taux de croissance de plus de 2.000 % sur cinq ans. Elle est 11e dans le classement 2014 établi par Deloitte des entreprises françaises à la plus forte croissance sur 5 ans.

Présente au CES de Las Vegas cette année, un salon international dédié aux objets connectés, elle y a remporté un prix d''innovation (CES Innovation Award) grâce à une de ses alarmes connectée, Myfox Security System contrôlable via smartphone. En 2015, la start-up se développera à l'export, notamment aux États-Unis.

  •  Naïo Technologies, un nouveau robot et une levée de fonds massive

La société toulousaine spécialisée dans les technologies agricoles va connaître une année 2015 dense. Les robot maraîchers de la start-up spécialisés dans le désherbage seront dotés de deux caméras cette année, pour analyser les couleurs, les formes et la profondeur, ce qui leur permettra de gérer tous types de cultures.

Cosi, un motoculteur électrique dédiés aux surfaces plus réduite, est lancé cette année. Il complète la gamme avec le tracteur électrique Oz.  En 2015 toujours, un prototype destiné à la culture des vignes sortira. il sera commercialisé en 2016 ou en 2017, affirme Aymeric Barthes, directeur général de la société.

Concernant les ventes, la start-up reste modeste. Alors qu'elle avait écoulé 10 modèles Oz en 2014, Naïo Technologies espère en vendre 20 en 2015, et écouler autant de Cosi. La distribution ce produits se fera à l'international en 2016.

En 2015 encore, Naïo Technologies prévoit une levée de fonds de plus de 2 millions d'euros, avec la plateforme de crowdfunding Wiseed pour partenaire, entre autres.

  •  MyFeelBack ouvrira une filiale à New York

L'entreprise de solutions de relation client multicanal veut s"étendre un peu plus aux États-Unis grâce à une enveloppe de 1 millions d'euros levée en 2014. Elle s'apprête ainsi à ouvrir une filiale à New York pour "se rapprocher de ses clients" . Pour la seule année 2015, MyFeelBack a annoncé un budget marketing de 400.000 euros aux États-Unis. La start-up a l'ambition de créer des partenariats avec des grands groupes internationaux.

  •  iTrust à l'assaut de la côte est américaine

La société de sécurité informatique ITrust a dégagé 1,3 million d'euros de revenus en 2014, soit une augmentation de 100% par rapport à 2013. La société croit elle aussi en son rêve américain, puisqu'elle a ouvert un bureau à San Francisco et compte s'implanter sur la côte est des Etats-Unis avant la fin de l'année.

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Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox. Qui est vraiment le Toulousain qui veut "détrôner Google" ?

Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox. Qui est vraiment le Toulousain qui veut "détrôner Google" ? | Toulouse networks | Scoop.it


Ludovic Le Moan


 

Ludovic Le Moan, CEO de la société Sigfox (Labège), a une ambition : conquérir le monde. Avec son réseau bas débit pour les objets connectés, le chef d’entreprise a surpris le monde des télécoms et poursuit son maillage du globe, avec une longueur d’avance sur ses concurrents. Qui est ce quinquagénaire "rebelle", qui s’apprête à réaliser "la plus grosse levée de fonds d’Europe" ? Comment vend-il sa technologie, quels sont ses projets pour la Tic Valley ? Ludovic Le Moan partage sa vision d’entrepreneur.

Invité ce jeudi de la dernière Matinale Objectif News de l’année, Ludovic Le Moan a répondu ce matin aux questions d'Emmanuelle Durand-Rodriguez (Objectif News) et Gaël Gueguen (TBS). Celui qui a reçu lundi 8 décembre le prix du Décideur de l’année lors des Grands Prix de l’Économie, a joué franco : "je suis un rebelle, j’ai bien conscience d’être un personnage clivant, mais je suis entier. L‘expérience m’a enseigné qu’on ne peut pas plaire à tout le monde." Aujourd’hui CEO de Sigfox (6 M€ de CA, 75 salariés), Ludovic Le Moan, 51 ans, est ambitieux et déterminé. Ses modèles : Steve Jobs ou Xavier Niel. Son objectif : déployer son réseau bas-débit pour objets connectés dans le monde entier. Une idée et une technologie qu’il doit à l’ingénieur toulousain Christophe Fourtet. "Christophe voulait déployer un réseau mondial bas-débit pour connecter entre eux des milliards d’objets, alors que tout le monde avait les yeux rivés sur le très haut débit. Soit il mentait, soit c’était un génie." La suite prouve qu’il ne mentait pas.

 

La planète connectée
Aujourd’hui, Sigfox a installé 1 400 antennes en France. L’Espagne, la Grande Bretagne, les Pays-Bas et très prochainement le Portugal, l’Italie, la Belgique, la Suisse, l’Allemagne et la Pologne seront équipés. 25 pays d’Afrique seront également couverts d’ici à la fin de l’année. Prochaines étapes : l’Amérique du Nord et l’Asie. "La Corée a décidé de connecter 100% de son territoire. Nous y avons installé 5 000 bornes, même en sous sol, dans les garages, c’est exceptionnel." Objectif, "faire du papillon (le logo de Sigfox, NDLR) le symbole de l’IoT (Internet des objets) dans le monde", et pourquoi pas, détrôner Google. "C’est ce qui excite mes collaborateurs au quotidien. Mais Google, comme Facebook ou les grands acteurs du secteur des télécoms, sont restés dans un modèle hégémonique, dépassé et simpliste. Ils se contentent du Wifi et du Bluetooth et ne comprennent pas l’intérêt d'un réseau supplémentaire. Pourtant notre technologie, très économe en énergie, permet d'utiliser a minima les batteries des objets et répond donc à une vrai problématique." Une situation qui ne dérange pas vraiment le chef d'entreprise. "Mon but n'est pas que Google entre au capital de Sigfox, du moins, pas de suite. Car le jour où Google aura tout compris de ce que l'on veut faire, ce sera un danger pour nous. Ils pourront déployer notre techno dans le monde entier en très peu de temps car ils auront la puissance financière pour le faire." Ludovic Le Moan estime en effet qu’il lui faudra 500 M€ pour couvrir le monde entier. "Pour eux, c’est l'équivalent d'une pièce jaune."

56 pitchs autour du monde

Afin de réaliser une importante levée de fonds (aux alentours de 100 M€), Ludovic Le Moan a réalisé ces derniers mois un tour du monde des investisseurs. "J’ai pitché 56 fois Sigfox." Résultat : "les interlocuteurs intéressés sont les plus atypiques". Le tour de table doit être clos avant Noël, et l’actionnariat de Sigfox va changer, avec l’arrivée au capital de grands opérateurs de télécoms mondiaux, d’industriels, et d’investisseurs africains et asiatiques. "Ce sera la plus grosse levée de fonds en Europe", prévient le CEO.

 

Une antenne  Sigfox = 3 000 €
Comment l’entreprise, basée à Labège, gagne-t-elle de l’argent ? Tout simplement grâce à ses antennes : "Nous vendons une licence d’exploitation et une station qui coûte 3 000 € / pièce. C’est une antenne de 50 centimètres, posée en une heure et très peu consommatrice d’énergie, 25 milliwatts. Ensuite le client nous verse une redevance de 40% de son revenu." Une fois que le réseau sera entièrement déployé, Sigfox devrait passer à une autre phase de son développement avec une application type "market place", "pour acheter, configurer et connecter toutes sortes d’objets". L’étape finale sera "la création d’un moteur de recherche".

