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Le digital et les Gafa, premier risque pour les assureurs

Le digital et les Gafa, premier risque pour les assureurs | Toulouse networks | Scoop.it

 

Panorama des nouveaux entrants dans l'assurance (Insurtech) aux Etats-Unis. Santé, habitation, auto, entreprises, animaux domestiques, etc : tous les segments sont attaqués par ces acteurs 100% numériques.

 

L’arrivée de nouveaux entrants comme les géants du numérique est perçue comme la menace la plus sérieuse pour leur métier par les grands assureurs français, qui étaient réunis à la conférence internationale du secteur organisée ce vendredi par la fédération française (FFA). Amazon et Google multiplient les initiatives dans le domaine, les mastodontes asiatiques du Web aussi.

 

Le climat est cité comme le risque le plus grave et le plus irréversible, pour la planète et nos sociétés, en comparaison des risques liés à la démographie ou la sécurité (cyber et terrorisme) : le constat fait l'objet d'un consensus auprès des grands assureurs, qui étaient réunis ce vendredi 26 octobre à la conférence internationale du secteur organisée à Paris par la Fédération française de l'assurance (FFA). Cependant, c'est un autre risque qu'ils ont en tête quand ils réfléchissent à leur environnement concurrentiel mouvant et l'avenir de leur entreprise.

Le directeur général de la Maif, Pascal Demurger, a ainsi mis les pieds dans le plat :

« Les risques qui me réveillent la nuit, ce sont les ruptures de marché. Avec le digital et le big data, les barrières à l'entrée, comme la possession d'un portefeuille de longue date pour savoir bien tarifer le risque, sont en train de s'effondrer et font apparaître des formes de concurrence inédites et plus violentes. Les habitudes des consommateurs évoluent, de nouveaux standards d'expérience client s'imposent, dont certains sont difficiles à appréhender, comme le caractère addictif de la gratuité dans le monde digital » a fait valoir le dirigeant de la mutuelle.

S'exprimant lors d'une table ronde à laquelle participait le président du superviseur européen des assureurs, l'EIOPA, Gabriel Bernardino, il a déclaré que « ce sont des risques dont la réglementation ne s'occupe pas. Je ressens une forme de décalage entre la réglementation et la réalité du pilotage d'une entreprise. » Et d'ironiser sur cette « réglementation devenue tellement complexe qu'elle constitue à son tour une barrière à l'entrée ! »

 

Après le tsunami réglementaire, la vague des Gafa

Ses concurrents ont exprimé les mêmes craintes. Ainsi, Jacques de Peretti, le Pdg d'Axa France, a évoqué le « tsunami réglementaire » (comprendre la directive européenne Solvabilité 2) et s'est interrogé : « nous ne faisons plus le métier comme avant. Mais avons-nous bien préparé l'avenir et l'industrie à l'arrivée de la vague des Gafa ? Je ne suis pas sûr ! » Pour Jacques Richier, le Pdg d'Allianz France, « le risque est, qu'en étant focalisés sur les préoccupations permanentes concernant la régulation, on oublie que le monde change. »

« Avec la technologie, les frontières entre les secteurs vont devenir de plus en plus floues. Certains acteurs vont venir manger des morceaux de notre métier, notamment la relation client, en vendant des bouts d'assurance dans une offre de mobilité par exemple » a-t-il relevé.

Le directeur général de la Maif s'est inquiété du traitement de faveur dont pourraient bénéficier ces nouveaux concurrents.

« La réglementation a du mal à appréhender des situations où les opérateurs n'attaquent pas l'assurance dans sa totalité mais tels ou tels maillons de la chaîne, les plus rentables, sans être totalement soumis à la réglementation » a observé Pascal Demurger.

Les appétits d'Amazon, Google et Rakuten

Cet échange intervenait au lendemain de l'annonce par Aviva France d'un partenariat avec Amazon pour utiliser la solution de paiement du géant de l'e-commerce (Amazon Pay). Ce dernier aurait également un projet de comparateur d'assurance au Royaume-Uni.

De son côté, Alphabet, la maison-mère de Google, a multiplié les investissements dans les startups de l'assurance (Insurtech) : CapitalG, son bras de capital-risque, « aime vraiment ce marché. Nous allons résolument chercher d'autres investissements dans l'univers de la technologie des assurances » a déclaré récemment l'un des associés, après sa prise de participation dans Applied Systems, des logiciels pour les agents d'assurance.

[Les investissements d'Alphabet dans l'Insurtech depuis 2015, au 18 octobre 2018. Crédits : CB Insights]

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Après l'échec de son site de comparaison d'assurance auto, Google Compare, fermé en 2016, Alphabet a tissé toile dans le secteur, comme le montre le cabinet spécialisé CB Insights (voir graphique ci-dessus), entrant au capital de nombreuses startups américaines de l'assurance, en particulier dans la santé, par exemple chez Oscar Health où il a injecté 375 millions de dollars en août dernier et dont il détient 10% du capital, ou encore chez Lemonade, l'assurance habitation 100% digitale.

En Asie aussi, les géants du Web investissent dans l'assurance. Le Japonais Rakuten (qui avait racheté Priceminister) a déboursé en janvier 415 millions de dollars pour reprendre Asahi Fire & Marine Insurance à Nomura afin de renforcer son portefeuille de services financiers et a regroupé toutes ses activités d'assurance en juillet. Un projet mûri de longue date, alors qu'il s'est lancé dans l'assurance-vie en 2009.

« Rakuten exploite une grande variété d'activités sur Internet, dont beaucoup proposent divers services et produits qui présentent également des risques potentiels contre lesquels les utilisateurs peuvent vouloir s'assurer. Par exemple, dans le secteur des voyages, les clients peuvent souhaiter s'assurer contre le risque de blessure ou de maladie pendant leur voyage. En proposant de prendre en charge ces risques potentiels, Rakuten permet à ses membres et d'autres clients d'acheter des services et des produits Rakuten avec une plus grande tranquillité d'esprit, et [au groupe] d'apporter davantage sa contribution à la société. Pour ces raisons, Rakuten envisage de se lancer pour la première fois dans le secteur de l'assurance non vie depuis le mois de janvier 2017 environ » avait-il expliqué en janvier.

En Chine, Ant Financial, la plus grosse Fintech au monde, connue pour le service Alipay de sa maison-mère Alibaba, a racheté un assureur Cathay Insurance China en 2015. Elle est également actionnaire du géant de l'assurance en ligne Zhong An, valorisé 10 milliards de dollars, tout comme Tencent. Ce dernier distribue de l'assurance à travers sa messagerie WeChat depuis que sa filiale WeMin Insurance Agency a obtenu l'agrément  d'assureur l'an dernier.

 

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Covoiturage : un assistant intelligent pour fluidifier le trafic autour de Blagnac

Covoiturage : un assistant intelligent pour fluidifier le trafic autour de Blagnac | Toulouse networks | Scoop.it

Les fondateurs de l'application de covoiturage Karos, Tristan Croiset à gauche et Olivier Binet à droite.

 

Depuis un mois, l’application de covoiturage Karos propose aux employés de la zone aéroportuaire de Blagnac de faire la route ensemble. Une initiative liée au projet Commute qui vise à fluidifier la circulation dans ce territoire où travaillent près de 40 000 personnes. Mais l’application intelligente qui intègre le réseau de transports en commun dans ses parcours est ouverte à tous.

 

"Un assistant intelligent de mobilité". C'est ainsi qu'Olivier Binet, co-fondateur de l'entreprise Karos, présente l'application de covoiturage éponyme qu'il a lancé au début de l'année 2016 avec Tristan Croiset, son associé.

L'application se démarque des concurrentes (comme Blablacar ou Coovia) en intégrant une partie du réseau de transports en commun de Tisséo (métro, tram et Linéo). Ainsi, quand un utilisateur fait une recherche de trajet, Karos pourra lui proposer de faire la route avec plusieurs chauffeurs en covoiturage, et même de mixer covoiturage et transports en commun.

Karos compte désormais 5 000 utilisateurs dans l'agglomération toulousaine, dont un millier travaille au sein de la zone aéroportuaire de Blagnac, un secteur touché quotidiennement par les embouteillages.

40 000 employés visés pour réduire les embouteillages

En effet, depuis le début du mois de septembre 2018, ce système de covoiturage est proposé aux 40 000 employés de la zone aéroportuaires de Blagnac, travaillant pour quatre entreprises à savoir Airbus, Aéroport Toulouse-Blagnac, ATR et Safran. Implantées dans la zone, ces entreprises communiquent auprès de leurs employés pour favoriser le covoiturage, à travers cette application, dans leurs déplacements quotidiens.

"Nous voulions une application qui apporte de la souplesse à nos collaborateurs et qui lève les principaux freins au covoiturage, comme le risque de ne pas trouver de voiture, ou d'être contraint par des horaires. Nous avons développé une technologie qui enregistre les habitudes de mobilité en terme d'horaires des utilisateurs pour anticiper leurs besoins et proposer des chauffeurs à l'heure qui leur convent", explique Christine Cochelin, responsable de projet à Safran.

Les employés de ces entreprises de la zone aéroportuaire ont en moyenne 15 propositions de trajets lors de leurs recherches et l'employeur prend en charge une partie du coût du trajet. Surtout, l'application propose à aux employés l'assurance de pouvoir rentrer chez eux avec un VTC s'il n'y a pas de covoiturage, à la charge de l'employeur également.

De manière plus globale, le déploiement de Karos entre dans le cadre du projet Commute. Un projet qui a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de fluidifier la circulation au nord de Toulouse. Le projet Commute, qui compte d'autres initiatives comme l'encouragement du télé-travail et le déplacement à vélo, est financé par l'Union européenne à hauteur de cinq millions d'euros sur trois ans. Des fonds obtenus suite à une issue favorable lors d'un appel à projets européen.

140 000 utilisateurs dans toute la France

Mais l'application Karos n'est pas utilisée uniquement à Toulouse. L'entreprise qui a façonné l'application propose ses services sur environ mille sites en France et recense près de 140 000 utilisateurs dans l'Hexagone. Ils font appel à l'application en moyenne cinq fois par semaine. "On a un engagement important de nos utilisateurs. Ils entrent dans une forme d'habitude. Dans 70% des cas, ils continuent de covoiturer quatre mois après leur première utilisation", selon Olivier Binet.

"Karos est né du constat qu'en dehors des centres urbains, vous avez d'une part beaucoup de gens qui ont du mal à se déplacer en transports en commun car ils ne sont pas partout, et d'autre part, des véhicules qui circulent avec des sièges libres. On s'est demandé comment développer une technologie pour exploiter ces sièges libres dans ces zones périurbaines", raconte le dirigeant diplômé d'HEC qui a rencontré son associé sur un réseau social professionnel.

Avec son concept, l'entreprise crée il y a quatre ans connaît une croissance de l'ordre de 5 à 10% par semaine de son nombre d'utilisateurs. Pour assurer son bon fonctionnement, 30 personnes travaillent pour la société implantée dans le 18e arrondissement de Paris. Et l'équipe doit s'agrandir prochainement. En effet, la société est à la recherche d'un commercial à Bordeaux et un autre à Toulouse.

 

 Bryan Faham           

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Facebook découvre une faille de sécurité qui a affecté 50 millions de comptes

Facebook découvre une faille de sécurité qui a affecté 50 millions de comptes | Toulouse networks | Scoop.it

 

Le réseau social a annoncé vendredi avoir découvert un piratage de grande ampleur, qu'il a depuis réparé.

 

Facebook a annoncé, dans un communiqué et un post de Mark Zuckerberg publié vendredi 28 septembre, avoir découvert une faille de sécurité.

 

Facebook explique que "cette faille a affecté près de 50 millions de comptes". Tous ces comptes ont été dé-logués, et ont dû ensuite se re-loguer. Par précaution, ce re-logage a été pratiqué sur 40 millions de comptes supplémentaires. Ces 90 millions de comptes seront informés de l'incident par un message en haut de leur fil d'actualité. "Il n'est pas nécessaire de changer son mot de passe", ajoute le réseau. 
Mais Facebook dit ne pas encore savoir "si ces comptes ont été utilisés par les pirates, ou si les pirates ont accédé aux informations de ces comptes". Selon les responsables du réseau, les pirates ont pu accéder à des données figurant dans les profils (genre, ville d'origine...), mais sans que l'on sache ce qu'ils en avaient fait ou comptaient en faire. Ils ne se sont semble-t-il, en revanche, pas servi de cette faille pour mettre des publications sur les comptes piratés. 

