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- 28/09 : Lettre ouverte aux médias

- 28/09 : Lettre ouverte aux médias | Think outside the Box | Scoop.it

Lettre ouverte de Forgeonslavenir.com 

 

    Nous sommes des femmes et des hommes de Forges les Bains, mères et pères de familles ordinaires.
 

    A l’heure où nous vous parlons, notre petit village tranquille est emporté dans une vague médiatique de mensonges et de stigmatisation de sa population.

 

    Pour information Mesdames et Messieurs les journalistes, nous ne sommes ni fachos, ni racistes, mais nous aspirons à être consultés sur des projets tel que l’accueil de 91 migrants masculins à moins de 100 mètres de nos écoles primaire, maternelle ainsi que des arrêts de bus des collégiens et étudiants.

 

    Jusqu'à ce samedi 24 septembre 2016 au matin, nous étions encore prêts à accueillir des familles ou des femmes et des enfants sur la commune. La Préfète de l’Essonne ayant confirmé l’arrivée de 91 hommes, sans autre aménagement possible, nous sommes contre ce projet en l’état actuel.

 

    Vous allez nous dire « Vous avez peur de quoi ? Qu’ils violent vos enfants ? »… Non, nous n’avons pas peur d’accueillir… non nous n’avons pas peur qu’on viole nos enfants… nous avons des inquiétudes (et non des angoisses) sur l’angoisse de nos propres enfants qui vont prendre le bus de nuit (17h) et rentrer à la maison toutes et tous seuls ou iront se promener dans les bois.

 

   91 hommes se baladant dans un village comme Forges (1750 habitants en centre bourg), ça va faire beaucoup de monde d’un coup dans les rues.

 

   Ne stigmatisez pas tous ces parents qui travaillent, et qui ne sont pas là quand leurs enfants rentrent (beaucoup travaillent à Paris et rentrent tard), ne stigmatisez pas leurs inquiétudes et ne nous faites surtout pas dire ce que nous vous n’avons jamais dit.

 

   Arrêtez de vouloir faire du sensationnel et écoutez les Forgeois, écoutez leurs propositions et leurs revendications, qui, jusqu'à présent ont toujours été dans la plus grande expression du respect de la démocratie.

 

   De plus, comment ne pas être en colère …

 

   A la rentrée scolaire nous apprenons l’installation d’un CAO à proximité de l’école, information faite par la mairie par un entrefilet dans la « Petite Forgeoise », nous demandons des explications, et on nous explique que c’est la méthode…
 

   Un rassemblement le 05.09.2016, non houleux et non violent de 250 personnes a lieu devant la mairie pour avoir des explications : « c’est la méthode, nous n’avons pas le choix ! »

 

   Un regrettable incendie, que nous condamnons fermement, a lieu dans la nuit du 05.09 au 06.09 sur un des bâtiments…, il y a des abrutis partout et rien ne prouve qu’un Forgeois en soit à l’origine (l’enquête est toujours en cours, merci de ne pas divaguer sur le sujet !) ou de partager avec la population toute information dont vous disposeriez.

 

   Du fait de cet incendie, nous nous retrouvons invités à une réunion publique le 07.09 par Mme la Maire et Mme la Préfète. Cette réunion avancée à la hâte de 2 semaines a surtout été perturbée par des mouvements extrémistes (à « droite » comme à « gauche ») venus en force pour chauffer la salle… dramatique et sans aucune utilité pour les Forgeois !!! Mais surtout le constat d’un essai de récupération raté puisqu’on ne les voit plus. Alors que d’autres se murent dans leur silence assourdissant.

 

   Pendant cette réunion, la question des écoles est posée : « avez-vous prévenu les écoles ? » réponse : « non ! »

 

   Nous voici de retour pour une réunion au sein de l’école le 10.09.16, réunion filtrée (uniquement les parents d’élèves) qui se déroule dans le respect et le plus grand calme, même si nos interrogations restent sans réponse. 

 

   Une phrase à retenir de Mme La Préfète : « les migrants n’ont pas vocation à s’intégrer à Forges Les Bains ».

 

   Le mercredi 14.09.16, nous obtenons audience à la préfecture pour déposer notre pétition (2500 signataires), Mme La Préfète nous parle de transparence, de respect de la parole de l’Etat, de volonté d’apaisement, et des différents aménagements (2 ans au lieu de 4, 91 hommes au lieu de 191 ! deux caméras…).

 

   On nous parle aussi de solidarité, d’humanité, de stigmatisation …

 

   Nous sommes blessés et choqués qu’on puisse prêter des intentions d’inhumanité à des personnes qu’on ne connait pas, nous sommes meurtris par ces propos. Forges les Bains est un village comme les autres avec des taux de votes FN inférieurs à la moyenne du département.

 

   Mais dans la vraie vie professionnelle quand on présente un projet, on le construit avec l’équipe, on n’impose pas un projet alors que c’est l’équipe qui va en subir l’impact tous les jours au travail.