Recrutement d’un "chief happiness officer"

Chez Sigfox, tous les salariés (75 aujourd’hui, plus de 200 dans les années à venir) travaillent, beaucoup, "mais on ne vit pas l’entreprise comme on devrait la vivre". Adepte d’un management innovant et inspiré des modèles américains, Ludovic Le Moan va donc recruter un chief happiness officer, "pour diffuser la culture d'entrepreneuriat dans l’entreprise". Il souhaite ainsi développer chez ses collaborateurs l’esprit d’initiative et d’innovation. Autre recrutement important, celui de la nouvelle présidente Anne Lauvergeon, en avril dernier. "Elle permet de faire la traduction entre le conseil d’administration qui n'est pas toujours au fait des questions techniques et notre énergie, notre émotion." L’ancienne présidente d’Areva apporte aussi un carnet d’adresses considérable. "Elle est mondialement connectée, ce qui nous sera précieux en cas de négociations difficiles." L’expérience de la nouvelle présidente sera également utile lors de l’introduction au Nasdaq de Sigfox prévue en 2016.

 

Transformer la Tic Valley en IoT Valley
Président de la Tic Valley, Ludovic Le Moan a également de l’ambition pour l’accélérateur de start-up créé en 2012. "Aujourd’hui, tout le monde veut créer son incubateur. On ne manque pas d’idées ni de technologies mais on manque d’entrepreneurs. Je voudrais apporter une nouvelle coloration à la Tic Valley en la transformant en IoT Valley. Sigfox pourra y contribuer financièrement et j’espère attirer d’autres industriels pour développer un écosystème des objets connectés." La Tic Valley, en partenariat avec le Sicoval où elle est implantée, devrait s’agrandir dans les mois à venir et Ludovic Le Moan souhaite également y accompagner les entreprises prometteuses pendant "1 à 3 ans" au lieu de 6 mois. Pour favoriser la naissance rapide d’un véritable écosystème, l’entrepreneur a annoncé la création d’une fondation dès l’année prochaine, destinée à déployer le réseau, connecter des objets et des capteurs, de façon gratuite ou presque, "pour des causes humanitaires, sociales, environnementales". Objectif : étendre la portée de Sigfox. "Plus il y a de réseau, plus il y aura d’objets connectés. Plus il y en aura, et moins ils seront chers à produire pour les PME. C'est un cercle vertueux."

 

La French Tech, une tarte à la crème
Impliqué dans l’écosystème local, le CEO de Sigfox a néanmoins rappelé sa circonspection vis-à-vis du projet French Tech. "Une tarte à la crème", a-t-il répété ce jeudi. "Un projet qui manque de structure, pas lisible." Le problème de cette labellisation, selon Ludovic Le Moan, "est de faire croire qu’en mettant dans un même panier les choses qui ne marchent pas, ça va marcher". En bon entrepreneur, il estime qu’ "il faut raisonner efficacité, pas branding". Une prise de position qui n’a pas empêché French Tech Toulouse de le porter en exemple de réussite auprès de Paris. Sigfox, identifiée par la Mission French Tech comme une entreprise en forte croissance, pourra même bénéficier du Pass French Tech.

 

Sophie Arutunian

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Ces start-up toulousaines qui épatent les Américains

Ces start-up toulousaines qui épatent les Américains | Toulouse networks | Scoop.it
Céline Lazorthes, née à Toulouse./Photo DDM

Toulouse et son agglomération seraient-elles une mine d'or pour les pépites du monde de la tech ? Oui si on en croit la French Touch Conference, qui vient de s'achever à New York.

L'économie digitale n'est pas que parisienne mais se développe aussi en province. Fleur Pellerin secrétaire d'État au commerce extérieur, en est persuadée. Et de citer l'entreprise toulousaine Sigfox qui envisage de se déployer dans la Silicon Valley.

Spécialiste de l'Internet des objets, l'entreprise possède son siège social et ses activités de recherches et développement à Labège. Arrivé du Havre pour son premier emploi il y a 20 ans, Ludovic Le Moan, le PDG, est resté. «À Toulouse, il y a de bonnes écoles et de bons profils», souligne le patron venu défendre la dynamique de la tech française aux États-Unis.

Frédéric Montagnon, Overblog

Une raison partagée par Frédéric Montagnon, le génie toulousain d'Overblog, qui a monté trois start-up dans la capitale de Midi-Pyrénées, avant de s'installer il y a un an à New York pour développer Secret Media, une solution permettant de monétiser le trafic des utilisateurs des logiciels qui bloquent la diffusion de publicités sur un navigateur. «Quand il a fallu choisir l'école pour mes études, je voulais Toulouse pour ma formation. Ensuite, j'ai récupéré beaucoup de Parisiens qui en avaient marre de la capitale.»

Marc Rougier, Scoop It

Pour Marc Rougier, c'est le recrutement qui l'a incité à s'installer dans la ville rose. «J'ai monté Meiosys à Toulouse en 2000, car je n'arrivais pas à embaucher à Paris». Après avoir revendu son affaire à IBM cinq ans plus tard, connu un échec avec Goodjet, il retrouve le succès avec Scoop It, une plateforme de publication sur Internet pour les entreprises. Là encore à Toulouse, même si la partie «business» est basée à San Francisco. «Les États-Unis sont moins conservateurs que la France où il faut un réseau, un pedigree pour parler aux grands donneurs d'ordres. Quand l'offre est innovante : les Américains essaient plus facilement, mais jettent aussi plus facilement».

La TIC Valley vantée à New York

À La French Touch Conference de New York, Marc Rougier est venu aussi parler de la TIC Valley, l'association de 24 entreprises innovantes, installées à Labège. «Il faut favoriser ce type d'environnement favorable à l'économie digitale. La France est en retard : cela ne correspond qu'à 3 % de notre PIB, quand nos pays partenaires sont à 6 %».

Avec un écosystème favorable et des conditions de vie privilégiées, Toulouse attire. Mais certains s'expatrient quand même comme Céline Lazorthes, PDG de Leetchi.com, un service de collecte d'argent élu comme la meilleure start-up en 2013 par Wired Europe. Parmi les intervenants à New York, elle était une des seules femmes. Il y avait aussi Cédric Giorigi, le Toulousain fondateur de Cookening, qui propose des repas chez l'habitant. Et, c'est avec son petit accent du sud-ouest qu'il a vanté les atouts de la French Tech.

Genticel à la rencontre d'investisseurs aux USA

Réussite de la biotech française, L'entreprise de biotechnologie de Labège (Haute-Garonne) a présenté son activité à une cinquantaine d'investisseurs américains à New York. Elle faisait partie d'une délégation de dix-neuf entreprises, emmenées par l'association France Biotech, dans le cadre de la première édition de la French Life Sciences Days. «Je me suis rendu compte que nous avions beaucoup d'entreprises françaises dans la biotechnologie et la medtechnologie qui pouvaient séduire les investisseurs américains. Nous sommes des champions en innovation et en autorisation de mise sur le marché», souligne Pierre-Olivier Goineau, le président.

Cotée à Euronext Paris et Bruxelles depuis le 4 avril dernier, l'entité haute-garonnaise est spécialisée dans le développement d'immunothérapies pour les femmes infectées par le papillomavirus humain qui n'ont pas de lésions. Pour 25 % d'entre elles, le virus a de fortes chances de se développer et, s'il n'est pas soigné à temps, de provoquer un cancer du col de l'utérus. Genticel vient dont de terminer la phase un des essais cliniques de ProCervix, son produit phare. Et les résultats sont de l'aveu du patron labégeois, plutôt bons : trois quarts des femmes éliminent le virus. L'objectif de la société est d'arriver à prouver l'efficacité de ce produit chez l'homme et ensuite de l'octroyer à un partenaire industriel pour la commercialisation. Selon Genticel, le potentiel est estimé à un milliard d'euros de chiffre d'affaires par an. Cette première rencontre avec les fonds d'investissement spécialisés vise à préparer l'avenir du travail du laboratoire haut-garonnais.

En effet, l'entrée en bourse il y a moins de quatre mois a déjà permis une levée de fonds de 34.7 millions d'euros, supérieure aux attentes de la société.

Les Etats-Unis restent dans tous les cas incontournables pour le développement de la société : à terme, si le produit est commercialisé, ils pourraient représenter 45 % du marché mondial. D'autant que les gynécologues du pays, contrairement à l'Europe, recommandent déjà le diagnostic en première détection du HPV lors du frottis annuel. Les essais cliniques de l'autre côté de l'Atlantique devraient commencer dès décembre 2015.