 

Pirates inconnus

Précisément, les pirates ont utilisé une faille dans la fonction Aperçu du profil en tant que... qui permet de consulter son compte Facebook comme si l'on était une autre personne. Cette fonction permet de voir qui peut voir quoi sur son compte, et par exemple vos publications qui restent confidentielles aux yeux de ceux qui ne sont pas vos amis.  

Selon Facebook, "les pirates ont exploité une faille dans le code de la fonction Aperçu du profil en tant que... Cela a permis aux pirates de prendre le contrôle de ces comptes".

Facebook a indiqué que la faille a été découverte ce jeudi. Elle a été depuis réparée. La fonction Aperçu du profil en tant que... est temporairement suspendue. Le FBI, la police fédérale américaine, s'est saisie de l'affaire. Mais le Californien dit ne pas savoir "qui se cache derrière ces attaques, ni où ils sont basés". 

 

Pour autant, selon les premières constatations, les pirates ne se sont, semble-t-il, pas servi de cette faille pour mettre des publications sur les comptes piratés, ni accéder aux messages privés. Les mots de passe n'ont pas été compromis, pas plus que des informations de cartes de crédit, a assuré l'entreprise.

Multiples déboires

Pour mémoire, Facebook compte plus de 2 milliards d'usagers à travers le monde. L'information a fait chuter son action en Bourse d'un peu plus de 3%.

La confiance des utilisateurs a déjà été passablement ébranlée depuis des mois par plusieurs scandales et Facebook traverse la plus grave crise de sa (jeune) histoire. Le groupe est critiqué pour avoir servi de plateforme de manipulation politique, en particulier pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, ou d'avoir laissé filer les données de dizaines de millions d'utilisateurs à leur insu vers la firme britannique Cambridge Analytica.
    
Malgré les excuses répétées de son dirigeant, y compris devant le Congrès américain, l'image de Facebook, né en 2004, en est ressortie largement ternie.
    
Pire, alors que les scandales avaient longtemps épargné ses finances, le géant a connu un coup de tabac boursier inédit en juillet après avoir annoncé un chiffre d'affaires trimestriel et un nombre d'usagers inférieurs aux attentes des marchés.
    
En particulier en mars autour de Cambridge Analytica, du nom d'une firme britannique qui a récupéré les données personnelles de dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook à leur insu.

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Les temps forts du festival de L'Homo Numéricus à ne pas manquer à Toulouse

Les temps forts du festival de L'Homo Numéricus à ne pas manquer à Toulouse | Toulouse networks | Scoop.it

Le Quai des Savoirs va vivre au rythme du numérique pendant une semaine avec le festival de l'Homo Numéricus.

 

Le coup d’envoi du festival de L’Homo Numéricus sera donné vendredi 21 septembre au Quai des Savoirs à Toulouse. Durant une semaine, l’événement rassemblera des activités pour le grand public et les professionnels portant sur le numérique. La Tribune a dressé une liste des rendez-vous à ne pas manquer.

 

Le festival de L'Homo Numéricus, l'événement de la rentrée pour les aficionados du numérique, s'ouvre vendredi 21 septembre. Il débutera avec un week-end à destination du grand public et s'étalera jusqu'au 28 septembre pour les professionnels du secteur. Ainsi, pas moins de 10 000 visiteurs sont attendus à l'occasion du plus grand salon en Occitanie dédié au numérique avec 400 intervenants programmés. Y seront abordés les apports du numérique dans les domaines de la santé, ou encore de l'agriculture, tout comme les monnaies virtuelles et les données personnelles en ligne. Petite nouveauté cette année : le festival est réorganisé pour toucher un public professionnel plus important.

"Nous avons séparé les identités. Auparavant, La Mêlée Numérique était l'ensemble de l'événement sur sept jours avec le week-end pour le grand public. Désormais, le festival de L'Homo Numéricus se déroule sur sept jours, avec la Mêlée Numérique sur cinq jours en parallèle. Ce dernier événement géré par l'association La Mêlée est uniquement à destination des professionnels", explique Marine Bressolles, chargée de communication à La Mêlée.

Ainsi, le week-end destiné au grand public s'appelle désormais Déjà Demain et est organisé par le Quai des Savoirs. Pendant la semaine, La Mêlée Numérique reste organisée par l'association La Mêlée.

Pour le grand public

  • Une course de robots

Le festival de l'Homo Numéricus débutera donc par un temps fort de trois jours (vendredi, samedi, dimanche) à destination du grand public, professionnels du secteur comme informaticiens du dimanche. Le but ? Sensibiliser l'apport du numérique dans notre quotidien.

Samedi 22 septembre, à 13 heures, sera donné le top départ de la course Toulouse Robot Race. Cette compétition amicale se déroulera sur les allées Jules Guesde. Quatre catégories d'engins devront ainsi parcourir un trajet d'une centaine de mètres : les roulants, les piétons, les multi-pattes et les DLVV (Dans la vraie vie, ndlr).

 

 

 

  • Projections de films en 3D et jeux vidéos

Cet événement sera également l'occasion de voir des films d'animations en 3D, mais surtout de tester les derniers jeux-vidéos façonnés par les étudiants de l'École de photographie et de game design et de l'École supérieure des métiers artistiques, toutes deux à Toulouse.

Samedi 22 et dimanche 23 de 10 heures à 18 heures au Quai des Savoirs (39 Allée Jules Guesde, 31400 Toulouse).

  • Envie de piloter un drone ?

En plus des démonstrations, il sera possible pour les visiteurs de s'initier au pilotage de drone. Les plus aventuriers pourront aussi tenter l'expérience d'un vol en réalité virtuelle.

Samedi 22 et dimanche 23 de 10 heures à 18 heures au Quai des Savoirs.

 

La semaine des professionnels

 

  • "Commerce, e-Commerce, qui pourra résister à Amazon?"

Alors qu'Amazon ne cesse de se développer et devient toujours plus incontournable, des initiatives émergent pour tenter de survivre face au géant américain. Est-il viable de vouloir concurrencer l'entreprise et avec quels moyens ? Amandine Auzemerie, directrice Marketing à Brico Privé, le leader français des ventes d'articles de bricolage en ligne, donnera son analyse et répondra aux questions à ce sujet.

Table ronde lundi 24 septembre  à 14 heures au Quai des Savoirs.

 

 

  • "Dijifood : les circuits courts à l'heure du digital"

Parce que le monde de l'agriculture et celui du numérique ne sont pas forcément voués à s'opposer, cette conférence montrera quelle place le numérique peut occuper dans le milieu agricole, quels sont les usages possibles dans les circuits courts et quelles sont les limites. Marc Lamy, le fondateur de Steady Cook, qui met en relation l'offre et la demande dans le domaine de l'hôtellerie et de la restauration, sera notamment présent l'un des intervenants de cette table-ronde.

 

Lundi 24 septembre à 15h45 au Quai des Savoirs.

  • Soirée Startupper

La Tribune lance la quatrième édition du hors-série Le Startupper, un guide sur l'écosystème de l'innovation à Toulouse, qui réunit plus de 200 jeunes pousses toulousaines. Un lancement qui sera suivi du débat "L'international, mission impossible pour les startups françaises ?" avec Eric Cariou, CEO de Uwinloc, Thibault De Bouville DAF de Delair, André Senior directeur d'Aidexoirt-CIC et Muriel Thuillier de Wesprint.

Lundi 24 septembre à 18 heures au Quai des Savoirs.

  • Blockchain Business, focus sur une révolution technologique, économique et sociale

Des professionnels, notamment des secteurs financier et juridique, feront le point sur les opportunités et les risques liés aux monnaies virtuelles. Ils feront un état des lieux avec une première analyse de l'impact économique de ces monnaies virtuelles.

Table ronde mercredi 26 à 14 heures au Quai des Savoirs.

 

 

Pour plus d'informations, voici le programme complet.

   

 

Bryan Faham                

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MicroMobile met en location trottinettes électriques et hoverboads à Labège

MicroMobile met en location trottinettes électriques et hoverboads à Labège | Toulouse networks | Scoop.it

Micromobile veut déployer une centaine de stations sur l'agglomération toulousaine d'ici fin 2019.

 

Trottinette électrique, micro-scooter, mono-roue électrique, segway et hoverboard… Dès le 18 septembre, ces engins électriques seront disponibles à la location à Labège. Imaginé par l’entreprise MicroMobile, ce service doit être prochainement déployé également au niveau du métro de Ramonville pour faire la liaison entre les deux points. Pour proposer son service au niveau national, MicroMobile est à la recherche d’un investisseur.

 

Depuis la fin du mois d'août, un bloc blanc a fait son apparition sur le parking de la maison de la mobilité à Labège. Mais dans ce qui s'apparente au loin à un conteneur, on trouve trottinettes électriques, micro-scooters, mono-roues électriques, segways, ou encore des hoverboards... Ces moyens de transports dernière génération seront mis à la location des Toulousains dès le 18 septembre par l'entreprise locale MicroMobile.

"Nous proposons un service de location à la demande, accessible via une application mobile ou le site internet de la société et pour ceux déjà détenteur d'un tel engin, nous proposons un service de consigne sécurisée avec recharge de l'appareil", explique Dominique Chiappa, fondateur de MicroMobile, associé à deux autres personnes dans l'aventure.

Les usagers pourront accéder au local grâce à un identifiant fourni par la société lors de l'inscription. Le service coûtera 2 € les 30 minutes ou 5 € la journée. Pour ce qui est de la fonction "garage", les tarifs seront de 2 € la journée sans engagement ou bien de 12 € par mois. Au regard du coût de ces appareils électriques, une caution sera néanmoins demandée au loueur le temps de son utilisation. Une pratique déjà à l'oeuvre sur les VélôToulouse actuellement.

 

48 engins rechargés à l'éolien et au solaire

Le bloc blanc recharge les 48 engins électriques (sa capacité maximale) grâce un système éolien, mais également via des panneaux solaires installés sur le toit. Néanmoins, MicroMobile assure que son système peut aussi être intégré à l'intérieur de bâtiments, ce qui permet à la société d'espérer toucher une large clientèle.

"Avec notre service, on s'adresse aux collectivités, mais également aux entreprises du privé. Notre offre peut très bien convenir à des transporteurs pour être installée dans des halls de gare, ou bien dans des résidences de logements", détaille Dominique Chiappa.

Pour le moment, seul un partenariat a été acté avec le Sicoval (la communauté d'agglomération du sud-est toulousain, nldr), avec un objectif bien précis : "L'idée est de faire la liaison entre Labège et le métro de Ramonville avec un à deux points intermédiaires comme l'université Paul-Sabatier par exemple", précise le fondateur. À court-terme, trois stations doivent être installées dans le territoire du Sicoval et cinq d'ici fin 2018. À noter que la RATP est également intéressée pour lancer une expérimentation, tout comme des acteurs privés importants de la région toulousaine et d'autres villes de France.

Un million d'euros pour un déploiement national

Cependant, le développement au niveau national est complexe pour la petite entreprise toulousaine. En cause ? Le manque de moyens financiers. Jusqu'à présent MicroMobile s'est développé grâce à ses fonds propres. Désormais, afin de proposer son offre au-delà du territoire toulousain, elle recherche un partenaire financier.

"J'ai envisagé l'entrée d'un investisseur pour faciliter le déploiement aussi bien au niveau local que national, mais nous n'avons pas de candidat intéressé pour le moment. Nous demandons un million d'euros pour un déploiement national en 12 mois", concède Dominique Chiappa.

Si la levée de fonds venait à se faire, Micromobile compte implanter une centaine de stations, aussi bien sur l'espace public que dans le privée, dans l'agglomération toulousaine d'ici fin 2019.

       

Par Pierrick Merlet

 

 

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Trois nouveaux labellisés French Tech à Toulouse

Trois nouveaux labellisés French Tech à Toulouse | Toulouse networks | Scoop.it

Delair a été la première startup toulousaine à décrocher le label.

 

Le Pass French Tech a été attribué lundi 3 septembre à trois nouvelles entreprises toulousaines. Ainsi le fabricant de drones Delair, la startup Innersense et l’entreprise Sunibrain, spécialisée dans le refroidissement des panneaux solaires, ont reçu cette certification. Celle-ci permet aux startups de bénéficier d’un accompagnement de l’écosystème local durant leur développement.