 

   C’est comme ça que nous imaginions une vraie démocratie…un management participatif…et non directif !!! Mais sous prétexte de « l’état d’urgence migratoire » on nous demande de nous asseoir sur la construction d’un projet et sur notre participation. Mesdames, Messieurs les journalistes, si vous deviez écrire un livre sur la réussite de l’échec de la mise en place d ‘un foyer pour migrants dans une petite commune, prenez l ‘exemple de Forges les Bains, tout y est.

 

   Et qu’il est étrange qu’un projet qu’on nous vend comme une chance et une bénédiction depuis que par force, il est devenu public, démarre en catimini au cœur de l’été, en toute opacité : déborde-t-on de tant de bonnes nouvelles ces derniers mois qu’on veuille cacher celle-ci à la population ?

 

   Donc nous n’avons pas le choix, mais avons-nous encore le droit de dire NON, sans qu’une grande partie des « journalistes » (permettez nous les guillemets) n’orientent systématiquement leurs articles pour faire passer tout un village pour facho et des racistes ?

 

   Ceci étant dit, reprenons-le déroulé des faits :

 

   Vendredi dernier 23.09.16  (veille de la consultation) une réunion exceptionnelle est organisée à Evry avec certains élus municipaux favorables au projet, Emmaüs Solidarité, Les différentes obédiences (que viennent-elles faire là ?), réunion faite dans une volonté d’apaisement nous dit-on, c’est à n’y rien comprendre… comment peut on sérieusement organiser une réunion d’échange et d’ apaisement avec simplement les quelques intervenants convaincus et favorables sans même penser à convoquer des personnes ayant des arguments à faire valoir en défaveur du projet actuel. Si nous faisons partie du « problème » peut être faisons nous partie de la solution. Nous avons cherché à assister à cette réunion par l’intermédiaire du Diacre de Limours, malheureusement « les invitations étaient bouclées ».

 

   Apaisement entre personnes consentantes… Pluralité à géométrie variable de personnes nous assénant depuis des semaines des leçons d’ouverture vers l’autre et de largesse d’esprit. 

 

   INCROYABLE, la ficelle est énorme mais c’est comme cela que l’on rassure l’opinion, entre soi. A Forges tout va bien et la population est apaisée. Encore merci d’avoir relayé cette information tellement juste et vérifiée.

 

   Le lendemain, la municipalité a pris la responsabilité d’organiser une consultation auprès des Forgeois « apaisés » inscrits sur les listes électorales. Les habitants ont reçu et découvert les bulletins de participation sur papier non falsifiable le jeudi pour un vote organisé sur la journée du samedi.

 

   Le résultat est sans appel :

         . Taux de participation : 63%, soit plus qu’aux dernières élections municipales.

         . 61% des Forgeois qui se prononcent contre tout projet d’accueil de migrants à Forges

         . 28% des Forgeois sont favorables avec des aménagements (aménagements déjà refusés par la préfecture…)

         . 11% sont favorables au projet actuel.

 

Oui vous comptez bien, 88% des habitants sont en défaveur du projet actuel (91 hommes à moins de 100 mètres des écoles) et 61% de la population est maintenant opposée à tout projet d’accueil. Opposée à l’accueil ?

 

   Maintenant que vous avez une vue de l’histoire, de la méthode et du « process intégralement respecté », comment donner foi à un quelconque projet d’accueil après tant de divergences, de contradictions, d’utilisations de grosses ficelles et surtout d’un tel déni de démocratie et de mépris des habitants ?

 

   Comment ne pas dire Non au manque de consultation, au manque cruel de prise en compte des interrogations et inquiétudes, ou tout simplement au manque de respect.

 

   Pas une seule ligne sur la réaction des Forgeois, pas une seule interview des habitants. Nous sommes en colère de ce que les autorités ont fait à notre commune et aux habitants.

 

   Nous sommes en colère de voir que les « experts qui décident pour nous », sont montés si hauts qu’ils sont devenus tout petits pour nous qui sommes restés en bas.

 

   Nous sommes en colère de voir comment, en 3 semaines, la douceur et la bienveillance d’une commune peut être ravagée, coventrysée, par tant de maladresses successives des autorités.

 

   Elle est là, la vraie réussite de l’échec.

 

   Nous remercions tous les Forgeois favorables ou défavorables au projet(s) d’être allés s’exprimer samedi pour de ce sondage, dans un délai si court.

 

   Nous, collectif de forgeonslavenir.com, avons toujours voulu, voulons toujours construire et réussir un vrai projet à Forges les Bains,

 

   Nous y vivions, nous y vivons et y vivrons encore demain.

 

   Forgeoisement votre.

 

Le collectif Forgeonslavenir.com

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Lettre ouverte à la classe politique : «Écoutez la société civile !»

Lettre ouverte à la classe politique : «Écoutez la société civile !» | Think outside the Box | Scoop.it

FIGAROVOX/LETTRE OUVERTE - Une enquête du CEVIPOF révèle que 82% des Français ont une vision négative de la politique. Pour Alexandre Malafaye, le système politique français doit être repensé pour permettre à la société civile d'agir.

 

ÉCOUTEZ-NOUS!

Écoutez la société civile.

Cette lettre ouverte est destinée à tous ceux qui dirigent la France et tentent de la gouverner depuis trois décennies, car il est urgent de faire évoluer l'art et la manière de faire de la politique.