Correspondance particulière d'Anaïs Digonnet à New York
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iCoach, l'outil de l'entraineur du futur

Le Toulouse FC et Sigfox ont collaboré depuis 2009 dans le but de créer #iCoach ! Cet outil révolutionnaire permettra à l'entraîneur toulousain de disposer de données précises et pertinentes sur ses joueurs en temps réel via une lentille connectée !

Le Toulouse FC est très fier de faire d'Alain CASANOVA le 1er coach connecté de l'histoire !

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Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, devient la présidente de l’entreprise toulousaine Sigfox

Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, devient la présidente de l’entreprise toulousaine Sigfox | Toulouse networks | Scoop.it


Anne Lauvergeon et Ludovic Le Moan


On n’arrête plus Sigfox. Alors que Ludovic Le Moan a réalisé sa plus grosse levée de fonds le mois dernier (15 millions d’euros) l’entreprise de Labège va être présidée par Anne Lauvergeon, l’ancienne présidente d’Areva. Les deux chefs d'entreprise se sont rencontrés lors du voyage de François Hollande aux États-Unis en février dernier. Ludovic Le Moan veut ainsi accélérer le développement de son réseau télécoms.

Le site FrenchWeb a annoncé en fin d'après-midi l'arrivée d'Anne Lauvergeon à la tête de Sigfox. Ludovic Le Moan reste le CEO opérationnel de l'entreprise mais l’ancienne directrice d’Areva de 2001 à 2011 va présider l'entreprise toulousaine.

Ancienne sherpa de François Mitterrand, Anne Lauvergeon, 54 ans, a tenu les rênes d’Alcatel avant de prendre la présidente d’Areva, de 2001 à 2011. Une expérience qui lui a valu le surnom d’"Atomic Anne". Après s’être consacrée à des activités de conseil, elle a été nommée en 2013 à la tête d’une commission sur l’innovation par le premier ministre d’alors, Jean-Marc Ayrault. Puis son nom a ensuite circulé lors du récent remaniement ministériel, mais elle n’est finalement pas entrée dans le gouvernement Valls. Celle que d’autres attendaient il y a encore quelques mois à la tête d’Orange ou encore à un haut niveau chez Airbus Group a finalement choisi la start-up toulousaine, Sigfox.

Sigfox, à la conquête du monde
Après la Russie et l’Espagne, la société basée à Labège compte bien se déployer sur les marchés allemand, italien, polonais... mais aussi et surtout aux Etats-Unis et en Asie. Au total, 60 pays ont été choisis et triés par ordre de priorité par la société. Pour cela, Sigfox, spécialiste de l’internet des objets, vient de réaliser sa plus importante levée de fonds : 15 M€. Dans le tour de table, les investisseurs historiques Elaia, Partech, Ixo Private Equity et Intel Capital. D’autres signent leur entrée au capital : Idinvest Partners, le FSN PME, le Fonds Ambition Numérique, géré par BPI France.

L’entrée en bourse de Sigfox au Nasdaq est également envisagée.

Sophie Arutunian, Alexandre Leoty

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Toulouse. Sigfox lève 150 millions d'euros et reçoit le chef de l'État

Toulouse. Sigfox lève 150 millions d'euros et reçoit le chef de l'État | Toulouse networks | Scoop.it

Anne Lauvergeon, présidente du conseil d’administration de Sigfox, François Hollande, Ludovic Le Moan, président de Sigfox.

 

Le timing était bon : après avoir annoncé une nouvelle levée de fonds de 150 millions d’euros, la société toulousaine Sigfox recevait, samedi 19 novembre, le Président de république François Hollande pour une visite des locaux de l’entreprise et des start-ups de l’IoT Valley.

 

La visite présidentielle a été l’occasion pour Ludovic Le Moan, le président de Sigfox, qui revendique plus de dix millions d’objets sur son réseau dans vingt six pays, de faire passer un message sur la réussite de ce secteur, auquel peu de gens croyait il y a encore quelques années.

« Cela met en lumière la dynamique française de l’Internet des objets et la réussite de cette Silicon Valley toulousaine. Au-delà du label French Tech, c’est important de montrer qu’il y a du business dans ce secteur économique et que la France en est le leader, devant les États-Unis », affirme Ludovic Le Moan. « Cette levée de fonds, la cinquième depuis notre création en 2010, va nous permettre d’atteindre l’équilibre et de ne plus avoir besoin de se financer. Être soutenu par de grands groupes industriels comme Total nous permettra de connecter des milliards d’objets et de discuter avec d’autres grands groupes dans d’autres pays où ils sont implantés »,

 

« Une des meilleures réussites françaises de ces dernières années »

Vendredi 18 novembre, la société Sigfox a donc annoncé la clôture d’une levée de fonds qui lui a permis de récolter 150 millions d’euros. L’entreprise vise désormais une introduction en Bourse en 2018. Parmi les nouveaux investisseurs, on compte le fondateur de Parrot, Henri Seydoux, et le géant pétrolier Total, Salesforce Ventures ou encore Tamer Group. L’entreprise toulousaine comptait déjà des investisseurs comme Bpifrance, Intel Capital ou Air Liquide. Lors de sa visite en Haute-Garonne, ce samedi 19 novembre, François Hollande a salué cette exceptionnelle levée de fonds qui « va permettre de soutenir d’autres entreprises » et la réussite fulgurante de la société toulousaine, « une des meilleures réussites françaises de ces dernières années ».

Le chef de l’État s’est également intéressé aux start-up de l’IoT Valley, ce regroupement de quarante entreprises innovantes, en rencontrant les responsables de Connit, d’EyeLights et de CityMéo. « Cet environnement de l’IoT Valley est favorable pour l’avenir économique de ces start-ups afin d’assurer leur développement car la France a des talents mais il est difficile d’assurer leur croissance », souligne François Hollande. « Une fois une certaine taille atteinte, le risque est qu’elles soient rachetées, captées. D’où l’enjeu de cette levée de fonds de Sigfox, qui va aussi porter la confiance des grands groupes dans des investissements à long terme dans ces start-up », a souligné François Hollande.

Fondée en 2011 par six entrepreneurs, l’association IoT Valley compte aujourd’hui quarante entreprises membres et plus de 500 collaborateurs. Les perspectives de croissance tablent sur une augmentation des effectifs de 60% d’ici la fin 2016. Après une séance de selfies avec les salariés de l’entreprise, François Hollande s’est rendu à l’école primaire d’Ayguesvives, lauréate du prix national "les clés de l’éducation au développement durable".

 

Julie Rimbert

 

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Une école du numérique s’installe au cœur de l’IoT Valley

Une école du numérique s’installe au cœur de l’IoT Valley | Toulouse networks | Scoop.it

Face à des demandes incessantes de startups et de grands comptes, l’IoT Valley se déploiera à Labège sur 2 500 m2 supplémentaires dès septembre. L’association annonce l’arrivée d’Engie et de CGI en tant que nouveaux partenaires. Elle accueillera l’école de développeurs Web Simplon et présentera fin juillet le plan d’aménagement de la future "IoT Valley" à l’État et à la Région.

 

L'IoT Valley est en pleine ascension et ses prévisions de développement dépassent toutes les espérances.

"Nous tablions sur une croissance de 55 % du nombre d'entreprises d'ici à la fin de l'année, mais nous sommes déjà à plus de 60 % avant l'été, précise Nathalie Fabre, la directrice du programme immobilier de l'IoT Valley. C'est pourquoi nous occuperons dès le 1er septembre 2 500 m2 supplémentaires dans les anciens bâtiments Berger-Levrault."