 

La famille French Tech à Toulouse s'agrandit. Désormais, une vingtaine d'entreprises de l'agglomération toulousaine peuvent se vanter d'avoir le label French Tech, synonyme de visibilité sur la scène nationale et internationale. Ce lundi 3 septembre, trois entreprises locales ont rejoint ce club d'entreprises restreint.

Il s'agit tout d'abord du concepteur de drones basé à Labège, Delair, anciennement Delair Tech, qui vient d'obtenir pour la troisième fois le label French Tech Toulouse. Une entreprise qui se trouve en très forte croissance, caractéristique des entreprises labélisées French Tech.

"Son chiffre d'affaires est passé de 2 millions en 2015 à 7,2 millions de dollars l'année dernière, grâce à un mélange de croissance organique et d'acquisitions", comme l'explique le communiqué faisant référence à l'obtention du label.

En mai, l'entreprise toulousaine qui emploie 120 salariés a lancé la commercialisation d'un nouveau drone : le UX 11. Ce dernier est le plus petit drone proposé par la société, et le moins cher aussi, le but étant de proposer une solution à un prix abordable pour élargir sa clientèle.

Lire aussi : L'UX 11, le nouveau drone "low-cost" du toulousain Delair

 

Deux entreprises néo-labellisées

Autre lauréat, qui obtient cette fois-ci pour la première fois le Pass French Tech, il s'agit de la startup Innersense, basée à Ramonville-Saint-Agne. Fondée en novembre 2014, cette jeune société développe depuis sa création des logiciels et des applications pour visualiser grâce à la 3D et à la réalité augmentée des meubles pour les logements des particuliers notamment. Elle compte ainsi dans ses 70 clients principalement des fabricants de meubles et se concentre donc sur une offre en BtoB. Une innovation qui semble donc trouver son marché au regard des performances économiques de la jeune entreprise.

"Depuis notre création, nous sommes chaque année sur une croissance à trois chiffres en ce qui concerne notre chiffre d'affaires", avoue Xavier Crouilles, le directeur général d'Innersense.

En juillet dernier, Innersense a réalisé une levée de fonds d'un million d'euros, après une première déjà de 600 000 euros à la fin de l'année 2016. Les fonds de cette opération financière vont permettre à la société de poursuivre son développement à l'international avec l'ouverture de filiales en Italie, à Milan et aux Etats-Unis, à Miami.

Lire aussi : Innersense lève un million d'euros pour s'internationaliser

 

Enfin, l'entreprise toulousaine SuniBrain est la troisième et dernière société à obtenir le Pass French Tech. La startup est spécialisée dans la recherche de solutions pour l'optimisation des centrales photovoltaïques. Utilisant l'eau de pluie pour permettre aux propriétaires de toitures photovoltaïques de produire plus 8 à 12% par an. Ce dispositif de refroidissement et de nettoyage automatisé grâce à l'arrosage des toitures solaires permet d'allonger la durée de vie des cellules photovoltaïques. Actuellement, l'entreprise est en pleine réflexion sur son avenir.

"Aujourd'hui, nous discutons avec des fonds d'investissements pour accompagner l'entreprise dans son développement commercial. D'autre part, nous sommes également en discussion avec des industriels d'importance mondiale susceptibles d'accompagner commercialement SuniBrain via des partenariats ou de faire une entrée dans le capital de la société. On pourrait très bien prendre la décision de continuer l'aventure seul aussi", assurait le président de SuniBrain Nicolas Cristi, dans une interview à La Tribune fin février dernier.

Cette décision stratégique pourrait être déterminante pour l'avenir du projet d'Energy Valley dans l'agglomération toulousaine. Depuis plusieurs mois maintenant, SuniBrain travaille à la création d'un centre d'affaires rassemblant tous les acteurs de l'énergie. Nicolas Cristi estime que ce lieu pourrait être un véritable accélérateur de croissance pour les entreprises concernées et il souhaite faire de l'Energy Valley un lieu témoin de sa technologie. Plusieurs sites aux alentours de Toulouse seraient actuellement à l'étude.

 

Par Pierrick Merlet

 

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Spatial : plongée au coeur du fablab de Thales à Toulouse

Spatial : plongée au coeur du fablab de Thales à Toulouse | Toulouse networks | Scoop.it

Depuis un an, le site de Thales à Toulouse a aménagé un fablab interne équipé d'imprimantes 3D, de casques de réalité virtuelle, de découpe laser...

Objectif : sensibiliser les salariés du grand groupe à la culture de l'innovation de rupture. Plusieurs projets imaginés au sein du fablab sont voués à être industrialisés dans la gamme de Thales.

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How heavy use of social media is linked to mental illness

How heavy use of social media is linked to mental illness | Toulouse networks | Scoop.it

MAY 20th will mark the end of “mental-health awareness week”, a campaign run by the Mental Health Foundation, a British charity. Roughly a quarter of British adults have been diagnosed at some point with a psychiatric disorder, costing the economy an estimated 4.5% of GDP per year. Such illnesses have many causes, but a growing body of research demonstrates that in young people they are linked with heavy consumption of social media. 

According to a survey in 2017 by the Royal Society for Public Health, Britons aged 14-24 believe that Facebook, Instagram, Snapchat and Twitter have detrimental effects on their wellbeing. On average, they reported that these social networks gave them extra scope for self-expression and community-building. But they also said that the platforms exacerbated anxiety and depression, deprived them of sleep, exposed them to bullying and created worries about their body image and “FOMO” (“fear of missing out”). Academic studies have found that these problems tend to be particularly severe among frequent users.

 

Sean Parker, Facebook’s founding president, has admitted that the product works by “exploiting a vulnerability in human psychology”. Indeed, an experiment by five neuroscientists in 2014 concluded that Facebook triggers the same impulsive part of the brain as gambling and substance abuse. Yet it is difficult to prove that obsessing over likes and comments causes mental illness, rather than the other way around. The most convincing effort was a survey that tracked a group of 5,208 Americans between 2013 and 2015. It found that an increase in Facebook activity was associated with a future decrease in reported mental health. 

An obvious solution to the problem is to cut down on screen time. Even the most obsessive users should be able to do so. The neuroscientific study on Facebook found that the subjects’ cognitive ability to inhibit their impulsive behaviour was less impaired than for drug or gambling addicts. And data from Moment, an activity-tracking app, show that it is possible for light social-media consumers to be content. Each week it asks its 1m users whether they are happy or sad with the amount of time they have spent on various platforms. Nearly 63% of Instagram users report being miserable, a higher share than for any other social network. They spend an average of nearly an hour per day on the app. The 37% who are happy spend on average just over half as long. 

The happiness rate is much higher for FaceTime (91%), a video-calling app, and phone calls (84%). When it comes to social networking, actual conversations are hard to beat. 

 

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Le développement de la fibre devra être réexaminé - 08/06/2018

Le développement de la fibre devra être réexaminé - 08/06/2018 | Toulouse networks | Scoop.it

Parmi les divers dossiers qui ont été examinés et ont reçu l'approbation du comité syndical, pour terminer la séance, le conseil communautaire devait valider le fond de concours au SDAN31 (schéma d'aménagement numérique 31) pour l'année 2018 ; il concerne la participation des communes au financement et le mode de calcul correspondant en approuvant les termes de la convention à intervenir avec les diverses communes. Préalablement le vice-président maire de Pouze, Pierre Lattard, a apporté les derniers développements de la réunion du syndicat mixte et le résultat récent de l'appel d'offres. L'entreprise adjudicataire Altitude a proposé le phasage des travaux et en a donné le détail. Il a fait ressortir que toutes les communes seront raccordées pour la fin 2022 et, carte à l'appui, fait part de la répartition arrêtée par le syndicat mixte. Seront dans l'ordre raccordées dès

2018-2019 les communes d'Escalquens et de Labège,

 

en 2019-2020 Auzielle, Pechbusque, Auzeville, Pompertuzat, Deymes, Donneville Belberaud, Fourquevaux, Labastide Beauvoir, Les Varènes, Baziège, Ayguesvives, Montgiscard

 

en 2021-2022 Lacroix-Falgarde, Vieille-Toulouse, Auzeville-Tolosane, Castanet-Tolosan, Mervilla, Péchabou, ensuite Odars, Rebigue, Aureville, Goyrans, Clermont-Le-Fort, Corronsac, Espanès, Montbrun, Belbèze-Lauragais, Noueilles, Issus et Pouze.

 

L'entreprise, précise-t-il, s'est engagée à déployer la fibre optique sur l'ensemble du territoire du Sicoval par réseau souterrain, selon un rythme du déploiement sur 4 ans. Pour ce qui concerne les prises, et l'organisation, il existe déjà un accord avec Bouygues et, en discussion avec Free et Orange ; précision est donnée sur le fait que l'entreprise qui installe les réseaux n'est pas celle qui commercialise les prises.

 

 

Les élus sicovaliens ont «la fibre» sensible

À l'issue de l'exposé les réactions ne se font pas attendre, c'était sans compter que les élus sicovaliens ont «la fibre» sensible ! En effet, Arnaud Lafon maire de Castanet 1er intervenant, précisait entre autres : «J'ai une interrogation sur les choix techniques qui ont consisté à phaser de manière calendaire la desserte des habitants de notre territoire. On demande à nos communes du Nord de faire un effort en matière d'accueil de population, sans pour autant leur offrir les services d'usage auquel ils ont droit. J'ajoute que pour ma commune sur les 6200 ménages 2000 habitent en collectif cette décision ne correspond pas à ce qui nous avait été préalablement indiqué. Je ne manquerai pas de rappeler à mes administrés que pour le conseil départemental ils ne sont pas prioritaires !» De son côté, François Régis Valette maire d'Auzeville, très contrarié, précisait : «Je découvre cette situation nouvelle. Ce n'est pas ce qui nous avait été indiqué antérieurement. Je trouve cela extrêmement surprenant. Lorsqu'il nous a été présenté, le déploiement était bien prévu en 2019 ! C'est incompréhensible.» Après les diverses interventions, Bruno Caubet vice-président maire d'Issus intervenait : «je pense que nous devons poser cette question à l'effet de savoir quels ont été les critères qui ont motivé à retenir cette programmation ? Sont-ils techniques géographiques identitaires etc. ?» Le président lui a répondu que la question sera posée officiellement.

 

Une intervention technique.

Mireille Garcia maire de Vieille-Toulouse, apportait très longuement sa contribution technique détaillée, laquelle a été religieusement écoutée par les édiles, amenant ainsi un éclairage nouveau à l'imbroglio. Toutefois, elle reconnaît que cette couverture pose deux soucis : «Un choix technique lié au découpage des zones d'influence que sont les «nœuds de raccordements d'abonnés» qui couvrent soit une commune, soit deux ou trois communes». Elle conclut à : «la nécessité d'obtenir le plan des nœuds où sont raccordés des points de mutualisation. C'est ce tableau que chacun d'entre nous doit avoir. D'autre part les entreprises qui ont candidaté ne sont pas tenues de respecter stricto sensu ce cahier des charges, elles ont le choix de la manière dont elles ont programmé les travaux ; Il est nécessaire de réclamer ce planning avec les points de mutualisation.». Pour conclure, le président Oberti a précisé qu'il n'était pas question de délibérer ce soir sur le calendrier des opérations.

 

Jean-Louis Laffont
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Qu’est-ce que le protocole « HTTPS », que vient d’adopter le site du « Monde » ?

Qu’est-ce que le protocole « HTTPS », que vient d’adopter le site du « Monde » ? | Toulouse networks | Scoop.it

Depuis quelques heures, Le Monde.fr utilise une technologie permettant de chiffrer les connexions, une tendance lourde du Web ces dernières années.

 

Par Martin Untersinger

 

Vous l’avez peut-être remarqué : depuis quelques heures, lorsque vous affichez dans un navigateur Internet sur ordinateur ou appareil mobile un article du Monde.fr, un petit cadenas apparaît à côté de l’adresse. Le site du Monde utilise en effet désormais la technologie dite « HTTPS » (HyperText Transfer Protocol Secure) pour sécuriser les connexions de ses visiteurs utilisant ses sites mobile et traditionnel. Le Monde.fr rejoint ainsi Ouest-France, Francetv Info, 20Minutes ou encore BFM-TV parmi les principaux sites d’actualité utilisant cette technologie.

