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Quel est l'exécutif régional autour de Carole Delga ?

Quel est l'exécutif régional autour de Carole Delga ? | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Après avoir élu Carole Delga présidente de la nouvelle région, la première assemblée plénière de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées a également adopté lundi 4 janvier la composition de sa commission permanente. Ces élus seront chargés d'attribuer les crédits du budget régional.

 

Les 158 nouveaux conseillers de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ont adopté ce lundi 4 janvier une délibération fixant la composition de la commission permanente. Composée de 52 membres dont la présidente Carole Delga, elle compte 31 sièges pour la gauche, 13 sièges pour le Front National et 8 sièges pour l'union de la droite et du centre. Cette instance se réunit régulièrement pour affecter les crédits votés lors du budget (programmation des travaux dans les lycées, attribution des subventions...).

Les 15 vice-président(e)s

Au sein de la commission permanente, l'exécutif du Conseil régional dispose de 15 vice-président(e)s :  6 élus PS, 3 PRG, 2 EELV, 1 MRC et 2 PCF (7 femmes et 8 hommes).

  • Sylvia Pinel, PRG, 1re vice-présidente en charge de l'Aménagement du territoire, des TIC (réseaux THD, HD, téléphonie) et des politiques contractuelles. Le 21 décembre, elle a confirmé son intention de se consacrer à son mandat régional et de démissionner de son poste de ministre du Logement, de l'égalité des territoires et de la ruralité. Elle devrait s'entretenir "dans les mois à venir" avec François Hollande et Manuel Valls.
  • Damien Alary, PS, l'ancien président de la Région Languedoc-Roussillon devient 2e vice-président en charge de l'Attractivité régionale et des relations internationales.
  • Agnès Langevine, EELV, 3e vice-présidente en charge de la Transition écologique et énergétique, de la biodiversité, de l'économie circulaire et des déchets.
  • Didier Codorniou, PRG, 4e vice-président en charge de l'Économie maritime, du littoral et des aéroports.
  • Nadia Pellefigue, PS, 5e vice-présidente en charge du Développement économique, de la recherche, de l'innovation et de l'enseignement supérieur. Elle gérera aussi la filière numérique. Elle était en charge de l'Enseignement supérieur, des finances et de l'égalité femme-homme en Midi-Pyrénées lors du précédent mandat.
  • Jean-Luc Gibelin, PCF, 6e vice-président en charge des Mobilités et infrastructures transports.
  • Kamel Chibli, PS, 7e vice-président en charge de l'Éducation, de la jeunesse et du sport.

Lire aussi : Région : ceux qui vont compter dans la nouvelle génération Delga

  • Béatrice Négrier, MRC, 8e vice-présidente en charge de l'Emploi, de la formation professionnelle et de l'apprentissage.
  • Vincent Labarthe, PS, 9e vice-président en charge de l'Agriculture et de l'enseignement agricole. Il occupait déjà ce poste au sein du Conseil régional de Midi-Pyrénées.
  • Guillaume Cros, EELV, 10e vice-président en charge des Affaires européennes, des fonds structurels, de la coopération au développement, de l'évaluation et de la prospective.
  • Jean-Louis Cazaubon, (sans étiquette, proche PS) 11e vice président en charge de l'Agroalimentaire et de la viticulture.
  • Jean-Louis Guilhaumon, PS, 12e vice-président en charge du Tourisme et du thermalisme. Il occupait déjà ce poste en Midi-Pyrénées.
  • Dominique Salomon, PRG, 13e vice-présidente en charge de la Culture et des langues occitanes. Elle était déjà à ce poste en Midi-Pyrénées.

Lire aussi : Culture en Midi-Pyrénées : "Le maintien des festivals est un choix politique"

  • Aurélie Maillols, PS, 14e vice-présidente en charge de la Montagne et de la ruralité.
  • Marie Piqué, PCF, 15e vice-présidente en charge des Solidarités, des services publics, de la vie associative et du logement

Les autres membres de la commission permanente

Pour l'union de la gauche :

  • Christian Assaf, député de la 8e circonscription de l'Hérault, il sera le président du groupe PS à la Région
  • Thierry Cotelle, secrétaire départemental du MRC en Haute-Garonne
  • Jacques Cresta, député PS de la première circonscription des Pyrénées-Orientales
  • Claire Fita, PS, conseillère municipale de Graulhet
  • Patrice Garrigues, PS
  • Emmanuel Gazel, PS, conseillère municipale de Millau
  • Hélène Giral, PS, vice-présidente de Région sortante
  • Geneviève Lasfargues, conseillère régionale sortante,
  • Nathalie Mader, PS, maître de conférence de droit public à l'Université Toulouse 1 Capitole
  • Gérard Onesta, la tête de liste régionale pendant la campagne pour EELV, le Front de Gauche et le Parti Occitan.
  • Pascale Peraldi, PS, vice-présidente du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées
  • Serge Regourd, proche EELV, professeur de droit
  • Dominique Satgé, PCF
  • Guilhem Serieys, Parti de Gauche
  • Véronique Vinet, EELV

Pour l'union de la droite :

  • Mary Bourgade, conseillère régionale sortante en Languedoc-Roussillon
  • Fatima Dahine, adjointe au maire de Perpignan
  • Anne-Sophie Monestier-Charrie, conseillère régionale sortante
  • Elisabeth Pouchelon, conseillère régionale sortante
  • Michel Py, maire de Leucate, conseiller régional sortant
  • Dominique Reynié, tête de liste régionale pendant la campagne
  • Stéphan Rossignol, maire de la Grande-Motte et président de la communauté d'agglomération du Pays de l'Or
  • Vincent Terrail-Novès, maire de Balma

Pour le Front National :

  • Marie-Dominique Bagur, conseillère municipale de Montauban
  • Sophie Blanc
  • Maïté Carsalade, ancienne élue de la Mairie de Toulouse sous Dominique Baudis
  • Anne-Marie Collard, femme de Gilbert Collard, député du Gard
  • Chantal Dounot-Sobraques, ancienne conseillère régionale de Midi-Pyrénées
  • Jean-François Fons, ancien adjoint au maire de Perpignan
  • France Jamet, présidente du groupe FN à la Région
  • Julien Leonardelli, secrétaire départemental du FN 31
  • Julia Plane, conseillère municipale de Lunel
  • Gérard Prato, conseiller municipal de Frontignan
  • Jean-Guillaume Remise
  • Julien Sanchez, maire de Beaucaire
  • Jean-Luc Yelma

Une seconde assemblée plénière devrait avoir lieu d'ici à la fin du mois. La loi a fixé comme lieu des 2 premières assemblées plénières des régions fusionnées la capitale provisoire. Cette seconde assemblée se tiendra à Toulouse.

Pour les autres assemblées à venir, l'exécutif décidera dans les semaines qui viennent. Carole Delga avait souhaité pendant la campagne qu'elles se tiennent à Montpellier.

 

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Carole Delga et Gérard Onesta dévoilent leur accord de majorité pour la Région

Carole Delga et Gérard Onesta dévoilent leur accord de majorité pour la Région | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Le Conseil régional de Midi-Pyrénées

 

Après avoir remporté les élections régionales dimanche 13 décembre, la liste d'union de la gauche devait trouver un accord de majorité. La socialiste Carole Delga et l'écologiste Gérard Onesta ont présenté ce lundi 21 décembre leur accord politique mettant en place une nouvelle gouvernance. Explications.