Si les choses se sont à ce point accélérées c'est parce que Simplon, l'école numérique de la deuxième chance portée par la Région et le Sicoval, qui forme des développeurs Web, rejoindra les lieux dès le 1er septembre.  Une classe de 25 étudiants occupera 140 m2 sur les 2 500 m2 que compte le bâtiment. Cette intégration se fera dans l'esprit de l'école ouverte par Xavier Niel à Paris et cette première 'rentrée' concrétise aussi lesouhait de Ludovic Le Moan (CEO de Sigfox et à l'origine du projet) d'accueillir une école du numérique au cœur de l'IoT Valley.

De son côté,  Sigfox, en très forte croissance, occupera 1 000 des 2 500 m2 de cette aile B de l'IoT 2. La startup vient par ailleurs d'annoncer son déploiement à Singapour en partenariat avec Engie et UnaBiz.

La société CityMéo s'installera quant à elle sur 218 m2 (contre à peine 60  m2 actuellement dans le bâtiment E-volution)

 

Engie et CGI : nouveaux partenaires grands comptes

Par ailleurs, l'association doit faire face à des demandes permanentes de nouvelles startups et de grands comptes pour rejoindre l'écosystème. " C'est officiel, Engie et CGI (la société canadienne de services en technologies de l'information, NDLR) sont nos nouveaux partenaires. Ils vont travailler avec plusieurs startups de l'IoT ", annonce Nathalie Fabre.

Si l'investissement financier de ces deux entreprises reste top secret, les discussions portent actuellement sur l'installation à demeure d'une partie de leurs équipes sur place, comme l'ont déjà fait la SNCF et AG2R.

Une arrivée qui illustre la stratégie de l'IoT Valley et va de pair avec ses ambitions financières. "Nous souhaitons doubler le nombre de partenaires grands comptes ", indique Hervé Schlosser le nouveau président de l'association.

"Le budget de l'IoT Valley dépasse les 600 000 euros cette année et nous visons le million d'euros en 2017. Nous sommes financés par des entreprises membres et de grands groupes privés qui souhaitent bénéficier de notre dynamique", rappelle-t-il.

Dès la fin de l'année, les 5 000 m2 de l'ex-bâtiment Berger-Levrault hébergeront donc 40 startups et grands comptes.

 

L'IoT Valley travaille avec l'architecte Jean-Paul Viguier

En parallèle, les équipes planchent sur le plan d'aménagement de la future IoT Valley qui doit se déployer sur 8 hectares, sous une forme différente que le campus un temps annoncé. "C'est un terme un peu galvaudé car on a trop entendu parler de campus SFR, Airbus ou autre... Notre ambition va au-delà", assure Nathalie Fabre.

Pour mettre en œuvre cet aménagement urbain, l'IoT Valley travaille déjà avec l'architecte Jean-Paul Viguier ainsi qu'avec un "programmiste".

"Nous sommes en phase d'identification de locaux disponibles dans le périmètre de l'IoT Valley et je rencontre d'ailleurs les professionnels de l'immobilier de bureaux le 18 juillet prochain, indique Nathalie Fabre. Comme l'avait fait l'université Columbia de New-York à l'époque, nous souhaitons nous déployer petit à petit dans des locaux vides et disponibles alentours pour étendre notre écosystème... Il y  en a pléthore."

Dans son viseur par exemple des surfaces aménageables rapidement sur plus de 2000 m2 " Mais il faut pour cela que les professionnels du secteurs comprennent notre façon de fonctionner. Nous sommes sur des baux précaires 3-6-9 mois plutôt que 3-6-9 ans et nous avons besoin de locaux rapidement adaptables et modulables afin de loger des entreprises qui progressent vite."

Une fois cette étape passée, l'objectif est de travailler sur les plans du bâtiment du futur siège social de Sigfox qui devra s'insérer dans ce concept d'IoT Valley ouverte. "Notre souhait est de travailler en accord avec l'aménageur du Sicoval tout en restant exploitants de l'IoT Valley, c'est-à-dire de rester maitres du projet et de sélectionner les entreprises et partenaires qui entrent et sortent de chez nous. "

 

BÉATRICE GIRARD

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Le prochain géant du Web est français !

Le prochain géant du Web est français ! | Toulouse networks | Scoop.it

Ce type est un peu barjo. Ludovic Le Moan, le patron de Sigfox, 52 ans, n'a pas peur de sauter à l'élastique sur le parking de son entreprise. Le jour où il reçoit Le Point, à Labège, en banlieue toulousaine, un bouchon de champagne est fiché dans le plafond de son bureau. Un reste de la nouba de la veille avec des jeunes qui rêvent de l'imiter en créant leur start-up. D'une voix éraillée - il a trop chanté durant la fête -, il dézingue sans retenue un grand du CAC 40, le groupe Bouygues, coupable d'avoir critiqué son entreprise. Pas courant !

(...)

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« Power Of Low », le toulousain Sigfox lance un réseau d’objets connectés pour protéger l’environnement

« Power Of Low », le toulousain Sigfox lance un réseau d’objets connectés pour protéger l’environnement | Toulouse networks | Scoop.it

© Sigfox – L’équipe de l’expédition BELARE 2015-2016


Les objets connectés au service de causes humanitaires et environnementales. C’est le nouvel objectif de la startup toulousaine Sigfo, annoncé ce mardi. Une première expérimentation va être menée à la station polaire Princesse-Elisabeth en Antarctique.
 

Eviter de se perdre en Antarctique

La startup toulousaine Sigfox continue de déployer son réseau mondial d’objet connecté (IoT). La société a annoncé, ce mardi 19 janvier, une nouvelle collaboration avec la Belgique et son Secrétariat Polaire, pour connecter l’expédition scientifique « BELARE 2015-2016 » depuis la station polaire Princesse-Elisabeth en Antarctique.

L’objectif est de « suivre les déplacements des chercheurs et de leurs équipements en temps réel, dans les conditions parfois extrêmes du continent blanc » explique les fondateurs de Sigfox, Christophe Fourtet et Ludovic Le Moan, dans un communiqué. Concrètement, les 45 membres de l’expédition seront équipés de trackers GPS reliés au réseau Sigfox. 

L’expédition scientifique BELARE 2015-2016 cherche à comprendre les changements climatiques et la préservation de notre planète. Elle se « compose d’une équipe de techniciens et de chercheurs spécialisés en glaciologie, climatologie, géomorphologie, en charge de différents projets scientifiques belges et internationaux » précise le communiqué.

Une fondation Sigfox pour développer les connectés au service de causes environnementales

Sigfox a annoncé également ce mardi, le lancement de SIGFOX Foundation. Il s’agit d’un fonds de dotation qui a pour objectif de mettre l’Internet des objets au service de causes humanitaires et environnementales.

Baptisé « Power Of Low », le but est « de conduire des missions de protection de l’environnement et du vivant en mettant à leur service notre réseau » expliquent les fondateurs toulousains. Sigfox cherche désormais des mécènes et partenaires pour mettre en place rapidement des projets. 

Sigfox est en train de créer un réseau mondial des objets connectés. Une première mondiale. La startup basée à Labège affiche aujourd’hui un chiffre d’affaire de 6 millions d’euros. « On a commencé à trois dans un garage en 2011 et aujourd’hui on est 80 » se rappelle Ludovic Le Moan, le co-fondateur de la société.

Julien Leroy

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IoT Valley (ex TIC Valley) lance le «Connected Camp»

IoT Valley (ex TIC Valley) lance le «Connected Camp» | Toulouse networks | Scoop.it

Clôture de la journée «Innovation days» au bas le l'immeuble «IoT Valley»

  

Trois ans après sa création, l'immeuble de 4 étages du Sicoval, qui abrite sur 5 000 m², 26 jeunes pousses dans le domaine du numérique a changé de nom ; auparavant TIC Valley, il devient l'IoT Valley (IoT pour «Internet of Things» l'Internet des objets). Une spécialisation dans le secteur des TIC (technologies de l'information et de la communication) autour du nouveau leader mondial Sigfox était devenue nécessaire pour assurer la lisibilité et le développement de ce tout nouvel écosystème dont le marché est évalué à plus de 30 milliards d€.