Soyons francs. À tort ou à raison, les Français, dans leur très grande majorité, n'ont plus confiance dans leurs dirigeants politiques et syndicaux.

Pour s'en convaincre, il suffit de lire le baromètre de la confiance politique Sciences Po - CEVIPOF publié chaque année en janvier.

De surcroit, les solutions proposées par les gouvernements successifs semblent inefficaces. L'état des indicateurs économiques et sociaux de la France, qui sont au rouge vif et se dégradent année après année, en atteste.

Dans nos villes et nos campagnes, la colère des Français monte, et leur exaspération se renforce chaque jour devant le spectacle de l'impuissance publique camouflée dans un étrange brouhaha politico-médiatique.

Élection après élection, la représentativité des élus paraît de plus en plus fragilisée, et avec elle, sa légitimité à agir au nom du peuple.

La liberté, l'égalité et la fraternité sont désormais l'apanage d'une minorité privilégiée et nantie. C'est ce que les Français ressentent, et cela nous alarme !

Certains hommes politiques de premier plan estiment que le résultat des élections régionales n'est qu'un «coup de gueule», une «poussée de fièvre». La clairvoyance devrait pourtant les amener à y déceler le signe avant-coureur d'une lame de fond populaire.

Quant aux grands discours sur les valeurs de la République française, ils sonnent faux. La liberté, l'égalité et la fraternité sont désormais l'apanage d'une minorité privilégiée et nantie. C'est ce que les Français ressentent, et cela nous alarme!

Une réponse immédiate s'impose donc. Mais nous sommes bien conscients que l'exercice du pouvoir est complexe et qu'il serait aussi fou de jeter le bébé avec l'eau du bain, que de patienter tranquillement jusqu'à la prochaine révolution.

Nous ne pouvons nous résigner à attendre le second tour de l'élection présidentielle de 2017 et un résultat déprimant pronostiqué à l'envi.

Seize mois pour la classe et le temps politique, c'est court, mais c'est presque une éternité pour ceux qui vivent au présent, sans comprendre où va leur pays.

Face aux difficultés économiques, sociales et éducatives qui frappent la France de plein fouet, face à une

Le temps n'est plus aux débats sans fin et à la politique traditionnelle, mais à l'action.

cohésion nationale sur le point de se déliter, le temps n'est plus aux débats sans fin et à la politique traditionnelle, mais à l'action. Nos compatriotes attendent bien plus que des mobilisations dans l'urgence. La gravité de nos problèmes mérite un autre traitement, à la mesure des périls qui nous guettent et ne manqueront pas de nous mettre à l'épreuve.

La France n'est pas ingouvernable, comme on l'entend trop souvent. Sa réussite et sa capacité à inventer une nouvelle forme de prospérité, plus juste et mieux partagée, sont simplement entravées par un système de gouvernement qui n'est plus adapté.

Le temps est venu de gouverner autrement, de faire de la politique autrement, main dans la main entre la société civile et le pouvoir politique. C'est possible, et c'est urgent.

Le temps est venu de parler aux Français, et non à un camp au détriment des autres. Car on ne bâtit pas une Nation en divisant son peuple.

La société civile ne vous a pas attendus pour agir. Il serait peut-être temps que vous cessiez de l'observer comme on contemple une curiosité derrière la vitre d'un aquarium…

Elle innove et foisonne de solutions qui, un peu partout, dans nos villes et nos territoires, améliorent la gouvernance de la Cité ou la vie des Français, et parviennent à rassembler nos concitoyens, par delà les clivages partisans et les combats politiciens, sur des projets qui servent l'intérêt général et le Bien commun.

Mais il faut aller plus loin, plus vite, pour que « deux Français sur trois », au moins, soient amenés à déployer leur force, leur énergie, leur passion de la France

Il convient, par exemple, de profiter des technologies numériques pour aller vers davantage de démocratie participative, ou d'exploiter des méthodes telles que l'intelligence collective, pour gouverner au plus près des réalités et des besoins.

Mais il faut aller plus loin, plus vite, pour que «deux Français sur trois», au moins, soient amenés à déployer leur force, leur énergie, leur passion de la France. Ensemble, société civile et pouvoir politique main dans la main, nous parviendrons à poser les bons diagnostics, à élaborer une vision d'avenir porteuse d'espoir et d'optimisme, et à mettre en œuvre un projet pour la France, qui recréera de la confiance, de la cohésion et fera émerger une prospérité mieux partagée.

Associez-nous sans plus tarder à la gouvernance de notre pays à tous les échelons, du plus haut au plus bas. Surtout, n'attendez pas mai 2017 et une sanction électorale qui n'en sera que plus sévère et dangereuse pour notre cohésion nationale.

Il vous appartient de profiter de ce formidable potentiel jusque-là contenu, porteur de toutes les énergies de refondation et de transformation de notre pays.

C'est ainsi que nous inventerons une démocratie moderne et une meilleure gouvernance, qui feront de la France un pays qui rayonne à nouveau et utilise ses valeurs - liberté, égalité, fraternité - comme des moteurs pour bâtir une Nation plus juste.

Écoutez-nous! Avant qu'il ne soit trop tard.