 

Huit jours après la victoire de la liste "Notre sud en commun" (rassemblant le PS, le PRG, le MRC, EELV, le PCF, le PG, le POC et le NGS) et autant de journées de négociation, la majorité de gauche dans l'assemblée régionale de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est parvenue à un accord politique.

"Tous ensemble, nous avons décidé d'être responsables et d'entendre le message envoyé par nos concitoyens, a annoncé la socialiste Carole Delga, qui devrait être élue présidente du Conseil régional le 4 janvier prochain.

Nous nous sommes mis au travail dès le 14 décembre pour présenter un accord de majorité. Nous sommes la seule région où la gauche unie l'a emporté. Nous devons être exemplaires. Le sursaut citoyen du second tour nous engage."

Un bureau de l'assemblée

Face à "une montée alarmante de l'extrême droite et le maintien à un très haut niveau de l'abstention", la nouvelle majorité a décidé de mettre en place une nouvelle gouvernance. L'objectif : donner plus de responsabilités à l'assemblée régionale afin qu'elle n'agisse plus en simple caisse enregistreuse de l'exécutif.

L'assemblée régionale sera dotée d'un bureau de 5 élus (3 PS, 1 PRG et un Nouveau Monde). Distinct du bureau du Conseil régional (composé par la présidente, les vice-présidents et les membres de la commission permanente), le bureau de l'assemblée, placé sous l'autorité permanente de la présidente de Région, a pour rôle de :

  • Garantir le respect des procédures démocratiques décisionnelles du Conseil régional.
  • Proposer des outils de concertation et d'évaluation citoyenne des politiques régionales.
  • Animer ponctuellement l'assemblée plénière sur délégation de la Présidente quand le dossier étudié aura pour origine l'assemblée elle-même.
  • Faire le lien avec l'assemblée des territoires.

Si les conseillers régionaux valident cette option le 4 janvier prochain, la tête de liste de Nouveau Monde Gérard Onesta - qui avait milité en faveur d'une dissociation des pouvoirs exécutif et législatif au sein du Conseil régional - présidera cet organe. "Si je suis élu, nous créerons le poste de rapporteur dont l'opposition pourra profiter pour avoir un droit à un temps de parole", a-t-il promis. Ces rapporteurs pourront "commenter, enrichir ou infléchir" les propositions de l'exécutif régional et proposer des rapports d'initiatives.

Par ailleurs, une conférence des présidents de commissions sera instituée une fois par trimestre sous la présidence de la présidente du Conseil régional et du président du bureau de l'assemblée, afin de mieux coordonner le travail de l'assemblée.

Afin de redonner le goût de la politique aux citoyens, la majorité s'engage à développer "une démocratie participative pleine et entière". L'assemblée régionale pourra être saisie par voie de pétition citoyenne. Les grandes politiques régionales feront l'objet d'une procédure d'évaluation publique. Les populations concernées seront consultées pour les grands projets d'aménagements du territoire. La possibilité d'organiser des référendums d'initiative citoyenne sera étudiée. Enfin, "Nous créerons des commissions thématiques citoyennes pour éviter les confrontations mortifères sur le terrain", a annoncé Gérard Onesta.

 

Une assemblée des territoires

Autre annonce d'envergure : la création d'une assemblée des territoires. "Le 21e siècle est celui de la République des territoires, affirme Carole Delga. En leur reconnaissant leurs spécificités, nous rendons la République Une et indivisible. À une époque, nous avions besoin de centralisation, nous avons maintenant la maturité politique." Cet organe consultatif se réunira pour la première fois courant 2016 à l'hôtel de la région et à une périodicité qui reste à déterminer.

Il proposera au Conseil régional des recommandations et des amendements sur les grandes décisions de ce dernier que "la Présidente s'engage à soumettre à sa propre assemblée". Aucun budget n'est prévu pour cette instance dont seront membres 158 élus locaux des collectivités composant la nouvelle région (différents de ceux élus à l'assemblée régionale).

 

Les 15 vice-président-e-s

Suivant les équilibres politiques et territoriaux, l'exécutif du Conseil régional, présidé par la socialiste Carole Delga, devrait comporter 6 élus PS, 3 PRG, 2 EELV, 1 MRC et 2 PCF (7 femmes et 8 hommes).

  • Sylvia Pinel, PRG, 1ère vice-présidente en charge de l'Aménagement du territoire, des TIC et des politiques contractuelles. Elle a confirmé son intention de se consacrer à son mandat régional et de démissionner de son poste de ministre du Logement, de l'égalité des territoires et de la ruralité. Elle devrait s'entretenir "dans les mois à venir" avec François Hollande et Manuel Valls.
  • Damien Alary, PS, 2e vice-président en charge de l'Attractivité régionale et des relations internationales.
  • Agnès Langevine, EELV, 3e vice-président en charge de la Transition écologique et énergétique, de la biodiversité, de l'économie circulaire et des déchets.
  • Didier Codorniou, PRG, 4e vice-président en charge de l'Économie maritime, du littoral et des aéroports.
  • Nadia Pellefigue, PS, 5e vice-présidente en charge du Développement économique, de la recherche, de l'innovation et de l'enseignement supérieur.
  • Jean-Luc Gibelin, PCF, 6e vice-président en charge des Mobilités et infrastructures transports.
  • Kamel Chibli, PS, 7e vice-président en charge de l'Éducation, de la Jeunesse et du Sport.
  • Béatrice Négrier, MRC, 8e vice-présidente en charge de l'Emploi, de la formation professionnelle et de l'Apprentissage.
  • Vincent Labarthe, PS, 9e vice-président en charge de l'Agriculture et de l'enseignement agricole.
  • Guillaume Cros, EELV, 10e vice-président en charge des Affaires européennes, des fonds structurels, de la coopération au développement, de l'évaluation et de la prospective.
  • Jean-Louis Cazaubon, (sans étiquette, proche PS) 11e vice président en charge de l'Agroalimentaire et de la viticulture.
  • Jean-Louis Guilhaumon, PS, 12e vice-président en charge du Tourisme et du thermalisme.
  • Dominique Salomon, PRG, 13e vice-présidente en charge de la Culture et des langues occitanes.
  • Aurélie Maillols, PS, 14e vice-présidente en charge de la Montagne et de la ruralité.
  • Marie Piqué, PCF, 15e vice-présidente en charge des Solidarités, des services publics, de la vie associative et du logement

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Régionales 2015. La liste de Carole Delga (PS) pour la Haute-Garonne dévoilée

Régionales 2015. La liste de Carole Delga (PS) pour la Haute-Garonne dévoilée | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Près d’un mois avant les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015, les listes de candidats de chaque formation engagée dans la bataille électorale se dévoilent petit à petit. Et pour cause : entre le 2 et le 9 novembre, chaque tête de liste régionale devra déposer officiellement en préfecture les 13 listes départementales constituées pour le scrutin.

Carole Delga, tête de liste régionale pour le PS et ses alliés du Parti radical de gauche (PRG) et du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a dévoilé, vendredi 30 octobre, les noms des 38 candidats de la liste établie en Haute-Garonne.

Une liste qui n’affiche aucune surprise de taille par rapport aux noms qui avaient été validés par les militants socialistes de Haute-Garonne en juin 2015. Quelques places ont cependant été libérées pour accueillir des membres du PRG et du MRC, en vertu des accords électoraux signés entre le PS et ces deux formations.