À l'occasion de la conférence «Innovation Days», jeudi, l'IoT Valley a annoncé l'ouverture à candidature pour 9 nouvelles start-up au «Connected Camp» ; un programme d'accélération dédié aux objets connectés.

Le président de l'IoT Valley et de Sigfox, Ludovic Le Moan, a animé les débats tout au long de la journée. Il a beaucoup insisté sur le fait que l'aide aux jeunes entrepreneurs ne devait pas devenir un business, mais un soutien actif pour les accompagner vers la réussite. Il a ajouté : «Sans les couvrir de plumes et de goudron en cas d'échec».

Bien qu'éloigné de la capitale, la réputation du pôle numérique de Toulouse/Labège se construit peu à peu ; il est important que les jeunes entrepreneurs aient d'emblée une vision mondialisée de leurs projets.

Ludovic le Moan a remercié les élus du Sicoval, Jacques Oberti, le président, et Mireille Garcia, vice-présidente déléguée à l'économie, pour l'engagement de la collectivité depuis le début de l'aventure. Le lancement officiel du Connected Camp a clôturé la journée. Des industriels, Intel, EBV, Sigfox, la SNCF et AG2R, s'étaient joints à l'opération.

Christophe Béchu, sénateur maire d'Angers, était venu saluer l'initiative, souhaitant établir avec l'IoT une collaboration efficace plutôt qu'une compétition. Il invite à visiter la Cité de l'Objet Connecté d'Angers ouverte en juin 2015, qui s'est appuyée sur le savoir-faire industriel de milliers d'employés que comptait la région angevine dans des entreprises telles que Bull, Thomson, Philips.

La journée s'est terminée autour d'un cocktail sous les tentes dressées au bas de l'immeuble IoT, où se pressaient les nombreux invités.

La Dépêche du Midi
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French Tech Toulouse : les start-up à suivre - Economie réelle

French Tech Toulouse : les start-up à suivre - Economie réelle | Toulouse networks | Scoop.it

La région Midi-Pyrénées est la deuxième en TIC derrière l’Ile-de-France. Le numérique y représente plus de 34 000 emplois.

  

Le label a investi la ville rose fin 2014, au cœur d’une région, la deuxième en TIC derrière l’Ile-de-France, où le numérique représente plus de 34 000 emplois. Un écosystème dont Economie Réelle vous présente une sélection des start-up les plus prometteuses.

  

France Pari, la mise gagnante

Créée dans la région toulousaine en 2008, France Pari est aujourd’hui l’un des poids lourds du secteur des jeux et paris sportifs en ligne en France, avec environ 6% du marché, rivalisant avec la Française des Jeux. Sur l’année 2014, elle affiche pour 17,8 millions d’euros de vente, soit une croissance de plus de 40%. Le site propose de miser sur une vingtaine de sports (y compris les paris hippiques, depuis fin 2011). Elle commercialise également un logiciel en marque blanche (Sportnco, cinq clients), récemment décliné en application mobile.

Basée à Labège, au sud-est de la ville rose, France Pari dispose de parrains de choix, tels que Franck Leboeuf, Fabien Pelous ou encore Alain Prost (actionnaire de la société depuis ses débuts). La start-up a les reins solides et un avenir prometteur : selon l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), la montant total des mises enregistrées a atteint 351 millions d’euros au premier trimestre 2015. Soit un bond de 38% par rapport à la même période un an plus tôt.

  

Eurecia et ses 500 clients

Depuis qu’elle a vu le jour en 2006, Eurecia n’a cessé de grandir et est devenue aujourd’hui une société présente dans 43 pays, sur quatre continents. Cette spécialiste de la gestion des RH et du management commercialise une solution permettant de gérer les congés et absences, les notes de frais, les temps et activités ou encore les plannings de ressources et le suivi RH. Basée à Castanet-Tolosan (au sud de Toulouse), Eurecia connaît une croissance fulgurante, avec un chiffre d’affaires triplé depuis trois ans, qui atteint aujourd’hui 1,5 million d’euros. Elle compte environ 500 clients (iDTGV, 20 Minutes, l’Institut Curie, KPMG, Bic…), avec plus de 50 000 salariés qui utilisent ses solutions à travers le monde.

La société emploie vingt-six personnes, dont huit en R&D, domaine où elle injecte chaque année près du tiers de ses revenus. Eurecia prévoit encore une dizaine d’embauches d’ici la fin de l’année 2016.

  

Wiseed, au top du crowdfunding

Cette plateforme d’equity crowdfunding (financement participatif sous forme de capital) créée en 2009 surfe sur le succès de l’économie collaborative. Forte de plus de 40 000 contributeurs, elle a financé 55 start-up et a annoncé il y a quelques semaines avoir dépassé la barre des 20 millions d’euros levés. Le tout pour un chiffre d’affaires qui a plus que doublé par rapport à 2014. Wiseed (18 salariés) s’est même positionnée en début d’année pour collecter des fonds afin de racheter 16% des parts… de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Malgré 18 millions d’euros prêts à être investis par 8 000 internautes, la société a finalement renoncé.

La plateforme a lancé en 2011 sa filiale dédiée au crowdfounding immobilier, celle-ci ayant depuis récolté 2,6 millions d’euros de financements. Le modèle économique de Wiseed -qui vise une entrée en bourse d’ici deux à trois ans- a, semble-t-il, de beaux jours devant lui : selon le cabinet spécialisé Massolution, le total des sommes levées dans le monde via le crowdfounding devrait doubler cette année, pour atteindre 34,5 milliards de dollars.

  

Les bons retours de MyFeelBack

Née à Toulouse en décembre 2011, MyFeelBack (une dizaine de salariés) propose aux entreprises un logiciel leur permettant de mieux connaître l’opinion de leurs clients. Une solution qui consiste en la création, le ciblage et la diffusion de questionnaires dont les réponses seront ensuite analysées et qui a déjà récolté plus de dix millions de « retours clients ». Cette jeune société (qui ne communique pas son chiffre d’affaires, estimé toutefois à plus de dix millions d’euros) a annoncé en fin d’année dernière la levée de 1,3 million de dollars de fonds, afin d’appuyer son développement à l’international en installant un bureau à New-York.

Aujourd’hui, plus de 35 000 personnes dans le monde utilisent la technologie MyFeelBack, qui compte parmi ses clients de grands noms tels qu’Airbus, Orange, Sanofi, Natixis ou BMW France. Positionnée entre Big Data et institut de sondage, MyFeelBack se situe sur un marché auquel on promet un bel avenir : évalué à quatre milliards de dollars, le « smart survey » devrait atteindre 8,5 milliards de dollars d’ici 2019.

  

Sigfox, la start-up record

Voilà une start-up qui n’en finit plus de faire parler d’elle dans la sphère des nouvelles technologies. La toulousaine Sigfox a lancé en 2010 son réseau bas débit (moins coûteux et plus facile à déployer) permettant de connecter les objets partout dans le monde, qu’il s’agisse de domaines aussi variés que la construction, l’automobile, l’agriculture ou les services de santé. Leader mondial d’un secteur encore jeune, la start-up (80 salariés) a annoncé en début d’année une levée de fonds de 100 millions d’euros, un record pour une jeune entreprise en France. « Une nouvelle victoire pour la French Tech », twittait dans la foulée le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, félicitant ainsi Sigfox.

Installée à Labège, avec des filiales à Madrid et San Francisco, au cœur de la Silicon Valley, la société a réalisé un chiffre d’affaires de six millions d’euros en 2014. Engie (ex-GDF Suez), qui a participé à la levée de fonds, a récemment crée une filiale afin de développer le réseau Sigfox en Belgique. Mieux, il y a quelques jours, c’est le géant Samsung qui annonçait un partenariat avec la pépite toulousaine, qui intégrera sa technologie à la nouvelle plateforme du groupe sud-coréen (baptisée Artik). Et le marché de l’Internet des objets lui ouvre bien des perspectives : selon le cabinet IDC, il pèsera 1 700 milliards de dollars en 2020. A noter que le conseil d’administration de Sigfox est présidé depuis avril 2014 par Anne Lauvergeon, ancienne patronne d’Areva.

