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Ca m’énèrve #libre #microsoft #NSA #hadopi #pellerin #peillon #maman

Ca m’énèrve #libre #microsoft #NSA #hadopi #pellerin #peillon #maman | Think outside the Box | Scoop.it

Maman, ça craint.

Ton PC est vérolé. Il y a un virus dedans que les antivirus ne t’enlèveront pas: une back door comme ils appellent ça, c’est à dire un point d’entrée pour le gouvernement US. Non, non, tu n’as rien fait de mal, tu n’as pas attrapé ce virus, ça fait parti de ton Windows, c’était pré installé.

Ah non, je n’ai pas bu. Ce n’est pas un film de science fiction, c’est de notoriété publique.

Bon tu me diras, à part nos photos de famille et le nombre de parties de réussites que tu as jouées depuis le 1 janvier 1970, que peuvent-ils scruter, pourquoi s’intéresseraient-ils à tes données personnelles? Ce n’est pas comme si on était… des militaires par exemple.

Et bien figure toi que ton armée a les même PC troués que toi! C’est pas beau ça?

Oui, oui, Barack a les clés de la maison, tous les ordinateurs de l’administration française, à commencer par l’armée sont piratés par les gentils américains.

Comment les garants de notre « sécurité nationale » ont-ils pu se faire avoir à ce point? Ah mais ils ne se sont pas fait avoir maman, ils sont d’accord. Tu pourras lire dans l’excellent dossier du Vinvinteur qu’avant de rempiler pour du Microsoft, ils ont fait un audit qui leur a bien expliqué « si vous reprenez du Microsoft (= Windows) »:

ça va couter beaucoup plus cher au contribuablevous allez installer des taupes américaines dans tous vos ordinateurs (c’est ouf non?)

Donc évidemment … ils ont resigné avec Microsoft.

Oui c’est à se frapper la tête contre les murs mais c’est comme ça, on est con.

Mais y a-t-il une alternative me diras-tu?

Oui maman, il y a une alternative, ça s’appelle le logiciel libre, en gros un système qui a déjà au moins 2 avantages:

il est gratuittout le monde a le droit de voir ce qu’il y a dedans

Ce qui change à peu près tout. Par exemple si un développeur veut ajouter un programme espion du FBI dans le système, il a le droit de le proposer. Mais comme tout le monde sera au courant, il y a des chances qu’il le reprenne assez rapidement dans la tronche. Ca s’appelle l’horizontalité: tout le monde a accès à tout, tout le monde décide.

Cette alternative tu ne la connais pas, on ne te la propose pas à la FNAC quand tu vas acheter ton ordinateur. Donc ce n’est pas simple pour toi. Mais pour nos administrations, garantes de l’intérêt général et obsédées par la rigueur budgétaire, on peut penser qu’elles vont se jeter sur cette opportunité d’indépendance et d’économies. Certes il y a un effort à faire mais c’est bénéfique à court et long terme, et il me semble que c’est leur rôle.

Quel plus bel exemple que l’éducation? Ca tombe bien, c’est merveilleux, M Peillon se bat pour l’imposer et libérer nos enfants de la domination historique de Windows et…

Pardon? A zut, on me souffle dans l’oreillette que finalement non, on laisse tomber.

Ah bah oui, c’est pas comme si c’était important.

Non, la liberté, l’indépendance, la sécurité bien sûr ce sont des mots. Bon c’est pas complètement inutile, ça sert parfois d’alibi utile pour le business ou le sécuritaire, pour planquer des trucs sous le tapis, invoquer le secret défense si on a des rétro commissions à cacher, ou même pour défendre les intérêts des rentiers de l’industrie du divertissement, bref dès qu’on veut renvoyer les citoyens dans les cordes avec leur infâme espoir de tyrannie de la transparence.

En attendant nos ministres numériques jouent du pipo (1), le business et l’e-gnorance continuent de piloter ce vieux bateau.

Et ça m’e-nerve.

(1) discours de Fleur Pellerin: « le libre est un facteur important de compétitivité et de productivité pour les entreprises et les administrations ». #lol

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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.

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La bataille des paradis fiscaux

La bataille des paradis fiscaux | Think outside the Box | Scoop.it
Oxfam révèle dans son rapport « La bataille des paradis fiscaux » comment la course à la concurrence fiscale prive les pays en développement de milliards de dollars.
13/12/2016

Oxfam révèle son classement des 15 pires paradis fiscaux au monde, auxquels les entreprises ont recours pour échapper à l’impôt. Ces paradis fiscaux alimentent une dangereuse concurrence fiscale qui voit les Etats du monde entier réduire considérablement l’imposition des entreprises pour attirer des investissements privés sur leur territoire. 

Les 15 pires paradis fiscaux dans le monde

Des îles paradisiaques, des pays de l’Asie de l’Est et des Etats membres de l’Union européenne figurent parmi les 15 pires paradis fiscaux selon le classement d’Oxfam. Les voici par ordre de nocivité de leurs politiques fiscales : (1) Bermudes (2) Îles Caïmans (3) Pays-Bas (4) Suisse (5) Singapour (6) Irlande (7) Luxembourg (8) Curaçao (9) Hong Kong (10) Chypre (11) Bahamas (12) Jersey (13) Barbade, (14) Maurice et (15) Îles Vierges britanniques. Quatre de ces territoires se trouvent sous la couronne britannique [1].

Oxfam dresse ce classement en s’appuyant sur les politiques fiscales des pays encourageant les formes les plus extrêmes d’évasion fiscale des entreprises. Le rôle des paradis fiscaux n’est pas neutre : ils aident les grandes entreprises à soustraire aux États des milliards de dollars de recettes fiscales par an et soutiennent un système économique dangereusement inégalitaire, compromettant la redistribution des richesses et  empêchant de mettre fin à la pauvreté et aux inégalités.

Il n’est ainsi pas étonnant de voir figurer dans cette liste des pays bien connus pour avoir été au cœur de scandales d’évasion fiscale qui ont fait la une des médias. Par exemple l’Irlande, qui a accordé à Apple des avantages fiscaux illégaux permettant au géant mondial de l’informatique de payer seulement 0,005 % d’impôts dans le pays. Ou encore le Luxembourg, théâtre du scandale LuxLeaks et des enquêtes de la Commission européenne sur les accords secrets que le pays aurait conclu avec Engie, McDonald’s, Fiat et Amazon. 

Une dangereuse course à la concurrence fiscale

Mais ces paradis fiscaux ne sont que la partie visible de l’iceberg. S’ils ont certainement un grande part de responsabilité dans le nivellement vers le bas du taux d’imposition des sociétés, aucun pays n’y échappe. Les États du monde entier réduisent la fiscalité des entreprises dans l'espoir de les attirer sur leur territoire. Le taux moyen d’imposition des sociétés dans les pays du G20 est ainsi passé de 40 % il y a 25 ans à moins de 30 % aujourd’hui. La France aussi n’est pas en reste, car elle vient d’adopter une baisse progressive de son taux d’imposition sur les sociétés, de 33 % à 28 %.

Mais quelles sont les conséquences de cette course vers le bas ? Concrètement, les impôts sur les bénéfices des entreprises génèrent des recettes supplémentaires pour les budgets nationaux qui, lorsqu'elles sont investies dans les services publics tels que l’éducation et la santé, réduisent les inégalités en redistribuant les richesses.

Mais lorsque les États réduisent la charge fiscale des multinationales, pour combler ce manque à gagner, ils peuvent soit réduire les dépenses essentielles et indispensables pour lutter contre les inégalités et la pauvreté, soit augmenter d'autres impôts touchant des tranches moins aisées de la société, comme la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cette tendance est clairement confirmée par les derniers chiffres de l’impôt dans les pays de l’OCDE, où une baisse de 0,8 % du taux d’imposition sur les sociétés entre 2007 et 2014 a été en partie compensée par une hausse de 1,5 % du taux moyen de TVA entre 2008 et 2015.

Ceux qui paient le prix de cette concurrence irresponsable sont donc les citoyens, en particulier les plus pauvres, avec l’augmentation des impôts sur le revenu des particuliers et la réduction de services essentiels, comme la santé et l’éducation. L’évasion fiscale des multinationales coûte au moins 100 milliards de dollars par an : une somme qui permettrait d’assurer la scolarisation de des 124 millions d’enfants non scolarisés dans le monde…

Pour que les multinationales ne puissent plus se soustraire à leurs obligations vis-à-vis des sociétés au sein desquelles elles génèrent leurs bénéfices, les politiques fiscales internationales doivent changer.  Oxfam appelle notamment les Etats à collaborer pour mettre fin à cette course folle à la concurrence fiscale et à  créer une instance fiscale internationale qui encadre et coordonne une coopération fiscale incluant tous les pays sur un pied d'égalité.

Infos complementaires: 

[1] Il s’agit des îles Caïmans, Jersey, les Bermudes et les îles Vierges britanniques.

 

Téléchargez le rapport "La bataille des paradis fiscaux: http://oxf.am/ZLKz  et son résumé: http://oxf.am/ZLKK

 

Cet article a été produit avec le soutien financier de la Commission européenne. Son contenu relève de la seule responsabilité d'Oxfam France et ne reflète pas nécessairement les positions de la Commission européenne et de ses services.

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Seychelles: les écoles fermées par peur de la peste

Seychelles: les écoles fermées par peur de la peste | Think outside the Box | Scoop.it

Vue d'une plage de l'ile de Praslin, aux Seychelles

 

Les écoles primaires et secondaires des Seychelles étaient fermées vendredi, jusqu'à mardi inclus, sur ordre du gouvernement après la découverte de deux cas présumés de peste, une maladie qui sévit sur l'île voisine de Madagascar.

"Nous avons pris cette décision comme mesure de précaution pour rassurer les parents", a déclaré à l’AFP Merida Delcy, conseillère au ministère de l’Éducation nationale de l'archipel.

"On espère qu’à leur retour (...), les enfants seront en bonne santé", a-t-elle ajouté. Une panique générale s’est emparée des parents après que des élèves ont eu de la fièvre.

Des tests préliminaires portant sur deux personnes, dont un Seychellois rentré dans son pays le 6 octobre sur un vol en provenance de Madagascar, ont montré qu'elles pouvaient avoir la peste pulmonaire, a indiqué dans un communiqué le ministère de la Santé.

"Pour l’instant, il n’a pas encore été confirmé que les deux personnes malades sont dues à la peste pulmonaire, des échantillons doivent être envoyés ce weekend à l’Institut Pasteur (à Paris)", a précisé le docteur Jude Gedeon, Commissaire à la Santé publique.

Les résultats devraient être connus la semaine prochaine. Selon le ministère de la Santé, 320 personnes ont été placées en surveillance après avoir été en contact avec les deux malades.

Au total, 12 personnes montrant de possibles symptômes de la peste ont été admises à l'hôpital et placées sous antibiotiques, a précisé le ministère.

Parmi elles, figure un enfant qui pourrait avoir été en contact avec d'autres élèves de l’école primaire d’Anse Boileau, sur la côte ouest de l'île principale Mahé. Par précaution, tous les élèves ont également mis sous antibiotiques.

La peur gagne la population. Dans certains magasins et services publics, les gens ont commencé à mettre des masques. Les pharmacies sont en rupture de stock de ces articles.

Les autorités des Seychelles ont également décidé que toute personne arrivée depuis moins de sept jours de Madagascar, située à environ 1.800 km plus au sud, devait être placée en centre d’isolement.

À la fin septembre, un entraîneur de basket-ball seychellois était mort de la peste pulmonaire dans un hôpital d'Antananarivo, la capitale malgache.

La "saison" annuelle de la peste s'est déclarée fin août dans le centre de Madagascar. Depuis, la maladie s'est rapidement propagée dans 18 des 22 régions et notamment, nouveauté par rapport aux années précédentes, à Antananarivo.

Selon le dernier bilan publié par le ministère de la Santé, 500 cas et 54 décès ont déjà été répertoriés sur l'ensemble de la Grande île, dont 276 cas et 25 morts dans la seule capitale.