La liste sera probablement appelée à évoluer dans l’entre-deux tours des élections régionales en cas de qualification de Carole Delga et de fusion avec une autre liste. On pense évidemment à celle constituée par Gérard Onesta (EELV), regroupant écologistes, membres du Front de gauche, régionalistes et occitanistes.


  

Pascal Pallas

Rédacteur en chef
Jacques Le Bris's insight:
La liste:

1. Carole Delga (PS), 44 ans, tête de liste régionale, ancienne ministre, député de la 8e circonscription de Haute-Garonne.

2. Bertrand Monthubert (PS), 45 ans, professeur des universités.

3. Nadia Pellefigue (PS), 36 ans, conseillère régionale sortante.

4. Thierry Suaud (PS), 47 ans, conseiller régionale sortant, maire de Portet/Garonne.

5. Nathalie Mader (PS), 47 ans, maître de conférences.

6. Christophe Delahaye (PRG), 47 ans, directeur d’établissement public, conseiller régional sortant.

7. Michèle Garrigues (PRG), 65 ans, maire de Belberaud, conseillère régionale sortante.

8. Thierry Cotelle (MRC), 50 ans, directeur d’entreprise.

9. Aude Lumeau-Preceptis (PS), 42 ans, attachée de communication, conseillère municipal de Saint-Orens.

10. Philippe Briançon (PS), 48 ans, délégué du personnel au CNES, conseiller régional sortant.

11. Rachida Lucazeau (PS), 51 ans, fonctionnaire territoriale.

12. Michel Boussaton (PS), 65 ans, chirurgien retraité, conseiller régional sortant.

13. Marie-Caroline Tempesta (PS), 53 ans, agent territoriale, adjointe au maire de Carbonne.

14. Bernard Keller (PRG), 67 ans, retraité d’Airbus, maire de Blagnac.

15. Mireille Murawski (PS), 54 ans, déléguée générale d’une organisation de coopération internationale.

16. John Palacin (PS), 37 ans, fonctionnaire du ministère des finances, conseiller municipal de Luchon.

17. Fabienne Vitrice (PS), 43 ans, professeur des écoles, maire de Fontenilles.

18. Guy David (PS), 68 ans, retraité de la SNCF, adjoint au maire de Cintegabelle.

19. Laure Vigneaux (PS), 41 ans, fonctionnaire territoriale, maire de Miramont-de-Comminges.

20. Marc Stzulman (PS), 30 ans, collaborateur parlementaire.

21. Nadia Bakiri (PS), 37 ans, commerciale.

22. Denis Parise (société civile), 56 ans, ex responsable syndical à Molex, conseiller régional sortant.

23. Monique Fallières (PRG), 51 ans, agent immobilier, conseillère municipale à La Salvetat.

24. Nicolas Tissot (PS), 39 ans, cadre en télécom.

25. Marie-Pierre Gleyzes (MRC), 54 ans, professeur des universités, conseillère régionale sortante.

26. Patrick Prodhon (PS), 45 ans, ingénieur, conseiller municipal de Castanet-Tolosan.

27. Julie Tosi (PS), 43 ans, cadre territorial.

28. Rémi Demersseman-Pradel (PS), 40 ans, chef d’entreprise.

29. Sophie Adroit (PS), 58 ans, employée administrative, adjointe au maire de Cambiac.

30. Pierre-Nicolas Bapt (PRG), 49 ans, cadre dans le secteur associatif.

31. Faustine Rivoal (PS), 21 ans, étudiante.

32. Ousseynou Diaw (PS), 48 ans, commerçant.

33. Lola Mirebeau (société civile), 28 ans, attaché territoriale, conseillère municipal de Verfeil.

34. Hervé Hirigoyen (PS), 48 ans, technicien de cinéma.

35. Saliha Mimar (PS), 56 ans, ingénieure.

36. Daniel Régis (PS), 68 ans, retraité, conseiller municipal de Villemur-sur-Tarn.

37. Martine Courdon-Dequidt (PRG), 62 ans, responsable administratif.

38. Julian Chainet (PS), 45 ans, médecin, maire de Montgaillard-sur-Save.

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Régionales 2015. Iborra (PS): «Vu le spectacle que nous donnons, je crains pour les chances de Carole Delga »

Régionales 2015. Iborra (PS): «Vu le spectacle que nous donnons, je crains pour les chances de Carole Delga » | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Le comportement de son camp durant les premiers mois de la campagne des élections régionales désespère la députée socialiste de Haute-Garonne qui décide de hausser le ton.

  


Côté Toulouse: Loin de la traditionnelle discipline légitimiste du Parti socialiste, vous haussez fréquemment et publiquement le ton sur la méthode déployée par le PS dans cette campagne des élections régionales (6 et 13 décembre). Pourquoi ?

Monique Iborra: Dès le début de la réflexion du PS sur les élections régionales, j’ai souvent dénoncé ce qui ne me semblait pas normal et qui ne correspondait pas à ce pourquoi je suis engagée au Parti socialiste depuis de très nombreuses années. Un exemple: celui du non cumul des mandats pour lequel le PS s’est fortement engagée, pour lequel les Français nous approuvent et en faveur duquel les parlementaires ont légiféré.

 

Malgré ce principe, notre candidate Carole Delga a clairement dit qu’elle cumulerait son mandat de parlementaire (elle est redevenu députée en juillet 2015 après sa démission du gouvernement, ndlr) avec la présidence de région si elle devait être élue en décembre. Cela, je ne l’accepte pas !

 

De façon plus générale, je suis gênée par le spectacle que nous donnons dans un contexte difficile et nouveau pour les citoyens, celui de la fusion inédite des régions. Malgré cette période difficile, on manque d’être clair. Et dans un contexte de défiance à l’égard de la politique, on se trompe d’époque.

  

CT: L’accord scellé entre le PS et le PRG, lundi 27 juillet 2015, appartient-il à une autre époque ?

MI:  Cet accord, c’est la cerise sur le gâteau. Imaginez-vous que l’on va inventer une présidence déléguée, je dis bien inventer une fonction qui n’existe pas aujourd’hui. Je ne sais pas comment d’ailleurs. Un texte sera-t-il proposé au Parlement ? Si ce devait être le cas, je ne le voterai pas. Au-delà de la forme, c’est également le fond que je conteste sur ce point. Cette présidence déléguée, promise à Damien Alary, n’aura d’autre effet que de conserver le principe de deux présidences de régions distinctes: Carole en Midi-Pyrénées et Damien en Languedoc-Roussillon. Voilà qui ne correspond ni à la loi, ni à l’esprit de la loi qui veut fusionner deux régions en une seule.

 

Enfin, comment peut-on encore envisager des accords d’appareils politiques distribuant les postes, avant que les électeurs, qui réprouvent ces méthodes et nous le disent à chaque élection, se soient prononcés ? Comment peut-on n’invoquer que des postes et n’évoquer même pas une ligne de contenu, de projet ? C’est choquant et mes valeurs démocratiques ne peuvent l’accepter.

 

 

CT: Pourquoi, selon-vous, le PS a-t-il agi de la sorte ?

MI: Je me pose la question. Je ne comprends pas. Je ne peux l’expliquer que par une forte volonté du PS de conserver son dernier allié, tant dans la région qu’au parlement, où le PRG participe concrètement à la majorité. Mais cette méthode va totalement à l’encontre du désir de rénovation que partagent à la fois les militants socialistes et l’ensemble des Français. Aujourd’hui, parlons plutôt d’anti-rénovation.

  

CT: Craignez-vous pour les chances de Carole Delga (PS) dans cette campagne ?