  


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Ti'Fox : balise GPS connectée reliée au réseau Sigfox

Ti'Fox : balise GPS connectée reliée au réseau Sigfox | Toulouse networks | Scoop.it

Ceux qui se sont fait voler leur scooter ou vélo pour la énième fois y verront peut-être une solution à envisager pour leur prochain achat. Ticatag annonce l'arrivée de la première balise GPS connectée au réseau Sigfox. Objectif :  géolocaliser sur une carte Google Maps, depuis un ordinateur ou une application mobile (Android et iOS), un vélo, un scooter, une voiture, un chien, un sac de randonnée, bref, n'importe quel objet, y compris en extérieur. L'opérateur de réseau qui utilise les bandes fréquences libres garantit une couverture nationale française opérationnelle. 

 

Jeune société française basée en Bretagne (ce qui explique pourquoi son nom et celui de ses créations commencent par "ti'"), Ticatag propose des solutions de géolocalisation pour permettre à chacun de retrouver ses affaires, comme le Ti'Be, un porte-clés conçu pour localiser les objets dans un rayon de 40 m. Son principe de balise connectée rappelle les concepts de Wistiki ou Gablys, mais à la différence de ses concurrents, le Ti'Be repose sur une application iBeacon et disponible tant sur iOS qu'Android. 

Avec Ti'Fox, le spécialise des technologies de géolocalisation va plus loin puisqu'il propose un objet connecté équipé d'une balise GPS. Ici, on ne perd plus la trace de l'objet dès que l'on sort du périmètre Bluetooth. Contrairement à la plupart des modèles du marché, ce nouveau boîtier de géolocalisation basse consommation n'a pas besoin de carte SIM ou d'abonnement chez un opérateur : à l'instar du détecteur de fumée connecté Smockeo, il repose sur le réseau Sigfox, l'opérateur de réseau dédié à l'Internet des objets.

Fabriqué en France, le Ti'Fox mesure 70 x 67 x 29 mm (H x L x P). Destiné à être placé en extérieur, il est conçu à partir de matériaux résistants aux caprices climatiques. Il dispose d'un bouton d'alerte pour remonter une alerte géolocalisée par SMS : il suffit d'appuyer sur ce bouton pour que la position du boîtier soit envoyée par SMS à un numéro prédéfini. Son autonomie dépend de l'utilisation. Le fabricant garantit une autonomie de 3 ans à raison de 1 position par heure. Attention, elle se réduit à 6 mois pour 1 position toutes les 10 minutes. 

La balise GPS connectée sera disponible en fin d'année en grandes surfaces, magasins de motos et scooters, magasins d'articles de sport et de loisirs, de chasse, animaleries, etc. à 149 €. Un tarif qui comprend la balise et 1 an d'abonnement "gratuit" au réseau. Le tarif mensuel sera ensuite de 4,90 €.

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Capter un signal au milieu de l'océan : le défi de Sigfox et Airbus Defence and Space

Capter un signal au milieu de l'océan : le défi de Sigfox et Airbus Defence and Space | Toulouse networks | Scoop.it

La société toulousaine Sigfox participe au projet Mustang, piloté par Airbus Defence and Space. Objectif : développer un réseau bas débit hybride pour les objets connectés, à la fois terrestre et satellite. Ainsi, un conteneur déposé sur un bateau au milieu de l'océan ou perdu dans le désert pourra envoyer sa position. Sigfox poursuit donc sa stratégie : conquérir le monde.

 

La Terre seule ne suffit plus à Sigfox ! La société dirigée par Ludovic Le Moan et Anne Lauvergeon se lance dans une aventure spatiale. Elle annonce ce jeudi 19 février sa coopération au programme Mustang, piloté par Airbus Defence and Space et financé dans le cadre des investissements d'avenir.

"Le projet Mustang repose sur l'utilisation de satellites en complément des réseaux cellulaires terrestres afin d'offrir une couverture globale et continue. Le terminal bi-mode satellite / terrestre permettra de basculer automatiquement entre ces deux modes de communication en fonction de la disponibilité des ressources selon l'endroit où se trouve l'objet connecté", explique un communiqué.

Concrètement, il s'agit de pouvoir connecter n'importe quel objet à tous coins de la planète.

"Jusqu'à maintenant, Sigfox est capable de connecter tous les objets, mais pas partout. Avec le projet Mustang, nous pourrons connecter des objets là où nous n'avons pas encore de réseau terrestre. En plein milieu du désert, ou dans les pays en développement par exemple", complète Thomas Nicholls, responsable marketing de Sigfox.

Par exemple, un conteneur positionné à quai dans un port peut actuellement envoyer sa position grâce au réseau terrestre bas débit de Sigfox. Une fois sur le bateau au milieu de l'océan, il pourra aussi le faire grâce au relai satellite.


Sigfox, qui vend de la "connectivité", étend ainsi sa zone d'influence, et casse les prix : "Une communication satellite coute très cher et demande beaucoup d'énergie. Le but est de proposer un service optimisé à faible coût", explique Thomas Nicholls.

Difficile d'obtenir des éléments de calendrier, tant le projet est confidentiel, mais Sigfox travaille sur ce projet depuis plus d'un an. D'une durée de trois ans, Mustang comprend "le développement du circuit intégré de communication du terminal", "l'optimisation des protocoles associés" et la validation du système "au travers d'applications aéronautiques", notamment.

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Le salon de l'électronique de Las Vegas commence mardi, quelles entreprises vont représenter Toulouse?

Le salon de l'électronique de Las Vegas commence mardi, quelles entreprises vont représenter Toulouse? | Toulouse networks | Scoop.it


Le Consumer Electronics Show de Las Vegas débute demain, mardi 6 janvier


 

Le Consumer Electronics Show de Las Vegas débute demain, mardi 6 janvier, dans le Nevada. La France a décidé de frapper un grand coup : elle présente 120 entreprises (dont 66 start-up) sur ce rendez-vous incontournable pour les acteurs de l’électronique grand public. En Midi-Pyrénées, MyFox est la seule start-up accompagnée par la French Tech sur le salon, mais les entreprises Sigfox et le Kubb sont aussi du voyage.

Le CES de Las Vegas est un salon grand public, destiné à l’électronique et aux objets connectés. Plus de 3 000 exposants vont présenter leurs innovations du 6 au 9 janvier, lors de ce rendez-vous annuel devenu incontournable dans le monde de la haute technologie. Ouvert à tous, c’est le lieu des innovations qui feront le business de demain (montres connectées, habits connectés, etc.).  Cette année, la France, avec le dispositif French Tech, ne compte pas passer inaperçue. Plus de 120 entreprises françaises dans les secteurs de la santé, des objets connectés, ou encore des technologies de l’image seront présentes. Parmi elles, plusieurs grands groupes (La Poste, L’Oreal, Pernod Ricard…) et 66 start-up. La French Tech sera ainsi la première délégation européenne devant le Royaume-Uni et l’Allemagne, soit la 5e au niveau mondial. "C’est une grosse opération, qui montre que la French Tech signifie déjà quelque chose" se réjouit Philippe Coste, directeur délégué French Tech Toulouse.