 

Alexandre Malafaye est écrivain et président de Synopia, un think tank indépendant et citoyen qu'il a fondé en 2012.

Son livre (Re)prenons le pouvoir! Manifeste pour notre droit à être bien gouvernés, vient de sortir.

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Jean d'Ormesson : lettre ouverte au président de la République et aux « Attila » de l'éducation

Jean d'Ormesson : lettre ouverte au président de la République et aux « Attila » de l'éducation | Think outside the Box | Scoop.it
FIGAROVOX/EXTRAIT - Jean d'Ormesson écrit au président de la République au sujet de la réforme du collège. Il lui demande de ne pas laisser dépérir nos biens les plus précieux : notre langue, notre littérature, notre culture.

 

Monsieur le Président de la République,

 

Plus d'une fois, vous avez souligné l'importance que vous attachiez aux problèmes de la jeunesse, de l'éducation et de la culture. Voilà que votre ministre de l'Éducation nationale se propose de faire adopter une réforme des programmes scolaires qui entraînerait, à plus ou moins brève échéance, un affaiblissement dramatique de l'enseignement du latin et du grec et, par-dessus le marché,de l'allemand.

 

Cette réforme, la ministre la défend avec sa grâce et son sourire habituels et avec une sûreté d'elle et une hauteur mutine dignes d'une meilleure cause. Peut-être vous souvenez-vous, Monsieur le Président, de Jennifer Jones dans La Folle Ingénue? En hommage sans doute au cher et grand Lubitsch, Mme Najat Vallaud-Belkacem semble aspirer à jouer le rôle d'une Dédaigneuse Ingénue. C'est que son projet suscite déjà, et à droite et à gauche, une opposition farouche.

 

On peut comprendre cette levée de boucliers. Il y a encore quelques années, l'exception culturelle française était sur toutes les lèvres. Cette exception culturelle plongeait ses racines dans le latin et le grec. Non seulement notre littérature entière sort d'Homère et de Sophocle, de Virgile et d'Horace, mais la langue dont nous nous servons pour parler de la science, de la technique, de la médecine perdrait tout son sens et deviendrait opaque sans une référence constante aux racines grecques et latines. Le français occupe déjà aujourd'hui dans le monde une place plus restreinte qu'hier. Couper notre langue de ses racines grecques et latines serait la condamner de propos délibéré à une mort programmée.

 

Mettre en vigueur le projet de réforme de Mme Najat Vallaud-Belkacem, ce serait menacer toute la partie peut-être la plus brillante de notre littérature. Montaigne et Rabelais deviendraient vite illisibles. Corneille, Racine, La Fontaine, Bossuet changeraient aussitôt de statut et seraient difficiles à comprendre. Ronsard, Du Bellay, Chateaubriand, Giroudoux ou Anouilh - sans même parler de James Joyce- tomberaient dans une trappe si nous n'apprenions plus dès l'enfance les aventures d'Ulysse aux mille ruses, si nous ignorions, par malheur, qu'Andromaque est la femme d'Hector, l'adversaire malheureux d'Achille dans la guerre de Troie,si nous nous écartions de cette Rome et de cette Grèce à qui, vous le savez bien, nous devons presque tout.

 

Les Anglais tiennent à Shakespeare, les Allemands tiennent à Goethe,les Espagnols à Cervantès, les Portugais à Camoens, les Italiens à Dante et les Russes à Tolstoï. Nous sommes les enfants d'Homère et de Virgile- et nous nous détournerions d'eux! Les angoisses de Cassandre ou d'Iphigénie, les malheurs de Priam, le rire en larmes d'Andromaque, les aventures de Thésée entre Phèdre et Ariane, la passion de Didon pour Énée font partie de notre héritage au même titre que le vase de Soissons, que la poule au pot d'Henri IV, que les discours de Robespierre ou de Danton, que Pasteur ou que Clemenceau.

 

(...)

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Indécence, conflits d'intérêts : « Pourquoi je ne manifesterai pas en faveur du barrage de Sivens »

Indécence, conflits d'intérêts : « Pourquoi je ne manifesterai pas en faveur du barrage de Sivens » | Think outside the Box | Scoop.it

Après la décision du Conseil général du Tarn de suspendre les travaux du barrage de Sivens, des élus et associations, dont la FNSEA, favorables au projet appellent à défiler le 15 novembre à Albi. Et ce, au nom du « rétablissement de l’ordre républicain » ! Le président de l’association des maires et élus du Tarn a ainsi adressé à près de 3 000 élus un courrier les invitant à rejoindre le rassemblement. De quoi susciter l’indignation de plusieurs élus qui refusent de nourrir les haines. Méconnaissance du dossier, conflits d’intérêt, indécence alors qu’un jeune homme est mort... Autant d’éléments dénoncés par Élisabeth Coutou, élue d’une commune du Tarn, dont « la gratitude va aux citoyens qui tous les jours se mêlent de ce qui les regarde ».

 

Lettre ouverte.

