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Le BYOD, une fausse bonne idée

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Et si le retard de la France en matière de BYOD était une bonne nouvelle ?

Cet acronyme a eu son heure de gloire : BYOD, de l’expression américaine « bring your own device » est devenu un terme usuel et planétaire. Toute la planète ? Non, la France semble faire de la résistance dans ce domaine et le pays a été régulièrement pointé du doigt ces deux dernières années parce qu’il serait « en retard » (voir le billet d’humeur de MID e-news de décembre 2012). Selon Forrester, seules 15% des entreprises françaises avait ainsi une politique « BYOD » début 2014.
Concrètement, ce retard paraît très relatif : le cap des 50% des salariés français qui utilisent leurs propres terminaux (PC, smartphones, tablettes, etc.) à des fins professionnelles a été franchi cette année. Pourquoi parler de retard, alors ? Tout d’abord parce que cette proportion dépasse 70% dans un pays comme les Etats-Unis et est d’environ 60% en Russie, au Brésil, en Inde ou en Chine.
Dans un premier temps, le retard français a été expliqué par la réticence supposée des entreprises et de leur DSI par rapport au BYOD : intégrer des terminaux dans les systèmes d’information était trop complexe, générait des problèmes de sécurité et de confidentialité, sans compter que les applications métiers se voyaient souvent reprocher de ne pas être au niveau des terminaux de la mobilité.
Une autre explication se fait jour aujourd’hui : les entreprises françaises ne souhaitent pas promouvoir davantage le BYOD afin de « contraindre » leur salariés – ou une partie d’entre – à « décrocher » du travail. En d’autres termes, il est important d’empêcher les Français d’utiliser tout le temps leurs « devices » pour travailler car, sinon, ils ne déconnectent jamais.
La preuve ? Une étude vient d’être publiée ce début décembre 2014 (OpinionWay/Restlet, « Les Français et les objets connectés ») : 52% des Français ne peuvent plus se passer d’Internet plus que quelques heures.
De ce point de vue, le léger retard de la France sur le BYOD est plutôt une bonne nouvelle.

MID e-news

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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Think Outside The Box

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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.

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Plainte d'Anticor contre des experts du cholestérol

Plainte d'Anticor contre des experts du cholestérol | Think outside the Box | Scoop.it

Selon la présidente de la Haute Autorité de Santé, "les liens d'intérêts des membres du groupe de travail ont (...) été analysés et gérés conformément aux règles et procédures en vigueur".

 

 

 

L'association anticorruption saisit la justice sur les liens entre des médecins et des laboratoires pharmaceutiques.

 

L'association anticorruption saisit la justice sur les liens entre des médecins et des laboratoires pharmaceutiques.

Le 3 octobre 2018, l'association Anticor a déposé plainte au tribunal de grande instance de Bobigny pour prise illégale d'intérêt contre une série d'experts de la Haute autorité de santé (HAS). L'association spécialiste de la lutte anticorruption accuse ces derniers, qui ont rédigé une recommandation publiée en 2017 sur les dyslipidémies (cholestérol, triglycérides...), d'accroître l'incitation à la prescription de médicaments, alors qu'une majorité de ces spécialistes ont des liens financiers avec les laboratoires pharmaceutiques qui les fabriquent. De quoi s'interroger sur la valeur scientifique de leurs conclusions. 

La Haute autorité de santé, une autorité publique indépendante, doit pourtant veiller à ce que l'on ne puisse pas mettre en doute ni l'intégrité ni l'impartialité de ses experts. Autrement dit vérifier que ces derniers n'acceptent pas de missions rémunérées, qu'il s'agisse de recherches cliniques, de rédaction d'articles ou de participation à des colloques tous frais payés, de la part de l'industrie du médicament. La loi aurait été violée puisque six des neuf experts du "groupe dyslipidémies" de la Haute autorité avaient "des liens d'intérêt directs ou indirects majeurs avec les laboratoires intéressés par la recommandation", peut-on lire dans la plainte d'Anticor que L'Express a pu consulter. 

 
 

Le double refus de la HAS

Sont particulièrement visés deux des six experts désignés, qui illustrent les doutes que l'on peut avoir sur l'impartialité d'une recommandation. Le professeur Bruno Vergès, chef de service au CHU de Dijon, a ainsi perçu 65.088 euros d'avantages et 36.940 euros de rémunérations, de 2013 à 2017. Les payeurs sont notamment les laboratoires pharmaceutiques MSD, Pfizer, Astrazeneca, Novartis, Sanofi Aventis et Amgen. Le docteur Jean-Michel Lecerf, chef de service à l'Institut Pasteur de Lille, a lui reçu 25.268 euros de rémunérations en particulier des laboratoires MSD et Sanofi-Aventis/Regeneron. 

La plainte d'Anticor ne vient pas de nulle part, même si cette organisation spécialisée dans les infractions politicofinancières porte le fer pour la première fois dans le monde de la santé. Elle s'est appuyée sur l'expertise et l'action de l'association pour une formation et une information médicale indépendante, dite Formindep. Cette dernière a écrit le 1er juin 2018 au professeur Dominique Le Guludec, la présidente de la HAS, pour dénoncer les conflits d'intérêts d'experts ayant rédigé la fiche mémo "Principales dyslipidémies: stratégie de prise en charge", en visant nommément les docteurs Bruno Vergès et Jean-Michel Lecerf. Dans son courrier, le Formindep demande à la fois le retrait de la "fiche mémo" mais aussi que les infractions soient signalées à la justice. Dans sa réponse du 29 juin, la présidente de la HAS oppose un double refus au Formindep : "Les liens d'intérêts des membres du groupe de travail ont, avant le démarrage des travaux de celui-ci, été analysés et gérés conformément aux règles et procédures en vigueur". 

Lecerf: "Je ne suis à la solde de personne"

 

Contactés par L'Express, le docteur Jean-Michel Lecerf reconnaît que ses "déclarations d'intérêts à la HAS ne sont pas toujours à jour" alors que le professeur Bruno Vergès assure que "la HAS a donné son accord à sa participation après avoir analysé les conflits d'intérêts". La présidente de la Haute autorité de Santé nous a fait savoir de son côté qu'elle ne souhaite pas s'exprimer en raison du contentieux en cours devant le Conseil d'État. "Je ne suis à la solde de personne, ajoute le docteur Lecerf. Si l'on se prive de l'avis des experts qui font des recherches cliniques avec les laboratoires, on se limitera à celui de ceux qui ne connaissent rien à rien."  

 

C'est bien la question qui fait débat et polémique depuis des décennies. La plainte d'Anticor pour prise illégale d'intérêts avec le soutien du Formindep a au moins le mérite de le relancer, et le conduira peut-être à terme devant un tribunal correctionnel. L'alliance de ces deux associations pourrait provoquer une nouvelle prise de conscience sur la prévention des conflits d'intérêts qui découlent des relations malsaines entre certains experts et l'industrie pharmaceutique. 

 

Par François Koch

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Parkour Atlas

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Forum éco CCI : "Il ne faut pas attendre la croissance pour créer des emplois"

Forum éco CCI : "Il ne faut pas attendre la croissance pour créer des emplois" | Think outside the Box | Scoop.it

Le Forum économique de la CCI a interrogé les liens entre croissance et emploi

                                        

À l'occasion du Forum économique organisé par la CCI à Toulouse mardi 9 octobre, plusieurs experts ont souligné l'importance de ne pas faire reposer tous les espoirs de créations d'emplois sur la croissance. Une position qui fait écho au rapport du FMI faisant état d'un probable essoufflement de cette croissance mondiale dans les années à venir.

"Il ne faut pas attendre la croissance pour créer des emplois", estime Pierre Sabatier, économiste et fondateur du cabinet de prospectives PrimeView, à l'occasion du Forum économique organisé par la CCI, mardi 9 octobre à Toulouse.

Depuis quelques décennies, la "sacro-sainte" croissance du PIB est devenue l'indicateur-clé pour évaluer la bonne santé économique des pays. Pourtant, comme le rappelle le philosophe François-Xavier Bellamy :

"Ce n'était pas la préoccupation principale de l'aristocrate sous l'Antiquité ou du laboureur au Moyen Âge. La croissance est devenue une nécessité avec la modernité avec un mouvement de changement perpétuel. Il serait dangereux de viser la croissance en soi alors qu'au final l'objectif est plutôt d'espérer une société prospère".

Pierre Sabatier abonde : "Le Japon est un pays avec un taux de croissance très faible et pourtant il enregistre seulement 3% de chômage. La croissance ne peut être l'alpha et l'oméga. L'important pour créer des emplois est d'identifier les besoins de la société et de savoir comment y répondre en gagnant de l'argent."

 

Le FMI recommande une croissance "moins inégalitaire"

Cette position fait écho au rapport publié ce mardi par le FMI (Fonds monétaire international). L'institution prévoit une augmentation du produit intérieur brut mondial de 3,7% en 2018 alors qu'au printemps elle tablait plutôt sur 3,9%. Plus inquiétant, le FMI estime que "la probabilité augmente de voir se produire d'autres chocs négatifs" et plaide pour une croissance moins inégalitaire.

"Non seulement la croissance à long terme dans les pays avancés est orientée à la baisse, mais, de plus, dans bon nombre de pays, les gains plus modestes reviennent principalement à ceux qui sont relativement richesLes dirigeants doivent adopter une perspective à long terme face à ce malaise via des politiques budgétaires inclusives, des investissements dans l'éducation et des mesures qui garantissent l'accès à des soins de santé adéquats afin de réduire les inégalités.

Sinon, les approches centristes et multilatérales de la politique et de la politique publique deviendront de plus en plus vulnérables, et ce, au détriment de tous", martèle le rapport, s'appuyant notamment sur la stagnation du salaire médian aux États-Unis entre 1999 et 2016.

 

                                           Par Florine Galéron                       

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Lettre à Manu sur le doigté et son fondement

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Lettre ouverte à Emmanuel Macron

 

Votre Altesse,

Votre Excellence,

Votre Sérénité,

Mon cher Manu,

Mon Roy,

Mais aussi:

Mon Chéri,

   Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison, luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression… Ton sourire béat montre en effet que ta dilection va plus facilement à qui accompagne son selfie avec toi d’un doigt d’honneur qu’aux intellectuels qui n’ont pas l’heur de te plaire parce qu’ils ne te font pas la cour. Décidément, tu sembles n’aimer que ceux qui te font savoir leur amour d’une façon qui ne prête pas à confusion: il faut t’enlacer torse nu pour te plaire, essuyer sa transpiration sur ta chemise blanche, et passer plus de temps en salle de sport qu’en bibliothèque. Je comprends dès lors que le philosophe Etienne Balibar, avec lequel tu dis avoir rédigé un mémoire universitaire sur Machiavel, n’ait plus le souvenir de toi. Il n’est probablement pas assez couvert de sueur, trop âgé et trop intellectuel à ton goût.

   A ceux qui voudraient augmenter un peu leur culture, ce qui n’est pas de trop ces temps-ci, consultons l’encyclopédie en ligne Wikipédia, soyons fous! Elle nous donne cette signification du doigt d’honneur: "Le majeur dressé autour des autres doigts baissés évoque un phallus et le reste de la main, un scrotum". Traduction pour qui ne maîtriserait pas toutes ces subtilités lexicales, il s’agit tout bonnement d’un "doigt dans le cul". Le doigt, on voit bien à qui il appartient, le cul, on se tâte – si je puis dire! Est-ce le tien personnellement? Auquel cas c’est ton affaire, mais n’en fais pas un étalage public: un président, ça ne devrait pas faire ça comme dirait l’autre… Ce cul, est-ce le nôtre en tant que tu incarnes la souveraineté populaire? Est-ce celui de la France dont tu es le corps mystique? On ne sait. Mais cette fois-ci, ça nous concerne. Et permets qu’on puisse ne pas jouir d’une pareille intromission dans notre intimité sans notre consentement. Demande à madame Schiappa: c’est la définition légale du viol.