 

AFP le 13.10.2017

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NASA might modify the DNA of astronauts going to Mars

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Astronauts are some of the bravest men and women on the face of the planet, but the first crew to venture past the Moon and head all the way to Mars will be pioneers of an entirely new variety. They’ll also be at a potentially extreme risk of a variety of ailments that comes with such a journey, including an increased probability of cancer due to radiation from space. A new proposal could change that, with NASA considering the possibility of actually modifying the DNA of Mars travelers in order to make their bodies more resilient to the dangers of the trip.

Dr. Douglas Terrier, NASA’s acting Chief Technologist, reportedly spoke about the possibility of tweaking the DNA of Mars astronauts during a recent event in London. “We’re looking at a range of things,” Terrier told The Times. “From drug therapies and those seem to be quite promising, to more extreme things like epigenetic modification all the way to manipulation. I think those have a lot of ethical consequences so they’re still in the experimental thought stages.”

DNA manipulation and modification is obviously an incredibly extreme step to take, but it could produce real benefits for any Earthlings hoping to make it to Mars in good health. When traveling outside of Earth’s protection, the high-energy particles bombarding astronauts in space are imperceptible, but post real dangers.

According to NASA, astronauts aboard the International Space Station experience up to ten times the radiation that we deal with here on Earth. On the surface of our planet, Earth’s magnetic field protects us from the bulk of the charged particles flying towards us, but astronauts obviously don’t have that safeguard. For a long-haul trip like Mars, the crew would be exposed to an incredible amount of radiation and NASA is still figuring out how to deal with it.

DNA alteration might not be the only solution, however and other possible protective measures like special suits or modifications to the spacecraft itself have been suggested. NASA’s current plans focus on an orbital journal to Mars sometime around 2030, so there’s still time to figure it out.

 

By Mike Wehner, BGR

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Levothyrox : Anny Duperey en colère contre Élise Lucet 

Levothyrox : Anny Duperey en colère contre Élise Lucet  | Think outside the Box | Scoop.it

Le dernier numéro d’Envoyé Spécial, diffusé jeudi soir sur France 2 et consacré au médicament qui fait scandale, n’a pas plu à l’actrice. Celle qui souffre de problèmes de la thyroïde a décidé d’interpeller la présentatrice du programme dans une lettre ouverte.

 
 

Après avoir interpellé la ministre de la Santé Agnès Buzyn, Anny Duperey s’adresse maintenant à Élise Lucet. Atteinte depuis douze ans de troubles de la thyroïde, la comédienne de 70 ans fait partie des victimes de la nouvelle formule de Levothyrox. Jeudi soir, elle était donc devant son écran de télévision pour regarder le dernier numéro d’E nvoyé Spécial consacré à la maladie. Mais la star d’Une famille formidable n’a pas apprécié cette enquête.

Le lendemain, dans une lettre relayée par l’actrice Eva Darlan sur Facebook, Anny Duperey le fait savoir à la journaliste de France 2. Sans pincettes. Elle regrette «profondément» d’avoir participé à l’élaboration de ce document. «Élise, depuis la diffusion de votre reportage sur ‘L’affaire du Levothyrox’, j’essaie de me calmer. 5h du matin, c’est pire: je suis outrée! Ce n’est pas un reportage pour un mieux, un éclaircissement, le résultat est un pire: tous ces gens en détresse, en profond mal-être, qui ont participé de confiance en vous apportant leur témoignage, vont se sentir encore un peu plus trahis».

 

 

Pour Anny Duperey, les témoignages de victimes interrogées dans le sujet n’ont pas suffisamment été entendus. Contrairement à celui du gouvernement et de la ministre de la Santé, invitée en plateau. «Durant les ¾ de l’émission, vous chantez de concert avec la version officielle: tout cela est un problème de communication, de non accompagnement du changement, de Transition mal préparée. Un problème de bureaucratie française, en somme! Pas une fois vous n’avez posé cette question cruciale, en fait LA seule question importante: QU’EST-CE QU’IL Y A DANS CETTE NOUVELLE FORMULE, ou QUELLE REACTION CHIMIQUE ETRANGE ENTRE SES COMPOSANTS (?) fait qu’elle rend les gens absolument malades? (sic)», s’insurge-t-elle avant de conclure. «Et cela se termine par une intervention bien policée et doucereuse de notre ministre Agnès Buzyn… À pleurer». Pour l’heure, Élise Lucet n’a pas encore réagi.

 

Début septembre, l’actrice dénonçait, dans une lettre ouverte, les effets secondaires de la nouvelle formule du médicament. Elle-même victime, elle se confiait au Parisien . «Quand je joue, je fais bonne figure. Mais le soir, je m’écroule. Il n’est plus question pour moi d’aller au théâtre ou au cinéma: j’en suis physiquement incapable. J’ai même dû abandonner le vélo d’appartement que je pratique normalement tous les jours avec plaisir pour me maintenir en forme. La faute à la nouvelle formule du Lévothyrox», racontait-ellle tout en pressant la ministre de la Santé de rendre aux malades l’ancienne formule du médicament.

 

Sarah Lecoeuvre

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Basic Attention Token

From the creator of JavaScript and the co-founder of Mozilla and Firefox, with a solid team – funded by Founders Fund, Foundation Capital, Propel Venture Partners, Pantera Capital, DCG, Danhua Capital, and Huiyin Blockchain Venture among others.

 

Basic Attention Token radically improves the efficiency of digital advertising by creating a new token that can be exchanged between publishers, advertisers, and users. It all happens on the Ethereum blockchain. 

The token can be used to obtain a variety of advertising and attention-based services on the Brave platform. The utility of the token is based on user attention, which simply means a person’s focused mental engagement.  

 

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En poursuivant dans la voie du nucléaire, la France fonce droit vers une triple impasse

En poursuivant dans la voie du nucléaire, la France fonce droit vers une triple impasse | Think outside the Box | Scoop.it

En poursuivant dans la voie du nucléaire, la France fonce droit vers une triple impasse.

 

La poursuite du maintien d'une nucléarisation massive du pays se heurte à une triple impasse économique, technique et surtout financière.

 

Le sujet du nucléaire en France est relativement peu abordé au niveau politique et en tout cas traité comme un sous-sujet de la question énergétique, ce qui évite bien évidemment que nos concitoyens puissent prendre pleinement conscience du caractère totalement central du sujet tant pour l'économie que pour l'industrie et pour les finances de la France. Faisant comme si la situation de 2017 était en tout point comparable à celle de 1973 ou 1981, comme si le nucléaire était une énergie d'avenir rentable, assurant l'indépendance énergétique et correspondant à un savoir-faire d'excellence français, nos dirigeants ont décidé d'opter pour le déni de réalité, même si les coûts croissants de la filière nucléaire et son impact majeur sur les finances publiques ne peuvent plus être dissimulés. Son addiction au nucléaire conduit indubitablement EDF tout d'abord dans une impasse économique et industrielle.

 

L'impasse économique et industrielle

La physionomie du monde de l'énergie est en plein bouleversement. D'une part, toutes les perspectives d'une croissance infinie des besoins en électricité sont mises en échec, au moins dans les pays industrialisés. Depuis 1970, on assiste en réalité à un découplage entre la croissance du PIB et celle de la consommation électrique due à une amélioration de l'efficacité énergétique. Celle-ci s'est considérablement accrue au cours des 10 dernières années. L'augmentation de la part des services qui consomment globalement six fois moins que l'industrie explique également cette situation qui en France s'est doublée d'une désindustrialisation très importante. Or, EDF n'a en rien anticipé cette situation et ce d'autant plus qu'elle a volontairement construit huit réacteurs nucléaires de plus que ce que justifiaient les besoins français estimés en 1975. Les gaziers ont agi de même, de telle sorte que la surproduction a fait baisser les prix de gros de l'électricité au moment même où les énergies renouvelables devenaient dans un certain nombre de pays d'Europe tout à fait compétitives.

 

D'autre part, la baisse imprévue et colossale des coûts de production de l'électricité renouvelable et en particulier du photovoltaïque (une baisse de 70% des coûts en cinq ans à laquelle devrait s'ajouter une nouvelle baisse de même niveau dans les trois à cinq ans à venir) rend ces énergies compétitives. Les derniers appels d'offres ont été passés au prix de 62 euros le mégawattheure soit six centimes le kilowattheure, c'est-à-dire la moitié du kilowattheure facturé par l'EPR (s'il est un jour mis en route). Il est à 5,38 centimes d'euros en Allemagne, au Danemark, l'éolien offshore atteint des niveaux comparables. Au Texas, dans les pays du golfe, au Maroc, les immenses centrales solaires qui se construisent produisent une électricité en moins de quatre centimes du kilowattheure. Le nucléaire n'a donc plus aucune rentabilité et cette situation n'est évidemment pas propre à la France. Ainsi, aux États-Unis, la construction de deux réacteurs qui étaient en cours en Caroline-du-Sud a été abandonnée, alors que 40% des infrastructures étaient réalisées, au motif que le projet n'était pas rentable.

 

Le coût de construction d'une centrale nucléaire est 10 fois celui d'une centrale gazière moderne et la moitié des centrales nucléaires américaines perd de l'argent. Dans la mesure où elles ne sont pas renflouées par l'État comme en France, les entreprises les ferment et s'enfoncent dans le rouge. Ainsi, Westinghouse a déposé le bilan et entraîné dans sa chute Toshiba qui cherche à se débarrasser de cette filiale qui la plombe. La plupart des pays d'Europe (mis à part l'Europe de l'Est pour des raisons historiques et la Grande-Bretagne mais l'avenir est incertain) ont abandonné le nucléaire : Allemagne, Belgique, Italie, Suisse, Suède. La Corée du Sud, par la bouche de son nouveau président, Monsieur Moon a annoncé au mois de juin son retrait progressif du nucléaire. Aucun pays à économie libérale ne peut aujourd'hui opter pour le nucléaire compte tenu de la nécessité absolue de faire subventionner par l'Etat une filière qui n'est pas rentable et qui devient la plus coûteuse de toutes les énergies.

 

Un récent rapport publié en août 2017 par des chercheurs de Stanford affirme que 139 pays du monde pourraient à l'horizon 2050 ne dépendre que de l'énergie renouvelable créant ainsi 24 millions d'emplois. Dès 2030, 80% de l'énergie pourrait être renouvelable. Au passage, ces bouleversements permettraient de réduire massivement la pollution atmosphérique et donc d'améliorer la santé humaine mais aussi de ne pas dépasser les 2° d'augmentation de la température voire peut-être de parvenir à 1°5.

Inutile de souligner que la France est bien loin de cette logique. Même si un objectif de 50% de nucléaire à l'horizon 2025 est affirmé, notre faiblesse volontaire dans la production d'énergie renouvelable (16 à 17%) rend très difficile cet objectif, les 23% auxquels nous nous sommes obligés dans le cadre communautaire apparaissant comme hors d'atteinte. Il suffit d'entendre les cris d'orfraie de tous ceux qui n'ont pas compris que le monde a changé lorsqu'il est question de respecter la loi transition énergétique pour apprécier les progrès qui restent à faire en particulier dans les consciences. Le drame est que non seulement notre choix économique est catastrophique dans la mesure où le maintien d'un nucléaire massif va peser très lourdement sur le coût de l'électricité et donc sur la productivité économique et sur les ménages.

Il est également catastrophique car il nous a privé durablement du développement d'une filière forte dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique alors que nous disposions de toutes les technologies utiles grâce au CEA et à l'Inès. Mais, l'industrie nucléaire a toujours bloqué le développement industriel de ces technologies afin de protéger son fleuron devenu obsolète. Dès lors, même si EDF énergies renouvelables est une filiale prometteuse d'EDF, elle ne représente qu'un pour cent de son chiffre d'affaires et nous ne disposons pas d'ETI puissantes. Heureusement, Engie semble faire sa révolution et opter pour le Nouveau Monde. C'est une chance pour l'économie française. Mais cela signifie que la compétition avec l'opérateur historique risque de plomber encore un peu plus ce dernier et le pousser à mener les combats d'arrière-garde contre l'autoconsommation, l'énergie locale, la décentralisation énergétique, l'installation des éoliennes, etc.