MI: Absolument, les conditions me paraissent difficiles. Il faut voir le choses en face: il y a une multiplication des listes, EELV s’entend avec le Front de gauche… J’appelle à un sursaut, à une clarification rapide. Carole Delga doit reprendre les choses en main.

 

Carole Delga n’aurait jamais du accepter cet accord avec le PRG. Elle se trouve décrédibilisée et elle va se dissoudre dans cette alliance où il est désormais question, après avoir parlé de binôme, d’un quatuor de tête avec Damien Alary, Sylvia Pinel et Didier Codorniou. La tête de liste doit rester la tête de liste, elle doit décider, elle doit proposer.

 

Vu le spectacle que nous donnons je crains pour les chances de Carole Delga. Je me demande bien comment nous pouvons espérer inciter les électeurs à voter. Je me demande également quel va être le comportement de nos militants. Légitimistes de nature, ils ne s’expriment pas publiquement mais ils peuvent réagir autrement: en ne participant pas à la campagne, en ne votant pas.

  

CT: De façon plus personnelle, pourquoi montez-vous ainsi au créneau ? Imaginez-vous vous placer en dissidence de votre parti ?

MI: Je ne suis pas engagé au PS pour accepter tout et n’importe quoi et je me réserve le droit de dire ce que je pense. Je verrai comment le PS réagira à ce que je peux exprimer mais il est clair que je ne reviendrai pas sur mes propos. 


Pascal Pallas

Rédacteur en chef



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Régionales : relations tendues entre PS et PRG, l'accord est bloqué

Régionales : relations tendues entre PS et PRG, l'accord est bloqué | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Carole Delga (PS) et Sylvia Pinel (PRG)


Mardi 21 juillet, le PRG doit se prononcer sur sa stratégie pour les régionales de 2015, après des semaines de tension et de négociations avec le PS. Selon nos informations, l'accord avec les socialistes est bloqué pour l'instant. Le parti de Jean-Michel Baylet exigerait notamment le poste de 1er vice-président de la Région, déjà promis au PS Damien Alary et 4 têtes de listes départementales. Une rivalité "Carole Delga / Sylvia Pinel" complique ces tractations houleuses. Ce vendredi, le 1er secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis s'est rendu en urgence à Toulouse pour tenter de débloquer la situation.

 

Le PS et le PRG sont autour de la table des négociations. Pour rappel, le 27 juin dernier, Jean-Michel Baylet a menacé de quitter la partie avant même qu'elle ne débute : après une déclaration de Carole Delga, il a annoncé l'annulation d'une réunion, prévue le 9 juillet, avec le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Le PRG déclarait alors dans un communiqué :

"Contrairement à ce qu'a déclaré aujourd'hui Carole Delga (la candidate avait assuré qu'elle était "optimiste pour une union avec les radicaux de gauche", NDLR), c'est bien Jean-Michel Baylet et le PRG qui ont, dans un esprit de responsabilité, demandé à rencontrer Jean-Christophe Cambadélis. Au vu de l'utilisation politique faite de cette initiative par Madame Delga, Jean-Michel Baylet annule ce rendez-vous."

En réalité, d'après nos informations, Jean-Michel Baylet a bien rencontré Jean-Christophe Cambadélis et la réunion s'est déroulée comme prévue. Depuis, les négociations sont en cours. La patron des élections et député de la Haute-Garonne Christophe Borgel représente le PS. Guillaume Lacroix, secrétaire général du PRG et conseiller de Manuel Valls à Matignon, est en charge des intérêts de Jean-Michel Baylet.

 

"Des revendications indéfendables"

Les téléphones portables des deux protagonistes restent fermés à la presse. Malgré ce black-out soigneusement entretenu, des éléments filtrent. D'après nos informations, Guillaume Lacroix est dans une position inconfortable. Conseiller de Manuel Valls à Matignon, le responsable national du PRG est entre l'enclume politique de son parti et le marteau professionnel de son patron, Manuel Valls. Un patron socialiste qui, de surcroit, a défendu la candidature aux régionales de son ex-secrétaire d'État, Carole Delga.

Mais, surtout, selon un fin connaisseur des arcanes radicales, Guillaume Lacroix doit défendre des revendications indéfendables. Le négociateur de Jean-Michel Baylet doit obtenir 22 places et plusieurs vice-présidences, mais aussi 4 têtes de listes départementales : le Tarn, le Tarn et Garonne, les Hautes-Pyrénées et l'Aude.

Dimanche 12 juillet, Jean-Michel Baylet, Sylvia Pinel et les présidents des 13 fédérations départementales sur la grande région, se sont réunis au bord du lac Saint-Ferréol, à côté de Revel. Lors de cette rencontre dans les murs de l'hôtellerie du Lac, le patron du PRG n'a pas évoqué les termes de l'accord. Des groupes de travail ont planché sur des éléments de programme, notamment sur le sport. Didier Cordoniou (conseiller régional et maire de Gruissan) et Christophe Delahaye (conseiller régional et président du PRG31) sont en charge des propositions. Mais, en dehors de ce tour d'horizon programmatique, aucun bilan des négociations n'a été fait par Jean-Michel Baylet.

 

Le poste de 1er vice-président pour Sylvia Pinel, sinon rien

La tâche de Guillaume Lacroix est ardue. Selon nos informations, l'exigence d'une première vice-présidence pour Sylvia Pinel est totalement non-négociable pour Jean-Michel Baylet, qui menace de rejoindre la liste menée par le maire de Montpellier (non aligné) Philippe Saurel. Mais cette exigence se heurte notamment à une violente résistance des socialistes de l'Hérault. En effet, le poste de 1er vice-président (qui sera attribué au lendemain du 2e tour des régionales, lors d'un 3e tour de scrutin) est promis à Damien Alary, l'actuel président de la région Languedoc-Roussillon.

Le président PS du Conseil départemental et député de l'Hérault, Kleber Mesquida, a d'ailleurs écrit une lettre à Jean-Christophe Cambadélis pour dénoncer la manœuvre. Jeudi 16 juillet à l'Assemblée, les députés de l'Hérault ont violemment manifesté leur colère auprès de Christophe Borgel. À la buvette, ils n'ont pas hésité à exprimer publiquement, au milieu des autres parlementaires, leur hostilité.

En effet, pour eux, le débarquement de Damien Alary au profit de Sylvia Pinel déséquilibre totalement la gouvernance de la grande région au profit de Midi-Pyrénées. En cas de victoire, les deux têtes de l'exécutif de la Grande Région seront étrangères à Languedoc-Roussillon. Pour rappel, Carole Delga est élue dans le Comminges, en Haute-Garonne, et Sylvia Pinel est originaire du Tarn-et-Garonne.

 

Didier Codorniou dans la balance

Christophe Borgel doit gérer la fronde des Héraultais, mais il doit également trouver une solution pour une autre demande du PRG : une tête de liste départementale pour Didier Codorniou. L'ancien du XV de France est une étoile montante du PRG. Après son exclusion du PS, suite à son aventure aux côtés de Georges Frêche lors des régionales 2010, Didier Cordoniou constitue une belle prise pour Jean-Michel Baylet. Il est connu et reconnu. Seul problème : le maire de Gruissan a de très mauvaises relations avec la puissante et très structurée fédération du PS Audois.