   Quoi qu’il en soit de ce fondement et de son propriétaire, c’est proprement manquer de doigté envers la République que de se laisser mettre de la sorte en arborant ce sourire radieux qui témoigne de ton contentement. Pareil goût relève de ta vie privée qui est celle du second corps du roi, elle ne devrait pas affecter ton premier corps qui est politique et républicain. Ce sourire, c’est le même que tu arborais sur les marches de l’Elysée le jour de la fête de la musique en compagnie d’une brochette d’individus, eux-aussi férus de ce très subtil langage des signes. On ne dira pas que tu caches ton jeu. Il n’y a que les crétins pour feindre que tu dissimules. Tu es du genre à nous le mettre bien profond, pour dire clairement ce qui ne devrait pas te choquer sous forme de mots, puisque la chose te ravit quand elle se trouve exprimée sous forme de geste. Mais mettre ou ne pas mettre, là est la question…

   Or, cette question, tu l’as franchement résolue. Car, depuis quelque temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité (je ne parle plus de moralité, on sait désormais dans quelle estime tu tiens toute morale…), je parle de légalité.  En adoptant cet angle de vue, on voit bien comment tu nous la mets, tu nous le mets, tu nous les mets…    

    D’abord, premier doigt, il y eut cette étonnante évaporation de tes bénéfices en tant que banquier chez Rothschild: tu sembles en effet avoir habilement fait disparaître cette somme considérable de ta déclaration de patrimoine avant les présidentielles. Quid en effet des cinq millions d’euros que tu as engrangés comme banquier pendant huit ans et dont personne ne retrouve la trace ? (source : "Cinq millions d’euros en huit ans, où est l’argent, Emmanuel Macron?" dans Economie Matin du 16 février 2017). Cinq millions, ça en fait des billets de cinq euros que tu voles dans la poche des étudiants qui reçoivent l’APL!

    Ensuite, deuxième doigt, il y eut cette soirée de levée de fonds à Las Vegas qui a permis, via des facturations de Havas-Business, le prestataire de service de cette soirée apparemment effectuée sans appel d’offre, donc illégalement, de dégager de considérables marges, en dizaines de milliers d’euros, pour le candidat que tu étais alors. Qui organisait ce genre de soirée fort peu légale ? Muriel Pénicaud, ton actuelle ministre du travail (source : "Déplacement de Macron à Las Vegas: la très chère soirée organisée par Havas" dans Le Parisien du 8 juillet 2017). Fillon est tombé pour trois costumes: cette seule soirée t’aurait permis d’acheter des pardessus et des pantalons pour tout ton gouvernement et leurs cabinets pendant de longues années. Or, ce ne fut pas la seule soirée ayant permis des largesses à ton endroit.

   Troisième doigt, devenu président, il y eut l’affaire Benalla. Chacun a eu le loisir, durant ce feuilleton de l’été débordant sur la rentrée, de voir combien et comment tu couvrais qui te couvre. Entre mensonges, stratégies de communication, enfumage, intoxication, désinformation, instrumentalisation, bien malin qui peut désormais savoir où se trouve la vérité. Dans cette affaire, je veux n’en retenir qu’une. C’est une affaire dans l’affaire. Quand ton petit protégé s’est retrouvé en garde à vue, la police n’a pu effectuer une perquisition à son domicile pour cause de légalité: elle n’intervient pas la nuit. Comment se fait-il qu’une équipe ait pu être diligentée pendant ce temps-là au domicile de Benalla pour ouvrir son coffre et faire disparaître son contenu, dont des armes à feu? Qui a dit quoi, et à qui, pour que ce forfait qui entrave la bonne marche de la justice ait été commis? Et par qui? Il faudrait demander à feu Gérard Collomb et lui demander si ça n’a pas un peu à voir avec sa récente démission… On ne fera croire à personne que ce faux cambriolage ait pu avoir lieu à cette heure, dans ce lieu, dans cet endroit de l’appartement d’un homme que tu protèges contre vents et marées, sans que tu sois un peu au courant! Qu’y-a-t-il entre lui et toi pour que se trouvent détruites les preuves des coups tordus de cette affaire? De quels doigts et de quels fondements symboliques, ou non, est-il ici question? (source: "Affaire Benalla. Compagne introuvable, coffre-fort disparu… les zones d’ombre subsistent" dans Ouest-France du 23 août 2018)

   Puisque nous sommes dans la cambriole, ajoutons un autre forfait, ce sera le quatrième doigt, nous ne sommes pas bien loin de toute la main. Chacun sait désormais que la communication de monsieur Benalla, qui mettait tant dans l’embarras monsieur Collomb (un nom qui, je le jure sur ta tête, n’entre en rien dans ma métaphore filée du doigt et du fondement…), est pilotée par la Reine Mimi.

   Qui est Mimi? Laissons parler les éditions Grasset qui publient bientôt une biographie non autorisée du personnage. Voici la quatrième de couverture du livre en question : "On l’appelle 'Mimi'. Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n’était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d’aucun titre officiel mais 'Mimi' se rend tous les jeudis à l’Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l’exclusivité de l’image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron. (sic !) Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n’avait concédé un tel passe-droit à une 'petite marchande de photos'. Comment 'Mimi' a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges? Que sait-elle? Que tait-elle? Difficile d’enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses obligés ont peur." Et puis ceci, qui ne manque pas de piment : "Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people… avant d’arriver au cœur du pouvoir. La vie de 'Mimi' est une énigme et un vertige."

   On comprend que ce vertige en donne à d’autres. Voilà pourquoi, fort étrangement, l’appartement de l’un des journalistes a été cambriolé. Par qui? Toi seul le sait me semble-t-il. Ou Monsieur Collomb, qui a récemment fait ses valises… comme un voleur! Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que l’équipe de monte-en-l’air qui a œuvré sur le coffre fort de Benalla était aussi de service chez l’un des biographes de la désormais fameuse Mimi. (source: "Un des biographes de 'Mimi' Marchand mystérieusement cambriolé" dans L’Obs du 26 septembre 2018).

   Pour les besoins de ma démonstration, je sais que tu me comprendras, j’ai besoin d’un cinquième doigt. De sorte qu’ainsi, nous pourrons franchement parler d’un "Fist Fucking" – autrement dit, pour ceux qui se trouveraient autant déroutés par cette expression formulée dans la langue de Shakespeare que par  les subtilités lexicales du corps humain, voici une libre traduction de mon cru : "La main, puis tout le bras dans le cul". Tu m’excuseras toutes ces variations proctologiques, mais c’est toi qui m’y contrains, après avoir commencé aux Antilles…

   A plusieurs reprises, celui qui te sert de Benalla pour tes discours, Sylvain Fort, a fait savoir que tu n’appréciais pas un certain nombre d’intellectuels - dont ma pomme! Il fut dit un temps qu’un genre de "cellule riposte" allait être mise en place pour répondre aux idées "nauséabondes", bien sûr, de ces personnes dont j’étais et dont je suis. Notre Sylvain avait alors sorti du chapeau les noms de Michel Serres et de Pierre Nora: tu voulais du sang neuf et rajeunir la société française, ces académiciens totalisent 174 ans à eux deux, c’est réussi. (source : "Le devoir de mémoire de Macron" dans Le Parisien du 11 juin 2017).

   Tout le monde a pu voir que tu étais capable de changer la loi pour récompenser Philippe Besson qui est à ta personne ce que Heidegger fut à Hitler, Sartre à Staline, Sollers à Mao (puis à Balladur)… Tu as en effet décidé de faire voter un texte permettant  d’ouvrir une vingtaine de postes de consuls généraux supplémentaires à des fonctionnaires comme à des non-fonctionnaires afin de rendre possible ce hochet à offrir à ton ami avec l’argent de la République. (source: "Ce décret qui permet de nommer Philippe Besson consul à Los Angeles" dans Le Parisien du 30 août 2018).

   Un homme qui est capable de passer par-dessus la loi pour récompenser un intellectuel qui le…, qui le…,  disons, qui chante ses mérites, n’aurait pas à se forcer beaucoup pour faire savoir combien il lui plairait que ce philosophe, qui lui déplaît, cesse de voir ses cours diffusés sur le service public! Je dis ça comme ça! Après la fraude fiscale, trois doigts, les cambriolages, deux doigts, la promotion d’un ami comme avers d’une médaille dont le revers est l’éviction d’un ennemi, cinq doigt, voilà, le compte est bon: la main est passée tout entier, le bras peut suivre…

   Voilà un an que Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, Mon cher Manu, Mon Roy, mais aussi: Mon Chéri, tu es au pouvoir. Et tu nous régales chaque semaine avec de nouvelles aventures. Il te reste quatre ans de règne.  

   Je t’annonce une bonne nouvelle: comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’Université populaire sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je me réjouis de pouvoir t’annoncer que je t’écrirai plus souvent que je ne l’avais prévu lors de ma première lettre. Cette perspective nouvelle me donne le même sourire que toi, mais pour d’autres raisons: je suis ravi !

    On sait que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt: pour ma part, j’en prend le ferme engagement, je ferai part égale entre la lune et le doigt…


   Salut Manu

 

Michel Onfray

Jacques Le Bris's insight:

Message de Michel Onfray à @EmmanuelMacron: "Comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’@UPCaen sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je t'annonce que je t’écrirai plus souvent..." La lettre entière à lire ici

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Non, le nucléaire ne sauvera pas le climat !

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La filière nucléaire, toujours promue dans l’Hexagone, n’apportera pourtant aucune solution à l’urgence climatique, estiment plus de 70 personnalités signataires de cette tribune.

 

Devant l’urgence climatique, l’énergie nucléaire est souvent évoquée en France, malgré les risques qui s’y attachent, comme une solution crédible au niveau mondial à la lutte contre le réchauffement climatique, à l’égal des économies d’énergie et des énergies renouvelables.

Aujourd’hui, la production d’origine nucléaire représente 10% de la production d’électricité mondiale (en régression de 7 points depuis 1996), à peine 2% de la consommation d’énergie finale, et ne permet d’éviter que 2,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre ! L’âge moyen du parc mondial continue  d’augmenter et atteint 30 ans en 2018. Pas étonnant puisque le nombre des débuts de construction de nouveaux réacteurs a chuté  de 44 en 1976 à 15 en 2010 et 5 en 2017.

La production d’origine nucléaire ne permet d’éviter que 2,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre !

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Alors que 260 milliards de dollars ont été investis au monde dans les filières photovoltaïque et de l’éolien en 2017, dont les coûts d’investissement et de production décroissent de façon continue depuis une décennie, seuls 16 milliards l’ont été dans la filière nucléaire dont les coûts ont subi un facteur deux d’augmentation durant la même période1. L’Agence Internationale de l’Energie Atomique ne s’y trompe d’ailleurs pas quand elle s’inquiète de la baisse prévisible de la participation du nucléaire au bilan énergétique mondial en 2030.

Il est totalement invraisemblable de prétendre assurer à court et moyen terme (2030-2040) un développement mondial du nucléaire capable de sortir cette filière de la marginalité actuelle des émissions de gaz à effet de serre qu’elle évite.

Il faudrait en effet pour sortir de la marginalité climatique et atteindre des chiffres de l’ordre de 10% des émissions évitées, démarrer un nouveau réacteur chaque semaine, sans qu’on ait la moindre idée des pays susceptibles de les accueillir sur leur réseau, des pôles industriels à développer intensivement et de l’origine des sommes gigantesques à rassembler pour financer ces investissements à haut risque et à temps de retour de cinq ou six décennies.