 

Monsieur le président de l’Association des Maires et des Élus du Tarn,

Je viens de lire votre courrier M. le président, qui appelle à soutenir, en votre qualité, une manifestation d’associations favorables à la construction du barrage de Sivens. Vous demandez au Préfet de mettre en œuvre ce qu’est votre conception de l’État de Droit.

C’est d’abord l’impudence de votre appel qui m’a frappée. Alors que des efforts s’entreprennent pour mettre autour d’une table des personnes aux opinions contradictoires sur l’opportunité de construire ou non ce barrage, vous vous placez délibérément dans une logique d’affrontement, comme si le drame qui nous a tous endeuillés n’avait pas eu lieu.

L’État de droit se définit comme un État dans lequel chaque citoyen exerce à tout moment son pouvoir de décision. Penser qu’une fois élue, une personne puisse s’affranchir de tout ce qui fait la République - l’association des citoyens aux projets - est un contre-sens absolu de l’État de droit républicain.

Nous ne devons pas oublier comment est née la République de France, et de quelle magnifique et parfois tragique désobéissance, elle s’est constituée.

Quand des élus prennent des décisions, proposent des projets qui ne conviennent pas à une forte partie du peuple, à quel moment ce désaccord peut-il se manifester ? A quel moment les citoyens sont-ils autorisés à donner leur avis ? Dans le cas de ce barrage, il est évident que des divergences profondes sont apparues. L’attitude républicaine eut été de réunir les citoyens et d’organiser un débat contradictoire d’où aurait émergé l’intérêt général.

Ce qui s’est passé à Sivens m’apparait fortement antidémocratique et anti-républicain comme si les élus étaient affranchis de leur relation au peuple (les électeurs) dès l’élection terminée. Un élu rend des comptes en permanence à ses électeurs et non une fois à chaque élection. Nous ne sommes pas citoyens un jour tous les 6 ans mais chaque jour de ces 6 ans.

S’ajoute à cela la méconnaissance du dossier par un grand nombre d’élus qui autorise le président du Conseil Général à lire ses décisions, sans débat, et d’avoir blanc seing, sans vote mais par hochement de tête.

Je ne conteste pas la légalité des Sociétés d’économie mixte, composées d’élus. Mais je m’interroge quand un même élu est administrateur de la CACG [la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne, une société d’économie mixte, qui porte le projet de barrage avec le Conseil général, ndlr] qui a fait l’étude d’impact (dénoncée incomplète par tous les experts), vice-président du Conseil Général du Tarn (le maitre d’œuvre) et, débordant d’énergie, siège à l’Agence de l’eau qui finance la moitié du projet [1].

La légalité ne peut se résumer au cachet mis dans la bonne case. Une série de décisions légales peuvent avoir été tronquées à l’origine. Et tout l’édifice n’a plus qu’une façade légale. L’exemple du barrage de Fourogue est le plus cruel exemple du contournement de la démocratie. Le Conseil Général du Tarn est passé outre un arrêté préfectoral demandant la suspension du projet. Deux ans plus tard, celui-ci est devenu illégal, et pour finir laisse une ardoise : un déficit chronique que la collectivité publique endosse ! Des actions légales devenues illégales par le fait de l’État de droit (décisions de justice) mais maintenues en dépit de tout.

Voila pourquoi, M. le président je ne manifesterai pas ce samedi 15 novembre. Parce que je n’oublie pas qu’une enquête criminelle est en cours, par souci d’apaisement, par respect du débat démocratique et républicain. Quant à M. le préfet et M. Carcenac (président du Conseil général du Tarn, ndlr), il faudrait donc les remercier d’avoir imposé un climat de violence par une présence policière et militaire depuis début septembre, d’avoir ignoré les mises en garde de différents élus sur la dangerosité de la situation, d’avoir fait du Tarn le département où l’incurie des dossiers n’a d’égale que la troublante consanguinité des instances départementales, sociétés d’économie mixte agences, etc. Quelle indécence.

Pour ma part, ma gratitude ira aux citoyens qui tous les jours se mêlent de ce qui les regarde, prennent le temps de lire les dossiers, de mettre en place une véritable expertise et permettent aux élus démocrates d’essayer de porter leur voix.

Pour que plus jamais une « décision » n’aboutisse à la mort d’un jeune botaniste de 21 ans.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le président, mes salutations distinguées.

Élisabeth Coutou, Adjointe au maire de Penne, le 7 novembre 2014

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Forges-les-bains : mon courrier au président de l'union des maires de l'essonne et maire de limours - Le blog de Christian SCHOETTL

Forges-les-bains : mon courrier au président de l'union des maires de l'essonne et maire de limours  - Le blog de Christian SCHOETTL | Think outside the Box | Scoop.it

Après réflexion, je viens d'adresser ce courrier au président de la communauté de communes, président de l'union des maires de l'essonne.
Il m'est apparu que, bien évidement sans parler du projet en lui-même, cela n'est pas simplement le probléme d'une commune, c'est bien la conception que l'état peut avoir du role des communes, et de leurs élus. C'est l'autonomie communale qui est remise en cause aujourdhui pour un projet de réfugiés, mais demain pour un noeud ferroviaire ou pour une aire géante d'accueil de gens du voyage.
Admettre aujourdhui que l'on peut se passer de l'avis d'une commune et de ses habitants, c'est ouvrir la boite de pandore pour notre avenir à tous.
Aussi quand bien même, à Forges, le maire envisage de régler cela (ce qui est respectable), en aucun cas on ne peut penser que cela ne nous concerne pas collectivement !