Pour y remédier, une "exfiltration" vers l'Hérault a été évoquée. D'après un responsable départemental du PRG, elle n'est pas d'actualité. Christophe Borgel va donc devoir vaincre ou du moins convaincre les socialistes audois, et cela ne va pas être simple. En effet, dans ce grand jeu de marchandage, les cartes électorales et les équilibres territoriaux ne sont pas seuls en cause. Les querelles de personnes et les haines domestiques pèsent lourdement. Y compris au plus haut niveau, entre les deux têtes d'affiches : Carole Delga et Sylvia Pinel.

 

Sylvia Pinel a envie d'en découdre

Jean-Michel Baylet maîtrise l'art de l'esbroufe et de la négociation. Il sait comment créer, selon ses propres termes, "un rapport de force". Mais, pour les initiés et les familiers du patron du PRG, Jean-Michel Baylet est favorable à un accord avec le PS. En revanche, Sylvia Pinel est franchement prête à rompre les amarres. Un responsable du PRG relativise les choses : "ce n'est pas aussi tranché".

Néanmoins, Sylvia Pinel est très active sur le terrain et ne cache pas son envie d'en découdre. Un spécialiste de la galaxie Baylet affirme qu'elle n'influence pas les décisions et les orientations de Jean-Michel Baylet. C'est lui le patron. Cependant, la ministre de Manuel Valls est particulièrement remontée et Jean-Michel Baylet a encore beaucoup de mal à digérer son propre échec aux sénatoriales et la perte de la présidence du Tarn-et-Garonne. Deux échecs qu'il attribue à la traitrise des socialistes. La hargne de Sylvie Pinel peut s'appuyer sur la rancœur de Jean-Michel Baylet. Une hargne qui, d'ailleurs, est directement dirigée contre Carole Delga.

 

Duel au sommet Delga / Pinel

En privé, Sylvia Pinel rappelle que Carole Delga a été une "simple" secrétaire d'État et que c'est elle la ministre. Des griefs sur le comportement de la socialiste, lors de son passage au gouvernement, alimentent également des ressentiments.

La lutte autour des places et des postes prend la dimension d'une opposition entre deux femmes. Comme dans tous les conflits, une dimension psychologique existe. Sylvia Pinel, comme Jean-Michel Baylet, utilise une arme à double tranchant. Elle utilise la candidature de Philippe Saurel pour menacer les socialistes.

 

Manipulations autour de la candidature de Philippe Saurel ?

Un responsable du PRG affirme : "Sylvia Pinel et le PRG négocient avec les socialistes mais nous le faisons aussi avec Saurel." L'entourage du maire de Montpellier nie catégoriquement : "Faux. Aucune négociation avec les partis politiques." Philippe Saurel se veut l'incarnation et le fer de lance d'un mouvement citoyen. L'idée d'un accord avec le PRG est incompatible avec cette marque de fabrique. Il est toujours possible de récupérer des individus isolés qui, le temps du scrutin, laissent tomber logos et dossards partisans, mais le camouflage est grossier et ne tromperait personne. À plus forte raison s'agissant de Sylvia Pinel. Elle est trop estampillée PRG.

La menace d'une jonction entre le PRG et Philippe Saurel est donc une "carte" de plus dans un énorme poker menteur. En tout cas, un sondage qui doit être publié à la fin du mois pourrait bien faire réfléchir le PS et affaiblir le PRG. En effet, un hebdomadaire national a testé un ticket "Saurel-Baylet ". Dans l'étude en question, le tandem obtient 11 % d'intention de votes. Dans un précédent sondage, publié par Midi-Libre, Philippe Saurel obtenait le score de 9 points. 11 points avec Baylet, 9 points sans le PRG, le parti de Jean-Michel Baylet apporte seulement 2 points au maire de Montpellier.

La valeur marchande du PRG mesurée par les deux sondages peut constituer un argument pour des socialistes qui sont fatigués par les prétentions des radicaux de gauche. Des prétentions qu'ils jugent déraisonnables et totalement disproportionnées.

 

Jean-Christophe Cambadélis à Toulouse

À l'heure actuelle, l'accord est bloqué. Ce vendredi 17 juillet, Jean-Christophe Cambadélis est venu à Toulouse pour un déjeuner de travail. Valérie Rabault (députée PS du Tarn-et-Garonne, tête de liste départementale pour les régionales) et Philippe Martin (député PS, président du conseil départemental du Gers) étaient notamment autour de la table.

Cette visite, organisée à la dernière minute, est analysée comme une opération de sauvetage pour un accord qui prend l'eau. Dans quelques jours, la réunion du comité directeur du PRG permettra de savoir si, malgré tout, une liste PS-PRG a pu être constituée.

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La secrétaire d’État Carole Delga candidate à la succession de Martin Malvy, portrait

La secrétaire d’État Carole Delga candidate à la succession de Martin Malvy, portrait | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Carole Delga, secrétaire d’État au Commerce depuis juin 2014, est officiellement candidate à la présidence de la future grande région Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon. La socialiste, fidèle de Martin Malvy, aborde le plus grand défi de sa carrière politique. Une bataille politique qui s’annonce à la hauteur de sa réputation de combattante, portrait.

Femme, jeune (44 ans cette année), socialiste, secrétaire d'État proche de François Hollande... On peut résumer Carole Delga en ces quelques mots clés. Bien sûr, mais pas seulement car la candidate à la présidence de la future grande région a déjà à son actif plusieurs batailles qui lui ont forgé le caractère et lui permettent aujourd'hui de devancer les socialistes locaux. En six ans, Carole Delga s'est imposée au sein du Parti socialiste, tant au niveau local qu'au niveau national à l'image d'autres personnalités de Midi-Pyrénées comme Catherine Lemorton, présidente de la commission des Affaires sociales ou Valérie Rabault, rapporteure de la commission des Finances.

Née dans le Comminges

Née en 1971 "dans un milieu très modeste", Carole Delga a grandi avec sa mère et sa grand-mère dans la ferme familiale du Comminges. "Très bonne élève", reconnaît-elle à la fois sans orgueil et sans fausse modestie, elle se dit "un pur produit de l'école républicaine avec des instituteurs et des profs fantastiques." Plutôt matheuse au départ, elle commence des études de sciences-éco. Inscrite en licence "Monnaie et finances", elle s'ennuie. L'été, elle travaille à la DDE et découvre que les projets publics et l'aide aux communes l’intéressent. Portée par "l'envie d'améliorer le quotidien des gens", elle intègre alors Sciences Po, passe les concours administratifs et travaille ensuite dans ce qu'elle appelle "le back office de la vie politique".

Repérée par Martin Malvy

Elle intègre les services du Conseil régional et est repérée par Martin Malvy. En 2007, elle lui demande en effet d'être rétrogradée pour avoir le droit de se présenter aux municipales de 2008. Quoi qu'un peu interpellé par la requête, le président du Conseil régional accepte. En mars 2008, Carole Delga se présente donc à Martres-Tolosane, le village de son enfance, 2 000 âmes. Elle est élue au premier tour et quelques mois plus tard, Martin Malvy lui demande de rejoindre son équipe pour les régionales de 2010. Elle devient sa coordinatrice de campagne aux côtés d'Alain Fauconnier et de Marc Carbalido. "Un sacré pari", reconnaissait l'été dernier Carole Delga, revenant sur sa rapide ascension politique. Cette campagne est aussi un sacré coup d'accélérateur dans sa carrière politique. Car élue en mars 2010 aux côtés du président de Région le mieux élu de France (67,77 % des votes au second tour), elle devient vice-présidente du Conseil régional chargée de la Ruralité, des services au public et des TIC.