Sans compter la multiplication exponentielle des risques d’accident majeur, l’accumulation de déchets à haute activité et très longue durée de vie dont personne ne sait que faire, mais aussi les risques de prolifération vers les activités militaires que susciterait une dissémination trop rapide des technologies nucléaires dans des pays qui ne disposent ni de la stabilité politique, ni des infrastructures ni de la culture de sûreté et de sécurité indispensables.

La France, dont les émissions de gaz à effet de serre, contrairement à ses propres engagements au titre de l’accord de Paris, ont augmenté de 3% en 2017, devrait-elle échapper à cette analyse ? C’est la conviction que tentent de continuer à nous imposer l’industrie nucléaire, une bonne partie de la classe politique française, le gouvernement et la haute administration.

Les signaux d’alerte se multiplient dangereusement : l’opérateur historique s’avère incapable de maîtriser techniquement et financièrement le chantier de l’EPR de Flamanville

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Les signaux d’alerte se multiplient pourtant dangereusement : l’opérateur historique s’avère incapable de maîtriser techniquement et financièrement le chantier de l’EPR de Flamanville supposé préfigurer le parc nucléaire des années 2030. L’Autorité de Sûreté Nucléaire se voit contrainte d’accorder des dérogations injustifiables à EDF pour lui permettre la poursuite de sa construction, dont la mise en service recule d’année en année. Le devis du « grand carénage » indispensable à la mise aux normes de sûreté du parc français actuel dépasse déjà le coût d’investissement initial de ce parc, sans qu’EDF puisse assurer pour autant une prolongation significative de production d’électricité sans risque. L’Etat s’est vu dans l’obligation d’aligner 5 milliards d’euros pour éviter la faillite d’Areva, englué dans les aventures minières, le surcoût de l’EPR en Finlande et les suites des falsifications effectuées dans son usine Creusot Forge.

C’est pourtant dans ce contexte délétère qu’EDF, qui a déjà réussi à convaincre le gouvernement de décaler d’au moins dix ans le calendrier de fermeture de la vingtaine de centrales nécessaire au respect de la loi de transition énergétique de 2015, tente, pour maintenir coûte que coûte son parc au niveau actuel, d’imposer sa vision d’un nucléaire « sauveur du climat ». La solution proposée par EDF consiste à faire augmenter le plus rapidement possible la consommation française d’électricité, stagnante depuis plusieurs années, de telle sorte que la part du nucléaire redescende « naturellement » à 50% du total vers 2030, rendant inutile toute fermeture de centrale.

Sous le prétexte d’une « transition bas carbone » de bon aloi, c’est en fait d’une promotion discrète mais intense du nucléaire qu’il s’agit

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Sous le prétexte d’une « transition bas carbone » de bon aloi, c’est en fait d’une promotion discrète mais intense du nucléaire qu’il s’agit. Quitte à proposer des scénarios improbables sur le plan technique et économique de pénétration massive de l’électricité dans les transports individuels (en particulier sous forme d’hydrogène) et le triplement des exportations d’électricité vers nos voisins européens, avec les problèmes d’extension massive des lignes haute tension transfrontières et les aléas politiques et économiques que suppose une telle stratégie.

Il faut revenir à la raison : une telle aventure est beaucoup plus risquée du point de vue technique, beaucoup plus onéreuse, moins efficace et beaucoup plus longue à mettre en œuvre que des politiques d’économie d’énergie (dont les économies d’électricité) et de développement des énergies renouvelables. Elle présente des risques majeurs, d’abord pour nos concitoyens, mais aussi pour nos voisins européens : risque d’accident majeur qui augmente avec le dérèglement climatique, risque de restriction de la production en cas de canicule, risque de rupture d’approvisionnement d’uranium d’origine géopolitique, risques provoqués par l’aval du cycle, le démantèlement des centrales et le traitement des déchets nucléaires, risques de prolifération vers les armes atomiques.

La filière nucléaire n’a aucune chance d’apporter une solution à la hauteur des enjeux climatiques au niveau mondial dans les délais nécessaires, d’ici 2030 ou 2040

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A ceux, encore nombreux, qui pensent que le nucléaire est un « mal » mais un « mal nécessaire », voire indispensable, vue l’urgence climatique, nous disons que cette filière n’a aucune chance d’apporter une solution à la hauteur des enjeux climatiques au niveau mondial dans les délais nécessaires (d’ici 2030 ou 2040).

La France, si elle s’obstine seule dans cette voie d’une primauté au nucléaire, s’isolera donc chaque jour davantage dans le concert des nations qui se sont engagées résolument dans une transition énergétique rapide fondée sur les trois piliers que sont la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Elle devra en assumer tous les risques qu’elle fait courir à ses voisins, sans en recueillir de profits économiques, tout en retardant d’un bon demi siècle son entrée dans la modernité énergétique.

 

 

Benjamin Dessus et Bernard Laponche

Jacques Le Bris's insight:

Les signataires :

Jean David Abel, membre du Conseil Economique, Social et Environnemental; Maryse Arditi, membre du directoire de France Nature Environnement ; Jacqueline Balvet, membre d’Attac ; Gilles Barthe, vice-président d’Alter Alsace Energies; Jean-Louis Basdevant, physicien; Jacques Beall, vice-président de Surfrider Foundation Europe; Jean Paul Besset, ancien député européen; Guillaume Blavette, Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs ; Edgar Blaustein, membre de l’association Global Chance ; Dominique Bourg, Université de Lausanne, Faculté des géosciences et de l’environnement; Dominique Boutin, expert auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire; Jean-Claude Bragouletgroupe local Sortir du nucléaire Touraine ; Pierre Calame, auteur du "petit traité d’oeconomie", président honoraire de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’homme ; Loïc Chappoz, membre de l’Association Global Chance ; Madeleine Charru, directrice de Solagro ; Philippe Chartier, ancien directeur scientifique de l’ADEME; Martial Château, vice-président de sortir du nucléaire 72 ; Christian Chavagneux, éditorialiste (Alternatives Economiques) ; Michel Colombier, directeur scientifique de l’IDDRI,; Pierre Combaz, au nom du CA du Réseau Sortir du Nucléaire.; Maryse Combres, conseillère Régionale Nouvelle-Aquitaine ; David Cormand, secrétaire national de EELV ; Pierre Cornut, Webmestre de l’association Global Chance ; Christian Couturier, président de l’association négaWatt ; François Damerval, conseiller régional d’Île-de-France ; Benjamin Dessus, président d’honneur de l’association Global Chance ; Michel Dubromel, président de France nature environnent (FNE); Joël Dujeux, représentant CFDT à la CLI de CHOOZ ; Guillaume Duval, éditorialiste (Alternatives Economiques) ; Philippe Frémeaux, éditorialiste (Alternatives Economiques) ; Daniel Fuks, ingénieur retraité ; Jean Gadrey, professeur honoraire d’économie à l’Université de Lille ; Natacha Gondran, enseignante-chercheur ; Claude Gruffat, président de biocoop ; Joël Guerry , docteur-ingénieur en énergie et pollution ; André Guillemette, membre du conseil scientifique de l’ACR ; André Hatz, président de stop Fessenheim ; Jean-Marie Harribey, coprésident du Conseil scientifique d’Attac ; Sylvain Houpert, architecte et docteur en Sciences de l’Ingénieur ; Nicolas Imbert, directeur de Green Cross ; Yannick Jadot, député européen ; Alain Joffre, coordinateur du Collectif Sortir du Nucléaire Sud Ardèche ; Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France ; Françoise Kobylarz, Collectif Antinuc de  Dieppe  ; Michel Labrousse, ingénieur et économiste, membre de l’association Global Chance ; Jean-Paul Lacote, représentant d`Alsace Nature à la CLIS de Fessenheim ; François Michel Lambert, député des Bouches du Rhône ; Raymond Lang, économiste ; Bernard Laponche, physicien nucléaire, membre fondateur de l’association Global Chance ; Thierry de Larochelambert, physicien, professeur et chercheur à l’Institut FEMTO-ST ; Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre de l’Environnement ; Alain Lipietz, économiste, ancien député européen ; Gérard Magnin, président de Jurascic, fondateur d’Energy Cities et ex-administrateur d’EDF ; Fulcieri Maltini, Ingénieur docteur, SMIEEE life, PES, COMSOC, FM Consultants Associates ; Noël Mamèreancien député écologiste ; Michel Marie, ex porte-parole du Collectif contre l’enfouissement des déchets radioactifs (CEDRA)  ; Yves Marignac, Wise Paris ; Jean-Marie Matagne, président de l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) ; Christophe Milin, ingénieur ; Jacques Mirenovitcz, corédacteur en chef de la Revue Durable ; Christian Mouchet, président du conseil de fondation de la Fondation Charles Léopold Mayer - FPH ; Pierre Perbos, membre du Réseau Action Climat ; Barbara Pompili, députée de la Somme ; Benoit Praderie, président de Planète Eolienne ; Jean-Jacques Rettig, président du CSFR ; Arthur Riedacker, coprix Nobel de la Paix au titre du GIEC ; Michèle Rivasi, députée européenne, fondatrice du CRIRAD ; Robert Rochaud, président de la SCIC Poitou Énergies Citoyennes. ; Barbara Romagnan, Generation.s ; Daniel Roussée, coprésident des Amis de la Terre Midi-Pyrénées ; Marc Saint-AromanRéseau sortir du Nucléaire ; Thierry Salomon, vice président de négaWatt. ; Sylvie Sauvageexpertise citoyenne ; Jacques Terracher, association pour la cohérence environnementale en Vienne. ; Thierry Touche, vice président de sortir du nucléaire 72 ; Patrick Viveret, philosophe, magistrat honoraire à la Cour des Comptes ; Dominique Voynet, médecin, ancienne ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement ; Jean Claude Zerbib, ingénieur en radioprotection, membre de l’association Global Chance.

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Et les vrais champions sont...

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Lorsque j'apprends qu'Emmanuel Macron va être sacré "champion de la terre", je me demande si on ne se fout pas un peu de nous

Pendant que nos dirigeants s'offrent mutuellement des récompenses et monopolisent l'intérêt des médias, de VRAIS héros de l'environnement se battent tous les jours au péril de leur vie.

 

Blog illustré de Muriel Douru, auteure de livres et professionnelle de la création

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Faire face –

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15 mois après son élection, il semble bien que la lune de miel entre Emmanuel Macron et une partie de l’opinion soit consommée. Sur le champs de bataille politique, certains commencent d’ores et déjà à aiguiser leur rancœur et à astiquer leurs slogans en vue des échéances électorales à venir où ils ne proposeront finalement que l’anti-macronisme pour seul programme. Patiemment, les sentinelles d’une classe politique récemment défaite, polissent leur désir de revanche contre celui qui les a remisés dans le placard de l’ancien monde. D’autres, plus proches, commencent à prendre leurs distances, à la recherche de la prochaine vague opportune à surfer. Il pourrait être simple de jeter le bébé avec l’eau du bain et de sombrer dans le scepticisme qui ronge si souvent la France. Je ne veux pas m’y résigner.

Il y a bientôt deux ans, j’ai choisi de soutenir Emmanuel Macron parce qu’il me semblait le seul capable de transformer ce pays et d’abord par sa capacité à entrainer avec lui une nouvelle génération. Après 30 ans d’alternances stériles, cette nouvelle génération a gravi les marches de l’Elysée et du Palais Bourbon et elle s’est mise au travail. Il est évidemment trop tôt pour tirer les conclusions et déposer les bilans d’une action qui ne fait que démarrer, il serait également trop facile de suivre la route de l’air du temps et des manchettes de journaux qui – dans le même excès – brûlent ce qu’elles ont adoré, et il est définitivement trop confortable de recommencer à bougonner, le cul vissé à son canapé en grommelant que « c’est comme les autres » et que tout compte fait, « c’est comme avant ».