 

MyFox, accompagnée par French Tech
La French Tech consacre une enveloppe de 15 millions d’euros aux "opération d’attractivité internationale". Ainsi, la société toulousaine MyFox ("solutions connectées pour la sécurité et le confort de la maison") a bénéficié du dispositif et présentera sur l’Espace Smart Home sa nouvelle caméra connectée : Myfox Security Camera.
Il n’y a donc qu’une seule entreprise Midi-Pyrénéenne accompagnée par French Tech. "On fera mieux l’année prochaine" promet Philippe Coste, qui refuse de s’inquiéter. "MyFox est un magnifique ambassadeur, c’est une belle entreprise". La société toulousaine a en effet été primée fin 2014 par Deloitte Fast500 pour la plus forte progression européenne dans le secteur "hardware" et a été lauréate du Concours Mondial de l'Innovation décerné en mars 2014.
"Il faut relativiser l’impact de ce salon" tempère néanmoins le directeur délégué French Tech Toulouse. Le CES est un salon qui fait la une des journaux parce qu’il met à l’honneur les objets connectés, et des technologies à la mode. Mais les start-up ne se réduisent pas à cela."

 

Sigfox et Le Kubb y vont aussi
C’est sans l’aide de personne que Sigfox (basée à Labège) assure sa présence à Las Vegas. Demain après-midi le PDG Ludovic Le Moan et la présidente Anne Lauvergeon s’envoleront pour les USA et y resteront jusqu’à la fin du salon le 9 janvier. "Nous n’avons pas de stand. Nous ferons des démonstrations sur le stand de la société WyPlay, qui utilise notre technologie pour transmettre les informations des décodeurs TV" explique Thomas Nicholls, responsable marketing de l’entreprise. Objectif pour la société : faire du réseau. "Nous souhaitons trouver d’éventuels partenaires pour déployer notre technologie aux USA, trouver des sociétés qui produisent des objets connectés, et trouver des sociétés qui commercialisent des solutions pour les objets connectés". Sigfox, qui s’attaque au marché américain, participe pour la première fois à ce salon.
Première fois également pour Kubb. La société toulousaine, inventrice d’un petit ordinateur économe en énergies, a planifié plusieurs rendez-vous "avec des clients potentiels à l’international" et va également "regarder, entre autres, les solutions de financement international" affirme Jean-Christophe Agobert, fondateur, qui est déjà sur place. Il précise que French Tech a quand même permis d'obtenir 'une réduction de prix sur le stand".

Emmanuel Macron, ministre de l’Économie et Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du numérique, font également le déplacement à Las Vegas à partir de ce lundi, et jusqu'à jeudi, accompagnés par Pierre Gattaz, président du Medef.

Sophie Arutunian
©photo lasvegaslover

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Entrée en bourse, recrutements, déploiement mondial. Anne Lauvergeon confie, à Toulouse, sa stratégie pour Sigfox

Entrée en bourse, recrutements, déploiement mondial. Anne Lauvergeon confie, à Toulouse, sa stratégie pour Sigfox | Toulouse networks | Scoop.it


Anne Lauvergeon et Ludovic Le Moan voient grand pour Sigfox


 

Anne Lauvergeon, présidente du Conseil d’administration participait à l’Innovation Day de la Tic Valley jeudi 25 septembre à Labège. L’ancienne présidente d’Alcatel et d’Areva, présidente de la commission Innovation 2030, dirige, avec Ludovic Le Moan, l’opérateur de réseau cellulaire bas-débit. Interview croisée.

 

Comment voyez-vous Sigfox dans un an ?
A.L. - Dans un an Sigfox aura fait du chemin car nous sommes dans une phase d’accélération intense. Nous allons déployer notre réseau aux États-Unis, le pays qui va développer le plus vite les objets connectés. Nous venons d’obtenir l’autorisation de la FCC (le système fédéral des télécoms américains, NDLR). C’est une percée significative pour Sigfox déjà déployé en France, en Espagne et en Grande-Bretagne.

 

Qu’est-ce qui peut arrêter Sigfox ?
L.L.M. - Si on exécute bien l’année 2015, nous sommes quasiment irrattrapables. Nous aurons créé un écosytème et une empreinte mondiale. Dans le domaine du mobile, et malgré leur technologie, Windows et Microsoft n’ont pas réussi à détrôner Android et l’IOS d’Apple. Avec une solution de communication très longue portée, peu consommatrice d’énergie, non polluante en termes de rayonnement électromagnétique et à un coût très faible, nous sommes très en avance. Les industriels qui développeront des applications et des services auront intérêt à utiliser notre réseau. La concurrence apparaît mais elle a deux ans de retard.

 

Quelles sont les ambitions de Sigfox ?
L.L.M. - Notre croissance va très vite, l’enjeu est colossal. Les risques technologiques sont derrière nous. L’enjeu est maintenant de déployer commercialement. Nous voulons être leader mondial. Les citoyens du monde entier vont être entourés d’objets connectés. De la même façon que tout le monde se met à faire des applications sur l’App Store, tout le monde développera des objets connectés. Une porte s’ouvre vers un nouveau monde.

 

Sigfox a fait l’objet de plusieurs offres est très courtisée. Avez-vous plus d’offres de rachat qu’il y a quelques mois ?
A.L. - Oui mais notre but n’est pas d’être rachetés. Nous voulons nous développer pour devenir une très belle entreprise.
L.L.M. - Nous n’allons pas vendre. Nous sommes dans la phase de préparation de l’IPO (Initial Public Offering, introduction en bourse, NDLR). Il y aura d’abord une phase de refinancement de l’entreprise début 2015. L’IPO est prévue pour 2016.

 

Sigfox va-t-elle recruter ?
A.L. - Nous étions 45 il y a an, 80 cette année et les effectifs devraient, au moins, doubler d’ici à un an. Nous voulons être leader mondial. Il nous faudra donc des structures beaucoup plus puissantes que celles d’aujourd’hui. Nous recherchons des profils en R&D, ingénieurs, support, commerciaux, marketing avec une bonne vision internationale. Si l’entreprise fait plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires, mécaniquement, nous aurons besoin de milliers de personnes.

 

Avec ses ambitions mondiales, Sigfox peut-elle rester à Toulouse ?
L.L.M. - Oui. Nous avons des équipes à Paris, à Madrid, aux États-Unis et, pour l’instant, nous n’avons pas prévu de déplacer le siège. Autour de nous, de nombreuses jeunes entreprises se développent d’ailleurs dans notre sillage.

Anne Lauvergeon, votre arrivée à la présidence du conseil d’administration de Sigfox a surpris. Comment avez-vous vécu les choses ?

A.L. - J’ai été étonnée de l’étonnement général ! Aux États-Unis, c’est tout à fait normal qu’un dirigeant de grande entreprise devienne patron d’une start-up prometteuse. En France, ça n’existe pas car tout est cloisonné avec pour conséquence souvent que les petites entreprises ne deviennent jamais grandes. J’espère faire école et donner envie à de grands chefs d’entreprise de s’engager aux côtés de pépites car l’aventure est exaltante. Moi, j’arrive dans une entreprise où un travail remarquable a été fait et où il faut désormais accélerer.

 

À travers Innovation 2030, vous voulez faire émerger les futurs champions de l’économie française. Quel est votre plan ?
A.L. - Nous avons lancé dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir et en s’appuyant sur Bpifrance, un concours mondial d’innovation qui est en cours. Les entreprises du monde entier peuvent candidater à condition qu’elles investissent et créent de l’emploi en France et qu’elles s’inscrivent dans 7 ambitions stratégiques : Le stockage de l’énergie, le recyclage des métaux, la valorisation des richesses marines, les protéines végétales et la chimie du végétal, la médecine individualisée, la valorisation des données massives (big data). Je suis frappée par l’énergie déployée par de très nombreux chefs d’entreprise de start-up. Ils font mentir l’auto french bashing permanent que nous nous affligeons à nous mêmes.

 

Propos recueillis par Emmanuelle Durand-Rodriguez

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Ludovic Le Moan : « Les patrons doivent avoir un rôle social vis-à-vis des start-up »

Ludovic Le Moan : « Les patrons doivent avoir un rôle social vis-à-vis des start-up » | Toulouse networks | Scoop.it
Ludovic Le Moan poursuit le développement de la société Sigfox. Celle-ci a levé quelque 25 millions d'euros en moins de deux ans et s'apprête à déployer sa technologie dans la baie de San Francisco. Le serial entrepreneur toulousain nous livre sa définition de l'entrepreneuriat.