Élue députée puis nommée secrétaire d'État
Ensuite tout s'enchaîne. Opposée à cinq hommes et une femme, c'est elle qui remporte la primaire interne du PS dans la perspective des législatives. En juin 2012, elle est élue députée dès le premier tour dans la huitième circonscription de la Haute-Garonne. Un tour de force (elle fait partie des deux seuls socialistes alors élus au premier tour) qui lui vaut, dès le lendemain matin, un appel de Bruno Le Roux, le puissant président du groupe PS à l'Assemblée.
Une fois sur les bancs de l’hémicycle, elle noue des liens avec Stéphane Le Foll (hollandais historique devenu un ami), Vincent Peillon ("un très grand ministre") Bernard Cazeneuve et Manuel Valls dont "le cabinet avait eu l'idée de fermer le commissariat de Saint-Gaudens" et qu'elle parvient à convaincre de renoncer au projet. Ce premier fait d'arme lui vaut rapidement sa réputation de "combattante", comme a dit d'elle Kader Arif, l’ex premier secrétaire du PS 31 et ex ministre. "Opiniâtre pour ne pas dire têtue" reconnaît de son côté Carole Delga, toujours très calme, toujours très souriante et toujours très présente en Midi-Pyrénées. Car malgré sa nomination le 3 juin 2014 au poste de secrétaire d'État (chargée du Commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire), elle est très régulièrement à Toulouse et sa région. Trop, ont rapidement raillé ses opposant(e)s qui voyaient déjà dans sa présence aux manifestations régionales les prémices de sa candidature actuelle. Plus calme encore quand il s’agit d’évoquer ses concurrents, elle dit se tenir éloignée des "bruits de salons et de cours qui viennent des jaloux, des idiots et des méchants. Vous aussi sans doute vous en avez dans votre métier", ajoute-t-elle et sur ce point, aussi, il est difficile de la contredire.

Les régionales, un vrai défi

Aujourd'hui, avec sa candidature à la succession de Martin Malvy qui a renoncé le 6 janvier à un quatrième mandat, Carole Delga change de dimension dans l’échiquier politique régional. Car briguer la succession de Martin Malvy n’est pas rien. Le président du Conseil régional depuis 1998 bénéficie d’une aura considérable y compris dans l’opposition. L’ancien ministre du Budget de François Mitterrand a aussi profondément marqué de son empreinte la gouvernance de la région ainsi que les relations avec ses alliés PRG et EE-LV. Si elle est choisie par les militants PS des deux régions à l’issue d’une primaire interne (le 5 février) face à  Christian Teyssèdre, le maire de Rodez, elle aura ensuite à conduire une campagne historique. D’abord parce que ce sera la première de la super région Midi-Pyrénés / Languedoc-Roussillon. Ensuite parce que pour la première fois, le FN a de réelles ambitions et un candidat crédible à opposer au PS et à l’UMP.
Et si dans 10 mois elle réussi son pari, alors Carole Delga pourra espérer battre son propre record de SMS de félicitations. C’était en juin 2014 quand elle avait reçu 500 messages. François Hollande venait de l’appeler sur son portable à l’Assemblée pour lui annoncer qu’elle entrait au gouvernement.

 Emmanuelle Durand-Rodriguez

Jacques Le Bris's insight:

En savoir plus

Bio express :

1971
Naissance à Toulouse

2008
Élue maire PS de Martres-Tolosane

2010
Élue conseillère régionale, vice-présidente du Conseil régional

2012
Élue députée de la Haute-Garonne

2014
Nommée secrétaire d’État du gouvernement de Manuel Valls

2015
Candidate aux élections régionales et à la succession de Martres-Tolosane

Auteur : ML 
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Le Parti de Gauche va garder sa « totale liberté de vote et d’action » au Conseil Régional

Le Parti de Gauche va garder sa « totale liberté de vote et d’action » au Conseil Régional | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Guihem Serieys

 

Dans le nouvel organigramme du futur Conseil régional de Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, révélé lundi lors de la présentation de l’accord entre les composantes des listes Delga et Onesta, un absent : le Parti de gauche.

  

Le « PG » faisait pourtant partie intégrante de la liste de « Nouveau monde en commun » de Gérard Onesta au premier tour des régionales, puis de la liste fusionnée avec celle de Carole Delga (PS) au second tour. Il a d’ailleurs obtenu 3 élus : Muriel Ressiguier, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Sérieys.

Mais au moment de constituer l’exécutif et d’affirmer une majorité stable pour gérer la future grande région, le PG manque à l’appel.

Les explications, les trois élus les ont fournies lundi soir :  l’accord de majorité présenté pour la nouvelle mandature régionale « engage les forces politiques qui seront partie prenantes de l’exécutif régional. Ce n’est pas le cas des élus du Parti de Gauche »

Le PG reconnaît cependant qu’il y a des points positifs dans le projet de la nouvelle majorité : « renouvellement important du fonctionnement démocratique de l’Assemblée ou moratoire sur les financements régionaux des projets ferroviaires non consensuels ».

Mais là où ça coince c’est, selon le Parti de gauche, que « l’exécutif régional n’affirme pas clairement son indépendance avec la politique gouvernementale. C’est cela qui a conduit, dans la mandature précédente, à des choix aussi contraires à l’intérêt général que la privatisation de l’aéroport de Toulouse Blagnac ou l’acceptation des restrictions budgétaires imposées aux collectivités territoriales ».

Enfin, le PG sanctionne aussi le souhait de Carole Delga de cumuler ses fonctions de présidente de région avec son mandat de députée : « Le refus de Carole Delga de démissionner de son mandat de député et la présence au sein de l’exécutif régional de Sylvia Pinel, ministre du gouvernement, nous semblent en contradiction avec la volonté affichée de renouveler profondément la démocratie ».

Précisons cependant que Sylvia Pinel a affirmé à France 3 qu’elle souhaitait quitter le gouvernement… mais devrait après cela retrouver automatiquement son mandat de députée du Tarn-et-Garonne !

Les trois élus PG vont donc garder leur « totale liberté de vote et d’action« .

Ils ne sont pas les seuls à affirmer cette position parmi ceux qui ont été élus sur la liste conduite par Carole Delga au second tour. Ainsi la seule représentante du mouvement « Ensemble! » (Front de Gauche), Myriam Martin avait-elle affirmé dès le soir du second tour sur le plateau de France 3 qu’elle continuerait à lutter contre la politique du gouvernement et du PS !

 

Fabrice Valéry

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Elections régionales 2015 2nd Tour à Toulouse pour LRMP

Elections régionales 2015 2nd Tour à Toulouse pour LRMP | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
retrouvez toutes les informations concernant les élections régionales de 2015. Les candidats et les résultats
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Régionales 2015 : Carole Delga fait sa rentrée politique, interview

Régionales 2015 : Carole Delga fait sa rentrée politique, interview | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Candidate PS / PRG pour les régionales en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, Carole Delga présentera ses listes d'ici 3 semaines. Elle assure que la polémique sur la "loi Alary" n'entache en rien son image et dénonce "les élucubrations dangereuses" de Dominique Reynié sur le sujet. L'ex-ministre s'exprime sur "la jalousie" de la députée PS de Haute-Garonne Monique Iborra, sur "son amie" socialiste du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault. Face au FN, elle appelle Gérard Onesta et Philippe Saurel au rassemblement. Interview.