Ce cadenas, les internautes y sont de plus en plus habitués. Initialement utilisé sur les sites des banques pour sécuriser les transactions, il s’est frayé un chemin sur un nombre croissant de sites. En avril 2013, Facebook l’a mis en place pour tous ses utilisateurs. En 2014, YouTube a commencé à lui emboîter le pas.

Aujourd’hui, la plupart des sites les plus visités utilisent ce HTTPS, et environ 70 % de toutes les pages Web sont chargées en l’utilisant, en augmentation constante depuis plusieurs années : elles étaient seulement 40 % en juillet 2015, selon des chiffres établis par Google.

Qu’est-ce que le HTTPS ?

 

Le HTTPS (le protocole HTTP auquel est adjoint TLS, de son nom technique, pour Transport Layer Security) permet deux choses : d’abord, être sûr que le site sur lequel on se connecte est bien celui dont l’adresse s’affiche dans la barre d’adresse de son navigateur ; ensuite, enrober les données échangées entre un navigateur et un site Web d’une couche de chiffrement, empêchant toute personne (fournisseur d’accès, espion...) de modifier ou de surveiller les données au cours de leur acheminement.

Lorsqu’une connexion HTTPS débute, le navigateur et le site échangent un certain nombre d’informations pour obtenir une clé cryptographique connue d’eux seuls. Ensuite, toutes les données échangées sont chiffrées et ne deviennent lisibles que du site et de l’internaute.

 
Une prise de conscience accélérée par les révélations d’Edward Snowden en 2013

Cette adoption de plus en plus large a en partie été accélérée par les révélations d’Edward Snowden, en 2013, sur les capacités de surveillance de masse des Etats-Unis. La National Security Agency (NSA) est en effet en mesure d’aspirer une part faramineuse de l’activité des internautes sur le Web. Au sein des entreprises du numérique et malgré leur collaboration parfois étroite avec le renseignement américain, ces révélations ont suscité une prise de conscience.

Sous la pression de Google

Mais c’est surtout sous la pression de Google que se parachève l’adoption du HTTPS. Depuis 2015, le géant du Web pénalise de plus en plus les sites qui ne l’ont pas mis en place. Depuis août 2014, le géant de la recherche en ligne prend en compte le fait qu’un site est ou non en HTTPS pour le classer dans les résultats des recherches. A partir du mois de juillet, il va même indiquer dans son navigateur, Chrome, à propos des sites n’adoptant pas ce standard, que ceux-ci ne sont « pas sécurisés ».

L’adoption du HTTPS ne résout pas tous les problèmes : un site malveillant conçu pour se faire passer pour un autre (ma-banque-paiement.fr au lieu de ma-banque.fr) pourra toujours mettre en place les technologies nécessaires à l’établissement d’une connexion HTTPS. La clé de voûte du système, à savoir les certificats, sont très décriés et parfois abusés. De nombreux réseaux Wi-Fi publics (dans les transports, hôtels...) tentent de contourner ces précautions. Mais de l’avis de tous les experts, le développement du protocole HTTPS contribue au déploiement d’un Web plus sûr et plus respectueux des droits des internautes.

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THSF #9  du 10 au 13 mai 2018 au Tetalab

THSF #9  du 10 au 13 mai 2018 au Tetalab | Toulouse networks | Scoop.it

Inspirée par les rassemblements de hackers du CCC (Chaos Computer Club, Hambourg) et d☠ HSF (/tmp/lab, Paris) et favorisée par l’inscription du hackerspace Tetalab au sein du collectif d’artistes pluridisciplinaire Mix’Art Myrys les fondateurs du Tetalab et ledit collectif démarrent l’aventure THSF en 2010, en proposant un rendez-vous autour des différentes facettes de la « culture hackerspace ».

Logiciels et matériels libres, DIY, réappropriation et détournement des technologies, sciences, défense des droits et libertés sur Internet, sécurité informatique, arts numériques, culture(s), politique et société... autant de sujets autour desquels nous invitons à découvrir, apprendre, questionner, partager et construire.

L☠ THSF se veut un espace ouvert, de recherche, d’expérimentation et d’échange, aux allures ludiques et chaotiques, qui se joue des normes et des catégories.

Durant 4 jours, l’événement propose :

Au-delà d’une programmation, c’est un espace de rencontre spontanée que l☠ THSF déploie pour le public comme pour ses invités et intervenants, quels que soient leur parcours, leurs compétences.

Ensemble ils génèrent un espace critique et expérimental, fondé sur les échanges, les recherches menés dans de nombreux domaines – artistique, technologique, philosophique…

Édito
EDITO

Après avoir exploré en 2017, les principes fondamentaux de la méthodologie hacker, en particulier l’importance de la communication des savoirs, des techniques et des résultats expérimentaux, l’édition 2018 se penchera sur le principe même de communication, du et des langage(s) et de leur appropriation pour la création de communs.

Les sens varient, vrillent et se galvaudent à mesure que chacun en prend possession, les pratique et les détourne, de façon plus ou moins bien intentionnée. Pourtant le langage, qu’il soit quotidien, conceptuel, informatique ou artistique, verbal, corporel, mathématique, visuel... demeure un outil privilégié pour la création de communs.

Souhaitant ne pas laisser à certains pouvoirs économiques le soin d’orchestrer nos modes de penser, d’agir et de discourir, refusant que l’outil numérique et la data ne soient restreintes à une seule économie de la donnée exclusivement prédatrice, selon les mots de Bernard Stiegler, nous proposons avec l☠ THSF de réunir artistes, chercheurs, hackers et militants qui oeuvrent à la production de langues et langages singuliers pour décrire notre monde et ses mutations, se l’approprier et se donner une chance de le partager.

L’occasion de revenir sur un premier malentendu : les hackers, à l’opposé de la doxa, ne sont pas des « Personnes qui, par jeu, goût du défi ou souci de notoriété, cherchent à contourner les protections d'un logiciel, à s'introduire frauduleusement dans un système ou un réseau informatique. » (Dictionnaire Larousse), mais plutôt des bidouilleurs de codes et de technologies qui « partagent une idée simple : (…) le partage, le refus de l’autorité, et la nécessité d’agir par soi-même » (Steven Levy, L’Éthique du hacker).

Or porter un regard critique sur le monde et la société à laquelle nous appartenons, dans un souci de responsabilité, ne saurait être en soi frauduleux, mais bien une démarche civique.

Nous invitons donc les publics et spectateurs à venir participer de ces questionnements et terrains d’expérimentation, à dépasser les abus de langage pour partager in fine du sens et du sensible, dans l’idée que, comme l’écrit Bruno Latour: « Le monde commun est à composer, tout est là. Il n’est pas déjà là enfoui dans une nature, dans un universel, dissimulé sous les voiles chiffonnés des idéologies et des croyances et qu’il suffirait d’écarter pour que l’accord se fasse. Il est à faire, il est à créer, il est à instaurer. »

THSF #9 – Mode opératoire
THSF 9 – MODE OPERATOIRE

L’élaboration de l’événement et de sa programmation est portée par une équipe associant hackers, artistes, chercheurs, techniciens et porteurs de projet.

Un appel à participation a été lancé en décembre 2018 dans l’idée d’accueillir, au-delà des artistes, personnalités et structures déjà repérés, de nouvelles entités, pour accéder à la culture hackerspace dans toute son étendue et ramifications.

Pour la troisième année consécutive, la résidence hackers retrouvera sa place au cœur de l’événement.

Conçue pour donner l’opportunité à des groupes de travail de se réunir en un lieu et de faire avancer leur projet sur le en mode hackathon non-stop 24h/24h, la résidence donne lieu à de nombreuses occasions d’échange ou de collaboration avec le public et les artistes/hackers présents pour l’événement.

Elle sera cette année déployée sur deux espaces, avec l’un entièrement consacré à la musique et à la lutherie électronique.

Une restitution des travaux engagés pendant les 4 jours sera proposé le dimanche pour la clôture d☠ THSF.

À côté du cycle de conférence qui se confirme chaque année, nous reprendrons l’expérience initiée l’année dernière avec les Conférences éclair ou « lightning talks », qui donnent une place à des sujets plus techniques, de recherche, ou simplement moins connus.

Ces conférences éclair sont aussi l’occasion de se permettre une « programmation in progress », qui ne soit pas arrêtée au lancement de l☠ THSF mais qui évolue au gré des échanges, besoins et possibles nés de l’événement lui-même et de ses participants.

Comme toujours les ateliers participatifs portent leur attention sur la pédagogie, l’initiation et la fabrication.

Soudure, montages électroniques, portes logiques , conception de jeux vidéo et retrogaming, musique analogique découverte musicale, laboratoire de biohacking, menuiserie, lockpicking, Initiation à la cryptographie via une « chasse au trésor », lockpicking et autres joyeusetés seront au rendez-vous.

Plusieurs associations seront également présentes pour présenter leurs travaux et discuter de logiciels et matériels libres, de libertés et surveillance sur Internet, de partage de ressources pédagogiques, de fournisseurs d’accès Internet militant associatif, d’éducation populaire…

Au côté de ce programme de conférences, ateliers et résidence hackers, un ensemble de propositions artistiques vient interroger encore autrement les technologies, dépasser les clivages entre analogique et numérique.

Les créations choisies présentent des formats multiples (installations, performances, live audio-vidéo et concerts) et souvent hybrides croisant la création numérique, le documentaire, la recherche scientifique et/ou sociologique.

Jacques Le Bris's insight:

Le programme :

https://www.thsf.net/prog.html

 

 

Date
DATE

Du 10 au 13 mai 2018

Lieu
LIEU

Mix'art-Myrys
12 rue Ferdinand LASSALE
31200 TOULOUSE
FRANCE

Bus
BUS

Ligne 1: Arrêt "Suisse"
Ligne 15: Arrêt "Tricou"

Métro
METRO

Ligne B: Station "Canal du Midi"

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VIDEO.Toulouse: Comment la Ville rose colonise la Planète rouge avec ses instruments

VIDEO.Toulouse: Comment la Ville rose colonise la Planète rouge avec ses instruments | Toulouse networks | Scoop.it

La sonde martienne InSight partira le samedi 5 mai. Son principal instrument est un sismomètre piloté par le Cnes depuis Toulouse. Un chapitre de plus dans la longue histoire de la Ville rose avec la Planète rouge…

 

  • La mission martienne InSight doit décoller samedi 5 mai de Californie. L’événement sera retransmis et décrypté en live à la Cité de l’Espace
  • Son principal instrument sera un sismomètre piloté depuis Toulouse.
  • Grâce à sa galaxie de scientifiques, d’autres instruments Toulousains colonisent Mars.

Samedi 5 mai, il n’y a pas que le sol californien qui devrait trembler au décollage de la fusée qui doit lancer la mission martienne InSight. Les ingénieurs du Cnes de Toulouse aussi. Car le principal instrument scientifique de l’atterrisseur attendu en novembre sur la Planète rouge est un sismomètre, SEIS* de son petit nom, qui sera programmé et piloté depuis la Ville rose durant toute la durée de la mission.

SEIS doit, comme l’indique le Cnes, « écouter battre le cœur de Mars » autrement dit recueillir des mesures sismologiques et les transmettre à la communauté scientifique.