En réalité, la poursuite de ce qui est devenu une forme d'utopie, à savoir le maintien d'une nucléarisation massive de la France se heurte à une triple impasse économique, technique et surtout financière.

 

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

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Cassini : des découvertes inattendues

Des lacs de méthane, un hexagone de gaz autour du pôle Nord, des lunes aux formes étranges… C’est un monde presque surnaturel qui s’est révélé grâce à la sonde CASSINI, qui a orbité autour de Saturne entre 2004 et 2017...

 

Suivez la fin de mission Cassini le 15/09/17 : #MerciCassini https://cassini-huygens.cnes.fr/fr/to...

Mission Cassini : https://cassini.cnes.fr

Site du CNES : https://cnes.fr

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Il ne reste plus aucun habitant à Barbuda

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Désormais inhabitable, Barbuda a été totalement évacuée après le passage de l'ouragan Irma. Il ne reste plus aucun habitant sur l'île. La population a été transportée vers l'île voisine d'Antigua par les autorités.

 

"Un carnage total", c'est par ces mots que Gaston Browne, Premier ministre d'Antigua et Barbuda avait décrit la situation, après le passage de l'ouragan Irma. 

Barbuda, 0 habitant

"Pour la première fois depuis 300 ans, Barbuda n'est plus habitée. Une civilisation qui a existé pendant 300 ans vient d’être anéantie", s'est exprimé Ronald Sanders, l’ambassadeur d'Antigua-et-Barbuda, aux Etats-Unis, interrogé par la radio publique américaine, mercredi 13 septembre.
Il a annoncé que les 1 700 habitants que comptaient l'île, il y a encore quelques jours ont tous été évacués vers l'autre île formant le pays, Antigua, moins touchée par l'ouragan. Dès le 7 septembre, certains avaient déjà choisi de s'y réfugier. Dès le lendemain du passage d'Irma, les autorités avaient transporté l'intégralité de la population hors de l'île, sur décision du Premier ministre. 
A seulement 124 kilomètres de notre archipel, Barbuda a été l'une des premières îles touchées par Irma, mais surtout l'une des plus impactées. 

3 victimes et 95% des habitations détruites

Il n’y a donc plus personne sur Barbuda. Après le passage de l'ouragan, la moitié de la population s'était retrouvée sans domicile. Trois personnes sont décédées durant le passage du cyclone. 
La plupart des rescapés ont été installés dans des abris sûrs. Une situation qui n'est pas idéale, mais certaines précautions avaient été prises en amont. Le gouvernement, en prévision du passage du "monstre", selon Sanders, avait prévu des rations et provisions importées depuis les Etats-Unis. 

Robert De Niro au chevet de Barbuda

L'acteur américain Robert De Niro, a d'ores et déjà annoncé qu'il voulait participer à la reconstruction de l'île. Il a investi l'an dernier dans un complexe hôtelier à Barbuda.

Mais il est désormais plus intéressé par aider l'île et ses habitants. Dans un communiqué, il a exprimé son désir de voir l'île se relever : "Nous sommes effondrés d'apprendre la dévastation de Barbuda par l'ouragan Irma. Nous allons rapidement travailler, avec l'équipe du Paradise Found Nobu Resort, le conseil municipal de Barbuda, le gouvernement d'Antigua-et-Barbuda et la population dans son ensemble afin de reconstruire ce que la nature nous a enlevé".
D'autres grandes fortunes ont également fait des dons, dépassant les 5 millions de dollars. Des aides appréciées par Sanders qui explique déjà qu'il faudra au moins 250 millions de dollars à Barbuda pour sa reconstruction, appelant la communauté internationale à se mobiliser. Il ne veut pas que Barbuda soit reconstruite à la hâte, mais plutôt que l'île respecte désormais les standards en matière de construction en zone cyclonique. 

 

Par Yasmina Yacou

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Krach économique américain et mondial d'ici trois à cinq ans au plus tard

Krach économique américain et mondial d'ici trois à cinq ans au plus tard | Think outside the Box | Scoop.it

Le monde vit dans un système économique où profits et bonus vont aux banquiers alors que les pertes sont assumées par les gouvernements et les clients.

 

Le monde occidental vit dans un système économique où les profits et les bonus vont aux banquiers alors que les pertes sont assumées par les gouvernements et les clients. Le NASDAQ à 6.200 est encore plus élevé que son pic précédent en mars 2000, juste avant de dégringoler de 79 % ; la prochaine fois – ce peut être demain matin -, la dégringolade sera de 90 % ! Le Dow Jones n’en finit pas également de monter jusqu’à bientôt 22.000. L’implosion à venir des bulles d’actifs et de dettes à travers le monde est plus que certaine.

Depuis la suppression de la convertibilité du dollar en or par Nixon, la dette totale publique et privée des États-Unis qui était de 1.700 milliards de dollars en 1971 s’élève, aujourd’hui, à 67.000 milliards de dollars. En 2000, la dette des États-Unis s’élevait encore à seulement 30.000 milliards de dollars ; elle a donc presque doublé au cours des seize dernières années, suite à la perte de compétitivité des entreprises américaines face au libre-échange mondialiste et suite aux folles dépenses militaires impérialistes des États-Unis, qui parlent de paix et de droits de l’homme du matin jusqu’au soir, mais dont le budget militaire représente à lui seul plus de 60 % des dépenses militaires dans le monde – Chine et Russie incluses. La décision toute récente de Trump d’augmenter les effectifs en Afghanistan et les pressions des conservateurs pour continuer à jouer le rôle de gendarme dans le monde auront pour effet de maintenir les dépenses militaires états-uniennes à un niveau stratosphérique. Depuis 1971, la dette totale des États-Unis a ainsi été multipliée par 39, alors que, pendant la même période, le PIB n’était multiplié que par 16. Le dollar ne tient, en fait, que par la confiance accordée à la puissance militaire américaine, nonobstant les fondamentaux économiques qui sont catastrophiques et qui se détériorent continuellement.

À Wall Street, le ratio cours/bénéfice des actions est de 30, soit exactement au même niveau qu’en 1929. En réalité, tous les actifs (actions, obligations, immobilier) ont atteint des niveaux record car les taux d’intérêt sont manipulés à la baisse par les banques centrales dans le monde, qui pratiquent toutes la folle politique de l’assouplissement monétaire quantitatif, seulement dénoncé à ce jour par Jens Weidmann, président de la Bundesbank, mais minoritaire au Conseil des gouverneurs de la BCE.

 

Tandis que les banquiers s’enrichissent d’une façon éhontée, le salaire réel hebdomadaire du travailleur américain, qui était de l’ordre de 800 dollars dans les années 1970, non seulement n’a pas augmenté, mais il a baissé pour se situer autour de 700 dollars depuis les années 1990 jusqu’à nos jours, avec une précarité de plus en plus grande, un grand nombre d’Américains n’étant même plus comptabilisés comme chômeurs car ayant renoncé à trouver un emploi.

 

Un indice accusateur qui ne trompe pas : l’Union européenne, après avoir déjà institué officiellement la « chyprisation » et la spoliation des déposants en cas de faillite prononcée des banques, envisage maintenant de prendre des mesures pour empêcher les déposants de retirer leur argent liquide avant la faillite imminente ! Le plan envisagé consisterait à bloquer les retraits pendant cinq à vingt jours, une prolongation étant possible, voire permanente. Cela n’est pas sans nous rappeler les mesures semblables déjà prises en 2016 par Michel Sapin et le législateur français pour bloquer, si nécessaire pendant plusieurs mois, les retraits des comptes d’assurance-vie ! La preuve est faite que les gouvernements savent qu’ils sont en faillite, que le système bancaire est en faillite. La seule solution, pour nos élites incapables depuis quarante ans, c’est la fuite en avant et l’impression de monnaie jusqu’à la catastrophe inévitable et une crise d’hyperinflation comme en Allemagne en 1923 !

Rappelons-nous la prédiction du grand économiste autrichien puis américain Ludwig von Mises (1881-1973) : « Il n’y a aucun moyen d’éviter l’effondrement final d’un boom provoqué par une expansion du crédit. L’alternative est de savoir si la crise doit arriver plus tôt, par l’abandon volontaire d’une expansion supplémentaire du crédit, ou plus tardivement, comme une catastrophe finale et totale du système monétaire affecté. » Bref, la Charybde de la déflation et de la dépression économique imminente ou la Scylla de l’hyperinflation à venir.

 

Et la France, dans tout ça ?

Sa situation, suite à son inimaginable laxisme social et migratoire, suite à son gaspillage des ressources publiques avec une administration pléthorique, est aussi grave que celle des États-Unis. Macron sera balayé par la crise économique à venir et il ne lui reste qu’à faire sa prière, d’autant plus qu’au-delà du risque états-unien évoqué ci-dessus, la crise peut prendre naissance également en Europe, au Japon, en Chine, et même dans les pays émergents en cas d’augmentation subite des taux d’intérêt.

 

Économiste
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Les journalistes français comprennent-ils vraiment le Président Macron?

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La Presse française, sous présidence balbutiante, piétine, attend, piaffe, exige, sermonne.

 

Le Président Macron n'est pas seul.

Mais il paraît que son épouse Brigitte ne peut exister qu'en creux.

Un vrai statut pour une femme d'élu? Pas besoin: restons flous! Comme pour Pénélope?

 

La cultivée Claude, l'effacée Anne-Eymone, la militante Danièle, l'intéressée Bernadette et les dames successives ont dû se débrouiller avec le flou. Vive l'hypocrisie !

 

Le Président Macron n'est pas seul: il a un Premier Ministre, un Gouvernement tout neuf et un Groupe de députés enthousiastes, bientôt rejoint par celui des sénateurs en marche.

 

Le Président Macron a aussi une opposition.

Les mous-du-genou de l'ex- PS/Nouvelle Gauche, ceux de l'ex-UMP/LR et ceux du FN/FN.

Qui ont tous bobo la tête à cause du résultat des derniers scrutins. Et donc plein de problèmes internes à régler. Laissons...

 

Et il y a l'Opposition-Insoumission. Auto-proclamée, elle compte 19 parlementaires sur les 577 désignés par le peuple de France.

Dirigée par Mélenchon qui s'y connaît en vieilles combines politicardes, vue sa longue expérience, et qui dans une analyse toute en mesure, appelle à l'insurrection le 23 septembre prochain.

Pour lui, la hollandisation est commencée, l'exécutif a mangé son pain blanc, le régime est en chute libre dans l'opinion, la crise politique va s'embraser et la crise de régime va irrupter (par la porte de service, heureusement !). Dans tes rêves, Jean-Luc!

Et surtout, le Président Macron a aussi droit à une presse politique. Spécialisée. Très.

Formée aux schémas d'après-guerre. Non! Celle de 39-45, faut pas charrier!

Gauche/Droite. Partis historiques. Mitterrand/De Gaulle, majorité/opposition, ça roule!

Et badaboum, Macron débarque! Bien sûr, les presses présidentielle et parlementaire n'ont rien vu venir. Vexant, pour des experts.

Et, en plus, il arrive avec des idées à lui sur la façon de s'adresser aux citoyens.

Clash immédiat. Lettre ouverte interpellative et mise en garde. Non mais...

Alors que les journalistes choisis, les pools d'envoyés embeded, ça existe depuis au moins 84, je suis bien placé pour le savoir!

Sanction? On va systématiquement dire Emmanuel Macron, plutôt que Président Macron, et toc !

Irrespect à cause du jeune âge? Non, car pour Mitterrand, l'imprévu de 81, ça avait été pareil. Impertinence et façon discrète de contester le sacre.

Par les mêmes qui, en interview hors frontières, roucoulent des "Votre Excellence" à des despotes abominables.

Bref, la Presse française, sous présidence balbutiante, piétine, attend, piaffe, exige, sermonne.