  

Emmanuel Macron a critiqué les 35 heures, le 27 août, lors de l'université d'été du Medef, avant de finalement nuancer ses propos. Le soutenez-vous?

Les 35h constituent un acquis auquel les Français, comme moi, sont attachés et pas seulement à gauche. S'il faut continuer les réformes et toujours valoriser le travail, polémiquer sur les 35h, dont le dispositif est déjà souple, n'apporte rien.

Durant l'été la proposition de la "loi Alary" a fait polémique. Votre campagne est-elle entachée par cet épisode ?

Non, sur le terrain, on ne me parle pas du tout de ça. Certains ont décidé d'en faire une polémique en donnant de fausses informations sur le coût d'une telle mesure (selon Dominique Reynié (LR), la création d'un poste de président délégué dans chaque région couterait à 114 millions d'euros). C'est un jeu dangereux car c'est prendre le risque de détourner les gens de l'élection et de susciter l'abstention ou pire, le vote FN. Faire un argumentaire électoral avec des arguments fallacieux, c'est dangereux.

Sur le fond, comprenez-vous que cette mesure, arrivée dans le débat au moment de l'accord avec le PRG, ressemble à un arrangement pour consoler Damien Alary (qui ne serait finalement pas premier vice-président, au profit de la PRG Sylvia Pinel) ?

Je rappelle que les discussions sur la création d'une présidence déléguée avaient déjà eu lieu lors des débats parlementaires sur la loi Notre. À l'époque, il a été jugé prématuré de prendre une décision, mais la question se posait ainsi : étant donné que le nombre de conseillers régionaux va être divisé par deux (15 au total sur le grand territoire contre 30 actuellement) et que la fusion va demander énormément d'engagement, il s'agissait de créer un poste qui faciliterait cette transition. Je dénonce une nouvelle fois les élucubrations de Dominique Reynié sur le coût de la mesure, qui finalement de coûtera rien. Il n'est pas question de créer un nouveau cabinet, de mettre à disposition des voitures ou des secrétaires, comme on l'a entendu.

Dominique Reynié critique également votre bilan en tant que maire de Martres-Tolosane, pointant l'augmentation du chômage... que répondez-vous ?

Je ne suis pas dans le commentaire mais dans l'action. Qu'il se rappelle que j'ai été réélue dès le premier tour avec 64,75 % des voix. Il peut en discuter avec les habitants, les commerçants et les chefs d'entreprise de Martres-Tolosane. Par ailleurs, s'il croit que c'est le maire qui a la main sur les emplois créés ou détruits dans une commune, cela prouve qu'il est complètement déconnecté du réel.

La députée PS Monique Iborra critique votre candidature, et dénonce notamment votre cumul des mandats, car vous êtes députée. Quelles sont vos relations ?

Je ne rentre pas dans ces débats stériles. Quand on est candidate, il y a des personnes qui entrent dans des histoires de jalousie ou de haines personnelles. Elles doivent comprendre que cela n'enlève rien à ma détermination ou à mon engagement. Je ne tombe pas dans ce genre de bassesses.

Sur le fond, pourquoi, si vous êtes élue présidente de région, ne démissionnerez-vous pas de votre mandat de députée ?

Tout simplement parce que le calendrier électoral fait que si je démissionne, il n'y aura pas d'élection partielle mise en place pour me remplacer. Or, je ne veux pas laisser ce poste de député vacant. Le renouvellement législatif aura lieu l'année d'après. Quand on est élu, c'est normal d'aller à bout de son mandat, par respect pour le territoire qui vous a fait confiance. Bien sûr, si je suis élue présidente de Région, je ne me représenterai pas à la députation.

Valérie Rabault, députée PS du Tarn-et Garonne, devait être tête de liste dans ce département, mais a fait les frais de l'accord avec le PRG et se trouve remplacée par Sylvia Pinel. Elle a critiqué l' "équilibre politique" de cet accord. Vous êtes-vous expliquée avec elle ?

Je m'entends très bien avec Valérie. Je l'estime beaucoup, c'est une amie, nous nous sommes connues quand nous avons été élues députées et nous étions toutes les deux à la Commission des finances. J'ai fortement soutenu sa candidature pour être rapporteure du budget. Pour elle, les choix n'ont pas été faciles à accepter mais elle m'a toujours témoigné son entier soutien et sa totale loyauté. Nous faisons campagne ensemble. D'ailleurs elle fait partie des premières personnes à m'encourager pour la présidence de la nouvelle région. Des début 2014, elle m'en parlait en me disant "si Martin (Malvy, NDLR) s'arrête, tu devrais y penser".

Vous entendez-vous aussi bien avec Sylvia Pinel ?

Il n y a jamais eu de problème de personne entre Sylvia et moi. On se connaît depuis longtemps, nous avons fait la campagne des régionales de 2010 ensemble et nous faisons cette campagne 2015 côte à côte.

Vous allez présenter vos listes en septembre. Avez-vous déjà décidé quelles seront les 18 personnalités du PRG qui figureront sur vos listes ?

NonLe processus est le suivant : le PRG a lancé un appel à candidatures en interne, et procèdera ensuite à des désignations qui seront approuvées lors du congrès du PRG à Montpellier le 18 septembre. C'est pour cela que la présentation des listes n'aura lieu qu'après le 18 septembre. Nous allons aussi procéder au choix des personnalités issues de la société civile qui seront sur les listes.

Que vous inspirent les sondages, qui vous donnent gagnante d'une courte tête ?

S'il y a une leçon à tirer des sondages, c'est que quand la gauche est divisée, elle est affaiblie. C'est pourquoi j'appelle au rassemblement pour que nos projets de gauche s'expriment au sein de la région. Une région de gauche ou une région de droite, ce n'est pas du tout la même chose ! Cet appel au rassemblement s'adresse à Gérard Onesta, au PC, au Parti de Gauche, et à Philippe Saurel, car j'espère qu'il est à gauche, et qu'il le restera.

Notre ennemi commun est le FN. Quand je vois comment Robert Ménard gère la ville de Béziers, notamment en restreignant l'accès à la cantine selon que les parents travaillent ou pas, je constate à quel point il est éloigné des valeurs de vivre ensemble, de convivencia, et d'ouverture que nous défendons.

Gérard Onesta, candidat EELV, critique la manière de gouverner de Martin Malvy, évoquant un " régime présidentiel". Qu'en pensez-vous ?

La proposition de Gérard Onesta de révoquer les élus et de multiplier les referendums ne constituerait pas une avancée de la démocratie car elle déstabiliserait le Conseil régional et d'ailleurs toute assemblée élue : un exécutif a besoin de stabilité pour travailler, les représentants des citoyens s'expriment lors du vote. En revanche, je suis pour une concertation de la population, plus approfondie , lorsque de grands projets d'aménagement sont en cause.

Par ailleurs, j'ai travaillé aux côtés de Martin Malvy, comme Gérard Onesta. Nous étions tous deux vice-présidents dans l'équipe de Martin Malvy et je trouve surprenant que de telles attaques surviennent aujourd'hui. L'esprit d'équipe et la solidarité ont été sa marque de fabrique pendant 17 ans : je reprends ces valeurs à mon compte. Gérard Onesta est le bienvenu s'il veut discuter des projets pour lutter contre le changement climatique dans la région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées, mais je n'entrerai pas dans de petites polémiques.

Le gouvernement ou la région : vous ne regrettez pas votre choix ?

Je suis convaincue d'avoir fait le bon choix. Je suis combative, motivée et passionnée.