 

« Nous commençons à connaître la surface de cette planète mais nous ignorons de quelle épaisseur est sa croûte, si elle a un noyau, si ce dernier est solide ou liquide. SEIS va nous permettre de regarder à l’intérieur de Mars », explique Philippe Laudet, le chef de la mission InSight au Cnes. « En faisant de la géologie comparative, poursuit le scientifique, nous voulons lever un grand mystère : savoir pourquoi cette planète qui ressemblait beaucoup à la Terre s’est soudain figée pour devenir un désert glacé. »

The #InSight space mission set to launch on May 5 will be the first to study the seismic waves on #Mars with the European #SEIS seismometer @InSight_IPGP @NASAInSight @CNES #CNRSnews
➡️ https://t.co/7aQkxNN8Im pic.twitter.com/qPzi9jpEQU

— CNRS (@CNRS) May 2, 2018

Caméras laser et micro

Une aventure inédite dont les Toulousains pourront voir le départ en direct de la Cité de l'Espace​, qui déploie un gros dispositif. Philippe Laudet sera présent, tout comme d’autres spécialistes. Car le parc scientifique ne se contente pas d’abriter dans ses collections une authentique pierre martienne. Grâce aux scientifiques toulousains et à leurs instruments, il entretient une relation privilégiée avec cette planète fascinante.

samedi 5 mai 2018 InSight : le lancement à destination de la planète # MARS en direct - Cité de l'Espace@CiteEspace @CNES @Insight_IPGP #InSight @NASAInSight @visiteztoulouse https://t.co/Q8CkBLPMJQ

— Florence SEROUSSI (@florencseroussi) May 3, 2018

Le ChemCam, l’œil laser de Curiosity, qui en ce moment même continue de pulvériser et d’analyser le sol martien a été en partie conçu à l’Institut de recherche en astrophysique planétologie (Irap) de Toulouse. Même chose pour SuperCam, sa petite sœur aux superpouvoirs. Elle équipera le rover qui partira en 2020 et sera capable de détecter des molécules organiques, autrement dit d’éventuelles traces de vie. SuperCam sera équipé d’un micro captant pour la première fois le son de Mars. Il a été mis au point en collaboration avec les élèves ingénieurs de l’ISAE-Supaéro. La relève est déjà là.

 

 

Helene Menal

 

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Surprise ! Twitter vous enferme dans des bulles d'opinions politiques

Surprise ! Twitter vous enferme dans des bulles d'opinions politiques | Toulouse networks | Scoop.it

Une récente étude montre que la majorité des utilisateurs de Twitter sont majoritairement en contact avec des personnes qui partagent les mêmes opinions qu'eux. Ils appellent cela des « chambres d'écho ».

Les utilisateurs de Twitter sont en grande majorité enfermés dans des bulles d’opinions politiques, a montré une étude scientifique de trois chercheurs finlandais et un chercheur qatari, publiée le 19 février 2018. Ils ont étudié 2,5 milliards de tweets sur une période de 8 années émis par des utilisateurs aux États-Unis, qui échangent régulièrement sur des sujets politiques comme la régulation des armes à feu, l’avortement ou encore Barack Obama.

Obama et son Blackberry.
CC Pete Souza

Ils ont classé les internautes politisés en trois catégories :

  • Les utilisateurs partisans : ils ne partagent et consomment que des informations d’un bord politique
  • Les utilisateurs bipartisans : ils produisent des contenus des deux bords
  • Les « gardiens » : ils consomment des contenus des deux côtés de l’échiquier politique, mais n’en produisent que d’un seul bord

Le retweet favorise la polarisation

Les chercheurs ont ensuite montré la manière dont ces internautes étaient coincés dans des « chambres d’écho », qu’ils définissent comme la situation dans laquelle ils «  entendent leur propre voix » ou encore « consomment des contenus en rapport avec leur propre point de vue ». En somme, cela revient à partager des informations, articles ou arguments avec des gens qui pensent comme vous.

Les résultats de l’étude sont clairs : lorsqu’il s’agit de sujets politiques, les internautes parlent à leurs chambres d’écho. Ci-dessous, un schéma (en jaune les Républicains, en gris les Démocrates) qui montre la polarisation du débat sur Twitter selon les thèmes des armes à feu, d’Obama et de l’avortement.

Capture d’écran Arxiv

À titre de comparaison, on voit que lorsqu’il s’agit de thèmes peu politiques comme la série Game of Thrones et l’appréciation de la bonne bouffe, les couleurs sont mélangées :

Capture d’écran Arxiv

Les quatre chercheurs en ont conclu qu’il existe bien des « chambres d’écho politiques », et qu’elles sont renforcées lorsque l’on s’intéresse à des réseaux sociaux avec la fonctionnalité « retweet ».

Des solutions pour sortir de votre bulle

Si vous souhaitez vous extirper de ces bulles créées par les réseaux sociaux, il existe des solutions — même si elles ne seront pas parfaites. Il y a ainsi des applications et des extensions que vous pouvez installer pour observer ce qu’il se passe en dehors de vos « chambres d’écho ».

Par exemple, le Wall Street Journal a créé le module Blue Feed, Red Feed, un algorithme qui permet aux Américains d’observer à quoi ressemblent les profils Facebook d’internautes plutôt de gauche ou internautes plutôt de droite. Le site Unfiltered.news permet également d’avoir une vision d’ensemble des sujets discutés dans le monde en ce moment, basé sur une agrégation des thèmes couverts dans Google Actu à travers le globe.

 

Marie Turcan

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Le Toulousain Hubware lève 1,4 million pour améliorer sa solution de service clientèle intelligent

Le Toulousain Hubware lève 1,4 million pour améliorer sa solution de service clientèle intelligent | Toulouse networks | Scoop.it

Les quatre fondateurs d'Hubware, de gauche à droite Pete Pierce, Gautier Chapuis, Alexis Laporte, et Simon Ternoir.

 

La startup toulousaine Hubware vient de conclure une levée de fonds de 1,4 million d'euros. Ce montant va lui permettre d'améliorer sa solution d'assistant professionnel intelligent qui automatisent les réponses des services clients d'entreprises. La société espère par la suite atteindre le cap d'une trentaine de clients.

 

Alors que les grandes entreprises font souvent appel à des sociétés basées à l'étranger pour gérer leurs services clientèle, la startup toulousaine Hubware développe depuis plus de deux ans un assistant professionnel intelligent pour aider les conseillers clientèles dans leurs réponses.

"Très souvent, le service client reçoit les mêmes questions. Hubware a développé un outil qui aide le conseiller à identifier plus rapidement le problème du client et à trouver plus rapidement les informations qui vont lui permettre de répondre. Il peut aussi répondre automatiquement dans certains cas, notamment sur les mails. L'entreprise choisit les réponses qu'elle veut automatiser" explique Alexis Laporte, co-fondateur d'Hubware.

Une première version a été mise en service en août 2016 et s'améliore depuis grâce au "machine learning", l'apprentissage automatique. "Le logiciel observe ce que répond le conseiller pour apprendre lui-même les réponses à prédire", précise le dirigeant.

30% de gain de temps pour les conseillers

Cette innovation est principalement adaptée pour les entreprises présentes sur le web. Ainsi, parmi les clients d'Hubware, il y a surtout des sites de e-commerce comme BeautéPrivée, Bricoprivé, PrivateSportShop, ou encore le Slip Français, mais aussi la banque Nickel. Pour cette dernière, 40% des mails répondant aux questions de clients sont générés automatiquement d'après la startup toulousaine.

Par conséquent, Alexis Laporte estime que cette solution fait gagner en moyenne 30% de temps aux conseillers qui utilisent le logiciel Hubware. Avec ce système, le dirigeant souligne également que les conseillers peuvent être formés plus rapidement.

"Ils arrivent à prendre en main le fonctionnement du service client en quelques jours seulement, au lieu de quelques semaines, puisqu'ils sont aidés par l'assistant professionnel".

Une première idée qui n'a pas convaincu

Mais ce produit est bien différent de celui sur lequel avait planché les quatre associés à la création d'Hubware en avril 2016. Ils avaient l'idée de placer un code sur les produits donnant un accès numérique direct à l'assistance clientèle. Mais ce projet n'a pas convaincu le premier client démarché, Bricoprivé, qui voulait surtout améliorer son service client.

"Ce qui intéressé vraiment l'entreprise c'était la possibilité de répondre automatiquement aux questions. Ils nous ont demandé de faire un prototype de robot pouvant répondre aux questions concernant le suivi de commande et le retour de commande. C'est ce qui nous a mis sur la voie", se souvient le co-fondateur .

L'idée de départ reste cependant "dans les cartons", sourit Alexis Laporte.

L'entreprise est passée par l'incubateur parisien la Station F

Néanmoins, afin de poursuivre le développement de sa solution autonome, la startup a annoncé au début du mois d'octobre une levée de fonds d'un montant de 1,4 million d'euros, notamment auprès du fonds d'investissement Side Capital. Hubware, qui ne communique pas son chiffre d'affaires, compte ainsi doubler son nombre de clients pour en atteindre une trentaine avec cet investissement.

Avant cette première levée de fonds, la startup de douze salariés (surtout des ingénieurs et des scientifiques de la data) a bénéficier de 30 000 euros de BPI France. Elle a aussi eu l'accompagnement de At Home à Toulouse, Oikos et Le village by CA où elle est installée dans la Ville rose. Du côté de la capitale, elle est passée notamment par la Station F, avant de rejoindre ce mois-ci l'antenne parisienne du village by CA également.

       

Bryan Faham           

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Scoop.it joins Linkfluence to become a leading global social intelligence company

Scoop.it joins Linkfluence to become a leading global social intelligence company | Toulouse networks | Scoop.it

It has been 7 years since we started the Scoop.it adventure. From the very beginning when Scoop.it was a simple innovative content curation tool to the powerful comprehensive content monitoring suite we offer today, from our first few beta testers to the 5+ million users we now have, and from being an early-stage startup to finding a sustainable business model, it’s been an amazing journey.

At the end of 2017, we took a new step and launched our content intelligence solution. Our ambition was to go further than filtering the web. We wanted to use artificial intelligence to analyze the tens of millions of content sources that we crawl with Scoop.it. In doing so, we aimed at better understanding the topics this content is about and derive meaningful and data-driven insights for marketers.

This shift has driven us to the next big thing: today, I’m super excited to let you know that Scoop.it has been acquired by Linkfluence, a leading social listening company.

Why are we doing this?

Like Scoop.it, Linkfluence has built technology to crawl, index, and analyze content through artificial intelligence. But while Scoop.it focuses on online media content such as blogs, news sites, or video platforms, Linkfluence focuses on social listening to help marketers understand their customers and the perception they have of their brands. To do that, Linkfluence analyzes and filters hundreds of millions of public conversions on the social Web every day. Of course, given this volume of data, artificial intelligence such as natural language processing – a type of which Scoop.it has been working on – is critical. Combining both R&D teams will help Linkfluence go faster building the next generation of AI models to derive meaning from the social Web.

Another thing Scoop.it will bring Linkfluence is a US presence. While Linkfluence has been tremendously successful with global brands in Europe and Asia, it still needs to set foot in the US. The Scoop.it HQ in San Francisco will become the first US office for Linkfluence, enabling it to serve the group’s clients all across the world from 6 offices: London, Paris, Düsseldorf, Singapore, Shanghai, and now San Francisco.

From the Scoop.it end, there were many things we liked in Linkfluence as well. First, we share the same long-term mission of building technology to understand the Web. Second, Linkfluence has built a great multicultural team across Europe and Asia with a company culture very close to ours. Third, Linkfluence has established strong relationships with global brands with a unique business model that combines technology packaged as a SaaS platform together with research services provided by a team of 100+ analysts. The ability to operate their own technology generates tremendous value for global brands and it’s been a model we’ve looked at developing at Scoop.it as a way to bypass the learning curve of a new platform.

And there was one more thing.

As Linkfluence’s previous CEO wanted to step down, the board was looking for new leadership with the mission to develop the company in the US. Given the above points, I felt very excited when they offered me the position and I’m happy to share that I accepted the challenge and have been appointed as the new CEO of Linkfluence.

What will happen to Scoop.it?

This deal brings a lot of synergies, the most obvious ones being at the technology and platform level and we’ve already started to implement them. At the product level, we want to keep Scoop.it a standalone product given its unique user experience and its specific focus on content curation. So if you’re an existing user or client or if you’re considering using Scoop.it in the future don’t worry, Scoop.it is sticking around and will keep offering its well-known simple and powerful content curation experience. At the team level, we’ll keep offering a high level of support to our valuable clients and users and continue to offer technology that enables you to research and publish the best content both for marketing and knowledge sharing purposes.

And as Linkfluence is also announcing $21 million in new funding, Scoop.it is joining a sustainable company in the marketing technology space.

On behalf of the entire Scoop.it team, I want to thank you all for your trust. We could never have gotten this far without our investors who got us started in tough conditions, our early adopters who gave us early feedback and validation, our millions of users who kept pushing us to be better and better and of course the many business and companies who became customers of Scoop.it and trusted us with strategic content projects. We’re immensely grateful to all of you and we’re looking forward to continuing this great journey together.

 

Guillaume Decugis

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Le campus de l'IOT Valley à Labège dans l'incertitude

Le campus de l'IOT Valley à Labège dans l'incertitude | Toulouse networks | Scoop.it

Jacques Oberti le président du Sicoval, Ludovic Le Moan, à la tête de Sigfox et de l'IOT Valley et Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région en charge notamment du développement économique et de l'innovation.