Car non, ce n’est pas comme avant, et 15 mois de cette génération politique-là et de son action, bien que forcément imparfaits, n’ont rien en commun avec les 30 ans d’errements dont nous porterons longtemps les stigmates. Je n’oublie pas d’où nous venons, je n’oublie pas l’immobilisme, les postures hypocrites, les compromissions, la médiocrité, l’affaiblissement international, les affaires et l’incapacité à réformer ce pays pendant plusieurs décennies. Ceux qui ont le jugement précoce sont aussi ceux qui voudraient que nous ayons la mémoire courte et que nous oubliions tout ce qu’ils ont fait et surtout, ce qu’ils ont été incapables de faire. Ils se dressent désormais en procureurs politiques,  drapés dans une sorte de virginité d’occasion, pointant chaque escarmouche comme s’il s’agissait d’un crime contre la République.

Or, s’il y a encore des couacs, ils sont rares comparés aux concerts que nous offraient les gouvernements précédents; s’il y a des renoncements, ils sont bien moins nombreux que les chantiers menés à leurs termes et les décisions concrètes qui témoignent qu’enfin ça bouge, à l’école, à la SNCF, à Notre Dame des Landes, dans les entreprises ou dans les institutions; enfin s’il y a des soupçons et des affaires, elles sont ridicules en comparaison de celles qui jalonnent l’histoire de notre République.

Ainsi, les errements coupables d’un chargé de mission de l’Elysée et la sanction probablement inadaptée dont il a écopée, ne me font pas oublier Boulin, le sang contaminé, les écoutes, les irlandais de Vincennes, Karachi ou le Rainbow Warrior.

L’aménagement irrégulier d’une mezzanine il y a 21 ans par l’actuelle Ministre de la Culture, ne me fait pas oublier le Carrefour du Développement, Urba, les financements libyens, les enveloppes ministérielles remplies de cash, Elf ou le Crédit Lyonnais.

La nomination comme consul d’un écrivain de cour ne me fait pas oublier les faux chargés de mission, les emplois fictifs, Clearstream, Cahuzac ou Takiedine.

La baisse encore insuffisante de la dépense publique ne me fait pas oublier ceux qui l’ont laissé enfler comme une baudruche, sans contrôle et sans discernement, dans une posture de total abandon de leurs responsabilités, hypnotisés par le seul objectif de leurs réélections.

Un trait d’esprit sur « les gaulois réfractaires au changement » ne me fait pas oublier ceux qui ont dévalué la fonction présidentielle et l’image de la France par leurs frasques nocturnes, leurs triples vies, leurs injures publiques ou leurs gesticulations médiatiques.

Enfin, les inévitables soubresauts d’un quinquennat ne me font pas oublier que le pire qui nous guette est sans commune mesure avec les hésitations d’une génération qui découvre le pouvoir au moment où il est si difficile d’opérer la transformation d’un modèle que beaucoup tentent encore de préserver.

Le temps n’est pas aux lamentations, aux reniements ou aux renoncements, non, le temps est à l’audace et à l’accélération, le temps est à oser plus et à ne rien lâcher, à réformer notre système de retraite, à simplifier la vie des entreprises, à revitaliser l’intéressement et la participation, à revoir notre système de solidarité, à transformer nos modèles de production, à rénover nos infrastructures, à moderniser notre administration et à redonner un cap à l’Europe…

Tout sera-t-il fait ? Non.
Tout sera-t-il bien fait ? Non.
Sera-ce suffisant pour transformer totalement notre pays ? Probablement pas.
La critique est-elle utile ? Oui, évidemment. Elle est même souhaitable, comme il serait souhaitable qu’on l’entende, un peu, voire même qu’on l’écoute, de temps en temps. Mais la défiance, elle, est mortifère et nous conduira à nous tourner vers ceux qui rêvent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, le Venezuela pour un modèle, la fin de l’Europe pour une libération ou le nationalisme pour un horizon… un horizon, oui, qui cache en fait des marécages bruns.

Ce quinquennat a 15 mois, il en reste 45… bien assez pour continuer à faire bouger les lignes sanctuarisées d’un modèle qui n’en finit pas de se décomposer mais qui reste encore solidement campé derrière ses derniers remparts, les appareils syndicaux dépassés et « l’Etat profond ». Certains, confits d’amertume et boulimiques de leurs propres commentaires, voudraient nous faire croire qu’il est déjà temps de renier le choix démocratique que les élections de 2017 ont rendu. Cela n’arrivera pas et si le temps du bilan viendra inéluctablement, jusque-là, il faut opposer aux gémissements systématiques, partisans et rancuniers des professionnels de la réélection, la volonté farouche d’aller au terme d’une action qui seule, sera porteuse de progrès.

Il fut un temps pas si lointain où il était facile de soutenir l’action d’un Président à qui rien ne semblait résister. C’est beaucoup moins facile aujourd’hui et c’est pour cela que c’est désormais important et utile, pas pour lui, pas pour nous mais pour un pays et un continent qui dépendent aussi de notre capacité à faire face.

 

Xavier Alberti

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La première bouteille à bilan carbone négatif est en fibres de lin et toulousaine

La première bouteille à bilan carbone négatif est en fibres de lin et toulousaine | Think outside the Box | Scoop.it

La Green Gen Bottle.

 

Lancée en décembre 2017, la start-up toulousaine Green Gen Tech prévoit d’ouvrir en Suède sa première ligne de production de bouteilles en fibres de lin à l’automne et une seconde, en Occitanie, en 2019. Révolutionnaire, cette bouteille stocke du carbone.

 

C’est une innovation de rupture, - technologique, environnementale et sociétale - qui fait tâche d’huile sur tous les continents du vin. Et plus largement au vaste pays du flacon. Après trois ans de R&D, l’équipe toulousaine de la toute jeune start-up Green Gen Technologies a mis au point (deux brevets déposés) un procédé innovant pour produire une alternative écologique et biodégradable à la bouteille de verre : une bouteille en composite à base de fibres de lin.

« La fibre de lin est tressée et préformée en forme de bouteille. On lui injecte de la résine de riz chauffée pour lui donner sa forme. La difficulté a été de trouver la bonne résine et la température de fusion adéquate » indique James de Roany co-fondateur de l’entreprise. Ce contenant révolutionnaire dispose d’un film protecteur intérieur alimentaire permettant d’empêcher toutes transmissions en provenance du lin. Ce dernier est actuellement en PET, donc issu du pétrôle, mais il sera en PLA (plastique biosourcé) sous maximum dix-huit mois.

Un bilan carbone négatif

 

Avec des fours chauffés à 1500 degrés 24 heures sur 24, la bouteille de verre consomme beaucoup d’énergie. "Nous travaillons à des températures quinze fois inférieures et avec l’usage du PLA nous serons probablement en bilan carbone négatif puisque le lin absorbe plus de carbone pendant sa pousse qu’il n’en faut pour produire la bouteille", précise James de Roany. De quoi séduire les industriels du contenants, toujours plus soucieux de leur éco-responsabilité.

Les premiers clients pourraient être les acteurs de la cosmétique et des parfums, investis depuis toujours dans l’innovation packaging. Mais aussi les grands groupes des vins et spiritueux. "Nous avons aussi été contactés par des producteurs de vin du Languedoc, notamment en bio", indique le dirigeant qui ajoute que "le prix actuel reste dix à douze fois plus élevé qu’une bouteille en verre ce qui contraint le marché au moyen/haut de gamme sachant que la bouteille, déjà très jolie, n’implique pas de suremballage." Grâce à son développement industriel, l’entrepreneur espère rapidement diviser ce coût par cinq.

Des usines de fabrication au plus près des clients

D’ici fin 2018, Green Gen Technologies cherche à lever 2,5 millions d’euros dont 750.000 euros d’ici septembre pour lancer sa première ligne de production chez le spécialiste des formes complexes Inxide, en Suède. Près de deux millions d’euros seront ensuite investis dans une seconde chaine de production, qui verrait le jour en Occitanie et permettrait d’atteindre une capacité d’1,5 millions de bouteilles produites dès 2019.

La société ambitionne de produire 3 à 5 millions de bouteilles en 2020 en installant d’autres chaines de production au plus près de ses clients en Asie et aux Etats-Unis. "Nous discutons depuis trois ans avec le premier groupe de distribution de vin&spiritueux américain. Ils sont intéressés par notre technologie pour la bière. Installer des fûts en fibre de lin chez leurs clients ainsi qu’un broyeur diminuerait par deux leurs mouvements de camions". Le tout en développant une économie circulaire très rentable. Les brevets détenus par la start-up permettent de couvrir toutes fibres d’origine végétale et des travaux de R&D sont bien avancés pour envisager aussi dans les deux ans le lancement de conteneurs en fibres de bambou, de chanvre et de canne à sucre.


Aurélie de Varax

 

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Rougeole : une jeune fille de 17 ans est décédée de la maladie

Rougeole : une jeune fille de 17 ans est décédée de la maladie | Think outside the Box | Scoop.it

Une adolescente de 17 ans est morte de complications neurologiques provoquées par la rougeole au CHU de Bordeaux (Gironde), annonce l'Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine. Il s'agit du 3e décès provoqué par la maladie dans le pays.

 

Son pronostic vital était réservé depuis plus d'une semaine. Elle est désormais la troisième victime de la flambée de rougeole qui fait rage en France depuis le mois de novembre 2017. Une adolescente de 17 ans a été tuée par cette infection virale contre laquelle elle ne pouvait pas être vaccinée.

La jeune fille a succombé à des complications neurologiques, qui se développent souvent en cas de déficit immunitaire. C'était, justement, l'une des caractéristiques de cette jeune victime qui était traitée au CHU de Bordeaux (Gironde).

Immuno-déprimée, elle n'était pas en capacité de recevoir le vaccin qui aurait pu la protéger contre la rougeole. C'est également le cas de l'homme de 26 ans décédé au cours du mois de juin. 

La bonne vaccination de l'entourage est alors essentielle, car elle évite la transmission du virus aux personnes les plus vulnérables. Il faut savoir qu'une personne porteuse de la rougeole est capable d'en contaminer 20.

10 cas par mois dans la région

Selon l'Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine, la situation est en phase d'amélioration dans la région, mais les efforts ne doivent pas se relâcher. "Depuis le 6 novembre 2017 en Nouvelle-Aquitaine, 1 096 cas de rougeole ont été confirmés", explique l'autorité sanitaire. 

Désormais, moins de 10 cas sont confirmés chaque mois. Cela reste élevé, au regard des 50 infections qui surviennent chaque semaine sur le territoire national. C'est pourquoi l'ARS invite la population à rester vigilante et à poursuivre la vaccination, pour les personnes n'ayant pas effectué le rattrapage.

Pour rappel, seule une couverture vaccinale de 95 % permettra d'interrompre la circulation du virus de la rougeole. En-dessous de ce seuil, de nouveaux cas continueront de survenir.


 
 

Des symptômes mal connus

Pour rappel, la rougeole se manifeste, dans un premier temps, par des écoulements nasaux accompagnés de toux, d'une forte fièvre et d'une grande fatigue, environ 10 jours après l'exposition au virus. Une conjonctivite se déclare également, accompagnée de points blanchâtres sur la face interne des joues. 

Dans un second temps, l'éruption cutanée caractéristique de la maladie se déclare : des tâches très rouges et légèrement gonflées apparaissent d'abord sur le visage puis descendent le long du corps, tandis que la rhinite s'estompe. Ces symptômes perdurent environ une semaine.