En contraste avec la presse étrangère qui starise l'homme, le couple, l'élection.

Trois mois passent, d'intense travail gouvernemental et parlementaire, peu exposé, genre on bosse beaucoup, on cause peu.

Et la presse Française meuble en s'aidant du décodeur habituel et obsolète. Guette les couacs des débutants. Et finit par tourner hostile.

Jusqu'à ce que les sondages disent le vrai, soit la perte du trop plein: celui des électeurs anti-Le Pen mais pas EM du tout, auxquel s'ajoutent les déçus immédiats. Ceux qui, après tant d'années désolantes (au moins dix), à cause de l'immensité de leurs attentes demandent un Président magicien.

Qu'un Français gagne Roland-Garros, un autre le Tour de France, que le chômage soit effondré, le trou de la Sécu rebouché, GM & S sauvé, que Netanyahou convaincu, la dette épongée, Trump emballé et Poutine domestiqué. Sans compter... tout ce qui ne va pas.

 

Pas ZENCORE fait?

Ce qui permet à certains de s'étrangler d'indignation, osant décorer ainsi la toute jeune Présidence des expressions suivantes (piochées sans effort dans les titres des journaux et magazines, radios et télés de la semaine):

...ça ne tourne plus rond, longue suite de dysfonctionnements, banalités, déjà usé, déception, insincérité, craindre le pire, manœuvres catastrophiques, graves déséquilibres, procédés vicieux, effondrement du régime...

Tant de bienveillance...

 

Gérard Colé Expert en communication politique, ancien conseiller de François Mitterrand

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Signez cette pétition !

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Les eurodéputés français: Perturbateurs Endocriniens demandez aux Eurodéputés de refuser une définition inefficace

 

Le 4 juillet dernier la France a voté en faveur de la proposition de critères pour définir les perturbateurs endocriniens de la Commission européenne. Ce texte ne permettra pourtant pas de protéger efficacement la santé humaine et l’environnement car il exige un niveau de preuve beaucoup trop élevé avant de pouvoir exclure une substance et prévoit des dérogations à l’interdiction pour de nombreuses substances perturbateurs endocriniens !

Toutes les ONG et les plus grands spécialistes scientifiques avaient pourtant dénoncé depuis des mois les propositions très insuffisantes de la Commission européenne. Après des mois de lutte contre ces critères inacceptables la France et son nouveau gouvernement  viennent de changer de positionnement en décidant de soutenir la proposition de la Commission ! Il s’agit d’un véritable renoncement que nous dénonçons.

Aujourd’hui seul le Parlement européen peut faire barrage à ces critères qui ne seront pas protecteurs car il devra se prononcer prochainement.

Signez cette pétition pour demander aux eurodéputés de ne pas voter ces critères inacceptables ! C’est notre dernière chance de pouvoir forcer la Commission à proposer une autre définition pour les perturbateurs endocriniens, réellement protectrice de la santé humaine et de l’environnement. 

             

Cette pétition sera remise à:
  • Les eurodéputés français
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Ce téléphone mobile fonctionne sans aucune batterie !

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Des chercheurs ont réussi à mettre au point un téléphone mobile qui ne se sert que de l’énergie des ondes environnantes pour initier et maintenir une communication cellulaire.

Depuis des années, le secteur des télécommunications est à la recherche de nouvelles technologies de batterie pour pouvoir garantir la montée en performance des smartphones et autres terminaux mobiles. Six chercheurs de l’université de Washington viennent d’adopter une approche inverse : trouver le moyen pour se débarrasser définitivement de la batterie. Et ils ont réussi ! 

Certes, le téléphone mobile qu’ils ont développé n’est pas très séduisant de prime abord et son utilisation ressemble un peu à celle d’un talkie-walkie (avant de parler, il faut appuyer sur un bouton). Mais ce n’est pour l’instant qu’un prototype et cela n’enlève rien à la prouesse technique de passer pour la première fois un coup de fil cellulaire sans aucune source d’énergie et en utilisant des composants électroniques disponibles dans le commerce.

Comment est-ce possible ? Pour fonctionner, ce téléphone va chercher son énergie dans les ondes radioélectriques des stations de base et les ondes lumineuses, en utilisant respectivement des antennes et des photodiodes. En soi, ce n’est pas très original. En février 2016, la même équipe avait déjà montré comment s’appuyer sur des ondes environnantes pour créer un réseau Wi-Fi. Ce qui est impressionnant, c’est que les chercheurs sont arrivés à initier et maintenir des communications synchrones sans aucune coupure, alors que la puissance que récolte l’appareil ne se monte qu’à 3,5 microwatts. A titre de comparaison, une conversation 2G de 5 min consomme entre 600 et 1200 milliwatts, ce qui est presque un million de fois supérieur.

Pour arriver à une telle économie, les chercheurs ont décidé de supprimer l’une des étapes essentielles de chaque conversation téléphonique, à savoir la conversion des signaux analogiques (le son de la voix) en signaux numériques. « Ce processus consomme tellement d’énergie qu’il serait impossible de réaliser un téléphone qui ne s’appuie que sur des sources énergétiques environnantes », peut-on lire sur le site de l’université de Washington.

 

Tout est fait de manière passive

Ce processus énergivore est remplacé par une microphone passif dont les mouvements vont directement générer des variations électriques dans une onde venant d’une station de base, que le téléphone va capter puis lui retransmettre par simple réflexion (backscatter). De son côté, la station de base dispose des circuits nécessaires pour interpréter ces variations et transmettre la communication vers le réseau de l’opérateur. Pour tester leur prototype, les chercheurs ont mis en place une station de base modifiée en conséquence. Les chercheurs ont pu utiliser leur téléphone à une distance d’environ 9 mètres. En intégrant une petite photodiode (1,1 cm²), ils sont arrivés à une distance de 15 mètres.

Cela peut paraître peu, mais d’après les chercheurs, c’est en raison de la faible puissance de la station de base utilisée. Selon eux, les performances pourraient être bien meilleures en environnement réel. Interrogé par Wired, l’un d’entre eux estime que « les vraies stations de base ont cent fois plus de puissance, ce qui pourrait étendre la portée à un kilomètre ». Signalons, enfin, que les chercheurs ont même poussé le vice jusqu’à intégrer un plugin Skype dans leur station de base pour pouvoir router les appels en VoIP vers n’importe quel téléphone du monde entier. Chapeau.

 

Gilbert KALLENBORN

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Après un an au pouvoir, des psychiatres se penchent sur la santé mentale de Trump

Après un an au pouvoir, des psychiatres se penchent sur la santé mentale de Trump | Think outside the Box | Scoop.it

Donald Trump enfile un blouson de l'armée de l'air lors de son voyage à Tokyo, le 5 novembre 2017.

 

Un an après son élection, la santé mentale de Donald Trump est toujours en question. Vingt-sept éminents psychiatres estiment qu'il est de leur devoir de prévenir le public de sa dangerosité, quitte à se mettre à dos une partie de la profession.

Des comptoirs de cafés aux plateaux télévisés, en passant par les réunions de famille, tout le monde a quelque chose à dire sur la santé mentale de Donald Trump, installé à la Maison Blanche depuis déjà un an. En octobre, 27 éminents psychiatres et psychologues ont franchi un cap supplémentaire en publiant un ouvrage collectif sur la question. Depuis, "The Dangerous Case of Donald Trump" ("Le dangereux cas de Donald Trump"),  connaît un tel succès aux États-Unis que son éditeur a du mal à suivre la demande. C'est qu’il prend une position claire : le 45e président américain montre des signes d’instabilité mentale, ce qui le rend dangereux pour la sécurité nationale et internationale, estiment les auteurs, jugeant qu'il est de leur "devoir de prévenir" le public.

"Lorsqu’une personne montre des signes de danger pour elle-même, pour les autres ou pour le public, nous considérons cela comme une urgence, indique Bandy Lee, la professeure de psychiatrie légale de l’université de Yale, qui a coordonné l’ouvrage. Les 50 États américains nous donnent l’autorité légale, parfois l’obligation, d’agir." Or, ce président a "largement dépassé notre limite habituelle pour hospitaliser une personne dans le but d’évaluer ses signes de danger", assure-t-elle à France 24. Parmi ces signes, repérés dans diverses apparitions publiques mais aussi dans les tweets de Donald Trump, les auteurs citent "l'agression verbale" (une indication selon eux que l'agression physique n'est pas loin), un "passif de violence sexuelle", l'"incitation à la violence", l'"attirance pour la violence et les armes" ainsi que la "provocation des nations ennemies avec l'arme nucléaire".

 

>> À lire aussi : "Corée du Nord : inquiétudes aux États-Unis après 'le feu et la fureur' de Donald Trump"

 

L’ouvrage liste aussi les traits de caractère observés chez l’ex-star de télé-réalité, comme "l'impulsivité", "l'imprudence" ou "la paranoïa, qui lui fait voir des menaces là où il n'y en a pas". Le président américain montre également un "manque d'empathie, ce qui veut dire que la destruction d’autres personnes n'a pas d'importance pour lui" et un "sentiment de nullité" "qui ressort dans sa façon de se projeter comme le meilleur dans tous les domaines". Or, "lorsqu'un besoin d'adulation n'est pas assouvi, alors la violence est un moyen rapide de provoquer la peur, sinon le respect", prévient Bandy Lee. Donald Trump affiche enfin un "besoin constant de faire état de son pouvoir".

 

>> À lire aussi : "Qualifié de 'débile", Trump veut comparer son QI avec son chef de la diplomatie"

 

"Danger imminent"

Réunis, ces traits de caractère peuvent "interférer dans sa capacité à penser rationnellement", s’inquiète la professionnelle, qui ne mâche pas ses mots : "Les forces de dissuasion que sont le massacre nucléaire ou même la destruction de la race humaine ne vont probablement pas décourager une personne comme Donald Trump, trop occupée à répondre à ses besoins intérieurs".

Pire, tous ces éléments, lorsqu’ils sont mis à l’épreuve d’un grand stress comme l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’affaire russe, peuvent aggraver la situation et provoquer un "danger imminent". Donald Trump "a montré des signes de déficience et de handicap mental lors de circonstances ordinaires, en étant difficilement capable de supporter les critiques ou les nouvelles peu flatteuses. Des facteurs de stress supplémentaires comme une inculpation vont assurément empirer son état", prévient Bandy Lee, n'excluant pas une guerre ou l'usage de la force nucléaire.

La sortie de "The Dangerous Case of Donald Trump" s'est accompagnée d'une polémique : le livre relance en effet le débat sur l’application d’une règle propre à la psychiatrie américaine. La "Goldwater Rule", établie par l’Association des psychiatres américains (APA) en 1973, considère en effet comme un manquement à l’éthique le fait de dresser le diagnostic d’une personnalité publique à distance et sans son autorisation. Pourtant, les auteurs de cet ouvrage alarmant, qui n'ont jamais rencontré Donald Trump en personne, assurent qu'ils respectent bien la "Goldwater Rule". En effet, détaille Bandy Lee, ces spécialistes de la santé mentale n'établissent pas de diagnostic mais ils mesurent la dangerosité d'un individu dans une certaine situation.

 

"Pression politique"

De plus, assure Bandy Lee, la "Goldwater Rule" a été dévoyée depuis l’élection du milliardaire. La règle originale indiquait effectivement que si l’on demande son avis à un psychiatre au sujet d'un individu connu, ce dernier peut "partager son expertise sur les questions psychiatriques en général". Au lieu de cela, accuse Bandy Lee, deux mois après l’investiture de Donald Trump, l'APA a "dramatiquement modifié son interprétation de la 'Goldwater Rule'", affirmant que les psychiatres ne devaient en aucune circonstance s’exprimer au sujet des célébrités. Et ce "même lorsqu'il s'agit d’une urgence", regrette-t-elle, dénonçant "un changement des règles éthiques dans un contexte de pression politique".