 

La Silicon Valley de l'IOT sera-t-elle un jour une réalité à Labège ? À l'origine, le programme devait couvrir 8 hectares mais faute de financement, il a été ramené à 1 seul hectare. Le président de l'IOT Valley et CEO de Sigfox, Ludovic Le Moan, menace de quitter la région vue la tournure prise par le projet.

 

La tension était palpable jeudi 20 septembre entre le Sicoval et l'IOT Valley en évoquant le futur campus des objets connectés qui doit voir le jour à Labège. Depuis 2016, des négociations sont en cours entre l'écosystème de startups et de grands groupes et la communauté de communes du Sud-est toulousain afin de trouver les fonciers nécessaires pour créer une Silicon Valley de l'IoT à Labège.

Le financement du campus pas encore bouclé

À l'origine, le projet prévoyait de construire un immense campus sur les 8,5 hectares de l'ancien terrain de Sanofi, dont le Sicoval a fait l'acquisition. Mais la collectivité a depuis changé de braquet et le programme ne prévoit plus qu'un hectare de surface au sol. Pour le moment, un permis de construire a été déposé en février dernier pour un premier bâtiment de 20 000 m2 destiné à accueillir le nouveau siège social de Sigfox, des startups et des grands comptes partenaires. Un autre immeuble de 7200 m2 comprendra un parking de 310 places, un hôtel de 90 chambres et des commerces. Ces nouvelles constructions seraient livrées au plus tôt fin 2021. À terme, le programme occuperait 85 000 m2.

"Si on nous avait proposé un programme de 100 000 m2 de bureaux avec un financement bouclé, nous aurions accepté de faire un projet sur 8 hectares mais ce n'est pas le cas", justifie le président du Sicoval Jacques Oberti.

En effet, pour l'instant seule la Région Occitanie s'est engagée à investir pour la première tranche de 20 000 m2 (dont le budget total est estimé à 50 millions d'euros).

"Nous allons mettre 15 millions d'euros 'en cash' et 20 millions sous forme de portage immobilier", indique Nadia Pellefigue, vice-présidente en charge du développement économique et de l'innovation.

Reste donc encore à trouver une dizaine de millions d'euros. De même si Eiffage devrait devenir co-titulaire du bail pour le parking, les porteurs du projet sont toujours en quête de candidats pour l'hôtel et les commerces. "Nous recherchons un hôtel qui pratique des tarifs à la fois accessibles aux startups et aux grands groupes que nous allons accueillir", précise Nathalie Fabre, directrice du pôle immobilier de l'association l'IOT Valley.

Ludovic Le Moan (Sigfox) menace de quitter Labège

Ludovic Le Moan, président de l'IOT Valley et CEO de Sigfox n'a pas caché son agacement devant la tournure prise par le projet :

"Le programme prévoyait 8 hectares, si c'est pour faire 1 hectare, on partira ailleurs. L'IOT Valley est née dans 30 m2, aujourd'hui c'est 13 000 m2 et 700 collaborateurs (une centaine de recrutements supplémentaires sont prévus d'ici fin 2018, ndlr). Quand les travaux du nouveau bâtiment seront achevés, nous serons déjà à l'étroit.

Nous ne voulons pas d'un terrain mais créer une vallée des objets connectés, il faut voir grand si l'on veut atteindre un objectif. Nous sommes restés fidèles à ce territoire puisque c'est là que Sigfox est né. Cela ne peut tenir que jusqu'à un certain point. Je ne veux pas que mon énergie soit dissipée dans des problèmes politiques".

Sigfox est la tête de pont de l'IOT Valley depuis sa création mais comme le révélait La Tribune en février dernier, Ludovic Le Moan s'inquiète d'un éventuel rachat de l'entreprise. "Nous allons tout faire pour éviter le rachat même si les prédateurs existent", a indiqué l'entrepreneur.

 

Florine Galéron

@florinegaleron

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Le Crédit Agricole 31 réinvestit 10 millions d'euros pour des prêts aux startups

Le Crédit Agricole 31 réinvestit 10 millions d'euros pour des prêts aux startups | Toulouse networks | Scoop.it

Première banque de Haute-Garonne, le Crédit Agricole 31 a mis en place depuis un an "une banque de l'innovation" composée de trois personnes chargées de conseiller des financements aux entreprises innovantes. Une cinquantaine de projets a déjà pu bénéficier de 8 millions d'euros de prêts et le Crédit Agricole prévoit une rallonge de 10 millions supplémentaires.

 

C'est une première en France au sein du réseau Crédit Agricole. Depuis un an, une banque de l'innovation est installée au sein de la pépinière de startups Village by CA sur les allées Jules Guesde à Toulouse. Concrètement, trois personnes dont deux chargées d'affaires sont spécialisées dans le conseil aux entreprises innovantes. "Pour les startups, c'est parfois compliqué de décrocher un prêt dans une banque traditionnelle. Ce sont des entreprises qui n'ont pas de bilan, peu ou pas de chiffre d'affaires. L'intérêt d'avoir des conseillers spécialisés est de mieux connaître leurs besoins", avance Nicolas Langevin, directeur général du Crédit Agricole 31.

Des prêts dédiés aux entreprises innovantes

Les conseillers dédiés peuvent aussi accompagner les jeunes entreprises dans l'obtention de prêts "innovation".

"Il s'agit de prêts sur une durée maximale de 84 mois (soit 7 ans) que les entreprises doivent commencer à rembourser au bout de trois ans. Ils s'adressent à des entreprises dont le stade de développement est suffisamment avancé pour permettre à terme le remboursement du crédit. Notre objectif n'est pas de surendetter les sociétés", ajoute le dirigeant.

"Trouver de nouveaux relais de croissance, hors aéronautique"

À l'origine, le conseil d'administration du Crédit Agricole 31 avait alloué une enveloppe de 10 millions d'euros sur deux ans pour ce type de financement. Mais en une seule année, 8 millions d'euros de prêts ont été accordés à une cinquantaine de projets parmi lesquels figurent Catspad (startup de 15 salariés qui vend un distributeur de croquettes pour chats) ou la plateforme de e-commerce Bricoprivé (PME de 170 salariés, 100 millions d'euros de chiffre d'affaires). La banque devrait voter lors d'un prochain conseil d'administration une rallonge de 10 millions d'euros supplémentaires à ce dispositif.

"L'aéronautique ne va pas rester l'éternel moteur de développement de Toulouse. Nous devons trouver de nouveaux relais de croissance. Toulouse étant l'une des villes avec le plus de créations de startups, il y a une carte à jouer pour nous", estime Nicolas Langevin.

Avec plus de 440 000 clients, le Crédit Agricole 31 reste la première banque de Haute-Garonne.

 

Par Florine Galéron                       

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Google a 20 ans : voici les moteurs de recherche qu'il a enterrés

Google a 20 ans : voici les moteurs de recherche qu'il a enterrés | Toulouse networks | Scoop.it

Avec son algorithme PageRank, Google a non seulement balayé les acteurs en place mais aussi réussi a préserver son avance. Petite rétrospective d’une hécatombe qui n’en finit plus.

Google fête aujourd’hui ses vingt ans d’existence. Créé le 4 septembre 1998 dans un garage de la Silicon Valley, la société créée par Sergueï Brin et Larry Page compte plus de 85.000 salariés et génère un chiffre d’affaire colossal de 66 milliards de dollars. A la base de ce succès, il y a un algorithme, PageRank, qui a révolutionné la recherche web. Plus rapide, plus complet, plus pertinent… le moteur de recherche de Google est devenu rapidement la principale porte d’accès de la Toile. Et c’est toujours plus ou moins le cas aujourd’hui. La firme a durablement écrasé toute la concurrence et, pour l’instant, il n’a aucun véritable concurrent en vue.

Pourtant, Google n’était pas le premier moteur de recherche. Avant son arrivée, les internautes utilisaient des services tels que Lycos, AltaVista, Excite, Yahoo ou Ask. Certains, comme Yahoo, regroupaient les sites de web de façon thématique sous la forme d’un portail. D’autres, comme AltaVista ou Lycos, proposaient déjà un moteur de recherche par mots clés. En 1999, Lycos a même été le site le plus visité de toute la Toile.

WayBackMachine - Lycos et AltaVista en 1999

Avec l’arrivée de Google, tous ces services ont été pulvérisés. La plupart de ces sites existent toujours, mais ils n’attirent plus grand monde. Lycos.com est désormais classé en 34.278ème position sur Alexa. La première position est détenue, évidemment, par Google. AltaVista n’existe plus. Seul Yahoo, classé en 6ème position, a réussi à garder la tête hors de l’eau. Mais ce n’est pas vraiment grâce à son moteur de recherche - un service désormais sous-traité à Bing de Microsoft - mais à sa messagerie email.   

Au-delà de cette vieille garde, d’autres ont essayé de relever le challenge. La mention spéciale est attribuée à Quaero, le moteur de recherche avec lequel Jacques Chirac et Gerhard Schröder voulaient enfin libérer l'Europe des griffes du méchant Google. Le projet de recherche a démarré en 2005, mais les Allemands se sont rapidement désolidarisés pour se concentrer sur un autre projet. Le programme Quaero s'est terminé en 2013 après avoir englouti 200 millions d'euros. Le développement n’a jamais dépassé le stade du démonstrateur.

Microsoft a également essayé d'exister. Au départ, son moteur de recherche s’appellait MSN Search. Ce nom a été remplacé par Windows Live Search, puis Live Search. En 2009, Microsoft choisit finalement le nom de Bing, une nouvelle identité censée faire oublier ses errements précédents et montrer le renouveau de l’offre. Sa rentabilité, toutefois, n’arrive qu’en 2015. Aujourd’hui encore, le service de Microsoft arrive à peine à la cheville de Google, avec 7,7 % de parts de marché selon NetMarketShare (auxquels on peut ajouter les 4 % de Yahoo).

NetMarketShare - Parts de marché en août 2018

Face à l’exploitation éhontée des données personnelles par Google, une nouvelle tendance a récemment émergé : les moteurs de recherche respectueux de la vie de privée de l’internaute. Ses principaux représentants sont DuckDuckGo et Qwant. L’approche est franchement intéressante, mais pour l’instant il est encore trop pour dire si l’essai pourra être transformé un jour. Ces services n’atteignent pour l’instant que 0,2 et 0,02 % de part de marché respectivement, toujours selon NetMarketShare. 

Le seul à dépasser les 10 % de parts de marché est Baidu, le moteur chinois. Mais ce n’est pas vraiment du jeu car Google n’est pas présent en Chine. Par ailleurs, la démographie chinoise gonfle mécaniquement les parts de marché de ce service. La performance de l’un par rapport à l’autre est donc difficile à évaluer.

En revanche, Yandex mérite une ola. Créé en 1997, ce site est aujourd’hui le moteur préféré des Russes en dépit de la présence de Google.ru. C’est finalement la seule entreprise qui ait réussi à battre la firme de Mountain View. Chapeau.

Gilbert KALLENBORN

Journaliste

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Kyanos espère lever 3 à 5 millions d'euros en 2019 pour son usine de microalgues

Kyanos espère lever 3 à 5 millions d'euros en 2019 pour son usine de microalgues | Toulouse networks | Scoop.it

Vinh Ly a fondé en 2016 la biotech Kyanos.

 

La biotech toulousaine Kyanos a mis au point une technique pour cultiver une microalgue bleue, riche en protéines, qui peut servir à la fabrication de compléments alimentaires et équilibrer un régime vegan. Après avoir levé 200 000 euros en mai dernier, elle prépare un nouveau tour de table pour financer la construction d'une unité de production d'un hectare.

 

L'Occitanie pourrait bientôt devenir une région pionnière dans la production... d'une microalgue bleue. Moins connue que la spiruline, l'Afa est dotée de nombreuses vertus nutritionnelles qui peuvent pallier un régime végétarien ou vegan : "Elle contient de la vitamine B12 (que l'on retrouve principalement dans les viandes), des protéines mais aussi de la phycocyanine, au pouvoir antioxydant qui est un colorant bleu naturel", détaille Vinh Ly.