 

Audrey Vaugrente

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Toulouse : ils inventent le parasol qui ne s’envole pas

Vidéo : le reportage de Julie Valin et Frédéric Desse

 

Deux toulousains ont inventé le premier parasol qui ne s'envole pas et avec lequel on peut même recharger son téléphone portable ou sa tablette. Une idée révolutionnaire qui devrait plaire aux vacanciers sur les plages cet été.

 

 

Encombrant, long à monter, l'image du parasol traditionnel n'a pas changé depuis 70 ans. L'invention de deux toulousains a de quoi dépoussièrer l'accessoire de plage.



Aérodynamique
En quelques secondes à peine, le parasol est déplié. Il est équipé d'un pied télescopique en aluminium et d'une voile d'ombrage traitée anti UV et aérodynamique.
Grâce à sa forme, il résiste aux bourrasques contrairement aux parasols traditionnels qui peuvent se transformer en projectile particulièrement dangereux en cas de vent.



Ils ont copié les feuilles des arbres
Les inventeurs de ce parasol ont eu l'idée il y a deux ans alors qu'ils passaient une journée sur la plage.
Qu'est ce qui résiste au vent dans la nature ? Réponse : les feuilles des arbres.
Encore faut-il que, pour en faire un parasol, cette forme ait une grande ombre portée.
Ils ont découvert la feuille idéale à copier pour leur prototype : en Amérique du Sud, le "Monstera Délicioso"

Avec panneau solaire intégrable
Grâce à son panneau solaire amovible, le parasol peut aussi recharger les téléphones ou les tablettes.
Les deux inventeurs cherchent désormais des partenaires et des distributeurs. Mais déjà cet accessoire innovant est en train de se faire une belle place au soleil

 

Par Julie Valin + MP Publié le 12/05/2018

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Une femme opérée pour une tumeur aux ovaires de 60 kilos !

Une femme opérée pour une tumeur aux ovaires de 60 kilos ! | Think outside the Box | Scoop.it

Aux Etats-Unis, une femme de 38 ans a été opérée en urgence. Elle souffrait d'une tumeur aux ovaires d'une taille record : celle-ci pesait environ 60 kilogrammes et s'était développée en très peu de temps.

 

C'est une situation rare et sans doute angoissante qu'a vécu cette Américaine de 38 ans. Une résidente du Connecticut – sur la côte Est des Etats-Unis – s'est rendue en urgence chez son gynécologue. Sur son ovaire pesait une tumeur pour le moins hors du commun : d'une masse de 60 kg, elle s'est développée en un temps record.

Au départ, la patiente a consulté son médecin pour une raison surprenante. Elle prenait 4 kg par semaine sans avoir changé ses habitudes de vie, d'après l'hôpital de Danbury (Etats-Unis), qui communique sur ce cas exceptionnel.

Le spécialiste lui prescrit alors un scanner qui révèle l'origine de cette prise de poids anormale : une tumeur d'un volume tout aussi inhabituelle. "Je m'attendais à découvrir une tumeur de 11 kg, mais une tumeur de 59 kg est beaucoup plus rare", confie le Dr Vaagn Andikyan.

 

Une urgence médicale

Il faut donc retirer cette masse qui pèse sur de nombreux organes. Mais plusieurs problèmes se posent. Outre le volume énorme qu'occupe la tumeur, les médecins ne peuvent pas dire si elle est cancéreuse ou non. En effet, le terme "tumeur" désigne une croissance exagérée de cellules et de tissu organique. Elle n'est donc pas forcément dangereuse – ou maligne.

Mais l'opération peut être risquée. "Quand la patiente est venue me consulter, elle souffrait de malnutrition sévère parce que la tumeur comprimait son système digestif, et elle circulait en fauteuil roulant à cause du poids de la tumeur", rapporte le Dr Andikyan.

Sans compter que la masse pèse sur un vaisseau sanguin majeur, le risque cardiaque est donc élevé. Ce sont donc 25 médecins qui ont travaillé ensemble, passant cinq heures au bloc opératoire.

Une intervention longue, mais nécessaire. Car l'équipe a choisi de retirer la tumeur et de réaliser, dans la foulée, une reconstruction abdominale. L'objectif : limiter les allers-retours  la patiente.

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Les chirurgiens veulent comprendre

L'opération est un succès, d'après l'hôpital. La tumeur et l'ovaire gauche ont été retirés mais l'autre organe reproducteur a été épargné. L'excès de peau qui s'était développé a aussi été enlevé. Après deux semaines de suivi en soins intensifs, la trentenaire a pu regagner son domicile.

Les médecins vont, de leur côté, réaliser une série d'examens sur la tumeur pour comprendre pourquoi elle s'est développée aussi rapidement mais aussi quelle est sa nature. Ils ont, en effet, détecté la présence de liquide mucoïde, ce qui en fait une tumeur mucineuse.

Mais plusieurs hypothèses peuvent être tirées de ces observations. "Les tumeurs épithéliales bénignes sont le type le plus courant de tumeur bénigne de l'ovaire, souligne la Société canadienne du cancer. Elles prennent naissance dans les cellules qui recouvrent la surface externe de l'ovaire." Les tumeurs cancéreuses, elles, sont plus rares : elles représenteraient 10 % des cancers de l'ovaire.

 

Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Lundi 07 Mai 2018

 

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Sur la trace chimique des casseurs

Sur la trace chimique des casseurs | Think outside the Box | Scoop.it

Des "blacks blocs" manifestent en marge du défilé parisien du 1er mai 2018.

Les forces de l'ordre pourraient bientôt recourir à des "marqueurs chimiques" pour identifier les fauteurs de troubles.

PMC, pour Produits de Marquage Codés. Ces trois lettres pourraient bien devenir le pire cauchemar des "black blocs", ces militants vêtus de noir et cagoulés qui sèment destruction et violence en marge des cortèges ou des manifestations. Police et gendarmerie réfléchissent en effet à l'utilisation de ces marqueurs chimiques, invisibles, inodores et incolores, pour identifier les casseurs lors des opérations de maintien de l'ordre.  

Le principe est simple. Mêlés au gaz lacrymogène ou à l'eau des canons, ces produits pulvérisés à distance se déposent sur la peau et sur les habits. "Ensuite, il n'y a plus qu'à faire passer les individus soupçonnés sous une lampe à ultraviolet qui fait apparaître les traces éventuelles de PMC qu'ils portent sur eux", explique-t-on à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, qui planche sur cet ""ADN scientifique". 

 
 

Les marqueurs sont de parfaits mouchards. D'abord, ils ont la mémoire longue puisqu'ils persistent trois à quatre semaines sur la peau et même plusieurs mois sur les vêtements en dépit des lavages. Ensuite, ils s'immiscent partout : "Les 'black blocs' ont beau s'équiper de pied en cap, avec lunettes, cagoules et gants, puis se changer très vite pour se fondre dans la foule, il suffit que quelques centimètres de peau aient été en contact avec les PMC pour qu'il soit possible de les confondre ultérieurement", précise à L'Express un expert du maintien de l'ordre. Enfin, les PMC ne se trompent jamais, car le codage propre à chaque marqueur est unique. 

 

Sprays de vaporisation

Ces dispositifs issus de la lutte contre la contrefaçon ont récemment fait irruption dans le domaine de la sécurité. Certains locaux commerciaux sont désormais équipés de sprays de vaporisation à déclenchement automatique qui, en cas d'intrusion, aspergent de PMC les braqueurs. Ces produits sont également utilisés pour marquer discrètement les oeuvres d'art et les véhicules, voire les câbles de cuivre si prisés des voleurs. Dans ce cas, la lecture du code permet de retrouver le propriétaire de l'objet dérobé. 

 

"En maintien de l'ordre, c'est dans les tuyaux", reconnaît un responsable syndical. Les PMC ont-ils été testés mardi 1er mai, lors de la manifestation parisienne qui a dégénéré ? C'est motus et bouche cousue chez les policiers et chez les gendarmes. Attention, sujet sensible ! 

 

Anne Vidalie, publié le 04/05/2018

 

 

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L'affaire des malformations dans l'Ain révèle la mauvaise protection des lanceurs d'alerte

L'affaire des malformations dans l'Ain révèle la mauvaise protection des lanceurs d'alerte | Think outside the Box | Scoop.it

La France a voté plusieurs lois sur la protection des lanceurs d'alerte. Le licenciement des membres du Registre des malformations en Rhône-Alpes révèle sur le terrain que cette protection est loin d'être effective.

 

Les pouvoirs publics souhaitent-ils étouffer la voix du Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera) qui a révélé en 2016 un surnombre de malformations dans le département de l'Ain ? La question se pose, ainsi que celle plus large de la protection des lanceurs d'alerte, alors que les Hospices civils de Lyon viennent de notifier aux six membres de l'association leur licenciement au 31 décembre 2018.

Le Registre rhônalpin est chargé avec cinq autres registres de surveiller les anomalies congénitales sur un territoire représentant 19% des naissances françaises. Son statut associatif lui donne une indépendance dont ne peuvent pas forcément se prévaloir ses homologues et qui donne lieu à des tensions avec l'établissement Santé Public France qui le cofinance.

 

Des hypothèses environnementales qui restent en suspens

En juillet dernier, le Registre publiait les résultats d'une étude révélant sept cas d'enfants nés avec une malformation des membres supérieurs entre 2009 et 2014 dans un petit périmètre du département de l'Ain. "Des hypothèses environnementales (produit de l'agriculture ? vétérinaire ?) semblent se dessiner mais elles sont à l'état d'ébauche et les données de la littérature ne contribuent pas à les affiner. Le registre devrait donc s'appuyer sur des ressources externes en toxicologie et épidémiologie environnementales pour mettre en place une étude dont le design reste à définir", concluaient les auteurs du rapport. Dans le même temps, il apparaissait que deux autres territoires ruraux, en Loire-Atlantique et dans le Morbihan, étaient touchés par des maux identiques.

Mais plutôt que l'appui réclamé pour poursuivre les investigations, l'association a reçu une fin de non-recevoir des pouvoirs publics.

Dans trois rapports d'investigation publiés le 4 octobre après la médiatisation de ces affaires, Santé Publique France (SPF) ne reconnaît pas d'excès de cas par rapport à la moyenne nationale dans l'Ain, contrairement aux deux autres départements. Dans les trois zones, elle indique ne pas avoir identifié de cause commune entre les différents cas de malformations constatés et refuse par conséquent les investigations complémentaires. Interrogés par Le Monde, trois biostatisticiens ont formellement contesté la méthodologie utilisée par l'étude de SPF pour conclure à l'absence d'excès de cas dans l'Ain. "Santé Publique France doit dire qu'il a commis une erreur", tonne l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi.

 

"Où est la faute ?"

Non seulement, les préconisations du Remera ne sont pas suivies d'effet mais son existence même est remise en cause avec le licenciement de ses six salariés. La structure devrait mettre la clé sous la porte d'ici la fin de l'année, ayant perdu ses deux principales sources de financement, à savoir les subventions de l'Inserm et de la Région Rhône-Alpes. "Le scandale des bébés nés sans bras éclate. Remera doit fermer (…). S'il n'y a pas de lien, qu'on nous le prouve !", tweetait rageusement Emmanuelle Amar, sa directrice générale, le 13 octobre.

"L'alerte est constitutive de la mission du Registre. L'affaire a été rendue publique en 2016 car elle n'a pas été entendue en interne. Les salariés du Remera se retrouvent dans une situation couverte par la loi de 2016 protégeant les lanceurs d'alerte", estime Delphine Batho. L'ancienne ministre de l'Environnement auditionnera Mme Amar le 23 octobre dans le cadre du groupe d'études Santé environnementale de l'Assemblée qu'elle co-préside. Il semble en effet que la loi Sapin II, qui a été précédé par six autres lois traitant du droit d'alerte selon un rapport du Conseil d'Etat de 2016, ne semble toujours pas protéger efficacement leurs auteurs.