Effrayés, de nombreux membres du Congrès – tous démocrates "pour l'instant", admet la professeure – se sont tournés vers elle ces dernières semaines pour des consultations. Face au "danger imminent", les conclusions de l’ouvrage ont d’ailleurs été envoyées à tous les élus du Capitole et des rendez-vous à Washington ont été demandés par les psychiatres inquiets. Objectif : réclamer une évaluation mentale d’urgence – forcée s’il le faut – du président. Et au-delà, militer pour la mise en place d'une évaluation systématique de l'habilité à servir de tous les futurs présidents, comme c'est le cas pour les militaires ou certains civils au service de l’État.

 

Une profession plutôt à gauche

Si ce livre est un succès et que ses observations parlent au lecteur car elles résonnent avec les menaces du président envers la Corée du Nord, ou encore avec ses appels à la violence envers les médias, certains dans le métier sont réservés. "La majorité des professionnels de la santé mentale tendent à être de gauche", note la psychologue Jennifer Contarino Panning auprès du Washington Post. Mais Bandy Lee assure que la plupart de ses confrères – qu’ils soient démocrates, républicains ou indépendants – sont d'accord avec elle : "Jamais dans l'Histoire américaine, autant de professionnels de la santé mentale n'ont partagé nos inquiétudes".

Avant de lancer "The Dangerous Case of Donald Trump", la professeure avait organisé une conférence à Yale sur le sujet, de laquelle l’université s’était rapidement désolidarisée pour des raisons politiques, selon elle. "Quand j’ai tenu la conférence, avec quelques-uns des professionnels les plus renommés de ma discipline, peu de gens sont venus. Par la suite, près d’un millier de professionnels m'ont contactée, partageant leurs inquiétudes mais incapables d'en parler au grand jour. En privé, ils m'ont confié que ce n'était pas tant un problème d'éthique pour eux que la peur d'être ciblés par le président ou ses partisans." Or la psychiatre n'en démord pas : "Quand le danger devient trop grand, il est naturel pour l'esprit humain d'être dans le déni. Les experts en santé mentale sont là pour dire que cela n'est pas le moment de détourner le regard".

 

Texte par Yona HELAOUA , correspondante à Washington

 
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Exposition « Salope… » : « Certains n’avaient pas envie de voir cette parole » des femmes « se libérer »

Exposition « Salope… » : « Certains n’avaient pas envie de voir cette parole » des femmes « se libérer » | Think outside the Box | Scoop.it

Laurence Rosier a dirigé l’exposition « Salope… et autres noms d’oiselles ». Face aux témoignages qui ont afflué, elle explique que « l’appropriation du registre grossier » par les femmes, « bien que légitime, dérange ».

 

Depuis le « manifeste des 343 salopes », paru dans Le Nouvel Observateur en 1971, le mot revêt un caractère politique qui va au-delà de sa nature insultante. A l’heure où l’affaire Weinstein déclenche une vague de prises de conscience et de prises de parole de femmes régulièrement harcelées, voire agressées, l’exposition parisienne intitulée « Salope… et autres noms d’oiselles » est arrivée à point nommé.

Du 29 septembre au 18 octobre, elle a mis en valeur, à la Fondation Maison des sciences de l’homme, à Paris, les « salopes » de l’histoire, insultées parce que femmes, de Marie Antoinette à Nabilla, en passant par Simone Veil ou Christiane Taubira. Autant de femmes qui prenaient, d’après leurs congénères, un peu trop de place dans l’espace public, artistique et médiatique à leurs époques respectives.

Professeure de linguistique française à l’université libre de Bruxelles (ULB) et auteure du livre De l’insulte aux femmes (180° Editions), qui sortira au début de novembre, la commissaire de l’exposition, Laurence Rosier, estime qu’aujourd’hui, « la parole des femmes prend le chemin d’une libération ».

 

Pourquoi avez-vous monté cette exposition ?

Laurence Rosier : Je travaillais sur l’insulte de façon théorique, mais aussi sur le terrain, depuis des années. J’avais envie de montrer le nouveau mode de communication des adolescents. Est-ce que les rapports sociaux se résument à « salope et connard » ? « Sale pute et bâtard » ? Mon goût de l’art s’est articulé à ces problématiques et à mon sentiment d’urgence face au nouveau corpus de langage que représentent les réseaux sociaux. Cette violence extrême qui se dit davantage qu’elle ne se fait, le renouveau des mouvements féministes…

J’ai monté une exposition scientifique, artistique et éducative. Je voulais qu’elle soit belle et non excluante. En résonance. Regarder de l’art, de la nudité, des insultes en face. Car sous couvert d’être très libérés sur les réseaux sociaux, nous restons encore très normatifs. Je voulais faire réfléchir à partir du prisme de l’insulte et du mot « salope » au problème plus général de la circulation de la parole, des tabous, des normes d’une société.

 

Comment réagissez-vous aux nombreux témoignages qui ont utilisé le hashtag « balancetonporc » ?

On ose dire. Avec #balancetonporc, la parole des femmes prend le chemin d’une libération. Réponse violente à la violence. Les femmes sont fustigées parce qu’elles dénoncent grossièrement. Mais il est clair que #dénoncesilteplaîtceluiquitaharcelée, ça n’aurait pas marché. L’appropriation du registre grossier, bien que légitime, dérange : « Bah oui, regarde, tu es un porc. »

Habituellement, ce sont les femmes que l’on traite de « cochonnes ». Réponse de la bergère au berger, miroir de l’acte : le harcèlement, c’est une violence dégueulasse, on te le renvoie, tout aussi dégueulasse. Mais on n’est pas habitué à ce que la parole des femmes soit aussi présente : les vagues féministes, si on ne voulait pas les voir, on ne les voyait pas. Comme pour l’affaire Weinstein, c’est cette explosion qui interroge. Certains n’avaient pas du tout envie de voir cette parole se libérer.

 

Que raconte l’exposition ?

Il était une fois une reine… puisque ma première « salope », c’est Marie-Antoinette d’Autriche. Son histoire, c’est un conte de fées qui se termine de façon horrible, dans un contexte social très important pour la liberté et en même temps très violent.

L’exposition « Salope… et autres noms d’oiselles », c’est ça ! Il y a des femmes qui écrivent. Et écrire, ça met en danger. Des femmes qui se déguisent et qui montent à cheval. Des femmes qui font de la politique et qui défendent leurs droits. Des femmes qui descendent dans la rue et qui tiennent tête. Qui tiennent bon. Et qu’on insulte : « Salope », « ménagère », « grosse vache », « nympho », « putain sans cœur », « mauvaise mère », « manipulatrice », « opportuniste », « allumeuse », etc. Des « petites pisseuses », comme je dis dans mon livre. Celles qui, avant même d’être nées, connaissent une dénomination négative.

 

Pourquoi insulte-t-on les femmes qui refusent d’être des « salopes » ?

Par rapport à des manifestations de harcèlement sexuel, comment pouvoir dire qu’on n’est pas une salope ? C’est compliqué. Sur cette question, la parole des femmes est bridée, et la dénonciation, la « mauvaise publicité », les conséquences sont problématiques. Les femmes sont prises dans un contexte qui les muselle. Dès lors qu’elles refusent et dénoncent en masse, on les insulte. L’insulte est offensive et défensive. On se défend face à la vérité. Il y aura toujours des personnes qui ne voudront pas voir ce constat : des hommes harcèlent des femmes.

 

Sur twitter, « salope », est-ce une insulte ou pas ?

Cela dépend. Cela peut être revendiqué, comme un mot slogan. A l’exposition, il y avait des filles qui venaient en bande et qui signaient sur le mur de la honte « bande de salopes chéries ». Si je suis une salope parce que je couche, je sors et je bois, alors d’accord, si tu veux. Mais même si la banalisation peut amoindrir le terme, les insultes gardent leur pouvoir violent. Les réseaux sociaux ne sont pas que virtuels, ils peuvent atteindre réellement et leur répétition est violente. Il y a une dimension performative du mot qui n’est écrit que sur Internet.

 

Vos « salopes » exposées étaient des femmes libres insultées. Cela a pris du temps avant qu’elles ne deviennent des modèles…

Rabattre le caquet des femmes, moucher les femmes, leur clouer le bec, c’est un archétype. Les femmes sont trop bavardes, c’est un stéréotype. Mais sur certains points fondamentaux, elles ne sont pas libres de parler. C’est un peu la faute au discours ambiant, « est-ce que tu l’aurais pas un peu cherché ? ». La honte d’avouer, la peur d’être victimisée, verrouillent cette soi-disant « liberté acquise ».

 

A partir du moment où une parole se libère, il y a toujours une suspicion : « Moi, à sa place, j’aurais pu éviter ça ! » Les archétypes sont fondateurs, donc très difficiles à faire évoluer. « Salope » et « fils de pute », ça fonctionne toujours, l’évolution en cours et à venir mettra encore du temps. Nous vivons dans un monde violent. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, on peut voir la violence verbale, paraverbale. Je ne tape pas dessus car je m’en sers beaucoup, ils sont utiles pour faire bouger les choses. Mais les réseaux donnent accès à toute la violence du monde.

 

Propos recueillis par Charlotte Herzog

 

Jacques Le Bris's insight:

Exposition « Salope… et autres noms d’oiselles », à la Fondation Maison des sciences de l’homme, jusqu’au 18 octobre.

 

Artistes :

Tamina Beausoleil, François Harray, Lara Herbinia, Cécilia Jauniau, Sara Jùdice de Menezes, Martine Séguy, Eric Pougeau et Christophe Hollemans.

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“I Hate Everyone”: Trump Seethes as Advisers Fear He Is “Unraveling”

“I Hate Everyone”: Trump Seethes as Advisers Fear He Is “Unraveling” | Think outside the Box | Scoop.it

In recent days, I’ve spoken with a half dozen prominent Republicans and Trump advisers, and they all describe a White House in crisis as advisers struggle to contain a president that seems to be increasingly unfocused and consumed by dark moods.

 

At first it sounded like hyperbole, the escalation of a Twitter war. But now it’s clear that Bob Corker’s remarkable New York Times interview—in which the Republican senator described the White House as “adult day care” and warned Trump could start World War III—was an inflection point in the Trump presidency. It brought into the open what several people close to the president have recently told me in private: that Trump is “unstable,” “losing a step,” and “unraveling.”

The conversation among some of the president’s longtime confidantes, along with the character of some of the leaks emerging from the White House has shifted. There’s a new level of concern. NBC News published a report that Trump shocked his national security team when he called for a nearly tenfold increase in the country’s nuclear arsenal during a briefing this summer. One Trump adviser confirmed to me it was after this meeting disbanded that Secretary of State Rex Tillerson called Trump a “moron.”

In recent days, I spoke with a half dozen prominent Republicans and Trump advisers, and they all describe a White House in crisis as advisers struggle to contain a president who seems to be increasingly unfocused and consumed by dark moods. Trump’s ire is being fueled by his stalled legislative agenda and, to a surprising degree, by his decision last month to back the losing candidate Luther Strange in the Alabama Republican primary. “Alabama was a huge blow to his psyche,” a person close to Trump said. “He saw the cult of personality was broken.”

Video: When the President Asks for Your Resignation: Sally Yates and Preet Bharara

 

According to two sources familiar with the conversation, Trump vented to his longtime security chief, Keith Schiller, “I hate everyone in the White House! There are a few exceptions, but I hate them!” (A White House official denies this.) Two senior Republican officials said Chief of Staff John Kelly is miserable in his job and is remaining out of a sense of duty to keep Trump from making some sort of disastrous decision. Today, speculation about Kelly’s future increased after Politico reported that Kelly’s deputy Kirstjen Nielsen is likely to be named Homeland Security Secretary—the theory among some Republicans is that Kelly wanted to give her a soft landing before his departure.

One former official even speculated that Kelly and Secretary of Defense James Mattis have discussed what they would do in the event Trump ordered a nuclear first strike. “Would they tackle him?” the person said. Even Trump’s most loyal backers are sowing public doubts. This morning, The Washington Post quoted longtime Trump friend Tom Barrack saying he has been “shocked” and “stunned” by Trump’s behavior.