Une microalgue transformée en complément alimentaire

Cet entrepreneur toulousain, qui a passé 9 années à vendre des jets privés pour Airbus, s'est ensuite tourné vers la vente de compléments alimentaires. C'est par ce biais qu'il a fait la découverte des propriétés de la microalgue bleue. En 2016, Vinh Ly a fondé la biotech Kyanos qui développe une technique pour cultiver une microalgue bleue en intérieur. Il teste d'abord le procédé dans un conteneur maritime isotherme et stérilisé installé dans le hangar du Fablab de Toulouse.

Depuis, la startup de 3 personnes a déménagé au sein de la pépinière biotech de Toulouse Métropole sur le site de l'Oncopole. "Nous avons à notre disposition 80 m2. Nous produisons quelques kilos d'algues par an pour éprouver le procédé et fournir des échantillons aux clients que nous démarchons", précise Vinh Ly.

Kyanos cible en priorité les fabricants de compléments alimentaires qui pourront transformer la microalgues en poudre ou en gélules, ainsi que les réseaux de distribution en alimentation bio.

Une unité de production d'un hectare en projet

La startup a réalisé une première levée de fonds de 200 000 euros en mai dernier auprès de business angels toulousains en vue du dépôt de brevet et d'une extension de ses laboratoires de fabrication. Kyanos devrait commencer à commercialiser ses premiers produits d'ici la fin 2018 auprès de clients français.

"Nous prévoyons également un nouveau tour de table de 3 à 5 millions d'euros début 2019 pour financer le lancement d'une unité de production d'un hectare capable de fabriquer jusqu'à 10 tonnes par an d'algues bleues. Plusieurs sites sont à l'étude. Nous aimerions l'implanter de préférence en région Occitanie dans un lieu axé sur l'économie circulaire avec par exemple des systèmes de création de chaleur par la méthanisation", détaille l'entrepreneur.

"Ce sera la première usine au mon

de de production de cette algue bleue !" s'enthousiasme Vinh Ly.

 

Par Florine Galéron

 
 
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Microsoft choisit l’Occitanie pour ouvrir une deuxième école dans l’Hexagone, après Paris

Microsoft choisit l’Occitanie pour ouvrir une deuxième école dans l’Hexagone, après Paris | Toulouse networks | Scoop.it

À la rentrée, Microsoft va ouvrir près de Montpellier une école chargée de former des développeurs et développeuses en intelligence artificielle. La deuxième en France après Paris.

 

Cette école formera une trentaine de jeunes, âgés de 19 à 39 ans. Le géant américain Microsoft va ouvrir à la rentrée 2018 une école chargée de former des développeurs et développeuses en intelligence artificielle. La deuxième en France après celle lancée en mars 2018 dans la région parisienne.

Sélection sur entretien

Les candidats – des personnes éloignées de l’emploi – seront admis sur entretien afin de suivre un cursus de 7 mois suivi par douze mois en alternance au sein d’entreprises partenaires.

Une formation financée par la région Occitanie et Microsoft

Le lieu n’a pas été choisi au hasard. L’école sera située à Castelnau-le-Lez (Hérault), près de Montpellier, à proximité du futur parc Eurêka et des entreprises Dell et IBM.

 

Cette formation, qui doit démarrer en octobre 2018, sera financée à part égale par la Région Occitanie et Microsoft

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IA, santé, e-mail, paiement : Qwant change de dimension pour devenir le Google européen

IA, santé, e-mail, paiement : Qwant change de dimension pour devenir le Google européen | Toulouse networks | Scoop.it

Dans ses nouveaux locaux parisiens flambants neufs, Eric Léandri a décliné d'un coup la stratégie de Qwant et voulu montrer que la startup est prête à changer de dimension, pour attaquer sérieusement Google en France et en Europe.

 

Le moteur de recherche français étend considérablement son écosystème de services, de la santé (Qwant Med) au paiement (Qwant Pay), en passant par la messagerie électronique (Qwant Mail), la cartographie (Qwant Maps) et les sports (Qwant Sports). L'objectif : concurrencer sérieusement Google et devenir le moteur de recherche d'une Europe en quête de sa souveraineté numérique.

Recherche en ligne, cartographie, messagerie électronique, solution de paiement, réalité virtuelle, santé connectée... Non, il ne s'agit pas d'un inventaire des services proposés par le géant américain Google, mais celui, en construction, de la startup française qui rêve de lui damer le pion en Europe : Qwant. Ce jeudi 14 juin, son président et fondateur Eric Léandri, a présenté, en présence du ministre de l'Économie Bruno Le Maire et du secrétaire d'État au Numérique Mounir Mahjoubi, toute une gamme de nouveaux services, complétant un écosystème de plus en plus large.

L'objectif : créer un "environnement sécurisé global" pour l'utilisateur, qui soit aussi divers, attractif et pratique que celui de Google, le respect de la vie privée et la protection des données en plus. Car Qwant ne récolte et ne traite aucune donnée personnelle sur ses utilisateurs. Il se finance grâce à la publicité, mais se refuse à ce que celle-ci soit ciblée.

Lire aussi : Pourquoi le moteur de recherche Qwant mise sur l'intelligence artificielle

 

Née à Nice en 2011, la pépite qui a levé 18,5 millions d'euros supplémentaires en 2017, voulait frapper un grand coup. Dans ses nouveaux locaux parisiens flambant neufs, Eric Léandri a décliné d'un coup la stratégie de Qwant et voulu montrer que la startup est prête à changer de dimension, pour attaquer sérieusement Google en France et en Europe. Présente à Nice (développement technique du moteur de recherche), Paris (direction commerciale et financière), Epinal (travail de recherche sur la sémantique), Rouen (sécurité), Ajaccio (musique), ainsi qu'à Milan et à Berlin (filiales locales) en attendant Suzhou en Chine (R&D sur la data), Qwant emploie actuellement 164 personnes et espère réaliser un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros en 2018, après 3,5 millions d'euros l'an passé.

Qwant Sports lancé à point nommé pour la Coupe du monde

Avec 70 millions de visiteurs uniques par mois, Qwant reste toujours très loin de Google, qui pèse à lui seul plus de 90% du marché européen de la recherche en ligne. Pour l'heure disponible en 28 langues, Qwant propose un moteur de recherche éthique décliné sur ordinateur et sur mobile, une déclinaison pour les enfants (Qwant Junior) soutenue par l'Éducation nationale, et plusieurs moteurs de recherche thématiques, l'un sur l'univers des jeux vidéo (Qwant Games), l'autre sur la musique (Qwant Music).

Alors que débute la Coupe du monde de football, l'entreprise va lancer en juillet sa nouvelle déclinaison verticale, Qwant Sports. Comme pour Games ou pour Music, il s'agit d'une plateforme dans la plateforme, qui permet aux amateurs de sports de disposer directement de l'ensemble de l'actualité sportive (résultats, vidéos, photos, profil des joueurs, matchs en direct...). Eric Léandri, qui souligne que les requêtes sportives représentent entre 20% et 30% du trafic sur son moteur de recherche tous les matins, espère ainsi surfer sur la Coupe du monde pour recruter de nouveaux utilisateurs et poursuivre son hyper-croissance : Qwant vient d'entrer dans le Top 1000 des sites les plus fréquentés au monde, à la 982e place, +900 places en un an.

 

Lire aussi : Qwant travaille ses futurs utilisateurs dès l'enfance

 

Qwant Mail, Qwant Maps et Qwant Pay arrivent en septembre

Comme Google le fait déjà, Qwant prépare aussi pour septembre une étendue de son écosystème à la messagerie en ligne et à la cartographie, avec Qwant Mail et Qwant Maps. Le premier sera une messagerie sécurisée, chiffrée et non-intrusive, le second un service de cartographie "sans tracking", qui géolocalisera l'utilisateur à la demande mais n'en gardera aucune trace et n'utilisera pas ses données.

Enfin, l'autre gros morceau est le lancement, lui aussi prévu pour septembre, de Qwant Pay, un service de paiement mobile qui viendra concurrencer Google Pay, Apple Pay et WeChat, avec l'espoir de leur ravir le marché européen encore à prendre. Le service est piloté par Laurent Renard, à la fois vice-président de Qwant Pay et Pdg de la joint-venture Toro basée à Barcelone.

 

Lire aussi : Qwant se verdit un peu plus avec Akuo Energy

 

Qwant Med et Qwant Sécurité Civile, l'innovation au service de la société

Eric Léandri a aussi annoncé l'ouverture de Qwant Med & Surgery, un service qui met la puissance de calcul de ses serveurs au service d'applications médicales de réalité augmentée ou d'imagerie. Piloté par un docteur en intelligence artificielle, Armand Aymar, le service conçu avec Nvidia se veut au service des médecins. Il permet par exemple à des chirurgiens de réaliser des opérations en réalité augmentée, en visualisant en 3D la zone de l'opération pour améliorer la précision et l'efficacité de l'acte.

Enfin, Qwant collabore aussi avec l'État pour l'information des populations en cas de crise. C'est le programme Qwant Sécurité Civile, qui permet par exemple d'afficher des alertes sur Qwant, d'envoyer des SMS de prévention.

 

Lire aussi : Comment Qwant a mis un tigre dans son moteur

 

Qwant, symbole politique d'une Europe qui tente de conquérir sa souveraineté numérique

Si le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, et le secrétaire d'État au Numérique, Mounir Mahjoubi, se sont affichés aux côtés d'Éric Léandri lors des annonces, ce n'est pas seulement pour soutenir l'une des startups les plus emblématiques de la French Tech.

C'est aussi et surtout car Qwant - qu'Emmanuel Macron a invité à la dernière minute à participer au sommet Tech for Good de mai dernier - est désormais un symbole très politique : celui d'une startup française qui attaque frontalement Google en portant les valeurs européennes d'une innovation éthique et durable, et qui ambitionne de devenir lui aussi un géant. Qwant, qui n'a pourtant accompli qu'une infime fraction de ses ambitions et reste un nain de la recherche sur Internet, est le trophée que les politiques français brandissent pour incarner la nouvelle ligne résolument offensive de l'Europe face aux Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et aux géants du Net américains et chinois en général, qui cannibalisent l'innovation.

"Qwant est une réponse à tous les sceptiques qui pensent qu'on ne peut pas lutter face à Google. C'est une entreprise digitale française de premier plan, et demain il y en aura beaucoup d'autres en Europe", a fièrement affirmé Bruno Le Maire, érigeant la startup comme un modèle à suivre.

Pour le ministre de l'Économie, qui a rappelé son objectif d'aboutir à une taxation européenne des Gafa "juste" d'ici au début de l'année 2019, Qwant continue à "défendre nos intérêts au niveau national et européen, tout comme le RGPD". "Les données sont la nouvelle forme du pouvoir économique, financier et politique. Il faut protéger les données et imaginer un autre traitement [que celui des Gafam, NDLR]. Qwant incarne ces valeurs, c'est même un enjeu civilisationnel", a-t-il poursuivi.

 

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Ces drôles d' inventions «made in Occitanie» - 13/05/2018

Ces drôles d' inventions «made in Occitanie» - 13/05/2018 | Toulouse networks | Scoop.it

Leaf, chercheurs d'idées sur sable chaud:

 

«C'est au bord de la plage que mon ami Cyrille et moi avons eu l'idée de créer un parasol beaucoup plus maniable et résistant pour les vacanciers» explique Xavier Aubry, l'inventeur toulousain du parasol 2.0. Avec sa toile couvrant une surface de plus de 170 centimètres et ses prises USB permettant de charger son smartphone, l'objet révolutionnaire offre même la possibilité d'installer un panneau solaire sur son ombrelle. L'invention du parasol 2.0 a été présentée au concours Lépine édition 2017.

 

Sanifree, une idée à laquelle on ne tire pas la chasse:

Les inventeurs de cette nouvelle toilette, venus tout droit des Pyrénées-Orientales, ont voulu proposer un objet permettant de gagner de la place. Le WC peut s'encastrer dans le mur et donc passer inaperçu. Un bouton baisse la cuvette pour l'utiliser, et ce même bouton permet également de la rabattre contre le mur et de procéder à un nettoyage qui dure une minute. Les deux créateurs de cette troisième génération de WC (après ceux fixés au sol et les suspendus) ont remporté une médaille d'or Lépine en 2016.