 

 

 

~~Monsieur le président de la communauté de communes et de l’union des maires de l’Essonne

 

Notre collègue Claire Chabrier vient de nous informer collectivement de la situation vécue a Forges-Les-Bains,

comme beaucoup d’entre nous, en direct, je suis de ceux qui lui ont assuré de notre soutien et qui nous sommes mis a sa disposition.

Je pense, néanmoins que cela dépasse largement le cas particulier de Forges-Les-Bains et des choix que pourrait prendre le conseil municipal de cette commune.

Je pense même que c'est si grave que cela nous concerne tous dans la gestion de nos collectivités.

Quels que seraient les choix communaux, je crois que la méthode mise en œuvre, le fait acccompli, organisés par la mairie de Paris et accompagnés par la préfecture sous les ordres du Premier Ministre sont parfaitement inacceptables pour un maire.

Je sais qu’aucun maire de notre territoire n’accepterait cela et s’il en existe un, qu’il postule immédiatement.

Au-delà du cas de Forges et, sans même parler du contenu du projet, c’est une atteinte grave à la liberté de gestion des communes, c’est bafouer la légitimité des élus locaux et donc du suffrage universel

Enfin le mépris affiché pour les autorités communales ou les habitants conduit les citoyens à penser qu’ils sont seuls et qu’ils doivent prendre leur destin en main, ce qui est inquiétant.

Vous étiez présent à la réunion publique à laquelle je m’étais interdit d’assister, permettez-moi de dire qu’il eut été nécessaire de dire à la préfète qu’aucun maire ne saurait accepter un tel diktat quel que soit l’objet et qu’au nom de l’union des maires, au moins, vous condamniez la procédure.

Il fallait le dire a l’état publiquement, car il fallait que les habitants l’entendent, car il doivent savoir que nous, élus, notre rôle est de les défendre et de ne pas laisser affaiblir la fonction des élus communaux.

Je sais votre attachement à la diplomatie, au respect des formes et des pouvoirs en place, mais quand on est confronté à des autorités puissantes qui considèrent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, il faut montrer de la fermeté.

Ceci constitue un grave précédent et qui s’étonnera si demain, pour une aire de grand passage des gens du voyage, un projet ferroviaire, un parking géant, que l’état n’applique la même méthode ?

Allons-nous rentrer la tête dans les épaules et nous dire « chic, c’est chez les autres ! « ?

Monsieur le président, au titre de la communauté de communes que vous avez souhaité présider et au nom de l’union des maires de l’essonne, je souhaite qu’une condamnation ferme de ce fait accompli soit exprimée ,

Par ailleurs, je souhaite que vous puissiez relayer au conseil régional et au sein du groupe les républicains où vous siégez et donc auprès de Valérie Pécresse, la surprise que nous avons du silence de chacun et l'indignation nécessaire.

Je ferai de même auprès de Madame Nathalie Kosciusko-Morizet qui porte la double casquette de députée de notre circonscription, mais aussi d’élue du conseil municipal de Paris.

Je souhaite que l’état et la mairie de Paris mesurent qu’ils ont dépassé les bornes et franchi la ligne jaune des principes fondamentaux de la liberté de gestion des communes,

je ne doute pas par ailleurs que Madame le maire de Forges qui vit un véritable tsunami alors qu’elle expérimente un premier mandat ne pourra que s’en réjouir et que, en tout état de cause, nous sommes tous concernés par la violence de la méthode.

Je ne doute pas non plus que les Forgeois que la brutalité de ces décisions et le sentiment d’être seuls face a ces décisions seront rassurés de ne pas se savoir seuls et stigmatisés !

Encore une fois, je n’ai même pas besoin de parler du contenu de ce projet, pour dire qu’aucun maire n'aurait accepté un tel fait accompli et que nous ne saurions tolérer le précédent qu’il représente.

A ce titre, n’ayant que trop tardé, je vous demande de réunir les deux instances que vous présidez, la communauté de communes du Pays de  Limours et l’union des maires de l’Essonne afin qu’une position ferme soit prise, que l’état et la mairie de Paris ne puissent pas penser que nos collectivités se taisent et sont donc complices de leurs méthodes,

je souhaite qu'une délibération soit prise afin que l'état sursoit à exécution jusqu'à ce qu'une formule acceptable par les Forgeois puisse être trouvée.

Vous savez que, pour ma part, à votre place c'est ce que j'aurais fait et ceci avant que la peur n'ait conduit des gens à des gestes irrationnels, il y avait urgence. Maintenant, il y a une impérative obligation !

Je vous remercie par avance Monsieur le président de la réponse positive et rapide que vous apporterez a ma demande.

 

Christian Schoettl maire de Janvry

 

 

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Lettre ouverte d’un retraité à François Hollande.