Le président de la Région, Laurent Wauquiez, a annoncé le 12 octobre qu'il pourrait finalement débloquer une subvention pour le Remera si l'Etat ne remplissait pas ses obligations. Cette volte-face tendrait à prouver que c'est plus l'équipe que la structure elle-même qui serait visée. "Si on continue à financer, il ne s'agit alors plus d'un licenciement économique mais d'un licenciement pour faute", pointe Corinne Lepage. "Mais où est la faute ?", interroge l'ancienne ministre de l'Environnement, avocate de formation.

 

Laurent Radisson

Journaliste : Rédacteur en Chef délégué aux marchés HSE

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Nucléaire français : la fuite en avant ou l'effondrement 

Nucléaire français : la fuite en avant ou l'effondrement  | Think outside the Box | Scoop.it

Ce texte est écrit à partir d’un document gardé secret tant le contenu dérange mais que l’ACRO, qui se bat pour qu’il soit rendu public, a pu consulter dans l’objectif de faire progresser la transparence.

 

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) publiée au Journal Officiel du 18 août 2015, vise à préparer l’après pétrole et à instaurer un modèle énergétique robuste et durable. En ce qui concerne le nucléaire, elle s’est fixé comme objectif de réduire sa part dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025. La part du nucléaire étant de l’ordre de 75% actuellement, c’est donc environ un tiers du parc qui doit être arrêté pour atteindre cet objectif, soit environ 19 réacteurs sur 58. A priori les plus anciens.

 

Or, le combustible MOx, qui permet de recycler le plutonium extrait à l’usine de retraitement d’Orano à La Hague, est utilisé dans les réacteurs les plus anciens du parc. Leur arrêt à l’horizon 2025 aura donc un impact énorme sur l’activité de cette usine et de celle de Melox qui fabrique le combustible. Cela mérite que l’on s’y attarde, surtout quand un débat national sur le plan de gestion des matières et déchets radioactifs est en préparation.

 

Dès 1997, le directeur de la sûreté des installations nucléaires a indiqué à EDF qu’il souhaitait disposer d’une approche globale de la sûreté du combustible nucléaire. Depuis, EDF a transmis plusieurs dossiers, tous secrets. La dernière mise à jour était demandée pour le 30 juin 2016 par l’ASN qui précisait également les scénarios devant être étudiés afin de tenir compte de l’objectif fixé par la loi pour la transition écologique et pour la croissance verte. EDF a rendu sa copie le 29 juin 2016, dans un dossier intitulé « Impact cycle 2016 » qui n’est pas plus public que ses prédécesseurs. L’ASN a aussi demandé une expertise sur ce dossier à l’IRSN. Le rapport n’est pas public, mais l’ACRO a pu l’examiner.

 

Selon l’IRSN, le scénario qui conduit donc à l’arrêt de 19 tranches de puissance unitaire 900 MWe et à une production électrique d’origine nucléaire abaissée de 420 TWh à 305 TWh en 2025, conduit à la saturation des piscines de la Hague et des réacteurs nucléaires en moins de 5 ans après la première fermeture. Tout le parc nucléaire devra donc s’arrêter pour cause d’occlusion intestinale après la mise à l’arrêt de moins de 9 tanches utilisant du MOX ! Les résultats de la simulation de l’IRSN confirment la conclusion d’EDF.

 

EDF a un projet de piscine centralisée bunkérisée pour augmenter ses capacités d’entreposage des combustibles usés. Le rapport IRSN mentionne une ouverture en 2030. Ainsi, toujours selon l’IRSN, le report à 2035 de la limitation à 50 % de la production d’électricité d’origine nucléaire, décale de 10 ans les dates de saturation des piscines, ce qui est compatible avec le calendrier prévisionnel de mise en service de la piscine d’entreposage centralisé, prévue à l’horizon 2030. Et, comme par hasard, le premier ministre a profité de la vacance au ministère de la transition écologique pour annoncer le report de 10 ans de la limitation à 50 % de la production d’électricité d’origine nucléaire…

Rien ne dit qu’EDF terminera sa piscine en 2030. Et, en attendant on ne pourrait pas arrêter le retraitement et le MOx. Pour M. Jean-Bernard Lévy, président-directeur général d’EDF, « si je devais utiliser une image pour décrire notre situation, ce serait celle d’un cycliste qui, pour ne pas tomber, ne doit pas s’arrêter de pédaler. » Il tentait de justifier la construction de nouveaux EPR lors de son audition, le 7 juin 2018, par la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires. Cela s’applique aussi aux usines de retraitement de la Hague et Melox qui doivent pédaler sans relâche pour éviter l’arrêt complet du parc nucléaire.

 

Le retraitement consiste à séparer l’uranium, le plutonium des combustibles usés qui sortent des réacteurs. L’uranium, qui représente encore 95% de la masse des combustibles usés, est officiellement recyclable, mais n’est pas recyclé. Comme il ne nécessite pas de stockage en piscine, il est envoyé à Pierrelatte dans la Drôme. Les éléments les plus radioactifs sont concentrés, vitrifiés et entreposés à La Hague en attendant un stockage définitif. Reste le plutonium, moins de 1% de ce qui sort des réacteurs, qui ne peut pas être accumulé pour des raisons de prolifération. Il sert à faire du combustible MOx qui est utilisé dans 22 réacteurs (ceux du palier CPY à Dampierre, Gravelines, Le Blayais, Tricastin, Chinon et Saint Laurent). Le MOx n’est pas retraité ensuite.

 

C’est ce petit pourcent qui peut bloquer toute la machine. Toute l’industrie nucléaire est donc dans une situation très fragile, car on peut imaginer des aléas qui entraîneraient un arrêt prolongé d’une des mailles de cette chaîne du plutonium. Et le maillon faible, ce sont les évaporateurs de l’usine de retraitement de La Hague qui assurent la concentration des produits de fission. Ces équipements, conçus pour une durée de fonctionnement de trente ans, se corrodent plus rapidement que prévu lors de leur conception. Selon l’ASN, cette corrosion est de nature à remettre en cause à moyen terme la sûreté de l’installation. En effet, la tenue de ces équipements à la pression de leurs circuits de chauffe ou au séisme pourrait être remise en cause dans les prochaines années et potentiellement dès 2018 pour l’évaporateur le plus dégradé. Des fuites sont déjà apparues.

 

En cas d’arrêt des évaporateurs de l’un des ateliers, l’usine correspondante devrait également être arrêtée. Ainsi, le dossier d’EDF postule un aléa d’exploitation de 6 mois d’arrêt survenant uniquement sur l’une des deux usines de La Hague. Dans ce cas, l’autre usine seule devrait assurer le traitement des combustibles usés. Mais l’IRSN considère qu’un aléa peut survenir sur les deux usines simultanément et qu’un évènement sur un équipement dont le caractère générique nécessiterait l’arrêt d’équipements similaires, ne peut pas être écarté. La situation correspondant à l’arrêt temporaire des deux usines, même pour quelques mois, n’est cependant pas étudiée par Orano Cycle. En tout état de cause, une diminution des capacités de traitement de ces usines pourrait conduire à terme à la saturation des entreposages des combustibles usés.

 

Ainsi, au regard de la situation actuelle des évaporateurs, l’IRSN relève que l’aléa forfaitaire de six mois retenu ne peut pas être considéré comme enveloppe. Un arrêt des deux usines pour une durée supérieure aux six mois pourrait conduire à une saturation des piscines d’entreposage. L’IRSN demande donc à Orano cycle et EDF de revoir leur copie sur ce sujet et de préciser la durée d’indisponibilité qui conduirait à la saturation des piscines. La réponse est facile à estimer puisque la place disponible à La Hague ne serait plus que de 7,4% : la saturation interviendrait au bout d’une année environ.

 

L’industrie nucléaire française a donc mis en place un système que l’on ne peut pas stopper sur décision politique, sans risque d’un effet falaise qui arrêterait tout le parc en peu de temps. Mais ce système est extrêmement fragile et le piège pourrait se refermer sur ces concepteurs, à la suite de pannes. Pourtant, François de Rugy, alors président de l’Assemblée nationale, a affirmé : « Ce n’est plus EDF qui fait la politique de l’énergie en France » (AFP, 12/07/2018). Vraiment ?

 

L’utilisation de MOx dans les réacteurs les plus récents de 1 300 MWe en remplacement des réacteurs les plus anciens n’est pas simple à mettre en œuvre. Cela demande des études complètes sur le fonctionnement des cœurs des réacteurs et des travaux conséquents à instruire et valider. Il faudrait aussi revoir la fabrication des combustibles et leur transport car ils n’ont pas la même longueur dans les réacteurs anciens et les plus récents.

Reste donc l’option d’arrêter les réacteurs les plus récents en premier pour pouvoir continuer à utiliser le combustible MOx ! En effet, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte ne stipule pas les réacteurs qui doivent être fermés avant 2025. Ou encore d’arrêter des réacteurs anciens et récents pour satisfaire à la loi sans entraîner l’arrêt complet du parc en 5 ans par effet falaise. L’IRSN montre que c’est possible avec l’arrêt d’autant de réacteurs anciens de 900 MWe que de réacteurs récents de 1 300 MWe. Avec une telle option, les activités des usines de retraitement de fabrication de MOx seraient réduites de moitié.

 

Quoi qu’il en soit, EDF devrait aussi augmenter rapidement ses capacités d’entreposage de combustibles usés.

 

Tous ces éléments auraient dû être rendus publics en amont du débat national qui a eu lieu sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie. Ils doivent l’être avant le nouveau débat sur le Plan de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs.

 

ACRO

Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest

 

 

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Réduire l'activité des déchets nucléaires d'un million d'années à 30 minutes, le prix Nobel de physique y croit

Réduire l'activité des déchets nucléaires d'un million d'années à 30 minutes, le prix Nobel de physique y croit | Think outside the Box | Scoop.it

Gérard Mourou, professeur émérite à l’École polytechnique et récompensé du prix Nobel de physique 2018 pour ses travaux sur les lasers.

 

Le 2 octobre, le physicien français Gérard Mourou a reçu le prix Nobel de physique pour ses travaux sur les lasers. Dans un article publié sur The Conversation, le chercheur explique l'une des applications possibles de sa technique : réduire considérablement la durée de vie des déchets nucléaires. Annonçant une collaboration avec le CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives), Gérard Mourou donne rendez-vous dans dix ans...

 

Et si nous parvenions à réduire la durée de vie des déchets nucléaires d’un million d’années à... 30 minutes ? C’est la promesse incroyable formulée par Gérard Mourou, professeur émérite à l’École polytechnique. Le mardi 2 octobre, il a reçu le prix Nobel de physique 2018 pour ses travaux sur les lasers avec le physicien américain Arthur Ashkin et la chercheuse canadienne Donna Strickland.

Le coup de sabre laser dans la poubelle radioactive serait bienvenu. La gestion des déchets nucléaires est un sujet explosif. Cet automne, en France, un débat public doit ouvrir sur le plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR). En parallèle, le projet Cigéo (Centre industriel de stockage géologique) situé à Bure (Meuse) suscite des débats houleux.

 

Dans un article édité par Benoît Tonson et publié sur The Conversation (reproduit ci-dessous), Gérard Mourou explique le fonctionnement de la technique qui lui a valu le prestigieux prix Nobel. Le scientifique confie aussi qu’il va travailler avec le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) pour proposer quelque chose d’ici dix à quinze ans. Ses recherches pourraient également servir dans la chirurgie de l’oeil.