While Kelly can’t control Trump’s tweets, he is doing his best to physically sequester the president—much to Trump’s frustration. One major G.O.P. donor told me access to Trump has been cut off, and his outside calls to the White House switchboard aren’t put through to the Oval Office. Earlier this week, I reported on Kelly’s plans to prevent Trump from mingling with guests at Mar-a-Lago later this month. And, according to two sources, Keith Schiller quit last month after Kelly told Schiller he needed permission to speak to the president and wanted written reports of their conversations.

The White House denies these accounts. “The President’s mood is good and his outlook on the agenda is very positive,” an official said.

West Wing aides have also worried about Trump’s public appearances, one Trump adviser told me. The adviser said aides were relieved when Trump declined to agree to appear on the season premiere of 60 Minutes last month. “He’s lost a step. They don’t want him doing adversarial TV interviews,” the adviser explained. Instead, Trump has sat down for friendly conversations with Sean Hannity and Mike Huckabee, whose daughter is Trump’s press secretary. (The White House official says the 60 Minutes interview is being rescheduled.)

 

Even before Corker’s remarks, some West Wing advisers were worried that Trump’s behavior could cause the Cabinet to take extraordinary Constitutional measures to remove him from office. Several months ago, according to two sources with knowledge of the conversation, former chief strategist Steve Bannon told Trump that the risk to his presidency wasn’t impeachment, but the 25th Amendment—the provision by which a majority of the Cabinet can vote to remove the president. When Bannon mentioned the 25th Amendment, Trump said, “What’s that?” According to a source, Bannon has told people he thinks Trump has only a 30 percent chance of making it the full term.

 

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Sept idées fausses sur les médias

Sept idées fausses sur les médias | Think outside the Box | Scoop.it

Les gardiens de nos médias CAC 40 ont une rhétorique bien rodée pour se garder de toute critique, et continuer à passer pour des héros des libertés publiques tout en oeuvrant à verrouiller le système d’information français.

Demi-vérités, mythes éculés ou mensonges éhontés, certains de leurs arguments s’avèrent hélas encore très efficaces auprès du public. Voici comment s’armer intellectuellement contre ces pseudo-évidences en sept leçons.

 

Les journalistes ont-ils trahi, au sens où Julien Benda pu parler en son temps d’une trahison des clercs ? On pourrait le penser, à voir avec quelle ardeur certains d’entre eux défendent les pouvoirs en place, mordent les mollets des quelques réfractaires, et se satisfont globalement d’un fonctionnement où leurs seuls interstices de liberté sont pourtant condamnés à demeurer sans vraie portée. L’idée de trahison est toutefois peu adaptée, la plupart des journalistes n’ayant pas une claire conscience de l’idéal professionnel qu’ils sacrifient en se faisant les défenseurs d’un système des médias devenu profondément vicieux dans son fonctionnement, et dangereux dans ses implications démocratiques. La plupart n’agissent pas avec l’intention de nuire. Eux-mêmes sont en effet devenus, via l’instruction reçue dans les écoles de journalisme, ou la formation sur le tas dans les open spaces des rédactions contemporaines, le produit d’une vision javélisée de ce métier qui ne leur permet plus d’accéder au sens que celui-ci pouvait avoir, lorsque la grande presse d’opinion existait encore. Accompagnateurs enthousiastes de la ruine de leur profession, beaucoup de journalistes ont l’impression sincère de défendre un système actionnarial certes pas parfait, mais suffisamment bon, au sens où la psychanalyste Mélanie Klein, parlait de soins maternels suffisamment bons pour ne pas trop amocher un psychisme. Lorsqu’ils interviennent dans l’espace public pour patrouiller en faveur de leurs actionnaires, qualifier de complotistes les détracteurs d’un système d’information gardienné dans sa quasi-totalité par les entreprises du CAC 40, et certifier la liberté d’expression dont ils jouissent, certains d’entre eux ont même réellement le sentiment de s’inscrire dans un glorieux combat historique en faveur de la vérité des faits. Si on les attaque, n’est-ce pas d’ailleurs le signe qu’ils gênent ? Si on les malmène dans les meetings, si on les insulte sur les réseaux, n’est-ce pas la preuve qu’ils ont mis leurs pas dans les traces des deux Albert, Londres et Camus ?

A cela, ajoutons que l’idée de traîtrise ne convient pas davantage à la sociologie nouvelle de ce métier, aux nouvelles lignes de front que celle-ci commence malgré tout à esquisser, et aux espoirs qui peuvent tout de même en naître. Plutôt que des Judas, beaucoup de journalistes sont en effet désormais des estropiés de ce système. Si on laisse de côté la fine pellicule des éditorialistes surpayés et fanatiquement dévoués à la perpétuation de ce dernier, la précarisation galopante de la profession est désormais une réalité. Il s’agit désormais d’un milieu où, pour parler crûment, on peut obtenir la sacro-sainte « carte de presse », et donc être déclaré journaliste professionnel, pour un revenu mensuel correspondant à la moitié d’un Smic. Lorsque l’on sait que, malgré cela, le nombre de cartes de presse a pour la première fois reculé en France depuis 2015, cela en dit long sur la réalité salariale d’un métier que la destruction en cours du code du travail va bien sûr encore considérablement contribuer à dégrader. Ainsi beaucoup de journalistes sont-ils en train de changer de classe, c’est un fait. Seulement voilà, même chez ces gens-là, et à cet égard la puissance de l’idéologie ne laisse pas d’impressionner, vous en trouverez encore très peu à cette heure pour remettre en question le système général de possession des médias pourtant en grande partie responsable de leur situation. Ou pour quitter le domaine de la plainte purement locale, et réclamer autre chose que des « chartes éthiques », c’est-à-dire de bonnes paroles de leurs actionnaires, des promesses vertueuses de non-intervention, et autres airs de flûte grandioses qui n’engagent que ceux qui les écoutent.

Autant de raisons pour lesquelles, aujourd’hui, il est plus que jamais important d’identifier les différentes idées fausses qui empêchent le public de prendre conscience de la nécessité de s’emparer de la question des médias, et d’en faire une question politique prioritaire. Ces verrous-là, je viens de le dire, ils sont souvent entretenus par les journalistes eux-mêmes. Parfois ce sont de pseudo-évidences en réalité erronées, parfois des mensonges éhontés, parfois des mythes consolateurs pour la profession, mais tous ont en tout cas un très fort pouvoir de neutralisation, et entretiennent le public dans l’idée que finalement, il y a quelques brebis galeuses dans ce métier, mais que globalement tout ne va pas si mal, que tout pourrait même être pire, et surtout que l’on ne voit pas comment cela pourrait aller beaucoup mieux. J’en ai listé sept au total. Il est absolument indispensable d’avoir ces sept idées trompeuses en tête, et de s’armer intellectuellement face à elles. Car désormais, c’est bien le drame, nous ne retrouverons pas une véritable vie démocratique tant que, d’une façon ou d’une autre, la situation dans les médias n’aura pas été déverrouillée.

1/ Première idée fausse : les actionnaires de médias « n’interviennent » pas

(...)

2/ Deuxième idée fausse : on ne peut pas se passer de ces grands capitaux privés

(...)

3/ Troisième idée fausse : critiquer les médias c’est attaquer les personnes

(...)

4/ Quatrième idée fausse : la diversité existe, « les médias » ça n’existe pas

(...)

5/ Cinquième idée fausse : les journalistes doivent être neutres

(...)

6/ Sixième idée fausse : les journaux sont par définition des forces démocratiques, à défendre quoiqu’il arrive

(...)

7/ Septième et dernière idée fausse : les médias ne peuvent pas grand-chose

(...)

 

Aude Lancelin

 

Ce texte (ici élagué) est une version augmentée de l’intervention prononcée le 13 septembre 2017 au colloque « Penser l’émancipation », qui s’est tenu à l’université de Vincennes, sur le thème : « Médias, la nouvelle trahison des clercs ». Merci aux organisateurs de la revue Période.

 

 

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A chaque tuerie de masse aux Etats-Unis, « The Onion » publie le même article

A chaque tuerie de masse aux Etats-Unis, « The Onion » publie le même article | Think outside the Box | Scoop.it

En choisissant l’absurde et la répétition, le site satirique cherche à obliger à une prise de conscience sur la question des armes à feu aux Etats-Unis.

 

Depuis 2014 et le meurtre de six personnes par un étudiant dans une université californienne, le site satirique The Onion publie le même article de 1 167 signes après chaque tuerie de masse aux Etats-Unis. L’article est ainsi paru trois fois en 2015, après le meurtre de neuf personnes dans une église de Charleston, en Caroline du Sud, de neuf personnes dans une université d’Oregon et de quatorze personnes à San Bernardino, en Californie.

Le 2 octobre, après la fusillade survenue à Las Vegas et qui a fait au moins 58 morts et 527 blessés – la pire tuerie dans l’histoire moderne des Etats-Unis –, The Onion l’a encore recyclé, changeant seulement le lieu et le nombre de victimes.

Le titre de l’article est toujours le même :

« “Il n’y avait aucun moyen d’empêcher que ça arrive”, dit le seul pays au monde où ça arrive régulièrement.

Le début de l’article est toujours le même :

« Dans les heures qui ont suivi le déchaînement de violence à (…), où un tireur seul a tué plus de (…) individus et en a blessé (…) autres, des citoyens vivant dans le seul pays où ce genre de tueries de masse arrive régulièrement ont conclu qu’il n’y avait aucun moyen d’empêcher le massacre d’arriver. »

La citation, inventée et attribuée à un citoyen américain, est toujours la même :

« C’est une tragédie terrible, mais ce genre de choses arrive parfois et on ne peut rien faire pour les éviter. C’est regrettable, mais que voulez-vous y faire ? Rien n’aurait pu empêcher cet homme de péter un câble et de tuer ces personnes si c’est ce qu’il voulait faire. »

Et la description des Etats-Unis reste la même, ce pays « où plus de la moitié des tueries de masse au monde ont eu lieu pendant les cinquante dernières années ».

Une prise de position par l’absurde

The Onion applique depuis vingt ans son style caustique, certains disent parfois trop ironique, à tous les sujets. Il se moque de tout le spectre politique, caricature les tendances les plus conservatrices et les plus progressistes. Il fait rire tout le monde et se met tout le monde à dos.

Sa « couverture » des tueries de masse, et plus généralement des conséquences des ventes et de la propagation des armes à feu aux Etats-Unis, touche en revanche une corde sensible. Fait rare pour un site comme The Onion, cette couverture médiatique fait une certaine unanimité du fait de sa franchise – qui détonne avec les figures imposées par lesquelles passent en temps réel les médias non-satiriques – et par son absurdité.

En recyclant le même article à l’infini, le site renvoie à l’absurdité de la réalité : un pays où les tueries de masse (soit au moins quatre personnes tuées par arme à feu) sont quotidiennes, mais qui reste incapable de parler rationnellement du problème.

Lorsque le site publie une tribune signée « AR-15 », dans laquelle un fusil d’assaut dit que « c’est un privilège d’être préféré à d’innombrables vies humaines », ce n’est plus de la satire, c’est une prise de position.

Un des compliments les mieux articulés sur la méthode The Onion est fait par le magazine Wired, qui note la viralité grandissante de chaque nouvelle itération :

« Quand le monde ressemble à une “pinata” pleine de méchanceté, il est rassurant de savoir que d’autres personnes partagent vos frustrations, mais peuvent les articuler mieux que vous. Et souvent, le meilleur vecteur pour cette rage est ce genre de satire direct et distillé, que seul “The Onion” peut faire. »

La réalité s’immisce dans la parodie

La méthode de The Onion est un commentaire non seulement sur la libre circulation des armes aux Etats-Unis mais aussi sur l’impuissance qui prévaut quand se pose la question d’une régulation. Le site prend position dans un débat de société autant qu’un site satirique peut le faire.