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Monsieur le Président de la République, je vous écris une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps. Depuis quelques jours, vous multipliez les gestes et les décisions en faveur de la jeunesse d’ailleurs vous avez dit “La jeunesse, moi, c’est ma priorité” le lundi 5 janvier 2015 sur France Inter. C’est très bien mais il ne faudrait pas oublier les 16 millions de retraités dans vos discours et dans vos actes. La situation des aînés en France n’est pas non plus enviable et je me permets de vous rappeler quelques chiffres douloureux : 8,4% des retraités sont pauvres, 1 127 000 seniors vivent au dessous du seuil de pauvreté et 7% des bénéficiaires des Restos du cœur ont plus de 65 ans. Alors Monsieur le Président, je vous pose une question simple: le changement c’est pour quand ?

Monsieur le Président, il est plus facile,  plus tendance, plus moderne de s’adresser à des “djeuns” plutôt qu’à des résidents de maisons de retraite. C’est évident, et vouloir conquérir un électorat bourgeois-bohème, ou bobo, si vous le préférez, est une stratégie de communication. Cependant, les retraités de France attendent, eux aussi, des promesses mais surtout des actes forts. Vous devez vous occuper aussi du sort des seniors de notre pays. 

Monsieur le Président, votre gouvernement a prévu de geler, encore une fois, les retraites de base et ce jusqu’en octobre 2016. Cela fera 42 mois sans augmentation. Monsieur le Président, trouvez-vous cela normal?

Monsieur le Président, les impôts des retraités ont augmenté de 4,91 milliards en 3 ans: vos gouvernements ont instauré une taxe de 0,3% sur les retraites, la fiscalisation des familles nombreuses, la suppression totale de la demi-part des veuves, l’augmentation de la CSG pour 460 000 retraités. En contrepartie, Monsieur le Président, votre Premier Ministre a décidé d’allouer une “prime”exceptionnelle à 6 millions de retraités. Mais elle n’est que de 40€ soit 3€ par mois et des centaines de milliers de retraités n’en ont toujours pas vu la couleur. Monsieur le Président, trouvez-vous cela normal?

Monsieur le Président, vos conseillers ont du vous dire que le prix moyen mensuel d’une place en maison de retraite est de 1857€ soit 61€ par jour. Vous n’êtes pas sans savoir que la pension moyenne est de 1288€ par mois alors concrètement comment peuvent faire les pensionnaires? Seulement 39% des personnes âgées sont capables de payer leur maison de retraite et 25% sont obligées de vendre leur patrimoine. Monsieur le Président, trouvez-vous cela normal?

Monsieur le Président, le 8 mars 2015, vous avez déclaré que l’égalité homme-femme “fait avancer notre société, qui donne des droits mais en même temps qui donne des chances”et vous avez encore une fois raison. Cependant vous devez aussi certainement savoir qu’à la retraite un homme touche en moyenne 1857€ et une femme 833€. Monsieur le Président, trouvez-vous cela normal?

Monsieur le Président, le 6 novembre 2014, lors d’une émission télévisée, vous avez déclaré “je ne peux pas accepter qu’une personne de 60 ans vivent avec 500 euros par mois” et depuis quelles décisions concrètes avez-vous mises en oeuvre? Lors de cette même émission, vous avez vanté les contrats de génération, qui étaient la promesse N°33 de votre programme de 2012, mais à ce jour seulement 20 000 contrats ont été signés alors que vous en espériez 75 000. Votre ministre du Travail a du vous alerter sur les 874% de hausse du chômage des plus de 60 ans en 4 ans. Monsieur le Président, trouvez-vous cela normal?

Monsieur le Président, lors d’une rencontre avec une personne de 60 ans au chômage, vous avez déclaré “on a besoin de nous” et vous avez rajouté que c’était un “plaidoyer pro domo”. Oui, Monsieur le Président, les retraités ont besoin de vous, ils ont besoin que vous preniez en considération leurs difficultés, leurs espoirs, leurs envies mais aussi leurs craintes. 

Monsieur le Président, c’est un appel à l’aide que les retraités vous lancent alors aidez nous !

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Lettre ouverte aux traîtres à la République

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C'est à vous, députés et sénateurs qui allez bientôt voter d'une seule voix le projet de loi sur le renseignement présenté par le gouvernement, c'est à vous que ce message s'adresse.


Nous le savons déjà: vous allez le voter. Sans aléa, après un débat cosmétique qui ne servira qu'à corriger quelque coquille ici ou là, vous allez le voter.

Contre l'avis de deux juges antiterroristes, contre les avis du Syndicat de la Magistrature, de la CNCDH, de l'ordre des Avocats de Paris, de la CNIL, de l'Unions Syndicale des Magistrats, vous allez le voter.


Contre l'avis d'Amnesty, de RSF, de la LDH et de la Quadrature du Net, vous allez le voter.

Alors que, de partout, les mises en garde affluent, que le New York Times fait sa Une sur "La France, État de surveillance", que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'inquiète de la dérive sécuritaire liberticide que cette loi implique, et que même le président de l'actuelle commission de contrôle des interceptions de sécurité dénonce la faiblesse des garanties qu'apporte ce texte, vous allez le voter.

Mesdames, messieurs, vous qui, en théorie, représentez la voix du peuple, c'est ce même peuple que vous vous apprêtez à trahir.