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Régionales 2015. PS et PRG s'entendent et désignent un quatuor de tête pour Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon

Régionales 2015. PS et PRG s'entendent et désignent un quatuor de tête pour Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS et Jean-Michel Baylet, président du PRG ont annoncé avoir trouvé un terrain d'entente, lundi 26 juillet 2015.



Après plusieurs mois de tractations, le PS et le PRG scellent un accord national pour les élections régionales. Ce qui est décidé pour Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon.

  

C’est signé. Après des mois de palabres, d’avancées et de reculades, de coups de mentons et parfois de gros mots, le Parti socialiste et son traditionnel allié radical de gauche se serrent la main à moins de six mois des élections régionales (6 et 13 décembre).

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis et le président du Parti radical de gauche ont officiellement annoncé la signature d’un accord national lundi 27 juillet à 16h, à l’occasion d’une conférence de presse commune au siège du PS, rue Solférino à Paris.

 

L’accord doit être ratifié par le bureau national du PS lundi 27 juillet et l’exécutif du PRG mardi 28 juillet.

  

Delga, Alary, Pinel et Codorniou, le Quarté +

Assurant avoir obtenu la certitude que le PRG progresserait en terme d’élus régionaux « quelques soient les résultats électoraux », Jean-Michel Baylet se satisfait surtout des négociations dans la région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon. Après avoir tenté d’y obtenir la tête de liste pour la ministre du logement Sylvia Pinel (PRG), Jean-Michel Baylet avait révisé ses ambitions en ne réclamant plus, ces derniers jours, qu’une première vice-présidence pour son ancienne attachée parlementaire en cas de succès de la coalition PS/PRG en décembre prochaine.

 

Les débats ont été denses et ont débouché sur la formation d’un quatuor pour mener la campagne, annonce Jean-Michel Baylet, président du PRG

 

Ce quatuor de tête inclut la tête de liste Carole Delga (PS), Damien Alary, la ministre du logement Sylvia Pinel (PRG) et le maire PRG de Gruissan Didier Cordorniou. Ils présenteront dans le détail leur dispositif à l’occasion d’une conférence de presse, mercredi 29 juillet à Montpellier.

Ce qui est déjà certain est que Sylvia Pinel obtient la tête de liste départementale en Tarn-et-Garonne au détriment de la députée PS Valérie Rabault.

Pascal Pallas

Rédacteur en chef



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Carole Delga quitte le gouvernement pour préparer les élections régionales

Carole Delga quitte le gouvernement pour préparer les élections régionales | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

La présidence de la République vient d'annoncer ce mercredi 17 juin un "remaniement technique" qui permet à la secrétaire d'État au Commerce de quitter sa fonction pour se consacrer à la campagne des régionales. La socialiste Carole Delga forme un ticket avec l'actuel président de Languedoc-Roussillon Damien Alary et devrait annoncer son équipe de campagne d'ici à quelques jours.

 

L'annonce était dans les tuyaux depuis quelques jours. Sur proposition du Premier ministre Manuel Valls, François Hollande annonce dans un communiqué ce mercredi 17 juin un "remaniement technique". La secrétaire d'État au Commerce Carole Delga quitte le gouvernement. Elle est remplacée par Martine Pinville. Le poste de ministre de l'Enseignement supérieur, laissé vacant par Geneviève Fioraso pour des raisons de santé, est confié à Thierry Mandon. Ce dernier était jusqu'à présent secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la simplification auprès du Premier ministre, il est remplacé par Clothilde Valter. Enfin, Laurence Rossignol, secrétaire d'État en charge de la Famille, de l'autonomie et des personnes âgées, récupère le portefeuille de l'Enfance.

Ce mini-remaniement va permettre à la tête de liste PS pour les régionales de se dédier entièrement à sa campagne. Le 5 février dernier, elle a été désignée par les militants socialistes pour former un ticket avec l'actuel président de la région Languedoc-Roussillon Damien Alary en vue des élections de décembre prochain.

Une coordinatrice et deux directeurs de campagne

Carole Delga devrait organiser d'ici à la fin de la semaine une première conférence de presse et présenter la composition de son équipe de campagne dans les jours qui viennent. Sa coordinatrice de campagne est déjà connue. Il s'agit de Ghislaine Lala-Alquier, actuellement directrice générale adjointe au Conseil départemental de la Haute-Garonne et qui a pris ses fonctions le 1er juin dernier. Karine Traval-Michelet, maire socialiste de Colomiers, et Alain Bertrand, sénateur PS de la Lozère, seront de leur côté les deux directeurs de campagne. "Ghislaine Lala-Alquier aura un rôle organisationnel, d'intendance alors que les deux directeurs de campagne auront un rôle plus politique", précisait il y a quelques semaines l'entourage de Carole Delga. Un premier comité politique s'est tenu le 25 avril dernier pour commencer à travailler sur le projet socialiste.

Dans une interview accordée à La Tribune-Objectif News le 19 mars dernier, l'ancienne députée de Haute-Garonne confiait déjà ses priorités pour la Région :

"La question du développement économique est centrale. Nous souhaitons qu'il soit basé sur une économie de proximité tournée vers le développement durable, avec un travail d'irrigation par les TPE et les PME, au service de l'emploi. Nous devons par ailleurs être très actifs sur les questions de la culture, du tourisme et de la mise en valeur des ressources naturelles. Notre projet est d'assurer une égalité territoriale sur les treize départements. Bien sûr, nous travaillerons en coopération avec les métropoles. Mais le rôle de la Région est de permettre l'irrigation de l'ensemble des territoires."

Un début de campagne mouvementé

La campagne officielle des régionales ne débutera qu'au mois de septembre, mais les échanges sont déjà musclés entre les candidats. Le 21 mai dernier, Carole Delga s'est montrée favorable à un futur Hôtel de Région divisé entre Toulouse et Montpellier pour répondre à l'inquiétude des élus de Languedoc-Roussillon qui redoutent une politique trop favorable à Toulouse. Ce positionnement a fait l'effet d'une bombe à gauche. Parmi ses concurrents, le candidat d'EE-LV Gérard Onesta, Louis Alliot pour le FN et Dominique Reynié pour les Républicains ont critiqué tous les trois une telle répartition du pouvoir institutionnel.

 

Florine Galéron

@florinegaleron

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Pierre Cohen, seul candidat socialiste à la course au Capitole

Pierre Cohen, seul candidat socialiste à la course au Capitole | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Les candidatures à l’investiture socialiste pour les élections municipales 2014 se sont closes lundi 23 septembre à minuit au PS de la Haute-Garonne. A Toulouse, la concurrence n’est pas rude. Pierre Cohen, le maire-sortant, est seul candidat socialiste pour se succéder à lui-même au Capitole.

Le scrutin interne au PS sera donc une simple formalité. Pourtant en 2007, il l’avait emporté à 47, 57% selon nos confrères de France 3 Midi-Pyrénées.

La fédération du PS de Haute-Garonne a enregistré au moins 103 dépôts de candidatures pour des communes de plus de 1000 habitants. D’autres maires sortants PS du département ont sollicité l’investiture selon la Dépêche du Midi : Claude Raynal à Tournefeuille, André Mandement à Muret, Jean-Raymond Lépinay à Saint-Gaudens, ou encore Christophe Lubac à Ramonville.

La députée Carole Delga, cumularde notable de Haute-Garonne, serait seule candidate socialiste à sa réélection Martres-Tolosane.

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