Si sa voix résonne autant, si ces articles, même recyclés, sont aussi lus et partagés, c’est peut-être parce qu’on ne sait plus si c’est le site satirique qui s’éloigne de la parodie ou la réalité qui s’en approche.

Voici deux autres articles publiés sur The Onion le 2 octobre :

Bill O’Reilly, ancien présentateur d’une des émissions les plus regardées sur la chaîne Fox News, a écrit ceci sur son site, quelques heures après les faits :

« C’est le grand inconvénient de la liberté américaine. (…) Ceci est le prix de la liberté. Des fous dangereux sont autorisés à circuler jusqu’à ce qu’ils fassent des dégâts. »

Dans l’article de The Onion, l’Américain fictif qui dit « que peut-on y faire ? » est en fait réel. Il représente la majorité des Américains, qui, selon les derniers sondages, sont précisément persuadés que c’est le cas.

Il est l’avatar de Cindy Tech, une mère de famille du Michigan qui était au concert, devenu un carnage, à Las Vegas. Quand on lui demande si la tragédie changera quelque chose, elle répond au Monde :

« C’est sûr. »

Faut-il alors s’attendre à un renforcement du contrôle des armes à feu ?

« Ah non, corrige-t-elle. Ce que ça va changer, c’est que ça sera comme dans les avions. On sera fouillé quand on arrive dans les hôtels. »
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Bitnation launches Pangea jurisdiction for creating nations on the blockchain

Bitnation launches Pangea jurisdiction for creating nations on the blockchain | Think outside the Box | Scoop.it

Decentralised Borderless Voluntary Nation (DBVN) project Bitnation, which is all about helping people setup their own nations in a censorship resistant manner, is being taken to the next level with the full launch of its decentralised nation Pangea - all the more relevant in the light of everything happening in Catalonia at the moment.

Bitnation was founded in July 2014 and started piloting blockchain records as peer-to-peer governance services. In 2015, Bitnation launched the first version of Pangea and later that year launched software to provide blockchain IDs for refugees (winning the UNESCO NETEXPLO 2017 Grand Prix) and a blockchain Public Notary in partnership with Estonia's e-Residency Program, which has since been used by thousands of people for down-to-earth practical purposes such as registering births, marriages, wills, land titles, business deals and more.

 

 

Rather than embracing a borderless economy and increasing personal freedoms, nation states and multilateral organisations have overseen a resurgence in bureaucracy and protectionism, and ever more intrusive incursions into our personal lives. If we are to prevent a drift towards tyranny, this must come to an end, says Susanne Tarkowski Tempelhof, Bitnation's founder.

She said: "Bitnation's Pangea Jurisdiction will allow us to reclaim our security, autonomy and freedom from those who wish to oppress us with unjust laws and surveillance. Pangea will empower anyone in the world to create their own nations, communities or collectives, choose their own code of law, make agreements peer-to-peer, and resolve disputes without interference from 3rd party legacy entities. It will make current governance systems redundant. Pangea is The Internet of Sovereignty."

 

"Combining the power of our encrypted, quantum-safe communications mesh network code base, with a user-friendly, smartphone chat interface, Pangea will radically empower us to take governance tools and data back into our own hands."

This autumn, Bitnation intends to reset society by initiating another tectonic shift with the launch of the Pangea Jurisdiction, and the Pangea Arbitration Token (PAT) Token Sale Event (TSE). Bitnation's newest release of the Pangea Jurisdiction will be powered by PAT, an Ethereum (ERC20) token that serves as a proof-of-reputation for Citizens. It is distributed on Pangea when Citizens create a contract, successfully complete a contract, or resolve a dispute related to a contract. PAT is an algorithmic reputation token; an arbitration currency based on user and contract performance, rather than a purchasing power, popularity or attention.

Bitnation will launch the new version of Pangea, the PAT token and the TSE simultaneously, livestreaming the creation of new nations on the platform throughout the day with Bitnation's team on hand to help users set up their own Nations on Pangea. Several groups are already preparing to create new nations during the launch, including a stateless refugee who wants to provide services to people in the same situation, agriculturalists building a nation for peer-to-peer harvest insurance and seed sharing, and Venezuelan activists determined to provide an opt-in alternative to the Venezuelan government.

 

Venezuelan activist Dagny Ramirez, said: "Venezuela is the poster child for all that is wrong with the existing nation-state model. We have a fake government, fake elections, fake money, even fake opposition groups. But it's not as different as you might think in other countries. It's time for the nation state concept to get a makeover. If you really care about the Venezuelan situation I hope you agree with us and support 'E-Venezuela', our brand new decentralised, virtual, borderless and oil-less nation on the Pangea blockchain Jurisdiction"

 

October 3, 2017

Jacques Le Bris's insight:
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L'écrivaine Anne Bert a été euthanasiée en Belgique

L'écrivaine Anne Bert a été euthanasiée en Belgique | Think outside the Box | Scoop.it

Atteinte de la maladie de Charcot, l'écrivaine a bénéficié d'un suicide assisté à l'étranger, à défaut de pouvoir le faire en France.

Elle militait pour le droit de "choisir sa fin de vie". Anne Bert, qui souffrait d'une maladie dégénérative incurable, a été euthanasiée ce lundi matin dans un hôpital belge, a annoncé sa fille. L'écrivaine de 59 ans, qui avait déjà interpellé les candidats à la présidentielle en janvier, a souhaité faire évoluer les mentalités et la législation française, avec Le tout dernier été (Fayard), un livre qui évoque son "combat" pour un départ choisi. 

Romancière et ancienne éditrice, Anne Bert, qui résidait en Charente-Maritime, souffrait d'une sclérose latérale amyotrophique (SLA) aussi appelée "maladie de Charcot", qui conduit à une paralysie des muscles qui l'"emmure progressivement". 

 
 

Aucun traitement curatif

Son livre, un récit intime blâmant les "conservateurs qui affirment que la vie doit être vécue jusqu'au bout de l'enfer" doit être publié le 4 octobre. Anne Bert avait prévenu quelques semaines avant sa mort qu'elle ne serait "plus là pour sa parution". Aucun traitement curatif n'existe pour l'affection dont elle souffrait, diagnostiquée chez elle en octobre 2015. 

LIRE AUSSI >> Euthanasie: une Française condamnée interpelle les candidats à la présidentielle 

 

La loi française autorise depuis 2016 la "sédation profonde et continue" jusqu'au décès, une administration de substances anti-douleur qui s'apparente à un droit à être endormi sans être réveillé. Mais elle s'applique uniquement aux malades déjà en phase terminale et n'autorise pas l'euthanasie active, c'est-à-dire l'administration d'un produit provoquant directement la mort. 

 

Cette législation "répond plus aux préoccupations des médecins qu'aux droits des patients qui souhaitent ne pas aller au terme de leur maladie incurable ou accepter d'insupportables souffrances", regrettait Anne Bert dans sa lettre ouverte aux candidats à la présidentielle.  

"Je veux mourir en paix"

"Endormir un malade pour le laisser mourir de faim et de soif est-il réellement plus respectueux de la vie que d'y mettre fin par l'administration d'un produit létal?", poursuivait-elle. "Je veux mourir en paix, avant d'être torturée", écrit-elle dans son livre, "passer la frontière pour fuir l'interdit". 

LIRE AUSSI >> Fin de vie: ce qu'il faut savoir de la nouvelle loi 

Elle avait choisi de mourir en Belgique où elle était suivie depuis décembre. Dans ce pays, l'euthanasie active est autorisée depuis 2002 pour les patients souffrant d'un mal incurable et qui ont formulé leur demande "de manière volontaire, réfléchie et répétée". 

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Les graves impacts sur la santé et l'environnement montrent l'incohérence du CETA

Les graves impacts sur la santé et l'environnement montrent l'incohérence du CETA | Think outside the Box | Scoop.it

Le CETA devrait entrer en vigueur le 21 septembre après avoir fait l'objet d'un vote favorable du Parlement européen et d'une décision de validation surprenante de la part du conseil constitutionnel français.

 

Le CETA devrait entrer en vigueur le 21 septembre après avoir fait l'objet d'un vote favorable du Parlement européen et d'une décision de validation surprenante de la part du conseil constitutionnel français.

 

Le rapport au Premier ministre daté du 7 septembre 2017 sur l'impact de l'accord économique et commercial global entre l'Union européenne et le Canada sur l'environnement, le climat et la santé, est extrêmement clair. Le principe de précaution n'étant pas inclus dans l'accord, il n'y a pas de certitude à ce qu'ils puisse être appliqué; les modèles alimentaires de protection des consommateurs canadiens et européens divergent profondément au détriment évidemment des consommateurs européens de telle sorte que des produits interdits en Europe comme l'hormone de croissance les farines animales pourraient se retrouver dans des produits commercialisés en Europe, la position sur les OGM est antinomique et, comme le note de manière prudente les rédacteurs du rapport: "les dispositions du CETA pour l'agriculture apparaissent au final décevantes pour un accord dit 'de nouvelle génération'".

 

Le plus grave est incontestablement pour le climat, les accords de Paris ayant été conclus postérieurement à la négociation initiale du CETA. La politique canadienne à l'égard des schistes bitumineux conduit tout droit l'union européenne à devoir les importer, sans même qu'une taxation du carbone ne soit envisagée.

 

Le rapport confirme donc les profondes inquiétudes que nous étions nombreux à nourrir à l'égard de cet accord, même si il est exact qu'il a été amélioré par rapport à la première mouture et que la position de Donald Trump impose de trouver des accords avec le Canada. Pour autant, ce texte est totalement incohérent avec la politique que nous affirmons de champion de lutte contre le changement climatique et de gardien vigilant des accords de Paris puisque, le CETA devrait augmenter–même faiblement–les émissions de gaz à effet de serre alors que l'objet est bien évidemment de les réduire massivement. Cette incompatibilité pourrait être combattue par un report de la mise en œuvre du CETA, la cour de justice de l'union européenne est saisie sur la question du tribunal.

 

En tout cas, on ne peut pas comprendre que la France ne tire aucune conséquence de ce rapport qui était un engagement de campagne du président de la République. Si tel était le cas, il faudrait alors considérer le domaine du climat est devenu celui de la communication plus que de l'action. Dans ce contexte, le projet de loi sur l'interdiction de l'extraction d'hydrocarbures en 2040 qui permet non seulement de continuer les extractions déjà autorisées mais d'en autoriser d'autres conduirait à une lecture peu compatible avec une volonté ferme de s'attaquer aux dérèglements climatiques. Tout aussi incohérente est la position prise par le conseil constitutionnel dont le président se veut pourtant un promoteur ardent sur la scène internationale des droits de l'environnement qui n'a visiblement rien trouvé à redire au CETA.

Peut-être les images tragiques de nos territoires d'outre-mer ravagés par l'ouragan Irma conduiront-elles nos dirigeants à sortir du discours pour entrer dans le dur et accepter de s'opposer aux innombrables lobbys des hydrocarbures qui eux, ne payent pas (dans tous les sens du terme) les conséquences de leur soif insatiable de maintenir l'addiction des humains au pétrole, au charbon et au gaz.

 

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

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Le Vietnam prend les devants et pourrait faire du Bitcoin l'égal de sa monnaie nationale

Le Vietnam prend les devants et pourrait faire du Bitcoin l'égal de sa monnaie nationale | Think outside the Box | Scoop.it

Le Premier ministre vietnamien a officiellement chargé plusieurs de ses ministères d'étudier le cadre légal du pays afin d'entériner le statut du Bitcoin comme monnaie officielle et reconnue, et plus seulement comme outil de transaction toléré.

L'année 2017 n'est pas seulement celle où la valeur du Bitcoin, la principale monnaie cryptographique, s'est envolée. C'est aussi celle où le Bitcoin commence à trouver grâce aux yeux des investisseurs et gouvernements de plusieurs pays.