Application connectée par maman high-tech:

«C'est tout bête, mais il fallait y penser» raconte l'ingénieuse maman toulousaine. Son enfant, Allan, est diagnostiqué d'un «autisme de Kanner» à l'âge de 18 mois. Estelle pense donc astucieusement à coller chronologiquement sur un mur les consignes élémentaires pour qu'Allan puisse les consulter. Après avoir atteint la totalité du financement nécessaire, elle invente l'application qui permet à son fils de consulter les consignes sur sa montre connectée. Lors de son apparition au concours 2016, elle remporte trois prix.

 

Le four solaire:

«SunPlicity», c'est un four solaire de forme parabolique constitué de miroirs en aluminium anodisé. Cet objet, crée par Alain Bivas, est utilisé en extérieur pour faire cuire des aliments sous plusieurs formes, puisqu'il est possible de passer d'un mode «barbecue» pour faire griller des morceaux de viande à un mode «four» pour les pizzas par exemple. Avec un poids inférieur à 3 kg et pliable dans plusieurs sens, la création de cet Albigeois a été primée d'une médaille d'Or au concours Lépine en 2011.

 

La Dépêche du Midi
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La lente agonie de Skype auprès du grand public

La lente agonie de Skype auprès du grand public | Toulouse networks | Scoop.it

Si beaucoup rechignent aujourd'hui à lancer Skype — et encore plus depuis son récent ravalement de façade —, il fut un temps où la messagerie VoIP était à la mode… Aujourd'hui, les solutions pour discuter en ligne sont nombreuses, de Messages à FaceTime, en passant par les messageries de Facebook (Messenger, WhatsApp), Snapchat, Slack, et toutes les autres. Skype a loupé le coche.

Comme AIM1, Skype avait toutes les cartes en main pour devenir la plateforme de communication de référence. Au lieu de cela, on rechigne à l'utiliser… Que s'est-il passé ? Bloomberg retrace le lent déclin du logiciel sur lequel plane l'ombre de Microsoft.

Skype 5.9 (2012).

Skype est devenu la propriété de l'éditeur de Windows en 2011 ; Microsoft acquiert le logiciel pour la somme rondelette de 8,5 milliards de dollars, un chèque rempli pour plusieurs fonds d'investissement qui détenaient Skype depuis 2009. Auparavant, l'application appartenait à eBay, qui en 2005 avait mis 2,6 milliards sur la table des fondateurs, Niklas Zennström et Janus Friis.

Cette acquisition par Microsoft repose en grande partie sur la volonté de Steve Ballmer, le CEO de l'époque, de miser sur une marque populaire (devenue un verbe, signe de son succès) et numéro un dans son secteur. Après l'achat, Microsoft n'a pas l'intention de laisser Skype batifoler dans tous les sens.

Le nouveau proprio a une idée en tête : faire du logiciel un incontournable dans les communications en entreprises. Un pari stratégique qui tenait la route à l'époque, d'ailleurs c'était aussi celui de la précédente direction de Skype. Au départ, Ballmer promet de laisser le logiciel opérer en dehors de Lync, la solution « maison » pour la VoIP professionnelle.

Skype for Business.

Deux ans plus tard, la promesse est jetée au panier : Microsoft fusionne Skype avec Lync, qui devient Skype for Business, et intègre tout cela au chausse-pied dans Office. Cette version business de Skype fait maintenant partie des arguments pour vendre des abonnements à Office 365 (et concurrencer les solutions Cisco).

Skype for Business compte à son actif plusieurs grands comptes, comme GM (220 000 employés utilisent le logiciel), Accenture, SNC Lavalin, des banques… Mais si la déclinaison professionnelle de Skype a trouvé un public, c'est au détriment des utilisateurs lambda. Les entreprises cherchent la sécurité, la fiabilité, la possibilité de passer des appels de groupe.

Le grand public veut également utiliser un logiciel solide, mais les besoins se portent aussi sur la facilité d'emploi et une bonne qualité des appels. Microsoft prend en charge les deux logiciels (Skype et Skype for Business) et les différentes déclinaisons mobiles, mais la technologie est identique d'une mouture à l'autre et surtout, l'éditeur a d'abord en tête les utilisateurs pro.

Le risque était de se détourner de monsieur et madame tout-le-monde, qui ont fait le succès de la plateforme d'échanges : ils en aimaient le côté simple et facile. La concurrence a rattrapé le logiciel de Microsoft, trop occupé à satisfaire sa clientèle d'entreprises. Ironiquement, le ripolinage de l'été dernier visait à remettre Skype dans la roue de Messenger, Snapchat et des autres, en reprenant des idées déjà un peu passées de mode (Stories, stickers sur des vidéos, bulles colorées…).

Lori Wright, la directrice générale de Skype, explique qu'elle s'attendait à ce que ce « changement radical de design » soit mal reçu à son lancement. « Ce que nous voyons désormais, c'est [que les utilisateurs] ne le détestent plus ». On se contente comme on peut ! La dirigeante ne donne malheureusement pas de chiffres. Le plus récent date de 2016, avec un total de 300 millions d'utilisateurs.

Selon d'anciens employés de Microsoft, ce seuil n'avait pas bougé en fin d'année dernière. En comparaison du nombre d'utilisateurs de WhatsApp (1,5 milliard actifs chaque mois), ce n'est tout de même pas glorieux, surtout avec une marque qui était aussi puissante. Microsoft peut certainement se contenter de ses clients d'entreprises (Skype figure d'ailleurs en bonne place dans les éléments marketing de la toute nouvelle Surface Hub 2). Le grand public a lui fait son choix et il n'est pas en faveur de Skype.

Jacques Le Bris's insight:

La messagerie d'AOL a définitivement fermé ses portes en décembre dernier. ↩︎

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La faille informatique chez Twitter n'est "pas un bug, mais une erreur, presque une faute", juge un expert en cyber-sécurité

La faille informatique chez Twitter n'est "pas un bug, mais une erreur, presque une faute", juge un expert en cyber-sécurité | Toulouse networks | Scoop.it

Le réseau social vous recommande de changer votre mot de passe. Il doit être "complexe" avec "des chiffres, des lettres et des signes de ponctuation", indique Nicolas Arpagian sur franceinfo.

 

L'annonce a créé un petit vent de panique sur Twitter : l'entreprise a demandé, jeudi 3 mai, à ses 330 millions d'utilisateurs de modifier le mot de passe de leur compte, en raison d'une faille découverte dans le système informatique du réseau social. Twitter parle d'une simple mesure de précaution et affirme qu'il n'y a eu aucun piratage dans sa base de données. "Ce n'est pas tellement une faille mais une erreur de leur part", considère sur franceinfo ce vendredi, Nicolas Arpagian, expert en cyber-sécurité.

franceinfo : De quelle faille parle-t-on exactement ?

Nicolas Arpagian : Les mots de passe, tels qu'ils étaient stockés, n'étaient pas remplacés par une série de lettres et de chiffres, qui permettent de les rendre illisibles à quelqu'un qui, de l'extérieur, accèderait à la base de données. Donc là, effectivement, le stockage en clair était non pas un bug, mais une erreur, presque une faute. Et là en l'occurrence Twitter prend les devants. Car l'entreprise est dans un agenda fragile. Il s'avère qu'il a publié pour la première fois des résultats positifs dans son histoire au dernier trimestre 2017, il est pour l'instant dans une situation instable, en développement, et il a besoin de dire à ses utilisateurs "Ayez confiance", et donc de faire en sorte d'anticiper. D'ailleurs il a eu la précaution de dire "Nous n'avons pas constaté d'usage frauduleux".

 

Il faut donc absolument écouter ces consignes et changer son mot de passe ?

Certainement. D'une part le remplacer par un mot de passe complexe c'est-à-dire qui mélange des chiffres, des lettres et des signes de ponctuation. Et d'autre part d'avoir un usage unique. Car l'une des craintes, c'est que si quelqu'un avait eu accès à cette base, il a la possibilité technique, dès lors qu'il aurait accès par exemple à un nom, d'automatiser le remplacement pour l'ensemble des autres sites sociaux, si vous avez utilisé ce mot de passe pour d'autres comptes de réseaux sociaux. Et c'est pour cela qu'on vous encourage à n'avoir qu'un usage unique de vos mots de passe.

 

Peut-on dire que les réseaux sociaux jouent leur survie sur cet enjeu de la sécurité ?

Oui, c'est le carburant de son économie. C'est ce qui lui permet de garantir à ses annonceurs que ces informations sont bien réelles, qu'elles sont intègres, qu'elles n'ont pas été modifiées. Mais également de rassurer celles et ceux qui lui confient ces informations. Donc on a ces deux publics qu'il lui faut rassurer. 

 

 

ll faut que les gens n'aient pas de doutes quant à l'intégrité des informations qu'ils confient aux réseaux sociaux

Nicolas Arpagian

franceinfo

 

La deuxième chose c'est la réglementation. Par exemple pour la zone Europe, le règlement général sur la protection des données qui prévoit des sanctions financières importantes en cas de perte ou de vol de données personnelles, et qui peuvent aller jusqu'à 4% du chiffre d'affaire mondial globalisé. Ce texte entre en vigueur le 25 mai prochain sur toute la zone européenne. Donc vous vous doutez bien qu'une entreprise a besoin d'être vigilante, quant à ses mesures de sécurité, notamment en ce qui concerne les mots de passe et les identifiants.

 

franceinfo
Radio France
publié le 04/05/2018
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L'Europe veut relever le défi de l'intelligence artificielle

L'Europe veut relever le défi de l'intelligence artificielle | Toulouse networks | Scoop.it

La Commission européenne veut développer les investissements dans l'intelligence artificielle et accompagner son essor par un meilleur partage des données. Elle prépare un code éthique sur le recours au robot.

 

C'est une révolution « qui est déjà là » et que l'Europe doit prendre à bras-le-corps : mercredi, la Commission européenne a dévoilé un plan d'action en faveur de l'intelligence artificielle (IA) en soulignant l'« urgence » de ne plus se laisser distancer par les Etats-Unis et l'Asie dans cette compétition mondiale.

Rattraper l'Amérique

« L'Europe doit investir au moins 20 milliards d'euros d'ici à 2020 », insiste Andrus Ansip, vice-président de l'exécutif européen. La Commission montre l'exemple, en promettant d'y consacrer 2 milliards de fonds européens, qui devraient générer selon elle 2 autres milliards d'euros d'investissement via les partenariats publics privés liés, en particulier dans le Big Data et la robotique. Elle appelle les Etats à lancer eux aussi des plans en ce sens, à l'instar de celui annoncé récemment par Emmanuel Macron ou de celui que prépare l'Allemagne. « La concurrence féroce au niveau international exige une action coordonnée » de l'UE, insiste la Commission, qui va préparer un plan en ce sens avec les Etats membres. Le 10 avril, 24 pays de l'UE, et la Norvège, ont signé une déclaration d'intention d'unir leur force dans le développement de l'IA. « Après 2020, il faudrait atteindre au moins 20 milliards d'euros investis chaque année », estime la commissaire au Numérique, Mariya Gabriel.

Le nerf de la guerre est bien financier. Si l'Europe peut se targuer de la qualité de ses chercheurs, de ses start-up et de son savoir-faire technologique (transports, médicaments, agriculture, etc.) comme autant d'atouts actuels et futurs, les fonds peinent à suivre : les investissements publics et privés dans l'IA ne pèsent aujourd'hui que de 4 à 5 milliards d'euros par an en Europe, deux à trois fois moins qu'en Asie et trois à quatre fois moins qu'aux Etats-Unis.

 

Libérer les données publiques

Les trois quarts proviennent globalement de l'investissement privé, que Bruxelles espère doper en favorisant l'accès aux données non personnelles, qualifiées d'« engrais de l'intelligence artificielle ». La commission propose pour cela de réviser la directive sur la réutilisation des informations du secteur public pour l'étendre aux secteurs des transports et des services collectifs et faciliter la réutilisation des données de recherche en libre accès résultant de financements publics. Elle annonce aussi, au passage, des recommandations sur la façon dont les dossiers médicaux électroniques des citoyens européens peuvent être échangés entre Etats membres.

 
 

Charte éthique

Le plan d'action prévoit enfin l'établissement, d'ici la fin de l'année, d'une charte éthique du recours à l'intelligence artificielle, comme le réclame un rapport du Parlement européen de janvier 2017. Bruxelles n'a en revanche pas retenu la proposition des eurodéputés de créer , jugeant cette option très prématurée.

 

Derek Perrotte
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