Conversation avec Gérard Mourou, prix Nobel de physique 2018 :

Gérard Mourou, professeur émérite de l’École polytechnique a été récompensé par le prix Nobel de physique 2018. Il partage cette récompense avec la Canadienne Donna Strickland pour avoir conjointement élaboré une méthode de génération d’impulsions optiques ultra-courtes de haute intensité, ainsi qu’avec Arthur Ashkin pour l’invention des pinces optiques et de leurs applications médicales. The Conversation l’a rencontré à l’École polytechnique, le jour de l’annonce du prix.

 

La technique qui m’a valu le Nobel

 

J’ai obtenu le Nobel pour l’invention d’une technique laser appelée chirped pulse amplification (CPA) : une méthode de génération d’impulsions optiques ultra-courtes de haute intensité. Elle permet d’obtenir des puissances considérables, d’aller dans des domaines de la physique qu’on ne pouvait pas atteindre. Les puissances de laser atteintes aujourd’hui sont de l’ordre de 1021 W/cm2. Elles permettent d’obtenir des pressions, températures et champs électriques extrêmement élevés en laboratoire.

Avant le développement de cette technique, on était gêné car on arrivait à un certain seuil de puissance où on ne pouvait plus amplifier. Le champ électrique laser était tellement élevé que l’on endommageait le matériel optique lui-même.

C’est en 1983, avec mon étudiante Donna Strickland avec qui je partage ce Nobel que nous avons imaginé la CPA.

Notre idée était d’étaler dans le temps les composantes de fréquence et allonger les pulsations de quelques femtosecondes (10-15 secondes) à quelques nanosecondes (10-9). Cela diminue leur intensité et permet de les amplifier sans saturation. Un second système de réseaux recomprime ensuite les pulsations amplifiées. Un énorme gain en intensité est réalisé. C’est comme au karaté : on délivre une puissance très importante dans un temps très, très bref.

Lorsque j’ai soumis cette idée à Donna, en lui demandant de la mettre en œuvre, elle m’a répondu que c’était "facile" et que ça "ne constituait même pas un sujet de thèse". Je peux lui dire aujourd’hui, qu’elle avait raison ce n’était pas un sujet de thèse, c’était un sujet de prix Nobel !

 

 

 

Un laser surpuissant pour la chirurgie de l'oeil

 

La plus connue des applications, c’est la chirurgie de l’œil : c’est notre invention !

Ce que l’on appelle la chirurgie femtoseconde réfractive de l’œil et de la cornée. L’impulsion est tellement courte que l’on peut faire une ablation alors que la matière n’a pas le temps de suivre, donc rien n’est détruit autour. Le risque d’effet délétère pour le patient est ainsi minimisé et notre technique a permis de corriger la vue de millions de personnes.

Tout est parti d’un accident : au début de l’utilisation de ce laser, un étudiant était en train de monter son expérience, d’aligner le laser. D’un coup "pof", il prend un coup de laser dans l’œil ! On l’amène à l’hôpital et quand l’interne l’a examiné, il s’est exclamé : "incroyable ! Qu’est ce que c’est comme laser ?" L’œil était endommagé, mais là, la blessure était "parfaite". C’est-à-dire qu’il y avait une tâche, nette, sans débris autour, alors qu’habituellement une lésion provoquée par un laser ressemble à un volcan. On a pensé qu’il y avait là, matière à essayer cette technologie dans le domaine de l’ophtalmologie. Deux ou trois jours après, le médecin m’a téléphoné en me demandant de faire partie de notre équipe, et nous avons travaillé ensemble à l’élaboration de cette technique.

 

Une idée pour les déchets nucléaires

 

Celle qui me tient particulièrement à cœur est le traitement des déchets radioactifs avec nos techniques lasers. Je m’explique : prenez un noyau atomique : il est composé de protons et de neutrons, si on met un neutron en plus ou si on enlève un, ça change absolument tout. Ce n’est plus le même atome, ses propriétés vont alors totalement changer. La durée de vie de ces déchets est changée fondamentalement : on peut la réduire d’un million d’années à 30 minutes !

On est déjà capable d’irradier avec un laser à grand flux beaucoup de matière d’un seul coup, la technique est donc parfaitement applicable et théoriquement rien ne s’oppose à une utilisation à échelle industrielle. C’est le projet que je suis en train de lancer en collaboration avec le CEA. Nous pensons que d’ici 10 ou 15 ans nous pourrons vous montrer quelque chose.

C’est vraiment ce qui continue à me faire rêver : toutes les applications futures de notre invention. Lorsqu’on travaille, c’est la passion qui nous anime, pas les espoirs de Prix Nobel. C’est notre curiosité qu’il nous faut assouvir. Après mon prix, je vais continuer !

 

Benoît Tonson, Éditeur Science + Technologie, The Conversation

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

 

 

 

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Levothyrox : au moins trois éléments chimiques impurs dans la nouvelle formule

Levothyrox : au moins trois éléments chimiques impurs dans la nouvelle formule | Think outside the Box | Scoop.it

Ce n'est pas un mais trois éléments chimiques impurs, potentiellement toxiques, que Jean-Christophe Garrigues, chercheur au CNRS, a découvert dans la nouvelle formule du Levothyrox. Ils pourraient expliquer les effets indésirables subis par des milliers de patients.

 

La nouvelle formule du Levothyrox, ce médicament destiné à lutter contre les troubles de la thyroïde, contient au moins trois éléments chimiques impurs suspectés de provoquer des effets indésirables. C’est la grande découverte de Jean-Christophe Garrigues, chimiste au CNRS à l’Université Paul Sabatier de Toulouse et missionné par l’association française des malades de la thyroïde (AFMT). Mediacités avait déjà révélé ce jeudi 4 octobre que le chromatogramme (méthode d’analyse qui permet de séparer les constituants d’un mélange) de la note de synthèse de l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), datée de juillet 2018, laissait apparaître un pic d’impureté notable concernant la nouvelle formule par rapport à l’ancienne.

Merck aurait modifié son médicament en catimini suite au scandale

Les autres chromatogrammes, réalisés cette fois par le chimiste lui-même, dévoilent la présence de deux autres éléments impurs susceptibles de déclencher des effets indésirables. Ces éléments chimiques potentiellement toxiques sont absents ou présents en infime quantité dans l’ancienne formule. Chacun d'entre eux, ils le sont à plus forte dose dans les médicaments nouvelle formule, délivrés en 2017, et aussi par rapport à ceux de la « nouvelle, nouvelle formule », que l'on trouvait en pharmacie cet été.

 

Ces résultats laissent supposer que le laboratoire fabricant, Merck, aurait modifié en catimini, même légèrement, la composition de son médicament (...)

 

Rozenn Le Saint

 
 
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"Un plausible scandale sanitaire" : des cas de malformations inexpliquées à la naissance dans trois communes de France

"Un plausible scandale sanitaire" : des cas de malformations inexpliquées à la naissance dans trois communes de France | Think outside the Box | Scoop.it

Depuis une décennie, trois communes françaises ont vu naître des enfants présentant des malformations. Un rapport de Santé publique France doit être rendu jeudi 4 octobre sur ce phénomène inexpliqué. Franceinfo a mené l'enquête.

 

L'agence Santé publique France a rendu jeudi 4 octobre un rapport sur un phénomène inexpliqué et inquiétant relevé dans trois zones, en Loire-Atlantique, en Bretagne et dans l'Ain. Depuis dix ans y sont recensés des cas d'enfants, nés avec des anomalies des membres supérieurs. Simple hasard ou conséquence d’une exposition aux pesticides ? Dans son rapport, Santé publique France a établi des "excès de cas" en Loire-Atlantique et en Bretagne, mais pas dans l'Ain. Certains scientifiques alertent pourtant sur un possible scandale sanitaire. 

 

Sept cas autour d'une même commune dans l'Ain

Les premiers cas sont recensés en 2011 dans le département de l'Ain, comme le pointait une enquête de "L'Œil du 20 heures". Le Remera, le Registre des malformations en Rhône-Alpes, signale à l'époque sept cas d'"agénésies transverses des membres supérieurs", autrement dit des bébés nés sans mains, parfois sans une partie de l’avant-bras.

Le signalement a été réalisé car les parents de ces sept enfants, nés entre 2009 et 2014, résident tous dans un même périmètre, une zone d'un rayon de 17 km en territoire rural. Ici, le nombre de cas de malformations, rapporté au nombre de naissances, est 50 fois plus élevé que la normale. C’est ce qu’on appelle, en termes scientifiques, un "cluster", une accumulation de cas inhabituels, qui attire l’attention des autorités sanitaires. 

 

Situation similaire en Loire-Atlantique et Bretagne

Trois ans plus tard, d’autres cas sont signalés, cette fois, en Loire-Atlantique. En avril 2014, une note confidentielle de l’Institut de veille sanitaire, aujourd’hui regroupé au sein de Santé Publique France, reconnaît l’existence d’un deuxième cluster, avec trois enfants nés en 2007 et 2008, sans main ou sans avant-bras autour de Mouzeil, une commune de 2 000 habitants située à une quarantaine de kilomètres de Nantes.

En 2015, une nouvelle zone est identifiée, cette fois à Guidel près de Lorient, en Bretagne. Là aussi, trois enfants sont nés entre 2011 et 2013, avec des agénésies transverses. Isabelle Grassin, la mère de l’un d’eux, alerte alors les autorités sanitaires. Cette femme, médecin elle-même, s'inquiète du nombre de cas sur une zone si réduite.

Par rapport aux chiffres attendus, c'était vraiment bien plus élevé, donc ça m'a perturbée.Isabelle Grassinà franceinfo

Isabelle Grassin décide donc de contacter sa gynécologue de l'époque. "Elle travaillait depuis très longtemps sur la région, elle était aussi interrogée. À ce moment-là je me suis orientée vers le registre breton. Je les ai contactés pour leur signifier cette situation", explique Isabelle Grassin. 

 

Une enquête est ouverte à Guidel

A la suite de ces signalements, les autorités réagissent, conformément à la procédure. Une enquête est diligentée auprès des trois familles de Guidel touchées par ce phénomène. Mélinda Mostini, la maman de Léo, 7 ans, atteint de malformation, se souvient que l'hypothèse d'un problème environnemental a rapidement été évoquée. 

On a eu la visite d'un médecin qui nous a posé une multitude de questions sur nos habitudes alimentaires, sur notre façon de consommer les médicaments ou encore les produits d'entretien et il n'y a eu aucun facteur commun à ces trois famillesMélinda Mostinià franceinfo

Melinda Mostini explique qu'après la visite du médecin "on se pose la question de savoir si ça peut-être environnemental". Elle évoque "les engrais, les pesticides" et se dit "il y a peut-être quelque chose qui s'est passé à cette période sur la commune".  

 

L'origine de ces malformations toujours inconnue

Depuis ces enquêtes, il n’y a eu qu’une seule réunion nationale entre tous les services concernés. Elle a eu lieu en 2016, et d’après le compte-rendu que franceinfo a pu se procurer, c’était une réunion très agitée. Les participants n’étaient pas d’accord entre eux. 

D’un côté, Santé Publique France estime que la multiplication de ces enfants nés avec une anomalie est sans doute le fruit du hasard. De l’autre, le Registre des malformations de Rhône-Alpes et sa directrice, l’épidémiologiste Emmanuelle Amar, contestent cette affirmation. "Exactement la même malformation, ça ne s'est jamais passé dans l'histoire des malformations", affirme-t-elle. 

La probabilité que ça soit lié au hasard est plus qu'infinitésimale. On est face à un plausible scandale sanitaire.Emmanuelle Amarà franceinfo

Selon Emmanuelle Amar, "il faut réunir des spécialistes pour définir de quel type d'études nous avons besoin pour ce type de signalements. Or, la réponse jusqu'à présent est de dire : 'on ne veut pas savoir quel type d'études car on ne veut pas faire d'études'. Et ça, c'est irresponsable", conclut-elle. 