VOIR AUSSI : Pour la première fois, une banque propose des bitcoins à ses clients

Le Vietnam tend ainsi une main accueillante au Bitcoin. Le 25 août, le Premier ministre vietnamien Nguyễn Xuân Phúc a approuvé le lancement d'un plan qui doit permettre de définir le cadre légal dans lequel le Bitcoin deviendrait une monnaie officielle, au même titre que la devise locale, le dong. Les conclusions de ce plan doivent être rendues pour 2018, afin que le Bitcoin puisse évoluer dans un cadre officiel dès l'année 2019.

 

Le gouvernement vietnamien se prépare ensuite à définir un cadre fiscal de taxation de la cryptomonnaie

Pour ce faire, le Premier ministre va faire travailler ensemble plusieurs organes officiels. Les ministères de la Justice, de l'Information et de la communication, de la Sécurité publique, de l'Industrie et du commerce et des Finances vont s'associer avec la banque d'État du Vietnam pour "étudier le cadre légal actuel, rationaliser le statut du Bitcoin et proposer des solutions adaptées", qui devront être rendues avant août 2018.

Avec un cadre légal prêt et entériné dès 2019, le gouvernement vietnamien se prépare ensuite à définir un cadre fiscal de taxation de la cryptomonnaie, évoluant aujourd'hui librement dans le pays sans charge pour ses utilisateurs. Une manière pour le Vietnam d'encadrer et de profiter en même temps d'un phénomène devenu inévitable.

 

L'année 2017 ou le timing parfait

Le Vietnam n'est pas le premier pays à considérer un statut officiel et légal pour la monnaie virtuelle. Au Japon, depuis avril 2017, le Bitcoin est devenu un mode de paiement comme un autre, et l'Ukraine se penche elle aussi sur la questiondepuis le mois d'août.

Depuis sa première version en 2009, le Bitcoin connaît un succès extraordinaire, spécifiquement depuis le début de l'année 2017. Avec une capitalisation de 71 milliards de dollars, elle est la cryptomonnaie la plus importante, loin devant d'autres devises comme l'Ether ou le Zcash. Un bitcoin ne valait que 1 000 dollars en janvier 2017 mais est passé à plus de 4 000 dollars (près de 3 500 euros à la rédaction de cet article) dès juillet 2017. Malgré des normes parfois restrictives dans des pays réfractaires à ces monnaies virtuelles, des instituts, sites Web de commerce et même des banques commencent à proposer le stockage du Bitcoin et des transactions dans cette devise.

 

Un cadre légal inégal dans le monde

Car aucun organisme des Nations unies ou, chez nous, de l'Union européenne, n'a pris véritablement position sur la cryptomonnaie, laissant aux pays le soin de décider pour eux-mêmes, mais créant un désordre juridique international loin d'aller en s'améliorant. Le site Bitlegal.io recense le statut du Bitcoin en fonction des pays, laissant apparaître de grandes disparités entre la légalisation dans certains États et l'indifférence ou l'interdiction dans d'autres.

 
Statut du bitcoin dans les pays d'Europe. En vert, les pays "permissifs" mais n'ayant donné aucun cadre légal à la monnaie virtuelle.
CAPTURE D'ÉCRAN BITLEGAL.IO

En France, rien n'est fixé. Une bataille juridique oppose ceux qui considèrent le Bitcoin comme une vraie monnaie et ceux qui ne le définissent que comme une "représentation virtuelle" d'une monnaie sans valeur tangible. C'était la position de l'Autorité bancaire européenne dans un rapport de 2013. Cette bataille juridique empêche de placer le Bitcoin sous un régime juridique précis – celui régissant les monnaies et biens meubles actuels ou un nouveau, à inventer –, et donc de le taxer de manière régulière et égalitaire.

De manière générale, le système financier français est en majorité régi par l'Union européenne et ses politiques bancaires. Si la Commission européenne a demandé sa régulation dans tous les États-membres, la Cour de justice de l'Union européenne statuait elle en octobre 2015, exonérant les échanges de bitcoins de TVA. Entre méfiance, reconnaissance et régime fiscal, le Bitcoin crée pour l'instant encore la discorde en Europe.

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Pourquoi le QI moyen des Français et des européens s’effondre

Pourquoi le QI moyen des Français et des européens s’effondre | Think outside the Box | Scoop.it

Depuis quelques jours, le sujet est remis sur le devant de la scène. Le QI moyen des Européens et des Français en particulier est en chute libre. Plusieurs études relayées par la revue scientifique Intelligence le montrent. Entre 1999 et 2009, le quotient intellectuel moyen des Français a baissé de 3,8 points. Or, les scores aux tests de quotient intellectuel suivaient une tendance à la hausse au fil des générations, ce que les scientifiques désignent par « l’Effet Flyn ». Alors, comment expliquer l’inversement de cette tendance ?

 

Le QI moyen des français et des ressortissants d’autres pays européens est en baisse

En 2015, une étude publiée par Edward Dutton et Richard Lynn a mis en évidence la baisse du Quotient intellectuel moyen de la population européenne après un siècle de constante augmentation d’une génération à une autre. Les Britanniques auraient perdu en moyenne 14 points de QI comparativement au début des années 1900, alors que les les Français en auraient perdu 3,8 points en 10 ans, précisément entre 1999 et 2009.

Comme l’explique la biologiste Barbara Demeneix, citée il y a quelques mois par Les Echos, les perturbateurs endocriniens sont la première explication de cette baisse :

 Il existe des liens évidents entre les rôles que jouent les hormones thyroïdiennes dans le développement du cerveau et les produits chimiques présents dans l’environnement susceptibles de perturber ce processus

Un autre facteur mis en cause par les chercheurs est la consommation de certaines drogues, dont le cannabis. Une étude publiée en 2012 par des chercheurs de l’Université Duke évoquait une corrélation entre une forte consommation de cannabis et la chute du quotient intellectuel, même si une autre étude publiée l’année dernière dans le Journal of psychopharmacology venait remettre cette hypothèse en cause.

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Influence diplomatique: la France numéro 1 grâce à « l'effet Macron »

Influence diplomatique: la France numéro 1 grâce à « l'effet Macron » | Think outside the Box | Scoop.it

La France est première, devant le Royaume-Uni et les États-Unis, sur le podium des pays les plus influents, selon l'étude d'un cabinet américain qui a mesuré la capacité de conviction de 30 États.

La France a doublé le Royaume-Uni de même que les États-Unis sur le podium des nations les plus influentes d'un point de vue diplomatique. C'est ce que révèle la troisième édition d'une étude annuelle réalisée par le cabinet britannique de conseil stratégique en communication Portland qui mesure le "soft power", soit le pouvoir de convaincre et d'influencer sans agir par la contrainte, de 30 États, rapporte The Guardian

 

 

Défaite du FN et élection du plus jeune président

Le "soft power", c'est aussi, comme le précise le quotidien britannique, "la capacité de lier des alliances internationales et de façonner les préférences des autres grâce à l'attractivité d'un pays". L'Hexagone a ainsi grimpé de la cinquième à la première place, en grande partie grâce à l'influence de son nouveau président de la République, estime l'étude réalisée en collaboration avec le Centre de diplomatie publique de l'Université de Californie du Sud.

"Le 'soft power' de la France a sans aucun doute été encouragé par la défaite du Front national et l'élection du plus jeune président de son Histoire, Emmanuel Macron, indique à Newsweek Jonathan McClory, auteur du rapport. Élu sur la base d'un programme de réformes pro-européennes, le président surfe sur une vague de popularité nationale et internationale." 

 

Un changement dans l'équilibre des influences mondiales

Le rapport assure également que malgré les attentats et le maintien de l'état d'urgence, "la menace terroriste n'a pas arrêté les nombreux touristes de venir en France et de profiter de sa riche offre culturelle et gastronomique et de son mode de vie".

Selon cet index, les bons résultats français sont aussi à mettre sur le compte de son efficace réseau diplomatique. L'étude pointe également le vote en faveur du Brexit et l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche pour expliquer l'ascension française.

"Dans des circonstances normales, le 'soft power' est une valeur relativement stable. Mais nous ne sommes pas dans des circonstances normales, a analysé Joseph Nye, l'universitaire américain qui a développé le concept, rapporte le communiqué de presseLe résultat de cette enquête reflète le changement dans l'équilibre des influences mondiales (...) Le désir de Donald Trump de faire passer 'l'Amérique d'abord' sape le 'soft power' des États-Unis."

 

La Turquie dernière

Afin de mesurer ce pouvoir d'influence, le cabinet a comparé huit différents critères, aussi bien politiques que culturels: comme l'opinion internationale du pays, le réseau diplomatique, l'influence numérique, la capacité à porter des initiatives de portée internationale, la perception de l'accueil touristique des étrangers ou encore l'ouverture sur les pays étrangers, précise le communiqué de presse.

Washington, premier l'année dernière, est tombé à la troisième place derrière Londres, qui était en tête du peloton il y a deux ans. L'Allemagne et le Canada figurent respectivement aux quatrième et cinquième places. En queue de classement se trouvent la Russie, la République tchèque, la Hongrie, le Brésil et la Turquie, qui paient chacun ou leur régime autoritaire, leur politique défavorable face aux migrants ou encore leur instabilité politique. 

 
 
 
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Céline Hussonnois-Alaya
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Une conférence de l'ONU se conclut par l'adoption d'un Traité « historique » sur l'interdiction des armes nucléaires

Une conférence de l'ONU se conclut par l'adoption d'un Traité « historique » sur l'interdiction des armes nucléaires | Think outside the Box | Scoop.it

Le Mémorial de la Paix d’Hiroshima, ou Dôme de Genbaku, fut le seul bâtiment à rester debout près du lieu où explosa la première bombe atomique, le 6 août 1945.

 

7 juillet 2017 – Les Etats participants à la Conférence pour la négociation d'un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires ont adopté vendredi à New York un Traité rendant illégales les armes nucléaires.

 

 

 

les Etats participants à la Conférence ont approuvé le Traité, par 122 voix pour, une contre (Pays-Bas) et une abstention (Singapour).

 

 

 

« Nous allons quitter cette salle aujourd'hui avec la satisfaction du devoir accompli, (…) forts du désir des peuples du monde entier de forger un monde sans armes nucléaires », a déclaré la Présidente de la Conférence, Elayne Whyte Gómez, du Costa-Rica. « C'est un message historique pour l'humanité », a-t-elle ajouté.

 

 

 

« Nous sommes sur le point de dire aux 'Hibakusha' qu'après tant de décennies, nous avons enfin jeté les bases d'un monde sans armes nucléaires », a poursuivi la Présidente, en présence de deux survivants d'Hiroshima venus assister, visiblement émus, à l'adoption du texte, Setsuko Thurlow, Ambassadrice de la paix d'Hiroshima, et Toshiki Fujimori, Secrétaire général adjoint de la Confédération japonaise de l'organisation des victimes des bombes A et H (Hidankyo).

 

 

 

« Nous sommes sur le point de dire à nos enfants que, oui, il est possible d'hériter d'un monde exempt d'armes nucléaires pour les générations futures », a insisté Mme Whyte Gómez, avant de saluer les négociateurs du texte pour avoir travaillé « sans relâche » à l'élaboration du texte.

 

 

 

Point d'orge de la Conférence, cette adoption est en effet venue ponctuer plus de trois semaines de négociations acharnées entre Etats membres, marquées par les apports significatifs des représentants de la société civile et la présence médiatisée de plusieurs survivants d'Hiroshima et de Nagasaki – les « Hibakusha », dont le Traité reconnait les souffrances. Au fil des négociations, entamées le 15 juin dernier, ce qui était un projet de convention est devenu un « projet de traité sur l'interdiction des armes nucléaires », composé d'un préambule de 24 alinéas et de 20 articles.

 

 

 

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, s'est félicité de l'adoption du Traité sur l'interdiction des armes nucléaires, rappelant qu'il s'agit du premier instrument multilatéral juridiquement contraignant pour le désarmement nucléaire qui ait été négocié en 20 ans.

 

 

 

« Le Secrétaire général espère que ce nouveau traité favorisera un dialogue inclusif et une coopération internationale renouvelée visant à atteindre l'objectif déjà attendu du désa