Ludovic Le Moan, vous avez créé des boîtes, fermé d’autres. L’échec fait partie de la vie de l’entreprise ?
Dans la vie, rien n’est jamais acquis… je me souviens de Nomatica*, qui avait été portée aux nues comme la success story du moment, et qui avait eu les faveurs de la presse. Et puis la boîte a planté. Mais pour moi, ces gens ont eu le mérite de monter leur société et d’être les pionniers du e-commerce français. Sigfox peut très bien connaître le même chemin. Tu fais tout pour imaginer toutes les menaces possibles et avancer. Si tu ne le fais pas, tu restes sur place et ce n’est jamais bon. Mais je n’ai pas de boule de cristal et puis l’entrepreneuriat doit rester une aventure. Après, le succès est en filigrane, mais ce n’est pas pour ça que tu te lèves le matin…

Pourtant, le patron reste l’icône vivante de l’entreprise…

Je pense qu’il faut démystifier le rôle du patron, et éviter les grands poncifs du style « patrons voyous », même si cela existe hélas, ou encore « patrons contre salariés ». Quand tu es chef d’entreprise, tu n’es pas non plus seul maître à bord. Les choses ne sont jamais aussi simples. Très souvent, il y a un actionnariat qui a ses objectifs et sa propre vision de la société. Et c’est là qu’il faut, le plus souvent, trouver des terrains d’entente.

A contrario, l’individualisme du patron a longtemps été érigé en modèle…
Il faudrait que les grands patrons prennent conscience qu’en local, il existe un tissu d’entreprises qu’ils pourraient aider. Ce genre de synergie pourrait accompagner notre industrie. Ça peut être, par exemple, en augmentant les volumes de production pour faire baisser les coûts et ainsi, accroître le business. Il y a eu à une époque le pacte PME, mais ça s’est un peu endormi.

Est-ce qu’il existe assez d’aides pour les entreprises ?
Il y a des outils d’aide à l’entreprise qui sont assez positifs, comme le CIR** ou encore les aides de Bpifrance, la banque publique d’investissement. Mais ce qu’il faudrait en premier lieu, c’est changer les mentalités de façon collective. Il faut que les patrons aient un rôle social vis-à-vis des start-up ; et de l’autre côté, je pense que nos start-up doivent avoir plus d’ambitions. Pourquoi devons-nous limiter le business à une ville ou une région quand, aux États Unis, les créateurs raisonnent international dès le lancement de leur projet ?

On a longtemps rêvé de créer un Google à la française. Pourquoi c’est si difficile ?
(Rires) Google ne mettra jamais 1 milliard d’euros dans une société française. Il faudrait d’abord qu’elle soit américaine. En France, tu as du mal à lever 1 million d’euros, quand aux États-Unis, le ticket est supérieur à 10 millions ! L’idéal, ce serait d’avoir le curseur au milieu : 5 millions d’euros, pour lancer une boîte innovante en France, ce serait déjà pas si mal.

Mais pourquoi autant d’argent ?
Il existe un seuil psychologique pour amorcer la pompe et créer une sorte de bulle où ceux qui réussissent réinvestissent dans de nouveaux projets. Dans les faits, les chefs d’entreprise qui ont bien vendu leur société réinvestissent plus de 50% de ce qu’ils ont gagné. L’intérêt de ces business angels, c’est qu’ensuite, ils se relancent dans un projet avec un réseau et de l’expérience. Navré de revenir dessus, mais c’est comme ça que ça marche aux États-Unis.
Aujourd’hui, certes, l’excitation est là, mais il faut juste ne pas rater la transformation : quand on injecte 300.000 euros dans une start-up, elle doit être capable de générer entre 1 et 2 millions d’euros de plus-value. Et quand on met 10 millions d’euros, il doit y avoir le même phénomène vertueux. C’est le facteur 5.

Vous avez lancé Goojet. Pourquoi ça n’a pas marché ?
Typiquement sur Goojet, on a eu l’idée de faire ce qu’Apple a fait beaucoup mieux que nous, dix-huit mois après. Nous avons été obligé de réorienter les énergies sur la société Scoop it***. Rétrospectivement, je dirais que si cela n’a pas marché pour nous, c’est parce que nous avions vu trop petit. Si on a l’ambition d’être le leader mondial, il faut s’en donner les moyens. Et c’est exactement ce que fait Google aujourd’hui.
Propos recueillis par M.V.

Jacques Le Bris's insight:

* Nomatica : start-up toulousaine qui de 1999 à 2004 a régné
sur la vente d’appareils photo sur Internet, avant de péricliter
brutalement.
** CIR : Crédit Impôt Recherche
*** Scoop-it : site web qui permet de faire de la curation sur
Internet.

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Pourquoi Ludovic Le Moan fait appel à Anne Lauvergeon pour présider Sigfox, la start-up de Toulouse, interview

Pourquoi Ludovic Le Moan fait appel à Anne Lauvergeon pour présider Sigfox, la start-up de Toulouse, interview | Toulouse networks | Scoop.it


Ludovic Le Moan


Coup d’accélérateur pour la société toulousaine Sigfox : Anne Lauvergeon, l’ancienne présidente d’Areva, devient présidente de l’entreprise spécialisée dans l’internet des objets. Le fondateur de Sigfox Ludovic Le Moan, ravi, va rester CEO. Il envisage une entrée en bourse dans 2 ou 3 ans. Retour sur cette business-story en forme de coup de foudre. Interview.

Comment avez-vous rencontré Anne Lauvergeon ?
Nous nous sommes rencontrés lors du voyage de François Hollande aux États-Unis en février dernier. Dans l'avion, lors d’une conversation très informelle sur l’avenir de l’innovation, nous en sommes venus à parler de Sigfox et elle a été séduite par le projet. Entre cette rencontre et notre décision de placer Anne Lauvergeon à la présidence de Sigfox, il s’est écoulé quelques semaines. Nous nous sommes revus, elle est venue à Toulouse fin mars pour rencontrer mes équipes. La décision date de la semaine dernière.

Qu’est-ce qui vous a séduit chez elle ?
C’est une femme pétillante et curieuse. Nous avons le même âge et, comme moi, elle a encore envie de découvrir des choses. Ce n’est pas donné à tout le monde. Elle a du caractère, on l’aime ou on ne l’aime pas, mais elle ne passe pas inaperçue.

Que va-t-elle apporter à Sigfox ?

Son expertise industrielle. Elle a été à la tête d’Alcatel et d’Areva. Nos compétences sont complémentaires : je gère l’opérationnel, elle gère la présidence du board (conseil d’administration NDLR). Nous avons la même ambition, développer Sigfox au niveau mondial. Dès nos premiers échanges, j’ai perçu qu’elle serait un atout déterminant pour nous et que, passionnée par l’innovation, elle pourrait nous aider à accélérer notre développement industriel et international. Elle a été élue à l’unanimité par l’assemblée générale de Sigfox jeudi dernier.

À quand l’entrée en bourse de l’entreprise ?

Le calendrier n’est pas précis, mais cela devrait arriver d’ici deux ou trois ans. Pour assumer notre ambition, la question s’est posée : soit nous vendons Sigfox à un industriel lambda, soit nous entrons en bourse. Maintenant que la décision est prise, je ne cèderai pas l’entreprise.

Quels sont vos objectifs à moyen terme ?

Être présent dans les "big 5" : France, Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne et Italie. C’est l’objectif pour 2014.

Que pensez-vous de la nouvelle ministre du Numérique Axelle Lemaire ?

Je l’ai rencontrée, et je la trouve très bien. Ce n'est pas facile de succéder à Fleur Pellerin qui a fait un bon boulot, reconnu par tous. Je trouve Axelle Lemaire pertinente, c’est un bon casting.

Propos recueillis par Sophie Arutunian

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