 

Les pesticides responsables des malformations ? 

Pour Emmanuelle Amar, il y a de fortes chances que ces malformations soient causées par l’exposition des mères à des produits phytosanitaires, peut-être des pesticides, pendant leur grossesse.

Pour l’instant, cette piste n’a pas été explorée confirme Anne Galley, directrice des maladies non transmissibles et des traumatismes à Santé Publique France. Elle promet toutefois la publication d’un rapport. "Nous, on n'investigue pas sur l'utilisation des pesticides parce que ce n'est pas notre métier, ni notre mission, explique-t-elle. Par contre, ce qu'on fait, c'est qu'on s'interroge sur l'impact possible sur les animaux puisqu'on sait que c'est un modèle de départ." Selon Anne Galley,"si on apprend qu'il y a un certain nombre de malformations dans le monde animal, à ce moment-là, effectivement, ça peut ouvrir des questionnements, mais ce n'est pas le cas, là."

Pourtant, selon nos informations, il y a bien eu des cas de malformations recensés sur des animaux dans l’Ain, sur des veaux plus précisément et dans la même zone. Là encore sans que les autorités soient allées plus loin en termes d’investigations. Il faudrait des moyens supplémentaires, mais ils manquent. Au point de stopper les subventions du Registre des malformations en Rhône-Alpes, pourtant à l’origine de l’alerte. Déjà privé du soutien financier de la région depuis la rentrée, le Registre a appris qu’il risquait de perdre celui de Santé publique France, et pourrait fermer ses portes d’ici la fin de l’année.

 

Édité par Thomas Pontillon

Matthieu Mondoloni

Radio France

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« Passeurs », les nouveaux esclavagistes

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Des migrants soudanais, sur une route, quittent un camp à Vintimille pour essayer de passer en France. 

 

Les filières de passeurs utilisent des « procédés mafieux » et sont « en progression constante », selon les termes d’un rapport de la police nationale que « La Croix » dévoile. Ces « organisations criminelles » sont un vecteur majeur de l’immigration irrégulière et irriguent de nombreuses autres criminalités. Les témoignages recueillis par des ONG montrent aussi combien « le trafic et l’exploitation de migrants » relèvent de l’« esclavage moderne ».

 

« Allez, c’est parti pour la V. D. » Entendez par là : « vérification de domicile ». Le brigadier-chef Stéphane S., accompagné du brigadier Mélanie M., tous deux officiers de police judiciaire (OPJ), se faufile, ce mercredi après-midi, dans le trafic automobile très dense de Paris. Direction : « les beaux quartiers » et, plus précisément, « le triangle d’or » du 8e arrondissement. Ils ont quitté rapidement leur bureau, à Lognes (Seine-et-Marne), au siège de l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest).

La cible : un Malien, ou un Ivoirien, soupçonné d’être l’organisateur éventuel d’un trafic de faux papiers et de migrants clandestins. Le travail policier se fait, pour l’instant, dans le cadre judiciaire d’une enquête préalable. « De toute façon, nous savons déjà que le personnage est au moins impliqué dans un trafic de grande ampleur. » Est-il « l’organisateur » de passages massifs de migrants africains jusqu’en France, doublé d’« un faussaire » qui fournit des pièces d’identité, ou seulement « le relais » d’un réseau de passeurs, « chargé d’accueillir les clandestins à Paris » ? Bientôt, grâce, entre autres, à des vidéos enregistrées dans l’agence d’un transporteur international, l’investigation des policiers permettra de préciser le rôle exact de leur « objectif ».

De retour vers Lognes, les fonctionnaires partagent leurs sentiments sur la traque judiciaire des « passeurs ». Tous deux constatent que l’activité de ceux-ci est passée de « l’artisanat » à une criminalité « structurée et internationale ». En Seine-Saint-Denis, où elle a travaillé plusieurs années, Mélanie M. a ainsi compris que « le trafic de l’immigration clandestine est géré en bande organisée ». « Vivre en situation irrégulière, en France, aujourd’hui, sans passer par une organisation, c’est compliqué… », dit-elle. « Le recours des migrants à des “filières” est même systématique », selon les deux officiers. Qui ponctuent : « Quelqu’un d’extérieur à la police ne voit pas tout ça ! »

« Tout ça… » Stéphane S. et Mélanie M. entendent par là les activités frauduleuses et criminelles connexes à l’organisation de l’immigration clandestine : faux documents, stupéfiants, jeux clandestins, vols et cambriolages… « Au mieux, nous faisons la chasse à des opportunistes cyniques, au pire, à de vrais durs. Tous considèrent les migrants comme de la marchandise et les traitent comme du bétail », témoignent-ils.

 

Ces paroles font écho à celles de leur « patronne », la commandante Cécile L., rencontrée à Lognes, un peu plus tôt : « Derrière cette criminalité, il y a des gens qui sont des victimes, ces milliers de migrants qui vivent dans des conditions indignes. Ce sont les “passeurs” que nous poursuivons. Malheureusement, nous sommes certains, à l’Ocriest, que le trafic de l’immigration illégale, qui vend le passage et l’installation en France de façon crapuleuse, va beaucoup se développer dans les années qui viennent. »

L’inquiétude de la commandante Cécile L. s’appuie sur le constat qu’elle fait, quotidiennement, de la cruauté et du cynisme des « filières » de passeurs. Les criminels africains font venir « des filles » d’Afrique subsaharienne pour les prostituer dans des hôtels. Les « financiers » chinois sont des spécialistes de compensation bancaire pour « faire circuler l’argent issu des trafics de drogue et de la prostitution en salons de massage, entre l’Asie et l’Europe, dans un sens et dans l’autre ».

Les « passeurs irako-kurdes » travaillent, depuis peu, « avec des camionneurs polonais, pour faire passer des Vietnamiens en Angleterre ». Les faussaires font fabriquer et transiter « des quantités impressionnantes de documents d’identité fictive ou d’emprunt » entre la France, la Grèce, la Turquie et l’Italie… Tous sont « de plus en plus mobiles » et savent « ne pas garder sur eux un même téléphone portable ou une carte SIM plus de trois jours ».

 

Antoine Peillon                   

 

Jacques Le Bris's insight:

La mission stratégique de l’Ocriest


L’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest), dirigé par le commissaire général Julien Gentile, est un service de la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF).
Créé en août 1996, l’Ocriest a pour mission la lutte contre les réseaux (ou « filières ») favorisant l’immigration irrégulière, l’emploi d’étrangers dépourvus d’autorisation de travail ou de séjour ainsi que la fraude documentaire qui en découle.
Les missions de l’office sont transversales et stratégiques, car il est chargé d’animer les luttes contre :
– les filières d’immigration irrégulière opérant sur le territoire national ;
– les réseaux structurés d’emploi d’étrangers sans autorisation de travail ou de séjour ;
– les réseaux de fraude documentaire favorisant l’immigration irrégulière et le travail illégal.

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Les droits et devoirs de l’Humanité doivent être reconnus d’urgence

Les droits et devoirs de l’Humanité doivent être reconnus d’urgence | Think outside the Box | Scoop.it

 

 

Un collectif appelle les collectivités publiques, les personnes morales, les organisations de toute nature, chaque citoyenne et chaque citoyen à permettre à l’humanité de se doter de cette feuille de route de son avenir en adhérant à « Déclaration universelle des droits et devoirs de l’humanité » (DDHu).

 

L’heure n’est plus aux constats ni à la négociation hypothétique d’un nouvel accord sur l’environnement. Lequel risquerait de s’ajouter aux centaines d’accords existants dont l’application et surtout la sanction deviennent de plus en plus aléatoires. L’heure est à la reconnaissance du seul vrai sujet : la responsabilité de l’humanité vis-à-vis d’elle-même, des espèces vivantes et de la planète qui l’abrite.

Une initiative nécessaire et urgente

Tel est l’objet de la « Déclaration universelle des droits et devoirs de l’humanité » (DDHu) qui la distingue d’autres initiatives et la rend nécessaire autant qu’urgente.

Cette déclaration va plus loin que les déclarations antérieures limitées à la reconnaissance de nouveaux droits. Proclamant autant de devoirs que de droits, la DDHu rappelle que les uns ne peuvent aller sans les autres et que les droits des générations futures comme des espèces vivantes constituent autant de devoirs pour les générations présentes.

Cette déclaration n’est pas un texte supplémentaire sur le climat ou l’environnement, même si dans ce domaine tous les voyants sont au rouge. Elle affirme qu’il ne peut y avoir d’avenir pérenne pour l’humanité, sans reconnaissance de :

- la responsabilité dans la préservation et l’usage des ressources,

- l’équité intra et intergénérationnelle,

- l’humanisation du progrès technologique, dans un environnement sain.

Cette déclaration n’est pas un texte à l’usage des seuls États gestionnaires du court-termisme, qui pour le long terme sont, au mieux des suiveurs plutôt que des précurseurs. Ce texte est le seul aujourd’hui qui puisse être signé par toutes les composantes de l’humanité, depuis les simples citoyens jusqu’aux États en passant par les collectivités locales (villes, régions,), les assemblées de parlementaires, les barreaux (locaux, nationaux), les O.N.G., les universités et les entreprises soucieuses de leur responsabilité.

 

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Un texte simple

La déclaration universelle des droits et devoirs de l’humanité n’est pas une convention internationale destinée à être négociée entre États jusqu’à être vidée de toute substance et de toute contrainte. C’est un texte simple, traduit dans la plupart des langues aujourd’hui utilisées dans le monde, qui doit devenir un texte de base dont chaque citoyen, chaque collectivité, chaque entité pourra revendiquer les principes.

Née dans le prolongement de la « Déclaration universelle des droits de l’homme », la Déclaration universelle des droits et devoirs de l’humanité veut aller un grand pas plus loin.

C’est pourquoi nous, signataires de la DDHU, appelons les collectivités publiques, les personnes morales, les organisations de toute nature, chaque citoyenne et chaque citoyen à nous rejoindre et à permettre à l’humanité de se doter de cette feuille de route de son avenir.

 

 

Anne Hidalgo, Maire de la ville de Paris
Roland Ries, Maire de la ville de Strasbourg
Jean-Philippe Agresti, Doyen de la faculté d’Aix-en-Provence
Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO
Dominique Bourg, Philosophe
Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires
Chantal Cutajar, Directrice de l’OCTFI (Observatoire Citoyen pour la transparence financière internationale) et Directrice générale du CEFAC (Collège européen des investigations financières et de l’analyse financière criminelle)
Christiane Feral Schhul, Ancienne bâtonnière de Paris,
Nicolas Imbert, Directeur exécutif de Green Cross France et Territoires,
Jean-Paul Laborde, Ambassadeur itinérant du PAM (Association des Parlementaires de la Méditérannée)
Corinne Lepage, Ex-ministre de l’environnement, eurodéputée et avocate de l’environnement
Myriam Maestroni, PDG d’Economie d’Energie (ex-PDG de Primagaz), présidente de la fondation E5t,
Geneviève Maillet, Avocate, bâtonnière de Marseille
Erik Orsenna, Ecrivain
Michel Peisse, Président de l’OMECA – Organisation Mondiale des Experts Comptables et Arbitres, Associée au département d’information publique des Nations Unies
Corinne Pelluchon, Philosophe et professeure à l’UPEM,
Gérard Rabinovitch, Philosophe
Jean-Louis Servan-Schreiber, Ecrivain
Jacques Le Bris's insight:

Lire la déclaration

http://droitshumanite.fr/declaration/

 

La signer

http://droitshumanite.fr/sign/

 

 

Signer l'appel à reconnaître d’urgence les droits et les devoirs de l’humanité

http://droitshumanite.fr/tribune-urgence/

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