En mettant (quel que soit l'enrobage sur le pseudo-anonymat des données reccueillies) la totalité de la population sur écoute, en traitant chaque citoyen de ce pays comme un terroriste en puissance, c'est le peuple que vous vous apprêtez à dénoncer comme votre ennemi.

Je vous engage à relire, avant de voter, la définition de ce qu'est un État policier selon Raymond Carré de Malberg:

L'État de police est celui dans lequel l'autorité administrative peut, d'une façon discrétionnaire et avec une liberté de décision plus ou moins complète, appliquer aux citoyens toutes les mesures dont elle juge utile de prendre par elle-même l'initiative, en vue de faire face aux circonstances et d'atteindre à chaque moment les fins qu'elle se propose : ce régime de police est fondé sur l'idée que la fin suffit à justifier les moyens. À L'État de police s'oppose à l'État de droit.

En écartant le juge judiciaire de toute autorisation préalable aux écoutes administratives, c'est l'État de droit que vous détruisez: garant des libertés individuelles, sa remise en cause nie le principe de séparation des pouvoirs.

Et tout ça pour quoi ?

S'il fallait en croire les maigres débats - imposés par la procédure d'urgence choisie par le gouvernement - cette négation de tous nos principes fondateurs serait nécessaire pour lutter contre le terrorisme.

Mais cette loi ne concerne pas que la lutte antiterroriste, loin de là: elle s'applique à tous les domaines de la vie en société. "Engagements internationaux", "Intérêt public", "Intérêts économiques et scientifiques", voici quelques-uns des motifs pour lesquels vous allez autoriser, sans contrôle, la surveillance de chaque citoyen.

Oh, bien sûr, pendant le débat public on ne vous agitera que la menace terroriste, à l'instar de la fiole censée prouver l'existence d'armes de destruction massives en Irak, on vous répètera l'argument mensonger selon lequel "90% des jihadistes se sont radicalisés sur Internet". Oh, oui, si vous osez vous opposer à ce déni de démocratie, on vous accusera d'être responsable des attentats qui pourraient avoir lieu sans ce texte.

Le même argument vous a déjà été servi pour justifier le récent texte qui permet la censure administrative - sans juge - de n'importe quel site Internet (et dont l'OSCE demande déjà qu'on le reconsidère).

Pourtant, dans cette période où chacun s'interroge sur ce qui nous définit comme une société, c'est justement le moment de vous souvenir des principes qui ont fondé ce pays.

Mais, dans ce moment où le terrorisme n'a de cesse que de voir disparaître toute pratique démocratique, c'est justement l'instant où vous devez vous lever pour défendre les droits fondamentaux et pour rejeter les arguments démagogiques.

Mesdames, messieurs, s'il vous reste ne serait-ce qu'une once de probité, vous lirez les arguments des opposants à ce texte, sans oeillères et sans calcul politique de bas étage.

Et si vous ne voulez pas être un traître à la république, madame, monsieur, vous vous y opposerez à votre tour.

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Lettre morte ou simplement posthume ?

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Michèle de Somer et son fils, Eddy. | MAXPPP

Le Post :

Elle supplie Nicolas Sarkozy de prendre soin de son fils Eddy, tétraplégique
Dans une lettre envoyée après son décès, Michèle demande au président de s'occuper de son fils , à défaut de lui donner "le droit de mourir".

"Quand vous lirez cette lettre, je serai morte". C'est ainsi que commence la lettre posthume de Michèle de Somer, adressée à Nicolas Sarkozy, révélée par RTL.

Décédée d'un cancer du poumon vendredi, elle supplie le président de prendre soin de son fils, tétraplégique suite à un accident de deux-roues en 2001, raconte Le Parisien dans son édition de mercredi.

"Monsieur Sarkozy, je vous demande de vous occuper d'Eddy, de lui trouver une structure d'accueil spécialisée qui saura lui rendre la vie moins cruelle", écrit-elle.

"Le droit pour Eddy de mourir"

Ce n'est pas la première fois que Michèle de Somer adresse une lettre au président de la République. Elle lui avait déjà demandé, en 2004, le droit de mourir pour son fils.

A ce moment, le débat sur l'euthanasie est relancé par l'affaire Vincent Humbert... qui était aussi le voisin de chambre d'Eddy.

Michèle avait déjà contacté Jacques Chirac en 2001, juste après l'accident. "À cette époque, sachant très bien que la vie de mon fils était foutue, qu'il resterait à jamais une plante verte, j'avais écrit à votre prédécesseur, Monsieur Jacques Chirac, pour lui demander le droit pour Eddy de mourir", rappelle-t-elle dans la lettre.
Elle précise, en majuscule, : "Un droit qui lui a été refusé".

Michèle de Somer explique avoir souvent eu l'idée de passer à l'acte, pour qu'Eddy ne souffre plus et pour tenir la promesse de son père, mort deux ans après l'accident.

Mais elle n'a jamais eu la force, et demande donc au président de placer son fils dans "une structure d'accueil spécialisé qui saura lui rendre la vie moins cruelle" afin de ne pas laisser ce fardeau à ses deux autres enfants.

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